François Asselineau répond en direct à vos questions sur YouTube — 28 mars 2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 47 %Attaque 43 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:15OuverteRéponse directe
Avez-vous prévu de distribuer votre programme dans les boîtes aux lettres des Français comme tous les autres candidats ?
- 7:24OuverteRéponse directe
Pensez-vous faire plus de 5% aux élections ? Si oui, pourquoi ne pas augmenter le budget de campagne vu que tout est remboursé si on atteint les 5% ?
- 16:21OuverteRéponse directe
Pensez-vous vous ranger derrière un autre candidat pour espérer passer au second tour ?
- 20:46ComplaisanteRéponse directe
Mélenchon absent du débat. C'est juste qu'il a peur de ne pas répondre sur le fond.
- 29:40OuverteRéponse directe
Comptez-vous proposer d'autres débats en dehors des débats organisés par les grandes chaînes médiatiques ?
- 34:06OuverteRéponse directe
Pouvez-vous nous expliquer les raisons qui vous ont amené à décliner l'invitation de Laurent Ruquier à « On n'est pas couché » ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Invité politiqueFait
« La réponse est pour l'instant non. Notre programme est quand même un programme qui est assez volumineux. »
- 6:04Invité politiquePromesse
« la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Sinon, tout le reste ne sert à rien. »
- 8:38Invité politiqueChiffre
« nous avons dépassé hier les 21 000 adhérents. »
- 9:49Invité politiqueChiffre
« On a des adhésions, en ce moment, qui sont au rythme de 250 à 320 par jour. »
- 12:53Invité politiqueChiffre
« nous avons donc dépassé, on va bien dépasser les 1 million d'euros et bientôt les 1 100 000 €. »
- 17:34Invité politiqueFait
« le gouvernement britannique met en œuvre demain l'article 50. »
- 18:00Invité politiqueFait
« M. Dupont-Aignan, à plusieurs reprises, a lancé l'idée du grand remplacement, c'est-à-dire une théorie que même Mme Le Pen n'ose plus mettre en avant. »
- 18:45Invité politiqueFait
« il avait fait des alliances avec la Ligue du Sud de Jacques Bompard, qui est un mouvement d'extrême droite. »
- 28:06Invité politiqueFait
« il y a eu deux autres candidats qui sont venus à ce sommet, à cette réunion franco-russe. Mais il paraît dire que je suis le seul à avoir parlé sans note. »
- 36:01Invité politiqueChiffre
« M. Fillon avait droit à 50 minutes, M. Dupont-Aignan à 30 minutes. Et moi, non seulement je n'avais droit qu'à 20 minutes. »
- 41:27Invité politiqueFait
« Mme May, le gouvernement britannique, continue à être victime des forces centrifuges attisées par l'UE, par la Commission européenne dans le cadre de ce que l'on appelle l'Europe des patries. »
- 43:52Invité politiqueFait
« Il y a une nouvelle région qui s'est créée en France qui s'appelle Occitanie. »
- 44:51Invité politiqueFait
« Imaginez le terrible drame historique et géopolitique que représenterait l'éclatement de notre pays, pour avoir des espèces de sous-régions qui seraient totalement dans la main de l'impérialisme américain. »
- 45:10Invité politiqueFait
« La politique de diviser pour régner est une politique constante menée par les États-Unis d'Amérique depuis plusieurs décennies. »
- 45:23Invité politiqueFait
« Revoyez la destruction de la Tchécoslovaquie. Réfléchissez à la destruction du Soudan, à la destruction de la Somalie, à la destruction de l'Irak, à la destruction de l'Afghanistan. »
- 45:50Invité politiqueFait
« Il y a maintenant une politique qui s'attaque à l'Union européenne, à l'Europe occidentale, pour en finir avec les grands États-nations hérités de l'Histoire. »
- 46:16Invité politiqueFait
« Le président de la République est le garant de l'indépendance nationale et de l'intégrité du territoire, c'est-à-dire de l'unité nationale. »
- 46:39Invité politiqueFait
« Je suis fondamentalement contre les réformes territoriales. »
- 1:23:50Invité politiqueFait
« s'en soient emparés de les textes constitutionnels. »
- 1:24:28Invité politiqueFait
« de chostrap ou de poison pill comme certains disent, de pilules empoisonnées qui ont été disséminées ici ou là dans la Constitution pour retarder l'inévitable. »
- 1:25:46Invité politiqueFait
« Je ne vais pas faire un référendum pour demander aux Français. Vous venez de m'élire sur un programme. »
- 1:26:03Invité politiquePromesse
« Si je suis élu, je mettrai en œuvre mon programme. »
- 1:26:12Invité politiquePromesse
« La France a décidé de sortir de l'UE par l'article 50. »
- 1:26:34Invité politiqueFait
« par la vertu de l'article 89 qui prévoit qu'on peut éventuellement réformer la Constitution sans passer par la case référendum. »
- 1:26:44Invité politiquePromesse
« pour ce qui me concerne, je ne veux pas que l'on puisse réformer la Constitution autrement que par référendum. »
Temps de parole
- François Asselineau91 %
- ?5 %
- Présentateur3 %
≈ 41,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
— Alors à Singapour, on ne sait pas encore la poule, puisqu'elle découlera, en fait, des résultats qui auront lieu à Hong Kong. Voilà, à Hong Kong, c'est Kenya, Canada et l'Afrique du Sud. Voilà. C'est une poule assez relevée. —
Donc il y aura
France, Kenya, Canada et l'Afrique du Sud. — Tout à fait, oui.
—
Ça va durer combien de jours ? — Ça dure 3 jours. Donc vendredi, samedi, dimanche. Je ne sais plus exactement les dates, mais c'est la première semaine, en tout cas, du mois d'avril.
—
Et puis au mois d'avril, il ne fait encore pas trop chaud, quoi. À Hong Kong,
c
'est
encore...
— Ouais. À Hong Kong, ça va. À Singapour, c'est un peu plus. —
À
Singapour, il fait toujours chaud, quoi. Mais il
est
toujours humide.
Mais il
vaut mieux aller à Hong Kong, je pense, au mois d'avril, d'après mes connaissances, qu'au mois de juillet, parce que là,
il
tombe des troncs au dos. Et voilà. C'est la mission.
—
Tout à fait.
Bon.
— Est
-ce que vous savez ce qu'on dit du rugby ? C'est un sport de voyous pratiqué par des gentlemen. Et pour moi, vous êtes le gentleman de ce sport de voyous qu'on appellera la politique. Donc voilà. À l'image de notre sport, les valeurs qu
'on
véhicule, je pense que vous les véhiculez également, la volonté, le respect des gens. Et voilà. C'est pour ça que j'ai décidé de vous soutenir totalement dans cette campagne.
—
C'est pas mal. C'est très... C'est assez gentil, d'abord. Je pense que c'est assez bien... Je vais le ressortir. Enfin... Vous avez compris ce qu
'il
nous a dit. Donc le rugby,
c
'est pas un sport de voyous fait par des gentlemen ?
—
Exactement. — Eh bien l'astrolytique, c'est ça. C'est aussi un sport de voyous. Mais l'UPR, nous sommes des gentlemen. Et c'est vrai, en fait. Une des choses qui a beaucoup frappé les observateurs qui sont venus à notre grande réunion pour les 10 ans, c'était justement le caractère de grande ferveur, mais aussi de grande gentillesse et très bon enfant de ce rassemblement de 6 500 personnes.
Manoël, merci
beaucoup.
— Merci à vous. — Merci.
On va accrocher ça au siège de campagne. Voilà. En espérant que ça n'importe chance. —
Super. Merci beaucoup.
Merci à vous. Merci
à vous. Merci
à
vous. Merci
à
vous. Merci à vous. Merci à vous.
Merci
à
vous. À bientôt. On va passer maintenant à vos questions. Et pour le direct, comme d'habitude. Vous avez toutes vos questions.
— Merci
à
vous. —
Alors première question.
Question
que vous pouvez poser sur YouTube, sur Facebook ainsi que sur Twitter
à
l'attention de François Asselineau.
La
première question est une question de Camille Pugnot
qui
dit
«
Bonsoir, président.
Avez
-vous prévu de distribuer votre programme dans les boîtes aux lettres des Français comme tous les autres candidats ?
»
— La réponse est pour l'instant non. Notre programme est quand même un programme qui est assez volumineux.
On
en a publié une version en PDF sur les différents sites. UPA.fr, Asselineau2017.fr. C'est encore une version un petit peu provisoire. Il y a encore quelques tout petits ajustements à faire. Mais enfin la version est là. Mais c'est quand même très très long. Mais je crois que ça représenterait quand même une très grosse somme que de diviser ce programme. Moi, à mon avis, il faut que tout simplement on fasse beaucoup de porte-à-porte pour aller porter la bonne parole aux gens et aller leur montrer le programme si ça les intéresse. Cependant, je redis ce que j'ai dit déjà, notamment lors de la présentation du programme que j'avais faite le 14 mars.
Je crois que pour beaucoup de gens, l'histoire du programme est un peu...
C
'est en fait un faux fuyant. Beaucoup de gens se réfugient en disant « Je vais regarder le programme
».
Mais qui vraiment
regarde
de façon à approfondir le programme et qui vraiment change de point de vue en fonction d'un programme
?
Il y
a
un caractère un petit peu forcé, un petit peu surjoué dans cette histoire de programme. Je ne dis pas que les programmes sont sans intérêt, bien entendu. Mais il y a une chose qui est beaucoup plus importante que le programme. Il y a deux choses qui sont beaucoup plus importantes. D'abord, c'est la compétence, la personnalité du candidat. Sa personnalité, la compétence, son expérience, son honnêteté, sa sincérité, le sentiment que l'on éprouve ou pas, qu'on va pouvoir lui faire confiance pour diriger la France. Voilà. Et ça, c'est pas une question de programme. Ça, ça se voit. Ça se mesure en écoutant,
en
écoutant, en lisant ce qu'il dit, en lisant les différentes façons qu'il a de répondre aux interrogations, aux interviews, etc.
Je
ne suis pas sûr que le programme, un programme sur papier, soit suffisant pour se faire une opinion.
Et
puis il
y a
une deuxième chose qui est très très importante. C'est aussi l'applicabilité du programme. C'est la raison pour laquelle moi j'insiste à tel point, à ce point, sur le fait qu'il y a le programme présidentiel qui est une chose
et
qui ne concerne en définitive que les grandes choses les plus essentielles pour le pays, l'article 5, l'article 14, l'article 15 de notre Constitution.
C
'est-à-dire que le président de la République est le garant de l'indépendance nationale, le garant de l'unité nationale, le garant du respect des traités, qu'il doit être un arbitre au-dessus du clivage droite-gauche pour assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et puis le fait qu'il est le chef de la diplomatie et le chef des armées. C'est ça les grandes fonctions du président de la République.
Et
puis le reste, tout le reste, en matière d'économie,
en
matière de santé, en matière de social, en matière de sécurité, en matière d'éducation, etc., c'est évidemment des choses très importantes qui figurent dans le programme, mais dans la partie législative du programme. Et moi j'insiste bien, et je suis le seul à le faire,
sur
le fait que cette partie législative, elle doit être compatible avec les traités européens. Or, les autres ne sont pas compatibles avec les traités européens. Pour l'essentiel, les programmes des autres candidats. Et puis, de toute façon, ces programmes ne pourront être appliqués qu'à la condition que les candidats
aient
une majorité à l'Assemblée nationale. Voilà. C'est la raison pour laquelle nous, nous allons... Bien sûr, on a un programme très détaillé, très long, même. Certains journalistes nous l'ont fait remarquer, qui est parfaitement compatible
avec
les engagements fondamentaux que je prends, qui est, comme vous le savez, la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Sinon, tout le reste ne sert à rien. Donc moi, c'est un programme en deux temps. Mais la partie législative ne pourra être mise en œuvre qu'à la condition que la partie présidentielle soit déjà engagée. Ça, c'est le premier point. Et puis le deuxième point que je voulais dire, c'est qu'on va développer des autres modes de communication.
On
va vous le faire découvrir dans les jours qui viennent. On aura des clips, on aura des petites vidéos. On a ces directs d'actualité
que
je vais maintenir toutes les semaines jusqu'au premier tour.
Et
puis beaucoup de meetings de campagne, des grands meetings dont vous avez la liste
maintenant
qui a été affichée sur notre site Internet et sur nos pages Facebook. On va faire des grands meetings à Montpellier, à Marseille, à Bordeaux, à Toulouse, etc. Allez voir à Lyon, à Lille. Allez voir cette liste-là. Il s'agira évidemment de grands meetings où j'espère que nous allons retrouver la fièvre, la fièvre, la ferveur, l'enthousiasme que nous avons pu constater lors des 10 ans de l'UPR dont je parlais tout à l'heure.
Question
suivante de Murphy's Law. Bonsoir, M. Asselineau. Pensez-vous faire plus de 5% aux élections
? Si
oui, pourquoi ne pas augmenter le budget de campagne vu que tout est remboursé si on atteint les 5%
? Alors
j'ai bon espoir, oui, d'atteindre les 5% et de les dépasser. À ce propos, cette question m'invite à parler des sondages.
On
voit des sondages qui m'ont donné 0,0% dans Paris Match.
Ça
m'a fait rire. C'est un petit peu comme les zéros parrainages que j'avais obtenus, paraît-il, d'après le Conseil constitutionnel lors de la deuxième parution des parrainages. Vous vous rappelez, on a vu 60 la première fois, 0 la seconde fois. En fait, c'est parce que ça n'avait pas été calculé.
Ça
n'avait pas été validé, excusez-moi, par le Conseil constitutionnel. Donc là, on a actuellement des sondages qui me donnent à 0,0, voire 0,5.
J
'ai déjà eu l'occasion de le dire. C'est impossible. C'est impossible puisque 0,5,
c
'est le score qu'on avait fait à peu près aux élections européennes de 2014. On avait eu 0,41%
des
suffrages.
En
2014, c'était il y a 3 ans. Il
y
a 3 ans, on devait avoir quelque chose comme à peu près 4 000 adhérents. Là, nous avons dépassé hier les 21 000
adhérents.
Nous avons entre-temps, en 2014,
nous
avions rassemblé 77 000 électeurs.
En
2015, en décembre 2015, on avait rassemblé 190 000 électeurs. Et nous avions fait 0,9% des suffrages. À l'époque, j'étais
très
inconnu. En 2014, très peu de gens me connaissaient. Peut-être 2% de la population ou 3% et nous avions réussi 0,4.
En
2015, il y avait peut-être 3% de la population qui me connaissait et nous avions réussi 0,9. Là,
en
ce moment, la notoriété du mouvement et de ma personne augmente à toute allure au fur et à mesure que je passe enfin, enfin, sur des grands médias nationaux. Alors évidemment, j'ai du retard. Évidemment, j'ai beaucoup de retard par rapport à des gens qui ont été ultra, ultra, ultra médiatisés.
Tout
le monde a compris que je parle notamment de M. Macron, alors que lui n'a jamais eu d'ailleurs que 0 électeur prouvé. Donc j'ai du retard. Mais la notoriété, en ce moment, augmente très rapidement, sans compter, bien entendu, le nombre d'adhérents et d'adhérents.
On
a des adhésions, en ce moment, qui sont au rythme de 250
à
320 par jour.
Le
record à battre est 333 dans une seule journée. Mais je crois qu'hier, on était à quelque chose comme 315 adhérents dans la journée. C'est tout à fait énorme. La croissance est verticale.
Donc
tout ceci me donne à penser que nous allons faire... On ne peut pas faire 0,0. D'ailleurs, des personnes qui étaient aux 10 ans de l'UPR, même les journalistes...
D
'ailleurs, depuis que je suis allé, j'ai été invité sur des plateaux de télévision et de radio aujourd'hui. Les journalistes qui ont assisté ou qui ont entendu parler de ce qui s'est passé à la Villette, plus personne n'ose me sortir les sondages officiels.
Quand
je vais sur Internet et que mon nom figure sur les sondages Internet, là, on fait des scores qui sont assez effarants, dans l'autre sens, pour le coup, puisque j'arrive régulièrement en tête ou dans les deux premiers ou les trois premiers de la compétition. J'ai tendance... Évidemment, certains vont rire en disant « Évidemment ». Mais j'ai quand même tendance à penser que sur Internet, ce ne sont pas des sondages qui sont parfaitement fiables, mais qui portent sur des échantillons considérables. Et j'ai tendance à penser qu'ils donnent une tendance. La tendance, c'est qu'actuellement, nous sommes, je crois, je pense, être le candidat qui bénéficie de la plus forte dynamique électorale.
Il suffit de voir l'enthousiasme, encore une fois, des gens qui nous rejoignent, le nombre d'adhérents. On a d'ailleurs commencé tout à l'heure à 21 226. J'ai oublié de le souligner. Le cadre est ici en bas. Je crois qu'on est à 21 228. Tout au long de notre direct, on va avoir sans doute de nouvelles adhésions arrivées.
Donc
j'ai bon espoir, en effet, de faire un score qui va surprendre le plus élevé possible. Tout est possible. Tout est possible. À la différence des autres élections, il n'y a pas eu la cristallisation, c'est-à-dire le fait que l'opinion publique se fige
en
général au mois de janvier ou février. Ça, ça n'a pas eu lieu. Les affaires nauséabondes qui rebondissent tous les jours sur M. Fillon, sur sa femme, sur sa parentèle, plus les affaires sur Mme Le Pen, plus les affaires plus ou moins masquées de M. Hamon, de M. Macron, etc., plus les rhodomontades des uns et des autres. Tout ceci donne une ambiance délétère.
Et
puis finalement, nous, là-dedans, eh bien on tire notre épingle du jeu. Alors maintenant, est-ce qu'on va dépenser plus ? Je ne vais pas pour le plaisir dépenser.
D
'abord, ça n'est pas mon genre. Moi, je suis quelqu'un qui dépense les choses avec justesse, avec parcimonie. Je n'oublie pas que c'est quand même l'argent de nos
adhérents
dont il s'agit. Et donc, bien sûr, si on dépasse 5%, on sera mieux remboursé, bien entendu. Mais bon, il vaut mieux pour l'instant dépenser en fonction de nos besoins. J'en profite pour remercier les adhérents, les donateurs, qui sont bientôt 12 000 différents depuis le 12 décembre 2016, lorsque j'ai lancé la collecte, on a pratiquement 12 000 personnes distinctes qui nous ont versé entre 5 € et 7 500 €, qui ont versé cet argent à l'UPR, pour financer la campagne. Et nous avons donc dépassé, on va bien dépasser les 1 million d'euros et bientôt les 1 100 000 €.
De
telle sorte que le pari que nous avions fait d'atteindre 1 800 000 € pour financer l'élection présidentielle et les élections législatives, je pense maintenant, on a atteint, je crois, 55%. Je pense qu'on va y arriver sans trop de difficultés et même si possible dépasser.
Si
on dépasse, eh bien tant mieux. Si on dépasse, on fera peut-être encore plus d'affiches. Peut-être qu'effectivement,
on
va diffuser... Alors de façon certaine, on va diffuser... Il y a déjà partie à l'impression 46 millions de professions de foi qui ont été bien conçues, je pense, pour cette élection, qui vont être diffusées
par
l'État
à
46 millions, à tous les électeurs. Ça, c'est l'État qui s'en charge. Dans les prochains jours, on aura de nouveaux tracts qui vont venir en surplus par rapport aux existants.
On
a l'organisation de ces grandes réunions publiques, celle de Paris qui a frappé toutes les imaginations. J'en profite
pour
faire un très grand coup de chapeau à notre régisseur Anguéran, qui a été génial, il faut le dire. Ça a été très très très très bien organisé. Et nous allons avoir une très bonne organisation, je l'espère, puisque c'est toujours lui qui va s'en occuper, lors de ces meetings de province que je vais enchaîner les uns après les autres. Il faut savoir que ça coûte cher. Il faut savoir que ces meetings, quand même, coûtent de l'argent pour que ça soit très bien organisé. Il faut qu'on ait des sociétés à la fois pour la sonorisation, d'abord louer des grands espaces, sociétés pour la sonorisation, sociétés pour l'éclairage, sociétés pour notamment,
quand
c'est le cas, gestion des sièges, sociétés spécialisées pour les questions de sécurité, plus les boutiques à tenir, etc., etc. Donc tout ceci coûte de l'argent. Si nécessaire, on dépensera plus, bien entendu.
Mais
moi, je pense qu
'on
n'est plus... Il y a encore 10 ou 15 ans où plus on mettait d'argent et plus on avait des résultats extraordinaires. Moi, je ne sais pas comment font les autres pour dépenser 23 millions d'euros. Je vois par exemple que M. Macron, bon, il dépense des sommes folles à chaque meeting. Ce sont des spectacles de music hall. Vous avez vu ce qui s'est passé l'autre jour à l'île de la Réunion. En fait, il a fait un bide, parce qu'il
y a
un moment à partir duquel, eh bien, comment dirais-je, le maquillage tombe, voilà, la vérité se fait jour. M. Macron n'a rien à dire. M. Macron, c'est du vide sidéral. Les propositions sont creuses. Il dit à chaque personne ce que chaque personne veut entendre. Mais quand on recolle tout ça, tout ce qu'il a mis, mis bout à bout, on s'aperçoit qu'il ment du matin au soir. Il tient les promesses les plus contradictoires les unes avec les autres. Tout ceci finit par se voir.
C
'est pour ça que l'argent,
en
fait, ne permet pas tout. Et je pense que la révolution...
Parce
que je pense que nous sommes en train, au début d'un processus de nature révolutionnaire, j'ose le dire, la révolution tranquille, la révolution par les urnes qu'on est en train d'initier, eh bien, finalement, n'a pas besoin de tant d'argent que ça. Elle a d'abord et avant tout besoin
de
l'enthousiasme des cœurs et des cerveaux de chacune et de chacun d'entre vous.
Question suivante de Emmanuel V. Utopia. Bonsoir, M. Asselineau. Pensez-vous vous ranger derrière un autre candidat pour espérer passer au second tour
?
Je ne comprends pas très bien la question. Parce que je ne
vois
pas... Si je me rangeais derrière un autre candidat, je ne serais par définition pas au second tour. Ça voudrait dire qu
'il
faudrait que je me mette derrière quelqu'un.
Donc
déjà, je ne comprends pas très bien la question.
Et
puis deuxièmement, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, je suis le seul candidat du Frexit. Voilà. Les 11 autres candidats
proposent
tous une autre Europe, une Europe renégociée, une renégociation des traités, un truc,
un
machin. Mais clairement et nettement, le seul candidat
que
les Français éliront
le
7 mai prochain qui s'installera à l'Élysée, le seul candidat
qui,
une fois installé à l'Élysée, enverra une invitation aux 27 autres chefs d'État et de gouvernement pour leur dire « Nous allons organiser une grande réunion. Et lors de ce sommet, je vais vous annoncer officiellement la décision de la France de sortir de l'Union européenne et de l'euro par l'article 50 du traité de l'Union européenne. »
C
'est soit dit en passant, c
'est
ce qui va se passer demain, 29 mars, exactement avec les Britanniques, puisque le gouvernement britannique met en œuvre demain l'article 50. Eh bien le seul candidat qui prend cet engagement solennel devant les Français, c'est moi. Les 10 autres ne prennent aucun engagement de cette nature. Donc je ne vois vraiment pas, mais vraiment pas, pourquoi j'irais me mettre derrière un autre candidat qui ne dit pas la même chose que moi et qui propose une autre ordre. En plus de ça, ceux dont on dit que nous sommes proches, Mme Le Pen, M. Dupont-Aignan, pour ne pas les nommer, sont très à droite. Je rappelle que M.
Dupont-Aignan, à plusieurs reprises, a lancé l'idée du grand remplacement, c'est-à-dire une théorie que même Mme Le Pen n'ose plus mettre en avant, c'est-à-dire la théorie selon laquelle, en fait, les Français seraient progressivement remplacés par une volonté délibérée d'avoir, c'est une idée d'extrême droite, donc par deux populations venues du Moyen-Orient ou venues du Maghreb. Si M. Dupont-Aignan dit ça, c'est libre à lui de dire ça. Mais ça, ce sont des propos très à droite, d'extrême droite, très clivants, qui d'ailleurs sont conformes à ce que M. Dupont-Aignan fait, puisque je rappelle qu'il avait fait des alliances
avec
la Ligue du Sud de Jacques Bompard, qui est un mouvement d'extrême droite, donc ça n'est pas nouveau. Quant à Mme Le Pen, bon, elle remet ça, elle remet le couvert systématiquement sur les questions d'immigration. De l'autre côté, M. Mélenchon, lui, a des propos qui sont des propos d'extrême gauche. Donc de toute façon, même
si
nous étions d'accord sur les questions concernant l'Europe, l'Union européenne,
la
sortie de
l
'Union européenne et de l'euro, en plus de ça, ce sont des mouvements qui sont des mouvements clivants, qui n'ont pas cette capacité de rassembler les Français sur le plus grand dénominateur commun, qui est justement la liberté et la souveraineté de la France. Ils n'ont pas cette capacité à réaliser ce qui est prévu par l'article 5 de la Constitution. Le président de la République exerce par son arbitrage
le
fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Il faut être un arbitre. Il faut que des Français de droite, des Français du centre, des Français de gauche se sentent en confiance avec le président de la République qu'ils auront élu. Voilà. Eh bien je pense que Mme Le Pen ne peut pas susciter la confiance auprès de
l
'électorat de gauche ou de
l
'extrême gauche.
C
'est moins que l'on puisse dire de la même façon que M. Mélenchon ne peut pas susciter la confiance
de
l'électorat de droite ou d'extrême droite en France. Alors que moi, il se trouve que les journalistes qui étaient venus pour les 10 ans ont pu le constater, qu'il y a à l'UPR des gens vraiment venus de tous les horizons, venus de l'extrême droite, de la droite, du centre, de la gauche, de l'extrême gauche.
Il n
'y a pas beaucoup d'extrémistes, c'est exact, mais il y a quand même des familles politiques un peu partout. Il y a énormément d'abstentionnistes qui viennent chez nous
et
qui ont donc retrouvé ce qu'ils cherchent, c'est-à-dire
le
sentiment de la politique avec un grand P, de la justice, de l'honnêteté, de la vérité, de la sincérité. Et puis en gros,
pour
m'avoir observé pendant 15 jours, 1 mois, 2 mois, 6 mois, 1 an, 2 ans, 5 ans, ils se sont dit « Mais finalement, ce monsieur, c'est quand même quelqu'un en qui on peut avoir confiance », ce que je crois vrai.
— Question
de Julien Jazou. Mélenchon absent du débat.
C
'est juste qu'il a peur de ne pas répondre sur le fond.
— Oui.
Alors ça vient de sortir. Parait-il qu'il va y avoir donc 2 débats. Il y a un débat avec 11 personnes qui va se tenir donc sur CNews le 4 avril, qui est très très très organisé. On a déjà reçu comment ça va se passer. En fait, c'est pas vraiment un débat.
C
'est une juxtaposition de monologue.
Moi,
on m'a expliqué qu'il y aura une minute, il faudra que je me présente pendant 1 minute,
1
minute, chronométrée,
et
qu'après, il y aura donc différentes questions qui seront posées. Et chaque candidat, dont moi, nous aurons chacun 1 minute et 30 secondes chronométrées
pour
y répondre.
Donc
le débat,
il
faut quand même pas en attendre des choses extraordinaires. Mais néanmoins, il y aura quand même cet effort d'être à plusieurs, d'être tous les candidats ensemble sur le même plateau. C'est quand même à saluer. Et moi, je salue CNews. Alors, France 2 a décidé de... CNews qui travaille sur la question avec BF1. France 2 a décidé de faire la même chose pour le 20 avril, c'est-à-dire 3 jours avant le 1er tour.
On
a été prévenus depuis déjà une bonne semaine. Donc nous, on a pris nos dispositions. Et puis voilà, on apprend aujourd'hui
que
M. Mélenchon aurait décidé de faire sa diva,
et
donc de ne pas y aller. Bon, on va voir. Je ne sais pas. Moi, je trouve ça incroyable, parce que lorsqu'il a été invité chez TF1, M. Mélenchon a versé une larme de crocodile, comme je l'avais annoncé à l'avance,
comme
M. Macron, en disant « C'est très dommage, c'est pas normal que tous les candidats ne soient pas là
». Puis
voilà que maintenant, il va y avoir tous les candidats qui sont sur France 2. Ça ne lui va pas encore cette fois-ci. Il faudrait se mettre aux abonnés absents, semble-t-il.
Moi,
je trouve ça encore une mélenchonnade, encore un enfumage, un vrai semblable. Paraît-il d'ailleurs, d'après les informations de ce soir, mais tout ça, ça peut bouger, ça peut revenir sur sa décision, j'en sais rien. Mais on apprendrait que M. Macron allait suivre le même chemin.
En
définitive, tout ceci témoigne du fait que peut-être ils n'ont pas très envie
d
'être confrontés à d'autres candidats, et peut-être notamment à moi. Ce n
'est
pas impossible.
En
tout cas,
ce
n'est pas un indice de force, ni de sérénité, ni de responsabilité. Il ne
faut
pas exagérer. Lorsqu'on a... Moi, j'ai déplacé un meeting que j'avais pour me plier à cette date fixée par France 2, puis il va y avoir des millions de téléspectateurs. Rien n'est plus important, évidemment, que de participer à ce débat, ne serait-ce
que
dans un souci démocratique. Jouer la diva, c'est pas bon. Je trouve que ça fait capricieux. Et ça montre au passage toute l'hypocrisie du discours tenu auparavant. De là étant, je note
que
M. Mélenchon, comme d'ailleurs M. Macron, comme d'ailleurs Mme Le Pen, soit dit en passant, ne sont pas avares de jouer les filles de l'air et de se mettre aux abonnés absents. Moi, j'avais accepté, j'en avais déjà parlé, de passer sur un blog qui s'appelle Thinkerview. J'ai été pendant une heure et demie asticoté par la personne qui travaille pour Thinkerview, vous pouvez le trouver d'ailleurs sur Internet, qui m'a posé des questions qui étaient quand même parfois vraiment du rentre-dedans, déstabilisantes
au
passage, parfois un flux de questions, etc.
Et
donc c'était une façon aussi de mesurer la capacité
d
'un responsable politique à avoir l'esprit de réparti, à garder son sang-froid, à pouvoir répondre tout à traque à des questions imprévues, etc. Rien à voir avec les débats.
Là,
les débats sont organisés. Là, c'était pas du tout ça.
Donc
en fait, ce sont des interviews qui sont particulièrement révélatrices d'une personnalité. J'ai vu qu'à Thinkerview, ni Mme Le Pen, ni M. Fillon, ni M. Macron, ni M. Mélenchon n'ont accepté de se livrer à cet exercice. Voilà. Ça veut dire qu'eux, il leur faut toujours des béquilles idéologiques. Ils se font représenter.
Cet
après-midi même, j'étais au sommaire, enfin au débat de l'association franco-russe, qui est animé par Thierry Mariani, qui avait invité tous les candidats à l'élection présidentielle à venir parler des questions géostratégiques de France et de Russie. Et c'est un des sujets les plus fondamentaux
qu
'il y ait pour l'élection présidentielle. Il n
'y
a pas de choses plus importantes, puisque
je
le disais tout à l'heure, c'est directement lié à l'article 5 de la Constitution qui précise que le président de la République est le garant de l'indépendance nationale, donc des liens avec l'OTAN,
et
l'article 14 qui fait du chef de l'État le chef de la diplomatie. Donc
c
'était vraiment un sujet de président de la République. Eh bien sur les 11 candidats à l'élection, c'était à l'Assemblée nationale que ça se tenait. Eh bien il y a 4 candidats qui n'y sont pas allés. Il y en a un qui a absolument refusé d'y aller et de se faire représenter, c'est M. Macron. Ça augure bien, ou plus exactement, ça augure très mal
de
ce qui se passerait si M. Macron était élu président de la République, ce qui n'aura jamais lieu d'ailleurs. Mais si M. Macron était élu, on voit qu'il est complètement dans la main de l'OTAN et qu'on partirait dans une politique totalement irresponsable de style Obama-Clinton contre la Russie.
Mais
mon propos était de dire que Mme Le Pen, M. Fillon, M. Mélenchon se sont fait représenter.
Eh bien
moi j'y suis allé. Parce que lorsque c'est un débat important, c'est comme par exemple pour l'association des maires de France. C'est pareil.
M.
Mélenchon, Mme Le Pen, M. Fillon se sont fait représenter. Eh
bien
moi j'y suis allé.
Parce
que si on veut être chef de l'État, on va pas en permanence se cacher sous une table. Mme Le Pen, dès qu'il y a un tout sujet un tant soit peu technique, elle demande à M. Philippot d'aller copier ce que je dis sur mes vidéos et puis elle l'envoie au casse-pied parce qu'elle est incapable de tenir la route. M. Mélenchon, on a l'impression qu'il veut surtout éviter le moindre problème donc il se fait représenter à chaque fois. C'est pas sérieux.
Moi
quand je suis allé à l'association des maires... Et soit dit en passant aussi,
moi
quand je suis allé à l'association des maires de France, j'ai fait un discours sans note.
Quand
je suis allé là au sommet de l'association franco-russe, j'ai fait un discours sans note.
Parce
que si je suis président de la République, je vais pas... Si je rencontre Donald Trump, si je rencontre Vladimir Poutine, si je rencontre le président chinois Xi Jinping, si je rencontre le premier ministre indien Modi, si je rencontre la première ministre britannique Theresa May,
eh
bien je me fais fort d'avoir tout dans la tête. Alors j'aurais sans doute évidemment un dossier ou deux, le cas échéant, si j'ai un trou de mémoire. Mais j'aurais pas besoin d'avoir des béquilles idéologiques, des béquilles de dossiers, etc. C'est le propre
d
'un chef d'État que d'avoir la capacité intellectuelle à mémoriser tout ça. On m'a dit tout à
l
'heure que j'avais été le seul,
non
seulement le seul... Enfin il y
a
eu deux autres candidats qui sont venus à ce sommet, à cette réunion franco-russe. Mais il paraît dire que je suis le seul à avoir parlé sans note.
C
'est quand même... Là aussi, moi, je vais de surprise en surprise.
La
dernière surprise du même genre, d'ailleurs, je le signale, c'est ce qu'on a appris lors de la préparation du débat sur CNews. Il y avait...
Donc
moi, j'avais un représentant, Thibaut Longjon, qui a participé à la préparation avec les représentants des différents candidats. Et puis il y avait le candidat de M. Fillon qui a demandé la possibilité que M. Fillon ait son téléphone portable parce que, paraît-il, sa conseillère en communication, Anne Méo, qui est ultra célèbre, paraît-il, lui envoie des SMS pendant le truc en disant « Tenez-vous droit. Là, ne vous grattez pas le nez, ne vous mettez pas le doigt dans le nez ». Enfin c'est dingue. Voilà. Ça veut dire que si M. Fillon était président de la République, il faudrait qu'il ait des SMS en disant « Il faut serrer la main à M. Poutine, à votre attention.
Là, il faut que je fasse attention, il
faut
que je dise ci et ça ». Mais qu
'est
-ce que c'est que cette histoire ? Non. Vous imaginez la même chose du temps de Charles de Gaulle
?
Non. Non, non. Il faut avoir quelque chose de sérieux. D'ailleurs, il a été décidé par les organisateurs qu'on n'avait pas le droit
à
avoir un téléphone portable pendant l'émission. Moi, ça me rappelle quand j'étais élève et étudiant. Il y avait des étudiants qui avaient des antisèches. Bon, voilà, c'est pas sérieux. C'étaient d'ailleurs jamais les meilleurs étudiants qui avaient des antisèches, soit dit en passant.
Question
suivante de Tom Vikenel. Bonsoir, M. Asselineau. Comptez-vous proposer d'autres débats en dehors des débats organisés par les grandes chaînes médiatiques ?
Honnêtement, ça sera difficile. Parce que ce qu'il faut comprendre, ce qu'il faut savoir, c'est qu'en ce moment, je ne vais pas m'en plaindre, mais nous sommes ensevelis sous les demandes médiatiques. Parce qu'il y a le principe d'équité, le principe d'égalité qui va commencer 15 jours avant. Et donc un certain nombre de chaînes sont obligées de montrer patte blanche à peu près devant le CSA.
Donc
on a beaucoup de demandes. Il
n
'y a pas que les chaînes télévisées et radio suivies par le CSA. Il y a également plein de blogs ou de radio de la bande FM, de télévision de la bande FM ou des blogs de jeunes, etc., qui nous sollicitent. Et moi,
c
'est comme ça, c'est dans ma nature. Moi, je ne suis pas quelqu'un qui juge en fonction de la taille, en fonction de la notoriété. C'est pas mon seul critère. Bien sûr, si je suis invité au TF1 à 20h, j'y vais, évidemment. De même que j'irai demain, je suis chez Jean-Jacques Bourdin sur RVMC pour de nouveau 8 minutes. Mais il m'a promis de m'y réinviter pour un peu plus longtemps dans quelques jours. Voilà. Mais moi, je suis quelqu'un de fidèle et je suis quelqu'un
qui
n'oublie pas
ceux
qui m'ont aidé
du
temps où nous étions tout petits et où j'étais bien isolé. Voilà. C'est la raison pour laquelle je mets un point d'honneur.
Un
point d'honneur
à
aller dans les radios de la bande FM qui ont une autorité bien inférieure aux très grandes radios nationales, mais celles qui m'ont invité depuis plusieurs années. Je suis allé à Beur FM. Je suis allé avec beaucoup de plaisir à Radio Tropic FM. Je vais aller bientôt sur Ouma TV, sur Berber TV, peut-être aussi sur Radio Notre-Dame, etc. C'est-à-dire toutes ces radios, ces télévisions qui, du temps où nous étions petits et très peu connues, m'ont donné, ont eu la gentillesse de me donner la parole. Je ne les oublie pas.
Alors
tout ceci, ça fait beaucoup. D'autant plus que je donne aussi, je donne mon temps de parole. Je suis allé, j'ai accordé du temps à des petits sites jeunes, par exemple MinuteBuzz qui a fait un truc très sympathique avec des jeunes formidables. Je suis allé aussi... Enfin vous allez voir, ça va sortir dans les jours qui viennent. Aujourd'hui, ce soir même, vient de sortir une longue interview que j'ai donnée à Herodote.net, qui est un site historique, avec des dizaines et dizaines de milliers d'internautes qui vont visiter ce site. J'ai fait une très longue interview justement au sujet de l'histoire de mon pays ou de l'histoire du monde. Ils m'ont interrogé.
Je pense que ça va intéresser les gens. J'ai aussi donné du temps à Antenne Réunion, sur la situation à l'île de la Réunion, à France Outre-mer. Je vais donner aussi du temps de parole à des médias internationaux, notamment au journal El País, journal espagnol, demain, à des journaux allemands, anglais, etc. Donc tout ceci, ça fait une telle avalanche de demandes médiatiques, sans compter les meetings qui sont quand même fatigants. Et il faut quand même se déplacer. Sans compter les réunions.
Je
vais aller demain... Enfin, après-demain matin, je serai à Brest
pendant
quelques heures pour participer au congrès de la FNSEA, le congrès national où je suis invité. Je participerai également à une réunion du MEDEF. Donc j'essaie aussi d'aller voir des socioprofessionnels. Donc tout ceci fait que – et j'en arrive à la conclusion – je pense qu'il va être difficile d'organiser un débat avec d'autres candidats d'ici le premier tour. Mais si c'était possible, et si d'autres candidats le souhaitaient, ça serait bien volontiers. Je rêverais de pouvoir débattre avec Mme Le Pen en tête-à-tête
sans
qu'il y ait M. Philippot qui lui passe des antisèches, avec M. Fillon en tête-à-tête sans qu'il y
ait
Anne Méo qui lui envoie des SMS pour lui dire ce qu'il faut dire, ou avec M. Mélenchon en tête-à-tête sans qu'il reçoive je ne sais quelle information d'ici ou là. Voilà. Ça, ça serait bien. Je pense que ça éclairerait les Français.
Mais
je ne suis pas sûr qu'il serait d'accord.
Il
est 21h45. Question de Cindy Loney.
Pouvez
-vous nous expliquer les raisons qui vous ont amené à décliner l'invitation de Laurent Ruquier à « On n
'est
pas couché ».
Alors
oui. Moi, je n'ai pas de secret. Je suis toujours très transparent. Il s'est trouvé que j'avais été approché par le collaborateur principal de Laurent Ruquier que je connais depuis 2014, lorsque j'avais été invité une première fois, qui m'a invité du jour pour le lendemain pour participer à
«
On n
'est
pas couché
». J
'ai trouvé le processus, la façon légèrement cavalière de m'inviter du jour, enfin peut-être 36 heures avant, j'ai trouvé que c'était un petit peu cavalier. Mais compte tenu de l'audience de l'émission, j'avais demandé comment ça se déroulerait. Et le collaborateur de M. Ruquier m'a indiqué qu'il y aurait trois parties. Première partie avec M. Fillon, deuxième partie avec M. Dupont-Aignan, troisième partie avec moi-même. Je passais donc en fin de soirée. Bon. J'avais donné mon accord. Même si j'aurais préféré ne pas passer à minuit et demi, j'avais quand même donné mon accord.
Ensuite, le jour où ça devait se dérouler, moi, on a demandé qu'il y ait la possibilité d'avoir dans le public des membres de l'UPR, parce qu'il y a quand même environ, je sais pas, 200 personnes qui sont invitées, on nous a fait comprendre qu'on n'aurait que 4 ou 5 places. Je l'ai eu saumâtre parce que je me suis dit « Oui, mais alors c'est très gentil tout ça. Mais si dans le public, ce sont des gens qui sont des partisans d'autres candidats et qui se mettent à me siffler pendant l'émission, c'est quand même pas correct. C'est un véritable traquenard ». J'ai donc demandé à ce qu'il y
avait des
militants de l'UPR.
Ça
m'a été refusé. J'ai quand même dit à un certain nombre de nos militants de se rendre sur place. Ce qu'ils ont fait.
Et
à leur grande surprise, j'ai été informé en temps réel, une heure avant que je ne parte à l'émission, j'ai découvert ce que personne ne m'avait dit. C'est que M. Fillon avait droit à 50 minutes, M. Dupont-Aignan à 30 minutes. Et moi, non seulement je n'avais droit qu'à 20 minutes, mais ces 20 minutes étaient divisées en 2, puisque je devais être sur le même plateau que M. Cheminade. Donc il n'était hors de question pour moi d'accepter d'avoir une si courte durée. Et de surcroît, avec un autre candidat, quel qu'il soit, je n
'ai
aucune raison, si ce n'est que des mauvaises raisons que tout le monde peut bien comprendre, et qui est de me mettre avec un candidat que tout le monde connaît et qui a fait des scores très très très très très modestes lors de l'élection antérieure. Il n
'y
avait aucune raison. Je l'ai donc fait savoir. J'ai dit non. Voilà. J'ai dit que ce ne m'avait pas été
un
non annoncé, que si on m'avait dit les conditions dans lesquelles ça se déroulait, j'aurais dit non. Et comme je l'apprenais une heure avant et uniquement par des informations obtenues, parce que nous avions des adhérents qui étaient allés sur place et qui avaient obtenu ça, j'ai fait savoir que je n'irai pas. Voilà. Alors à ce moment-là, ça a fait un petit pâte à caisse.
Mais
non, je ne vais pas ramper, je ne vais pas me mettre à quatre pattes pour participer à une émission d'ailleurs où on me charcute. Je n'ai jamais oublié ce qui s'était passé en 2004. On va charcuter mes propos pour ensuite faire des plans de coupe et éventuellement procéder à des amalgames divers et variés que je laisse tout un chacun imaginer.
J
'ai d'autant plus facilement dit non qu'il se trouve que je passais une excellente soirée dans une petite librairie du 14e arrondissement où j'étais reçu par une librairie hegelienne du nom du philosophe allemand Hegel. Et dans cette librairie hegelienne où j'ai été reçu par un certain nombre d'intellectuels ou de militants communistes,
des
membres du Parti communiste français, voilà, qui sont extrêmement intéressés par mes analyses et qui sont très intéressés par le fait d'avoir un candidat qui se réfère au Conseil national de la résistance dont je rappelle qu'en 1944 il était présidé par Charles de Gaulle, qu'il y avait des gaullistes mais il y avait une grosse partie de communistes. Et notamment le programme du CNR a été largement écrit par un communiste de l'époque qui s'appelait Pierre Villon. Voilà. Donc je passe à une très bonne soirée. D'ailleurs, au cours de cette soirée, on a noté des convergences. On a vu que certains... Moi je ne suis pas communiste, ils le savent parfaitement.
Mais ils ont compris aussi que j'étais quelqu'un d'honnête, que je prenais des engagements solides, notamment les engagements en matière de service public, de renationalisation. Et ça, je m'y tiendrai. Je n'ai qu'une parole. Et ça, ils en sont parfaitement conscients. Et
puis
ils ont bien compris aussi le tour de passe-passe de M. Mélenchon ou de Mme Arthaud ou de M. Poutou qui ne veulent pas sortir de l'UE, qui proposent une autre... Ils l'ont parfaitement compris. Les gens qui soient de droite, du centre ou de gauche, les Français ne sont pas bêtes. Quand ils réfléchissent, ils se disent « Mais c'est vrai que c'est une entourloupe, en définitive, ces histoires. Parce qu'en fait, personne ne prend le moindre engagement sauf François. Sinon, moi, je prends un engagement ferme
». Il
y en a d'ailleurs eu deux de ces militants communistes qui ont accepté d'ailleurs, quelques jours après, de venir. Eh bien, pour les 10 ans, ils ont témoigné à la tribune de notre grande fête. Ils sont membres du Parti communiste français. Ils sont communistes.
Mais
ils ont dit « Nous appelons à voter pour François Asselineau ». Voilà. C'était finalement très bien. J'ai passé une excellente soirée.
J
'ai trouvé des gens qui, comme l'étaient les communistes
de
Jadis ou de Naguère, sont des gens qui ont des convictions arrêtées, mais qui aussi peuvent être des gens qui ont de la droiture et qui savent aussi que dans les moments de grand péril, eh bien il faut savoir se rassembler. C'est ce qui s'était passé avec la résistance française. Au sein du Conseil national de la résistance, il y avait des chrétiens,
il
y avait des communistes, il y avait des gaullistes, il y avait des socialistes. Il y avait même des gens d'extrême-droite de la cagoule. De Gaulle avait beaucoup tenu
à
ce qu'il y en eut. Il l'avait demandé spécialement à Jean Moulin. Mais ces gens d'extrême-droite étaient d'accord avec tous les autres pour chasser les Allemands. C'était ça l'essentiel. Comme l'avait dit le poète Aragon, poète français, grand poète français communiste, Aragon, il avait dit que la résistance rassemblait celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas. C'est un petit peu l'ambiance qu'il y a eu ce soir-là dans cette librairie. Je remercie encore une fois l'organisateur. C'était vraiment une ambiance tout à fait sympathique. Et finalement, je n
'ai
pas regretté de ne pas être allé me faire piéger.
Ah,
on n
'est
pas couché.
— Question
suivante de Laurent Chailloux. Bonsoir, M. le Président. Votre avis concernant la volonté de l'Écosse de prendre son indépendance et rejoindre l'UE ?
—
Alors je vois au passage que nous sommes à 21 243. On a commencé... C'était 21 226, si mes souvenirs sont exacts.
C
'est-à
-dire
que nous avons eu donc 17 adhésions depuis le début de ce direct. Merci à toutes et à tous. C'est le moment d'adhérer. On a une croissance verticale. Pour répondre
à
cet internaute, il est en train de se passer ce que je crois que j'avais déjà dit, c'est-à-dire que Mme May, le gouvernement britannique, continue à être victime des forces centrifuges attisées par l'UE, par la Commission européenne dans le cadre de ce que l'on appelle l'Europe des patries. Voilà. Et donc, dans ce cadre-là, des gouvernements autonomistes comme c'est le gouvernement de Mme Nicola Sturgeon qui est présidente du gouvernement écossais réclament l'indépendance dans le cadre de l'UE.
Exactement ce
que réclame M. Pigdermont, qui est le président de la généralité de Catalogne en Espagne, qui réclame une Catalogne indépendante entre guillemets dans le cadre de l'UE.
C
'est exactement ce que réclame aussi M. Van Rompuy, qui maintenant qu'il a quitté la Commission européenne est devenu le chantre
de
l'indépendance de la Flandre belge dans le cadre de l'UE, c'est-à
-dire
de la désintégration de la Belgique.
C
'est également le même propos que tient volontiers M. Jean-Guy Talamon, qui est le président de la collectivité de Corse et qui a dit « Je verrai de mon vivant une Corse indépendante dans le cadre de l'UE ».
C
'est ce que dit Patrick Lelay en Bretagne. Il dit « Je verrai une Bretagne indépendante dans le cadre de l'UE », ce que d'ailleurs soutenait à demi-mot M. Jean-Yves Le Drian, soit dit en passant. Je n'ai pas oublié que le ministre de la Défense a apporté son soutien, a souhaité des bons voeux à l'UDB, l'Union démocratique bretonne, qui, le moins qu
'on
puisse dire, c'est qu'elle n'est pas très éloigné des mouvements autonomistes et indépendantistes bretons. M. Le Drian, qui d'ailleurs a apporté son soutien
à
M. Macron dans cette espèce de course invraisemblable d'indignité où tout le monde va se battre pour être le plus proche de M. Macron, parce que tout simplement il a des sondages importants. C'est une honte, c'est abjecte, c'est invraisemblable. Ça me fait presque un peu de peine pour Benoît Hamon.
C
'est pour dire
quand
même à quel point tout ceci est assez révulsant. Le plus cocasse de l'histoire, c'est que le soir du premier tour,
ils
vont faire tristamine, tous ces gens-là. En attendant, et pour revenir à la question, eh bien voilà, ce qui se passe, c'est qu'il y a des forces qui ont décidé. Je l'ai expliqué dans ma conférence sur les États-Unis d'Europe, sur l'Europe des érorégions. Il y a des forces qui veulent que les États-Unis d'Europe vers lesquels nous nous tendons, ce ne soit pas France, Italie, Espagne, Portugale, etc. Non. Ils veulent que ce soit Preiss, Corsica, Occitania. D'ailleurs, il y a une nouvelle région qui s'est créée en France qui s'appelle Occitanie. Alsace pour l'Alsace, País Vascoz pour le Pays Basque, Catalonia, Flanders pour la Flandre, Scotland. C'est de ça qu'il s'agit.
Je suis non seulement le seul candidat du Frexit, mais je suis aussi le seul candidat
à
tirer la sonnette d'alarme
sur
cette affaire. Et je m'adresse ici à tous mes compatriotes, quels qu'ils soient, y compris ceux, bien entendu, qui vivent en Bretagne, en Corse, au Pays Basque, etc. Nous sommes tous Français, bien sûr. Moi, j'ai un quart de sang breton, un quart de sang du Tarn, un quart de sang de Haute-Saône et un quart de sang de la Nièvre et du Loiret,
d
'où venait mon grand-père paternel dont j'ai hérité du nom. Nous sommes tous Français. Imaginez le terrible drame historique et géopolitique que représenterait l'éclatement de notre pays, pour avoir des espèces de sous-régions qui seraient totalement dans la main de l'impérialisme américain, à submerger déjà la France lait. Mais alors vous imaginez ? Submerger par l'anglo-saxon, submerger par le taffeta, submerger... En fait, il s'agit d'avoir la même granulométrie administrative que de l'autre côté de l'Atlantique. Malheureusement, ce sont des choses qui arrivent. Ce sont des choses qui arrivent.
La
politique de diviser pour régner est une politique constante menée par les États-Unis d'Amérique depuis plusieurs décennies. Parlez-en si vous avez des amis qui étaient yougoslaves, qui ont vu de leur vivant la destruction du pays de l'enfance. Il n'y
a
rien de plus tragique que cela. Revoyez la destruction de la Tchécoslovaquie. Réfléchissez à la destruction du Soudan, à la destruction de la Somalie, à la destruction de l'Irak, à la destruction de l'Afghanistan, à la tentative de destruction de la Syrie, à l'explosion de l'Union soviétique, aux tentatives de déstabilisation du Xinjiang et du Tibet chinois, au morcellement de l'Ukraine. Il y a maintenant une politique qui s'attaque à l'Union européenne, à l'Europe occidentale, pour en finir avec les grands États-nations hérités de l'Histoire.
Moi,
je suis là
pour
remplir
aussi cette
fonction dévolue au président de la République par l'article 5 de notre Constitution.
Le
président de la République est le garant de l'indépendance nationale et de l'intégrité du territoire, c'est-à-dire de l'unité nationale, avec tout ce qui se va avec,
c
'est-à-dire l'égalité entre les territoires, l'égalité des chances entre les territoires et notamment l'égalité des zones rurales, avec les zones urbaines. Je suis fondamentalement contre les réformes territoriales.
J
'avais eu l'occasion d'en parler devant l'Association des maires de France il y a quelques jours.
— Question
suivante de Valentin Baer.
Bonjour.
Encore toutes mes félicitations pour vos récentes réussites.
Quel
est votre programme concernant la recherche universitaire et le rayonnement scientifique ? Que peut avoir la France ?
—
Alors là, je répondrai rapidement. On a un programme qui est en ligne. Allez le consulter. Sur ces questions en matière de recherche universitaire, plusieurs choses à dire. Il faut absolument
donner
un peu plus d'argent. Ça, c'est indispensable. Arrêter la course systématique. Je ne dis pas qu'il faut pas le faire. Mais la course systématique à la parution, c'est plus de la recherche. Maintenant, il s'agit de publier, publier, publier dans des revues à comité de lecture. C'est vrai que c'est important.
Mais
pas que ça soit devenu l'alpha et l'oméga de la recherche, et en particulier dans des revues anglo-saxonnes pour s'exprimer en américain.
Il
faut que la France renoue avec une recherche française.
Au
passage, d'ailleurs, c'est un drame.
C
'est plus qu'un drame. C'est une faute, je crois.
C
'est plus qu'un drame. C'est une faute que de vouloir uniformiser au niveau planétaire la recherche dans une seule et même langue.
Les
langues véhiculent
un
façonnage de l'esprit humain, une vision du monde, une conception du monde. Et donc imaginons que demain, tous les chercheurs mondiaux parlent de l'américain. Ce serait une fantastique
et
tragique atrophie de l'esprit et de la recherche humaine. Au contraire, plus il y aura
de
chercheurs chinois qui chercheront en chinois, des chercheurs français qui chercheront en français, des russes en russe, des japonais en japonais, des arabes en arabe, des indiens en hindi ou en telugu ou en Canada, etc., ou en tamu, dans ces langues du sous-continent indien, des chercheurs espagnols en espagnol, des brésiliens en portugais, etc., etc. Et plus l'esprit humain pourra faire des découvertes. Voilà. Donc moi, je suis très cohérent, je pense, avec tout mon programme.
Assurer
une plus grande liberté de recherche aux chercheurs. Arrêter de diminuer, diminuer, diminuer constamment
les
travaux de recherche fondamentales et les crédits qui vont avec. Arrêter de forcer les chercheurs à anonner dans la langue du maître, c'est-à-dire en anglo-biche, en anglo-américain, et avoir en revanche des exigences... On peut avoir des exigences du comité de lecture de revues scientifiques en français.
On
peut avoir également des concours en français sur d'autres sujets. Mais ce que je dis n'est pas de faire baisser l'exigence, mais de permettre aux chercheurs
d
'avoir ce qui est la chose la plus importante. Un, la liberté de l'esprit. Deux, l'argent pour le faire. Trois, la possibilité de raisonner et de réfléchir
dans
sa langue maternelle.
Question
de Jean-Philippe Benoît. Bonsoir, M. Asselineau. Vous avez déjà abordé les problèmes de chômage.
Que
pensez-vous de l'informatisation et la robotisation croissante ?
Quel
avenir, selon vous, pour la valeur de travail ?
Alors
ça,
c'est une vraie question. C'est une vraie question à laquelle il n
'est
pas facile de répondre, parce qu
'on
fait de la futurologie. Quand j'étais petit, dans les années 60, quand on parlait du XXIe siècle, de l'an 2000 et du XXIe siècle, dans les bandes dessinées ou dans les romans d'anticipation de l'époque, donc 40 ans avant, on pensait que les gens n'auraient plus rien à faire, que des robots feraient tout. C'était d'ailleurs la publicité qui avait été faite par Moulinex pour les premiers robots ménagers. Il y
a
eu ce slogan de marketing, qui est très célèbre dans le marketing, c'était « Moulinex libère la femme ». C'était un petit côté machiste, comme c'était le cas à l'époque, mais il y avait cette idée de libération de la femme ou de l'homme, de l'être humain en général, par les machines. En fait, on s'est aperçu souvent que les innovations technologiques créent de nouveaux emplois. Pour avoir des robots,
il
faut avoir des concepteurs de robots. Il faut avoir des réparateurs de robots. Et puis même si on a de plus en plus d'intelligence artificielle qui permet de progressivement réparer automatiquement des robots, etc.,
etc.,
il n'est pas sûr, je n'en sais rien, mais il n
'est
pas sûr et certain que tout travail va finir par disparaître. Je ne pense pas, je pense que c'est inhérent à l'être humain qui n'aime pas être désœuvré, finalement. Alors cela étant, une fois que j'ai dit ça, j'enfonce un peu une porte ouverte,
il
est quand même assez vraisemblable qu'il va y avoir quand même des emplois qui vont continuer à être supprimés dans les années qui viennent dans de nombreux secteurs industriels, notamment. Peut-être même dans certains secteurs de services, pas dans tous, mais dans certains.
Peut
-être viendra un jour où on pourra se faire coiffer par un robot automatiquement, je n'en sais rien, finalement,
ce
n'est pas impossible. Se faire soigner automatiquement avec des diagnostics automatiques, des robots, etc., ou des chirurgiens dentistes, ça n'est pas impossible, je n'en sais rien. Alors effectivement, dans ce cadre,
ça
doit nous amener à réfléchir à, par exemple, la durée du travail. Moi, je ne suis pas de
ceux...
Alors je sais que c
'est
un sujet un peu clivant, on n
'a
pas pris de position dans le programme, ça dépendra, mais moi, j'ai un peu tendance à dire que la durée du travail, elle doit... Je pense que les durées rigides non plus sont un peu dépassées par les événements. Je pense que ça va dépendre des professions. Je pense que ça va dépendre aussi des catégories sociales, des métiers, des jobs, etc., etc. J'ai vu... Autrefois, j'étais allé dans une société, je crois que
j
'en avais parlé, qui faisait des photos en 3D.
C
'est une société française. Le truc qui était... La façon dont travaillaient les jeunes informaticiens là-dedans, c'était un peu très moderne, très XXIe siècle,
de
l'open space avec un billard pour jouer au baby-foot, avec un comptoir pour se faire un café ou pour manger des toasts, avec des jeux vidéo, et puis de temps en temps, ici ou là, des sofas, un poste de
travail...
De la sorte que finalement, on a l'impression de voir apparaître... C'est une des hypothèses de l'avenir qui arrive, de voir apparaître des univers
un
peu comme chez soi, en définitive, où il n'y a plus une césure totale entre le monde du travail et le monde des loisirs. Et où on peut très bien avoir... Parce que c'est vrai que l'être humain... Moi, ça m'arrive... Moi, je suis quand même... En général, on considère que je suis un gros travailleur. Je suis quelqu'un... Je crois que j'ai une grande capacité de concentration et de travail.
Mais
je suis comme tout le monde. Je ne peux pas travailler pendant 10 heures d'affilée sans de temps en temps lever la tête, aller me lever, aller boire un verre, avoir envie de feuilleter un journal, de me reposer, etc., etc., et puis en reprendre le travail ensuite. Donc je pense que
cette
conception très rigide émanée, en fait, du XIXe siècle et la conception fordienne et tellurienne du travail, à mon avis, va péricliter dans les années à venir. C'est pour ça que, personnellement, en matière de durée du travail, je suis très prudent.
Je
pense qu'en fonction des univers de travail,
il
faudra que les gens... Voilà. Ça apparaîtra au fur et à mesure. Il
y a
des collectivités de travail où les gens arriveront peut-être à...
Je
ne sais pas... À midi. Ils partiront à 2 heures du matin. Et puis ils s'installeront dans un bureau.
Et
puis ils partiront... Enfin l'idée, au bout du compte, étant que les gens soient, en fait, fassent leur boulot de façon harmonieuse, avec dynamisme, avec entrain. J'allais dire un peu pour provocation. Mais ce n
'est
pas de la provocation, c'est vrai. C'est en fait ce qui se passe à l'équipe de campagne de l'UPR. À l'équipe de campagne de l'UPR, bon ben tout le monde vient. On a quelques salariés. Mais on a certains qui arrivent parfois à midi et puis qui arrivent jusqu'à 2 heures du matin. Et puis d'autres qui arrivent beaucoup plus tôt et puis qui partent l'après-midi. Mais au total, comme on est tous
engagés dans
la même course, le même objectif, que je gagne,
en
fait, qu'on réussisse cette élection, on
n'a
pas de pointeuse. Voilà.
C
'est ça que je voulais dire. Voilà. Je ne sais pas si tout ceci vous a beaucoup éclairé.
En
attendant,
je
pense
que
ça doit être ça, le rôle d'un chef de l'État. Ce n
'est
pas un Premier ministre. Je l'ai déjà dit. Ce n
'est
pas un programme de gouvernement. Un chef de l'État, ça doit être quelqu'un
qui
a la hauteur de vue nécessaire pour anticiper les évolutions futures et en tenir compte dans le pilotage d'un pays. Voilà. Je n'ai pas la science infuse sur ces questions, ni sur les autres, d'ailleurs. Mais je pense qu'il faut faire preuve de souplesse. En tout cas, moi, les programmes du style à coup de tri qu'on va remonter à 39 heures, etc., ça, je n'y crois pas du tout. Je pense que c'est, en fait, une espèce de coup de menton vers le haut qui traduit, en fait, une absence totale de réflexion approfondie sur la question.
Question de jour du 74. Bonsoir, Président.
Que
pensez-vous de l'article 27 de notre Constitution qui dispose que tout mandat impératif est nul
? C
'est une question assez pertinente, même très pertinente, parce que j'avoue, c'est un souvenir d'étudiants. Quand je préparais l'École nationale d'administration, l'ENA, on avait des cours de... Enfin, je suivais des cours... Je n
'ai
pas fait Sciences Po, mais je suivais des cours par correspondance au ministère des Finances, des cours sur le droit constitutionnel. Puis j'ai toujours aimé les questions constitutionnelles. Pour tout dire,
c
'est quelque chose... C
'est
comme ça. Il
y
a d'autres aspects du droit que j'aime moins. Mais le droit international et le droit constitutionnel, ça m
'a
toujours intéressé. C'est comme ça. Et quand je lisais cet article, ça me laissait un peu rêveur et songeur. Je ne comprenais pas très bien ce que ça voulait dire. En fait, ça veut dire pour ceux qui ne le sauraient pas qu'effectivement, un mandat où un élu prendrait l'engagement absolu de faire quelque chose, eh bien ce mandat serait nul.
C
'est-à-dire qu'on ne peut pas forcer un élu à faire quelque chose. Alors je vois bien le débat, bien sûr. C'est comment ça on peut être élu sur un programme et faire tout le contraire. C'est un scandale. Je suis assez d'accord avec cette vision des choses. Moi, je n'admets pas. Je considère que le mandat de François Hollande a été vicié dès l'origine parce qu'il s'est fait élire sur des promesses totalement mensongères dont il savait
qu
'il ne pourrait pas les tenir.
Mais
je comprends aussi à contrario le raisonnement qui dit qu'il peut arriver dans l'histoire d'un peuple et d'une nation que quelqu'un qui soit élu à quelque niveau que ce soit
soit
amené du fait de circonstances totalement nouvelles, de circonstances exceptionnelles qui n'étaient absolument pas prévisibles six mois auparavant, à prendre des mesures qui sont le contraire exact
de
ce qu'il avait pu promettre au moment de l'élection. Or, dans ces conditions, imaginons, je ne sais pas, un conflit armé par exemple, qui amène à... L'idée selon laquelle un mandat impératif pourrait avoir lieu, si d'un seul coup les conditions changent du tout au tout, à ce moment-là, que les élus soient tous virés au moment, par exemple, où il y aurait un conflit. C'est vrai qu'on n'imagine pas très bien la scène. C'est pas très satisfaisant, cette réponse. J'en ai parfaitement conscience. Mais je pense qu'il y
a
quand même quelque chose de vrai derrière. Moi, ce qui me paraît important, c'est de renforcer...
En
fait, tout ça, ça vient... C'est comme le dit le proverbe chinois, le poisson pourrit par la tête. Ou la langue des hommes, vous savez, qui peut être à la fois la pire et la meilleure des choses. La Constitution de la Vème République, elle peut être la meilleure des choses
si
elle est appliquée par quelqu'un qui a de l'éthique personnelle, qui a de la bonne foi. Voilà. Si c'est quelqu'un qui fait les choses avec honnêteté et qui est obligé... Voilà. Qui essaie de mettre en œuvre son programme. Et puis si malheureusement des circonstances extraordinaires l'empêchent, qu'ils le disent à ce moment-là. Mais évidemment, cet article 27 est la porte ouverte à la... Comment dirais-je ? Aux manipulations,
aux
mensonges de toute nature.
Moi,
je pense, en tout cas, je le répète pour les gens qui ne le sauraient pas, qu'il faut renforcer
le
pouvoir du peuple. Et renforcer comment ?
Avec
le référendum d'initiative populaire que je suis. Je ne sais pas si je suis le seul. Mais en tout cas, j'en parle beaucoup. Je n
'ai
pas beaucoup entendu parler d'autres candidats en parler.
A
partir du moment où on autorise des Français,
500
000 Français, à aller déposer en mairie leur signature validée par la mairie, et que pour une question validée par le Conseil constitutionnel, cette question se pose, déjà, ça permet quand même au peuple de reprendre les choses en main sur de très nombreux sujets. Deuxièmement, le référendum... Excusez-moi. Il
faut pas mal
reconnaître le caractère révocatoire
et
de plein exercice du vote blanc. C'est-à-dire que si un vote blanc arrive en tête lors d'un scrutin, eh bien le scrutin est annulé, reporté. Et lorsqu'il est reprogrammé, les candidats du premier scrutin ne peuvent pas se représenter. C'est un gros pouvoir également donné. Il y a également l'idée selon laquelle le président de la République
pourrait
avoir recours bien davantage, que c'est actuellement le cas, au référendum.
Mais
des référendums honnêtes, si j'ose dire, sans arrière-pensée politicienne. Je l'ai déjà dit, je le répète. L'idée par exemple que pour trancher un débat,
par
exemple sur le nucléaire, par exemple sur les questions d'immigration, par exemple sur notre appartenance à Schengen, par exemple sur l'impôt de solidarité sur la fortune, etc., l'idée que le président de la République, que je serai, dise eh bien on va demander l'avis des Français
sans que
je prenne parti, sans que le président de la République prenne parti.
Donc
ça serait un référendum d'un nouveau genre, initié comme actuellement par le président de la République. Mais pour l'instant, tous les référendums qui
ont
été lancés, le président de
la
République a pris parti. Il a dit qu'il faut voter oui. Bon. Seul Charles de Gaulle s'est appliquée la déontologie minimale qui ayant été désavouée par le peuple en 1969, il a présenté sa démission. Ce n
'est
pas ce qu'a fait Jacques Chirac en 2005. Donc moi, ce que je pense,
c
'est que...
Mais
ça nécessite d'être de bonne foi. C'est que le président de la République pourrait avoir recours bien davantage au référendum en demandant aux Français, surtout les sujets que
je
viens de dire, puis bien d'autres, qu'est-ce que vous en pensez,
à
condition que le chef de l'État ne prenne pas parti. Voilà. Il devrait donc y avoir deux référendums à la mesure du chef de l'État. Soit celui où il prend parti,
il prend... À
ce moment-là, il engage sa responsabilité. S'il est désavoué, il doit démissionner obligatoirement. Ce qui n'existe pas dans la Constitution, ça, ça serait obligatoire. Ça serait une espèce, alors là, de mandat impératif sur une question précise
qu
'il prendrait en charge. Soit il lance un référendum où il dit « Moi, je ne prends pas parti », donc il s'obligerait à ne pas dire un mot. Et à ce moment-là, il serait tout à fait légitime pour rester en place et appliquer la politique qui aurait été décidée par le peuple souverain. Voilà un petit peu comment je vois les choses pour améliorer... Il y a aussi d'autres réformes. Je renvoie au programme en matière constitutionnelle. Mais pour améliorer très, très, très sérieusement et démocratiser très profondément notre République, sans en toucher à un certain nombre de fondements qui me paraissent très importants à conserver.
— Question
de Cham Cham. Bonsoir, M. Asselineau.
Deux
propositions pour notre pays. Rétablissement du service militaire et retour du corps honorable de la gendarmerie sous tutelle totale de la Défense.
Qu
'en pensez-vous
? — Alors
j'en pense... Je crois que je
l
'avais déjà dit, mais j'y reviens. Sur le service militaire, plutôt non. Non, je ne pense pas qu'il faille revenir au service militaire. Je m'explique.
Je
comprends très bien l'idée qui consiste à dire qu
'il
est important qu'une classe d'une tranche d'âge
ait
le moyen de vivre ensemble une expérience en commun. Ça, c'est vrai.
Et
notamment de développer le vivre ensemble, en particulier pour lutter contre tous les phénomènes
de
ghettoïsation, de communautarisme, etc. Tout ça, c'est tout à fait vrai.
C
'est pour ça que j'ai longtemps été tenté par cette histoire de rétablissement du service national. Mais il y
a
un mais. Il y en a même plusieurs. Le premier mais,
c
'est que... Premier mais, si j'ose dire. La première considération, c'est que l'armée n
'est
pas de mandresse. Maintenant, dans l'armée, on a besoin d'avoir... Ce sont des métiers de plus en plus techniques et sophistiqués. Et on n'est pas sûr que l'armée ait matière à employer 400 000 bidats, comme on disait jadis, 400 000 appelés du contingent si on se tient aux seuls garçons. Mais comme on est dans un univers maintenant où on ne fait plus de séparation entre les garçons et les filles, il y aurait 850 000 garçons et filles à gérer chaque année. C'est tout à fait énorme.
C
'était déjà vrai il y a 20 ans, un peu plus même, quand le service national a été supprimé. Et c'était tellement vrai que vers la fin de ce service national, il y avait eu énormément d'exemptions qui avaient été accordées. En gros,
il
y avait pratiquement plus que la moitié. D'abord, les filles ne devaient pas le faire. Les garçons devaient le faire. Mais il y avait pratiquement plus que la moitié des garçons qui le faisaient, tellement il y avait d'exemptions. Donc parce qu'il y avait des difficultés budgétaires, parce qu
'on
ne savait pas très bien quoi en faire, voilà, ça n'était plus le service militaire universel que l'on connaissait.
S
'y ajouter un autre phénomène, c'est que parfois, bon ben, les appelés n'étaient pas reçus dans des conditions formidables. Et bien il y
en
avait parfois qui repartaient de là avec une idée particulièrement négative de l'armée, ce qui est quand même le contraire de l'objectif recherché. Donc moi, je ne pense pas que ce soit une bonne chose de rétablir le service national.
En
revanche, en revanche, je trouve que l'idée
que
de forcer...
D
'avoir un petit peu de... Oui, de demande d'un État, que ces citoyens participent d'une façon ou d'une autre à une œuvre collective à un moment de la vie, pendant par exemple 6 mois, je pense que c'est une bonne chose. Alors on peut y réfléchir à des tas de choses. Par exemple, un service
civil
obligatoire, par exemple pour le compte d'associations caritatives.
Je
pense que ça serait très bien.
Voilà,
pour travailler, pour
les
Restos du cœur, pour la fondation Abbé Pierre, pour
l
'Armée du Salut, pour des associations d'aide au développement dans le Tiers-Monde. Je pense que ça, ça serait particulièrement bien. Ça contribuerait à l'ouverture d'esprit
de
nos jeunes. Je pense que ça serait une bonne idée. Ça serait ouvert aussi bien aux jeunes... Enfin ouvert, ça serait obligatoire aussi bien pour les jeunes garçons et les jeunes filles. Je pense que ça serait pas mal. Ça ferait naître un esprit d'équipe, un esprit d'équipe et puis pour venir en aide
à
son prochain. On pourrait aussi d'ailleurs prévoir que pour ceux qui le souhaitent, participer à la défense publique, à la défense militaire, civile, à la défense nationale. Pourquoi pas ? Peut-être à ce moment-là, toujours dans le cadre de ce service de 6 mois obligatoire, peut-être sur la base d'un volontariat. Je pense que c'est quelque chose comme ça vers lequel il faudrait tendre.
On
verra. Je ne l'ai pas mis noir sur blanc dans mon programme. C'est peut-être quelque chose
que
je présenterais par référendum aux Français en leur disant « Écoutez, voilà, c'est une idée. À vous de décider ce que vous en pensez
».
Mais je pense que ça serait bien parce qu'il faut absolument que les jeunes Français se ressoudent. Et moi, j'ai bon espoir. Moi, je suis pas du tout prophète d'Apocalypse, etc. Moi, j'ai vu encore tous ceux qui sont venus pour les 10 ans de l'UPR ont vu des Français blancs, noirs, jaunes, rouges, verts, bleus, je ne sais pas, de toutes les couleurs de peau, de toutes les couleurs d'yeux, de toutes les origines ethniques, de toutes les convictions religieuses, y compris de ceux qui n'en ont pas. Eh bien tout le monde communiait vraiment avec une ardeur, une gentillesse, une entraîne entre eux de façon formidable pour la République française.
C'est vraiment notre bien commun à tous que l'on doit développer, il me semble, de façon certaine.
Alors
la deuxième question, la deuxième sous-question,
c
'était après le service national, il y avait
l
'idée de...
Ah
oui, le retour de la gendarmerie. Alors là, la réponse est oui. Je l
'ai
d'ailleurs dit
et
je le redis. Il me
faut...
Enfin je pense que la gendarmerie doit revenir
sous
la coupe du ministère de la Défense. Pourquoi ça ? D'abord parce que les gendarmes,
comme
leur nom l'indique, ce sont des gens,
plus
loin, d'armes. G-E-N-S-D-A-R-M-E-S. C'est ça, les gendarmes, à l'origine. C'est un corps de l'armée. Donc c'est pas sain que les gendarmes aient été transférés au ministère de l'Intérieur. Les gendarmes étaient en zone rurale, n'ont pas du tout, du tout, du tout
la
même tradition historique que la police. Elles ne traitent pas les mêmes zones du territoire, ont des traditions très différentes les unes des autres.
En
fait, la grève n'a pas du tout prise. La grève qui a été faite du rattachement de la gendarmerie au ministère de l'Intérieur, en fait, ça n'a pas marché. En fait, les corps sont toujours gérés de façon différente. Il y a toujours des généraux de la gendarmerie. Ils ont toujours un état d'esprit très particulier, qui d'ailleurs est un
très
bon état d'esprit. La gendarmerie a un très bon état d'esprit. Ce sont des gens qui sont vraiment... Je ne vois pas pourquoi on les a retirés du ministère de la Défense. Si je le vois, c'est que c'est encore une fois – ça a été fait par Sarkozy – mais
sous
influence européenne.
C
'est parce que cette dichotomie qui existe en France entre la police plutôt dans les zones urbaines et la gendarmerie plutôt dans les zones rurales, eh
bien
elle existe en France. Et donc ça n'a pas plu aux dictateurs en costume cravate élus par personne et venus de je sais pas quoi, moi,
de
pays scandinaves ou d'Europe de l'Est, à l'UE,
qui
ont jugé que la France n'allait pas faire ça. Comme vous le savez, nous, nous sortirons de l'UE. Et donc j'ai prévu dans mon programme de rattacher la gendarmerie au ministère de la Défense. Au passage, tout le monde sera content. Police, gendarmerie, ministère de l'Intérieur, ministère de la Défense, tout le monde sera content.
Ah,
il
y a
un petit problème, me dis donc.
En tout
cas, 21 261 adhérents. On avait commencé à 21 227, je crois. Donc ça veut dire, si je compte bien, 34 adhésions supplémentaires. Alors, nouvelle question. Petit problème technique, un bug. Non.
Alors,
lisez-le, Raphaël.
Alors,
question suivante de Florian Collet. Mélenchon a dit de vous sur son blog que vous étiez d'extrême droite. Comptez-vous lui demander de justifier cette accusation lors du débat du 4 avril
? Malheureusement,
je ne suis... Alors d'abord, vous me l'apprenez que M. Mélenchon m
'a
traité d'extrême droite. Bon bah écoutez, très bien. Enfin très bien. Alors malheureusement, je ne pense pas que le 4 avril, il n
'y a
pas vraiment de débat. Je l
'ai
dit tout à
l
'heure, tout ça va être hyper réglementé au cordeau, une minute par ci,
une
minute par ça. Donc je ne sais pas si ça va être le lieu de le faire, mais pourquoi pas si j'en ai l'occasion.
En
attendant, c'est une honte. Voilà. C'est scandaleux. Ça veut dire, si je comprends bien que M. Mélenchon considère
que
les fonctionnaires du ministère de l'Intérieur qui ont classé l'UPR en listes diverses, c'est-à
-dire
que ça ne
me
ni à droite ni à gauche, M. Mélenchon considère que les fonctionnaires du ministère de
l
'Intérieur
sont
des ânes
qui
n'ont pas su discerner la bête immonde qui était en moi et dans l'UPR.
Ça
doit être ça. La deuxième chose,
c
'est que M. Mélenchon n'a sans doute pas lu notre charte fondatrice. Pourtant, je sais qu'il s
'est
quand même largement inspiré d'un certain nombre de mes conférences, dans un certain nombre de cas. Donc voilà, c'est assez scandaleux. On va déférer ça à notre avocat pour voir s'il y
a
matière à poursuite. En tout cas, M. Mélenchon va devoir sans doute s'expliquer avec des membres du Parti communiste français, notamment ceux dont j'ai parlé tout à l'heure, qui appellent à voter pour moi, mais également le débat que j'ai eu dans cette librairie du 14e arrondissement où on a eu un débat qui a duré quand même, je crois, une heure et demie, quelque chose comme ça, avec justement des gens très à gauche. Et puis j'imagine que ça va leur faire plaisir d'apprendre ça.
De
la même façon que je signale à M. Mélenchon que parmi nos 21 261 adhérents à l'heure actuelle, il y a – je le sais, parce que je parle avec beaucoup, beaucoup d'adhérents – dès que je peux, j'essaie de m'entretenir avec des nouveaux adhérents. Je sais qu'il y a beaucoup d'adhérents qui sont venus de la gauche, parfois très à gauche, même de l'extrême-gauche. Ça leur fera sans doute plaisir d'apprendre que pour M. Mélenchon, nous sommes tous d'extrême-droite. Voilà, c'est scandaleux. En fait, ça fait partie de ces redomontables, de ces mensonges de M. Mélenchon qui sortent à tir larigot.
Je rappelle que voici 3 ou 4 ans, il avait dit que vouloir sortir de l'euro, c'était être maréchaliste, c'est-à-dire pétainiste. Voilà. En fait, M. Mélenchon a l'accusation d'extrême-droite facile. Bon. À force d'accuser tous les autres d'être d'extrême-droite, on va finir par se demander si ce n'est pas finalement celui qui porte ces accusations qui l'est. En attendant, en termes d'hypocrisie et de mensonges, il se porte bien, M. Mélenchon.
—
Donc question de Marie Claravon. Je suis cadre financière et j'aimerais savoir quelle est votre position sur les marchés financiers et les grandes banques, s'il vous plaît. Merci.
—
C'est une question qui est quand même très générale. Je ne vois pas très bien ce que je peux répondre. Je répondrai deux ou trois éléments.
Sur
les banques, il faudra sans doute procéder à la séparation entre les banques de dépôt et les banques d'affaires. Ça, c'est un peu un serpent de mer qui revient régulièrement. Mais je pense qu'effectivement, c'est nécessaire d'y procéder. Sur les banques, de façon plus générale, j'ai déjà eu l'occasion de dire que j'ai prévu que nous renationaliserons, que nous nationaliserons toute banque qui bénéficiera
d
'aides publiques significatives lors d'un redressement.
C
'est-à-dire que si une banque fait son métier de banquier et puis ne demande jamais rien à la puissance publique, bah non, tact, elle la continuera. Mais ce qui n'est pas tolérable, ce sont ces banques qui, lorsqu'elles font du profit, réservent le profit aux actionnaires et lorsqu'elles font des pertes, s'adressent les pertes aux contribuables. Ça, c'est une plaisanterie saumâtre
qui
est du style pile je gagne, il fasse tu perds. Ça, ça ne va pas. Donc moi, je lui mettrais un terme. Et donc s'il faut arriver à sauver une banque, eh bien elle sera,
si
on injecte évidemment des sommes significatives,
elle
sera ipso facto. Nous la nationaliserons sous des formes diverses et variées à vérifier. Parce qu
'on
m'a interrogé la tente sur le thème.
Qu
'est-ce que ça va coûter ? On verra. Mais une nationalisation, j'en profite pour le rappeler, peut être totale à 100%. C'est une étatisation.
nationalisation
majoritaire à 51%, une nationalisation minoritaire à, mettons, 20% si tout le reste du capital est dilué dans des centaines de milliers de petits porteurs. À ce moment-là, c
'est
l'actionnaire de référence avec 15 ou 20%. C'est une nationalisation minoritaire. Ça peut même aller jusqu'à la golden share,
c
'est-à-dire à l'action dorée qui permet, en achetant une action, de prendre le pouvoir. C'est évidemment totalement interdit dans le cadre de l'UE, etc. Mais nous, comme on sortira de tout ça, on pourra s'en affranchir. Alors ça,
c
'est un autre aspect des choses. Sur les aspects marchés financiers et autres, il y a, je me permets de rappeler, la suppression de l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'UE qui organise la libre circulation des mouvements de capitaux. Donc nous pourrons,
en
tant que besoin, nous livrer à une bien meilleure chance à la fraude fiscale en regardant les flux financiers qui peuvent avoir lieu à travers transfrontalier, notamment pour les grandes entreprises. Reste l'idée de savoir, par exemple, pour lutter contre la spéculation sur les marchés financiers, est-ce qu'il faudra ou non essayer d'introduire une taxe du style taxe Tobin ? Là aussi, c'est un petit peu le serpent de mer. Honnêtement, il faudra que je regarde de façon plus attentive – et puis le ministre des Finances regardera ça de façon très attentive – les avantages, les inconvénients et la faisabilité de tout ça. Moi, je suis quelqu'un de sérieux, de responsable. Je n
'aime
pas lancer des promesses comme ça à la cantonnade si je ne suis pas sûr et certain de pouvoir le faire. Mais si on peut avoir des dispositifs de type taxe Tobin qui permettent de lutter contre la spéculation à outrance, ils seront, je pense, et si on peut les mettre en œuvre sans que ça ne déstabilise la position de la France au niveau international, si on arrive notamment à susciter d'autres pays qui nous rejoindraient, je pense que ça serait une bonne chose.
Je
rappelle que la suppression de l'article 63, le retour au contrôle des mouvements de capitaux, sera de toute façon obligatoire pour sortir de l'euro.
Il
n'est pas envisageable de recréer le franc et de sortir de l'euro dans l'actuel système où il y aurait de libres totales libertés de circulation des mouvements de capitaux.
Ça
n'est pas fait pour effrayer d'ailleurs, en fait, les élites qui nous dirigent. Je rappelle qu'au moment de la crise de l'euro à Chypre, alors même que c'était interdit par les traités. D'un seul coup, d'un seul, les dirigeants européistes ont décidé de se soustraire à l'article 63 pour ce qui concernait les mouvements de capitaux de et vers l'île de Chypre, qui d'un seul coup n'ont plus été possibles comme ça. Donc ça, il suffira de le créer avec l'accord de nos partenaires.
Je suis convaincu que les Allemands ou les Anglais, par exemple, ou les autres peuples, mais plutôt les peuples de la zone euro, à commencer par l'Allemagne, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas qui sont créditeurs dans le système target 2, seront les premiers à vouloir réintroduire un contrôle des mouvements de capitaux pour éviter une déstabilisation de la zone euro lorsque nous sortirons de l'euro et que nous recréerons le franc.
— J
'ai une question de Thinkerview.
Une
question qui dit « Que pensez-vous du fait qu'un avocat puisse être mis sur écoute par la police et qu'il ne puisse plus garantir la confidentialité des questions avec son client ?
» —
Ça, ça n'est pas normal. C'est tout. Si le cas est réellement avéré, ça n'est pas normal.
J
'en profite pour redire que dans mon programme, il y
a
d'ailleurs
un
programme très... Tout un pan du programme qui sera plutôt de nature législative, d'ailleurs. J'en profite toujours pour le préciser. C'est plus de nature législative que de nature présidentielle, même si le président de
la
République est le président à la tête du Conseil supérieur de la magistrature. Mais ça sera de nature législative. Mais j'ai un programme qui consiste au rétablissement des libertés publiques, avec notamment rétablir le secret des correspondances.
Moi, je
ne me satisfais pas du tout d'une situation où tout un chacun peut regarder les correspondances, notamment électroniques, que vous envoyez. Alors c'est vrai que c'est difficile en matière informatique. Mais difficile ne veut pas forcément dire impossible. Quant à la question qui est ici posée, c'est vrai. Si c'est avéré, c'est tout à fait scandaleux et tout à fait choquant.
— Question
de Vini Bianca. Que pensez-vous d'une démocratie directe et des référendums réguliers comme en Suisse
? —
Alors révérendum, j'ai déjà répondu à cette question. Je vais pas y revenir. C'est un peu ce dont je m'inspire. C'est même tout à fait ce dont je m'inspire. Alors il y a plusieurs systèmes, en fait, en Suisse de votation. Il y a aussi... On pourrait citer l'exemple de la Californie. Moi, je pense que le peuple français est suffisamment mûr. Et puis finalement, on est démocrate ou on n'est pas démocrate. Voilà. On peut pas à la fois dire que la démocratie, c'est formidable, et puis dire que c'est interdit. Il faut que le peuple, on le verrouille. Ça,
c
'est pas possible. À ce moment-là,
il
faut dire que c'est la dictature qui est bien. D'ailleurs, l'UE, en fait, est une dictature. C'est exactement ça. C'est-à-dire des politiques qui sont dictées. C'est ça, une dictature par des prétendus experts.
C
'est ça. Moi, comme moi, je suis démocrate, c'est démos kratos, démos le peuple, kratos le pouvoir, le pouvoir du peuple. Donc je suis d'accord, je l'ai dit, je le répète, pour qu'il y ait des référendums. Alors il y a quand même chez moi toujours un vieux bon sens paysan qui attire mon attention toujours dans ma tête
sur
les inconvénients de tout dispositif.
Il
faudrait pas non plus que la France devienne... Il y ait 50 référendums par semaine. Ça serait pas
non
plus gérable.
Il
faudra donc... C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, j'ai prévu des... Comment dire ? Des garde-fous. Un référendum,
il
faudra avoir 500 000 signatures. C'est déjà pas mal. 500 000 signatures validées en mairie avec des... Comment dirais-je ? Une pièce d'identité.
C
'est déjà pas mal avec une question elle-même validée par le Conseil constitutionnel.
Voilà.
Je pense aussi qu'il faudra prévoir, mais on aura l'occasion d'y réfléchir, un certain nombre de contraintes et de conditions. Par exemple, ne pas reposer au cours du quinquennat plusieurs fois la même question. Une fois qu'il
y a
une question étrangère par référendum, on va pas la reposer 6 mois après. Il faut quand même garder de l'autorité, de la dignité au scrutin. Il y aura peut-être aussi avoir un nombre maximum de référendums par année. Je ne suis pas sûr qu'il faille en faire comme ça. On peut néanmoins...
Je
crois que c'est un petit peu ce qui se passe aux États-Unis, notamment en Californie, avoir
une
journée, par exemple, où il y ait plusieurs référendums avec toute une série de questions. Moi, j'ai prévu des référendums avec plusieurs questions, par exemple,
sur
les questions migratoires ou sur les questions d'environnement. Mais finalement, rien n'empêcherait que s'il y avait, par exemple,
des
référendums d'initiatives populaires,
il
y en avait, mettons, 3 ou 4 qui, au cours de l'année écoulée, a été atteint les 500 000, qu'on les réserve pour la bonne bouche, si j'ose dire. Et puis qu'un jour, un dimanche de l'année N1 ou N2, eh bien on appelle les Français. Et puis ils auraient à se prononcer un référendum sur l'énergie, un référendum sur la sortie de Schengen, un référendum sur, je sais pas, la légalisation du cannabis, comme ça a été le cas en Californie, un référendum sur, je sais pas, la notionnalisation de tel truc, voilà. Et puis que tout ceci, ça fasse un dimanche où les électeurs grèvent voter en ayant tout un travail à faire. Faut pas que ça soit non plus une usine à gaz. Voilà.
Donc on y navigue toujours entre les cantines. Mais en tout cas, c'est vraiment mon état d'esprit.
Question de Yume no Dengo. Dengo, pardon. Bonsoir, M. Asselineau. Pourriez-vous détailler la façon dont vous comptez procéder pour faire abroger l'article 88-1 de la Constitution afin de pouvoir appliquer l'article 50 du TUE ? Merci.
Voilà.
Un expert. Je me félicite. J'ai un ami, non des moindres, qui m'a dit un jour, en voyant les adhérents de l'UPR et les questions très pointues qu'il posait, il m
'a
dit « Mais vous vous rendez compte ?
Vous
avez créé des milliers d'Asselineau, de clones ».
C
'est-à-dire des gens qui... Mais je m'en félicite. Moi, je trouve ça formidable. C'est-à-dire que c'est très bien que les Français, un peu à mon initiative, à mon instigation, c'est une de mes fiertés légitimes, s'en soient emparés de les textes constitutionnels.
C
'est un côté tout à fait de type XVIIIe siècle et pré-révolutionnaire.
Je
trouve ça formidable que les gens reprennent la Constitution. Tout à l'heure, on parlait de l'article 27. Maintenant, on parle de l'article 88 alinéa 1. Alors effectivement, l'article 88 alinéa 1,
pour
ceux qui ne le sauraient pas, c'est l'article récent qui n'existait pas dans la Constitution de 1958, proposée par Charles de Gaulle. Alors l'article 88 alinéa 1, il est prévu, il est inscrit que la France participe à la construction européenne ou à l'Union européenne. Je m
'en
rappelle plus la formulation exacte. Ça fait partie de ces espèces de... Comment dirais-je... de chostrap ou de poison pill comme certains disent, de pilules empoisonnées qui ont été disséminées ici ou là dans la Constitution pour retarder l'inévitable qui est la mise en œuvre de l'article 50 ? Puisque comme cet internaute doit l'avoir à l'esprit et qu'il doit être malin, c'est peut-être une internaute, je ne sais pas, l'article 50 du traité de l'Union européenne précise que tout État peut sortir de
l
'Union européenne dans le cadre de ces procédures constitutionnelles, dans le cadre de ces procédures, réglementations constitutionnelles. Bref.
Ça
veut donc dire qu'effectivement, on a un problème devant nous. Mais je l'avais évoqué dans ma conférence le jour d'après.
J
'avais déjà évoqué cette question. C'est-à-dire que
lorsque
je prendrai mes fonctions, j'organiserai ce sommet
avec
les chefs d'État et de gouvernement en disant «
La
France a décidé de sortir de l'Union européenne en mélisant
». On
ne
va
pas organiser un référendum. Je l'ai déjà dit, les journalistes qui m'interrogent ont l'air de faire des yeux éberlués
parce
qu
'ils
me confondent avec Mme Le Pen et ses manipulations. Ils me demandent « Est-ce que vous allez faire un référendum pour sortir de l'Union européenne ?
Je
ne
vais
pas faire un référendum
pour
demander aux Français. Vous venez de m'élire sur un programme. Maintenant, je vais faire un référendum pour savoir si vous êtes d'accord pour que je mette en œuvre mon programme
».
Sinon, ça devient une mise en abîme délirante. Et puis après, une fois qu'il y aurait le « Oui », on ferait un deuxième référendum pour savoir s'ils sont d'accord pour que je mette en œuvre le référendum. Non. Si je suis élu, je mettrai en œuvre mon programme. Donc j'organise ce sommet de chef d'État et de gouvernement.
Et
je dis maintenant
«
La France a décidé de sortir de l'UE par l'article 50 ». C'est à partir de ce moment-là que commence à courir le délai de 2 ans maximum
avant
d'en sortir.
Mais
effectivement, on a ce petit
problème constitutionnel qui se pose. C
'était fait par l'UMP, le modem,
l
'UPS, le dernier notre dos, par la vertu de l'article 89 qui prévoit qu'on peut éventuellement réformer la Constitution sans passer par la case référendum. Vous savez que pour ce qui me concerne, je ne veux pas
que
l'on puisse réformer la Constitution autrement que par référendum.
Mais
pour l'instant, comme nous sommes de l'empire de cette Constitution, j'ai prévu, je l'ai indiqué dans ma conférence le jour d'après, que
très
rapidement, je convoquerai les Français pour un référendum
qui
pourra d'ailleurs se tenir le premier tour
des
élections législatives,
cinq
semaines après,
où,
et là je joue carte sur table, parce que mon programme comporte déjà les réformes constitutionnelles, où il y aura des réformes qui consisteront notamment
à
démocratiser... ...
François Asselineau