Amélie de Montchalin : "La seule tutelle sous laquelle nous sommes, c'est celle de la démocratie"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous étiez favorable à la suspension de la réforme des retraites ?
- 0:38RelanceRéponse partielle
La gauche dirige-t-elle le gouvernement selon vous ?
- 1:17RelanceRéponse partielle
Vous assumez d'être sous la tutelle du PS ?
- 1:58FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous allez tout accepter dans le budget ?
- 2:37OuverteRéponse partielle
Vous pourriez accepter la taxe Zucman demain ?
- 5:05RelanceRéponse directe
Pourquoi le coût de la suspension des retraites a-t-il baissé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:17Fait
« La seule tutelle sous laquelle nous sommes, c'est celle de la démocratie. »
- 3:54Chiffre
« Nous avons l'année prochaine les 6 milliards d'euros de plus que nous allons mettre dans les retraites. »
- 6:15Fait
« Ça permet d'avancer puisque ça permet même de tenir le déficit en 2025. »
- 7:36Fait
« La France a obtenu avec l'Allemagne avec les Pays-Bas avec la Belgique toute l'Europe que toute l'Europe applique la même norme les mêmes règles. »
- 9:31Chiffre
« Ce gouvernement a réduit le déficit là où il voulait aller, le 5,4 % en augmentant des taxes. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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7h37. Bonjour Adrien Je votre invité ce matin Améliin, ministre de l'action et des comptes publics. Bonjour Améine Montchalin. Sébastien Lecnu a donc finalement bien annoncé la suspension de la réforme des retraite hier comme le demandait le Parti socialiste. Vous étiez favorable vous à ce recul, à ce renimement même on peut dire. Alors moi je suis favorable à ce qu'on donne un budget à la France et que nous nous mettions au fond en cohérence avec ce qu'est la situation politique d'aujourd'hui. Mais en contradiction avec tout ce que vous avez toujours défendu situation politique d'aujourd'hui c'est que nous n'avons pas la majorité absolue et que le pire pour notre pays, c'est que nous constations un blocage et que nous ne cherchions aucune solution. Le
prémis, il a été très clair. C'est pas suspendre pour suspendre, c'est suspendre jusqu'à la présidentielle, jusqu'au 1er janvier 2028. mais surtout se donner le temps de faire quelque chose pour trouver une solution sur ce sujet des retraites qui est devenu un sujet, on le voit, éminemment inflammable, éminemment anxiogène aussi pour les Français, à la fois les jeunes qui payent des cotisations et les retraités aujourd'hui qui veulent savoir comment leurs retraites vont être payé. Vous avez peut-être lu hier Bruno Rotaillot, ancien ministre de l'intérieur, président des républicains censé être un soutien du gouvernement en théorie, qui dit "La gauche n'est pas au gouvernement mais elle le dirige ce gouvernement et l'otage des socialistes." Vous assumez d'être sous
la tutelle du PS désormais. Vous savez, je suis sous une seule tutelle en tant que ministre du gouvernement, celle du Parlement. Celle du Parlement. Le Parlement, il a été élu par les Français. Nous sommes dans une démocratie. La seule tutelle sous laquelle nous sommes, c'est celle de la démocratie. Le parlement est divisé. Soit on constate les divisions, on constate le blocage et on en reste là, soit on se dit très clairement, nous avons besoin de trouver un compromis pour avancer. Au fond, ce que dit le premier ministre hier, c'est qui dans ce pays, qui dans cette assemblée veut faire avancer le pays, veut faire avancer le débat pour que nous ayons un budget le 31 décembre et bien nous allons avancer, vous savez comment ? Pas à pas. Le premier pas, c'est de dire
voilà il y a un problème et en on te fait pas comme l'a dit premier ministre d'ailleurs c'est ces mots on te fait pas n'importe quoi en faisant mais mon challin des pas on l'a vu hier notamment en direction des socialistes Olivier Fort était sur le plateau du 20h de TF1 pour lui ce n'est que le début il y a encore toute la discussion budgétaire à venir en écoute est-ce que ça veut dire que nous allons tout accepter est-ce que ça veut dire que nous n'allons rien refuser de ce que le gouvernement propose la réponse est non le débat ne fait que commencer vous acceptez que la taxe Zucman ne verra jamais le jour En tout cas, pas avant 2027. Non non, je me battrai pour qu'elle puisse être votée dès à présent. Ça va être la surencher permanente, y compris sur la taxe Zukman qui va faire
son retour. Vous savez à nouveau, on va revenir au fait, nous sommes à Parlement. Je crois que le premier ministre l'a dit au moins 10 fois dans sa déclaration hier. Le gouvernement propose, le parlement débat, les députés votent. Donc après avoir accepté la suspension, vous pourriez accepter la taxe Zukman demain ? Pas du tout. Ce que je vous dis, c'est qu'il y aura un débat. Il y aura des arguments, il y aura des faits. Moi, je présenterai les conséquences sur ce débat. Il y a pas unanimité dans l'hémicycle. Il y a pas juste le gouvernement qui considère que c'est une taxe qui serait dommageable aux entreprises, dommageable à l'investissement. Mais derrière le débat de la taxe dumane, il y a sur la fiscalité, est-ce que oui ou non on veut lutter contre la suroptimisation ? dans
le texte du gouvernement l'article 3 et c'est pas caché au fin fond du projet de loi de finance l'article 3 ça sera donc le troisème débat qu'on aura la suroptimisation des holdings. Est-ce que dans notre pays on considère que des Français peuvent utiliser la fiscalité des entreprises pour en fait se créer un patrimoine personnel ? Bah la réponse du gouvernement ce qu'on propose c'est non. C'est les chalets les jets privés et l'épargne personnel ne peut pas être dans une holding professionnelle. En revanche, l'investissement dans les PME, l'investissement dans les jeunes start-up, l'investissement dans l'industrie, l'investissement dans notre économie, vous savez dans les holdings, c'est quand c'est ça qui investit évidemment on va le protéger et ce débat là, vousz on l'aura de manière
transparente, on l'aura de manière organisé. Monchala dans je le dis encore, ceux qui sont censés être vos soutiens. Olivier Dusoft, ancien ministre qui avait porté la réforme des retrait c'est une grosse erreur. Moi, je n'aurais pas voté ça au parlement. Euh François Xavier Bellami, vice-président des Républicains, Christel Moranet, président de région Horizon qui disent il faut censurer le gouvernement. Ce ne sont pas de dangereux extrémistes. D'abord, j'ai beaucoup de respect pour Olivier Dusot en particulier, mais aussi tous les députés, tous les ministres qui depuis des années, depuis des décennies sur ce sujet des retraites ont dit la vérité aux Français. Ils ont dit la vérité de la démographie. C'est pas une vérité d'apothicaire, c'est pas une vérité de boutiquier, c'est nous sommes
plus nombreux et nous sommes en moyenne plus âgés. Nous avons l'année prochaine les 6 milliards d'euros de plus que nous allons mettre dans les retraites l'année prochaine. C'est pas parce qu'on augmente les pensions, c'est pas parce que les retraités d'aujourd'hui auront plus de retraite. C'est parce que je l'ai dit hier en commission des finances, pendant 3h on a été auditionné et là aussi on a fait toute la transparence mais parce qu'il y a plus de retraités dans notre pays et donc on doit payer plus de retraite. Donc j'ai beaucoup de respect. Je considère qu'aujourd'hui si on est dans la censure en fait ça coûte beaucoup beaucoup plus cher au pays. D'ailleurs vous nous avez dit si on suspend la réforme de retraite, il y aura des conséquences. On a vu que c'est
pas du tout ce qui s'est passé ces dernières heures. Il y a même eu une amélioration de l'écart de tour entre la France et le parce que vous avez entendu que le premier ministre là aussi c'est pas un renoncement en race campagne, c'est on suspend et on suspend pour le temps de trouver des solutions pour ouvrir une conférence sociale sur les retraites et le travail. On suspend en expliquant aux français comme l'a dit le premier ministre que ce que ça coûte devra être financé. Alors justement sur le coup parce que il y a un point qui nous a échappé il y a quelques jours. On disait ça coûterait 3 milliards et demi 500 millions en 2026 3 milliards en 2027. Hier le chiffre qui était donné par le gouvernement c'était 2 milliards2 400 millions en 2026 1AR8 en 2027. Qu'est-ce qui s'est passé entre
les deux calculs ? Comment est-ce que par magie on a réussi à réduire le coût ? Alors, il y a le coût pour le système des retraites, sont les chiffres que le premier ministre a dit hier à la tribune. Et puis il y a le coût pour l'économie en général. C'est assez logique. Si vous avez plus de gens qui travaillent, il il payent aussi d'autres cotisations que les cotisations retraite. Il payent aussi de l'impôt sur le revenu. Donc le chiffre total de 3 milliard 5 faut toujours en réalité. Parce que ça on est en train de dire c'est quoi ? C'est là aussi dans un système où nous faisons, je crois transparence, nous sommes honnêtes vous savez moi je suis engagé depuis des mois pour dire la vérité. La vérité sur le déficit, la vérité sur la méthode et vous savez quoi ? Ça permet d'avancer
puisque ça permet même de tenir le déficit en 2025. Et vous savez déjà où vous ferez les économies pour compenser ? On a, vous savez, c'est mon métier, plein de propositions, il y a plein de manières de faire des économies mais là aussi on proposera, on pourra mettre sur la table un jeu d'option et puis on débattra et on votera. Notre pays, vous savez, a 57 % de dépenses publiques sur PIB. Le sujet c'est pas de faire des choses absurdes, c'est pas de faire des coupes aveugles, c'est pas que j'arrive en vous disant c'est bon, c'est tout réglé, on va supprimer telle politique publique. Je suis aussi maintenant la mise de la fonction publique. Ceux qui vous brandisent des économies à coup de milliard en pensant que c'est des choses comme ça qu'on va faire d'un trait de
plume, ne respecte pas les agents publicains, ne respecte pas les polic est-ce que c'est pas aussi au fond le sens de ce qui se passe depuis hier un renoncement sur les retraites mais pour derrière taper pardon sur sur les sur les sur les français sur les contribuables avec une série de taxes dont on commence à découvrir la nature et on se dit voilà c'est les retraites pour un budget non alors je suis pas d'accord avec vous très sévère très dur non c'est pas un budget très sévère très dur crois pas je crois pas que ce soit comme ça qu'on puisse le décrire la taxe sur le vapotage par exemple vous la ferez 30 à 50 centimes d'euros par flacon de dans ce budget la taxe sur les petits colis la taxe les petits colis ça je peux y revenir celle-là elle est essentielle tous nos commerçants Tous nos
commerçants dans tous les centres-villes de France voient quoi qu'arrive de Chine des produits qui sont contrefaits, qui sont dangereux qui ne respectent aucune norme qui sont produits dans des conditions 2 € sur tous les colis sur 2 € par article et je tiens à insister la France ne fait pas ça toute seule pas don qui chotte vous voyez face au au moulin de chein et tu c'est pas ça notre enjeu c'est un enjeu européen au 1er novembre 2026 la France a obtenu avec l'Allemagne avec les Pays-Bas avec la Belgique toute l'Europe que toute l'Europe applique la même norme les mêmes règles parce qu'on considère que nous sommes en danger tax la franchise médical la franchise médicale aujourd'hui 18 millions de français vous savez ne paye pas de franchise du tout. Les femmes enceintes, les enfants, les
personnes qui sont sous un certain seuil de revenus qui sont éligible à ce qu'on appelle la contribution de solidarité sociale, la C2S. Donc on a déjà 18 millions de français qui ne payent aucune franchise. C'est un beau débat de se demander comment dans un système à la fois ceux qui ont les moyens peuvent payer par exemple 100 € pour toute l'année pour tous leurs médicaments. C'est de ça qu'on parle. Et le vapotage, les biocarburants am toute l'année pour tous les médicaments. Ce sera là aussi un débat. Mais à un moment donné, si on ne pose pas les débats, si on ne pose pas les faits, si on ne pose pas les chiffres, on a voyez des débats qui sont un peu. Alors justement, dernière question d' qu'on comprenne. Quand on lit ce matin taxe sur le vapotage, taxes sur les
biocarburants, est-ce que c'est des taxes que vous souhaitez à tout prix conserver ou vous dites demain, on est prête à les sacrifier sans difficulté la première demande d'un parlementaire ? L'objectif c'est quoi ? C'est qu'on réduise le déficit. On l'a réduit en 2025, personne n'y croyait. Aujourd'hui, vous avez entendu le président de la Cour des comptes qui dit de manière solide, crédible et réaliste, ce gouvernement a réduit le déficit là où il voulait aller, le 5,4 % en augmentant des taxes. Donc non, en ayant une méthode très claire de transparence de suivre chaque mois avec Éric Lombard, on regardait chaque mois les dépenses, les recettes, on a fait la transparence sur les petites taxes dont vous me parlez sur tous ces sujets, il y a quantité et quantité de rapports de
propositions depuis des années, parfois parfois même depuis des décennies et des propositions dans votre budget. Et donc nous, on dit quoi à un moment donné ? Si les gens travaillent, si les gens évaluent, on fait un on regarde, on propose mais à nouveau le parlement débat et les députés vote et à la fin et bien effectivement notre cadre c'est qu'on réduise le déficit parce que ça pèse sur les Français, la dette, la charge d'intérêt et notre capacité demain à faire des choix. Merci beaucoup. Merci Adrien Jean.
Amélie de Montchalin