Peut-on co-produire une politique de sécurité ? - #CamPuS2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 68 %Attaque 12 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 17:00Coline (Sénatrice)Fait
« Depuis la Libération, ce qu'on peut estimer comme étant les meilleurs ministres de l'Intérieur, tous étaient socialistes. »
- 0:30Locuteur 1Fait
« aujourd'hui avant il y avait une certaine déontologie. Son c'est une déontologie. Aujourd'hui les enfants de 12 13 ans en fait les adolescents tuent alors que eux ne le faisaient pas à l'époque. »
- 2:30Locuteur 1Fait
« une mère famille monoparentale qui élève ça tous ses quatre gamins quand elle se retrouve arrivé en bas de chez elle en tête à tête avec le dealer. »
- 4:30Locuteur 1Chiffre
« une agression d'une femme sur l'espace public, ce niveau de médiatisation reste aujourd'hui 50 fois supérieur à une agression dans la sphère familiale. »
- 6:30Locuteur 1Promesse
« il faut aller chercher au portefeuille des narcotrafiquants. La saisie des avoirs des narcotrafiquants reste un élément déterminant quand vous rassez autant d'argent. »
- 8:30Locuteur 1Fait
« les procureurs s'il évalent pas tous les mêmes que grands-mêmes, c'est parce qu'ils sont déjà débordés par leur travail aussi. »
- 10:30Locuteur 1Fait
« il y a une augmentation de niveau de violence de sergent cré et en particulier lié au narcotrafic. »
- 14:30Locuteur 1Fait
« il y a tellement de jeunes euh en plus par ailleurs qui sont souvent en décrocher scolaire et cetera qui sont aspirés à leur normalité pour très bien avec leurs études s'ils étaient accompagnés. »
- 16:30Locuteur 1Fait
« depuis le pratiquement le 15e siècle la violence notamment la violence intra familiale les violences privées ne cessent de décroître. »
- 18:30Locuteur 1Fait
« tant que l'IGPN et ça met pas en cause les personnes individuellement ne sera pas d'une administration indépendante de l'administration qu'elle contrôle, il y aura structurellement un biais. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour chers amis. Euh la séance va presque commencer alors euh alors qu'on pouvait s'inquiéter hein, on sait que les carabinières arrivent parfois avec un peu de retard. Là ça ne sera pas le cas.
Bien, cette séance euh est organisée dans la logique. Je cherche exemplaire dans la logique dans la logique de euh cet ouvrage hein qui est une production de l'ours, l'Office universitaire de recherche socialiste, c'est le dernier numéro, celui de janvier juin euh de recherche socialiste. qui est consacré à police et sécurité de poids par euh ce numéro que j'ai coordonné avec Thbaar euh ce numéro euh ben nous avons essayé d'avoir un certain nombre de participants, un certain nombre de communiquants.
Euh le je vous conseille de l'acheter hein 15 € à la sortie. Euh ce pour ce numéro, nous avons contacté bien sûr des élus socialistes, des nous avons contacté aussi des professionnels et là vous avez le texte d'un général de gendarmerie et d'un commissaire général de la police nationale par ailleurs syndicalistes qui sont extrêmement intéressants. vous avez trois textes d'historien et puis trois textes de euh trois textes de militants et d'élus.
Euh juste un petit mot pour dire que euh ont été aussi euh contactés des avocats qui ont tous refusé et notamment euh on essayait de on a essayait de trouver euh des avocats spécialisés dans la défense euh de policiers et des avocats spécialisés dans la défense euh de personnes qui se considèrent comme victime. euh de policiers et en leur faisant jouer un jeu de drôle, c'est-à-dire en établissant une ploirie pour ceux qui pour ceux qui défendent les victimes pour une victime et pour ceux qui défendent les policiers pour un policier pour pour ceux qui défendent les victimes pour un policier et pour ceux qui défendent les policiers pour une victime. C'estàd un exercice peut-être assez difficile.
Toujours est-il que tous ont refusé. Euh un seul journaliste a accepté alors que plusieurs ont été contactés et l'un d'entre eux nous a même dit euh il était fou courin euh nous sommes bah écoutez c'est mon travail c'est de faire des textes si je si on ne me laisse pas faire. Si on me demande de le faire, euh il faut me payer.
Ça s'appelle une pig bien sûr. Euh il n'a pas euh il n'a pas participé au numéro. Euh alors là nous allons euh tous les tous les quatre alors tous avec un enfin avec des statuts différents puisque moi j'interviens en tant que qu'historien et que coordinateur de ce numéro.
En tant qu'historien, d'ailleurs, je suis assez bon truc très significatif que la séance se tienne euh dans cet amphithéâtre Samuel Patti euh bon qui était un de mes collègues et euh Samuel Patti euh dont la fin tragique illustre en partie des questions que l'on se pose. le qui était prévu est un petit peu bouleversé puisque la mia doit partir euh doit partir assez rapidement. Donc on lui laissera la parole en premier.
Euh donc ce qui était prévu alors on lui laisse la parole jusqu'à jusqu'à 8h euh 8h on peut aussi pas le problème. C'est c'est un pe que vous trouviez ça un tout petit peu long absolument pas. Non non, le lapsus est très significatif jusqu'à 18h.
Euh puis après, ben euh vous parlerez hein l'une comme l'autre. Donc nous avons deux élus euh qui sont élus dans des municipalités. Donc Lamia à Paris, euh Johanna à Nant et puis Coline est euh est sénatrice.
Donc bien sûr, ceci va jouer énormément euh sur les bah sur leur ce qu'elles vont nous expliquer. D'abord un petit peu se présenter rapidement et expliquer pourquoi le pourquoi la sécurité enfin est un tel qui intéresse. ensuite ce que peut signifier la sécurité quand on est socialiste.
Puis ne pas oublier la dimension électorale parce qu'il semble que ça pose des problèmes euh et puis peut-être terminer avec des propositions. la part très bien merci beaucoup et bonjour à toutes et tous et d'abord effectivement absolument désolé de pouvoir vous quitter un tout petit peu plus tôt mais comme on est sur un planning un petit peu resserré, j'ai le pot de la Fédération de Paris juste après et étant première fédérale de Paris, il m'est compliqué de ne pas y assister dans la mesure où je l'organise. Pour autant, c'était important de pouvoir intervenir pour moi sur ce sujet et je vous remercie vraiment.
Je remercie l'ensemble des équipes du parti qui ont travaillé là-dessus et je crois qu'on peut en témoigner du côté des collectivités locales. question de sécurité sont une attente majeure de la population et je crois que ce soit à Nant ou à Paris qui sont des campagnes que j'ai regardé avec beaucoup d'attention et notamment la campagne parisienne, la question de la sécurité revient énormément dans les attentes de nos concitoyennes et nos concitoyennes. avec une forme de paradoxe pour nous quand on est élu de gauche ou quand on est candidat de gauche, c'est une forme de double injonction à la fois considéré comme étant illégitime à en parler parce que trop laxiste parce que justement de gauche par la droite et à la fois une interpellation d'une partie de la gauche sur la question de notre rapport avec les forces de l'ordre et je crois qu'il convient de rappeler à quel point la question relative aux enjeux de sécurité est pour moi un fondement du pacte républicain et conditionne énormément la capacité à vivre sereinement en sécurité pour un grand nombre de nos concitoyens.
Et je le dis souvent, moi je suis élu du 20e arrondissement de Paris. Donc pour celles et ceux qui ne connaissent pas, c'est tout à fait à l'est de Paris. C'est un des arrondissements les plus populaires de Paris, c'est 200000 habitants avec beaucoup d'enjeux liés à la question du trafic de drogue, lié à la question des vendeurs à la Soviette, lié à la question de l'insécurité, en tout cas du sentiment d'insécurité au quotidien.
Et moi, je dis souvent que les premières victimes de ce sentiment d'insécurité, c'est souvent les habitants des quartiers populaires. Donc la l'enjeu de sécurité doit être au cœur du projet socialiste en portant une vision ferme et juste de ce qu'il en est. Lors donc de la dernière élection municipale pour me présenter, je suis donc devenue première adjointe au maire de Paris et quand on a discuté de la question d'allégation, c'était très important pour nous de mettre la question de la sécurité du quotidien et de la police municipale parisienne qui a quelques particularités à un niveau premier adjoint puisqueà Paris on a une particularité c'est que nous avons non pas de les mêmes compétences et les mêmes prérogatives qu'une collectivité comme par exemple Nantou Bordeaux.
Et donc nous avons un lien institutionnel très particulier avec la préfecture de police qui elle a les compétences de trouble à l'ordre public, de maintien de l'ordre et de cette fameuse sécurité du quotidien. Je rappelle que jusqu'en 2021, Paris était la seule collectivité de France qui ne pouvait pas disposer de police municipale. Donc, il a fallu une réforme législative qui était donc le projet de loi sécurité intérieure qui a permis à la ville de Paris de se doter de sa police municipale.
Et nous sommes devenus dès le lendemain de la création de la plus jeune police municipale de France la plus importante en terme d'effectif puisque nous comptons près de 4500 agents de police municipale parisienne. Et donc autant vous dire que pour nous c'est un enjeu assez colossal du coach ter. Si j'étais un peu provoque, je dirais que à la base en tant que militante dans mes un peu plus jeunes années, puisque j'avance un petit peu en âge, euh j'étais pas favorable à la police municipale en terme de positionnement.
Je considérais que c'était une compétence régalienne qui devait être une prérogative de l'État et que engager les collectivités territoriales dans la la création de contingents de police municipal pouvait venir justement contrevenir à ce principe là et voir l'État se désengager davantage ce qu'il n'a fait jusqu'à présent. J'ai évolué dans mon approche, je dois le dire parce que de fait aujourd'hui le recul du côté du ministère de l'intérieur du côté des gouvernements successif de droite qu'on a pu connaître et celui d'un être recul. Je rappelle que Sarkozy ministre de l'intérieur Sarkozy président de la République, c'est 14000 agents de police nationale en moins.
Aujourd'hui, je ne sais pas ce qu'il en est dans d'autres collectivités. Moi, c'est la croix et la bannière pour réussir à obtenir du préfet de police de 20000 les effectifs complets d'agents de la police nationale à Paris. Quand je pose la question pire que ça, des effectifs par arrondissement, puisque nous n'avons pas les mêmes besoins dans le 20e ou le 19e par exemple que dans le 7e ou le 8e arrondissement.
Non, pas que les besoins n'existent pas, mais c'est pas tout à fait les mêmes problématiques et c'est pas tout à fait les mêmes enjeux. Il m'est impossible d'avoir une réponse claire sur ce sujet. Donc ça pose un vrai sujet sur la question de la transparence et du rapport démocratique à un enjeu aussi fondamental que celui de la sécurité.
Je rappelle aussi que Nicolas Sarkozi, président de la République, c'est la fin de la police de proximité et ça on l'a vu dans nos quartiers, dans nos arrondissements, ça a été un vrai recul sur la question du lien entre les forces de l'ordre, la police et les citoyens et notamment les plus jeunes citoyens. Donc je dirais que pour les socialistes, je pense que je l'ai dit, je me permets de le redire et d'insister dessus, la sécurité doit être un enjeu majeur de la bataille culturelle à notamment face à la droite et surtout face à l'extrême droit qui clairement n'a ni la même vision, ni la même approche, ni la même position sur ce que doit être la police nationale, ce que doivent être les enjeux de sécurité de ce que doit être le lien entre les citoyens français et les forces de l'ordre. Ensuite, je dirais que les enjeux de sécurité sont pour moi au cœur de la promesse républicaine et de l'égalité.
Sans sécurité, il n'y a pas d'égalité entre nos territoires et entre nos citoyens. Et je vais vous donner un exemple très précis, pardon pour ceux qui ne sont pas parisiens, mais vous allez comprendre. Nous avons donc tout autour de Paris donc le périphérique avec un certain nombre de portes.
Ces portes sont souvent des lieux où vit des populations extrêmement fragiles avec des indicateurs sociaux qui sont parmi les plus bas qu'on puisse avoir. C'est typiquement l'exemple de la porte de Montreuil qui s'est située dans le 20e arrondissement qui est donc l'entrée la plus à l'est si vous voulez de Paris et qui fait l'objet de 200 millions d'euros d'investissement du côté de la ville de Paris dans le cadre d'un grand plan de renouvellement urbain. Donc nous souhaitons à la fois couvrir le périphérique, à la fois végétaliser et y créer de nouvelles infrastructures publiques.
Il y a rien de plus insupportable pour moi que d'aller à Porte de Montreuil où nous avons 50 % de famille monoparental où le revenu moyen est de moins de 1000 € où nous avons un dépôt de chômage le plus important où nous avons près de 50 % de la population qui a moins de 28 ans. Autant vous dire qu'on est à des endroits de très très grande fragilité et d'entendre des mamans, des parents me dire "En fait, vous ne vous occupez pas de nous parce que nous sommes pauvres. Donc nous, on a droit, pardon, je vais être vulgaire, mais à toute la merde que Paris peut porter.
C'est les vendeurs à la sauvette, c'est les bifins, c'est les deals à longueur de journée avec des planques absolument partout. C'est des cages d'escaliers qui sont occupées par des gens qui viennent intimider, embêter, gêner les riverins et c'est euh un sentiment pour eux d'abandon du côté des services publics. Et ça, je crois que quand on est élu de gauche, c'est absolument insupportable.
Donc, comment est-ce qu'on peut restaurer la confiance et comment est-ce qu'on peut travailler avec nos citoyens de façon à essayer de les emmener vers plus de sécurité ? Quelqu'un qui me dit "Moi, je ne laisse pas ma fille rentrer seule de l'école. Je ne laisse pas ma fille sortir après 16h parce que vous comprenez, elle va se faire embêter, elle va se faire harceler, elle va se faire agresser." Ça m'est absolument insupportable, notamment dans ces quartiers là où nous avons tant d'enjeux et tant de choses à faire.
Je dirais ensuite que pour moi la vision en tout cas ce que devrait à mon sens être la vision socialiste, c'est de dire que les enjeux de sécurité doivent réunir tout un ensemble d'acteurs qu'il soi institutionnel ou associatif. Et ça c'est absolument fondamental et j'y viendrai sur la question ensuite du continuum. Nous avons à gauche, en tout cas nous les socialistes, un enjeu important à réussir à créer un continuum entre la prévention, le contrôle, la sanction et ensuite la réinsertion, la réparation.
Et c'est là où pour revenir à la question de la coopération entre les acteurs, pour moi, il y a aussi un certain nombre de piliers, la police nationale et municipale, la justice et l'aide aux victimes. Et c'est quelque chose de absolument là aussi fondamental. Je vais vous donner un exemple très précis en matière de désengagement de l'État.
À Paris, nous avons 17 commissariats et la ville de Paris paye à 70 %, 30 % étant pris en charge par la préfecture de police, un travailleur social dans chacun de ces commissariats qui donc travaill au quotidien dans l'accompagnement des victimes, notamment les femmes victimes de violence ou les victimes de violence sexuelle de façon à les accompagner et ensuite à faire le lien avec les acteurs du tissu social de façon à avoir une prise en charge globale. C'est des investissements absolument considérables dans la prévention des appels à projets réguliers. Chaque année, nous avons 47 lauréat dans le cadre d'appel à projet dédié au sujet de prévention, notamment auprès des moins de 20 ans euh que nous essayons par exemple de travailler avec eux le droit aux vacances, l'occupation du quotidien, pardon de le dire comme ça, mais on sait aussi que des jeunes qui ont l'occasion, l'opportunité de d'avoir des découvertes culturelles, de sortir, de rencontrer des gens, de discuter, de entre guillemets trouver une occupation, c'est pas péjoratique dans ma bouche.
C'est aussi du coup des jeunes qu'on arrive à sortir de cercle de précarité, qu'on arrive à sortir des assignations sociales et territoriales qui pourraient être les leur et donc à essayer de les projeter avec nous dans un avenir différent de ce que ces assignations auraient pu leur laisser croire. Je pense que il y a aujourd'hui un droit universel à la sécurité et que nous devons porter nous la question de la proximité et du respect institutionnel des forces de l'ordre quel qu'ell soit. Et c'est là où on doit quelque chose de très délicat quand on parle de la question du rapport aux forces de l'ordre.
Aujourd'hui, la première chose qui ressort pour tout un tas de raisons évidemment extrêmement légitimes, c'est une très forte défiance vis-à-vis des forces de l'ordre, un absent une absence totale de transparence. Or, je crois aussi que la question du contrôle démocratique sur l'exercice des forces de l'ordre est absolument fondamentale. La question des violences policières, à mon sens n'a pas été prise suffisamment au sérieux ces dernières années.
Quand on dit ça, on est tout de suite taxé soit de pas être suffisamment radical sur le sujet, soit d'être contre les forces de l'ordre. Il y a pas d'être pour ou contre les forces de l'ordre. Les forces de l'ordre sont un pilier de l'autorité de l'État.
En revanche, elles doivent la transparence sur leurs moyens d'acur façon d'intervenir et quand il y a des bavures policières qui sont commis, on doit la transparence aux citoyens et les sanctues. Vous m'avez dit jusqu'à 20h donc je fais appliquer pardon mais il faisait beaucoup de monsieur j'ai un petit peu j'ai un petit peu exagéré la plage. Peut-être un petit peu moins.
J'aurais juste une remarque à faire une proposition mais là je te laisse terminer. Donc globalement, je vais pas me rerépéter mais je voulais aussi dire un mot sur les questions relatives à la prévention. À Paris, ces 20 dernières années, nous avons vu un phénomène comme beaucoup de métropoles s'accroître qui était le phénomène de Rix.
Donc les RX, c'est des phénomènes de bande de jeunes au départ plutôt aux alentours de 16 ans. Aujourd'hui, nous à Paris, on est plutôt aux alentours de 13 14 ans, parfois même 12 ans, qui désormais est un recours quasi systématique à l'Ameusement, nous avons prenu un certain nombre de TC. Donc nous avons mis en place dans le casadre de nos actions de prévention qui sous-direction de la DPMP qui est dédiée, un grand nombre d'opérations, ce qu'on appelle la la prévention des RX donc avec des boucles de travail de coopération entre la police nationale, la police municipale, les médiateurs, les éducateurs de rue et le tout le tissu social donc notamment nos centres sociaux, les centres d'animation avec des la moindre microalerte prise très au sérieux de façon à éviter le recours à la RX et essayer de la déminé en amont.
Ça fonctionne extrêmement bien. Pour autant, je suis extrêmement inquiète puisque désormais nous avons des jeunes de plus en plus jeunes qui considère qu'avoir un couteau sur eux est quelque chose de tout à fait normal et poignarder quelqu'un au cou est quelque chose de tout à fait banal. et pas seulement les jeunes d'avoir été et pas seulement les jeunes comme on a pu le voir avant-hier à Paris.
Euh bien là en fait il coupé cette histoire de Rix euh on en revient à la question qui est celle de la police de proximité. Moi, j'ai écrit une histoire de gardien de la paix sur laquelle comme dans laquelle je me suis entre autres penché sur un quartier qui est le quartier de Charon dans le 20e arrondissement. J'y habitais et c'est celui dont tu parles à propos de la porte de Montreur.
Euh le policier de proximité, on parlait à l'époque du lotier travaillé à ce moment-là sur à la première moitié du 20e siècle. Il avait en charge avec quelques collègues un un qui était pour simplifié un 8e le 8e d'un quartier. Donc euh disons un 20e du euh un 20e d'amis.
Il y habitait. Ses enfants y étaient donc scolarisés. Il savaient tout ce qui se passait.
Il connaissait tous les patrons pistro, tous les commerçants est-ce que c'est aujourd'hui ? Ce sera l'idéal. Bien.
Mais moi, j'ai une autre question. Alors aussi à nouveau comme historia, c'est sur justement le rapport entre la population et la et les policiers. Alors, je dis les policiers et les gendarmes globalement. euh et notamment l'inscription de ces policiers et d'une certaine mémoire de leur mémoire dans l'espace urbain.
Et je prends un exemple précant été parisien. J'ai aussi écrit un livre sur les policiers plus de 150 qui sont morts pendant la semaine de la libération de Paris en se battant contre contre le C. Et j'ai cherché parce que je travaille aussi sur la mémoire beaucoup des historiques sur la mémoire et la mémoire collective comment elle s'inspire dans l'espace.
J'ai cherché les noms de rues qui honorent la mémoire de ces policies. Il y en a aucun dans tout par et pourtant je alors je pense à un exemple, il y en a d'autres mais lui notamment parlait de Samuel Patre collègue qui a été récemment mis à l'honneur euh Marc Bloc et qui a euh Mark Block méritait hein largement d'être mais qui c'est un de ces officiers qui mériterait tout. Il s'agit de Paul Turnier.
Si vous cherchez sur internet, vous trouverez sa biographie dans le métro. Euh Paul Turnier, il était bon, il était derrière de la paix et notamment euh il dans le 12e arrondissement. Il a quitté l'école à 13 ans après avoir fait un certain nombre de métiers comme la plupart des policiers à l'époque hein.
Quand il rentrait dans la police à 30 ans, il avait déjà travaillé la moitié de leur vie. Euh donc il a rentré comme gardien de la paix en 1927 dans la police. Euh il est vite devenu assez vite devenu inspecteur de police.
Et moi ce qui m'a intéressé vraiment c'est la raison pour laquelle meintéressé absolument à ce garçon c'est que c'est le rôle qu'il a eu pendant la deuxème guerre mondiale. déjà discrètement cela apparaît quand même dans son dossier dans son dossier administratif qui ressource il a aidé des juifs à s'évader alors qu'ils étaient retenus dans l'hôpital Rchid dans le deuxème arrondissement qu'il connaissait ensuite et ensuite et même pas très vite il a été avec un mouvement il a été en contact avec des mouvements de résistance et il a était parmi les créateurs de honor de la police qui était qui était le grand mouvement de résistance des policiers parisien pour les vite c'est eux qui ont lancé l'insurrection en plutôt gaistes mais quand même en bien sûr en débordant les communistes et même en en contournant l'égoïste de gouvernement hein parodie bien euh Il était donc dans honneur de la police. Il a même il a il est même parvenu à créer un groupe de euh un groupe au nord de la police au sein même des renseignements généraux qui étaient à la pointe de la répression contre les résistants et aussi de l'oppression raciste des juifs. euh il a préparé dans ce cadre là un attentat contre ce qu'on appelle parfois la guestapo française de la rue euh il a il a il a été il était membre de la sécurité du gouvernement gouvernement provisoire c'est s'il n'avait pas été tué on le verrait dans les films où l'on voit le général de Gaulle décembre les Champs-Élysées le 26 août euh il a été arrêté avec deux commissaires qui eux d'ailleurs sont morts en déportation. qui ces gens-là étaienturis.
Il s'est évadé grâce à la lettre d'un chemin et revenu dans la dans la clandestinée était complète et là toujours dans la résistance. Et au matin du 19 au matin du 19 àoût 44 il l'anait, il se rendait pour lancer l'insurrection à la préfecture de police. Il a été tué. par un barrage allemand inversière vers la carte de vers la guerre de bien moi je pense que ce garçon ce serait pas ce ne serait alors à la fois que justice hein de d'une rue attribuée mais ce que je pense surtout c'est que dans notre problématique là on a quand même une inscription qui devant l'ensemble de la population peut permettre de rapprocher justement les polici de euh de cette population pour qu'il ne célèbre pas dans l'entreoir ce qu'ils font hein depuis 47 48 qu'il ne célèbrent pas dans l'entreo leur rôle.
Voilà, c'était juste une remarque que je voulais faire et c'est une manière de euh mais théoriquement j'ai droit au cœur hein de du temps d'intervention. Euh c'est une je pense que cela peut cela peut avoir un au niveau singelaire qui est tout secondaire. Je suis entièrement d'accord, je l'ai bien noté.
Du coup, j'ai noté le nom. Je vérifierai parce que c'est vrai qu'on a beaucoup de dénominations à Paris, qu'on essaie aussi si on pouvait avoir une femme policière, ce serait bien puisqu'on essaie aussi de rééquilibrer un petit peu les choses dans l'espace public parce qu'on a beaucoup de dénominations masculines. Mais là où où je te rejoins complètement, c'est que la question de la réconciliation et la restauration de bien de confiance, ça ne peut pas être une incantation et ça doit se traduire dans des actes et parfois les actes c'est aussi de la porter symbolique.
J'y suis extrêmement sensible. Je vais regarder, je vais en parler à mon collègue La Borence qui est en charge de la mémoire et nous allons regarder ça en Et bien merci euh pour avoir tenu temps. Merci aussi Merci aussi à vous deux hein d'avoir laissé un petit peu après la Fédération Paris pour ceux qui veulent c'est de la police municipale parisienne.
Alors là aussi c'est un contingent un peu spécifique de police. Je pense qu'on a pas tout à fait les mêmes prérogatives que dans d'autres collectivités. Nous, on fait pas du tout de trouble à l'ordre public, on fait pas du tout de maintien de l'ordre, on fait pas du tout par exemple de saisine de quoi que ce soit.
Et par ailleurs, la police municipale parisienne n'est pas armée et ne le sera pas. Euh on est pour la gradation de l'armement létal et donc ça on va y réfléchir pour essayer de renforcer leurs équipements. Donc ils font plutôt euh de la circulation de la sanction et de la vérification tout ce qui concerne les infractions routières.
Tout à l'heure, tu l'as évoqué mais il y a eu on a beaucoup beaucoup de violence motorisé de plus en plus et on a eu un mort il y a de ça enfin un et encore hier en cycliste qui a été poignardé par un automobiliste. Ils font par exemple de la tenue de points de circulation lors des très nombreuses un peu trop manifestations événements sportifs événements publics qu'on a à Paris. Ils font de l'accompagnement social aussi puisqu'on a une été un contingent particulier qui s'appelle l'UASA, je me rappelle plus à quoi correspond les acronymes donc vous regarderez sur internet qui mêle en fait c'est une unité assez particulière puisqu'elle mêle à la fois des travailleurs sociaux et des policiers municipaux et donc ils font de la marude notamment auprès des sans-abris et des campements.
On a beaucoup de campements de migrants à Paris et d'ailleurs je vous dis on en a de plus en plus. C'est pas le sujet de notre table ronde. On a quand même un vrai sujet qui est en train de s'installer dans notamment dans les grandes villes et c'est absolument dramatique ce qui est en train de se passer.
Ils font aussi de la garde de nuit. Enfin voilà, on est plutôt sur des opérations, ce qu'on appelle vraiment la tranquillité du quotidien mais qui en réalité était fondamentale, ce que ne fait plus du tout la police nationale. Après on a différents types d'unités, pardon, je veux pas être trop longue, j'ai déjà beaucoup abusé de la patience et Johan Coin, mais on peut en parler. quand tu veux si tu veux passer tout à l'heure au pot de la fée de Paris, je serais ravie de s'y accueillir comme ça on fera bien faire du coup mais voilà il y a beaucoup de missions très diverses.
On a aussi des travailleurs sociaux, on fait de la prévention, on fait de la médiation, on a un très très gros volet de victim que j'évoqué tout à l'heure dans les commissariats. On a ce qui concerne aussi les victimes des attentats avec un très très grand travail sur ce sujetl donc on en discute quand tu veux. Pardon pardon et merci.
On continue. Je propose que l'on continue donc avec une élu municipale maire donc du grand métropole. Euh parmi les questions donc qu'on pouvait se poser, je dirais notamment que signifie la sécurité euh pour les socialistes euh donc laissant le sens de sécurité sociale qui nous fait monter prudent hein en fait c'est le mutualisme mutualisme mutuelle c'est-à-dire la solidaritéelle.
Moi, c'est plutôt l'ordre au sens socialiste et à nouveau celui de Coudon qui nous explique que la liberté fait que les individus spontanément créent collectivement une société harmonieuse. Et c'est ça, c'est un petit peu si remonte dans dans la on la préhistoire, le début de l'histoire, de l'histoire euh du socialisme. Si je peux me permettre en tant que en tant en tant que citoyen et du tout euh moi ce que je vois surtout c'est que c'est ce connaît pas la sécurité.
Alors ça a déjà été un j'habite à côté dans un petit village à côté de Cavaillon. Cavillon 25000 habitats. En 2021 de morts beaucoup de fusillades, des dizaines des dizaines de fusillades euh cette année et des morts hein quelqu'un qui est descendu avec euh en plein plein de ville en plein centreville un dimanche après-midi. des gens qui s'appik l'ensemble de la primation 2023 à nouveau de morts un plus un qui avait été exfiltré à Montpolier sur un autre point de ville euh voilà c'est ça aussi l'ordre c'est un peu le contraire de ça et pour la la population c'est quelque chose d'insupportable alors je vois bien ement les gens peuvent réagir.
J'ai une voisine qui est dans une école maternelle et justement dans la cité où il y a eu ses fusillades et elle nous expliquait bah d'habitude quand on va voir le mère au moment de la au moment de la rentrée, on lui demande des fois on lui a demandé des des gemets par alors l'humour est une manière de mettre à distance il y a d'autres manières de mettre à distance. cette personne très sympathique. Euh j'aime peut-être Merci.
Bonjour à chacun et à chacun. partir de de ce que tu viens d'évoquer puisque une des réalités de notre pays c'est que 80 % des règlement par âme à feu sont liés au narcratique et que c'est le paradoxe des élus locaux aujourd'hui c'est le paradoxe des maires socialistes en responsabilité c'est que le premier sujet qui nous occupe qui nous mobilise qui interpelle des sujets parfois extrêmement lourd extrement grave et qui parfois pourrit le civision des habitants et le dire de manière directe. C'est un sujet sur lequel le maire n'a pas de compétence direct parce que le narcotrafic par définition est une compétence de l'État. tu proposais tout à l'heure de nous présenter donc moi je suis maire de Nante et présidente de la métropole et dire à quel titre m'a terminer à cette ronde.
Évidemment comme mère, je vais devenir et puis j'ai coécrit il y a quelques années un ouvrage qui s'appelle la France sous haute tension avec Marie Léon la patronne de la CFDT puis Lucile Schmit. Mar parlait de la question du travail et d'attention aussi de des questions de bascule et moi j'avais fait le choix d'évoquer les questions de sécurité dès 2018 avec neuf autres maires j'interp ministre de l'époque pour vous dire attention nous sur le terrain on sent juger de narcotrafic public pourtant je suis maire d'une ville où dans l'imaginaire français et dans la réalité française on n'est pas à Marseille je dis de manière simple je sais pas s'il y a des amis marseillais dans la salle je dire et toute son équipe mais je le dis parce qu'il y a eu une bascule en France et qu'aujourd'hui toutes les semaines je reçois des courriers de maire de ville moyenne parfois de mère de petite ville disent Johanna madame la mère on a maintenant les mêmes questions que les grandes villes et on a moins de moyens pour vous faire face en 201 2021 avec une cinquantaine de mes de grande ville qui c'était extrêmement vaste dans le point de politique puisque ça allait de Martin à l'époque à Christian Estros donne l'idée de la galaxie. On signait une tribune dans lequelle on appelait un grand plan national européen pour lutter contre le narcotrafic et dans lequel on faisait un salon de proposition précise un parquet dédié la question des douanes pour ça qu'il unjet portuaire extrêmement fort et cetera et cetera est arrivé la loi sur le narcotrafic moi j'avais été auditionné j'étais à l'époque présidente de France urbaine donc l'association de toutes les grandes villes du pays par les rapporteurs Gér Durin socialiste a fait un goût énorme et d'une grande qualité sur ce sujet et dans la première de la loi narcotographique, nous l'avons parce que oui, il y avait besoin face à des professionnels organisés de moyens organisés.
Je pense qu'on a besoin de continuer à être force de proposition et à assumer ces sujets, à les assumer comme hommes et de femmes de gauche. J'évoque une proposition que j'ai mis dans le débat public récemment. Je crois qu'à l'instard de ce qu'a fait la grande time, nous avons besoin d'un service de renseignement dédié.
Pourquoi ? Parce que tous les maires vous diront que le sujet c'est pas simplement d'enlever le point de deal en bas de la tour. Bien sûr qu'il faut le faire parce que ça permet aux habitants de respirer mais que le vrai sujet c'est le démantellement des réseaux de narcotraafiquement que face à des professionnels organisés on a besoin de moyens organisés.
La deuxième chose que je voudrais dire, c'est un paradoxe. Dans le débat public en France sur les questions de sécurité et particulièrement quand on parle de narcotraficie, en fait, on nous demande de choisir est-ce qu'on est dans le temps de la fermeté républicaine ou est-ce qu'on est dans le temps de la prévention. Je le dis, poser le débat comme ça est stupide.
Alors donc vous le dire avec un peu de force, mais je crois que nous, la gauche des socialistes, nous devons poser les deux. Nous devons incarner les deux. l'ambition de la fermeté républicaine dans démantellement des réseaux de narcot et l'ambition de la prévention.
Et je voudrais quand même donner deux exemples très concrets sur la prévention. On estime aujourd'hui qu'en France le chiffre d'affaires du narcotéraphie en gros c'est 5 milliards 5 personnes. Le fond interministériel prévention pour lutter contre la délinquence c'est 46 millions et il a été sous les derniers gouvernements Macron raboté toutes les dernières années.
Est-ce qu'on imagine qu'on a un rapport de facteur sans entre ces logiques ? Je donne un dernier exemple très concret issu de l'expérience de terrain qui est la mienne. J'ai eu malheureusement, nous avons eu à Nant pour les derniers mois un meurtre clairement lié au narcot trafic d'un mineur.
Le ministre de l'intérieur se déplace usage dans ce type de situation. Je forme deux demandes. Une première demande de renforcer en forme médiat je obtiens.
Une deuxième demande de renfor de l'investigation je tiens tiens là la création d'une antenne au je l'ai nécessaire et puis je lui dis j'ai une autre demande monsieur le ministre qui est une demande sur la prévention qui se trouve qu'on a souvent une expérimentation qu'on appelle l'expérimentation limite qui est menée en lien avec la MCK. C'est la mission intermisselle de lutte contre la drogue et les addictions. Cette expérimentation, elle a visé dans ce quartier précis à repérer entre 20 vingtainees de jeunes, on va dire, qui sont sur le moment de bascule.
Ça veut dire quoi ? On a mis autour de la table les profs, les éduques, les assistantes sociales, parfois l'entraîneur de club de foot qui repère le moment où le jeûne va basculer vers le piège de l'argent et qui propose un suit personnalité. Je théorise.
Voilà, je souhaite que cette expérimentation quand même à moi trop pour en faire un peu définitive soit étendu au quartier qui a été concerné. et bien il a été plus rapide, plus facile d'obtenir les renforts de moyen sub d'obtenir les renforts de Je raconte ça parce que c'est comme si aujourd'hui il y avait euh ce qui ce champ là j'ai ajouté un dernier élément la dit la vérité c'est qu'aujourd'hui l'un socialiste assume ces sujets et même qu'il se les colle je pas de le dire comme ça mais c'est quand même le cadre de l'immense majorit des situations et qu'on a besoin de mobiliser tous les maltons l'éducation la prévention la sensibilisation la sanction la fermeté sans oublier le malfice quand on regarde en nombre de rapports juges du paradis le nombre de juges en France rapport aux autres pays européens mais enfin les amis quand la gauche va regagner dans ce pays qu'il va falloir que la gauche regagne dans ce pays oui nous aurons sur le justice je termine par un trè point moi je suis devenu tout sans exception y compris les marturs que vous avez je m'explique dans la campagne municipale que j'ai eu est leu dans un débat la question des violences policières et là quand on dit seulement le mot violence policière c'est quand vous dites violence policière vous êtes logist alors vous dites la police non je dis pas la police et je ne le dirai jamais je crois c'est Mais moi dans ma vie un jeune est mort une année un soir de fête de s'appelait Steve Maillot. Ce jeune avait une vingtaine d'années qui ne faisait rien d'autre que faire la fête avec ses amis.
Donc oui, assumer ces éléments. Je porte chorine le sel depuis longtemps avec d'autres et je dirais un mot ensuite particulier pour Corine, la nécessité du récepé Corine, on a souvent ce débat en national et parfois parmi les mêmes tous très engagés sur les questions de sécurité, nous n'avions pas la même approche sur ce sujet. On doit pouvoir dire des choses simples.
Quand on est une femme de gauche, un homme de gauche, on doit dire que oui en France un jeune noir ou un jeune arabe est plus contrôlé sur ces sujets. l'occasion de remercier ma ching pour les combats nous avons besoin de voix de sénateurs de sénatistes pour parce que les mères qui sont sur les ter ça vient à quel point ces sujets sont très parce que derrière ce qui se joue c'est bien nom là qui s est-ce que tout le monde est considéré avec le même respect par la République est-ce que la République elle me considère est-ce que elle me respecte ou est-ce que la couleur de ma peau, le quartier dans lequel j'ai grandi fait que Je suis en permanence. Moi, j'inquiète personnellement juste derrière dans les quartiers les propres enfants en sortant de gén à 17 ans ne se sont jamais été contrôlés.
Jamais il semble dans la rue tout le monde sait pas que il est le fils de la mère. Ses copains qui habitent à 30 m sont tous fait contrôler d'ors et déjà une trentaine de fois dans leur propre vie. Comment vous voulez que nos enfants qui ne grandissent pas dans le même rapport avec les entre qui ne grandissent pas dans le même rapport avec la police aujourd'hui dans notre pays et un rapport à la République qui soit donc moi je suis ce soit l'explication pleinement d'abord parce que la vérité c'est qui sont les plus exposés à ce sociable à faire la bataille pour la sécurité fait partie pour la grande bataille pour Je suppose que nous passions ce qu'on appelle aujourd'hui le continent de sécurité et je suppose que nous continuons à porter des marteurs de justice sociale extrêmement fort sur ce sujet et contrairement à ce que j'entends parfois quand on me dit oui mais tu sais je suis pas très m aujourd'hui électoral j'ai entendu ça je l'ai même entendu à gauche je l'ai par même entendu je le dis quand le rassemblement national est aussi fort qu'il est aujourd'hui Mener la bataille culturelle, c'est aussi mener ces débats là, tous ces débats là sur le juste une petite remarque.
Depuis la libération, ce qu'on peut estimer comme étant les meilleurs ministres de l'intérieur, tous étaient socialistes. pour Merci. Je vais m'appuyer sur ce que vient de dire Johanna et ce qu'a dit auparavant Lamia parce que le travail qu'on fait au Parlement euh et en particulier au Sénat parce que nous sommes la chambre des territoires nos électeurs sont sont les les maires les conseillers municipaux et donc il y a une écoute particulière peut-être bien plus qu'à l'Assemblée nationale de ce que peuvent nous dire nos élus territoriaux les la question de la sécurité été aujourd'hui effectivement une question qui touche tous les territoires, qui touche euh qui qui est transpartisane dans sa dans dans les enjeux et dans les demandes euh bien sûr dans les réponses.
Par contre là, il y a de vraies différences entre la gauche et la droite et et même au sein de la gauche euh dans ce que nous pouvons porter en tant que en tant que socialiste. Euh effectivement sur la loi narcotrafic pour commencer par là puisque tu parlais de de ce sujet Johanna. Jérôme Durin qui est quelque part par ici dans dans je l'ai croisé dans le campus aujourd'hui euh a a fait effectivement fait un énorme travail avec sa commission d'enquête et ensuite porter une une proposition noire euh que nous avions volontairement alors qui qui doit qui a besoin d'être évalué aujourd'hui dans laquelle il y avait des il y avait des beaucoup de points très positifs mais dont pour l'instant on on n pas encore des évaluations ation sur les effets réels parce que c'est encore un peu trop tôt parce que d'ailleurs il encore beaucoup comme d'habitude beaucoup de décrets qui ne sont pas sortis et que par que même parmi les dégrés qui sont sortis des choses qui sont mises en application on commence à voir peut-être des des décrets qui ont été mal écrits et des choses qui sont pas très bien appliquées.
Donc il y a besoin de faire une évaluation. Ça c'est toujours le problème de la loi, c'est qu'on essaie de répondre à on répond à des demandes, on essaie de on essaie de construire des réponses qui qui viennent du terrain et puis et puis après, on fait aussi de la politique quand on fait du quand on quand on écrit la loi et on écrit pas toujours bien. Euh et euh et et ce qui était euh aussi en tant que socialiste le challenge de porter cette loi narcotrafic de manière transpartisane au Sénat parce que pour quand on est socialiste pour faire voter loin qui vient d'un sénateur socialiste au Sénat faut travailler mais un transpartisan he sinon il y a aucune chance que ce soit voté et bien on avait choisi délibérément de se concentrer uniquement sur la partie répressive et donc assumer de se concentrer sur cette partie répressive donc qui concerne euh bah les trafiquants et d'exclure les mineurs qui pouvaient être impliqués dans les trafics et d'exclure la question des consommateurs parce que nous savions que là nous ne pouvions pas trouver d'accords transpartisant avec la droite sur la manière de traiter les mineurs parce que on l'a vu avec c'est même pas besoin d'aller chercher chez Retaillo avec Gabriel Atan qui l'année dernière fait passer une loi sur la justice des mineurs qui a été largement heureusement censurée par le conseil constitutionnel mais qui remet largement en pose les principes fondamentaux de la justice des mineurs, c'est-à-dire de considérer que parce qu'ils sont mineurs, on peut pas les on peut pas les traiter comme des adultes.
On doit avoir une justice spécifique qui prenne en compte le fait que bien ce sont des personnes qui ont encore un jugement qui n'est pas encore complètement formé, une maturité qui n'est pas encore totale et qui ont besoin d'un accompagnement spécifique. Et puis bien sûr les consommateurs parce que évidemment il faut d'abord c'est là où on doit avoir une approche de soin et de prévention et pas une approche exclusivement agressive qui n'a très que très peu d'efficacité et voire peut être complètement contre-productive. Et donc nous nous sommes concentrés uniquement sur les questions euh de répression de et de et de sur les trafiquants et nous continuons à l'interface et je pense que c'est c'est vraiment ça va être jugé maintenant du contrôle de l'autre l'aspect du travail parlementaire du contrôle de la loi et donc de pouvoir faire une mission d'information une mission d'évaluation qui j'ai premier premiers éléments d'évaluation qui ont commencé pour voir l'efficacité de cette loi pour voir comment est-ce que on peut l'améliorer peut-être parfois Comment est-ce qu'on simplement on a sur les moyens nécessaires à la mise en œuvre de ce qu'on a voté ? euh parce que euh on on a un problème de narcotraque qui reste quand même largement entier dans ce pays, qui continue à congraîner notre société à tous les niveaux et avec une asymétrie des moyens qui est extrême qui est vraiment effrayante, c'est une asymétrie des moyens parce que ce sont vraiment les narcotrafiquants qui sont organisés en multinational avec une une organisation mais quasiment enfin de professionnel vraiment quelque chose d'extraordinaire avec une diversification des des de leur sources de revenus de le de leurs produits avec aussi un système de corruption aujourd'hui qui est en train de miner le pays à tous les niveaux dans dans les douanes, dans la police, dans la justice, dans la polite, dans la dans les gardiens de prison et et donc ça c'est vraiment quelque chose qui qui est un un énorme enjeu sur plusieurs années et qui n'est pas évidemment isolé à la France et donc sur lequel on voit aussi avoir des réflexions européennes et internationales. des coopérations européennes et internationales.
Euh et puis il y a d'autres projets loi auquels on n pas participé et entre lesquels on s'est plutôt battu ou même si on s'est pas enfin on a essayé d' porter notre pierre pour essayer de les améliorer un petit peu. Il y en a deux de très notables. ces derniers mois qui sont don dont je veux parler ici, c'est euh il y en a un qui vient juste d'être voté qui est qui est qui est mise en heure là qui s'appelle le projet Paris Poste qui donc actuelise et qui donc qui veut dire une réponse immédiate au problèmes d'ordre public et de sécurité de la de sécurité de tranquillité des citoyens.
Voilà. Euh et donc qui euh a un texte un peu fourtout, qui était au départ un texte fourtout qui pouvait être intéressant mais qui est un peu devenu un texte n'importe quoi euh où on avait mis ensemble les questions des rêves parties du toxique d'azote euh des euh des gens du voyage, des problèmes de supporters dans les stades. Euh il y avait vraiment un peu il y a un peu de tout.
Euh et euh je pense que on a on a obtenu deux choses quand même côté socialiste euh en particulier au Sénat, on a obtenu euh que ça c'est porté par la sénatrice Marion Canal euh le le fait que protoxide d'azote la vente de protoxyde d'azote soit contrôlée maintenant et soit réservée professionnel. Ça c'est quand même une avancée importante. Et puis une autre proposition qui était qui a été portée par la sénatrice Audre Mkenel sur l'encadrement des de l'accès au aux voitures grossré des bolides.
Donc pour les jeunes qui sont encore en en en permis en période probatoire de leur permis parce qu'on sait que c'est un objet public pour eux-mêmes et pour les les autres personnes qui se retrouvent sur la route avec eux. Euh et donc euh donc ça ce sont deux petites avancées. Malgré cela, au groupe socialiste, au Sénat, nous nous sommes abstenus sur le texte mais à l'Assemblée avant ça, le groupe même le groupe socialiste avait voté contre.
C'est là où on voit l'impact euh des moments électoraux dans lequels on se trouve. différence, c'est qu' en réalité, je pense que dans grand partie des compris des sénateurs socialistes, on estimait que ce texte était pas très bon, que on devrait pas le voter. Euh moi, j'ai été même tenté de ne pas participer au au votes.
Après, j'ai respecté la la discipline de de groupe et je me suis je me suis abstene. Mais euh euh on a je pense personnellement que le le texte était suffisamment mauvais pour qu'on vote contre parce que malgré ces deux petites avancées, il y avait beaucoup de choses qui étaient de l'ordre de la communication politique et avec aucune efficacité. C'estàd que qu' avait des vrais problèmes qui étaient posés sur la table mais des solutions qui étaient beaucoup d'agitation mais avec peu on verra mais je pense peu de de capacité à être mise en œuvre de manière efficace et aussi un quelque chose qui est vraiment une orientation qui n'est vraiment pas de gauche qui est de s'éloigner du respect des libertés individuelles et des droits fondamentaux les uns et des autres et donc de passer beaucoup à de bah d'extension des ED.
Donc ça veut dire des exerctuels, c'est-à-dire donc bah des plus de peine individualisé proportionné, euh plus de recours enfin difficilement recours au juges, beaucoup de peine administrative euh et aussi beaucoup de recours parfois au préfet, c'est-à-dire des choses qui avant passé devant le juge, pardon, on demand autorisation au préfet d'aller directement. Et donc là, on on est vraiment dans une logique qui n'est qui ne peut pas être la nôtre quand on est de gauche, quand on est socialiste. C'est pas ça l'ordre républicain qui doit être le respect de l'état de droit, respect de principes fondamentaux d'état de droit.
C'est pour ça que la République fonctionne. C'est parce que c'est c'est parce que l'ordre républicain maintenant que la promesse républicaine peut être réalisée. Donc ça, on doit y être particulièrement attaché.
Mais tout ça dans un quand on est en campagne électorale pour les élections sénatoriales parce qu'on a la moitié du Sénat qui en renouvellement, c'est très compliqué d'aller expliquer au maire à nos grands électeurs que bah on a voté on a voté contre une loi qui bon le ministre de l'intérieur explique que ça va résoudre le problème de l'occupation d'espèces judiques sur les rêves que ça va problème problème permettre de résoudre des problèmes de redouurbain ça et Donc voilà. Alors que moi personnellement, je pense qu'on doit on doit assumer de faire l'effort de dire bah non, parfois on a des bons problèmes qui sont posés sur la table on vous propose des mauvaises solutions, on peut pas les noter. Euh voilà. euh sur la sur la l'autre texte dont je voulais vous vous parler, c'est celui sur la police municipale euh parce que ça touche aussi justement euh au euh on a parlé au continuum de de sécurité et donc du rôle de de chaque type de force qui peut exister, force de sécurité qui peut exister euh et de comment les les unes s'articulent avec les autres. un projet de loi sur la police municipale qui a été voté au Sénat euh au mois de février avant les élections municipales.
Euh et et là il y avait aussi on éétait pas tous d'accord au sein du au sein du groupe au Sénat de manière assez intéressante la quasi-totalité des commissaires socialistes aux lois donc sénateurs socialistes qui sont la commission des lois dont je fais partie. Nous pensions qu'il fallait à une exception près qu'il fallait que nous devrions probablement voter contre cette version du texte pour essayer d'appeler l'assemblée à l'améliorer, d'appeler fortement l'assemblée à l'améliorer ou au minimum de s'abstenir pour pour pour pouvoir montrer que nous sommes pas contre le fait d'avoir un texte sur qui qui permet à la police municipale qui estant certaine du prérogatif de la police municipale pour permettre d'aller au bout de certaines de ces actions. parce que parfois il y a des choses qui sont complètement imbéciles he dans les positions municipaux dans des dans des actions de tranquillité publique. sont obligés d'attendre qu'il y ait un policier de la police judiciaire qui vienne mettre les les les amendes de les contraventions qui viennent il y a des choses qui sont un peu absurpant mais euh il y avait quand même un un problème là de principe qui était que on com on entrait sur une pente glissante qui est en acte de fait qu'il y aura jamais assez moyen de la police nationale et qu'on se décharge de plus en plus sur la police municipale.
On donne au maire la possibilité de parce que c'est pas obligatoire parce que c'est chaque c'est la géométrie variable. Chaque maire décide ce qu'il peut faire. Et donc là, on va accentuer les inégalités territoriales puisque selon selon la les moyens de la de la de la collectivité, on va avoir une police et selon la choix prioritair budgétaire de la collectivité. qui va avoir une police qui va avoir plus de moyens, plus ou moins de moyens, qui va avoir plus ou moins de de prérogatives euh et puis euh et puis en plus on va mettre une pression thérique parce qu'on sait qu'il y a de la pression politique aujourd'hui pour les maires donc qui sont au premier rang bah d'utiliser tous les outils qui sont à leur disposition alors même que on va peut-être pas leur donner les moyens budgétaires de financer ces moyensl plus quand on commence à mélanger le rôle de la police administrative de la police judiciaire nationale si déjà un grand problème Quand on commence à essayer de faire de la police municipale, des adjoints de la police judiciaire et autre commence à poser la question de la responsabilité juridique entre le procureur qui est le maire qui est normalement le chef de sa municipal, on commence à rentrer dans une confusion des gens qui pouvaient être dangereux y compris pour les cellules locaux.
Et donc tout ça, tous ces éléments d'alerte là, on voulait les poser. Euh on était juste avant les élections municipales. Euh il y a eu un choix où le des commissaires euh donc les sénateurs socialistes à la commission des lois qui connaissaient le mieux le projet de loi était plus réticents à le voter mais on a été mise en minorité par le groupe et donc le groupe a voté.
Le choix du groupe majoritairement a été de voter pour cette version du texte au Sénatin. Il va arriver là normalement, j'entends, c'est pas encore officiel, mais enfin, j'entends dire qu'il va arriver à la à la rentrée à l'Assemblée nationale. Donc, on verra ce qu'il deviendra.
Je pense que c'est un plan de vigilance particulier qu'on doit avoir et parce qu'on a besoin de porter en tant que socialiste une vision très claire de ce que doit être la police municipale par rapport la police nationale pour pas rentrer dans une logique où on considère que ben on va pas renforcer les moyens de la police nationale et donc on va continuer à se recherger sur les polices municipales. Et dernier point, une politique de sécurité ça ça a été déjà abordé et et par Ania et par Joana français. C'est vrai aussi quand on réfléchit au niveau parlementaire ça peut pas être que de revenir à la gouverne.
Une police de sécurité politique de sécurité c'est global c'est effectivement la prévention c'est la justice la question de la question de la proportionnalité de la peine du sens de la peine de la manière de la réinsertion pour pour la lutte contre la la récidive. Euh c'est aussi de l'urbanisme. Euh c'est aussi comment on pense euh les la vie de nos quartiers pour éviter l'installation.
C'est donc c'est c'est tout un c'est c'est toute une politique globale qu'on doit avoir et quand on est socialiste, on doit pouvoir porter. Et c'est ça qui fait la différence avec la droite avec sa droite comment il pour eux la politique de sécurité c'est uniquement plus de répression plus de répression plus de répression et plus de chiffres. Même quand ça n'a aucune efficacité, même quand les policiers eux-mêmes Même quand les policiers eux-mêmes se rendent compte qu'il y a un problème avec le sens de l'investion.
Il y a un problème avec eux-mêmes sont en souffrance parce que on leur fait faire des choses, ils ne voient pas. Et et ça aussi ça explique aussi pourquoi c'est si de plus en plus difficile de faire respecter les polycers des principes de déontologie qui sont absolument essentiel. par tout à l'heure effectivement des contrôles faciliter sur les mais c'est vraiment une question globale sur la pause du quotidien fait choisir d'avoir une confrontation qui constante avec la jeunesse plutôt que dans une relation de dialogue. aussi des politiques de maintien d'ordre euh tout ça de plus ça va plus on a un problème à à avoir des doctrines où la déontologie des est vue comme un facteur d'efficacité et comme un facteur bah de tout simplement de de respect du droit, d'incarnation de la République dans l'espace public de l'autorité de l'État de la manière la plus positive possible.
C'est vu de plus en plus comme beaucoup des des policiers ce qui n'est pas nécessairement de leur cadre mais le problème c'est que c'est encore très isolé quand on a une discussion individuelle avec des commissaires de police personnes du GP du GG et cetera, ils amèent des problèmes même avec certain politiqu ament des problèmes dès qu'on passe au niveau institutionnel et refus de reconnaître qu'il y a un problème systémique. Tant qu'on refuse de reconnaître qu'il y a un problème systémique ben on fait pas de réforme. parce qu'on estime que c'est juste terrier l'intelligent.
Ça ça c'est vraiment là-dessus, je suis absolument d'accord avec moi. Il faut absolument euh se accepter de de prendre frontalement le sujet de laisse, pas uniquement euh sur évidemment sur la question de des souffrances que que ça cause sur la population, des discriminations, des inégalités qui qui qui en f mais aussi dans une dans un état d'esprit de de même pour les policiers eux-mêmes, pour l'efficacité de leur travail, pour le centre de leur mission, aussi le fait que eux-mêmes se sentent respectés dans ce qu'ils font parce que ils font bien leur travail et parce que on leur donne des directives qui leur permettent d' Merci pour ces deux interventions. euh des questions maintenant avec juste une remarque euh sur propos de ces qui seraient heureux de pouvoir bien faire leur travail et qui de fait sont en souffrance on peut dire ça pour beaucoup beaucoup de fonctionnaires et notamment que je connais bien c'est l'éducation nationale notamment la première situation dans le Alors pour les questions, je suis pas spécialiste, je suis pas bien présenté, je suis pas spécialiste de l'histoire Mes travaux portent sur l'histoire du travail et des métiers.
C'est dans ces perspectives que les seul sur euh Bonjour. Euh alors ce matin, j'étais euh à au débat sur donc la jeunesse et la police et vers le fin du débat, un intervenant a fait remarquer qu'en fait, contrairement à ce qu'a dit un ancien président de la République qui avait une Rolex quand il l'a dit qui maintenant plutôt un embrasser électronique au poigné, la sécurité et la police c'est pas la même chose. Et au fond, la question c'est donc bah qu'est-ce qui fait l'insécurité ?
Il y a une approche sociologique qui je pense tout reconnue qui aujourd'hui dit que dans un pays l'un des phénomènes principal qui va créer de l'insécurité c'est les inégalités avec des frustrations qui vont être créées et peut-être plus encore les inégalités que la pauvreté. Euh alors je sais pas si cette approche on l'a en on la prend en compte nous qui sommes socialistes et qui nous battons pour justement une société plus solidaire et plus égalité. Est-ce qu'il y a une possibilité de de rappeler ce ce point de vue ?
Euh et alors alors ça n'empêche pas le fait bien sûr de d'avoir une police une police efficace, d'avoir une approche pragmatique par rapport à des problèmes du quotidien auquels il faut apporter absolument des réponses sans se cacher derrière son petit doigt. Mais par contre euh bah en fait quand je vous écoute, j'ai l'impression quand même que tout va de l'intérie d'améliorer sincère de nos élus socialistes et sans doute des autres, mais qu'en fait on n'y arrive pas. Il y a de plus en plus de violence, il y a de plus en plus d'agressivité euh sans doute à la fois parce qu'on en prend peut-être plus compte mais euh euh aussi parce que la la situation semble quand même se dégrader malgré des actions très volontaristes.
Donc voilà comment intégrer aussi cette problématique à long terme du retour des de l'égalité. Bonjour. Moi, j'avais une question par rapport à l'économie parallèle du narcotrafic qui est quand même je pense un un point crucial central.
Comment on peut faire pour démantler cette économie qui malgré tout se confront quand même avec la l'économie on va dire les gar entre guillemets. Il y a quand même des enjeux. J'ai l'impression que pour avoir vu des reportages notamment sur LCP, pour avoir lu, écouter, entendu et là encore aujourd'hui, il y a d'ailleurs un très très bon documentaire sur le narcotrafic sur Public Sénat.
Ça dure 2 heures. C'était l'audit en fait par les je crois les sénateurs qui ont audité des personnes qui ont fait du trafic, notamment la French Connection, un des plus anciens qui était à la tête de la French Connection et qui parle justement de ce qui se faisait avant. Il a fait sa peine de prison hein plus de une vingtaine d'années en en tout en somme et ce qu'il lui sur tous il l'a dit très clairement.
Il a dit aujourd'hui avant il y avait une certaine déontologie. Son c'est une déontologie. Aujourd'hui les enfants de 12 13 ans en fait les adolescents tuent alors que eux ne le faisaient pas à l'époque.
Donc moi j'ai vraiment l'impression que ce problème là il est tellement gangrainé en fait que il fait partie d'une économie que si on l'a fait tomber peut ça ça peut faire tomber aussi l'économie légale en fait. Je sais pas comment au niveau des politiques parlementaires et là vous pouvez agir. 3è question après si vous voulez ou et puis ensuite d'autres questions.
Bonjour. Donc je suis élu dans une commune toute proche locale de l'État euh à Vine là Loire. C'est 8300 habitants.
Euh, on a une police municipale, on a de très bonnes relations avec la police nationale, réunion hebdomadair, des rendez-vous entre le maire et et le commissaire tous les mois. Enfin voilà, ça se passe bien. Et puis ma question, c'est un peu comment est-ce que on peut être un peu plus inclus ?
Je vais vous raconter une anecdote sur pourquoi ma pourquoi j'arrive à cette question, c'est qu'un jour je regarde un super reportage. La drogue est dans le prê, j'imagine que vous l'avez déjà vu. Euh donc la drogue est dans le prê, c'est super.
Je regardais ça, j'étais un peu effarée effectivement ça raconte que maintenant c'est plus que dans les grandes villes, c'est aussi en zone locale et cetera. Je regardais ça en disant Fre, on en arrive là. Et puis jusqu'au moment où je dis mais c'est marrant, j'ai l'impression de reconnaître cette truc.
J'ai l'impression de de reconnaître et jusqu'au panneau, je vois s'afficher vinil et là je dis pardon mais merde c'est chez nous. Et en fait le reportage bah parle de bah d'une maison relaée là où on stocke la drogue. Donc une gentille famille, une maman avec deux enfants et qui stockait dans cette maison d'un quartier résidentiel.
Euh ça se passait en 2019, j'ai vu ce reportage en 2024. J'envoie tout de suite un message à mon mère. Je suis sa première adjoint, je dis mais dis donc c'est quoi ce truc ?
Tu étais au courant allume la télé mon dieu quoi on est la starde. Et il me dit bah non j'étais absolument pas au courant et je trouve que pas savoir enfin comment est-ce qu'on peut le traiter justement sur la prévention ? Comment est-ce qu'on peut agir nous si on sait pas que ça arrive chez nous si on sait pas qu'on en est à ce point-là ? sur la première question euh avec ce qui se joue derrière le rapport d'inégalité et les questions d'insécurité, parfaitement raison.
C'est quand même un des défis majeurs auquels on est confronté avec, je disais tout à l'heure, les plus précaires qui se retrouvent directement exposé. Une mère famille monoparentale qui élève ça tous ses quatre gamins quand elle se retrouve arrivé en bas de chez elle en tête à tête avec le dealer. Euh bah il y a une option contrôle social où le dealer est charmant avant de dire comme ça.
Il aide à monter les courses. Parfois même il propose de garder la petique. Je je le dis volontairement dans cette terme là parce que c'est aussi une partie de l'organisation dans le système parallèle.
Puis il y a l'autre version où elle est fragile, elle est vulnérable et donc elle est la première concernée par agression, violence et cetera. La deuxième chose que évoqué avec la question, c'est aussi par rapport à la distorsion médiatique. Je vais prendre un exemple sur euh les violences fait de femmes.
Une alors évidemment, il y a dans notre propos, je dis je l'ai vu en ce moment, mais je peux pas le préciser, aucune hiérarchisation gravité des faits. chacun ses fait et aussi mais euh une agression d'une femme sur l'espace public, ce niveau de médiatisation reste aujourd'hui 50 fois supérieur à une agression dans la sphère familiale. Et pour autant, on sait aujourd'hui la recherche toutes les études démontre que le plus grand nombre de causes posées sont dans l'environnement familial.
Je le dis parce qu'il y a une distension médiatique et que la droite et l'extrême droite se là-dessus un petit peu mentalisé et ça renvoie ce que disait. C'est pas facile de dire "Attendez, ne tendons pas la réalité parce que dès qu'on dit ça, c'est la gauche angélique." Alors si en plus vous êtes une femme, double procè unités, vous êtes une nana et vous êtes de gauche.
En plus, vous osez la ramener sur la sécurité, je le dis parce que c'est aussi un des enjeux du débat public, mettre de la rigueur, mettre du sérieux sur des faits aussi graves. La deuxième chose sur la question d'économie souterraine et et d'économie réelle, deux choses. La première, c'est la raison pour lesquelles chez lequel les proposition contract fait avec les mèes.
Dès le début, on a dit il faut aller chercher au portefeuille des narcotrafiquants. La saisie des avoirs des narcotrafiquants reste un élément déterminant quand vous rassez autant d'argent. La question des peines de prison, la question de on sait aujourd'hui là aussi démontré recherche sérieuse trouve que c'est la saisie des avoirs qui est aujourd'hui en des rares freins outre compris dans jeis dire cliché de celles et ceux qui ont pris ces options.
Enfin sur la question de la collègue que j'écouté avec grande attention euh en fait c'est insupportable quand on est mère ou quand on est adjointe. se dire il y avait ça, j'ai pas été prévenu et cetera. Donc ça renvoie un débat ancien et complexe entre l'État et les collectivité locale sur qu'est-ce qui est partagé, qu'est-ce qui est pas partagé.
Je veux le dire aussi parce que quand on évoque les questions de sécurité, ça regroupera avec la première question. On parle souvent de ce qui fonctionne pas. Il y a aussi des choses qui fonctionnent et je crois qu'il faut le dire parce que sinon dans la désespérance il possible la pas gagnable.
Moi je prendre un exemple très concret. On a à N c'est le cas dans dans certains de villes et notamment de grandes villes mais pas seulement ce qu'on appelle les groupes locaux de traitement de la délinquence. C'est quoi ?
Ça veut dire que tous les 15 jours, le procureur il met autour de la table un certain nombre de professionnels, le responsable de la ville en charge de ce sujet et à cet endroit-là, on accepte justement de laisser le secret de côté parce qu'on a besoin de sortir des sida pour aller vers de la transversalité. Aujourd'hui moi l'exérence qui est la mienne c'est que ça en fait ça dépend des couleurs. Il y a des villes où ça se fait.
Je remarque que souvent ça se plus dans les grosses vie sujet parce que ça veut dire qu'en terme d'autorité quand vous passez un appel au copy c'est pas ce bazar je suis pas grand. Moi je le sais parce que parfois elle est dans une petite communauté de chez moi ma mère tu veux pas appeler le procureur parce que moi quand je l'appelle d'abord je l'ai pas j'ai la secrétaire puis il me rappelle jamais. C'est pas une question forcément nos volontés personnelles mais ça veut dire que dans l'organisation même là aussi du système de la République des choses.
Oui. Et puis et puis pour continuer sur ce que tu viens de dire, c'est là aussi on voit la question des moyens parce que les procureurs s'il évalent pas tous les mêmes que grands-mêmes, c'est parce qu'ils sont déjà débordés par leur travail aussi. C'est pas nécessairement il y en a qui sont mauvaises montés mais c'est pas la mauvaise monté c'est aussi parce que on a des ces administrations on a des magistrats qui sont complètement complètement débordés et c'est aussi au cas des préfet c'est vraiment encore chez les préfets parfois il peut y avoir selon les directives qui viennent du ministère de l'intérieur plus ou moins de compter de travailler mais c'est moins le cas je crois chez chez les procureurs euh je crois sur les sur les les la questionécurité est-ce qu'on plus je sais pas, j'ai j'ai pas de j'ai pas sous la main de en tête de chiffre exact, mais il me semble que dans les études des dernières années que que je vois que c'est moins que il y aurait plus de de délinquence, de crime, c'est plutôt que les il y a une augmentation de niveau de violence de sergent cré et en particulier lié au narcotrafic.
C'est que en règle générale, je je pense qu'on est plutôt en réduction des actes de délinquence, mais que les il y a des actes criminels qui sont maintenant d'une violence extrêmement importante et puis on a ces ces effets de gang de certains quartiers de certains qui sont pas fait effectivement maintenant qui sont plus du tout uniquement le fait de grand ville. Je suis s on a des grandes villes 39 communes dans département. La plus petite elle fait 5000 habitants.
C'est c'est un département un peu particulier par rapport à tous les départements de France. Donc euh mais maintenant on voit bien que y compris dans les dans les petites les plus petites communes, on a aussi des problèmes de de délinquence maintenant qui sont liés à l'expansion du narcotrafic. Je pense que au-delà de ça, on n pas le je pense que à côté du lac en narcotrafique, le le premier sujet de préoccupation, le premier sujet d'appel des policiers, ce qui sont les violences intramicales.
Donc c'est pas de la bien aujourd'hui. Euh ça il faut bien il faut bien le le voir. Et euh je vois oui, il y a une économie parallèle, ça c'est sûr.
Et et oui, effectivement, la meilleure chose à faire, c'est de saisir les c'est de saisir euh leur leur bien, leurs avoir. C'est de c'est la lutte contre le blanchiment. Euh mais euh euh et et on a et là il y a un sujet de société aussi qui est le fait que ça pose aussi la question aujourd'hui du travail qui fait pas, du fait qu'il y a tellement de jeunes euh en plus par ailleurs qui sont souvent en décrocher scolaire et cetera qui sont aspirés à leur normalité pour très bien avec leurs études s'ils étaient accompagnés et et et qui sont inspirés dans un système où ils vont avoir vont voir l'argent facile et qui vont pas voir pourquoi ils vont essayer de travailler pour appel. alors que il peut faire trois s en une semaine en voilà en rentrant dans un réseau de de narcotrafic.
Donc ça c'est un problème de société plus globale qui doit nous interpeller. presque conclure pr plus sur vous inter question euh on parle de on parle de reconstruire la sécurité euh comment concilier ça avec en en stigmatisant une partie de la population les jeunes et en criminalisant le fait qu'ils aient simplement envie de danser de déter musique. Ça c'est le premier point.
Donc la loi repost un scandale. Le deè point euh il y a on parle de de respecte. Je connais très bien.
J'ai quelqu'un de très proche qui est officier de gendarmerie et je connais de fond. En dehors de ça, on entend parler de pavures policières et de mesures disproportionnées, des liges de grenades à Sainte Soline, euh des centaines de grenades à redon sur Drag avec énormément de blessés et euh vous avez parlé de du blessé enfin du mort à Nant euh sur une charge policière sur une prête de la musique en pleine avec des grenadesogènes en lchant les chien et le commissaire responsable, il a été muté, promu et reçu la légende d'honneur. Comment on fait pour s'en sortir ?
Somme tout, c'est une question qui peut faire une globalement hein une conclusion. Comment vous faites pour s'en sortir ? et on fait confiance à la gauche et au Parti socialiste notamment lorsqu'ils seront au pouvoir pour s'en sortir.
Juste une précision quand même globalement globalement depuis le pratiquement le 15e siècle la violence notamment la violence intra familiale les violences privées ne cessent de décroître et alors bon dans le cadre des des homicides et surtout des tentatives d'homicile c'est vrai que depuis quelques années on a une remontée euh voilà C'est remonter partant d'un endroit enfin d'un tau qui est très bas. Euh cela dit les moments où il y a eu des des reprises de la violence aussi bien intrafamilial, aussi bien privé que euh de délinquence de criminalité, ça a été après les moments de Oui, ça a été après les guerres hein un peu 70 71. beaucoup la Grande Guerre, beaucoup aussi la 2e guerre mondiale.
Mais en sachant que ce c'est c'était souvent euh le fait de jeunes hommes qui avaient été enfin dont les dont les dont les pères n'avaient pas été présents pendant des années. Euh tout cela est à prendre en compte avec énormément de énormément de il y a énormément d'éléments hein qui qui doivent être analysés. Euh raison plus pour acheter et lire bien sûr le dernier numéro de recherche socialiste.
Vraiment, nous vous remercions. Euh de faire la dernière question non juste juste un mot parce qu'il faudrait une table ronde entière pour y répondre. Je juste donner un un élément dans les propositions que que nous portons et que nous regardons depuis plusieurs années.
Vous avez évoqué la question finalement de quelle autorité contrôle l'autorité politière ? Moi, je crois que tant que l'IGPN et ça met pas en cause les personnes individuellement ne sera pas d'une administration indépendante de l'administration qu'elle contrôle, il y aura structurellement un biais. Et je le dis parce que je l'ai vu comme mère de très près. le drame que j'ai évoqué sur la fête de la musique, le rapport de l'IGPN, j'en diraiis pas plus à cette dame, mais l'expérience qui est la mienne qui me permet de dire aujourd'hui dans le cadre d'une autorité totalement indépendante et le rapport aurait peut-être été différent et la première lecture ferme du rapport à l'époque par le premier ministère de R pour ne pas le nommer la version qui a été ensuite donnée des mois après puis la version qui a été tranchée par la justice. a été bien différente et donc on a aussi besoin de poser des réponses qui sont des réponses institutionnelles, qui sont des réponses politiques, qui sont aussi des réponses d'aménagement du territoire sur la question des rêves parti.
Ça en fait partie et puis ensuite et je termine là-dessus euh d'un point de vue politique, je pense qu'on a besoin de parler de ces questions en français. Je le dis parce que on va rentrer dans une période de primaire. Moi je souhaite pas que ces questions elles soient évacuées.
Je souhaite pas que ces questions elles soient mises sous le tapis. Je redis et je finis par là qu'on a besoin d'en parler, qu'on a besoin de les assumer mais qu'on a besoin d'en parler et de les assumer avec les valeurs socialistes. Parce que nous socialistes, on a un discours singulier et important à porter sur les questions de sécurité.
Merci à tous.
Corinne Narassiguin