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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 5 octobre 2022 25 min

Le climat politique actuel sert le Rassemblement national selon Françoise Gatel

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci d'être avec nous Françoise Gatel et nous a accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes sénatrice centriste de l'île et Vilaine vous présidez la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation et on va longuement parler de ces sujets du groupe de travail lancé aujourd'hui par le Sénat mais d'abord c'était une ouverture de session parlementaire un peu tendu un peu agité à laquelle on assiste depuis deux jours vous avez sûrement jeté un coup d'oeil aux questions d'actualité au Gouvernement hier à l'Assemblée nationale est-ce que vous êtes inquiète du climat politique actuel l'ambiance est assez délétère et je ne sais plus qui maîtrise quoi dans certaines oppositions et que on a l'impression qu'à partir peut-être de conviction de volonté de faire du buzz et d'exister les créatures ont échappé à leur créateurs et qu'on a enfin une bande de pyromane à plonza comme ça et je pensais en regardant certaines images hier à ce que les Français voilà pensent de tout ça alors que ils ont une vie un peu difficile ils sont inquiets certains ont gardé des séquelles du covid psychologiquement on a l'impression parfois d'un grand cirque ça va déconnecter un peu plus les Français des politiques des élus pour vous je pense que c'est plus que des connecter c'est à dire quand on ne cesse de dire après les élections qu'il y a pas de confiance les gens vont pas voter non mais là que ce qui anime cette espèce de kermesse se rendent compte de l'effet de on va dire de l'exemplarité qu'on doit avoir ce qui n'empêche que on peut ne pas être d'accord on peut discuter parfois avec conviction et patient mais que il y a un niveau d'irrespect de tension qui devient un peu un peu très préoccupante elle sert d'autres formations politiques qu'on n'a pas besoin d'aider le Front national aujourd'hui je veux dire le front nationalise il devient digne ils sont dans le paysage j'ai qu'à un moment les gens s'écartreront du bruit et de la fureur pour choisir autre chose et je voilà je pense que c'est grave on va parler du RN tout à l'heure avec Yves-Marie Robin de Ouest-France qui sera avec nous à la fin de cette interview est-ce que au vu du climat politique actuel sans majorité absolue à l'Assemblée nationale vous croyez possible le dialogue et le compromis ou qu'elle appelle le gouvernement je pense que mes sincèrement qu'il est de la responsabilité de chacun de faire que ce pays il avance on a été tous élus pour ça la situation est grave à des tas de points de vue mais on a des tas d'atouts donc alors il y a des moments on ne peut plus peut-être faire de consensus mais est-ce qu'on peut avancer il y a des sujets l'assurance chômage les tensions qui règnent sur l'accès aux soins enfin il y a plein de sujets extrêmement sérieux qui sont importants sur lesquels on doit pouvoir se mettre la réforme des retraites est-ce que pour vous c'est un sujet sur lequel il peut y avoir un accord les concertations débutent aujourd'hui la boulette d'Olivier du SOP avec je pense que le patronat la réforme des retraites c'est un vrai sujet ça y est on a beau dire qu'aujourd'hui les questions pleinement enfin gérer c'est prévoir c'est un sujet des plus sérieux faut faire attention aux postures il faut aussi que enfin sa tension à la méthode et que on se donne les conditions de dialogue et d'échanges et très bonne méthode de faire ses concertations pendant trois mois il faut je pense qu'il faut être clair sur la méthode aujourd'hui on dit voilà nous l'objectif c'est à cette échéance en écrit qu'en français pourquoi c'est nécessaire et on donne une méthode de concertation avec un calendrier mais président de la République il a été aussi élu sur cette promesse donc il y a pas de mensonge de la part du président mais ça doit se faire aujourd'hui dans dans la concertation et là et la discussion votre soutien c'est une réforme que vous pourriez voter oui je veux dire moi au Sénat chaque année j'ai voté l'amendement pour donc voilà je n'ai pas de sujet après on va voir ce qui sort enfin de la décentralisation oui un groupe de travail sur la décentralisation présidée par Gérard Larcher vous en serez l'une des cours à porteurs on voit tout ça avec 6 jours dans [Musique] bonjour madame bonjour madame Gatel activités appellent à une grande réforme de la décentralisation c'est ce que le Sénat demande depuis un certain temps déjà oui il y a deux ans elle était 2020 le président du Sénat avait présenté 50 propositions pour la décentralisation des propositions issues d'un groupe de travail mis en place pour réfléchir aux questions d'autonomie et de pouvoir au niveau local résultat un rapport de 47 pages et donc 50 propositions visant quatre objectifs conforter l'autonomie des collectivités territoriales consolider le principe de subsidiarité c'est-à-dire la recherche du meilleur échelon locale ou national pour mener une politique amplifier la différenciation c'est à dire mieux adapter les collectivités aux spécificités locales encore renforcer le contrôle du Parlement des objets objectifs rappelés à nouveau lors du congrès des régions il y a deux semaines congrès à l'occasion duquel Gérard Larcher a demandé un grand texte décentralisation écoutez-le est-il possible de réparer les multiples fractures qui traversent la société française sans en appeler aux forces vives des territoires c'est déjà la réponse à mon interrogation ça n'est pas possible je crois en effet que nous ne pouvons répondre à cette question que par une grande décentralisation de toutes les politiques de proximité centralisation c'est parce que rien n'a été fait depuis les propositions pour différenciation décentralisation déconcentrations simplification une loi adoptée en février dernier et qui s'attaque à des sujets aussi vastes aussi variés que le logement social l'urbanisme ou encore l'organisation territoriale on va parler de quelques mesures comme ça très pratique et en vrac et à la prolongation jusqu'en 2025 du dispositif SRU qui impose des quotas aux communes en matière de logement social si l'encadrement des implantations d'éoliennes la facilitation du transfert des routes nation vers les départements ou encore la prolongation de l'encadrement des loyers pour trois ans voilà pour l'aspect très pratique dans le détail c'est beaucoup plus technique à Oriane il y a beaucoup de choses Françoise Gatel vous pouvez pas vraiment dire que rien n'a été fait depuis le 17 en matière de décentralisation non je n'ai je n'ai pas dit le contraire je dis juste que il faudrait s'affranchir d'une timidité excessive et avoir un peu d'audace est-ce que c'est le gage de l'efficacité on a un vrai sujet alors c'est quoi l'audace il faut aller jusqu'où non mais aujourd'hui on parle de décentralisation tout ça ce sont des outils aujourd'hui ce qui nous préoccupe c'est l'attente de nos concitoyens et cette défiance dont je parlais tout à l'heure c'est l'efficacité de l'action publique jusqu'au dernier kilomètre aux dernières habitants et qu'il est temps de se dire que dans ce pays au lieu de penser que c'est depuis Paris qu'on va tout faire et que les élus locaux ne sont pas des gens responsables ou sérieux permettons que ceux qui plus près qui connaissent les choses qui sont en gros les mieux placées gèrent les choses on a vu pendant la crise sanitaire moi j'ai entendu un préfet me dire que le directeur de l'ARS soudainement dans un département il y avait un cluster il dit voilà faudrait que non ce moment on a vaccination faudrait qu'on déploie descente de vaccination directeur de l'ARS il n'avait pas le numéro de téléphone d'un maire il en connaissait pas il appelle le préfet et le préfet appelle les mains et ça c'est fait depuis le covid il y a eu quand même cette loi du coup 3DS ça suffit pas sincèrement moi je dis qu'on s'est déroublé devant l'obstacle c'est le gouvernement a dit bah oui oui il faut qu'on aille un peu parce que la crise sanitaire avait montré même aux aveugles que voilà le sujet on était bloqué que en période de crise il faut avancer on n'a pas d'état là mais on est resté au milieu du gué je vais vous donner un exemple légissionnaire de collège et de lycée leur patron théorique ce sont les régions et les départements les département ils ont une obligation sur l'alimentation des cantines et des restaurants du bio du circuit sauf que ce n'est pas eux qui décide des achats ce sont les gestionnaires de collèges et de lycée qui dépend de l'éducation nationale et donc s'il gestionnaire de lycée veut bien discuter avec le patron de la région ça peut se faire non mais on marche sur la tête alors que c'est le patron de la région et du département qui a la responsabilité même chose c'est la médecine scolaire je peux encore donner un exemple aujourd'hui en France il y a une politique depuis longtemps de prévention de protection de l'enfance qui est remarquable et parce que pour des raisons X ou Y il y a des enfants qui sont pas suffisamment suivis on a rendu des visites médicales obligatoires à l'école pour qu'aucun enfant ne passe sous les radar mais on se rend compte de quoi que ces visites sont pas faites parce que il y a pas assez de médecins scolaires ceux qui sont là font très bien leur train mais qu'on sait pas ce qui se passe moi j'étais d'une commune pendant 17 ans il y avait 2300 enfants scolarisés jamais un médecin scolaire de m'appeler pour me dire il y avait un souci avec un enfant et donc la médecine scolaire elle devrait être confiée au département qui ont des médecins et qui sont chargés de la protection de la petite enfance qui ont des assistantes sociales et qui ont des solutions c'est ça le principe de subsidiarité vous avez beaucoup travaillé déjà il y a deux ans de propositions dont tu as parlé si bon que sont-elles devenues depuis ces 50 propositions alors on a quelques-unes qu'on a glissé dans qu'on a glissé dans dans 3ds moi je pense que le premier ministre de l'époque et Jacques Kingo ils n'ont jamais dit qu'on avait dit qu'on a eu tort ils savaient qu'ils avaient raison bon mais sauf qu'à un moment pour des raisons X ou Y ils n'ont pas osé avancer et que je pense sincèrement que on a un vrai sujet parfois avec une administration centrale où il y a des de très grande qualité mais qui ont l'impression que d'autres ne seront pas faire et que on voit bien aujourd'hui quand vous avez une crise vous avez un préfet qui n'a pas d'autorité sur le directeur régional de la santé qui dépend du ministère et au ministère je pense qu'il y a des gens extrêmement compétents qui on ne va quand même pas laisser les questions de santé aux élus locaux ça devient dangereux sauf que la crise sanitaire elle a été gérée comme ça mais du coup qu'est-ce que le groupe de travail qui va être lancé aujourd'hui sous la présidence du jardin qu'est-ce qui va apporter qu'est-ce qu'il va faire de plus que ces 50 propositions que vous avez faites il y a 2 ans et qui n'ont pas vraiment été suivies à quelques exceptions la pédagogie c'est l'art de la répétition donc on réunit pas un groupe pour se répéter mais parce qu'on pense aujourd'hui que il faut encore aller aller plus loin on prend l'exemple de l'emploi ou les régions doivent pouvoir coordonner je pense qu'aujourd'hui en matière de santé quand on voit la question de l'accès aux soins en matière de transition écologique il faut donner plus de responsabilité aux collectivités il y a tout le sujet de la déconcentration c'est à dire quand il y a une question en Lozère est-ce qu'on est obligé d'attendre la réponse du ministère est-ce que localement l'État dans les territoires peut activer les choses et puis on a la question que le gouvernement a posé du conseiller territorial et puis à la question aux infusion conseil départemental voilà et puis il y a sans doute des sujets sur lesquels il faut qu'on ait de l'évaluation qui a pas été faite par exemple sur les métropoles donc encore beaucoup de choses est-ce que c'est aussi ce groupe c'est aussi un message politique lancé au gouvernement au moment où on souffle les discussions budgétaires où il sera beaucoup question évidemment de des finances des collectivités dans la réflexion que l'on se le Président il y a aussi un volet financement des collectivités parce que on a pas de sédimenter de réparer voilà et qu'à un moment il faut mettre sa plat sa message enfin nous on fait notre travail je veux dire au Sénat on est la chambre des territoires on est dans un dans un moment où tout le monde dit il faut concerter ben nous on apporte notre pierre à l'édifice d'une manière exigeante mais constructive donc c'est un message oui en disant nous on a non seulement des idées mais il nous arrive souvent d'avoir raison précisément vous vous regrettez pas que cela ne participe pas aux conseils national de la refondation pour justement discuter de toutes ces choses le président le président du Sénat a expliqué sa position et son choix en plus je n'ai pas vu que dans le Conseil national on allait forcément parler des collectivités c'était pas dans les thématiques proposées par le président et que le Sénat qui est la chambre du territoire et force de proposition comme on l'a été avec les 50 propositions qu'on a offertes en réflexion président de la République en revanche il en est beaucoup question dans le budget des finances des collectivités le budget qui a été rejet hier soir en commission l'Assemblée nationale et il y a un article également qui a été rejeté c'est l'article 23 qui fixait une limitation des dépenses des collectivités vous Satis vous êtes satisfaite de ce rejet et est-ce que au Sénat vous allez en faire de même moi je veux bien qu'on dépense des collectivités mais si on peut parler de la nature des dépenses on va parler du coût de l'énergie c'est 11 milliards d'euros supplémentaires en année plein dans les collectivités c'est pareil les collectivités sont très nombreuses avoir accès à ce qu'on appelle le tarif régulé c'est les plus petites alors que celles qui ont des écoles des EHPAD des cantines etc n'ont pas accès aux tarifs réguliers et que l'augmentation de leurs dépenses d'énergie c'est entre 30 et 300 %. bon ouvrons déjà le tarif régulé à toutes les collectivités sur ces services et sociaux qui vont peser après sur le pouvoir des ménages la cantine et puis l'inflation excusez moi du peu mais l'inflation va aussi frapper les collectivités donc si on dit en plafonne leurs dépenses alors moi je pense qu'il y a quelqu'un qui doit être capable de plafonner l'inflation est capable de plafonner dépenses d'énergie dès que vous l'avez trouvé vous nous dites quoi vous demandez l'alignement de la demande des associations des lieux l'alignement de la dotation globale de fonctionnement sur l'inflation ça c'est quelque chose que vous allez porter au Sénat alors le gouvernement dit c'est pas possible c'est un milliard d'euros ok mais nous on n'est pas irresponsable c'est à dire on sait qu'il y a un cadre général sauf que quand vous prenez 11 milliards de hausse de dépenses d'énergie plus l'inflation ça veut dire qu'à un moment votre budget ne fonctionnement vous allez pas y arriver et que ce que le gouvernement ne dit pas c'est la fin de l'équation c'est que si les collectivités elles ont du mal à boucler leur budget elles vont pas investir donc ça veut dire qu'elles font pas de rénovation de leurs équipements et elles n'iront pas nourrir et dynamiser l'économie et que indexer la DGF sur l'inflation c'est simplement le respect de la parole du gouvernement qui dit on ne baissera pas les depression collectivités c'est simple voilà cette dotation globale de fonctionnement dans le prochain budget pour la première fois depuis 13 ans ça c'est une bonne nouvelle bah oui enfin ok très bien mais excusez-moi encore une fois moi je veux pas de l'impression de radoter mais 11 milliards de dépenses d'énergie en plus une inflation enfin nos dépenses elles augmentent naturellement sont en effet quoi que ce soit et vous avez ça certainement lu cette note qui affûter dans Le Parisien dimanche note qui dit que finalement les finances des collectivités ne sont pas aussi mauvaise état que ça bien au contraire comment vous avez réagi à la lecture de cette note c'est notre des services de l'État bah ouais bah je suis dire le gouvernement voilà juste titre il diffuse une argumentation qui va dans le sens de ce qui pourrait être une indécence des collectivités je pense que c'est beaucoup plus nuance et que ça et puis je viens depuis 2020 vous avez des nouvelles équipes dans les départements les régions les collectivités qu'avec la crise covid elles n'ont pas forcément eu beaucoup de temps de faire des investissements et que il y ait une sorte d'épargne de réserve parce que elles savent que les temps vont être un peu un peu difficiles donc bon sans doute il y a des collectivités qui vont bien tant mieux parce que nous on est obligé d'avoir un budget en équilibre donc voilà mais je pense qu'il faut faire attention à ce que ça se dégrade pas et que les collectivités c'est pas un machin espèce de club qui aurait des poches de de richesse les collectivités elles exercent des services pour le compte de l'État encore une fois je prends l'exemple de la cantine la garderie les titres identité les EHPAD et ça a un coût comme l'état aussi un coup qui est impacté par l'inflation donc je pense qu'on doit pouvoir parler entre gens sérieux essayer de se rapprocher parce que l'indexation de la fameuse dotation de globale de fonctionnement on ne l'a demande pas forcément sans compensation moi je pense qu'on peut regarder du côté des valeurs locatives qui peuvent peut-être augmenter enfin on peut discuter mais là de dire que ça vous a pas plu l'État peut être en vieux si si on va pas trop mal vrai de prendre un exemple merci à tout à l'heure d'un ministre de la Justice renvoyé devant la justice dans une demi-heure dans le club et on va aller chez vous on dit les vilaines mais en enfance merci beaucoup d'être avec nous journaliste chargé du secteur politique à Ouest-France et à la ligne de Ouest-France aujourd'hui Marie une enquête sur la plan B des prix de l'alimentation et oui c'est pas la folle ambiance dans le secteur alimentaire les prix font l'objet d'une intense bataille ou cette période de crise le gouvernement en écho à la fnua le principal syndicat agricole n'est pas loin d'accuser la grande distribution de pratique commerciale déloyale alors il s'agit de pénalité logistique prévue pour sanctionner les retards de fournisseur dans la livraison de biens alimentaires et c'est pénalité se réutilisé par certains distributeurs pour se refaire une sortie financière à dénoncer Marc phénot le ministre de l'Agriculture le gouvernement demande donc aux enseignes de la grande distribution un moratoire sur ces pénalités joys le plus souvent donc indus le déclenchement de de ces pénalités logistiques intervient dans un contexte d'inflation galopante pour les fournisseurs de biens alimentaires à quelques exemples les producteurs de pommes stockant les fruits dans des chambres froides voient leurs factures d'électricité multiplié par 12 les filières d'endives de pommes de terre de tomates sous terre sont fragilisées par les nouveaux prix du gaz ou l'électricité le géant laitier Lactalis a même chiffré le surcoût de l'énergie à plus de 500 millions d'euros depuis la guerre en Ukraine les coûts de production des industriels ont flambé c'est plus 29% pour les matières premières agricoles + 26% pour les emballages et plus 57% pour l'énergie alors madame Gatel comment peut-on faire pour aider ces producteurs tout en protégeant le pouvoir d'achat des consommateurs bonjour vous avez une équation le matin qui est difficile à régler moi je pense qu'aujourd'hui il y a une situation qui est alarmant on dit que les produits alimentaires ont augmenté de près de 12% et que on va avoir des producteurs qui vont être en difficulté donc à un moment on va avoir une vraie question d'approvisionnement et si effectivement il s'avère que dans la ligne de circuit entre le producteur et le consommateur il y a des distributeurs qui essaient pour reprendre la formule que j'ai pris de se refaire une sorte de de santé par des pénalités aujourd'hui ça n'est juste pas possible on a le même sujet avec les fournisseurs d'énergie qui aujourd'hui certains des distributeurs font des des profits engrange des profits exceptionnels juste à cause de la crise je pense qu'à un moment il faut effectivement que les distributeurs si c'est le cas et c'est pas le cas de tous mais de matin accepte d'entendre dans leur intérêt même parce que je pense qu'à un moment la difficulté elle va atteindre tous les partenaires elle m'a refait nous il a raison d'appeler à la responsabilité quand on s'est en plus que des producteurs et je pense à des agriculteurs n'arrivent plus à vivre de leur métier que la hausse du coût de l'énergie vous avez cité l'exemple des pommes des des endives va faire que ces entreprises elles vont juste arrêter leur activité donc il faut que les distributeurs se rendent compte de la responsabilité qui est la leur pour conforter des circuits de distribution raisonna et Marie va parler d'un autre sujet traité également dans vos pages aujourd'hui aujourd'hui le Front national à 50 ans le Front national vous le dites devenu rassemblement national il y a quatre ans en fait c'est 50 ans ce mercredi au cours des cinq décennies et en suivant et villes la création du parti par Jean-Marie Le Pen électorale extrême droite a bien changé si au cours des années 80-90 l'ex ce parti pouvait être corrélée à l'immigration ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui selon le démographe Hervé Le Braz alors que les populations immigrées sont surtout concentrées dans les grandes villes les votes RN sont passées des plus élevés au plus faibles dans les départements d'Île-de-France idem pour les grandes villes comme comme Lyon ou Toulouse alors qu'en 94 Jean-Marie Le Pen réussit mieux dans les villes importantes que dans les zones rurales et bien c'est maintenant le contraire poursuit Hervé Le Braz selon le démographe les travailleurs indépendants les cadres moyens et les artisans j'addition proche du FN pour certains d'entre eux ont laissé la place aux ouvriers aux Français les moins diplômés résidant surtout dans les campagnes du nord-est du pays et autour de la Méditerranée des hommes et des femmes qui se disent bloqués durablement par une panne de l'ascenseur social un vote extrême de défiance de colère contre le pouvoir en place semble être alors la seule issue possible pour cette partie de la population madame Gatel l'ouest de la France n'est toujours pas une terre d'élection pour Marine Le Pen comment l'expliquer vous je pense que d'abord vous vous l'avez dit tout à l'heure l'immigration était beaucoup moins l'immigration était beaucoup moins fortes en Bretagne et que c'est une terre qui est une terre ouverte on a toujours vu des votes en Bretagne plus modérée des votes en faveur de l'Europe qui se sont toujours confirmés donc je pense que nous ne correspondions pas du tout à la philosophie de Monsieur Le Pen bien qu'il soit breton enfin il soit né en Bretagne aujourd'hui je pense monsieur Robin vous me direz mais sur les dernières élections que le Front national progresse y compris en Bretagne pour les raisons que vous avez évoquées c'est je pense que dans dans nos campagnes et dans des petites villes on a des concitoyens qui sont totalement déboussolés ils ont perdu leur repère ils ne croient plus à l'ascenseur social c'est il pense que l'avenir de leurs enfants ne sera pas un progrès par rapport au leurre et ils attendent des pouvoirs publics quels qu'ils soient de gauche comme de droite de l'efficacité on parle de l'accès aux soins on parle de l'éloignement des services du déclassement enfin tout ce dont on a parlé sur la décentralisation tant qu'on en a pas redonner aux gens de la confiance de l'espérance et du bonheur de vivre mais ça fait le lit de gens qui étaient autrefois sulfureux et qui sont devenus aujourd'hui respectable merci Françoise Gatel merci Marie Robin il m'arrive je regarde la Une de Ouest-France intense bataille autour des prix de l'alimentaire et merci beaucoup Françoise Gatel d'avoir été avec nous viendrait évidemment d'en parler au moment où le Sénat examine le budget et notamment le budget des collectivités on aura beaucoup de choses à dire on suivra bien sûr tout ça merci beaucoup d'avoir été notre invité dans 20 minutes dans le club on va parler de cette rentrée parlementaire agitée mais d'abord on va accueillir François Patriat merci [Musique]

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