Mathilde Panot (LFI) DÉMASQUE la stratégie du chaos de Macron et Lecornu en direct
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Vous félicitez-vous de voir que le calme a pu revenir ?
- 0:38RelanceRéponse partielle
Vous dites que c'est de nature à rassurer les commerçants ?
- 1:21FerméeÉludée
Est-ce que vous faites confiance aux maires et préfets pour gérer les couvre-feux ?
- 2:05FerméeÉludée
Il faut laisser les maires décider en cas de pillages ?
- 2:40OuverteRéponse directe
Vous rappelez à manifester samedi prochain ?
- 3:18OuverteRéponse partielle
Vous manquez de responsabilité avec les scènes de pillages ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Mathilde PanotFait
« Je ne me félicite pas qu'il y ait des mesures liberticides qui soient prises et qui soient des mesures à l'encontre de tout le monde. »
- 0:38Mathilde PanotFait
« Ce qui serait de nature à rassurer les commerçants, c'est notamment d'avoir un gouvernement qui est capable non seulement de garantir le droit de manifester mais aussi de garantir la sécurité des bâtiments publics et des commerces. »
- 2:05Mathilde PanotFait
« Il n'y aurait pas eu la journée de samedi s'il n'y avait pas eu pendant un mois une stratégie de pourrissement de la part de ce gouvernement. »
- 2:40Mathilde PanotFait
« Ce qui était très impressionnant samedi, c'est le nombre de gens qui sont sortis dans la rue. On a largement évoqué la situation. Des jours et des jours, le gouvernement faisait une stratégie de la peur pour empêcher que les gens sortent dehors. »
- 3:58Mathilde PanotFait
« Le gouvernement a menti et a demandé aux renseignements territoriaux de mentir pour dire que le mouvement venait de la France insoumise. »
- 5:16Mathilde PanotPromesse
« Nous redemandons de nouveau qu'il y ait une indemnisation à 100 % pour les commerçants qui ont été touchés. »
- 5:54Mathilde PanotFait
« Lorsque les gens font grève, lorsqu'ils ont fait grève par exemple contre la retraite à 64 ans, ils n'ont pas été écoutés. »
- 6:36Mathilde PanotFait
« Nous nous appelons à manifester avec le plus grand nombre possible, c'est-à-dire de manière pacifique. »
- 7:58Mathilde PanotFait
« La République ce n'est pas seulement la sûreté ou l'ordre public. La République ce sont aussi les libertés fondamentales qui doivent être garanties. »
- 8:42Mathilde PanotChiffre
« La France compte le plus grand nombre de mutilés et de tués par la police. »
- 10:32Mathilde PanotFait
« Un jeune à Saint-Étienne qui a eu la main arrachée par une grenade, une jeune fille à Toulouse qui a perdu un œil. »
- 11:14Mathilde PanotPromesse
« Je souhaite une indemnisation à 100 % des petits commerçants qui sont les victimes de ce maintien de l'ordre qui a été fait. »
- 12:26Mathilde PanotFait
« Nous allons porter des amendements qui portent directement les revendications de la jeunesse aujourd'hui. »
- 14:15Mathilde PanotChiffre
« 10 ans de macronisme, c'est 100000 postes de fonctionnaires en moins, dont des enseignants, dont des soignants. »
- 16:56Mathilde PanotFait
« Je suis favorable à la désobéissance civile qui dans l'histoire a permis des grandes choses. »
- 18:52Mathilde PanotFait
« La seule richesse de la France c'est la matière grise notamment de la jeune génération. »
- 19:29Mathilde PanotChiffre
« Les aides aux entreprises sont égales à notre déficit. »
- 21:12Mathilde PanotFait
« Il faut dépenser plus dans les services publics et pour cela il faut aller rechercher l'argent là où il est. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Je me suis demandé si vous étiez sérieux en disant un truc pareil. Non, c'était un peu provocant. Ah ouais, mais ça a pas été dit de manière provocatrice. C'était un peu provocant devant le Medef qui juste après a ri. Oui, non mais Jean-Luc Mélenchon l'a dit devant le Medef. Vous félicitez-vous de voir que le calme a pu revenir cette ? Ben non, je ne me félicite pas qu'il y ait des mesures liberticides qui soient prises et qui soient des mesures à l'encontre de tout le monde. Je rappelle que ce n'est pas en empêchant les gens de sortir que la colère disparaîtra. Et je note avec surprise par exemple ce matin que à Lyon où il y avait pourtant un couvre-feu et une interdiction de rassemblement, ce sont des groupuscules d'extrême droite qui ont manifesté et
défilé hier dans Lyon avec des slogans racistes. Et qui se sont joints à des commerçants. Donc je le dis à une question politique, il faut des réponses politiques. Et moi je suis effaré de la prise de parole qu'a eu le président de la République. en parler. Donc qui était absolument vide notamment de réponse à ces revendications. On va en parler mais tout de même vous dites pas c'est de nature c'est de nature pardon à rassurer les commerçants qui ont été ? Non, je crois que ce qui serait de nature à rassurer les commerçants, c'est notamment d'avoir un gouvernement qui est capable non seulement de garantir le droit de manifester mais aussi de garantir la sécurité des bâtiments publics et des commerces, ce que le gouvernement a été incapable de faire. Et moi ce que j'ai vu samedi dernier,
c'est un fiasco total de l'État, un fiasco de d'un gouvernement qui depuis un mois ne répond pas à la colère des étudiants et des lycéens qui a fait une doctrine de maintien de l'ordre qui choque le monde entier, nous sommes la risée du monde aujourd'hui et avec notamment un jeune à Saint-Étienne qui a eu la main arrachée par une grenade, une jeune fille à Toulouse qui a perdu un œil et ça je crois que ça devrait toutes et tous nous horrifier et nous poser questions sur les ordres qui sont donnés on va revenir sur ce que vous avez vu et ce que l'on a vu nous aussi samedi. Mais d'abord juste pour finir sur ces couvre-feux, vous ne faites pas confiance au fond aux maires, aux préfets qui vont pouvoir décider eux-mêmes de la situation s'il y a à nouveau des pillages, que la situation
est hors de contrôle, il faut laisser laisser tel ? Non, ce qu'il faut c'est répondre politiquement. Encore une fois, il n'y aurait pas eu les manifestations de revendications politiques, pardonnez-moi. Quand vous voyez des scènes de pillages, de saccages de certains commerçants, on va les entendre tout à l'heure, il y a pas seulement les revendications politiques et on va revenir bien évidemment sur les revendications Il n'y aurait pas eu la journée de samedi s'il n'y avait pas eu pendant un mois une stratégie de pourrissement de la part de ce gouvernement qui a choisi de ne pas répondre aux revendications portées par les lycéens et par les étudiants. Et moi je veux noter quelque chose qui n'est pas noté dans les médias. Ce qui était très impressionnant
samedi, c'est le nombre de gens qui sont sortis dans la rue. On a largement évoqué la situation Des jours et des jours, le gouvernement faisait une stratégie de la peur pour empêcher que les gens sortent dehors, et bien c'était massif, bien plus massif même qu'au moment le plus fort des gilets jaunes. Et donc cette colère est profondément ancrée dans le pays. Et celui qui a une responsabilité politique s'appelle Emmanuel Macron et son gouvernement. vous leur dites Mathilde Panot ce matin, revenez, vous rappelez à nouveau à manifester samedi prochain avec cet acte 2 de des des gilets jaunes dans un contexte extrêmement tendu déjà. il appartient à la fois aux organisations étudiantes, aux organisations lycéennes, aux organisations des salariés, aux gilets
jaunes. Vous le dites qu'il y a appel de nouveau à manifester samedi, donc il ne nous appartient pas, mais nous à chaque fois que le peuple sera mobilisé, nous serons à ses côtés. Et est-ce vous vous comprenez ceux qui considèrent aujourd'hui que vous manquez de responsabilité avec justement des scènes de pillages, je le rappelle, et une insécurité grandissante au fur à mesure qu'on qu'on qu'on voit ces ces ces images. Est-ce que vous dites pas "Bon, là les conditions ne sont pas réunies pour manifester correctement, nous appelons à ce que les cortèges soient ? Les cortèges étaient déclarés samedi. Pas tous. Oui, d'accord, mais je vous rappelle que le droit de manifester est un droit constitutionnel. C'est un droit constitutionnel. Et c'est au gouvernement de le garantir. Quant à la
question de la responsabilité de la France insoumise qui est posée en creux, j'entends y compris le président du Sénat qui appelle à interdire la France insoumise. Peut-être que ça vous a échappé, mais hier il y a un article très important de Mediapart qui est paru qui montre a pas échappé, je vais vous interroger là-dessus. qui montre que le gouvernement a menti et a demandé aux renseignements territoriaux de mentir pour dire que le mouvement venait de la France insoumise. Le ministre de l'Intérieur dément ces accusations. Ah oui, eh bien on on va voir. Mais en tout cas dedans, il y a des commissaires du renseignement, des majors qui disent "Je n'aime pas la France insoumise ou je ne suis pas sympathisant de la France insoumise, mais on nous demande de mentir sciemment avec des ordres
politiques pour faire croire que c'est la France insoumise qui serait derrière tout cela." C'est faux. Et d'ailleurs peut-être avez-vous entendu hier la procureure qui elle-même dit "Dans les personnes qui ont été Sur le terrain hier matin. Exactement. Dans les personnes qui ont été arrêtées, il n'y a aucune preuve que ce sont des militants de la ce que vous répond Gérald Darmanin ? Il dit "Les membres de l'ultra-gauche dont on parle sont des gens qui sont des professionnels de ces manifestations et qui arrivent à échapper finalement aux gardes à vue. Et ceux qui eux se se font se font attraper sont ceux qui se se laissent entraîner dans ces mouvements." Mathilde Panot, je voudrais tout de même qu'on écoute une commerçante à Bordeaux qui a vu son commerce et son magasin saccagé.
Écoutez-moi, s'il vous plaît. Je comprends les revendications, mais c'est comme pour les gilets jaunes. Je je je comprends, mais on a tellement souffert des gilets jaunes. J'ai pas envie de revivre ça quoi. Qu'est-ce que vous lui répondez à cette ? Bah d'abord, je pense que on peut avoir que de l'empathie quand on voit cette dame comme de l'empathie pour tous les petits commerçants qui pour certains ont tout perdu. C'est pourquoi nous nous demandons et nous redemandons de nouveau qu'il y ait une indemnisation à 100 % pour les commerçants qui ont été touchés. Mais là encore, il y a une responsabilité extrêmement forte d'un gouvernement qui et je veux bien que vous le compreniez a bloqué toutes les issues démocratiques. Lorsque les gens font grève, lorsqu'ils ont fait grève
par exemple contre la retraite à 64 ans, ils n'ont pas été écoutés. Lorsque ils élisent des parlementaires, leur vote n'est pas respecté puisque les budgets passent par 49-3 et lorsque le Nouveau Front Populaire a gagné en 2024, et bien ce n'est pas un gouvernement du Nouveau Front Populaire qui a été élu. Donc votre Donc votre démonstration c'est c'est sans issue et il y a de la violence. Non, lorsque je vais vous dire, moi je suis là aussi scandalisée de voir que certains appellent à ce que l'armée arrive pour faire quoi ? Pour tirer dans les ? ? Donc moi pour sécuriser les bâtiments publics non non oui oui très bien. Moi je dis, il y a une chose très simple à faire, la démocratie, écouter les revendications et répondre politiquement. Mathilde Panot, plus de 2500 personnes
ont été placées en garde à vue depuis samedi, certaines sont toujours en cours. Un mot tout de même sur le profil des casseurs, on vient d'en parler mais quand vous voyez des images de cette nature, vous comprenez tout de même que le pays soit choqué et que là encore on ne voit pas de revendication politique là-dedans. Quand on va piller un Franprix, est-ce que qu'est-ce que vous répondez aujourd'hui à ceux qui estiment que vous ne condamnez pas assez ces ces ? Mais nous Que vous n'êtes pas assez clairs, que vous avez une dualité dans vos propos. Non non, nous n'avons aucune dualité. Nous nous appelons à manifester avec le plus grand nombre possible, c'est-à-dire de manière pacifique comme ça s'est fait. Moi j'ai été samedi avec beaucoup de revendications, une
créativité extraordinaire notamment de notre jeunesse dans des pancartes qui existaient un peu partout et qui demandaient à la fois, parce qu'il faut reparler des revendications, 10 milliards pour les étudiants et les lycéens, l'abrogation de Parcoursup, qui demandent l'augmentation des salaires et le blocage des prix face à la vie chère. Donc nous nous le disons, nous toutes toutes les violences sont condamnables mais ce que je condamne en premier, c'est le fiasco d'un gouvernement qui est responsable de l'impasse dans lequel il a placé le pays et qui n'a pas su garantir notamment le droit de manifester. Gérald Darmanin sur TF1 hier demande à tous les parquets de France de passer en qualification de crime organisé pour cela lui permettrait de faire passer les gardes à vue
de 48h à 72h. Qu'est-ce que vous lui répondez ce ? Mais c'est grave, nous sommes en République et en démocratie et vous savez la République ce n'est pas seulement la sûreté ou l'ordre public. La République ce sont aussi les libertés fondamentales qui doivent être garanties, c'est aussi le droit de manifester, la liberté d'expression et je rappelle que la France a de multiples reprises a été pointée par des institutions à l'international sur le fait qu'elle devait garantir le droit de manifester pacifiquement. Qu'est-ce qui s'est passé en France pour que lorsque l'on va manifester, c'est-à-dire exprimer une opinion démocratique, on se retrouve avec le risque de perdre une main comme ça s'est passé encore à Saint-Étienne, avec le risque de perdre un œil, avec le risque comme ça s'est
passé avec un jeune d'avoir toute une partie de ses dents qui se qui sont cassées. Nous sommes le seul pays en Europe cette instance pardonnez-moi, j'entends tout ce que vous dites mais alors les responsabilités du gouvernement elles ont été pointées mais alors il y a pas de responsabilité individuelle de la part de ceux qui viennent et qui pourrissent un mouvement qui saccagent encore une fois encore une fois les responsabilités individuelles dans notre vous dites pas il faut de la fermeté là-dessus en fait c'est enfin vous avez il y a eu 10000 gardes à vue dont pour un certain nombre d'entre eux les les 10000 gardes à vue c'était des jeunes lorsqu'ils étaient devant leur lycée qui se trouvaient pour rassemblement non autorisé dont un commissaire de police a dit c'est là
aussi chez vos confrères du Canard enchaîné que c'était fait pour intimider les élèves et leurs parents. Donc quand vous avez 10000 gardes à vue vous croyez pas qu'il y a assez de fermeté comme ? Moi je vais je vais vous lire quelque chose qui Mathilde Panot juste je voudrais qu'on avance sur un point parce que c'était intéressant ce que vous disiez sur les libertés individuelles. Alors, dans ce cas, quand vous entendez parler de l'état d'urgence aujourd'hui, de certains qui réclament, qui considèrent que le président n'a pas été assez loin puisqu'il n'a pas annoncé cette mesure, qu'est-ce que vous leur répondez là ? Mais que nous ne voulons pas d'un état d'urgence, nous ne voulons pas d'une restriction des libertés, nous voulons une démocratie qui fonctionne
correctement avec le peuple qui a le droit d'être entendu. Je rappelle que le peuple est le souverain dans ce pays, pas le président roi Macron qui décide tout seul dans son coin, qui décide contre tout le peuple comme il l'a fait lors de la retraite à 64 ans. Le peuple est souverain dans ce pays. Et moi, je vais vous relire ce qu'il y a dans le code de sécurité intérieure sur la déontologie des policiers. Le policier ou le gendarme est au service de la population. Sa relation avec celle-ci est empreinte de courtoisie et requiert l'usage du vouvoiement. Ce n'est pas le cas là. Respectueux de la dignité des personnes, il veille à se comporter en toutes circonstances d'une manière exemplaire propre à inspirer en retour respect et considération. Quand on voit, encore une fois, les
images de ce weekend, qu'est-ce que vous cherchez à nous dire ce ? C'est la faute des policiers ? Ce que je cherche à dire, c'est que lorsque vous avez un ministre de l'Intérieur qui donne pour consigne qu'il ne doit pas y avoir de retenue contre la jeunesse de ce pays, lorsque vous avez ce même ministre de l'Intérieur qui, alors qu'il connaît la dangerosité des grenades assourdissantes qu'il avait interdites pendant un temps, notamment parce qu'un jeune a perdu sa main à Lens, Il faudra qu'il parte. il le réautorise et derrière, un autre jeune a la main arrachée à Saint-Étienne. C'est insupportable parce que je vais vous le dire un peu plus clairement. Moi, je souhaite une indemnisation à 100 % des petits commerçants qui sont les victimes de ce maintien de l'ordre qui a été fait. Mais
une vitrine peut se remplacer, un œil ne peut jamais se retrouver. Une main ne peut jamais se retrouver. Euh sur ce que ce que vous dites, est-ce que vous considérez aujourd'hui que Laurent Nunez doit doit ? Oui, évidemment, je je pense que y compris pour faire en sorte à la fois pour monsieur Nunez et pour le préfet de Paris, pour faire en que les mobilisations qui ont l'air de de continuer et nous nous les soutiendrons et bien puissent bien se passer. Je crois qu'il faut envoyer un signal qu'il y a un changement dans la doctrine de maintien de l'ordre. Vous irez à la réunion des chefs de partis de ? Écoutez, on n'a pas bien compris ce que c'était exactement puisque nous avons d'un côté le président de la République été convié ou pas ? Pas du tout. Alors déjà ça c'est
l'amateurisme de ce de ce gouvernement. On a un président de la République qui dimanche annonce qu'il va nous convoquer pour que nous condamnions les violences et pour signer un document comme si nous étions les élèves du président de la République et ensuite deux jours après nous n'avons toujours aucune invitation, toujours aucun ordre du jour. Donc nous allons attendre de voir ce que c'est. La France insoumise sera représentée, vous pouvez nous le dire ce ? Ben je ne sais pas. Si c'est pour signer un document pour condamner des violences, non certainement pas. Si c'est pour discuter par exemple des revendications de la jeunesse, de la manière dont on y répond, vous savez qu'en ce moment à l'Assemblée nationale il y a un débat budgétaire et dans ce débat budgétaire nous allons porter des
amendements qui portent directement les revendications de la jeunesse aujourd'hui. D'un mot à Mathilde Panot, il faut une commission d'enquête sur ce 17 octobre. Oui évidemment nous soutiendrons la demande de Yaël Braun-Pivet y compris pour savoir quelles sont les consignes qui ont été données aux renseignements territoriaux, quelles sont les consignes qui ont été données aux forces de l'ordre et pourquoi est-ce qu'on en arrive à un tel fiasco aujourd'hui. les responsabilités des partis politiques, vous entendez la classe politique y compris à gauche Raphaël Glucksmann qui considère que vous êtes le marchepied du Rassemblement national. Non non non je je conteste absolument cela et je le redis. les responsabilités politiques dans la dans la commission d'enquête, vous êtes
d'accord pour que que cela cela concerne Oui de toute façon de toute façon dans une commission d'enquête vous savez il y a les parlementaires de tout bord donc de tout bord ils proposeront des auditions. Mais encore une fois le le fait de garantir le droit de manifester revient à l'État et au gouvernement et certainement pas ni aux organisations politiques ni aux organisations syndicales qui appellent à ces à ces mobilisations. Et quand encore une fois sur pour fond de ce que dit Raphaël Glucksmann quand on voit l'ensemble de ces images, vous constatez qu'il a tort de dire que c'est un un tract ambulant pour le Rassemblement ? Oui, je pense que ceux qui expliquent que le Rassemblement National a gagné, c'est bon, c'est ce qu'on nous raconte depuis le début de la campagne, hein,
vous savez, le Rassemblement National a gagné. Bon, le résultat, c'est que le Rassemblement National est euh opposé aux revendications qui sont portées dans la rue. D'ailleurs, peut-être avez-vous vu que dans son contre-budget, il propose de supprimer 200000 postes de fonctionnaires. 10 ans de macronisme, c'est 100000 postes de fonctionnaires en moins, dont des enseignants, dont des soignants. Est-ce que le pays va mieux avec moins 100000 postes de ? Certainement pas. Et quant au Rassemblement National, ils ont non seulement sauvé le gouvernement macroniste 30 fois en refusant la censure, ils ont refusé que nous discutions de la destitution du président de Emmanuel Macron et en plus de ça, ils viennent dans le budget de refuser de rejeter ce budget dès le
départ comme nous le proposions avec une motion de rejet. Parfait. Hmm hmm. On va passer aux questions des Français dans un instant, euh Mathilde Panot. Euh la première, vu le contexte de violence, êtes-vous toujours favorable à l'idée de désarmer la ? Elle nous vient de Daniel. Alors, je remercie Daniel pour cette question parce que ça me permet de préciser un point puisqu'on dit souvent que nous voulons désarmer la police. C'est faux, nous voulons la désarmer de certaines armes en manifestation. Et notamment, il y a une pétition d'Attac en ce moment qui est sur le site de l'Assemblée Nationale que j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à aller signer, qui permet d'interdire les armes mutilantes, les armes de guerre utilisées contre les manifestants, mais aussi
Y compris l'état de niveau de ? L'état Mais bien sûr, justement, il faut faire de la désescalade. Encore une fois, je sais pas, je vous cite un un un journal suisse par exemple, Le Temps, qui à titre suite à ce qui s'est passé samedi, "La France compte le plus grand nombre de mutilés et de tués par la police." Sur Vous pouvez regarder un journal allemand, Der Spiegel, "La France a un problème de violence et il commence par sa police." Tout le monde est choqué à l'international de ce qui se passe. Donc, il faut redéfinir des règles et vous savez, il y a beaucoup de pays dans lequel les grenades de désencerclement assourdissantes LBD ne sont pas autorisées en manifestation, c'est ce que nous voulons faire. On va passer à la prochaine question qui nous vient de Carole qu'on salue.
Alors je tiens à vous préciser que Carole la question est beaucoup plus longue mais elle explique qu'elle se sent proche de vos idées. Quelles mesures prendriez-vous face aux jeunes qui pillent, commettent des violences et rejettent les valeurs de la ? Carole qui vient de Montmorency et qu'on salue. Moi aussi je salue Carole évidemment. Bon, quelles ? Il y a des mesures immédiates. Bon, il y a il y a une justice qui va qui qui va faire son travail en responsabilité individuelle sur ceux qui ont cassé, ça c'est la première chose et la deuxième chose Mais elle est déjà ferme, elle est déjà ferme. Enfin, je sais pas si vous avez regardé un peu quelles sont les premières réquisitions contre les les jeunes qui ont été attrapés, elles sont très fermes. Donc ensuite, la
question qui est posée c'est est-ce que on se contente de ça ou est-ce que on fait enfin de la prévention dans ce ? Est-ce qu'on remet des éducateurs de ? Est-ce que on remet un peu partout du personnel médico-social notamment sur la question de la santé mentale des ? Voilà, c'est ça qu'il faut faire et non pas juste de la répression de la répression de la répression. Vous savez, Macron c'est plus d'une dizaine de lois sécuritaires, quel est le ? Un désastre. Donc il faut arrêter avec cette logique-là. Dernière question d'Agathe qui nous vient de Montpellier. Bonjour Agathe, appelez-vous à la désobéissance si le Rassemblement National gagne la ? Non, en fait, je n'ai pas répondu à cette question, c'est quelque chose qui
circule régulièrement. Moi je suis favorable à la désobéissance civile qui dans l'histoire a permis des grandes choses par exemple le droit de vote des femmes et beaucoup d'autres choses. Mais moi je vais vous dire, je n'envisage pas que le Rassemblement National puisse gagner la présidentielle dans ce pays et je veux faire en sorte qu'il ne puisse pas gagner la présidentielle dans ce pays. Donc vous le savez, une élection se joue le jour du vote et donc c'est le jour du vote celles et ceux qui vont se déplacer qui par leur bulletin de vote permettront non seulement je l'espère de tourner la page de la Macronie mais aussi de défaire l'extrême droite nous en avons la force. Et Nicolas Doze nous a rejoint pour vous interroger Mathilde Panot. Bonjour, est-ce que vous demandez
toujours 10 milliards d'euros comme les lycéens pour les lycées en ? Oui alors 10 milliards c'est le chiffrage qui a été fait des revendications qu'ils portent sur les 250000 places à l'université supplémentaires l'abrogation de Parcoursup un plan massif de recrutement des professeurs des psychologues bon des infirmières scolaires qui manquent cruellement donc oui évidemment nous demandons ces 10 milliards et nous présentons des amendements au budget sur cette question. Comment on fait pour trouver 10 milliards d'euros dans l'état de nos finances publiques et dans l'état de stress qui existe aujourd'hui sur la signature souveraine du pays les événements de samedi ont un peu plus dégradé la situation. Alors c'est assez simple en fait quand on regarde rappelez-vous qu'une des
premières décisions d'Emmanuel Macron quand il est arrivé au pouvoir c'était de supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune or l'impôt de solidarité sur la fortune renforcée comme nous le proposons aujourd'hui rapporterait 10 milliards d'euros et je vais vous dire les étudiants sont assez raisonnables parce que quand on regarde ce que dit par exemple la Cour des comptes la Macronie c'est une politique de case vide et donc ils ont enlevé 60 milliards par an aux caisses de l'État donc 60 milliards par an vous comptez sur le nombre d'années sur lequel Macron a exercé et bien finalement 10 milliards c'est assez simple à trouver. qu'on met fin enfin rétablit la paix sociale avec le retour de l'ISF. Oui par exemple le fait qu'on dise que les riches ne puissent pas faire sécession et le fait
quand même que on redise et qu'on réaffirme que la seule richesse de la France vous vous savez nous n'avons pas de ressources nous n'avons pas de pétrole nous n'avons pas la seule richesse de la France c'est la matière grise notamment de la jeune génération. J'ai regardé bien sûr le contre-budget de LFI comme je l'avais fait avec celui du Rassemblement national j'ai dit ici même à quel point je fuyais toutes les mesures que contenait ce ce contre-budget LFI. Il y a une une déclaration, une affirmation qui m'a frappé plus que les autres, l'idée que le déficit vient des aides aux entreprises. Les aides aux entreprises sont égales à notre déficit et donc le problème serait uniquement dans les aides aux entreprises. Je me suis demandé si vous étiez sérieux en disant un truc pareil.
Non, c'était un peu provocant. Ah ouais, mais ça ça a pas été dit de manière provocante. peu provocant devant le MEDEF qui juste après a ri Oui, non mais Jean-Luc Mélenchon l'a dit devant le MEDEF. là il l'a répété lors de la conférence que il expliquait qu'il fallait augmenter les salaires et nous nous augmenterons les salaires. Mais je vais vous dire, oui, il y a un problème, d'ailleurs ça a été admis. Euh la commission d'enquête dit c'est 211 milliards donnés aux grandes entreprises et que vient de dire Bercy, c'est 166 milliards. Donc il y a 166 milliards qui sont donnés à des grandes entreprises sans aucune condition euh du fait que l'emploi reste en France, sans aucune condition euh à la fois euh écologique, euh d'égalité euh de salaire entre les femmes et les hommes et donc
nous ne voulons conditionner les publiques. Et nous ce que nous voulons faire, c'est relancer l'économie par la consommation populaire, augmenter les salaires ce qui permet de remplir les carnets de commandes. la dépense publique qui subventionne la consommation est la bonne voie à suivre pour créer de l'activité, de la richesse en France. On le fait depuis 50 ans, hein. Ah pas du tout. Ah ben non, le salaire réel baisse en France. Peut-être ne le savez-vous pas. Le salaire réel baisse depuis le retour de l'inflation, ça n'a pas du tout été toujours le cas. Le salaire réel, c'est le salaire que vous avez en fonction en introduisant la que [rires] par exemple en Belgique le salaire est supérieur de 120 euros, que en Allemagne il est supérieur le salaire
minimum de 250 euros. Et donc nous avons besoin que les gens puissent consommer parce que euh la plupart de notre économie se fait autour de la consommation populaire et c'est ce qui permet notamment aux petites et moyennes entreprises d'avoir leur carnet de commandes qui revient. Donc vous revendiquez qu'il est nécessaire d'augmenter les dépenses publiques et d'augmenter la pression fiscale, deux domaines dans lesquels nous avons le record du monde. Parce que c'est quand même l'aboutissement de ce que vous avez présenté. Alors nous avons nous avons surtout besoin de récupérer des recettes. Là où nous avons un désaccord profond Récupérer des recettes ou augmenter les prélèvements madame Panot, c'est exactement la même chose. y a des violences dont on ne parle pas
dans ce pays. On parle beaucoup euh euh euh à juste titre de petits commerçants qui se retrouvent dans des situations très délicates. Mais est-ce que on parle de la violence par exemple d'avoir un jeune de l'aide sociale à l'enfance, donc placé sous la responsabilité de la nation, qui se suicide comme ça s'est passé pour Lili dans une chambre ? Est-ce qu'on parle des Guadeloupéens qui n'ont pas d'eau depuis des ? Est-ce qu'on parle de soignants qui s'immolent par le ? Donc oui, il faut dépenser plus dans les services publics et pour cela il faut aller rechercher l'argent là où il est. D'accord, d'accord. Yassine Mathilde Panot, avant que vous nous quittiez, merci beaucoup. Nicolas Dhuicq, avant que vous nous quittiez, un mot tout de même sur ce qu'a dit Donald
Trump, président des États-Unis, qui voit dans ce qui s'est passé samedi 17 octobre un chaos migratoire. Mais c'est d'un racisme incroyable. D'ailleurs je je j'observe que ce n'est pas seulement Donald Trump qui le dit. On voit aussi Éric Zemmour raconter la même chose, dire que nous aurions une colonisation à l'envers. Je rappelle que le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit et évidemment nous combattrons de toutes nos forces ceux qui propagent cette haine.
Mathilde Panot