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interviewC dans l'air· 10 février 2022 4 min

Présidentielle : les grandes manœuvres à gauche - Reportage #cdanslair 09.02.2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Cela devait être une journée de campagne, comme les autres, pour Yannick Jadot. Mais c'était sans compter sur les révélations concernant une réunion secrète entre les équipes du candidat écologiste et le clan Taubira. Des négociations de ralliements censés rester confidentielles. Embarras à gauche, Yannick Jadot est sommé de s'expliquer.

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Yannick Jadot

L'équipe de Christiane Taubira voulait nous rencontrer. Écoutez, nous sommes courtois, donc on les a écoutés. Vous savez, nous, on est sûr de notre campagne. On n'a pas de fébrilité, donc on n'a pas de raison de ne pas répondre aux invitations quand elles sont faites. Donc nous sommes, comme toujours, les bras grands ouverts sur toutes celles et tous ceux qui voudraient nous rejoindre.

0:54
Présentateur

Yannick Jadot tente de faire bonne figure. Mais dans ses rangs, certains verts virent au rouge de colère. Sandrine Rousseau, pourtant présidente du conseil politique du candidat, n'a visiblement pas été informé de cette réunion.

1:08
Invité

J'ai des découvertes comme vous ce matin dans la presse.

1:10
Auditeur

Vous n'étiez pas au courant ? Non. Et qu'est-ce que vous en dites ? Quelle était votre réaction ?

1:14
Invité

Je dis que c'est de la politique à l'ancienne. Je dis que c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire ou ce qu'il faut faire pour dégoûter les gens de la politique. C'est exactement ça. C'est-à-dire faire des réunions d'alcôves dans des caves entre hommes, en plus, parce qu'il n'y avait pas une femme. C'est exactement ce qu'il faut faire pour dégoûter les gens de la politique.

1:30
Présentateur

Christiane Taubira, elle, assume et joue la carte du devoir confiée par la primaire populaire. Je continuerai à créer les conditions pour que nous puissions nous parler et que nous fassions des efforts de part et d'autre. Ce rassemblement à gauche, il est très désiré parce que les uns et les autres ont compris, les unes et les autres ont compris, que c'est la condition de notre chance déjà d'accéder au deuxième tour et ensuite de l'emporter et que nous devons cela aux personnes qui en ont besoin. Le second tour est pour l'instant loin, très loin. Même ensemble, Christiane Taubira et Yannick Jadot sont sous la barre des 10% d'intention de vote.

Anne Hidalgo continue de chuter et se retrouve presque au coude à coude avec Philippe Poutou à 1,5%. Pour certains ténors, le Parti Socialiste joue désormais sa survie.

2:19
Invité

Je pense que sa survie est déjà largement entamée. Écoutez, je ne peux pas vous dire autre chose si je regarde et si je regarde encore une fois les intentions de vote. J'ai cru comprendre qu'on pouvait être derrière le Parti Communiste. C'est quand même, au vu de l'histoire récente, un sujet d'interrogation.

2:37
Présentateur

Et certains se posent une question. Faut-il quitter le navire ? Le maire socialiste de Dijon, François Rebsamen, l'ex-président de l'Assemblée Nationale, Claude Bartholone, ou l'ancienne ministre de la Santé, Marisol Touraine, autant de ténors du Parti Socialiste dans le viseur des macronistes. Certains ont déjà franchi le pas, comme cet ancien député socialiste.

3:02
Auditeur

Soutenir le président me paraît beaucoup plus utile pour mon pays que les turpitudes actuelles du PS.

3:10
Présentateur

Le seul qui monte à gauche, c'est lui, Fabien Roussel. Plus de points en un mois. Sur scène, il va même jusqu'à réinventer la théorie du ruissellement.

3:20
Invité

Le ruissellement, c'est augmenter les salaires et les retraites.

3:23
Présentateur

Après deux campagnes présidentielles sans candidat communiste, ces militants veulent croire en leur champion.

3:30
Auditeur

C'est le candidat qui dérange à gauche, et ça, il l'assume. Je pense que ce pays a besoin d'un parti communiste supérieur à 3%.

3:38
Présentateur

Les jours heureux, un défi pour la gauche. Seul Jean-Luc Mélenchon flirte avec la barre des 10% d'intention de vote à deux mois de l'élection présidentielle. Sous-titrage ST' 501