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Interviewyoutube.com· 24 octobre 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

"Il n’est pas question que l’on rentre en France dans un affrontement de communauté" (Othman Nasrou)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quelle a été votre réaction face à l'attaque de Trappes ?

  • 2:07RelanceÉludée

    Est-ce que chez les Républicains, vous vous sentez en partie responsables de l'instrumentalisation politique de ce drame ?

  • 3:28RelanceRéponse partielle

    Est-ce que par ces demandes de restriction du voile, vous avez alimenté un discours stigmatisant des musulmans ?

  • 4:48RelanceRéponse partielle

    Est-ce que quand il était ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau n'a pas réagi à la hauteur des précédents crimes racistes ?

  • 6:47RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ces polémiques sont légitimes au regard de la situation actuelle ?

  • 7:59RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ces positions des uns et des autres ont un rapport avec ce qui s'est passé hier à Trappes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:23Fait
    « Je pense qu'il fait peu de doute, malheureusement, que la motivation du tueur était à connotation raciste. »
  • 2:49Ali (habitant)Fait
    « Je dis ça peut arriver à notre sœur, à notre mère. Je sais pas moi, ma mère qui est voilée, elle peut se faire rentrer du travail et se faire shooter par un mec parce qu'il est raciste, parce qu'il aime pas les arabes ou il aime pas les voilées. »
  • 3:28Fait
    « il n'est pas question qu'on rentre dans notre pays dans une affrontement de communauté »
  • 4:09Fait
    « nous avons eu dans notre pays beaucoup d'actes anti-chrétiens, beaucoup d'actes antisémites, nous verrons hier si c'était un acte anti-musulman »
  • 4:48Fait
    « Est-ce que par ces demandes, vous avez alimenté un discours stigmatisant des musulmans ? »
  • 6:47Fait
    « Je crois très franchement que ce sont de mauvaises polémiques et je crois que ces polémiques là sont indignes du moment que nous sommes en train de vivre. »
  • 7:23Fait
    « il y a des gens qui font de la couleur de peau ou de la religion un fond de commerce électoral. »
  • 8:40Fait
    « il y a dans notre pays deux conceptions qui s'opposent, l'une qui voit les gens comme d'abord appartenant à une communauté, une origine, et une autre qui voit des citoyens égaux en droits et en devoirs »
  • 10:01Fait
    « Est-ce que cette menace, elle est aujourd'hui sous-estimée ? »
  • 13:08Fait
    « Ce qu'il fallait faire, c'est décréter l'état d'urgence. »
  • 13:47Fait
    « l'état d'urgence c'est ce qui avait été utilisé après les attentats terroristes par exemple en en 2015 »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour Camille. Bonjour Benjamin. Othman Nasrou. Bonjour. Bonjour. Secrétaire général du parti Les Républicains, 1er vice-président de la région Île-de-France, on va évoquer avec vous les mobilisations du jour importantes attendues en France contre la vie chère, mais avant tout cette attaque à Trappes hier, un mort et cinq blessés dans les Yvelines, dont une enfant de 12 ans grièvement blessée par balle. Le parquet national antiterroriste s'est rapidement saisi des faits. Trappes c'est une ville Othman Nasrou que vous connaissez bien. Vous avez été élu municipal dans cette ville pendant deux mandats. Quelle a été votre réaction, votre 1re réaction ? Je crois que ce drame, ce crime absolument abject, nous a tous terrifiés, nous a tous profondément choqués.

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Je veux bien sûr avoir d'abord une pensée pour les victimes, leurs proches. Et il y a cinq blessés aujourd'hui, dont une jeune fille de 12 ans, et je veux avoir une pensée bien sûr aux habitants alors de Trappes, aussi de La Verrière. Ce sont des territoires que je connais bien et je sais que les habitants de Trappes sont aujourd'hui profondément choqués et meurtris par ce qui s'est passé hier. Et on entend leur émotion depuis ce matin sur France Info. Le président de la République s'est rendu rapidement rapidement sur place hier soir à Trappes, Emmanuel Macron, qui a dénoncé un attentat raciste. Ce qui s'est passé aujourd'hui est un tournant dans la vie de notre République et de notre nation. Ce qui s'est passé aujourd'hui, c'est un attentat terroriste raciste. Un homme a été tué

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par un de nos compatriotes sur la base d'une idéologie raciste. Ces personnes, elles ont été visées en raison de leur couleur ou la religion supposée. Un crime raciste en raison de leur couleur de peau, dit le président de la République. Vous dénoncez aussi cette attaque hier en ces termes. Je pense qu'il fait peu de doute, malheureusement, que la motivation du tueur était à connotation raciste. Ça sera à l'enquête de déterminer exactement les choses, mais il y a un certain nombre d'éléments qui laissent penser que la motivation est effectivement de cet ordre. Et il est important de rappeler que dans notre pays personne ne devrait être pris pour cible en raison de sa couleur de peau ou de sa religion réelle ou supposée d'ailleurs. Et ce sera l'enquête de bien

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déterminer les choses mais il faut rappeler ces principes élémentaires et en tout cas condamner extrêmement clairement cette attaque si c'est bien la motivation qui est retenue par par la justice. Ali Rabé le maire de Trappes dénonce la première tentative de tuerie de masse à caractère raciste et islamophobe et il pointe les discours de certains politiques qui stigmatisent les arabo-musulmans. C'est aussi le sentiment de plusieurs habitants de Trappes. Écoutez cet habitant de de la Verrière, la ville à côté mais visée également par les tirs et recueillie par le le service reportage de France Info, il s'appelle Ali et il en veut à une partie du personnel politique. Je dis ça peut arriver à notre sœur, à notre mère. Je sais pas moi, ma mère qui est voilée, elle peut se faire rentrer

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du travail et se faire shooter par un mec parce qu'il est raciste, parce qu'il aime pas les arabes ou il aime pas les voilées. Des années des années que ça dure quoi. C'est tout le monde entend le voile par-ci et les arabes par-là et ça finit comme ça. Vous entendez ces mots de cet habitant. Est-ce que chez les Républicains, vous vous sentez en partie ? Ah certainement pas. En aucun cas chez les Républicains, à droite, nous avons toujours défendu l'idée que l'appartenance à la communauté nationale ce n'était pas une question de religion ou de couleur de peau et que être français c'était l'amour de la France, c'était le respect des règles, c'était l'appartenance à un destin commun bien sûr. Ça n'était jamais rien d'autre. Nous nous sommes pour l'universalisme

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républicain et je veux tout de suite d'ailleurs dans ce drame terrible que nous avons connu hier à Trappes, une ville que je connais très bien et bien mettre en garde tous ceux qui veulent instrumentaliser précisément cette tragédie, ce crime abject pour nourrir de nouvelles tensions identitaires et pour opposer les uns aux autres. Une instrumentalisation politique, c'est ce que vous ? Mais moi je vous dis simplement que il n'est pas question qu'on rentre dans notre pays dans une affrontement de communauté, moi je ne le souhaite pas, nous sommes traversés de tensions identitaires, il faut rappeler qu'en France, il y a qu'une communauté nationale et protéger tous ceux tous ceux qui sont pris pour cible en raison de leur origine ou en raison de leur religion. Nous avons eu dans notre pays

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beaucoup d'actes anti-chrétiens, beaucoup d'actes antisémites, nous verrons hier si c'était un acte anti-musulman, c'est la terminologie d'ailleurs appropriée officielle, j'étais au ministère de l'Intérieur au gouvernement, on parle d'acte anti-musulman ça sera à l'enquête de le dire, autant la motivation raciste semble faire peu de doute, autant le caractère anti-musulman ce sera à l'enquête de l'établir et tous ceux qui voudront instrumentaliser ce drame, à mon avis, se rendront coupables et bien de quelque chose que je considère être contraire au pacte républicain. Othman Nasrou, je vous posais cette question parce que notamment on entendait cet habitant qui parlait du voile, Bruno Retailleau, le patron de votre parti Les Républicains et candidat à la présidentielle, demande une

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restriction du port du voile en France notamment que les accompagnatrices par exemple des sorties scolaires ne le portent pas, qu'il soit aussi interdit à l'université ou dans certaines pratiques du sport. Est-ce que par ces demandes, vous avez alimenté un discours stigmatisant des musulmans ? Mais c'est exactement le piège dans lequel il ne faut pas qu'on tombe. Est-ce qu'en interdisant les signes religieux, le voile en l'occurrence, les signes religieux en général à l'école en 2004, vous pensez que on a nourri une haine envers qui que ce ? Je crois rigoureusement le contraire. quand nous disons "Nous avons interdit et c'était ma famille politique et je le revendique le port du voile intégral dans l'espace

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public", là ce n'était plus des mineurs. Est-ce que vous considérez que cela a au contraire créé les conditions de la concorde parce que la règle commune elle s'applique à tout le monde, elle n'est pas une affaire précisément de couleur de peau ou de religion. Donc, je le dis tout de suite, il faut qu'on défende tous nos concitoyens, quels que soient leur leur religion ou leur couleur de peau, il y a une égale dignité, c'est ça la République française, j'y crois, j'y crois particulièrement, c'est ce que nous défendons à droite et je me méfie de tous ceux précisément qui instrumentalisent parfois et bien le repli identitaire à des fins électorales et je ne veux pas que ce drame leur donne cette occasion là et donc il faut qu'on soit extrêmement clair sur nos

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principes et nos valeurs et je le redis, je veux dire toute ma solidarité aux habitants de Trappes que je connais bien. Othman Nasrou a évoqué les discours racistes, il y a aussi eu des crimes racistes déjà dans notre pays, c'était le cas encore l'an dernier en 2025, Aboubacar Cissé par exemple, tué dans une mosquée à la Grande-Combe dans le Gard à l'époque, Bruno Retailleau toujours lui, le président des Républicains était ministre de l'Intérieur, il ne s'était pas déplacé sur place, il avait été beaucoup critiqué pour ça à l'époque, encore ce matin Dominique Sopo, le président de SOS Racisme rappelait cet événement en disant qu'on avait pas assez réagi à l'époque. Est-ce que quand il était ministre de l'Intérieur, il n'a pas réagi à la hauteur des ?

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Je crois très franchement que ce sont de mauvaises polémiques et je crois que ces polémiques là sont indignes du moment que nous sommes en train de vivre. conscience de ce ? Je vous rappelle d'ailleurs qu'il s'est déplacé, qu'il s'est déplacé dans le Gard. À Alès, à la sous-préfecture, il n'a pas été sur les lieux. Il n'y a pas été le jour même parce qu'il fallait que les circonstances soient claires. C'est comme hier, nous avons tous d'abord attendu de comprendre ce qui s'était passé avant de réagir. Emmanuel Macron s'est déplacé très vite en l'occurrence hier soir. Oui, très bien. Et Bruno Retailleau n'est plus ministre de l'Intérieur et en l'occurrence le président de la République a eu raison de se déplacer. Donc moi je je tous ceux qui profitent de cette situation pour régler des

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comptes, je pense montrent leur vrai visage. Encore une fois, je vous le dis, à droite, nous sommes attachés à une conception de la République et Bruno Retailleau le dit constamment qui n'est pas une affaire de couleur de peau ou de religion. Par contre, je note que de part et d'autre de l'échiquier politique, y compris d'ailleurs à l'extrême gauche, il y a des gens qui font de la couleur de peau ou de la religion un fond de commerce électoral. Ce n'est pas notre cas et nous ne nous essentialisons pas les Français. là euh Othman Nasrou euh sur quand vous parlez de la ? Mais moi je vais être extrêmement clair avec vous là-dessus. Il m'est arrivé d'avoir le sentiment que du côté de l'extrême gauche, il y avait une une façon de voir euh notre société comme

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étant une juxtaposition de communautés. Moi, je ne partage pas cette vision racialiste et essentialiste. de rapport avec ce qui s'est passé hier à Trappes ou à La Verrière. Mais tout comme ça n'a pas de rapport avec Bruno Retailleau, mais vous me parlez des positions des uns et des autres et vous me dites que Bruno Retailleau était en responsabilité, est-ce qu'on a suffisamment condamné de précédents crimes racistes par le passé pour prendre conscience de ce risque et ne pas arriver à ce que ça se reproduise comme J'étais moi-même secrétaire d'État, et nous avons constamment condamné les actes racistes, quels qu'ils soient, anti-chrétiens, antisémites, anti-musulmans, avec la même fermeté. Et ils appellent de notre part la même condamnation et j'espère la même condamnation de la part de la

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justice. Je vous dis simplement qu'il y a dans notre pays deux conceptions qui s'opposent, l'une qui voit les gens comme d'abord appartenant à une communauté, une origine, et une autre qui voit des citoyens égaux en droits et en devoirs, et c'est de cette seconde conception universaliste, qui appartient d'ailleurs aussi à une partie de la gauche républicaine, malheureusement pas toute la gauche, que je revendique pour ma famille politique. Othman Nasrou, vous venez de le dire, vous avez été secrétaire d'État rattaché au ministre de l'Intérieur. Il y a la question de la menace de l'ultra-droite qui se passe aussi qui se pose aussi aujourd'hui euh au lendemain de de cet attentat. Est-ce qu'il y a une difficulté à à suivre, à repérer ce genre de profil violent comme celui qui

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a frappé euh hier à Trappes et à La ? Mais l'enquête nous dira effectivement nous en dira plus s'il s'il quelle est l'idéologie exacte peut-être qui a armé euh qui a poussé cet individu à passer à l'acte. Donc nous verrons ce qu'il y a dans ses ordinateurs, dans ses dans ses fréquentations. Ça ça sera l'enquête qui nous dira. la piste aujourd'hui est en train de se dessiner, c'est donc un crime raciste d'avoir visé des Français en fonction de la couleur de leur peau. Donc se dessine derrière la menace de l'ultra-droite. Je vous repose la question, est-ce que cette menace, elle est aujourd'hui sous-estimée en ? Et je vous dis très clairement que le caractère raciste ne laisse aujourd'hui aucun doute. Voilà. Et sur la menace de ? Sur la menace de l'ultra-droite, tout

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comme la menace de l'ultra-gauche, elles font l'objet d'un suivi extrêmement précis de la part de nos services de renseignement. Mais là on est sur l'ultra-droite et Othman Nasrou est avec un un attentat terroriste commis hier sur le sol français. Oui mais je vous réponds. Donc je sais que ma réponse ne vous convient pas. Je vous dis que nos services de renseignement Je demande des précisions. Mais après ce que je vous dis, ce que je vous dis, c'est que nos services de renseignement traitent ces individus-là dangereux, des mouvances radicales, quelles qu'elles soient, qui sont susceptibles de passer à des actes violents avec beaucoup de rigueur. Je le sais, j'ai travaillé avec la Direction générale de la sécurité intérieure. En l'occurrence, celui-ci n'était pas

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Si vous me permettez, puisque je suis questionné, il y a un certain nombre d'individus d'ultra-droite font l'objet de de fiches S. Voilà. Parce que souvent on a tendance à l'oublier et donc sont identifiés. Celui-ci visiblement n'était pas fiché S, n'était pas connu pour cette idéologie-là, pour ce risque de passage à l'acte-là. Donc l'enquête nous dira ce que nous devons savoir sur lui. Chaque chose en son temps. Mais je vous très extrêmement clair, il nous devons et nous avons toujours été d'une très grande intransigeance avec évidemment ces mouvements d'ultra-droite qui sont également violents, dont un certain nombre d'ailleurs ont été dissous par le passé. Voilà. Othman Nasrou, secrétaire général du parti des Républicains, 1er vice-président de la région

11:09

Île-de-France, vous restez avec nous, on va évoquer cette journée de mobilisation aujourd'hui en France contre la vie chère et les risques de débordement à nouveau. C'est juste après l'info en 1 minute à 8h45. Marie Martineau. Des lycéens, d'anciens gilets jaunes ou encore des salariés dans la rue de nouveau aujourd'hui, plusieurs centaines d'actions contre la vie chère en France avec des interdictions de manifester, notamment à Lyon, Bordeaux ou encore à Caen. À Paris, le parcours entre les places [musique] de la Bastille et de la Nation a finalement été retoqué par la préfecture de police. L'intersyndicale dépose un référé devant le tribunal administratif. [musique] Une cellule d'accompagnement psychologique mise en place dans les Yvelines après l'attaque terroriste

11:46

raciste hier matin qui a fait un mort et cinq blessés. Un homme de 39 ans a tiré sur des passants depuis une voiture. Il est actuellement en garde à vue. En Allemagne, un suspect interpellé après cet [musique] incendie qui a pris dans le Nid d'Aigle, l'ancienne résidence d'Adolf Hitler dans le sud du pays. Près de 200 [musique] pompiers étaient mobilisés. Le suspect a été placé en garde à vue. Et puis c'est une bonne surprise pour l'économie française. L'agence de notation Moody's maintient finalement sa note de la dette de la France. L'agence américaine dit tabler sur l'adoption à venir d'un budget 2027 qui pourra réduire la dette. Une note qui est aussi un avertissement, estimait tout à l'heure sur France Info, le ministre de [musique] l'économie, Roland Lescure. France Info.

12:29

Le 8h30 France Info, Camille Giraud, Benjamin Recouvreur. Othman Nasrou, secrétaire général du parti Les Républicains et premier vice-président de la région Île-de-France, vous êtes notre invité ce matin du 8h30 France Info. Aujourd'hui se tient donc l'acte 2 de la mobilisation des mobilisations pour le pouvoir d'achat une semaine après les les scènes de chaos, de pillages que nous avons pu voir dans plusieurs villes de France. Est-ce qu'il fallait autoriser les manifestations aujourd'hui, Othman ? Ce qu'il faut absolument, c'est de ne pas revoir les scènes de chaos que l'on a connu la semaine dernière. Et ce qu'il fallait faire, et je vais être extrêmement clair, comme j'essaie de l'être depuis tout à l'heure euh sur votre plateau, c'est l'état d'urgence.

13:08

Ce qu'il fallait faire, c'est décréter l'état d'urgence. C'était ce que nous avons demandé Qu'est-ce que ça aurait ? Il y a de nombreuses restrictions de manifestations qui sont déjà en place. Il y a eu de nombreux couvre-feux également prononcés par les autorités. Qu'est-ce que l'état d'urgence ? Eh bien, l'état d'urgence aurait donné à nos forces de l'ordre, à nos préfets des outils supplémentaires comme les perquisitions administratives, comme la possibilité d'éloigner des individus identifiés pour leur dangerosité et donc ces outils là évidemment nous les avons pas y compris d'ailleurs pour fonder juridiquement les interdictions de manifestation d'une manière qui soit plus solide juridiquement. Ce choix n'a pas été retenu et L'état d'urgence c'est ce qui avait été

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utilisé après les attentats terroristes par exemple en en 2015 on est à ce niveau-là selon ? Alors l'état d'urgence c'est aussi ce qui a été utilisé lors des émeutes par exemple de 2005 et donc oui malheureusement je crois que ce que nous avons vu la semaine dernière et ça a été admis d'ailleurs au plus haut sommet de l'état était de ce niveau-là, c'est-à-dire au niveau d'une situation qui nous a échappé qui a échappé à l'autorité de l'état et donc ça appelle à des mesures exceptionnelles. Ce choix n'a pas été fait, j'espère que tout va bien se passer et donc à partir de là les aménagements qui sont choisis et bien on verra s'ils sont de nature je l'espère à éviter évidemment le chaos. Je vois que le dispositif est renforcé, je vois que comme nous l'avions demandé

14:25

également l'utilisation d'un certain nombre d'outils comme les Centor est aujourd'hui envisagé ce qui n'était pas le cas la semaine dernière et donc j'espère que tout se passera dans le calme. sur le dispositif le gouvernement a renforcé le dispositif de maintien de l'ordre de 70000 forces de l'ordre contre 60000 la semaine dernière Raid GIGN BRI mobilisés en soutien et Laurent Nunez qui dit on sera intraitable et qui promet beaucoup de fermeté. C'est ? Bien nous le verrons tout à l'heure je l'espère oui c'est en tout cas ça va dans le sens de ce que nous demandons dans le sens de ce qui aurait dû être fait la semaine dernière. Nous verrons si c'est suffisant moi je pense encore une fois que l'état d'urgence aurait donné des garanties supplémentaires. J'espère que tout se

15:07

passera dans le calme parce que je vais le dire aussi moi je suis attaché au droit de ceux qui le souhaitent de manifester pacifiquement. Voilà c'est quand même important dans notre pays et le fait d'interdire des manifestations si si nous n'avons pas le choix pour assurer la sécurité il le faut je n'ai pas de problème avec ça, mais c'est un aveu d'échec quand même que d'avoir à empêcher ceux qui souhaitent te manifester pacifiquement de le faire pour éviter des troubles à l'ordre public. Mais le plus important aujourd'hui, c'est d'éviter les troubles à l'ordre public et donc s'il faut interdire des manifestations, et bien ça me paraît malheureusement légitime. Je vous demandais est-ce que c'est c'est suffisant selon vous parce que Bruno Retailleau, donc le parti de de votre

15:42

parti Les Républicains cette semaine, a accusé le gouvernement de jouer petit bras. On a quand même le le sentiment que le le dispositif de sécurité a été largement musclé pour la journée d'aujourd'hui. Parce qu'il était effectivement totalement insuffisant la semaine dernière et puis au-delà du dispositif lui-même, euh les messages, les instructions, euh l'affichage qui était celui du gouvernement était à l'évidence euh pas le bon la semaine dernière puisque aujourd'hui le message de fermeté est là et nous avions raison de dire qu'il fallait être beaucoup plus ferme. Quand nous avons géré quand Bruno Retailleau a géré le mouvement en bloquant tout à l'époque, il y avait une conférence de presse avant, il y avait une déployer ampleur, il y avait eu une inquiétude

16:22

sur le nombre de manifestants et ce que ça pouvait entraîner comme blocage du pays mais ça n'avait pas été dit. ce que je disais c'est que quand Bruno Retailleau dit que le on a joué petit bras, c'était par rapport à la semaine dernière où effectivement le dispositif qui avait été choisi et le message de fermeté surtout parce qu'avoir dit à nos policiers quelques jours avant qu'il fallait qu'il fasse preuve d'empathie, je crois que ça a contribué à leur donner le sentiment qu'ils n'étaient pas soutenus dans un moment où quand ils vont au contact, quand ils interviennent, ils prennent un risque. Vous vous avez le sentiment que les forces de l'ordre le weekend dernier ont fait marque de trop d'empathie et pas assez de fermeté face aux ? qu'il faut qu'on soit extrêmement clair

16:58

sur le soutien que pas face aux manifestants, je vous parle des pilleurs et des casseurs et je ne mélange pas les deux. Mais je pense qu'il faut qu'on dise à nos policiers que nous les soutenons quand ils interviennent et qu'on leur demande bien sûr ce qu'ils font mais il faut qu'ils aient l'impression d'être soutenus par leur hiérarchie, d'intervenir pour empêcher ceux qui cassent et ceux qui pillent et bien euh bien de nuire aux biens et aux personnes et je crois que oui, on leur a donné le sentiment qu'on ne les soutenait pas suffisamment. Et le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a reconnu hein des défaillances, il a dit être responsable, euh et c'est pourquoi il a décidé d'un dispositif plus massif euh pour la journée d'aujourd'hui, ce qui ne rassure pas

17:30

forcément les commerçants. Euh 3000 commerces euh pillés, attaqués la semaine dernière. Écoutez ce témoignage que j'ai recueilli à Rouen, en Normandie. On s'attend à potentiellement ce qui passe, et c'est à ce qui est potentiellement des dégâts, quoi. Donc, je me pose aussi la question de savoir si en fait, tout bêtement, j'ouvre le magasin, parce que moi j'ai pas de rideau de fer, et si c'est pour être là au moment où ça se fait casser. Et on se pose des questions aussi de savoir euh bah moi, je suis ouvert le dimanche matin, de savoir comment est-ce qu'on va retrouver le le magasin euh le lendemain, quoi. Certains commerçants, ces derniers jours, se sont préparés pour pouvoir se défendre parfois eux-mêmes face à de potentielles attaques. Ça vous inquiète, ce risque, cette tentation de

18:07

l'autodéfense et ce risque ? Oui, ça m'inquiète. J'ai dit euh lors de précédents passages médiatiques, euh le risque, si on l'État a donné le sentiment de ne pas être en capacité d'assurer la sécurité des commerçants, mais globalement euh des biens et des personnes, eh bien, c'est que les gens pensent qu'ils doivent aujourd'hui se protéger eux-mêmes. Et moi, je ne veux pas vivre dans une société où chacun doit assurer sa propre protection. Et je dois dire que de ce point de vue-là, le message qui a été envoyé à un certain nombre de commerçants leur indiquant que c'était une bonne idée d'avoir recours à de la sécurité privée, Vous faites référence au préfet de police euh de Paris qui a indiqué en effet aux commerçants que ils pouvaient avoir recours à des forces de sécurité privées

18:44

Je crois que ce message a été rectifié depuis. ensuite en disant que l'État serait là pour les protéger, mais Mais c'est heureux, parce que je crois que quand même le préfet de police de Paris fait le travail qui est attendu de lui, mais je crois que ce message, en tout cas, était maladroit et a contribué à euh bien nourrir ce sentiment d'angoisse. Moi, je ne veux encore une fois, c'est la responsabilité de l'État, la main de l'État ne doit pas trembler. La sécurité, elle doit être assurée. L'autorité de l'État ne doit pas être négociable. Et voilà ce que nous avons un peu perdu de vue, je crois, ces dernières années, et singulièrement le week-end dernier. Merci, Othman Nasrou. qui vous remercie. Secrétaire général du parti Les Républicains, premier vice-président de

19:17

la région Île-de-France, et invité du 8h30 France Info ce matin. L'info continue sur France Info, restez avec nous.