Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationAurélien Le Coq· 2 avril 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôts

LFI avait raison ? Cet économiste DÉZINGUE Macron et sa politique économique !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Commentez le graphique montrant l'écart entre recettes et dépenses de 2017 à 2024.

  • 1:00RelanceRéponse directe

    L'impact de la baisse des recettes sur la croissance (hors 2020) ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    La réduction des marges doit-elle être payée par les entreprises (taxation des dividendes) ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Intégrez-vous les 9 milliards gelés dans vos projections de croissance ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    L'austérité a-t-elle un effet sur l'épargne populaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Fait
    « la productivité proche de zéro après 5 ans de politique de l'offre indique tout de même que cette idée ne marche pas »
  • 0:25Chiffre
    « la Cour des comptes allant jusqu'à parler de 60 milliards de baisses d'impôts »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Aujourd'hui, la productivité proche de zéro après 5 ans de politique de l'offre indique tout de même que cette idée ne marche pas. Ce gouvernement là aujourd'hui dit "C'est pas la les recettes publiques que je vais toucher, mais c'est bien faire baisser la dépense publique. Du coup, si vous faites peser bah euh le le retour à l'équilibre via la dépense publique, vous avez une probabilité plus forte de faire payer un peu plus les ménages des disciples du bas que ceux du haut." Et il va falloir effectivement que tout le monde prenne une part de cette de cet effort, y compris les grandes entreprises, y compris les ménages Merci.

Euh bon, on nous avait quand même expliqué hein depuis le début du quinquena Macron que ce qui fonctionnait c'était les baisses d'impôts, le ruissellement et que c'était ce qui permettait de soutenir l'investissement et la croissance. la Cour des comptes allant jusqu'à parler de 60 milliards de baisses d'impôts. Visiblement, c'est c'est un peu plus euh compliqué que cela et et la réalité rattrape également le gouvernement.

Je voudrais avoir que vous puissiez commenter parce que je crois que vous l'avez pas fait le graphique qui est en page 20 qui montre justement que entre 2017 et 2024, on est passé voilà d'un écart de 3,4 entre les recettes et les dépenses à un écart de 5,8 et qui montre particulièrement bien que cet écart s'est creusé du fait d'une baisse des recettes fiscales. Et je voulais savoir si justement cette évolution, si on enlève la partie 2020, avait un impact sur la question notamment de la croissance. Et j'enchaîne là-dessus en disant que vous avez évoqué tout à l'heure le fait que ces marches que vous avez évoqué à plusieurs reprises et bien quelque part elles devaient être payées par quelqu'un que jusqu'ici c'était l'état d'une part par la dépense publique et d'autre part les salariés par l'acceptation de revenus qui ne suivaient pas l'inflation et donc par une baisse de leurs revenus réels qui les avait posé et et qu'aujourd'hui quelque part vous nous expliquez que la réduction de ces marches allait être payé par une augmentation du chômage.

Euh moi, je voudrais quand même qu'on puisse avoir l'analyse de ce que donnerait le fait que la réduction de ces marges soit payée par ce qui sont les marges et les bénéfices des entreprises. par exemple, quel pourrait être l'impact à la fois sur la croissance mais aussi à terme sur la demande de la mise en place, je ne sais pas, mais par exemple d'une taxation sur les dividendes puisque on a l'année dernière 100 milliards d'euros qui ont été versés en dividende, une taxation sur les dividendes, c'est à la fois des recettes pour l'État et potentiellement de l'investissement public et donc de la demande par ce bien, mais ça pourrait être aussi et je ne sais pas si vous êtes en capacité de de l'évaluer, mais euh une proportion pour les entreprises à ce qu'une partie de leur bénéfice plutôt que d'être distribué en dividende et d'arriver dans une épargne dont vous avez dit qu'elle était aussi he concentré par la partie la plus riche de la population et bien peut-être être réinvesti directement en salaire et en investissement. Je je termine très rapidement sur deux questions.

Un, est-ce que sur vos projections de croissance, vous intégrez les 9 milliards qui ont été gelés de manière supplémentaire récemment par le gouvernement et deux sur la question de de l'épargne populaire ou des classes moyennes que vous dites également affecté ? Est-ce qu'on ne peut pas considérer que les annonces successives d'austérité elles aussi et donc de coup au final notamment pour les classes populaires dans leur rapport au services publics et aux services qui fournissent ont pas un effet sur l'épargn ? Merci pour votre question.

Alors effectivement, ce graphique, je l'ai pas commenté pour une question de temps, mais oui, vous pouvez dire aujourd'hui, si on on compare le déficit d'aujourd'hui avec le déficit de 2017, euh globalement le déficit de d'aujourd'hui s'explique non pas par une explosion de la dépense publique. La dépense publique en point de PIB est restée relativement stable. Bon, il y a eu le pic de 2020 mais effectivement, il faut plutôt l'absorber.

Vous voyez la moyenne la moyenne c'est à peu près 57,6 points de pip. Donc le niveau est élevé. D'accord.

C'est très élevé mais c'est stable. C'estàd qu'en 2017 on était à la moyenne et là on est légèrement en tout la moyenne. Bon allez OK c'est une stabilité.

Et donc le défic site c'est pas les dépenses qui a explosé, c'est bien les recettes publiques qui ont baissé et elles sont passées de 54 points de PIB à 51,3. Donc il y a effectivement ces trois points de pipe dont on parle, c'est une réalité, enfin en tout cas c'est l'INC qui nous le reconfirme la semaine dernière avec ces statusci qui peuvent être encore un peu révisé mais globalement elles sont elles sont relativement stables. Donc oui, on a bien cette idée que les baisses d'impôts, contrairement un peu à l'idée et au souhait de du président de la République, n'ont pas entraîné exactement ce que l'on souhaitait, c'estàd une accélération du PIB tel que la dépense publique aurait aussi baissé en point de PIB et donc les déficits se seraient autofinancés.

Bon, OK, on peut toujours dire donc est-ce que la politique de l'offre telle qu'elle été proposée par le président a fonctionné ? Quand on regarde ce graphique, on on a envie de dire non. Bon, une une tout même possibilité, c'est que on met en place euh cette politique et vous voyez que au début, ça semblait marcher.

Au au début effectivement, on avait et la dépense publique en point de PI PIB et les recettes en point de PIB qui baissaient. D'accord ? Donc, on peut toujours s'accrocher sur les deux premières années et qu'ensuite le monde a changé.

Il y a eu la crise sanitaire, il y a eu le quoi qu'il en coûte, il y a eu la crise énergétique et qu'on a connu 4 ans de crise et donc les tenants de la politique de l'offre peuvent toujours dire bon allez en fait en gros c'était pas une vraie expérience parce que pendant ces cette période là ça a été trop bouleversé par un certain nombre d'éléments. OK donc continuons. Ça va fonctionner.

D'accord. Bon on peut toujours le dire c'est on peut enf en tout cas on peut pas trop le le le contredire. Allez, il faut juste attendre quelques années pour pour que ça se passe.

Tout de même ce qui est qui va contre, c'est qu'on peut regarder les finance publique, mais voyez ce que je vous ai dit sur l'emploi quand même indique que cette politique là ne fonctionne quand même pas beaucoup. C'està-dire que généralement une politique de l'offre a comme ambition, c'est de faire augmenter la productivité de votre la croissance potentielle de votre économie, donc la productivité du travail. D'accord ?

Et donc voir aujourd'hui la productivité proche de zéro après 5 ans de politique de l'offre indique tout de même que cette idée ne marche pas. D'accord ? C'està-dire que c'est pas comme ça qu'on redonne la productivité.

Bon là aussi, on pourra toujours arguer que l'apprentissage dans un premier temps, ça fait baisser la productivité, mais c'est un investissement qu'on fait sur des jeunes et qui demain va porter ses fruits. Donc on peut toujours penser, bon donc on peut pas disqualifier complètement mais on a des gros doutes sur cette politique de l'offre et sans doute il y aurait d'autres politiques de l'offre plus efficaces que celles proposées par la baisse de la fiscalité. Ensuite, une fois que vous avez ces déficits, bah vous dites soit je reviens au aux recettes publiques d'avant-crise, d'accord ?

Soit et ben je baisse la dépense publique parce que je crois encore à cela. Bon, c'est ce que propose ce gouvernement. Donc ce gouvernement là aujourd'hui dit c'est pas la recettes publiques que je vais toucher mais c'est bien faire baisser la dépense publique et donc je vais tout passer vers vers là.

Il est certain que le faire de la sorte sur le taux d'épargne, ça sera pas bon. Encore une fois, en étant un peu basique, d'accord, la dépense publique va plutôt faire les ménages des déciles du bas et les prélèvements obligatoires touchent plutôt les ménages des déciles du haut. Et donc du coup, si vous faites peser bah le retour à l'équilibre via la dépense publique, vous avez une probabilité plus forte de faire payer un peu plus les ménages des décibles du bas que ceux du haut et donc du coup jouer sur les taux d'épargne.

D'accord. Et dans le mauvais sens. Donc pour aller dans votre bon sens, oui.

Est-ce qu'il faudrait aujourd'hui revenir au niveau des prélèvements d'avant-crise ? Moi, je pense que j'en reviens à ces 110 milliards puisque l'effort que le gouvernement aé la Commission européenne, c'est 110 milliards d'efforts, bah c'est là où il faut, c'est le répartir entre tous. D'accord ?

Et cette répartition entre tous bah va passer forcément par une hausse d'impôts parce que aller faire contribuer les ménages aisés par la dépense publique, c'est impossible. Et donc il faudra sortir du bah de ce carcan de non, on ne touchera pas aux impôts. Est-ce que ensuite c'est via des dividendes ou via un autre véhicule ?

Ça, on pour en discuter. Mais il va falloir effectivement que tout le monde prenne une part de cette de cet effort, y compris les grandes entreprises, y compris les ménages aisés. Merci.

Uh.