Philippe de Villiers : "Schengen : faute historique et faute morale !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Philippe de VilliersFait
« Schengen, c'est la suppression des contrôles aux frontières entre neuf états de l'Union européenne. »
- 4:30Philippe de VilliersFait
« Quand vous faites des trous dans une casserole, ça s'appelle une passoire. »
- 5:00Philippe de VilliersFait
« Il faut pas que l'Europe immole son enveloppe charnelle. »
- 6:30Philippe de VilliersChiffre
« L'espace de Schengen est le premier espace au monde pour le chiffre d'affaires de la drogue. »
- 8:30Philippe de VilliersFait
« Le renseignement multilatéral ça marchera jamais. à 29 ça marche pas. »
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Un message vous avez marqué cette semaine, il a été peu traité d'ailleurs, ça a été une publication ce weekend. Emmanuel Macron a salué l'anniversaire des accords de Schengen qui ont 40 ans. Euh, il explique que la France, l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg choisissait et les Pays-Bas choisissaient la libre circulation pour leurs citoyens à l'intérieur de l'Union européenne.
Depuis, 450 millions, dit-il, de destins européens bénéficient de l'espace de libre circulation intérieure. Et c'est peut-être cette dernière phrase qui vous a marqué. L'espace Schengen est une force de l'Union européenne, une garantie de liberté et de sécurité.
Alors moi, j'ai retrouvé le Philippe Devilier, non pas de 2025 mais de 1995. Écoutez ce que vous disiez sur l'espace Schengen. La semaine prochaine entre en vigueur les accords de Schengen.
Schengen, c'est la suppression des contrôles aux frontières entre neuf états de l'Union européenne. Une inepsie pour Philippe Devilier. Comment va-t-on faire croire aux Français ?
Comment vont-ils faire croire aux Français ? Que dans le même temps, nous allons faire disparaître nos frontières terrestres et que nous allons renforcer notre sécurité ? C'est un non sens et je dirais que c'est une faute historique et une faute morale.
Faute historique, faute morale. Geoffro le jeune. Je fais une parenthèse.
Tous les gens qui me parlent de l'émission me disent que l'histoire des archives, c'est peut-être ce qu'il y a de plus fort en fait, de voir que la personne Serge Lama vous a dit ça. C'est par exemple mais la personne la personne qui est en face de nous a dit la même chose qu'aujourd'hui mais il y a 20 30 ans et c'est très fort. Bon Philippe du coup la question est attendue.
Est-ce que vous pensez toujours que Schengen était une erreur ? C'est effrayant que que Macron, c'est le principe de réalité. Euh je me souviens que donc à l'époque, j'avais fait une conférence de presse 12 mars 1995 et je dis à ce moment-là, attention, l'abolition des frontières c'est une folie.
Le nos borda nos limites, c'est une folie. Et l'idéologie de l'ouverture nous conduit à la submersion. Nous conduira à la submersion.
Je me souviens que j'avais eu deux expressions au cours de cette conférence de presse qu'on fait Flores. La première c'était quand vous faites des trous dans une casserole, ça s'appelle une passoire. Et la deuxième expression c'était il faut pas que l'Europe immole son enveloppe charnelle.
Et à l'époque, je me souviens en 1985 quand il y a eu la signature des accords de Schengen, donc appliqué en 95 10 ans plus tard, il y a un ministre qui s'est levé qui s'appelait Pierre Jox ministre de Français Miteran, ministre de l'intérieur qui a dit c'est une folie car la frontière avec Schengen, la frontière de la France sera au piré en fait sera pas contrôlée. Et en fait, Schengen, c'est le prix à payer de trois erreurs majeures au regard de la grande histoire. La première erreur, c'est le dessin d'une Europe post-identitaire.
C'est on tente de faire une Europe sans les nations et surtout pas pour en faire une nouvelle. C'est le conseil de Laaken qui dit "La seule frontière, c'est la démocratie, des droits de l'homme." C'est c'est l'émergence de l'individu global, l'européen délié de toute racine, de toute filiation.
Ensuite, c'est le dessin d'une Europe posthistorique. C'est après Fukuyama 1989, les dividendes de la paix, il y a plus de guerre, il y aura plus de guerre, il y aura plus d'idées, il y aura plus de religion. euh l'homo économicus, le consommateur, le divin marché et ce qui faisait dire à Hubert Vedrin, le conseiller de Français Miteran, je ne crois je pense que c'est une erreur de croire que la démocratie de marché va unifier le monde et euh comment dirais-je éliminer les identités récalcitrantes comme des calculs Renault, je me souviens de cette phrase remarquable.
Et puis ensuite le dessin d'une d'une Europe post territoriale puisque à partir de Schengen, l'Europe n'est plus un corps politique au sens physique puisque les élargissements, on s'arrête nulle part. Il y a pas de géographie, il y a plus de géographie. Ça devient encore plus juridique les droits de l'homme qui deviennent en fait les droits la dérive de des cours suprêmes, les les droits de l'individu, c'est la la fabrique de de sable, la fabrique de l'homme liquide.
Voilà. Et alors, quelles sont les conséquences de Scheng ? Premièrement, la frontière est partout.
Il y a plus de frontière extérieure mais la frontière elle s'est déplacée. La frontière elle est domestique, c'est le confinement sanitaire puis le confinement sécuritaire les portiques des digod liquide à cause des bandits et puis [Musique] la reconnaissance faciale comme en Chine crédit social. En fait, la frontière, il y a plus de frontière physique, mais il y a une frontière de substitution.
Petit à petit, on est tous enfermés petit à petit. Deuxème conséquence, le narcoétat. vous rendez compte que l'espace de Schengen est le premier espace au monde pour le chiffre d'affaires de la drogue.
Et donc en fait, c'est très simple à comprendre pour les gens qui nous regardent ou qui nous écoutent. Les portes de Rotterdam et d'envers sont dans des pays qui eux ont légalisé la drogue. Donc les contenards, ils arrivent chez nous, ils arrivent à Marseille, ils aucun problème.
À partir vous avez plus de frontière, pareil pour le trafic d'armes. Troisièmement, les quartiers souverains. C'est une expression nouvelle les quartiers souverains.
C'estàd qu'en fait, il y a des frontières, il y a des quartiers souverains maintenant. Et on a vu ce que ça donnait les émeutes après la Ligue des Champions et c'est pas fini car les quartiers souverains définissent leur souveraineté et en face ils appellent la police les bandes rivales. Et enfin enfin il y a un problème technique.
J'avais au téléphone il y a cette semaine un grand homme du renseignement qui me disait dites que en fait le renseignement multilatéral ça marchera jamais. à 29 ça marche pas. C'est un orchestre de sour avec des avec 29 violons.
Pourquoi ? Et il disait ceci : "Moi, je ne mettrai jamais un renseignement précieux dans un entir sans savoir qui est au bout." En fait, le renseignement, il est bilatéral, il est pas multilatéral.
Donc en fait les gens qui ont fait Shengen, ils ont du sang sur les mains. Et les gens qui aujourd'hui ne dénoncent pas Schengen, eux aussi ils sont complices du crime.
Philippe de Villiers