Budget de la Sécu : un texte sauvé de justesse
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Adopté par 247 voix pour, le budget de la sécurité sociale a notamment bénéficié du vote favorable de certains députés LR alors que Laurent Veoquier, le président du groupe, avait appelé à une abstention. Un budget qui déplaît fortement au président du parti les Républicains. Un budget socialiste, c'est un budget qui permettra sans doute au gouvernement Emma Macron de durer un peu plus et c'est un budget qui emmène la France dans le mur et je le regrette profondément.
Parmi les réactions de ceux qui ont permis au texte d'être adoptés, aucun groupe n'applaudit ce budget. Troupe à gauche pour les uns, trop rigoriste pour les autres. Mais le sens du compromis est salué.
Est-ce que c'est le budget que j'aurais souhaité voir adopté ? La réponse est non. Évidemment, j'aurais souhaité un budget dans lequel il y a plus d'économie, plus de valorisation des Français qui travaillent.
Est-ce que pour autant ça justifie de tout envoyer balader en considérant que ça serait mieux que le pays n'ait pas de budget ? Je crois pas. Côté France insoumise, on déplore la trahison d'une partie des partenaires de l'ex NFP.
Il confirme le changement d'alliance du Parti socialiste qui décide donc de rejoindre le camp des soutiens au gouvernement. Et je rappelle que en démocratie lorsqu'on vote un budget, on est donc dans la majorité et dans le soutien au gouvernement. Les socialistes répondent en invoquant le sens de la responsabilité.
Nous n'avons pas fait un choix qui était un choix partisan, un choix qui revenait à nous servir mais à servir les Françaises et les Français. D'ici la fin de l'année, le Premier ministre devra trouver le même chemin de compromis pour faire passer le texte budgétaire général. Et on va analyser ce vote avec vous.
Bonjour Ellisabeth Martichou, merci d'être là et bonjour Benjamin Morel. Merci également d'être avec nous. 13 voix d'écart, on annoncé un vote très serré he des ministres tablés même sur deux trois voix.
Est-ce que Sébastien Lecornu a réussi son paris hier Elisabeth ? Oui, incontestablement. Il y en a deux qui ont réussi leur paris qui sont les gagnants ce matin.
C'est Olivier Fort et effectivement le Premier ministre qui sont les artisans de ce compromis. Ils y ont travaillé. Le Olivier Fort a fait voter pour ce qui est quand même considérable hein dans la logique euh politique euh parlementaire.
On rappelle que quand on vote pour un budget, ça veut dire qu'on soutient un gouvernement. il a fait voter pour ce budget et Sébastien Lecornu a petit à petit, jour après jour vraiment alors pour le coup je parlais d'artisan, c'est de l'artisanat, il a tissé, il a cousu ce compromis, on peut en parler, on peut le qualifier mais il est là et c'est la victoire de sa méthode et c'est aussi la une certaine Oui, c'est la surtout si on dézoome, c'est la victoire de la stabilité parce qu'il eut été rejeté. Si on dézoome et bien nos voisins auraient dit ce matin la France n'a pas été capable de se doter d'un budget de la sécurité sociale et c'est tout ce qu'on aurait retenu une nouvelle crise politique ce matin.
Alors c'est une étape, on va en parler hein. C'est c'est vraiment que la première étape mais elle lutte était perdu par Sébastien Lecnu. Effectivement ça aurait été un échec personnel pour lui et pour Olivier Fort à contrario, ce sont les deux gagnants.
Et on va revenir sur les les gagnants politiques. Vous l'avez dit, Sébastien Lec, Olivier Fort. Mais Benjamin, euh vous qui vous intéressez beaucoup au Parlement, est-ce que c'est aussi la victoire du parlement de la démocratie parlementaire ?
Hier soir, Olivier Fort disait "Ce soir, le Parlement a montré qu'il servait à quelque chose." Alors, le Parlement sert à quelque chose. Ça c'est évident et heureusement qu'il est là.
Néanmoins la démocratie parlementaire, le parlementarisme, c'est pas vraiment comme ça que ça marche. C'est-à-dire que d'habitude, vous avez des groupes politiques, ils forment des coalitions, des coalitions stables, ils imposent une discipline à leurs députés et ensuite on se met d'accord au sein de la coalition et on vote au moins le budget. C'est comme ça que ça fonctionne dans des pays comme l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Belgique, bref à peu près partout en Europe dans des démocrates parlementaires.
Là, on a quelque chose qui ressemble beaucoup plus à ce qui se passait sous la 4e République. Vous avez des groupes politiques extrêmement divers qui font des compromis temporaires, ponctuels et vous avez des groupes politiques, on y reviendra sans doute, très très indisciplinés. On dit souvent la 4e République c'est la République des partis.
C'est pas vrai en fait. Les parties sont très faibles sous la 4e. Le groupe, y compris groupe SFIO à l'époque, bah se divise tout le temps.
Vous avez aucune culture de groupe qui fait que ça tient. Et là, c'est un peu ce qu'on a vu hier. C'est-à-dire que quand vous regardez les écolos, quand vous recartez LR et cetera, c'est pas ces groupes politiques ont été explosés quant à leur vote.
Ça fait que bah vous pouvez gagner des batailles, vous pouvez gagner des étapes, on va y revenir, vous pouvez sauter quelques E, mais fin, est-ce que vous parviendrez à sauter la suivante ? C'est tout sauf évident. Donc c'est une méthode qui apportait ces fruits-là mais qui ne peut pas être structurellement celle que l'on adopte dans et en majorité Benjamin les groupes étaient divisés c'està-dire il y a il y a trois groupe dans les opposants qui ont été extrêmement unis c'est le RN UDR d'Écoti et dans ceux qui ont voté pour Renaissance et le modèem sinon tous les autres avaient des votes éclatés.
Exactement je reviens à ma 4e réplique c'est le seul groupe discipliné qui marchait sous la 4e, c'était le groupe communiste. Mais il était toujours dans l'opposition et là les groupes les plus disciplinés c'est le RN et la FI c'est toujours eux qui sont dans l'opposition. Donc évidemment bah ça crée une instabilité.
Le Renaissance est un groupe qui a été très discipliné l'unanimité. C'était pas modè par et modem absolument Orian. Donc non les deux extrêmes dans l'opposition ils ont été unanimes et puis ils ont une structure militaire euh beaucoup plus forte que les autres.
Mais le fait que Gabriel Atal réussi à convaincre tous ses députés euh ça n'est pas rien. Et le modèle aussi parce que ils font un peu la grimace. Euh on a des groupes charnières qui eux sont très divisés et créent la marge d'instabilité et d'imprévisibilité pour la je rappeler que j'en faisait partie.
La plupart des observateurs ne pariaient pas un copec sur l'issue de ce vote et on a été nombreux à dire il n'y a pas de majorité, il n'y aura pas alors encore une fois la partie n'est pas terminée. Il y a un vote ultime du PLFSS dans une semaine après le passage au Sénat qui va évidemment dépouiller le texte. il y aura le PLF le but et qui devrait pardon ne pas l'examiner hein Elisabeth le sénat voilà qui qui va le renvoyer qui va le renvoyer à l'assemblée à prior précision merci Orian euh mais et on verra parce que évidemment LFI et le RN vont pendant une semaine séchiner à faire en sorte que ce vote d'hier ne soit pas reproduit dans une semaine. la logique voudrait que mais on sait jamais.
Mais tout ça pour dire que c'est pas gagné. Mais encore une fois, ce vote existe et il a déjoué tous les prs de tous ceux qui disait et et encore une fois j'en étais qui était très pessimiste. Donc c'est pas rien.
Après euh est-ce qu'on saura un jour s'il aurait mieux valu euh pas de vote pour ne pas suspendre la réforme des retraites par exemple ou parier sur la stabilité ? En fait, on le saura jamais. Mais le fait est que c'est la stabilité qui a gagné, c'est pas rien.
Non, c'est pas rien. Et et vous le rappeliez Ellisabeth, on est quand même face à un des socialistes qui ont voté pour des écologistes qui se sont obstenus avec horizon les alertes dans leur grande majorité. On aurait pas imaginé ça il y a encore une semaine.
Ils ont obtenu quand même pas mal de choses. La suspension de la réforme al déjà pas de 493. La suspension de la réforme des retraites.
Il y a pas de gel des pensions de retraite, il y a une rallonge pour l'hôpital. Il y a quand même beaucoup de choses qui font queils vont pouvoir aller dire c'est grâce à nous. Et on voit bien la bataille de LFI qui commence sur Twitter à dire "Oui mais c'est faux.
Si on l'avait pas voté, on aurait 4 milliards." Enfin, il va y avoir des batailles de chiffres. Les Français ne vont rien comprendre mais chacun va vendre.
Moi, je pense que effectivement, on le rappelle, sans budget de la SQ, on eu, on aurait eu un texte donc le même budget 2025 qui se serait reproduit en 2026. Je parle sous le contôle jusqu'à ce que euh les députés comme l'année dernière reprennent complètement la loi et rediscutent. On avait des marges de manœuvre par décret en réalité, mais alors par décret, mais euh bon, ça dépend du gouvernement euh effect à partir de ce moment-là, mais là euh ce sont les parlementaires qui peuvent aller dire aux Français voilà ce qu'on a obtenu nous.
Euh et donc euh ça n'est pas rien. Euh effectivement, ce qui a été fait par Sébastien Lecornu, il a quand même pas mal donné. D'où l'accusation, bah c'est un PLFSS socialiste.
Non, c'est un PFFS qui a été voté. Je crois que c'est ça qu'il faut retenir. Socialiste, pas socialiste, il a été adopté.
C'était pas gagné, n'est-ce pas Benjamin Moral ? Non, c'était pas gagné. Et on avait en effet un budget qui apparaissait comme ayant une réalité arithmétique contre lui.
Donc là, on a en effet, mais je vous rejoins complètement, deux acteurs qui ont très bien joué qui sont d'un côté Sébastien Lecnu qui a su faire les concessions qu'il fallait tout en maintenant. Enfin, hier il recevait encore les ultramarins, si vous voulez, pour tenter de diviser ce qui pouvait exister au sein à la fois du groupe Cliot et au sein du groupe communiste et qui pouvait potentiellement apporter quelque peu la point. Donc les 13 voies, il a fallu aller les chercher chacune avec les dents.
De même pour Olivier Fort, c'est une victoire d'Olivier Fort aussi, pas seulement parce que il vote pour, mais également parce que les écolos et les communistes, les écolos se sont majoritairement abstenus et les communistes se sont en partie divisé. Donc ça veut dire que le PS n'est pas isolé à gauche. Et c'était ça le vrai risque.
C'est-à-dire que si les socialistes votaient pour, le risque c'était infé que et bien vous ayez des insoumis qui fassent l'unité de la gauche derrière eux à l'avant-beille des municipales. Ça aurait été dramatique. Donc là il y a un jeu qui est un jeu qui en effet était assez porteur.
Ensuite je vous rejoins, c'est le début de la course de V. C'est-à-dire que le texte revient à l'assemblée la semaine prochaine. Faudra qu'il y ait également un vote.
On peut considérer que c'est quand même assez probable parce que il y a un jeu. Il y a eu des abstentions mais relativement peu d'abstentions par rapport à ce qu'on aurait pu avoir. C'estàd ça c'est vraiment joué pour contre.
Donc les variations de vote elles peuvent être plus limitées. Et ensuite bah il y a le PLF et le PLF lui c'est une autre affaire, c'est une autre histoire et là faudra voir si on arrive à passer 149 à 1 à3 à ce stade c'est pas gagné. Et on va en parler mais on va revenir sur les les divisions qu'il y a eu au sein des groupes.
Alors vous parlez de d'Olivier Fort qui a fait voter pour les députés socialiste. Ça a évidemment pas plu du tout à la France insoumise. On va écouter ce matin Manuel Bompard, il était sur France Interre.
L'année prochaine, il n'y aura pas 400000 personnes qui vont partir plutôt à la retraite. Il y a une mesure qui a été prise qui a un décalage d'un an de la montée en puissance vers l'âge de départ à la retraite à 64 ans. Moi, je suis contre la retraite à 64 ans.
Donc je souhaite son abrogation. Et il y a une majorité de députés à l'Assemblée nationale qui sont favorables à l'abrogation. Alors laissez voter l'Assemblée nationale et la retraite sera abrogée.
Pas besoin de combinaison pour laisser passer ce budget et sauver la Macronie. Voilà combinaison pour sauver la Macronie. C'est ce que dit la France insoumise Ellisabeth.
Ouais. Alors la suspension de la réforme des retraites Olivier Fort dit maintenant qu'elle est suspendue cette réforme elle va être retravaillée. Il y a une conférence sociale, il y a la campagne présidentielle donc elle ne reviendra pas.
La logique si c'est pas tranché, par exemple, si ce débat sur l'avenir des du système de retraite n'est pas tranché à la présidentielle, si la conférence sociale n'aboutissait pas, en 2028, elle repart comme l'an 40. Donc c'est pas complètement faux ce que dit Manuel Bonpard sur le futur possible de cette suspension de la réforme des retraites. Mais bon, elle est fil mais quand même perdant.
Euh et les filles euh effectivement il il la discipline de groupe a joué, on n doutait pas une seule seconde mais comme le disait très bien Benjamin Morel euh ils n'ont pas réussi à entraîner leurs alliés euh écolos. Au départ on on aurait pas parié sur le fait que les écologistes euh s'abstiennent. C'était la condition sinéquanon pour que le texte passe.
Euh effectivement que les socialistes ça ne suffisait pas, fallait l'abstention. Euh c'est pas rien, c'est pas rien l'abstention des des écologistes, mais ils ont eu l'augmentation de l'ondame euh effectivement qui est la trajectoire de dépenses de la sécurité sociale euh des dépenses de santé pardon et ils ont obtenu ça. Encore une chose que Sébastien Lecornu a lâché, on dira mais ça permet le vote.
Et donc LFI et l'opposant Eren et LFI sont les deux opposants. Voilà, ils sont campés, ils veulent se retrouver face- à face. Donc ça c'est clair.
Mais vous vous dites qu'ils sont perdants ou au contraire ils apparaissent comme l'opposition à gauche ? Non, je pense qu'ils sont perdants parce que vous savez Jean-Luc Mélenchon, il est obsédé par une chose depuis des années, c'est sa victoire. C'estes les hégémonies sont partis sur les socialistes.
C'est cela il veut faire rendre gorge au PS ancien parti. Et là, son PS s'affranchit et donc c'est une partie d'échec pour lui. Oui, je suis d'accord sur la FI moins c'est moins évident pour le RN.
Le RN peut réactiver la rhthorique de regardez c'est l'UMPS bonnet blanc blanc bonnet regardez et c'est d'ailleurs ce qu'ils ont fait hier regardez cette droite qui donne des leçons de morale sur la question de l'équile budgétaire toute la journée et qui ben sur la suspension de la réforme des retraites finalement et bien n'est pas clair alors que eux-mêmes ne le sont pas mais qu'importe et donc pour le RN c'est pas forcément une mauvaise opération en revanche pour les insoumis les insoumis ne visent pas temps à gagner des villes au municipal ils visent à en perdre à en faire perdre au socialistes Et donc à partir de là, pour en faire perdre socialistes, il faut isoler les socialistes pour que vous ayez des unions de la gauche autour de la FI qui taille des crouières au maire socialiste. C'est pas fini parce qu'à Paris, c'est loin d'être évident. Ça posera problème évidemment à Emmanuel Grégoire, ça posera des problèmes à d'autres socialistes ailleurs.
Néanmoins pour eux, c'est une défaite, c'est une défaite tactique hier. pas tant encore une fois parce que le PLFS est passé mais parce que ils n'ont pas réussi à isoler les socialistes. Après, si on regarde qui a gagné, qui a perdu, il y a un autre grand perdant hier pour moi, CLR.
C'est-à-dire que le groupe politique là-dessus est à la fois très divisé. Vous avez un Laurent Voquier qui joue contre Bruno Retaillot, vous avez une ligne qui n'est pas du tout lisible. Il y a un deuxième grand perdant, c'est Édouard Philippe qui sur cette séquence a expliqué que déjà bah il fallait s'abstenir.
Donc la position est complètement illisible de son côté et de l'autre côté qui a été dédit contredit par une partie de son groupe ce qui montre qu'il n'a pas vraiment d'autorité à sa paril comme tel sur son groupe. Et donc là il y a une double défaite défait sur la ligne et défaites dans la discipline de de l'armée. Donc voilà, on a deux vainqueurs, deux perdants qui sont à mon avis assez évidents et de l'autre côté, vous avez un RN qui ben tire les profits de sa position d'opposition.
Et justement le RN qui attaque ce matin le vote des Républicains par la voix de Jean-Philippe Tangi. Non, je dis bravo à Laurent Voquier qui sur votre antenne avait dit qu'il refuserait toute hausse d'impôt qui hier avec 18 députés LR a accepté 2,5 milliards d'euros pour un déficit jamais atteint hors période de crise économique de 24 milliards d'euros. Il a pris il a considéré que c'était une concession, un compromis.
Ah d'accord. Bah dans ce cas-là, il faut pas s'engager devant ceux qui nous regardent ce matin à ne faire le contraire. Voilà.
Mais ça c'est Laurent Voquet. C'est toute une vie de trahison, d'opportunisme et de parasitisme politique. Voilà, c'est [rires] dans la matinale de TF habillé pour l'hiver.
Cou le revoquer. Non mais le RN depuis hier soir ça cip, c'est le le rassemble, c'est le le Républiquin. Bah oui, parce qu'ils ont ils offrent une occasion de dénoncer effectivement le macronisme de LR.
C'est euh c'est du caviard pour d'une certaine façon. Alors euh d'abord le Rassemblement national, il a flotté et puis à un moment alors voilà, on s'oppose, on s'oppose, on s' on s'oppose, on s'oppose à la suspension de la réforme des retraites. Pourtant il ne voulait pas de cette réforme.
On s'oppose au dégel des pensions. Voilà. Donc c'est facile de dire aussi que le RNe en partie contre les Français.
Ils sont assez illisibles sur le fond mais ils campent sur cette position euh d'opposant. Alors LR euh en terme d'illisibilité euh c'est quand même Bruno Rota ce matin euh il se lève, il a 18 députés euh qui ont voté euh pour quand même particulier. On rappelle que un certain nombre de députés LR avaient voté contre la réforme des retraites bornes.
Donc quand cela quand il vote voilà quand il votent pour la suspension, ils sont cohérents. Mais euh c'était pas du tout le mot d'ordre de Bruno Rota. Laurent qui a perdu la main sur son parti.
Ah ben quand on sur le groupe. Oui. Sur le groupe et on se voit bien qu'il y a la citadelle voquée et puis il y a le parti Bruno Retaillot.
Alors là, mon dieu, c'est l'ail comme on dit vulgairement, c'est le bazar chez LR. Il y a une partie qui a joué la stabilité de bonne foi ou pas parce qu'on sait jamais avec le invoqué euh de s'il est de bonne foi ou pas euh ou si simplement il joue contre Bruno Taillot. Donc je pense que c'est les deux.
Voilà. Euh mais donc on a la stabilisé d'un côté à l'assemblée et puis on a euh l'opposition dans laquelle est revenu Bruno Rotaillot après avoir quitté, on le rappelle avec fracas. Compliqué l'atterrissage de Bruno Retaillot politiquement quand même parce que il a beaucoup perdu dans les sondages.
Là, il perd en terme de discipline de groupe et d'autorité sur l'ensemble du parti si on compte les parlementaires. Donc c'est pas simple pour lui hein euh en ce moment. Quant à Édouard Philippe, juste euh par esprit de contradiction, mais pas seulement, je dirais que ce mélange d'abstention euh et de pour chez Édouard Philippe, ça lui permet euh de ménager la chèvrelle chou.
Si le texte avait été rejeté, euh il aurait pu dire euh ben voilà, moi j'ai pas joué euh contre l'instabilité. Vous voyez ce que je veux dire ? Ouaisour, il peut dire c'est aussi grâce à moi que le passé et maintenant que c'est c'est pris, il peut dire c'est pour moi.
Donc euh je suis pas sûr. Moi je pense que pour la la stratégie d'Édouard Philippe, faut attendre un peu. Ouais, je pense que la construction quand même de l'image d'Edouard Philippe, la construction d'image d'Edouard Philippe, elle est relativement mauvaise jusqu'à la crise Covid.
La crise Covid, qu'est-ce qui le porte ? C'est que c'est l'homme de la stabilité. Et là, en l'occurrence, il est apparu comme étant à la fois l'homme de l'instabilité parce qu'il ne jouait pas clairement ce jeu de la stabilité.
Il était celui qui apparaissait comme étant ben la charnière qui ne fonctionnait pas. Et de l'autre côté et bien vous avez un Édouard Philippe qui veut être demain le chef, celui qui est président de la République. Un président de la République qui n'est même pas obéi par son groupe politique, bah c'est un président de la République qui ne gouverne pas, qui ne représente pas le pouvoir.
Et là on l'homme des convictions. Je pense que c'est sa stratégie. On verra à la fin la foire si c'est pas Oui, mais il a pas un électorat qui va le le servir pour ça.
L'électorat aujourd'hui centriste, c'est un électorat qui veut d'abord et avant tout la stabilité politique. Il est allergique aujourd'hui à l'instabilité. Si vous commencez à être celui qui au nom du fait qu'il y a un impôt qui n'existe pas fait tomber le budget, vous allez à l'encontre de la volonté de Oui, mais il a donné la possibilité de voter les français vont voir les mass français vont entendre tout bêtement que Édouard Philippe n'est pas celui qui a fait passer le budget.
Ils vont entendre que Edouard Philippe n'est pas celui B il a pas fait tomber mais il est pas celui qui a incarné la stabilité. La stabilité s'est fait sans lui. Il a joué la stabilité.
On va croire que je suis un porte-parole mais c'est parce que je pense que c'est quand même intéressant à suivre. Il a pas joué contre, il a pas joué pour et il a été conforme à ses convictions. C'est un peu le paris qu'il fait à la fin peut-être qu'on le créditera de cela.
Ben je crains malheureusement que bah non, regardez à la fois sa position contre Emmanuel Macron sur la démission. Vous rajoutez ça dans un électorat centriste, notamment de centre-Doit plutôt AG, plutôt CSP plus qui a peur de l'absence d'un budget pour des raisons économique et bien une telle position est illisible et apparaît comme étant plutôt facteur de cha. On va terminer parce que c'est pas c'est pas fini pour Sébastien Lecnu.
Il a franchi une première hier mais maintenant il y a la le budget de l'État qui est examiné en ce moment au Sénat. On va voir ce qu'on dit la porte-parole du gouvernement Brejon. Les derniers jours euh ont montré que le compromis était possible.
Encore une fois qu'il eut cru. qu'il lui cru euh Olivier Fort s'accorder sur un texte avec les macronistes avec le groupe de Laurent Voquier cement c'était inattendu et donc moi je pense qu'on doit encore pouvoir trouver un chemin. Je le disais tout à l'heure, il y a une date très importante qui aura lieu la semaine prochaine où sur le budget de l'État des députés et des sénateurs vont se retrouver.
Capacité à faire un compromis ne dépendra pas que de l'Assemblée nationale comme ça a été le cas hier. Ça dépendra de l'Assemblée nationale et du Sénat. Il est possible le compromis sur le budget de l'État Ellisabeth ou ça va être beaucoup plus compliqué que sur le budget de la sécurité sociale ?
ça va être plus compliqué. Euh l' dire parti pour un feuilleton euh avec des discussions euh non sur le papier euh c'est évidemment plus compliqué mais sans budget de la SQ euh ça aurait été il y aurait pas eu cette espèce d'élan qui fait dire que le compromis malgré tout aussi regrettable soit-il euh pour la façon dont la France gère ses finances publiques. Et bien s'il avait s'il avait pas eu le PFSS, il y aurait pas eu cet élan.
Est-ce que ça permet de dire que le budget de l'État permettra aussi un compromis ? Bon, c'est pas évident mais on verra. Je pense qu'on est reparti pour un et je crois que là-dessus tout le monde est relativement pessimiste sur le fait qu'il extrait une majorité positive comme on l'a connu sur ce texte.
Pour une raison simple, d'abord il y a pas de sucré. C'est-à-dire que là, il y avait des éléments qui pouvaient conduire objectivement une partie de la gauche à dire "On vote pour, on s'abstient." Euh parce que il y avait la suspension de la réforme des retraites et cetera.
Ça n'existe pas dans le PLF. Dans le PLF, il y a que le plein noir, il y a que la mer. Et donc à partir de là, qu'est-ce que vous voulez faire ?
De l'autre côté, bah c'est quand même pas la même chose que de voter un projet de loi de financement et voter un projet loi de finance. Là, on parle du vrai budget. Au fond, pour en reparler, mais le PLFS, on en a pas vraiment besoin.
On en avait pas avant 1996. On peut vivre sans PLFSS, sans PLF, c'est plus lourd, c'est plus compliqué. De l'autre côté, je termine rapidement, mais euh vous avez aujourd'hui une absence de majorité positive qui implique que si on ne passe pas par W 49 à 1 à 3, ben on y arrivera probablement pas.
La question c'est quand est-ce qu'on déclenche ça ? Soit on le déclenche là, soit on le déclenche au mois de février. Allez, on va terminer par l'histoire du jour.
Alors, c'est pas une histoire, c'est un quiz parce qu'hier et le soir était remis le prix de l'humour politique. Vous savez, c'est les petites phrases prononcées par nos politiques, les plus drôles, les plus piquantes. Je vais vous en citer quelques-unes.
Vous allez me dire. Bruno Retaillot a expulsé plus de gens DLR que de migrants clandestins. C'est ça. [rires] Bravo, un point pour Ellisabeth.
Il a gagné un prix. Non, c'est pas lui. Attendez.
Atal disait lui-même qu'il ne comprenait pas les décisions du président de la République. Je suis peut-être d'accord avec lui. Sur une décision, je n'ai pas compris pourquoi il avait nommé Premier ministre.
Tati deux points pour Ellisabeth. La dernière le gagnant il y a deux phrases. Pauvre extrême gauche dont le bilan se résume à un siècle à bouffer du curé pour finir par lécher les bottes des molas.
Et autre phrase, le budget s'annonce encore plus difficile à monter qu'un meuble Ikea. Vive le Sénat. Claude Maluret. 3-0.
Vous [rires] êtes fait de la 3 pour Ellisabeth. Merci beaucoup. Merci à tous [rires] les deux.
Merci à tous de nous avoir suivi. À demain. [musique]
Olivier Faure