17 octobre : "Tout cela profite à Marine Le Pen" (Richard Werly)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:06Fait
« un ministre de l'intérieur qui lâche ses troupes, ça ça a des conséquences sur le terrain tout de suite »
- 2:48Fait
« On l'a vu, on l'a vu ces jours-ci avec des mains arrachées, avec un œil, une jeune femme qui a perdu un œil »
- 4:08Fait
« il est parfois il dit tout et son contraire »
- 4:53Fait
« Vous êtes un pompier pyromane, vous instrumentalisez cette jeunesse, vous mettez de l'huile sur le feu »
- 6:48Fait
« il va falloir qu'il donne des faits »
Temps de parole
- ?100 %
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Face à ce grand moment, est-ce que le politique peut peut inverser les choses ? Et puis une autre question, c'est à qui profite tout cela politiquement ? Alors, à qui profite tout cela politiquement ? Vu de l'extérieur et simplement regardant les sondages, je dirais Marine Le Pen évidemment. Et si Jordan Bardella choisit de faire une conférence de presse sur les réponses qu'il apporterait à la crise, c'est bien qu'il se sent en position, le président du Rassemblement national, extrêmement confortable politiquement face à cette situation. Mais c'est vrai de tous les partis de droite dur radical en Europe, dès qu'il y a du grabuge, évidemment, ce sont eux qui en profitent électoralement. Après, est-ce que le politique peut reprendre la main ? Mais moi, je le mettrai pas sous forme
interrogative. Il a l'obligation de la reprendre la main. Sinon, ça va où ? Enfin, le pays va où ? La seconde économie de la zone euro dans des circonstances financières et budgétaires dont on parle souvent ici avec en plus en Europe en ce moment des violences qui s'installent également sur fond de colère sociale, 1000 ans notamment où il y a eu des des actes de pillage et des actes de violence assez comparables à Paris mais tout de même plus limités dans le périmètre. Mais il y a un réel risque de contagion. Ce qui pose une question. Donc le politique, il a l'obligation de réagir selon moi et c'est ce qui est vrai pour la France et vrai pour d'autres pays. Ce qui pose une question. Si on voit s'installer des violences du même type avec le même mode
opératoire dans d'autres pays européens, ce qui pour l'instant n'est pas le cas. Il y a plutôt une agrégation de situation à ce moment-là. La question de l'instrumentalisation de tout cela, c'est-à-dire que des groupes organisés, sans doute rémunérés, sont chargés de semer le désordre dans certaines grandes villes européennes. La question se posera, je pense qu'il est trop tôt pour la poser, mais elle plane au-dessus des événements. Mais Élisabeth, allez-y. Et pour enfin pour parler des forces de l'ordre, [raclement de gorge] c'est absolument essentiel. C'est extrêmement humain le ministère de l'intérieur. C'est pour ça qu' Laurentunes n'a jamais lâché ses troupes. Par exemple, on le lui a reproché y compris de d'utiliser des grenades. En tout cas lui, il ne
lâche jamais ses troupes. Un ministre de l'intérieur qui lâche ses troupes, ça ça a des conséquences sur le terrain tout de suite. On l'a vu avec Christophe Castaner par le passé, il avait mis quelques critiques sur des violences policières possibles. Il n'est pas resté longtemps au ministère. Donc déjà premier point, un ministre de l'intérieur défend ses troupes et l'on audessus c'est Emmanuel Macron. Et en effet, quand Emmanuel Macron dit qu'il faut un jour qu'il faut une réponse proportionnée, compréhensive vis-à-vis des manifestants et le lendemain reconnaît que que que le la force les forces de l'ordre ont failli à cause d'un d'un problème d'organisation, c'est un petit peu contradictoire. En tout cas, c'est le rempart. L'État a pour obligation de protéger ses contissys.
C'est le minimum. Je vous voyez réagir. Oui, oui, oui. Bien sûr, bien sûr qu'il a l'obligation, mais on n'est pas obligé effectivement de lancer des grenades qui sont extrêmement dangereuses. On l'a vu, on l'a vu ces jours-ci avec des mains arrachées, avec un œil, une jeune femme qui a perdu un œil. Donc, je pense que je pense qu'on a les moyens de lutter contre ces casseurs, de lutter contre ces débordements mais en mettant le nombre suffisant. On parlait tout à l'heure des Jeux Olympiques effectivement plus de plus de plus d'hommes et moins d'armes bien sûr et moins d'armes et des et et des brigades mobiles qui puissent mettre dans des nasses toutes ces tous ces petits groupuscules puisque ce sont des gruscules. Donc là, on a vu samedi, c'était énormément de policiers
statiques qui n'avaient pas les moyens et qui n'avaient pas les ordres non plus pour se déplacer et tenter de d'empêcher les exactions. Donc évidemment, je pense que plus que la répression, il faut du nombre. Et alors, on a compris que ça profitait que ces événements profitaient à Marine Le Pen, hein, dans les sondages. On a vu Jean-Luc Mélenchon euh sur les sur les manifes, dans la manife de samedi, euh il était au milieu des manifestants pacifiques. Il a appelé justement au calme. Est-ce que ça lui profite finalement cet événement ou pas ? Jean-Luc Mélenchon, en fait, il est il est parfois il dit tout et son contraire. C'est-à-dire que c'est des vastes communiquants. C'est vrai qu'hier soir, on l'a entendu dire être sous le choc de
ces images et peut-être que il le fait enf le ditemment mais et en même temps souffler quand même aussi sur les braises. C'est-à-dire que [toux] pointer en permanence les les les dérives policières et il y en a et d'ailleurs des enquêtes sont ouvertes en oubliant bah que que aussi sont sous le coût parfois de de charge assez lourd de la part de manifestant. C'est-à-dire voilà, il fait il fait un peu de poids de mesure. Ce qui fait qu'aujourd'hui clairement Sébastien Lecornu le pointe directement du doigt en disant "Vous êtes un pompier pyromane, vous instrumentalisez cette jeunesse, vous mettez de l'huile sur le feu, vous faites le porte-voie, le porte-parole de cette colère à des
fins électorales." Et c'est vrai que Jean-Luc Lenchon, il veut capter cette jeunesse et d'ailleurs, il l'a capté. C'est-à-dire que aujourd'hui, aussi bien dans les quartiers que, on va dire, dans les dans du côté des bobos parisiens, Jean-Luc Mélenchon, c'est une superstar. Moi, ça me fait penser un peu à Bernie Sanders aux États-Unis qui était le candidat de l'extrême gauche il y a quelques années et et qui était le plus vieux de tous les candidat mais le plus aimé de toute la jeunesse. Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon, il a vraiment creusé ce sillon parmi parmi les jeunes. On l'a vu que la samedi dernier ou je ne sais plus quelle manifestation, il y avait effectivement alors des jeunes forcément un peu parties prenantes puisquil's étaient dans la manifestation mais dire
Mélanchon président. Oui, il se passe quelque chose entre les insoumis et la jeunesse. Mais est-ce qu'on peut pas imaginer en voyant la violence de des émeutes quand on a vu effectivement des groupes très organisés rentrer dans la mairie de Marseille, est-ce qu'on peut pas imaginer qu'il soit lui-même débordé par son aile gauche ? Vous parlez de Jean-Luc Mélenchon ? Oui. D'abord, je suis pas sûr qu'on puisse faire le lien parce que ça vous [raclement de gorge] ça voudrait dire qu'il y a un lien par une aile gauche encore. Donc plus à gauche encore que Oui, mais quand même dire qu'il y a une aile gauche à la soumis, ça veut dire qu'il y a un lien. C'est vrai, vous avez raison. Je le sais pas. Je peux pas dire lui en tout cas a toujours lorsqu'il a pris la
parole publiquement, mais je parle sous votre contrôle, appelé à des manifestations pacifiques. Alors après est-ce qu'il souffle sur les braises autrement ? Mais publiquement, il a toujours pris position pour que il n'y ait pas de violence. [raclement de gorge] L'accusation sur l'ultra gauche et j'en parle. Alors là, je peux mettre ma ma casquette suisse parce que elle est très présente en Suisse notamment. On a dit même que des casseurs étaient venus de Suisse, d'Italie également, d'Allemagne, cette mouvance qui qui est niliste qui veut s'empendre à tous les symboles du capitalisme. Il est possible qu'elle soit à l'œuvre mais dans ce cas, il faut que le gouvernement le prouve. Le gouvernement qui maintenant a ciblé cette mouvance, le premier ministre, le ministre de
l'intérieur, le président de la République, il va falloir qu'il donne des faits. Il va falloir que dans les comparutions immédiates, on retrouve des gaillards qui par exemple venaient de Zuric où il y a un foyer de ce type, il va falloir qu'on les voit parce que si on les voit pas, s'ils apparaissent pas aux compé immédiates et qu'aux comparations immédiates, c'est des soit des gens de banlieu soit des gens même de Paris, des jeunes qui sont venus servir, là il y aura quand même un problème. Ça veut dire que le procès en ultra gauche ne tiendra pas. Juste quand même juste un petit mot, vous dites il y a pas de lien euh si on rien que non mais c'est pas ça. Raphaël Arnaud qui est député [raclement de gorge] insoumis à l'Assemblée nationale, ses assistants parlementaires donc qui est
cfondateur de la jeune garde qui est quand même un mouvement d'ultra gauche et et avec des assistants parlementaires qui sont aujourd'hui sous le coup d'accusation dans l'affaire de la mort de Quentin de Rank. Donc ça veut dire que euh il y a quand même aujourd'hui un ass enfin un député de la France insoumise qui qui est un cfondateur de cette jeune garde qui Jean Mélenchon n'a jamais effectivement euh non mais enfin c'est un parlementaire insoumis c'est tout. Donc il faut reconnaître que depuis le départ la France insoumise c'est le parti du bruit et de la fureur qui a capté la colère d'une grande partie de la population française et particulièrement des jeunes. C'est incontestable malgré tout ce qui se passe malgré les accusations, les les visant. il est au second tour de
la présidentielle selon de de nombreux sondages. Et alors effectivement, vous disiez que de l'autre côté des frontières, il y avait aussi ces phénomènes. Regardez, nous sommes à nous allons aller à Milan. À Milan où effectivement vous avez des incidents similaires avec des jeunes gens aussi. Voilà les images, c'est des images qui auraient pu être tournées à Paris. Regardez, il y a la même les mêmes violences, les mêmes émeutes, les mêmes événements. Alors, des événements qui sont regardé quand même par nos par nos confè par nos pardon voisins européens à regarder ce sujet de Benjamin de Lombre. Sujet ou pas ? Depuis la correspondante à Paris de la
télévision publique italienne, c'est une capitale défigurée que les Parisiens et les touristes découvrent. Il y a tellement de dégâts jusqu'au journal télévisé de la chaîne d'État chinoise. Des manifestations ont éclaté à Paris la capitale de la France ainsi que dans de nombreuses villes. Les médias de la planète entière font leur gros titre sur les émeutants en France. À l'étranger, les images d'affrontement entre manifestants et policiers, de mobilier urbains en flamme et de pillages tournent en boucle sur les chaînes d'information. Parfois comme ici à Paris. Les envoyés spéciaux témoignent eux-mêmes des exactions en cours. Il y a des pillages en ce moment. Les gens prennent des sacs. Ici,
une journaliste de la chaîne Katari Aljazira est prise à partie par des hommes masqués qui lui intiment l'ordre en anglais de s'en aller. On veut pas votre caméra ici. Puis elle reçoit un coup sur son casque. On est en train de bouger aussi. À quelques rues de là, cette journaliste de la chaîne américaine CNN se trouve elle aussi dans une zone complètement débasté. Je vais vous montrer, il y a eu beaucoup de magasins dévalisés et c'est encore en cours. Outre Atlantique, les télévisions diffusent largement les informations venant de France. La chaîne conservatrice Fox News a consacré plusieurs minutes aux événements et notamment à l'incendie de l'hôtel de ville de Limoge.
C'est déchirant voir ce si beau monument comme ça. Le président américain lui aussi a réagi liant sans que rien ne l'atteste et meier et immigration. La France brûle. L'immigration de personnes issues d'un monde totalement différent, des individus qui portent la haine dans leur cœur a brisé ce pays autrefois grand. Chaos et meut sans précédent, les médias internationaux manquent de mots pour décrire les incidents qui ont touché la France. Alors Richard Verlier, vous reprenez votre casquette de journaliste suisse. Votre regard justement, on voit bien que partout on parle de nous quand même et pas c'est pas comme pour à l'époque des Joo où on parlait de nous si
positivement. Là, c'est un autre discours évidemment et il faut voir les deux versants. C'est-à-dire qu' y a la stupéfaction devant les événements. Il faut reconnaître que les images sont absolument sidérantes. Alors bien sûr, on pourrait toujours dire que le pays réel, lui, continue de fonctionner. Ce qui est vrai, que toute une partie de Paris n'est pas en feu, ce qui est vrai. Mais vous savez, quand il y a de telles images, c'est elles qui occupent l'espace. Par contre, voyons aussi une conséquence, c'est que ces images de la France peuvent aussi inciter d'autres foyers de violence en Europe. Et c'est peut-être là le lien avec ce qui se passe en Italie. N'oublions pas que la France, par tradition, est un foyer, je mets des gros guillemets, révolutionnaires qui dans le passé a
inspiré l'Europe à différentes périodes de l'histoire. On peut avoir quelque chose comme ça aujourd'hui. On peut avoir une sorte de mimétisme. Oui, on est la mèche. Exactement. Dernier dernier élément que je voulais apporter sur l'Italie, c'est quand même pas tout à fait pareil ce qui s'est passé à Milan. Oui, il y a eu des violences, oui, il y a eu des pillage mais on n' pas vu des bandes s'éparpiller dans tous les quartiers de Milan. On n'a pas vu une police désemparée ou parfois débordée. Donc il y a eu des violences mais je dirais que si le type de violence de Milan avait eu lieu à Paris, on a'urait pas euh cette succession d'imag et les discussions qu'on a aujourd'hui, on considérerait que ce sont des manifestations qui infé ont été contrôlées. Et puis Georgia Méloni
venant de l'extrême droite a appelé tous les partis politiques italiens à dénoncer les violences et ils l'ont fait. aura ce jour et ça nous ramène à Jean-Luc Mélenchon que je sache au moment où on parle les partis politiques français n'ont pas encore fait la même démarche une démarche commune de condamnation des violences. Emmanuel Macron a fait cette demande hier hein. Sébastien Lecornu va rassembler toutes les forces politiques et il a demandé une condamnation publique de des violences. On verra. Mais vous l'avez dit, moi je travaille dans une agence internationale. Tous les yeux du monde entier sont braqués sur Paris qu'il connaissent pour la tour effet, les Champs éisé et qui fait rêver beaucoup de monde. C'est la première destination touristique du monde. Et là,
en effet, les images ne sont pas flatteuses. Votre regard, Alix, votre regard de de spécialiste politique, est-ce que effectivement ça va nous coûter cher aussi sur notre réputation à l'international politiquement ? Oui, forcément, hein. Euh après, je remarque quand même que l'avenue du pape, s'est remarquablement passé, bien passé, hein. Il y a pas eu de heure. Euh euh donc il y a aussi en fonction de certain type de de population peut-être. Euh bien sûr que Emmanuel Macron, pour reprendre ses mots, ça fait honte quand on voit euh ce genre de de comportement et mais on se dit que dans un contexte présidentiel à 6 mois d'une élection euh tout toutes toutes les tous les signaux
sont là pour que en fait ça ça prenne feu. Voilà, c'est Je suis peut-être pas très optimiste, mais bon. Yeah.