Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationRéseau APA · 20 septembre 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesNumériqueSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Elle croyait piéger Bompard… sa réponse les a tous glacés !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Vous parlez de loi anticoncentration, mais est-ce que cette question est prise à la légère à gauche ?

  • 0:34OuverteRéponse directe

    Comment appliquer un programme de rupture face aux résistances économiques et médiatiques ?

  • 1:08RelanceRéponse directe

    L'ARCOM est-elle efficace ? Que faudrait-il faire ?

  • 3:28RelanceRéponse directe

    Le terme 'classe médiatique' gomme-t-il les luttes internes ?

  • 5:47OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur l'essor de l'IA et sa régulation face à l'extrême droite ?

  • 11:13OuverteRéponse directe

    Soutenez-vous les mobilisations contre la hausse des prix du carburant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:41Fait
    « l'ARCOM c'est en dessous de tout. Enfin, je veux dire, ils font rien. »
  • 2:19Fait
    « C News a très bien compris que c'est une impunité totale. »
  • 2:55Fait
    « la fréquence elle a été renouvelée mais il y a un contrat. La fréquence elle est pas renouvelée sans aucune condition »
  • 4:39Fait
    « il y a un lien entre la qualité de l'information produite et la condition sociale qui s'applique dans l'entreprise. »
  • 8:15Fait
    « le modèle qui consiste à dire l'IA est complètement dérégulé, on va construire des data centers partout mais en fait c'est un modèle qui est un modèle qui n'est pas tenable du point de vue de nos capacités énergétiques »
  • 9:21Fait
    « les nouvelles technologies et l'intelligence artificielle en particulier est utilisé pour renforcer les mécanismes d'exploitation sociaux. »
  • 13:14Chiffre
    « les marges des grands raffineurs, des grandes multinationales du pétrole, elles ont été multipliées par 4. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Mais euh bon, vous parlez un peu de loi anticoncentration, mais j'arrive pas trop à savoir si ces lois anticoncentration genre un homme, un média ou s'il y a d'autres possibilité. Il y a pas le mot enfin j'ai pas vu euh Arcom, je pense que quand même l'ARCOM c'est c'est ce serait un vrai sujet aussi. Donc est-ce que parce que on est-ce que cette question n'est pas un peu prise à la légère quand même à gauche alors que on voit bien que c'est majeur et que c'est une des choses qui nous empêche de de gagner ou qui empêche en tout cas enfin qui démocratiquement il y a un énorme problème et je suis d'accord on y réfléchit pas assez quoi. Je sais pas si elle est prise à la légère peut-être franchement euh en tout cas euh en tout cas ça reste des petites liges

0:34

sur un programme et c'est pas forcément mais c'est surtout que il suffit pas d'avoir des réponses programmatiques parce queen fait le problème aujourd'hui c'est que ça pèsera sur la campagne électorale avant même qu'elle ait eu lieu. Donc en fait, c'est pas seulement qu'est-ce que vous allez faire si vous gagnez. Ça ça une autre un autre sujet qui est important aussi d'ailleurs dont on a pas parlé ce soir, c'est comment vous appliquez un programme de rupture face aux résistances évidente économique, médiatique, international auquel vous allez être confronté si vous prenez le pouvoir. Mais ça ça mériterait quasiment une émission à part entière. On vous réinvitera pour dans quelques mois avec plaisir. Mais après, il a la question de comment dans la campagne et

1:08

là évidemment l'ARCOM enfin pardon moi j'assume de le dire l'ARCOM c'est en dessous de tout. Enfin, je veux dire, ils font rien. Euh et le problème c'est que Mais vous avez dit justement, il faudrait faire quelque chose que elle commence déjà qu'est-ce qu'il faudrait faire [rires] par exemple ? Est-ce que on remet tout à plat, on on refait tout de zéro un autre régulateur, une autre enfin il y a en fait, il y a deux réponses à cette question. Il y a qu'est-ce qu'on devrait faire maintenant et qu'est-ce que nous on doit faire si on prend le pouvoir demain ? Bah, qu'est-ce qu'on doit faire si on prend le pouvoir demain ? C'est je pense c'est la question de la déconcentration dans les dans les médias. Donc c'est-à-dire couper le lien organique entre les

1:41

puissances économiques et les principaux médias. C'est la question de ce que nous on a appelé par exemple le conseil de déontologie dans les médias, c'est-à-dire de faire en sorte que la profession elle-même ait des instances de régulation interne. C'est donner davantage de pouvoir au salariés dans les entreprises de médias, hein, parce que la lutte des classes, ça existe aussi dans les entreprises de de de médias. et c'est donner à des autorités de régulation euh des pouvoirs d'action et des pouvoirs de sanction qui sont réels. Enfin, pardon, le problème c'est que l'ARCOM vous la saisissez au bout d'un an, ils vous disent "Oui, c'est vrai, c'est pas bien. Ah, c'est pas bien ce qu'a fait Cs." Bah d'accord, mais enfin C News a très bien compris que c'est une impunité totale. Donc de toute

2:19

façon, pourquoi vous voulez qu'il s'arrête ? Donc c'est un manque de moyen que qui peut Non, mais un manque de moyen, un manque de courage, franchement. Euh alors que si vous les tapez dès la première euh fois qu'il passent euh il ils outre passent des règles. Enfin, je veux dire, c'est jamais dit évidemment qu'il y a une liberté éditoriale dans les médias et cetera, mais quand vous accordez des concessions à un média, c'est en échange de règles. Il y a des il y a des il y a des protocoles qui sont passés entre les médias et l'État sur l'attribution des concessions. Et dans ces protocoles, il y a des règles que le média s'engage à respecter. Pluralité des points de vue, respect des des interlocutrices et des interlocuteurs. Ces règles ne sont pas respectées par ces news aujourd'hui et

2:55

leur comm ne fait rien. Donc la première fois vous leur mettez une amende, la deuxième fois vous les suspendez d'émission pendant pendant une journée, la deuxième fois pendant une semaine et sil continue le problème c'était le renouvellement de la fréquence de toute façon. Ouais mais la fréquence elle a été renouvelée mais il y a un contrat. La fréquence elle est pas renouvelée sans aucune condition donc pourquoi l'arcom ne fait pas respecter les règles qui sont dans ce contrat là je parle de de moyens d'action immédiat. Oui. Non mais déjà que ça a été renouvelé vas-y que ça a été renouvelé déjà c'était préoccupant. Juste un mot, je voulais sur rebondir ce que vous disiez parce que ça me paraissait très intéressant que vous dites ça. C'est il y a la lutte des classes aussi à

3:28

l'intérieur des médias. Moi, il y a toujours un terme que vous utilisez à la France insoumise en général et qui souvent me heurte et c'est pas juste par réflexe corporatiste un [rires] peu bas du front, c'est le terme de ça peut arriver mais là je pense pas que ça soit le cas. C'est le terme de classe médiatique qui précisément gomme les effets de lutte des classes à l'intérieur même de la profession. On est d'accord contre Pascal pro et un pigiste précarisé. On n quand même pas sur la même la même question. n'inclu pas le pigiste [raclement de gorge] précarisé dans la classe médiatique. Si c'est ça la question que vous posez. Évidemment, enfin je je je sais très bien que la la stratégie euh et la et la la société de l'information actuelle et les sociétés médiatiques actuelles euh

4:04

si on peut critiquer le le travail qui est fait aujourd'hui, euh c'est aussi pas seulement mais euh il y a un lien entre la qualité de l'information produite et la condition sociale qui s'applique dans l'entreprise. Et ça, vous le savez très bien. C'est-à-dire que si vous demandez, vous êtes ici dans une entreprise de presse qui je crois quand même, je peux le dire parce que j'ai dit parfois des trucs pas agréables ce soir, essaie de faire quand même un travail qui a un travail de qualité et heureusement qu'il y a l'OMA pour travailler sur des sujets sociaux dont personne ne parle. Mais vous pouvez le faire, pardon, je je j'imagine que parfois vous vous battez pour améliorer vos conditions de travail aussi ici dans ce média, mais vous pouvez le faire

4:39

aussi parce que vous disposez quand même de conditions de travail qui sont, je pense, plus agréables que dans certains autres médias. Et c'est ce qui permet aussi d'avoir une qualité d'information produite qui soit de bonne qualité. Quand vous prenez un pigiste qui doit faire 40 sujets dans la même journée et qui est payé au lance-pierre, bah vous pouvez pas lui demander de faire un travail de production d'information qui nécessite d'aller vérifier des informations, de d'aller s'appuyer sur des faits. Et moi je vous le dis franchement, le journalisme politique à quelques exceptions près aujourd'hui, je trouve et y compris en raison de ces conditions d'exploitation que ça devient du collage de citation de ce que dit l'un ce que dit l'autre sans qu'à aucun

5:14

moment on aille essayé de chercher c'est quoi les faits faire un travail un peu d'information de qualité. Donc bien sûr qu'il y a un lien entre la qualité de l'information produite et la condition sociale des journalistes. Et si vous voulez améliorer la condition de l'information produite, vous devez améliorer la condition sociale des journalistes. Mais il y a quelques gros journalistes qui en profitent eux beaucoup. et eux je vais pas me battre pour eux he je peux vous le dire. Et euh un petit peu alors ça encore un autre sujet mais c'est peut-être un petit peu en lien aussi avec la communication et cetera. Euh j'ai lu que vous aviez travaillé dans une entreprise qui était liée à l'intelligence artificielle et euh bah donc du coup en regardant un petit peu, j'ai vu qu'il y

5:47

avait eu des colloques à l'Institut la Boessie et cetera, que ça avait été il y avait eu aussi un petit peu des scandales et cetera li bref c'est toute une grande question et donc ce serait quoi justement le le regard que vous avez vous à la France Asumi sur l'essort de l'IA et dans un dans ce contexte justement de de l'extrême droite qui prend du pouvoir et on sait comme elle l'utilise aussi comme un outil comment on peut faire pour pour réguler si est-ce qu'il faut réguler parce que vous pensez qu'il faut réguler et comment comment on affronte en fait ? C'est une question large mais super question, je pense c'est un vrai sujet dont je trouve qu'on parle pas suffisamment et y compris à gauche à mon avis euh je pense que l'intelligence artificielle c'est à

6:23

la fois euh une une source d'opportunité pour faire progresser la société et c'est aussi une source de danger. Et en fait ça dépend comment vous l'utilisez, comment vous la régulez. Je dis une source d'opportunité qui va s'opposer ici que si vous développez des algorithmes d'intelligence artificielle, vous allez pouvoir détecter plus facilement des cancers par exemple. tout le monde va être d'accord avec ça qui va s'opposer à l'idée que ça permet d'avoir des modèles de prévision météorologiques ou de changement climatique qui nous permettre de mieux faire face au changement climatique personne. Bon par contre si l'intelligence artificielle ça devient un outil de contrôle des conditions de travail des salariés qui sont analysés dans leur rythme de travail pour être totalement soumis aux

7:03

exigences de la machine, je pense que personne va défendre ça. Donc moi ce que je dis c'est que à la fois parce que je pense que ça porte des opportunités qui sont des opportunités d'intérêt général, il doit y avoir une une initiative d'impulsion publique sur l'IA. Ça peut pas être juste le marché et je pense qu'il doit y avoir des organismes publics qui impulsent une politique de planification du développement de l'intelligence artificielle en France et après il doit y avoir des mécanismes de régulation parce qu'il y a des usages de l'intelligence artificielle qui sont nocives à à la société. Comment contrôler quelque chose qui justement au niveau international a l'air de se développer de se développer de façon un peu inéluctable comme si on y pouvait un exemple

7:39

comme si on y pouvait rien en fait. Ah bah si vous pouvez quand même faire quelque chose, c'est queil y a pas de par exemple pour le sujet de l'intelligence artificielle est sujet est lié avec un sujet qui d'ailleurs pose de plein de difficultés en ce moment en terme d'aménagement du territoire, c'est la question du développement des data centers parce que il a il faut des données donc il faut des données qui sont stockées pour l'énergie aussi et il faut et et les data center posent des questions immenses de d'utilisation de l'énergie d'utilisation de l'eau. Si vous le modèle qui consiste à dire l'IA est complètement dérégulé, on va construire des data centers partout mais en fait c'est un modèle qui est un modèle qui n'est pas tenable du point de vue de nos capacités énergétiques, de

8:15

nos objectifs de changement climatique. La seule manière de faire en sorte de développer un modèle numérique qui soit respectueux de nos objectifs environnementaux, c'est d'avoir des formes de régulation. Par exemple, moi je suis pour que dans les data center en France, pour donner un exemple, on ne permett pas une activité comme du fait de frapper de la cryptoonnaie. frapper de la cryptoonnaie, ça coûte beaucoup d'énergie dans les data centers. Qu'est-ce que ça nous rapporte pour du point de vue de l'intérêt général ? Donc je pense qu'il doit y avoir, il faut aller plus loin que juste des grands discours sur l'IA et il doit y avoir une régulation des usages et une régulation des données qu'on va stocker. Est-ce que c'est utile de stocker des données météorologiques ? Oui. Est-ce que c'est

8:51

utile de stocker l'historique de navigation de toutes les personnes qui habitent en France pour ensuite pouvoir leur vendre des produits qui correspondent à leurs habitudes de navigation ? Bon, du point de vue de l'intérêt général, c'est pas utile et on aura pas on aura pas les capacités de tout stocker. C'est pas vrai. Donc moi je suis pour rentrer dans des formes de régulation qui disent il y a des données qu'on stock, il y a des données qu'on n'a pas le droit de stocker, y compris du point de vue du respect des libertés fondamentales, c'est nécessaire. Il y a des usages qu'on peut faire et il y a des usages qu'on peut pas faire. Je suis pas pour rejeter l'IA en bloc parce que je pense ce serait une erreur parce que je pense qu'il y a des usages d'IA qui

9:21

sont utiles. Je suis pour que il y ait des régulations sur euh euh l'IA et le rapport entre l'intelligence artificielle et les conditions de travail dans les entreprises parce que dans plein d'endroits, les nouvelles technologies et l'intelligence artificielle en particulier est utilisé pour renforcer les mécanismes d'exploitation sociaux. Euh voilà, je je ça mériterait là aussi peut-être un colloque à part entière, mais je pense que c'est un sujet très important et dont on a intérêt à s'emparer en vérité parce que les autres ils essayent de s'en emparer en tout cas. Oui. L'extrême droite notamment. Et après dernière chose peut-être pardon préparant après il y a un autre sujet qui est indépendant de celui-là, c'est comment l'intelligence artificielle va avoir des

9:55

impacts dans les échéances électorales et comment ça a des impacts dans le traitement de l'information et les fake notamment. Voilà. Et là, si à un moment on crée pas des cadres de régulation qui sont pas faciles à mettre en place, nos campagnes électorales vont ressembler à plus rien. Si demain je peux faire une fausse vidéo de vous candidate à une élection dans tel endroit qui raconte l'inverse de votre programme et que personne n'est capable de détecter si c'est une vraie vidéo ou une fausse vidéo, bah en fait le débat démocratique il devient quoi. Donc moi, je pense qu'il faut qu'il y ait un travail sur des formes de labellisation en fait. C'est-à-dire que à un moment dans une campagne, il y ait une sorte d'élément permett d'identifier contenu comme étant effectivement le

10:33

candidat le contenu du candidat ou de sa liste. Mais si on se met on se saisit pas à bras le corps de cette question, honnêtement, c'est la démocratie telle que réponse ou nécessitant un débat éclairé qui va être complètement complètement bafoué quoi. L'actualité, c'est aussi le prix du litre d'essence qui s'envole 2,20 € le sond jusqu'à 2,70 € dans certaines stations. Quel grand sujet de de la rentrée et ce n'est pas prêt de s'arranger. Fabien Roussell, le candidat communiste, appelle à réveiller les gilets jaunes en manifestant devant les lieux de pouvoir, "La révolution ne peut pas attendre la présidentielle", dit-il. Vous vous joignez au mouvement laissez à d'autres ce mouvement. Non, bien sûr. Il y a il y a avant y compris la déclaration de Fabien Russell que vous

11:13

citez dans et déjà des appels qui tournent sur les réseaux sociaux et qui appellent à une mobilisation populaire que vous relayez. Non seulement je comprends ces appels, mais évidemment je les soutiens pour une raison très simple, c'est que quand même l'augmentation du prix du carburant, elle a pas commencé il y a 3 jours. Ça fait maintenant depuis plusieurs mois qu'on atteint des des prix du litre qui sont en train de monter en flèche. Vous allez donner les chiffres, bientôt on va arriver à 3 € le litre euh euh quasiment et qu'en face vous avez un gouvernement pardon mais qui ne fait rien. Est-ce qu'on verra Manuel BP sur un rond-point ? Est-ce qu'on verra Manuel Bompard sur un rond-point ? Je sais pas quelle forme prendra ces mobilisation mais si ces mobilisations prennent et

11:50

deviennent une mobilisation populaire, oui, les insoumis seront en soutien, seront présents dans la mobilisation comme on fait à chaque fois du 29 septembre ou du 17 octobre. Ben je je le 29 septembre, c'est une mobilisation intersyndicale, elle appelle désorganisation syndicale. On l'appuie et on la soutient. La mobilisation du 17 octobre, si elle se confirme, évidemment, on la soutiendra également. On va parler de votre proposition de bloquer les prix parce que elle est importante centrale dans cette rentrée. Ça peut faire rêver plus d'un. Vous allez nous dire comment vous allez la mettre en œuvre. Mais d'abord, je voudrais vous les faire entendre ces automobilistes en zone rurale. Écoutezles au micro d'ici limousin. Au moins 50 € 40 € et là maintenant je réduis à à 20 €

12:32

parce que c'est trop cher l'inflation sur le carbon. Mais l'inflation surtout d'ailleurs en fait. Tout augmente d'une manière incroyable et en fait on s'en sort pas. Voiture de ma fille donc elle me dit "Maman, tu veux pas aller me faire le plan ? Parce qu'elle est étudiante donc bon ça l'arrange bien si je peux lui faire 70 € d'essence. On a quand même connu un prix du baril à plus de 100 dollars et on a jamais eu ces prix là à la pompe quoi. Et là on est en dessous de 100 dollars. Alors je sais pas je comprends pas tout là. Manuel Bompard Jean-Luc Mélenchon l'a encore dit hier à la fête de l'humanité. blocage des prix déjà à combien vous bloquez ? Bah vous bloquez au prix auquel ils étaient avant l'explosion euh des prix d notamment à la crise

13:14

international autour d' 1,70 €. Euh c'est il faut discuter euh comment ça ça fonctionne les mesures de blocage des prix ? Ça fait une sacrée différence entre le prix du marché à la pompe hein et et celui du blocage. Donc on va essayer de comprendre nos téléspectateurs comment vous allez faire. La remarque qui a été faite par la dernière personne que vous avez interrogé dans votre sujet, c'est la bonne. Pourquoi alors que le prix du baril n'est pas aussi important que ce qu'il a été à d'autres moments ? Le prix à la pompe est plus important. Pourquoi ? Mais je vais vous dire pourquoi. Parce que entre le début de cette crise internationale et aujourd'hui, les marges des grands raffineurs, des grandes multinationales du pétrole, elles ont été multipliées par 4. Donc

13:51

c'est pas la crise pour tout le monde, c'est pas un phénomène naturel. Vous le savez très bien, mais [rires] total, il peut il peut se permettre de de piocher dans ces marges. C'est une évidence quand on voit ces super profits. Mais le problème Romain Noviki, c'est qu'il y a des petits distributeurs également. Bien sûr. Exactement. Ils n'auront pas les les moyens de revendre à perte. Comment vous allez faire ? Les protéger ou les les laisser justement ? Est-ce que est-ce qu'il n'y a pas de ciblage ? Tout le monde profitera de ce blocage des prix. Mais attendez, les distributeurs dont vous parlez, moi je vous parle des marges des raffineurs précisément parce que vous avez raison. Ce que vous ce que vous dites est absolument juste. Il y a des petits distributeurs qui ne sont pas

14:23

ceux qui encaissent des marges. Mais ces petits distributeurs, ils achètent bien leur carburant. Est-ce que ça va pas créer des pénuries ? Attendez, ils achètent bien leur carburant à des raffineurs. Donc il faut remonter dans la chaîne. C'est pas à la distribution qu'il faut bloquer la marge, c'est au niveau du raffinage. Alors ensuite, vous me posez cette question légitime puisque c'est ce que dit le gouvernement, ça va produire des des des pénies. Je voudrais juste faire une remarque parce que je suis quand même éberlué que personne en France ne le sache. Est-ce que vous savez que en ce moment même là en ce moment à l'heure où on se parle sur l'île de la Réunion, il y a une mesure de blocage des prix qui existe sur le prix du carburant. Vous connaissez le

14:54

prix du litre de carburant aujourd'hui sur l'île de la Réunion autour de 1,8 1,7 parce que chaque mois sur l'île de la Réunion, il y a une réunion avec le préfet et qui bloque les prix. C'est tout à fait possible de le faire et il n'y a pas de pénurie en population que que dans l'hexagone hein. Ça crée quand même des différences. Peut-être sur Non, ça ne crée pas de différence. L'expérience a déjà été faite 1990. Vous le savez Michel Rocard a encadré les marches pendant un mois. Certains pompistes s'étaient mis en grève et il n'y avait plus d'essence à la pompe. Est-ce que c'est à redouter ce que vous avez anticipé ce cette conséquence possible ? Mais non, précisément je je je vous remercie de de rappeler que c'est des dispositifs qui ont déjà eu lieu et et

15:33

été utilisés en France. Vous avez cité 1990, mais je pourrais citer pendant la crise sanitaire le prix des du gel hydroalcoolique qui a été bloqué de manière administrative. Donc ensuite la question qu'il y a derrière tout le monde parce que pour bien pour téléspectateurs, l'État paye zéro. Vous vous bloquez le prix à 1,70 € vous payez pas la différence. Ah si un peu parce que cette différence c'est totale qui va la payer pour tout le reste des distributeurs pour comprendre. Je je vais expliquer. Si vous bloquez le prix d'abord il y a une partie de l'effort qui est fait par l'État parce que vous savez très bien que quand vous amenez le prix du litre de carburant à 240 ou 250, il y a une partie significative qui sont des taxes qui viennent dans les caisses de l'État.

16:09

C'estàd que l'État renonce à cette partie- làà des taxes sur l'augmentation du prix du carburant. Et le reste, oui, vous le demandez et vous l'obligez à le prendre dans la poche des raffineurs. Voilà comment vous faites euh très simplement. Vous pensez queil va continuer à vendre son son pétrole en France ? Voilà, bonne remarque. Donc ensuite, c'est forcément la question qui vient maintenant le patron total. Moi, je vais vous dire quelque chose. [musique] Une mesure que vous prenez de manière temporaire parce que c'est ça l'objectif d'une mesure de blocage des marges pendant plusieurs mois, le temps que cette crise se tasse. Si vous pensez que un raffineur qui aujourd'hui vend son pétrole en France va en quelque sorte se priver pour la vie du marché français

16:46

parce que pendant quelques mois, il va faire moins de profit que ce qu'il fait aujourd'hui, je pense que vous vous trompez. Vous faites confiance au raffineur ? Non, je fais pas confiance au raffineur, je fais confiance à la rationalité économique des acteurs. Et je sais très bien que quand vous êtes assis sur un un dos euh sur un tas de de d'or qui est le marché français de distribution des carburants, vous prenez pas le risque que ça soit un concurrent qui vienne prendre votre place parce que pendant quelques mois, on va vous demander de faire moins de profit. Mais c'est 1,70 € le litre aussi pour celui qui prend dans sa voiture pour un weekend à ville. Bah oui, mais c'est la raison pour laquelle monsieur tout à l'heure je vous disais que les outils de partage des richesses en France, ça

17:17

s'appelle l'impôt hein, parce que je comprends très bien votre raisonnement. Basique, c'est la justice sociale. Très bien. Mais jusqu'à preuve du contraire, en temps normal, le prix du carburant, il est le même pour tout le monde, y compris pour celui qui prend sa voiture pour aller à Doville et celui qui prend sa voiture pour aller au travail. Et je crois pas que vous proposiez qu'on indexe le prix du carburant sur les revenus des gens. On aurait pu penser que les filles justement feraient de cette justice. Non, mais on a jamais enfin on va pas décider que tous les prix de tous les produits en France sont indexés sur les revenus. C'est pour ça qu'on a inventé quelque chose qui s'appelle l'impôt et qui permet qu'on fait contribuer davantage et qu'ensuite qu'on reverse

17:46

par des politiques de solidarité. Justement, vous avez un programme extrêmement ambitieux. Je vous propose tout de suite qu'on se penche sur l'avenir en commun 202. C'est demander le programme. On va prendre quelques mesures de votre programme si vous le voulez bien puisque la grande question c'est est-ce que vous vous serez crédible si vous si vous gouvernez ? Et il y a beaucoup beaucoup de Français qui se posent cette question. Moi, d'abord j'ai une question sur le l'état d'urgence sociale. Il a été décrété si j'ose dire par Jean-Luc Mélenchon. Évidemment, s'il est élu euh en mai prochain, qu'est-ce que ça veut dire exactement l'état d'urgence ? Est-ce que ça existe dans la Constitution ? Mais vous allez quoi ? Passer par décret, vous allez passer par la loi sur les

18:21

salaires, sur le blocage des prix. Alors, je vais vous répondre d'abord, permettez-moi juste une toute petite précaution. Notre programme pour 2027, il a pas encore été publié hein. C'est plusieurs propositions. D'ailleurs sur mélang.fr, il y a réaction de travail de réactualisation. On a fait des contributions citoyennes et il sera publié à l'automne. Non mais ça ça me paraît important de de vous dire ça. En général l'état d'urgence c'est quand l'ordre public même les intérêts fondamentaux de l'État sont menacés. Ça n'a rien à voir avec les salaires. Précisément c'est la proposition de Jean-Luc Mchon. C'est exactement celle que vous êtes en train de décrire. C'est dire il existe aujourd'hui dans la constitution un état d'urgence quand l'ordre ou les libertés sont menacées et

18:57

qui permet d'avoir accès à des dispositifs qui sont des dispositifs exceptionnels. Ce que dit Jean-Luc Mélenchon c'est se passer du parlement souvent. Non non non, il s'agit pas de se passer du parlement. Il s'agit de dire que dans des situations exceptionnelles d'urgence sociale, on doit pouvoir avoir des modalités d'action modalités. En général, c'est exorbitant du droit commun. Quand c'est l'ordre public, il y a des assignations à résidences, il y a des qu'est-ce que vous voulez faire en matière sociale ? Bah précisément ce que je viens de vous dire par exemple sur le blocage des prix qui est une mesure temporaire. Ça vous pouvez faire sans état d'urgence. Oui, d'accord. Mais on on on dit on disposerait d'un panel de mesure qu'on pourrait activer de manière

19:30

exceptionnelle parce qu'on serait dans une situation exceptionnelle. Et vous voulez aussi déblocage des prix, l'indexation des salaires sur l'inflation quand il y a une grosse inflation, bloquer des prix sur les produits alimentaires parce qu'on parle beaucoup du carburant mais vous savez très bien que ce qui vient ce qui va arriver là c'est une augmentation significative des prix alimentaires notamment en raison des conséquences de la sécheresse sur les productions agricoles. Donc c'est avoir accès à un panel de mesure qu'on peut activer dans une situation. Alors justement les salaires et oui en décret le SMIC passerait de 1477 € net au aujourd'hui à 1700 € net. Grosse augmentation du SMIC par décret. Ce sont les entreprises qui payent à la fin. Euh alors le les salaires sont

20:03

effectivement payés par par les les entreprises. Vous distinguez pas entre les entreprises qui sont en difficulté, celles qui ont une petite taille, grande taille. Voilà. On va venir, on va y venir. D'abord, vous dites que c'est une augmentation très importante. Je vous fais remarquer que dans les années qui viennent de s'écouler en Espagne ou en Belgique, il y a eu des augmentations du SMIC beaucoup plus importantes que celles que nous proposons et les [raclement de gorge] entreprises ne se sont pas effondrées. Ça c'est la première chose que je veux vous dire. Deuxièmement, là où vous avez raison, c'est que ce n'est pas la même chose pour une petite entreprise d'augmenter ses salaires que pour une très grande multinationale. C'est pourquoi il faut regarder notre programme dans sa

20:32

globalité. Oui, on est pour augmenter le SMIC. [musique] Oui, on est pour convoquer ce qu'on appelle des négociations annuelles obligatoires pour que toute l'échelle des salaires augmente, pas juste les salaires au niveau du cycle. Mais en même temps, on propose un certain nombre de mesures pour venir en appui en soutien des petites et des moyennes entrepris. qui a toujours de l'aide publique aux entreprises. Attendez, attendez, laissez-moi décliner ces mesures. Certaines peuvent être de l'aide publique, mais vous allez voir. Premièrement, on met en place un pôle public bancaire pour faciliter l'accès au crédit des petites et moyennes entreprises. C'est un gros problème souvent les frais bancaires pour les petites et moyennes entreprises. Deuxièmement, on rétablit les tarifs

21:00

réglementés de l'électricité. Le coût de l'électricité pour les artisans, pour les restaurateurs, il a explosé ces dernières années. Ça faudra passer par Bruxelles, hein. Ça va être compliqué de le faire tout seul. D'accord. Mais madame, à un moment, on n'est pas obligé d'accepter non plus la libéralisation. Il y a des règles à 27 en commun. Donc c'est pas évident de faire. On peut désobéir à certaines règles vous sortez ou vous restez on met en place un tarif réglementé de l'électricité en France premièrement. Deuxièmement ou troisièmement parce que je vous ai déjà donné deux mesures, je vous en donne une troisième. On encadre les délais de paiement. Beaucoup de petites entreprises sont sous-traitants de grands groupes. Parfois, ces grands groupes mettent des délais de paiement

21:34

très importants. C'est-à-dire que pendant des mois et des mois, ils attendent d'être payés pour une un service qu'ils ont rendu à une grande entreprise. On l'encadre par la loi. 4e exemple, j'en donne un dernier. Vous avez beaucoup de petites moyennes entreprises qui peuvent être des artisans, des restaurateurs qui ont une difficulté dans l'accès aux locaux commerciaux et bien souvent avec des régies foncières qui possèdent des biens et qui les lou à des tarifs qui sont exor ça va pas l'embauche parce que quand vous devez donner plus le salaire en général c'est difficile en plus de d'embaucher davantage. Bah là je vous ai donné un certain nombre d'exemples ça suffira pour vous comme filet de sécurité pour augmenter les salaires. Je vous suggère de discuter, je vous

22:09

suggère de discuter avec pas mal de de petits entrepreneurs et leur difficulté à mon avis c'est plus l'accès au crédit, le prix de l'énergie, l'accès à l'immobilier plutôt que les salaires de leur de leur de leur salariés parce qu'il y a déjà 70000 faillites l'an dernier et ben précisément mais ça c'est pas parce qu'on a augmenté le SMIC, vous avez remarqué qu'il a pas augmenté, ça n'aura pas d'effet. Bah non, c'est l'inverse. Ça va même avoir un effet positif. C'est mon dernier argument. Je vais vous dire pourquoi. Parce que je vous disais tout à l'heure, vous avez la croissance de la France, elle est tirée par la consommation populaire. Si vous augmentez le SMIC, contrairement à quand vous faites des cadeaux aux ultra riches, c'est de l'argent qui retourne

22:38

immédiatement dans la consommation. C'est la relance vertueuse par la consommation. Évidemment. Mais évidemment parce que attendez, vous savez que à chaque fois que vous faites des des politiques de baisse du pouvoir d'achat, les premiers qu'on souffre, c'est les restaurateurs, les coiffeurs, tout ça que quand on a plus les moyens, bah on est obligé de faire des économies sur ça. Donc il faut faire l'inverse, il faut redonner de l'oxygène, redonner du pouvoir d'achat et ça va profiter à l'économie de manière générale. Donc le SMIC augmente, vous les vous indexez tous les salaires sur l'inflation et puis vous annulez la dette. On va s'y arrêter un instant. Vous parlez de gel maintenant de de la dette. On va écouter comment Bruno Rota parle de Jean-Luc Pélenchon c'était

23:10

guerre à Noan surmar sur le sujet de la dette. Le champion toute catégorie le leader maximaux des bonenteurs, l'admirateur des dictatures tropicales, le David Copperfield de la disparition de la dette et encore David Copersfield. C'est c'est c'est trop lui prêter. C'est plutôt la fée clochette. La fé clochette qui d'un coup de petite baguette magique [applaudissements] prétend faire disparaître la dette. Voilà, vous êtes donc l'assistant d'un magicien, Manuel Copperfield. Vous avez entendu un argument là dans la tirade de monsieur Rota. J'ai j'ai bien remarqué que depuis cette rentrée, monsieur Retail parce qu'il a pas beaucoup de lumière et il passe son temps à insulter les insoumis en espérant que les insoumis lui

23:54

répondent sur le même ton pour essayer de créer de l'actualité. Moi, pardon, j'aspire à un débat dans cette élection présidentielle qui soit argument sur argument. Il existe les économistes pe [raclement de gorge] chez les économistes il existe dans la déclaration que vous venez de me passer de monsieur Rota. Il y a pas un argument. Donc de quoi on parle ? Parce que monsieur Rota fait semblant de pas comprendre ou alors il a pas compris et c'est encore plus grave. De quoi on parle ? On parle d'une dette une partie de la dette française aujourd'hui qui est détenue par la Banque centrale européenne. Don il vous faut l'accord de la banque central. Attendez attendez. Qui est détenu par la Banque centrale européenne. On ne parle pas d'une dette qu'on doit à des

24:24

créanciers privés. D'accord. Donc c'est une dette qui en quel ça fait à peu près 600 milliards d'euros hein. Enlever 40 milliards 520. une dette qui nous appartient à nous-même. Donc on n'est pas en train, contrairement à ce que j'ai entendu, d'investisseurs [raclement de gorge] qui vont être floués parce qu'on ne va pas les rembourser. Ensuite, vous avez raison, il faut pour cela une décision qui est une décision collective de la Banque centrale européenne. Je vous fais remarquer qu'on a été capable ces dernières années de prendre une décision collective de la Banque centrale européenne pour acheter de la dette de nos États qui étaient sur les marchés privés pour faire en sorte de les mettre dans les caisses de de cette fois a dit non déjà. Mais c'est pas Christine

24:57

Lagarde qui va décider quand même. Bah les patrones de la BCE donc la manière avec la Non mais c'est pas vrai madame qu'elle dit. Moi je suis pas patronne de la BCE. Vous êtes pas patron de la de la BCE, mais c'est pas parce