Emmanuel Macron au concert de Céline Dion : «On aurait préféré le voir auprès des forces de l’ordre»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 50 %Défensif 50 %
Temps de parole
- ?100 %
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[musique] Europe 1 Europe 1 Europe 1 11h 13h Elliot de Valévous [musique] Bonjour à tous et merci d'être avec nous en direct sur Europe 1 11h 13h Elliot de Val et vous avec une possibilité réagir en direct bien sûr au 01 80 20 39 21 c'est un appel non surtaxé et vous pouvez également utiliser ce même numéro pour échanger sur WhatsApp avec Estelle Lafond. Bonjour Estelle. Bonjour. Bonjour à tous. Le duo du samedi et il était c'est avec nous ce même duo, ce même couple hier pour 11h 13h Sébastien Ligier et Arthur de Vatrigan. Bonjour à tous les deux. Bonjour Elliot. Bonjour. Mobilisation du 17 octobre, édition
spéciale consacrée jusqu'à 13h. On vous apportera les toutes dernières informations alors que vous savez que depuis tôt ce matin, les commerces se barricadent un peu partout en France. journée de mobilisation dans tout le pays. 1500 actions sont annoncées avec deux cortèges officiel notamment à Paris, épicentre de la mobilisation au départ de la place de la République à 14h. Depuis ce matin, vous avez et bien des cortèges sauvages qui euh pululent un peu partout dans la capitale, les premières interpellations notamment sur les Champsélysées avec des individus qui viennent grimer d'un gilet jaune mais qui n'ont de gilet jaune que finalement le vêtement, pas le fond parce qu'on est
bien loin, très loin de la mobilisation il y a 8 ans, une mobilisation spontanée, apolitique qui entendait et bien faire valoir leur colère face à l'explosion des prix et notamment des prix du carburant. Là, on a une mobilisation et il faudra réussir à définir la mobilisation d'aujourd'hui. un saut dans l'inconnu avec ce qui relèvera de la colère par exemple paysane, la colère également des taxis, la colère des gilets jaunes historiques qui se retrouvent 8 ans après, de l'instrumentalisation de l'extrême gauche qui chauffe à blanc une partie d'une population parfois jeune, très jeune, radicalisée, violente, qui compte
s'en prendre aux forces de l'ordre et si c'est pas aux forces de l'ordre, ce sera pourquoi pas au journalistes et si c'est pas au journalistes, ce sera le mobilier urbain Sébastien Lignet, c'est vrai que c'est une journée quand même très particulière que nous allons vivre aujourd'hui. Vous avez raison mais d'une certaine manière le fait qu'on a du mal à définir cette journée euh et cette ce style de mobilisation, je trouve résume assez bien l'époque. C'est-à-dire qu'on est face à une mobilisation désorganisée qui part d'un appel des réseaux sociaux qui est ensuite repris par des groupuscules et l'extrême gauche. Mais on voit bien qu'il y a en effet des revendications qui sont un petit peu soit floues, soit noyé dans la violence. On voit quand même quelques points
communs, quelques socles commun envie de monter à Paris pour reprendre l'expression consacrée. Il y a un un ralbol généralisé qui est parfois les les manifestants ont du mal à exprimer. C'est on l'exprime mais mais concrètement pourquoi ce ralbol c'est un rbol de tout, du pouvoir, de l'autorité euh euh de du raquet fiscal. de notre baisse de pouvoir d'achat, de la hausse des taxes, de la hausse des impôts, de la hausse du carburant, de la hausse de tout, sauf de nos salaires. Il y a ce ralbol là. Euh il y a un ralbol aussi, on a presque l'impression euh démocratique de cette idée que bon, depuis les gilets jaunes, finalement, on n' pas eu de grands moments de manifestation populaire qui ne soit pas des manifestations classiques type
cortège syndical, type manifestation du 1er mai et cetera. Donc c'est un moment particulier en effet mais qui je trouve résume bien l'époque. C'est un ralball généralisé qu'on a parfois du mal à exprimer mais ce qui est sûr c'est qu'il y a un ralbol. Non mais le ralball euh euh pardonnez-moi, on n' pas attendu le 17 octobre pour voir qu'il y avait un ralbol dans la population. Ce qui euh fait que cette journée est inédite, c'est que vous avez sur les réseaux sociaux, sur le terrain, alimenté par des responsables politiques écharpes sur les épaules, une détestation des institutions, euh des attaques en règle contre les forces de l'ordre et un finalement souffle sur la France ce vent du grand soir qui est rêvé par des révolutionnaires qu'on
avait pas senti depuis plusieurs années. Je sais en tous les cas c'est bah c'est votre c'est votre avis Sébastien. C'est intéressant de d'avoir ce regard là. Moi je pense que personne n'est dupe et tout le monde a bien compris qu'il y avait une OPA qui a été faite de l'extrême gauche et notamment de la France insoumise aujourd'hui avec une crainte et c'est qu'on assiste une nouvelle fois à une fièvre émettière à laquelle on a pu assister ces trois dernières semaines Arthur de Vatrigan en marge des blocus lycéens par exemple. Il y a une vraie stratégie évidemment de l'extrême roche et de Jean-Luc Mélenchon. La rue étant stratégique pour Jean-Luc Mélenchon pour trois raisons principales. La première, c'est que ça politise la colère. La deuxième c'est que ça prépare en cas de victoire à
affronter les contrepouvoirs, mais surtout ça prépare en cas de défaite de contester la légitimité du prochain élu. Mais au-delà de ça, il faudrait surtout pas se contenter de l'analyse de il y a une colère qui est récupérée par l'extrême gauche parce que qu'elle soit récupérée ou pas, la colère sera toujours là. Et s'il y a pas une manifestation, il y a des manifestations. Et pourquoi il y a des manifestations ? parce qu'il y a pas qu'une colère mais il y a des colères. On est dans une société qui est multiconflictuelle, identitaire, culturelle, sociale, économique. Et vous dites qu'il y a un parfum de grand soir. Moi je vois pas un parfum de grand soir, je sens plutôt un parfum d'ancien régime. Et c'est peut-être un peu populiste ce que je veux dire, mais la scène d'Emmanuel
Macron au concert de ces lignons hier, pendant que euh des racailles pillaient des décathlons pour s'équiper, pendant que des paysans se posaient la question de savoir est-ce que je vais je vais rejoindre le mouvement quitte et être récupéré par l'extrême gauche. Pendant que les gilets jaunes se disent "Est-ce que je remets ou pas mon gilet jaune ?" Il y a une colère qui s'exprime et que fait Emmanuel Macron, il s'affiche au concert de Céline Dion. Il y a un parfum d'ancien régime qui est assez effrayant et je vous invite à lire le livre de Jean-Christian Petitifils qui explique comment la révolution est née. À l'introduction, on a tout ce qui se passe en France aujourd'hui. Alors expliquer pour les auditeurs d'Europe 1 qui n'ont peut-être pas vu cette image. Euh cette hier soir
Emmanuel Macron et c'est vrai que c'est la politique c'est aussi une question de symbole. On a découvert qu'Emmanuel Macron était avec Brigitte Macron à l'avant-dernière de Céline Dion. Euh il eut été peut-être préférable euh là aussi pour le symbole euh que avant d'aller au concert de Séindion et c'est tout à fait son droit et c'est une icône et c'est bien aussi savez privé, il fait ce qu'il veut. D'ailleurs Emmanuel Macron le président n'a plus de vie privée. Attendez euh était préférable peut-être qu'en marge de ce concert ou après le concert on est une image d'Emmanuel Macron qui visite un commissariat. un Emmanuel Macron qui soit au plus près des forces de l'ordre qui tout au long de la journée vont être face à des
individus, pas tous les individus mais dans certaines manifestations notamment à Nant notamment à Marseille notamment à Paris notamment à Lyon vont être confrontés à des éléments radicaux d'extrême gauche qui ont désormais pignon sur rue et qui sont chauffés à blanc par des irresponsables politiques. À quoi s'attendre ? un peu la journée de tous les dangers. Je vous propose d'écouter le sujet de Nicolas Roger. Jusqu'où iront les manifestations ? Une question en toile de fond au sein de la cellule de crise interministérielle du jour qui suivra de près les rassemblements prévus à travers toute la France et plus particulièrement à Paris où sont attendus 40000 manifestants répartis principalement dans deux
cortèges autorisés par la préfecture. Après de longues discussions avec les différentes organisations et en ce qui concerne les lycéens et les étudiants, le préfet a autorisé une manifestation allant de la place de la République jusqu'à nation alors qu'interfil de France souhaitait aller jusqu'à la place de la Concorde. L'intersyndical et les gilets jaunes se sont aussi vu refuser un itinéraire. La préfecture leur impose également de partir de la place de la République avec une fin prévue cette fois-ci place de clich. Les abords de l'Élysée, Matignon ou encore le ministère de l'intérieur seront dotés d'une surveillance renforcée avec interdiction de se rassembler dans le secteur. Une interdiction élargie à d'autres endroits historiques de la capitale comme l'avenue des
Champs-Élysées, le secteur Châtel Léal ou encore place d'Italie. Le gouvernement redoute les nombreux individus violents attendus au sein des cortèges parisiens. Les autorités évoquent la présence de 300 à 600 militants d'ultra gauche, mais également de membres des gilets jaunes reconnus comme violent ainsi que des jeunes des quartiers populaires expérimentés en matière de violence urbaine selon les termes employés. Les commerçants craignent d'être pillés et les forces de l'ordre pourraient être malmenées. Ils sont déjà plus de 900 à avoir été blessés depuis le début du mouvement lycéen. Il est 11h12 sur Europe 1. Euh quel regard portez-vous sur cette mobilisation ? Du moins ces mobilisations donc puisqu'il y a 1500
rassemblements recensés rien que pour cette journée du 17 octobre sur l'ensemble du territoire. N'hésitez pas à nous appeler au 01 80 20 39 21 à 11h12. Déjà 40 interpellations à Paris, annonce la préfecture de police dans le cadre du dispositif de sécurité déployé sur l'agglomération parisienne à 9h30. 40 interpellations ont déjà été réalisées principalement pour port d'armes ou de protection prohibée. C'estàd que vous avez des individus qui viennent avec dans leur sac à dos par exemple un brassard police. Voilà. Et puis ils viennent aussi avec des couteaux. Euh et c'est très intéressant ce que fait la préfecture de police puisque il relait aussi les images des
euh éléments euh qu'ils ont pu euh récupérer, des objets qu'ils ont pu récupérer des personnes qui ont été interpellées. Donc je vous disais par exemple, euh vous avez un un couteau qui a été retrouvé euh dans le sac d'un des 10 manifestants. C'est pour ça que je fais très attention au mots que j'emploie et que j'ai pas envie de parler de mobilisation des gilets jaunes le 17 gilets jaunes. Vous avez raison. Ça n'empêche qu'il y a une colère qui est la même colère que celle qui a mobilisé les gilets jaunes. Et comme cette colère n'a pas eu de réponse bah elle a amplifié. Et évidemment que l'extrême gauche va faire une OPA, que l'extrême gauche va pourrir la manifestation, qu'ils sont là pour casser du flic, casser du commerce et
s'ils peuvent planter du cotau, ils le feront. N'empêche que la colère existe. 11h13 sur Europa, on revient dans quelques secondes. Mobilisation du 17 octobre, édition spéciale lie de Val-vous de 11h à 13h. Je vous rappelle le numéro 01 80 20 3921 si vous souhaitez réagir en direct à l'émission et poser vos questions aux éditorialistes ainsi qu'à lieux de Valala tout de suite.