BACKSEAT - S05E01 - Backseat x ça ira - Lecornu, taxe Zucman et extrême droite, avec Alexis Corbière
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 55 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:44OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez passé une bonne fête de l'Huma ? C'est quoi ce qui vous a le plus marqué dans cette fête de l'Huma ?
- 7:02OuverteRéponse directe
On va parler de l'actualité de la semaine. Cette semaine, il s'est passé beaucoup de choses. On est dans un moment particulier politique. Est-ce que tu penses qu'Emmanuel Macron essaye de gratter du temps avec la nomination de Sébastien Lecornu ?
- 12:15OuverteRéponse directe
La taxe Zuckman, il s'agit de prélever à hauteur de 2% les patrimoines de plus de 100 millions d'euros. Est-ce que la gauche, à raison d'en faire un totem, est-ce que c'est quelque chose qu'on peut porter ?
- 19:35OuverteRéponse directe
Usul, toi qui as vu des traitements médiatiques de la taxe du Kman qui t'ont énervé, qu'est-ce qui t'a marqué ?
- 25:42OuverteRéponse directe
Lumi, à propos de cet axe Zuckman justement, sur comment est-ce que c'est présenté alors qu'on parle que de 2%, à quel point est-ce que l'offensive réactionnaire en face, elle est très solide ou pas ?
- 27:00OuverteRéponse directe
Comment vous voyez la suite dans les mois qui viennent ? Est-ce que vous pensez que le cornu va tenir ? Est-ce que vous pensez qu'on va avoir une dissolution ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:36Invité politiqueFait
« Lecornu, c'est dans la droite ligne de Barnier, de Bayrou. On sait très bien que ça ne va absolument rien changer. »
- 7:52Invité politiqueChiffre
« Sébastien Lecornu obtient la confiance de seulement 34% des Français. »
- 12:15Invité politiqueFait
« La taxe Zuckman, il s'agit de prélever à hauteur de 2% les patrimoines de plus de 100 millions d'euros et en fait, ça concernerait seulement 1 800 foyers fiscaux en France. »
- 17:42Locuteur 2Chiffre
« On est passé en 20 ans des 500 plus grosses fortunes françaises qui avaient 200 milliards d'euros, ils sont à 1 200 milliards aujourd'hui. »
- 30:32Locuteur 7Fait
« Effectivement, le programme du NFP, encore une fois, c'est rien. »
- 38:36Locuteur 2Fait
« le capital, on sait qui le capital soutient lorsque le capital a à faire un choix. C'est-à-dire que dans tous les pays où concrètement les libéraux, ce qu'on appelle les capitaines d'industrie, les géants de la tech, etc., eh bien, dès qu'ils ont à faire un choix entre Hitler et le Front populaire, ils choisissent systématiquement Hitler. »
- 41:16Locuteur 7Fait
« l'international fasciste elle va aussi beaucoup avec des choses très conquêtes des politiques vraiment de suprémacisme des persécutions racistes »
- 55:59Locuteur 3Fait
« suite à une fin de période d'essai pas à mon initiative »
- 56:07Locuteur 3Fait
« je rentrais pas dans le moule du travail »
- 57:26Locuteur 7Fait
« c'est la gauche qui très vite a repris le mouvement en fait et qui a finalement posé des revendications plutôt de gauche »
- 58:16Locuteur 1Fait
« nous au moment des gilets jaunes on s'est posé certaines questions on s'est peut-être freiné »
- 58:35Locuteur 1Fait
« on est en lutte en ce moment pour l'augmentation de nos salaires »
- 58:40Locuteur 1Fait
« on y est aussi pour la baisse de la facture des usagers »
- 1:00:02Locuteur 3Fait
« Oui bien sûr maintenant que j'ai fait la première manifestation le plus dur est passé »
- 1:00:21Locuteur 3Fait
« Ce soit la répression »
- 1:00:56Locuteur 3Fait
« le 10 septembre ça englobait quand même beaucoup de sujets par rapport à la réforme des retraites qui est un seul sujet »
- 1:01:28Locuteur 3Fait
« Macron démission ? »
- 1:01:32Locuteur 3Fait
« il y a l'histoire des deux jours fériés qui était un leurre aussi »
- 1:22:55Invité politiqueFait
« il parle de rupture et pas uniquement sur la forme »
- 1:24:54Locuteur 6Fait
« l'extrême droite peut l'emporter par les urnes »
- 1:29:35Locuteur 6Promesse
« j'abrogerai la réforme des retraites avec le diable s'il le faut »
- 1:30:21Locuteur 6Chiffre
« 70% des gens veulent en finir avec la réforme des retraites »
- 1:43:35Locuteur 6Fait
« l'extrême droite peut prendre le pouvoir »
- 1:46:06Locuteur 6Fait
« je vise Glucksmann le mec il débarque et lui il veut être candidat quoi qu'il arrive »
- 1:48:24Locuteur 6Fait
« l'union des droites va avoir lieu et vous savez bien que ce qu'on appelle l'union des droites c'est l'alliance électorale entre l'extrême droite et la droite »
- 1:53:21Locuteur 6Chiffre
« il y a aujourd'hui 49 millions d'électeurs il y en a 33 millions qui se sont mobilisés lors des dernières législatives »
- 1:53:27Locuteur 6Chiffre
« l'extrême droite a rassemblé on va dire si j'ajoute Zemmour 11 millions d'électeurs »
- 1:55:05Locuteur 6Chiffre
« 250 000 personnes qui manifestent dans toute la France uniquement à l'appel de réseaux de trucs »
- 2:04:10Locuteur 6Chiffre
« il y a une accumulation de richesses et nous proposons une réponse fiscale qui fait en sorte que ceux qui ont accumulé des fortunes vous connaissez les chiffres 9% du PIB »
- 2:04:17Locuteur 6Chiffre
« les 500 premières fortunes en 1996 aujourd'hui sont 41% du PIB »
- 2:05:03Locuteur 6Chiffre
« des héritages supérieurs à 300 000 ou 500 000 euros ce qui concerne uniquement 5% des héritages »
- 2:06:10Locuteur 6Chiffre
« si on taxe à 2% les 1500 qui ont des fortunes supérieures à 100 millions on peut faire rentrer dans les caisses 21 milliards »
- 2:08:35Locuteur 6Fait
« le gouvernement israélien aujourd'hui est un gouvernement d'extrême droite qui développe un discours d'une xénophobie totale »
- 2:08:53Locuteur 6Fait
« vous avez des manifestations de centaines de milliers d'israéliens qui portent des sacs de nourriture sur le dos pour les amener à Gaza »
- 2:10:10Locuteur 6Fait
« il y a des gouvernements espagnols et d'autres qui ont pris des mesures »
- 2:10:47Invité politiqueFait
« le parti socialiste au début n'avait pas la ligne de tous les autres exactement »
Temps de parole
- Locuteur 631 %
- Présentateur25 %
- Locuteur 211 %
- Alexis Corbière9 %
- Locuteur 79 %
- Locuteur 15 %
- Locuteur 35 %
- ?4 %
≈ 26 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ce soir qui a déjà commencé avec Malek et Namou. Un tonnerre d'applaudissements pour Malek et Namou.
De
nos côtés, nous ne sommes pas seuls, Mejdalin et moi a co-animer cette émission. A côté de nous, nous avons des chroniqueurs et chroniqueuses exceptionnelles. Un tonnerre d'applaudissements pour Emilio. Double casquette, tu es grand reporter politique et écologie à l'humanité et tu es aussi chroniqueur de backseat.
Oui, c'est ça. Du coup, ça veut dire que je suis le mieux placé pour reprendre Malek. Il a dit « mariage, mariage, je vais faire mon relou ». On va commencer par un couple libre et ensuite, on verra si on reprend. Surtout que moi, j'étais là il y a deux ans et je trouvais le public vraiment plus chaud il y a deux ans.
Mais bon... Nous
sommes également avec Lumi.
Ma
chère Lumi, tu es chroniqueuse pour Saïra. Tu co-présentes Rhinocéros, l'émission d'analyse des médias sur Blast. Tu vas bien
? Ça
va Lumi
?
Ouais ! Première émission que je fais en public. Ce
n'est
pas du tout impressionnant. Pas du tout. Mais
je suis
très très très heureuse d'être là.
Et enfin, nous sommes avec Usul, mesdames.
Eh
ben, on est mieux reçus que Paul Watson. Ça fait plaisir. Usul, tu commentes l'actualité politique et médiatique sur tes réseaux. On te retrouve aux côtés de Lumi dans Rhinocéros et bien sûr régulièrement sur le plateau de Backseat. Merci à tous les trois d'être avec nous ce soir. Est-ce que vous avez passé une bonne fête de l'Huma ? C'est quoi ce qui vous a le plus marqué dans cette fête de l'Huma ? Paul Watson. Paul Watson ? Les baleines et tout, j'étais scandalisé. Lumi, qu'est
-ce
qui t'a marqué toi
? Dans
le micro. Emilio, Emilio. Moi, ce que je trouve dingue, c'est qu'on a quand même fermé la billetterie aujourd'hui à 15h parce que vous êtes un nombre incalculable.
Je
n
'ai
jamais vu ça dans les allées. C'est un truc de malade.
Oui, et peut-être que tout le monde ne le sait pas, mais c'est la toute première fois que ça arrive depuis que la fête de l'Huma a déménagé ici. C'est vraiment une première. Ça veut dire, ça en dit long sur à quel point est-ce que les gens ont envie de se réunir, de faire du commun. Alors, peut-être de se mettre sur la gueule aussi, mais en tout cas, il y a une vraie envie d'échanger et d'être ensemble à la fête de l'Huma.
Ah
bah, vous voyez quand vous voulez.
Lumi ?
Ah ouais, il faut que je me concentre.
Pareil,
laisse tomber.
Tout à l'heure,
sur la scène ici de l'Agora, il y a eu la grande discussion de la gauche, comme il y
a
tous les ans à l'Huma, à la fête de l'Huma. C'était assez intéressant. J'ai entendu le public de la fête scander unité, unité. Je ne m'y attendais pas forcément. J'ai trouvé ça intéressant. On va en parler, évidemment,
on
va en parler.
Ouais,
on a
l'impression
d'en parler. Mais ce qui est sûr, c'est que,
il
y a, comme on pouvait l'attendre, évidemment, beaucoup, beaucoup de débats, beaucoup, beaucoup de moments sur la Palestine. Et il y a eu un moment très, très émouvant tout à l'heure au village des médias indépendants, parce qu'il y a un journaliste gazawi qui, directement, a témoigné. Il parle un très, très bon français. Et il a témoigné pendant l'échange sur à quel point est-ce que c'était dur, en ce moment, de faire ce métier. Franchement, on était quasiment toutes et tous en train de pleurer. C'était un moment très, très fort. Et l'Huma,
c
'est aussi ça, la fête de l'Humanité, c'est aussi ça, un moment où on donne la parole à celles et ceux qui sont en train de vivre ce terrible nettoyage ethnique. Franchement, c'était un moment vraiment très fort.
Et
je pense que
ce n'est
pas pour rien qu'une des plus grandes fêtes de la gauche qu'un moment de retrouvaille se fasse aussi autour d'un organe de presse. Aujourd'hui, qu
'est
-ce qui reste aussi de la gauche ? Malgré l'éclatement des parties,
c
'est quand même quelques organes de presse qui subsistent malgré des attaques et malgré la concentration des médias dans les mains de quelques-uns. Mine de rien, la presse de gauche se porte quand même relativement bien. On est là. Et abonnez
-vous quand même.
Abonnez-vous. Abonnez-vous. Et force aussi aux syndicats, et force aussi à tous ceux qui essaient de faire vivre la gauche par d'autres moyens. Mais ça fait plaisir que tout le monde soit là à la fête de l'Huma, que ce soit un rendez-vous où on se retrouve et ce n
'est
pas pour rien que ce soit autour de la presse aussi. Je suis
bien d'accord avec toi. Tous les
militants et tout aussi en cette période avec le 10 septembre, etc. C
'est
vrai que c'est une fête de l'Huma qui tombe vraiment dans un moment hyper particulier. Et je pense que c'est hyper important qu'on se retrouve aussi à ce moment-là. Ça fait beaucoup de bien. On sent que le 10 septembre a fait du bien à beaucoup de gens. Et je pense que cette fête aussi, le fait de nous réunir, etc., elle est particulière.
Est
-ce que ça vous dit qu'on parle de l'actualité de la semaine, mesdames et messieurs
?
Alors c'est parti pour l'actualité de la semaine. Alors, cette semaine, il s'est passé beaucoup de choses. Tu l
'as
dit, Lumi. On est dans un moment particulier politique.
On
est entre deux mobilisations sociales. Celle du 10, qui est un petit peu protéiforme, assez intéressante à analyser. Et celle du 18, un peu plus classique, à l'appel de l'intersyndical. Et au milieu de tout ça, la nomination d'un nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu. Et non, ce n'est pas Olivier Faure qui a été nommé Premier ministre. C'est fou, la tension était à son comble. J'y croyais. Ah ouais, on y croyait tous. Mais Jdaline, est-ce que tu penses qu'Emmanuel Macron essaye de gratter du temps
?
En fait, je ne vois que cette solution. Parce qu'on sait tous et toutes que Lecornu, c'est dans la droite ligne de Barnier, de Bayrou. On sait très bien que ça ne va absolument rien changer. Mais du coup, j'avoue que je n'arrive pas encore à comprendre pourquoi est-ce qu'il a été nommé pour faire exactement la même chose que les autres. Tout à
l
'heure, je regardais un sondage qui disait que Sébastien Lecornu obtient la confiance de seulement 34% des Français. Et les journalistes s'en étonnaient en se disant, mais tiens, c'est étrange. Pourquoi est-ce qu'il arrive avec si peu de confiance ? Et à aucun moment, dans tous les reportages que j'ai regardés, les journalistes se disaient « Mais peut-être que
c
'est parce qu'en fait, il n
'est
pas ici deux urnes. Peut-être que ce n
'est
pas le bon Premier ministre, pas issu du bon clan. » Vraiment, je me suis questionnée. Et ce sondage qui est arrivé de nulle part, j'arrive pas à comprendre le move d'Emmanuel Macron dans la période.
Tu comprends, toi, Emilio
? Non, alors, je le comprends, oui, parce que le mec, il ne veut pas lâcher le pouvoir, il défend son bilan. Mais ce qui m'étonne, c'est
que
Sébastien Lecornu nous a fait un cadeau juste avant de monter sur scène. Il a donné une interview à la PQR où, en fait, il a enfin parlé parce que le Premier ministre, il n'avait toujours pas parlé. Et donc, il a annoncé ses premières mesures. Alors, attendez, on va faire peut-être un petit référendum à l'Agora. Le premier truc, on va voir si ça vous va, c'est qu'il renonce à supprimer les deux jours fériés. Voilà. Juste, il renonce.
On
en est là, quoi.
Et il renonce à une deuxième chose,
c
'est qu'il renonce à rouvrir le conclave. Donc, a priori, il ne va pas vraiment parler à la gauche, là. Non,
il n'a pas
parlé. On le savait déjà, ce n
'est
pas très original. Il promet des ruptures sur le fond, je cite. Des ruptures sur le fond. Alors, j'ai noté, Bayrou, lui, il voulait faire un chemin inédit. C'est le même bullshit sémantique où ils nous font croire que c'est de la nouveauté. Et Barnier, lui, il voulait faire de la politique autrement. Il promettait déjà des ruptures. Donc, on sait déjà
ce
qu'il faut attendre. Alors, des ruptures de Sébastien Lecornu. Et donc, a priori, je pense que vous le voteriez la confiance, vous de Lecornu
? A
mon avis, il ne
va
pas la demander. Je peux me tromper. Déjà que le précédent m'a surpris en la demandant. Mais à mon avis, il ne
va
pas la demander la confiance. Est-ce que Sébastien Lecornu a les moyens de faire quoi que ce soit d'un point de vue politique, compte tenu de la composition de l'Assemblée qui n'a pas changé depuis deux premiers ministres qui se sont fait jarter
? Lomi
? Non, moi, j'allais dire, je trouve ça assez épuisant. Je pense qu'on est tous très fatigués.
On
est saoulés.
Nous, qui faisons la critique média, à chaque fois, en fait, d'avoir des discours pas possibles. C'est ce qu'on fait encore là, maintenant. Mais c'est assez épuisant d'être toujours en train de commenter la personnalité d'un nouveau premier ministre ou d'ailleurs de beaucoup de personnalités qui, finalement, font exactement les mêmes politiques.
Il
y a, comme tu viens de le dire, il n
'y a
rien qui change en réalité. Mais on va commenter pendant des heures et des heures et des heures tel premier ministre comme si c'était un événement alors qu'il n
'y
a rien qui bouge. Et on sait très bien qu'on va toujours avoir retaillot.
On
sait très bien qu'en gros, tout ce qui nous pose gravement problème, ça va rester et que ça, on ne pourra pas le changer.
Par
maintenant,
c'est même permis de dire qu'il ne voulait pas changer. Moi,
c'est quelque chose qui... J'ai vraiment beaucoup de mal, en fait, de tout l'espace que ça prend, en fait. Et ça nous fait perdre beaucoup de temps, en fait. Nous, politiquement, on a beaucoup de choses à faire, beaucoup de choses à construire et on passe beaucoup de temps à parler de ça.
Si
vraiment l'état d'esprit, c'était de faire une rupture, déjà, tu nommes pas le cornu.
Non,
mais le cornu arrive, le mec dont on sait qu'il est un des mecs dans les dîners avec Thierry Soler, avec Le Pen, etc. Moi, dès que j'ai entendu, il va faire de la rupture, pas seulement sur la forme, mais aussi sur le fond, je fais ouh là là là ! On part vers une rupture en mode plutôt facho, en fait. C'est ça, la rupture. T'as le RN.
Bah
ouais !
T
'as le RN qui dit « Moi, je n'accepterais de voter qu'un budget RN ». Bon, écoute, les cartes sont sur la table. La majorité à l'Assemblée nationale... Bon, l'Assemblée nationale, elle ne bouge pas. Donc, à mon avis, les tours de claquettes, là, avec le PS, c'est histoire de... Tu penses ? Mais oui, je pense qu'eux-mêmes ne pensent pas accorder grand-chose au PS. En fait, ils sont en train d'essayer de rejouer le macronisme en redisant « Ah, mais nous, on va rassembler les raisonnables des deux bords. » Mais ça fait 7 ans que vous faites ça. Ça fait 7 ans que vous essayez de rassembler des mecs.
Alors, ouais, vous allez peut-être choper un que vous n'aviez pas eu, un Pokémon, un Yannick Jadot, que vous n'aviez pas encore eu jusque-là, des débauchages individuels. C'est peut-être vous en avoir 2-3. Ils l'ont déjà fait avec Répsamen et Méadelle. Mais voilà, à chaque fois, ils en rechoppent deux cadres qui se disent «
Ah
ben, au moins, j'aurais été ministre ». Ouais, super. Mais le fond de la politique, c'est le même, c'est-à-dire qu'on coupe les deux bords de l'omelette et on continue à faire la politique pour les riches au milieu. Après, je sais qu'on parlera de la taxe Zuckman, il y a beaucoup de choses à dire aussi, mais il est peu probable qu'on n'ait pas la taxe Zuckman et que la rupture soit une rupture sur ce que Bayrou avait commencé à dire avant. L'AME, on pourrait commencer à en parler, de l'aide médicale d'État pour les réfugiés, pour les je-pas-quoi. Bayrou avait commencé à lâcher du laisse là-dessus, etc. Donc je pense que le corps nu, le mec qui fait les dîners secrets avec Marine Le Pen,
c
'est là-dessus qu'il va lâcher sur le fond. Et en même temps, en gros, c'est le macronisme à nu, le macronisme à nu comme à poil devant son seul salut, c'est la non-censeur du RN. Il ne donnera rien au PS. Même si le PS est prêt à se foutre à genoux pour je-sais-quoi, il n'aura rien. Et on l'a déjà vu la dernière fois ! Mais du coup... Mais la dernière fois, il a eu un conclave, un beau conclave, un beau conclave, on s'en rappelle du conclave, et il s
'est
dit « On a eu quelque chose, on a eu un conclave ! » Mais vous voyez bien, il vous balade, et c'est humiliant pour le PS. Je trouve que c'est vraiment humiliant pour le PS de continuer.
Et
après, je sais qu'il y
a
eu Olivier Faure, tout à l'heure, j'ai écouté, qui disait « Non, mais nous, si on est là, c'est pour faire un gouvernement de gauche. » Est-ce qu'il a été clair sur le fait qu'il n
'y
aurait pas de macronisme dans son gouvernement de gauche
?
Ça, il le dit, c'est hors de question. Ils disent que c'est un...
Donc,
c'est hors
de
question Olivier
Faure.
Donc, il n'aura pas quoi que ce soit. Non, mais de toute façon, ils n'ont jamais cru, en vrai. En
vrai,
ils ont toujours pensé qu'il fallait réclamer parce que c'est ce qu'ils réclament depuis la fin des législatives. Macron n'a pas respecté le résultat des urnes.
Et
donc, maintenant, ils sont obligés de dire la même chose. Mais en réalité, ils ne le veulent pas vraiment. Il suffisait de croiser deux socialistes qui soient en dehors d'un micro à la télévision pour qu'eux entendent. Non, mais surtout, s'ils nous nomment, on est vraiment dans la merde parce qu'en plus, il
faut
gérer le déficit. Et comme ils ne veulent plus gouverner avec LFI, ça veut dire qu'il
y a
75 députés de moins à l'Assemblée nationale. Donc, en fait, ça veut dire qu'à la fin, ils ne font rien.
Je
sais, j'ai fait comme Thomas Legrand. J'ai pris des cafés avec des gens
qui
m'ont dit, comme toi, bon, en fait, on ne sait pas où on va. Il est peu probable qu'on soit nommé au PS. Voilà. Donc, un nouveau tour de piste. Mais à mon avis, là, la seule planche de salut, c'est un truc plus franc avec l'ERN.
Tu
penses ? Mais bien sûr. Pourtant, l'ERN n
'a
pas l'air chaud pour accorder sa confiance à le cornu. Il fait monter les enchères. Et là, je trouve que le petit système médiatique, le petit ronron, il est autour du fait que ils aimeraient bien débaucher du PS pour faire un peu de gauche, pour faire un peu de l'ouverture. Mais ça va se finir comme Barnier, comme Bayrou, par un truc qui tient surtout par l'ERN. Donc, c'est la phase finale du macronisme, la phase terminale. C'est glauque
ce
qui nous arrive.
C
'est glauque.
Mais
le truc qui change quand même depuis l'été, depuis que Macron est réarmé sur la dissolution, c'est que l'ERN,
en
fait, ils veulent foutre le bordel pour pouvoir soit avoir une dissolution, soit une démission de Macron parce qu
'ils
ne veulent pas la destitution, disent qu
'ils
sont trop respectueux des institutions. Ça, c'est pour mettre des taquets à LFI. Mais en gros, l'ERN, c
'est
ça qui change la donne pour Macron, c'est qu'en fait, il n'a plus personne vers qui vraiment se tourner. Parce que Le Pen, elle, veut déposer son recours au Conseil qu
'on
cite pour pouvoir être candidate le plus vite possible. Donc, a priori, même le cornu, je ne
suis
même pas sûr qu'il fasse vraiment monter les enchères. Pour l'instant, Le Pen, elle a donné 2-3 lignes rouges, c'est des trucs qui sont inacceptables pour eux, qui apparaissent pour l'instant inacceptables pour le cornu. On verra comment ça évolue. En tout cas, si ça ne
saute
pas, ce sera à cause du RN et grâce au RN. Surtout, c'est Macron qui se retrouve tout seul au centre maintenant. En fait, tout le monde a bien compris que le problème de la situation politique se trouvait à l'Elysée. Donc,
il
faut en tirer les conséquences.
Macron, démission
! Macron, démission ! Les
gens sont chauds pour te suivre, Usul. Tu parlais de la taxe Zuckman tout à l'heure. Alors, je rappelle que la taxe Zuckman, il s'agit de prélever à hauteur de 2% les patrimoines de plus de 100 millions d'euros et en fait, ça concernerait seulement 1 800 foyers fiscaux en France.
Ça
rapporterait jusqu'à 20 milliards et évidemment, le centre, la droite s'y sont opposés. Est-ce que la gauche, à raison d'en faire un totem, est-ce que c'est quelque chose qu'on peut porter ? Parce que là, pour ne
pas
tomber dans la politique politicienne, Lumi, à quel point est-ce que cette taxe Zuckman, ça doit être quelque chose d'important ou pas dans la période ?
Justement,
je
trouve que ça rejoint un petit peu ce qu'on disait par rapport à OPS, etc. En fait, la taxe Zuckman, c'est très bien, mais effectivement, c'est 2%. Donc, on réclame des miettes. Donc, c'est vraiment, je trouve qu'il
y a
un côté qui est humiliant aussi, qu'on nous refuse de nous donner que ce soit 2%. Et c'est Zuckman lui-même qui avait dit sur Mediapart il y a quelque temps, mais le communisme, 100%. En fait, on leur demande 2% et ils sont foutus de nous dire que non, c'est humiliant, il faut qu'on aille chercher beaucoup, beaucoup plus et c'est large, c'est pas possible.
En
même temps, je suis curieux d'entendre ce que vous avez à en dire, mais j'ai l'impression que la taxe Zuckman a quand même réussi à percer dans le système médiatique, ce qui n
'est
pas évident. qu'on en parle, Zuckman est invité, etc.
Ils ont l'impression
qu
'ils
négocient quelque chose, mais qu
'est
-ce que c'est ? Au bout d'un moment, alors oui, c'est intéressant que ça arrive, mais comment on ose nous dire non pour 2% ? C'est quand même ça que je trouve assez incroyable.
Emilio ? En fait, pour aller plus loin par rapport à ce que tu viens de dire, Lumi, effectivement,
c
'est peanuts quand même la taxe Zuckman, juste si on prend un patrimoine à 100 millions d'euros,
le
rendement moyen
de
ce patrimoine c'est entre 6, 7, voire 8%, si on en prend 2, c'est-à
-dire
que ces mecs,
ils
continuent encore à s'enrichir même si on ne leur prend que 2%. Et en fait, le problème, c'est que c'est ça qui cristallise le débat public. On parle de 15 à 25 milliards d'euros. C'est rien du tout. On est passé en 20 ans des 500 plus grosses fortunes françaises qui avaient 200 milliards d'euros, ils sont à 1 200 milliards aujourd'hui. Et même 25 milliards, si on prend la fourchette haute, c'est quand même pas grand-chose. Mais en réalité, c'est que le débat médiatique aussi, il se cristallise autour de ça. Parce que ça les arrange de focaliser sur un truc assez petit. Quand on parle de ça, on ne
parle
pas de nationalisation, par exemple. On n'entend plus parler de la nationalisation d'ArcelorMittal, alors que
c
'est quand même autre chose,
c
'est quand même un autre rapport au capital. Et il suffit de regarder ce qui se passe sur les plateaux télé. Je ne
sais
pas si vous vous souvenez, à Baxit, avant l'été, on a reçu Amélie de Montchamin, la ministre du budget. Non, pardon, ministre démissionnaire du budget.
Et
en fait, on l'avait mis en difficulté assez vite, parce que justement, elle n'arrivait pas à justifier le fait qu'il cédait absolument au chantage des ultra-riches qui menaçaient de partir. Et donc, ils sont quand même des cons, mais pour autant,
sur
les plateaux de télé, les Bruno Jeudy, les Rutel Krièf, les François-Olivier Gisbert et compagnie, quand on les écoute, et bien, voilà,
on
avait parlé que Martin hier. Et bien, globalement, c'est les mêmes éléments de langage, alors qu
'on
sait que tout ça est faux. Nous,
on
est des matérialistes. On part des faits. Les ultra-riches, c'est une étude d'une agence qui est rattachée à Matignon. Les ultra-riches ne partent pas dans des proportions importantes. Donc, on pourrait même aller plus loin, quand même, que 2 petits pourcents, mais pourtant, c'est là-dessus que ça tient. Et donc, on parle de chaînes d'information en continu, c'est des chaînes de désinformation en continu, en fait, où on observe le même catéchisme libéral en permanence, et c'est ça qui aseptise, en fait, le débat économique. L'économie ne sort pas du champ démocratique.
Il y a eu des élections, et donc, ils sont tenus de respecter les autres, mais pourtant, c'est le seul moment où, en fait, comme ils se pensent dans le cercle de la raison, en excluant tout le monde, et bien, voilà, ils excluent de fait les choix économiques du champ démocratique. Et ça, c'est une honte.
Usul, ouais, toi, tu as vu des traitements médiatiques de la taxe du Kman qui t'ont énervé, je crois. Oui, non, mais globalement, ça m'énerve, mais comme tu l'as dit, le communisme, c'est on leur prend 100%, mais même au-delà d'une certaine tranche, il ne devrait pas y avoir deux multimilliardaires.
C
'est-à
-dire
qu'on est en
train... Non,
mais
j
'ai envie de dire, les multimilliardaires nous amènent la guerre, là, comme la nuée porte l'orage, je ne
sais
plus quoi, là, mais non, mais vous voyez, vous voyez où ça nous conduit, un pays dans la main des multimilliardaires. Ça nous conduit déjà, ben, ça nous conduit à des Trumps, à des machins, etc., c'est
-à
-dire que le capitalisme, nous, on aurait envie de dire agonisant, mais il n
'est
pas agonisant, il va très bien, ces gens-là vont très bien, et ils veulent que leur modèle se perpétue, et ils savent très bien qu'ils ont tout intérêt à financer ce qu'ils financent, notamment dans la fabrique de l'opinion, etc. Ils n'ont pas encore peur. Ils sont en train de nous entraîner vers la guerre, vers la guerre civile, raciale, le racisme, le je-sais-pas-quoi. Il va falloir qu'on arrive à dire une démocratie qui se porte bien... Alors, par exemple, je vais prendre un truc précis. Quand tu entends Gabriel Attal dire au MEDEF, mais il l'a redit depuis, dire, il faut en finir avec le modèle social issu de 1945.
Là,
tu fais, mais pourquoi on a fait ce modèle social en 1945 ? Pourquoi c'est des communistes et d'autres qui ont porté la sécurité sociale au sortir de la guerre ?
Parce
qu'on s'est posé la question de comment on fait une société, comment on crée un sentiment commun, comment on fait du politique avec ce bordel. Le social n'en est pas exclu. Il doit... Il y
a
un certain nombre de droits que tu donnes aux citoyens, mais ça doit être aussi des droits sociaux, et il faut créer des institutions qui donnent les moyens de ces droits sociaux. Donc moi, quand j'entends des gens qui disent, comme Gabriel Attal, mais c'est pas le seul, j'entendais une autre... Je vais pas dire son nom parce que j'allais la sortir d'une insulte, mais dire... C'était danser ce soir avec Karim Rissouli, je sais pas si vous connaissez. Elle disait la démocratie est forcément déceptive parce que, évidemment, il y a des gagnants, il y
a
des perdants et il est écrit nulle part, en fait, que tout le monde doit être gagnant et évidemment, du coup, les gens sont fâchés. Mais bon, c'est ça la démocratie. Non ! Si tu veux un système démocratique avec des droits pour tout le monde, eh bien, il faut la sortir de droits sociaux. Il faut faire un système qui soit pas trop dégueulasse, qui écrase pas les uns pendant que les autres s'éclatent parce que sinon, ta société éclate.
Et
c'est ça, c'est ça la leçon,
c
'est ça la leçon qu'ont tiré les gens qui ont rédigé le programme issu du Conseil national de la résistance et évidemment que derrière, ça fait 40 ans qu'ils nous sabotent tout l'héritage du CNR, mais dans les milieux patronaux, ils le disent comme Gabriel Attal, ils disent il faut en finir avec l'héritage du CNR. Ils le disent directement. Ben ouais, mais c'était peut-être ça le ciment de notre vie sociale,
c
'était peut-être ça qui faisait que ça pétait pas. Et alors là, si tu sabotes tout ça derrière, soit ça pète, soit pour contenir quand ça pète, tu envoies les chars sans tord, tu dis que c'est pas grave, on tape sur la gueule de tout le monde et c'est un autre régime, c'est plus la République, c'est un autre régime.
Jules, en tout cas, je sens que t'es hyper chaud sur les impros, sur les imitations, j'espère que tu vas nous en faire plein ce
soir. Oui, j'ai fait Attal, je peux pas faire d'autres.
Attal et même la dame de ce soir-là. Non mais je pense qu
'on
va être nombreux à être d'accord avec toi ce soir, mais en même temps, on sent bien à quel point cette histoire de juste 2%,
juste 1800
personnes, déjà ça crispe énormément sur les plateaux télé et ce que je veux dire, c'est que si on veut construire un monde plus juste, il va falloir quand même convaincre les autres et notamment les gens qui ont les moyens de faire en sorte que ça n'arrive pas. Du coup, puisque avec Lumi, vous êtes très porté sur la critique média, qu'est-ce que vous avez pu voir peut-être ces derniers temps, Lumi,
je
te pose la question, à propos de cet axe Zuckman justement, sur comment est-ce que c'est présenté alors qu'on parle que de 2%, à quel point est-ce que l'offensive réactionnaire en face, elle est très solide ou pas ? Ou est-ce qu'on est en train de réussir à gagner au moins sur ce thème-là
?
Presque tous nos médias déjà sont aux mains des milliardaires, ça on le sait, je crois que c'est 9 milliardaires qui ont quasiment la totalité de nos médias et qui en rachètent de plus en plus tous les jours, là encore hier, je crois que c'est Brut qui a été racheté par...
Ça a des sur
Brut.
Voilà. Tous les jours, ils rachètent des choses. Et le
Parisien risque d'être... Le
Parisien peut être racheté effectivement par Bolloré. Donc déjà, ça n'explique pas tout évidemment, parce qu'il y a énormément d'autres choses évidemment, l'idéologie de la plupart... Alors là, principalement sur la télévision mais même, on peut le voir dans la presse écrite, à la radio, etc.
Et Mathieu Pigasse qui rachète tous nos humoristes.
J
'aimerais qu'on en parle aussi. Pardon, j'arrête.
Non, non,
mais évidemment, il y a ça. En fait,
il
va y avoir une défense des milliardaires parce que c'est leur patron évidemment, mais aussi parce que c'est leur intérêt de classe, parce que c'est des bourgeois aussi qui s'adressent à nous et c'est eux qui défendent aussi leur statut, qui défendent leur classe en fait, tout simplement et qui sont prêts à aller extrêmement loin pour ça. Et on l'a vu, ils sont terrorisés en fait quand les gens commencent à avoir des demandes sociales, des demandes de justice fiscale. Même quand on demande un minimum, ça les terrorise. Quand les gens se mobilisent, ça les terrorise.
Et en fait, pour eux, il ne faut rien bouger, comme tu dis, même il faut tout détruire de plus en plus en disant oui, on réforme, de toute façon, tout ça c'est vieux, il faut passer à autre chose, il faut absolument faire des réformes et tout changer parce que vous voyez le reste du monde, etc. Et à côté de ça, c'est vrai qu'on ne peut pas compter sur le système médiatique et on voit par contre qu'on peut les faire trembler très très vite comme beaucoup de politiques aussi et comme ce patronat, comme toute cette bourgeoisie, on peut vraiment les faire trembler très vite. Mais pour ça, on ne
peut
pas demander des toutes petites choses. Je ne
parle
pas que de la taxe d'Utpeng, je parle de... En général,
il
faut vraiment que nous, si on veut négocier quelque chose, et on parle encore de négociation, on est gentil, parce qu'on pourrait aller chercher justement ce qu'on voudrait récupérer. Pour le coup, il faut qu
'on
demande beaucoup, quoi.
Emilio.
En
fait, le contexte que tu décris, Lumi, il fait que la gauche se retrouve quand même dans une posture en permanence défensive à devoir réclamer, à gratter à la porte pour avoir deux
petits fonctions. Oui, mais ça, c
'est possible. Alors qu'en réalité, si on compare de façon totalement factuelle on prend le programme du nouveau Front populaire. Le nouveau Front populaire, il n'a pas un programme non plus qui renverse la table et qui renverse le capitalisme. Il est moins important, il est moins radical que celui de François Mitterrand en 1981. En
fait,
il faut quand même qu
'on
se rende compte de comment le libéralisme a aussi emmené... La gauche a été forcée, en fait, de s'embarquer avec le mouvement du capitalisme. Et en fait, c'est là-dedans que se cristallise la difficulté du Parti socialiste. Parce que le Parti socialiste, pendant des années, c
'est...
Qu'est
-ce
que c'est le socialisme ? On va redistribuer les gains de la croissance en espérant pouvoir faire accepter à ceux qui sont opprimés
le
système capitaliste parce qu'en fait, en leur disant vous aussi vous êtes gagnants. Sauf que le problème, c
'est
que ce système capitaliste, il fait de moins en moins de gagnants. Et donc le Parti socialiste, il se retrouve un peu en carafe. Il est là en train d'essayer de tirer, de gratter. Mais en fait, ça ne marche pas puisque les libéraux ne veulent même plus rien leur accorder, même pas 2 petits pourcents sur 1 800... 1 800 milliards... Non, milliardaires. Les 1 800 fortunes, ils ne veulent même plus avoir ça.
Je voulais vous demander à tous les trois comment vous voyez la suite dans les mois qui viennent.
Est
-ce que vous pensez que le cornu va tenir ? Est-ce que vous pensez qu
'on
va avoir une dissolution ? Est-ce que vous pensez qu'il va réussir à négocier quelque chose soit avec le RN soit avec le PS
? Comment
vous voyez les choses ? Je pense qu'il va tenir avec le RN. Point de... Voilà, point. OK. Voilà. Et que ça va se poursuivre. Moi, je vais rebondir juste sur le programme du NFP.
Le
programme du NFP et même la taxe Zuckman, et même ces trucs-là. En vrai, on gagne du temps et ce qui est intéressant dans le programme du NFP, c'est... En fait, ce
qu
'il nous faudrait, c'est avoir le pouvoir.
Ça
ne changera pas la donne, fondamentalement. C'est-à
-dire
qu'on continuera... Vous imaginez bien que n'importe quel Premier ministre NFP arrive, que ce soit Jean-Luc ou qui que ce soit, arrive au pouvoir et se fait pilonner sur tous les médias privés, mais tous, mais de Bouygues à femme actuelle. Ça va être bourrin.
Et ça va être très, très compliqué d'exercer quoi que ce soit. Par contre... Oui, mais on pourrait changer des trucs comme l'ARCOM. On pourrait effectivement prendre autre décision qui pourrait être... Ça donne quelques pouvoirs pour justement désamorcer des pouvoirs
que la bourgeoisie a
dans
les médias, dans la mainmise qu'ils vont avoir sur quelques... Il va falloir dérégler leurs machines. On ne va pas dérégler le capitalisme avec le programme du NFP. On va faire du palliatif et il faut le faire. Il y a plein de choses à faire qui sont de toute façon urgentes. Remettre à flot certains services publics, autant que faire se peut, retaxer un petit peu. Mais ça n'inverse pas la vapeur. Mais il faut le faire.
Mais
ça n'inverse pas la vapeur. Là où il faut inverser la vapeur si jamais la gauche à un moment arrive au pouvoir et la gauche que vous avez vu sur cette scène tout à l'heure, je parle de cette gauche-là, c'est qu'il va falloir mettre au pas l'influence des capitalistes sur notre vie politique. Dans les médias, dans les lobbies, dans tout ça, il va falloir arriver à créer une étanchéité entre... Oui, non, mais vraiment. Ça, c'est l'urgence.
Parce
que ça, c'est la bataille d'après.
Et
que sinon, on est condamnés à... Mais vous les voyez autour de nous, les soi-disant... Enfin, les démocraties libérales se faire rouler dessus, voire renverser. Parce qu'à force d'être libéral, en disant tout s'achète, bah non, tout s'achète peut-être pas. Il va falloir qu'à un moment, on sanctuarise deux, trois trucs. Les médias, l'éducation, la santé, et qu'on redise non. L'éducation nationale aussi. L'éducation,
il
va aussi falloir re-sanctuariser plein, plein de choses. Enfin bon, voilà. Donc,
la
tâche urgente du NFP,
en
effet, le NFP n'aurait peut-être pas les moyens de directement faire la politique dont le pays a besoin vraiment. C'est-à
-dire,
ça paie le pouvoir économique de la bourgeoisie, mais au moins, ça paie son pouvoir politique. Ça devrait être son urgence. Voilà.
De toute façon, on va poser pas mal de questions politiques à notre...
Et on en parlera avec quand ? Avec
Alexis Corbière,
tout
à l'heure. Évidemment, il va y avoir aussi deux autres personnes qui vont venir témoigner des luttes en cours. Lumi et Emilio, dans votre boule de cristal, qu'est-ce que vous voyez par rapport aux semaines à venir ? On a entendu tout ce que disait Usul sur l'importance de gagner la bataille politique sur le fond. Qu'est-ce qui peut nous attendre dans les semaines à venir
?
C'est ce que je disais tout à l'heure. Je ne
sais
pas tellement qu'en dire parce que, à part faire un peu du commentariat, etc., je ne saurais pas vraiment... Effectivement,
je
suis assez d'accord. de toute façon, on ne peut rien en espérer. Il ne
faut
rien en espérer. Je ne
vois
même pas comment on peut avoir pu envisager d'attendre quelque chose comme on a pu se dire « Ah, peut-être qu'on aura droit à ceci ou cela. » Effectivement, le programme du NFP, encore une fois, c'est rien. On demande peut-être des bases, ce qui devrait être des bases. On demande de protéger des choses qu'on a déjà, mais qu'en fait, qu
'on
a tout perdu. On est en train de tout perdre. Donc, on est en train d'essayer de récupérer des trucs qu'on perd. Et donc, effectivement, il y a non seulement garder ce qu'on a, mais aller chercher de nouvelles choses le plus possible, le plus loin possible.
Et
là, pour le coup,
il
faut vraiment... Je ne
vois
pas, en fait... Malheureusement, je ne
vois
pas comment ce gouvernement... Là, les gouvernements actuels, il y
a
la question de « Est-ce que Macron, pas Macron ?
»
Mais c'est aussi plus profond que ça. C'est vraiment « Est-ce qu'on veut rupture ? » Est-ce qu'on veut sortir aussi vraiment de ce système néolibéral ou pas ? Et là, vraiment, qu'est-ce qu'on demande ? Et il faut qu'on le demande très très fort si on veut en partir. Et je pense que c'est urgent qu'on en sorte quand on regarde la situation actuelle, quand on pense à l'international, etc. Et voilà, qu'on se mette aussi peut-être dans cette lutte internationale qu'on essaie de changer pour le coup profondément le truc. Je ne
dis
pas que c'est facile, mais clairement, on n'a pas la solution immédiate. Mais pour le coup, là, ce qui va se passer dans les semaines à venir, j'avoue que... Entre guillemets, ça ne m'intéresse pas tellement. J'ai envie qu'on aille plus loin, qu'on aille voir plus loin que ça.
Emilio ?
Je n
'ai
pas de boule de cristal, mais je ne
suis
pas d'accord avec Ujul. Moi, je pense qu'il va y avoir une dissolution assez rapide parce qu'en réalité, je ne
vois
pas comment le cornu tient. Je pense qu'au vu du niveau de défiance, en réalité, dans le pays pour la politique macroniste...
Je
ne
crois
pas qu'il est prêt à
tout céder au RN ?
Non, je ne pense pas. Je pense qu'en fait, il prépare déjà la dissolution et qu'il parie sur la division de la gauche justement pour essayer de se refaire la cerise ou alors de mettre carrément le RN au pouvoir en essayant de jouer le résistant depuis l'Elysée. Ça, pour moi, je n
'ai
pas de boule de cristal, mais je vois les choses comme ça. Par contre, il
y
a aussi ce qu
'on
peut espérer. Et on a eu les prémices avec le 10 septembre. Ce qu
'on
peut espérer, c'est quand même un mouvement social d'ampleur. Ça a commencé et on sait très bien que la gauche n
'a
arraché des victoires que grâce aux mouvements sociaux. Et donc, il y a le 18 et ça va recommencer le 18 et ça continuera plus tard. Il
y
a eu une marche climat aussi à la fin du mois parce que le climat,
on
n'en parle plus jamais. Jamais, jamais, jamais. Alors que c'est quand même ce qui nous menace. On l'a encore vu cet été.
Et
donc, c'est comme ça que les choses pourront bouger parce que c'est comme ça que ça a toujours été.
Mais
de toute façon, on va dire qu'il y a quand même... Alors, je ne
sais
pas si c'est comme ça qu'on peut le dire pour autant, mais est-ce qu'il n
'y a
pas un boulevard qui s'ouvre là pour la gauche entre effectivement le 18 et la nécessité qu'il y ait un mouvement populaire qui puisse s'installer ? Moi, vraiment, le 10 septembre et là, potentiellement le 18, ça m'a vraiment fait penser aux Gilets jaunes, mais avec tout de suite les syndicats, avec tout de suite les partis politiques qui s'investissent et donc cette envie viscérale d'aller dans la rue pour dire stop, je n'en peux plus. J'ai l'impression qu'il est là ce mouvement et ça, mais pour la gauche, mais c'est du pain béni. Il faut réussir à faire en sorte de se nourrir de ce mouvement-là pour réussir à faire quelque chose derrière et n'oublions pas que dans quelques mois, il
y
a les municipales et les municipales, c'est aussi ça qui donne de l'argent aux partis,
c
'est aussi ça qui permet de changer concrètement les choses, le quotidien des gens. Est-ce que ça, ce n
'est
pas un formidable motif d'espoir finalement à courte durée avec les municipales en ligne de mire
?
Il faut à tout prix que ce mouvement il dure le plus possible.
En
fait, c'est ça. Nous, on est en train de faire la fête, donc je n'arrive pas à savoir ce qui se passe. Je regarde un petit peu dans les boucles et tout ça. Moi, région lyonnaise du coup, et je vois que ça se mobilise toujours,
qu
'il y
a
toujours des AG, qu'il y
a
toujours des marches et tout ça. Et c'est vrai qu'à la fois, on est content de faire la fête ici, et
en
même temps, ça fait culpabiliser aussi de ne pas être sur le terrain, de voir un petit peu tout ce qui se passe. Mais c'est chouette de voir que ça n
'a
pas retombé. J'ai l'impression que si on regarde les médias, ça nous donne l'impression que c'est tout de suite retombé. C'était le 10 et hop, on passe à autre chose. Moi, je ne crois pas. En tout cas, en région lyonnaise, il y
a
des trucs qui se font. Et pour le coup... Il y a plein de lyonnais, apparemment. Et non, pour le coup, en fait, c'est ça qui est super important. C'est
ce
qu'on disait. C'est-à-dire qu
'on
ne
peut
pas faire tous les samedis ou tous les mercredis ou une fois par semaine. Il faudrait qu
'on
puisse que ça dure en se relayant, évidemment. On sait très bien que tout le monde ne peut pas être mobilisé tous les jours. Mais on se relaie les uns les autres et que ça dure le plus possible et qu
'on
soit vraiment sur la durée, tous les jours, sur le terrain, jusqu'au 18, mais après. Et en fait, jusqu'à ce qu'on décroche quelque chose. Et on voit bien aussi que le fait qu'à la fois, on soit organisé, mais qu
'en
même temps, ce soit des mouvements entre guillemets désorganisés. C'est-à-dire que la préfecture ne peut pas vraiment contrôler, etc. Ça les terrifie. C'est-à
-dire
que
ça
se passe dans toute la France. On a vu, en tout cas, dans les grandes villes, dans toutes les rues. Ce n
'est
pas les manifestations classiques et tout ça. Et ça, la police, ça la déstabilise. Ça déstabilise les politiques. Ça les fait flipper. Et c'est hyper important. C'est vachement bien, ce genre d'action. Il faut vraiment qu'on les mène le plus possible et le plus fort possible.
Il
y a aussi... Cet été aussi, on a vu quelque chose qui n'est pas nouveau mais qui s'accélère.
C
'est la montée en puissance de l'extrême droite dans le monde. Aux Etats-Unis, on l'avait... Attends, on n'a pas fini sur le 10, si ?
Non, mais après, on a des invités
pour en parler avec des
invités après.
Ah,
merde.
Attends, c'est une super émission vachement bien écrite et tout. Moi, je voulais t'interroger.
Tu l'arrêtes
de tout casser
? Non, mais moi, je suis
d
'accord, j
'avais des choses
à
dire. Si
t'as un truc à dire, vas
-y,
j'avais un truc à dire pour donner de l'espoir parce qu'il
y a
des gens qui sont en lutte et tout. Je voudrais juste dire un truc. C'est que ce qu'on est en train de vivre cette lutte-là. C'est la lutte contre quelque chose qu'on n'a pas résolu. T'as la chute du mur, les espoirs qui s'effondrent, etc. Et la première grosse baston, et les anciens s'en souviennent, c'est 95. C'est-à-dire, ça commence à déglinguer les services publics, les régimes spéciaux. Ça, c'est l'avancée du néolibéralisme. À l'époque, ça recule un petit peu. C'est Juppé, c'est le début de Chirac. Et puis ensuite, t'as d'autres luttes, les mouvements des chômeurs, les mouvements des... Le mouvement social se reconfigure.
C'est plus le PCF, à ce moment-là, en effet, qui mène la charge principale. Le mouvement se reconfigure. Puis
t
'as les alter-mondialistes. Et puis après, tu vas avoir d'autres luttes. Mais c'est toujours la même question. C'est toujours le même problème qui n'est pas résolu, qui est, qu'est-ce que les capitalistes sont en train de faire à notre société ? Qu'est-ce qu
'ils
sont en train de faire à nos services publics, à nos conditions de travail, à nos salaires ? Et ça, on résiste. On a mené plein de luttes. Certaines ont été victorieuses. D'autres, non. les retraites, etc. Et là, on ne vit jamais qu'un autre épisode de cette même longue lutte qui a 30 ans. Alors, ça peut être désespérant. Mais moi, je me rassure souvent en me disant que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel. Ils ne vont pas nous avoir comme ça pendant encore 60 ans. Ce n
'est
pas possible. À un moment, il y
a
un point de rupture. Ça fait 30 ans que nous, on lutte dans ce sens-là. J'ai bon espoir que cette lutte-là du 10 septembre, elle est inventive. Elle est nouvelle. Elle est hybride. Il y
a
des choses qui viennent des gilets jaunes. Il y
a
des choses qui viennent du mouvement syndical.
Il
y a des choses
qui
viennent de la rue, du mouvement étudiant, des gens qui crament des poubelles, des lycéens qui les mettent devant les portes de leur lycée pour les bloquer. Il y
a
une société qui est en tension. Et bon, il y a peut-être des marxistes dans la salle.
Vous
savez ce que c'est que les contradictions d'un système qui, au bout d'un moment, il faut bien les résoudre. Voilà. Et bien là, pour moi, ça fait 30 ans qu'on est en train d'essayer de résoudre. Les contradictions de ce système, on a fait tout, on a fait Occupy Wall Street, les indignés, les machins. C'est toujours la même question qui est posée.
C
'est le rapport entre le capital et la société. Et bien peut-être que cet épisode-là, il est
dans
cette longue lutte-là. C'est peut-être pas l'épisode dernier. Par contre, il pousse toujours dans le même sens. Et on n'est pas morts, on n
'a
pas dit non. Et on va continuer à dire non. Et heureusement qu'on est là. Et bravo à tout le monde. Et on va y arriver. On va y arriver. Abattez la citadelle.
Ça, c
'est gratuit. Ne cédez sur rien. On va en reparler. On va en reparler du 10 septembre avec des personnes qui luttent et qu
'on
va recevoir sur le plateau. Mais avant ça, je voulais quand même vous entendre tous les trois sur l'international fasciste. Ça aussi, c'est quelque chose qui monte de plus en plus. On le voit aux États-Unis avec les dingueries de Donald Trump. On le voit peut-être de manière concentrée avec Netanyahou en Israël et ce qu'il fait à Gaza. Quel regard vous portez sur l'été qu'on vient de passer du point de
vue
de
l
'international fasciste
? Eh
bien,
le
capital, on sait qui le capital soutient lorsque le capital a à faire un choix. C'est-à
-dire
que dans tous les pays où concrètement les libéraux, ce qu'on appelle les capitaines d'industrie, les géants de la tech, etc., eh bien, dès qu'ils ont à faire un choix entre Hitler et le Front populaire, ils choisissent systématiquement Hitler. Voilà, c
'est
ça la leçon de l'été.
Et
on le voit avec Donald Trump, on le voit avec Netanyahou, on le voit avec Victor Orban. C'est la même chose en Argentine, c'est la même chose partout, systématiquement, et le problème c'est qu'on commence à le voir en France. On a des gens lorsqu'ils sont revenus de
l
'investiture de Trump, qui s'appelle Bernard Arnault, Bernard Arnault s
'est
dit « Ah mais c'est quand même pas mal, il y a un vent d'espoir qui souffle aux États-Unis. On la voit, la bascule. »
Je
sais que c
'est
le livre de l'été, tout le monde en parle, d'ailleurs, il sera là demain matin, c'est Johan Chapoutot,
«
Les irresponsables. » Comment une société bascule ?
Il
y a des similitudes. On n'est pas dans les années 30, mais il y a quand même des similitudes. Et c'est la tech, aujourd'hui on le voit aux États-Unis, c'est eux qui décident parce qu'en fait c'est des gens qui ont la main sur le débat public. Les milliardaires, ils achètent les médias, ils ont la main sur le débat public. Et donc l'international fasciste est comme ça parce
qu
'en fait ceux qui leur offrent des perspectives de continuer à gagner, de continuer à s'enrichir parce que c'est ça l'objectif des capitalistes. Évidemment, on s'enfonce une porte ouverte parce que la gauche elle veut leur prendre. Donc qui est-ce qui leur permet de continuer à accumuler alors que
la
plupart des gens subissent ces répressions ? Eh bien ce sont les fascistes parce qu'eux ils répriment davantage et qu
'ils
permettent de maintenir un système. Voilà. D'ailleurs juste une incise
je fais juste une incise là-dessus parce qu'on parlait de vous avez vu cette vidéo où vous voyez tous les plus grands patrons les mecs les plus riches du monde en train de dire à Donald Trump qu'il est génial et lui dire merci merci monsieur Donald t'as des impressions de Corée du Nord complètement folle avec l'autre derrière qui est là bravo notre grand leader vous nous avez permis de et c'est les mecs les plus puissants du monde et chez nous on vient nous dire que l'état n'est pas capable de leur faire payer un peu d'impôts là-bas il leur fait lécher les pompes mais c'est pareil Poutine avec ses oligarques c'est à un moment ces gens-là comment ils font de l'argent ces milliardaires si ce
n
'est en pillant l'état et pour ça il leur faut des complices dans l'état
quand
l'état leur dit stop quand l'état les met à genoux et ils se mettent à genoux en fait et ça c'est aussi une leçon du trumpisme
c
'est que les milliardaires
ils
sont pas partis ils partent pas ils vont à la gamelle et la gamelle c'est l'état
et
la gamelle c'est nous donc voilà celui qui tient l'état il tient aussi ces milliardaires
l'international
fasciste elle va aussi beaucoup avec des choses très conquêtes des politiques vraiment de suprémacisme des persécutions racistes il
y a
des conséquences réelles qui sont enfin voilà qui touchent énormément de monde les personnes trans les femmes on voit qu'il y
a
de plus en plus de droits qui sont qui sont détruits et ça va très très très vite voilà je parle évidemment même pas du régime de Netanyahou voilà ça dépasse absolument tout ils se soutiennent tous les uns les autres et ils sont tous complices avec ça et il y a aussi ça s'accompagne aussi d'une véritable persécution des opposants politiques qui va de plus en plus loin et évidemment de tout ce qui ressemble un tout petit peu à quelque chose de gauche et on le voit encore plus là ce week-end enfin ça n'arrête pas et la France accompagne ça très bien d'ailleurs de criminaliser de plus en plus les personnes de gauche tous les opposants politiques toutes les personnes ne serait-ce qu'un peu critiques on parle pas des communistes on parle juste des personnes qui vont aller qui vont essayer de dénoncer ces choses là non seulement il y a la volonté de les faire taire mais aussi de plus en plus en fait oui quand je dis persécuter c'est les enfermer il y a des déportations il y
a
toutes sortes de choses et ça va très très loin en fait et ça va très très vite
et
on a l'impression que face à ça l'Europe est complètement coincée alors que ça devrait être l'identité de l'Union Européenne la défense des droits humains et la démocratie on a une Europe qui est coincée qui n'ose pas emmerder Benjamin Netanyahou qui n'ose pas emmerder Donald Trump qui ne sait rien dire qui ne sait rien faire au contraire qui va faire le baise-main à Donald Trump comme l'a fait Ursula von der Leyen avec la négociation des accords de libre-échange
mais en
réalité en Europe il y a
une
marche à suivre et ce n
'est
pas des gauchistes c'est l'Espagne l'Espagne ils prennent des mesures
ils
font ce qu'ils peuvent dans le contexte je tenais absolument quand même à avoir un mot surgarde parce qu'on parle de l'international fasciste on la voit concrètement à l'oeuvre avec un génocide qui est en cours et il faut en parler parce qu'effectivement la France s'apprête à reconnaître l'état de Palestine c'est une bonne chose c'est ce qu'on réclame mais il ne
faut
pas qu'on oublie que ceux qui le réclament depuis le départ c'est nous c'est ici c
'est
à la fête de l'Huma c'est ailleurs c'est la gauche qui le réclame parce que la gauche elle a compris que pour l'obtenir c'est par le rapport de force alors elle le fait avec ses moyens et donc c'est pour ça que je veux avoir une pensée aujourd'hui pour ceux qui essayent de briser le blocus à Gaza ceux qui sont sur la flottille de la liberté j'ai un collègue qui s
'y
trouve Émilie Urbach il n
'est
pas tout seul ils sont attaqués
c
'est difficile on sait que c
'est
symbolique que ça ne changera pas tout
mais
c'est grâce à ça qu'on met la lumière aujourd'hui sur ce qui se passe et pour arrêter ce silence coupable parce qu'on doit agir et merci à vous ici parce que c'est la fête de la Palestine aussi et merci à tous ceux qui êtes là et tous ceux
qui
crient Free Palestine merci
et
j'en profite pour dire qu'Adèle Haenel sera en direct sur la fête de l'Huma demain depuis la flottille de la liberté donc vous pourrez demain écouter Adèle Haenel en direct et juste je rebondis sur ce que tu dis Emilio parce qu'effectivement ce qui se passe en Espagne donc avec ce gouvernement d'alliance de gauche c'est même pas les plus radicaux mais par contre ils sont en train de prendre une série de mesures pour faire en sorte que par exemple il y ait du boycott des produits des colonies tout un tas de choses là peut-être que si vous suivez le sport et la Vuelta ils poussent pour faire en sorte que l'équipe israélienne soit exclue et en fait moi ça me rappelle alors j'étais pas née à ce moment là mais quand même ça me rappelle l'apartheid avec l'Afrique du Sud évidemment on voit bien ce qui se passe à quel point enfin l'Ukraine etc et à quel point est-ce que les pays européens ne se positionnent pas du tout de la même manière et bien l'Espagne c'est un très bon exemple porteur d'espoir de finalement c'est pas si difficile que ça de prendre des positions et un gouvernement de gauche et bien ça fait ça aussi et ça fait du bien
non
et puis moi je vous le dis enfin l'international fasciste c'est aussi en France la France n
'est
pas une île la France n'est pas extérieure et en France on a un péril massif qui est l'extrême droite qui est le premier parti de France le Rassemblement National qui est loin devant dans les sondages et c'est quelque chose qui devrait mobiliser la société par-delà les militants antifascistes qui sont le public de la fête historique on a je trouve quelque chose qui menace de manière grave on le voit dans les médias on
le voit avec la pression et on a Rotaillot qui
a déjà commencé les persécutions racistes et tout ça a déjà
commencé les rafles les
rafles
donc il
faut se battre et on continuera à se battre évidemment attends moi aussi je veux dire un truc sur les fachos
je
peux ? vas-y vas-y non parce que moi par exemple je trouve l'Europe est en dessous de tout sur la Palestine il n
'y a
pas à chier une seconde encore que bon il y
a
eu des réactions de temps en temps t'as Macron qui se réveille qui dit on peut faire un truc à un moment on va faire un truc ouais ok l'Espagne et quelques autres quand même font le boulot mais globalement c
'est
pathétique et t'as honte que ce soit ça nous notre modèle et là je sais pas le dernier truc où je me suis dit mais vraiment mais jusqu'où on va aller dans le déshonneur c'est on fait un communiqué on va en parler juste après à mon avis on fait un communiqué au Quai d'Orsay pour dire que Charlie Kirk la mort de Charlie Kirk
on
est triste
explique
qui est
Charlie Kirk parce que tout le monde ne sait pas je
pense qu'ici tout le monde sait que Charlie Kirk n'avait aucune responsabilité au gouvernement d'où que ce soit Charlie Kirk est un influenceur d'extrême droite américain certes proche du trumpisme etc le mec en effet il s'est pris une balle sans doute par un autre maga d'une autre branche enfin bon on verra plus tard mais apparemment c'est plutôt parti pour ça et alors nous au nom de la liberté d'expression de je sais pas quoi
on
a fait un communiqué officiel Quai d'Orsay machin on est très triste alors les fachos sont même allés jusqu'à demander à ce qu'il
y ait
une minute de silence dans le parlement européen faudrait peut-être pas non plus faudrait peut
-être
pas non plus pousser
mais
je me suis dit ça dit beaucoup de parce qu'il faut voir comment Charlie Kirk parlait notamment de l'Europe ça dit beaucoup de notre vassalisation est-ce qu'on est vassalisé vraiment est-ce qu'on est des chiens des Etats-Unis et s'il se passe un truc on chiale pour eux ils ont beau
nous
traiter comme un paillasson
on
va continuer alors même que et même à faire un mot officiel de notre gouvernement pour un influenceur d'extrême droite
on
fait ça maintenant nous c'est très très bizarre donc on est pris en sandwich entre cette espèce de oui de vassalisation qui est en partie aussi économique on est vassalisé parce que qu'est-ce qu'on fait sans les gars-femmes est-ce qu'on est autonome sur un certain nombre de points stratégiques y compris de notre économie et à côté de ça on a Poutine alors là on comprend un peu mieux quand même parce que c'est quand même un peu plus évident que c
'est
un méchant lui il s'attaque directement à nous il nous fait des faux tags chez nous là récemment il y a les affaires de tête de porc là qui ont été retrouvées un petit peu partout on a retrouvé apparemment c'est plutôt signé 4-16 le truc et là on voit un peu plus mais alors sur les Etats-Unis donc on est pris en étau
par
les fachos américains et les autoritaristes poutiniens là je sais pas quoi est-ce que l'Europe ça veut encore dire quelque chose est-ce que notre modèle est-ce que est-ce que faire des grands mots sur nous quand même c'est la liberté c'est les droits de l'homme c
'est
je sais pas quoi ça vaut quoi à l'épreuve des faits donc là il y a un sursaut mais je te
propose qu'on continue d'en parler avec les je veux pas te couper mais termine ta phrase mais il faut vraiment qu'on en discutera après
et y compris en
France en France il y a plusieurs moments où on a su réagir là où d'autres n
'ont
pas réagi je pense aux années 30 où nous on ferait le fond populaire pendant que d'autres font les fascistes je pense même aux années 80 où on va élire François Mitterrand à contre-temps là où tous les autres sont partis en mode Reagan Thatcher est-ce que la France par sa culture politique particulière par le fait qu'on a des trucs comme la fête de l'humain allez on continue à lécher le cul des gens en question là mais comme une culture de gauche solide comme un mouvement ouvrier comme un mouvement social comme une culture de gauche vraiment solide dans ce pays et une culture révolutionnaire aussi nous l'oublions pas fait qu'on a une voix un peu différente est-ce qu'on va tenir bon est-ce que l'Union Européenne va tenir bon aussi parce que la voix de la France va être différente de celle de certains de ses voisins on l'espère et pour ça on va s'arrêter là mais ça demande on verra on verra effectivement comment ça évolue
en
tout cas chers amis
vous
êtes toujours sur l'émission Backseat Saïra est-ce que tout va bien merci à vous d'être là que ce soit en ligne sur Twitch ou ici à la fête de l'Huma à l'Agora on l'a dit cette rentrée est aussi une rentrée de lutte avec la journée du 10 septembre qui a eu lieu et la journée du 18 septembre qui arrive on a voulu recevoir sur ce plateau des personnes en lutte pour venir nous en parler un tonnerre d'applaudissements pour Baptiste et Thomas
alors
Baptiste tu as 31 ans tu es en reconversion professionnelle pour devenir pâtissier après plusieurs années en bureau d'études et tu habites à Lille c'est ça merci d'être avec nous cher Baptiste et on est également avec Thomas
Thomas
Druon tu as 33 ans tu es technicien chez Enedis bâtisseur de la fête de l'Humanité et secrétaire général du syndicat CGT Énergie Garonne et
Tarnes
merci cher Thomas d'être venu au pied levé tu remplaces une syndicaliste CGT qu'on voulait recevoir mais qui a eu peur de la répression syndicale on lui envoie énormément de force et on la remercie quand même d'avoir voulu venir merci à tous les deux d'être avec nous on avait très envie de vous entendre parce que vous avez un rapport à la mobilisation sociale et à l'engagement politique qui est très différent racontez-nous un petit peu comment vous avez vécu votre 10 septembre votre mobilisation Baptiste toi c'était ta première mobilisation ?
ouais ouais c'est ça c'était ma toute première manifestation mobilisation sur le terrain
et
alors t'as fait quoi
?
alors concrètement j'ai eu des contacts avant cette mobilisation donc avant le 10 septembre il y a eu plusieurs âgés qui sont passés à Lille et c'est là où je me suis un peu plus politisé sur le terrain avant je t'ai déjà politisé depuis environ 5-6 ans quand tu
dis
politisé ça veut dire que tu ne votais pas par exemple
?
tu
ne
suivais
pas beaucoup les infos
? si je votais mais un peu en suivant en suivant mes parents au tout début
et
ensuite je me
suis
un peu plus renseigné j'étais vraiment pas du tout dans la politique
et
c'est en regardant des contenus donc notamment Youtube etc les réseaux sociaux et grâce à des potes de travail qui m'ont politisé là dessus
et
donc par la suite sur les réseaux j'ai vu qu'il y
avait
des tâches à Lille et c'est là que j'ai décidé de les rejoindre de Soutilpas après cette année mouvementée qui allait crescendo et du coup c'est là que j'ai voulu manifester
et
alors comment tu l
'as
vécu ta toute première manifestation
?
ça s'est très bien passé forcément un peu d'appréhension mais j'avais déjà des camarades sur place j'avais déjà des contacts grâce aux âgés et donc c'est grâce à ces contacts donc j'étais avec Révolution Permanente
Révolution Permanente
entre
autres
et
donc ils m'ont tout de suite bien accueilli et on a discuté on a marché pendant environ 4 heures
et
vous
vous êtes fait taper dessus par la police ou pas ?
parce
que si tu te fais
pas taper
dessus c'est que c'est pas une vraie manifestation il
paraît non
j'étais même pas préparé pour ça j'avais rien
non
non j'étais un peu juste derrière avec eux
et
en fait au bout de 4 heures on a vu de la fumée au fond on a vu que ça commençait à gazer que les policiers ont commencé à tirer
des
lacrymogènes donc effectivement on a pris chemin
en
travers pour partir au bout de 4 heures donc ça s'est globalement bien passé vu qu'on était derrière
et
ça c'est à peu près tout
Thomas
toi t
'es
un peu plus habitué je le disais tu es syndicaliste CGT comment tu as vécu ce 10 septembre qui était un mouvement étrange au début venu d'internet qui appelait pas spécifiquement un mouvement de type syndical habituel comment tu t'es greffé à ça comment ça s
'est
passé
alors
bon moi sur le 10 septembre j'étais déjà sur la fête puisque je suis bâtisseur au comptoir des énergies sur le forum social mais on a les collègues qui sont en grève conductive depuis le 2 septembre sur tout notre chambre fédérale et donc forcément
forcément
dès le 2 septembre dans toutes nos assemblées générales la question du 10 elle s'est posée immédiatement
et
après en avoir discuté dans nos assemblées générales
le
mouvement s'est construit s'est construit naturellement et on a appelé à rejoindre les manifestations et les initiatives organisées
et
à préparer la suite de notre lutte également mais le 10 faisait partie de notre cheminement
on
va parler de la suite de la lutte effectivement avec la journée du 18 notamment les chroniqueurs si vous avez des questions à poser à nos invités surtout n'hésitez pas
oui oui vas
-y vas-y
j'avais posé une question très bateau mais oui du coup comment ça s'est passé la mobilisation pour vous
parce que ben
enfin pardon
qu'est-ce que vous avez mis dans la rue pourquoi est
-ce
que ce jour-là vous êtes allé vous êtes descendu dans la rue
qu'est
-ce qu'est-ce qu'était l'élément déclencheur un petit peu qui a fait que ben là il fallait il fallait y aller et de rejoindre en fait ce mouvement
je
pense c'est ma quand même ma politisation au crescendo face à tous les événements qui sont déroulés suite aux législatives et au non-respect des élections
ce
qui a fait que je me suis de plus en plus renseigné
j
'ai on va dire j'ai dû me scroller et j'ai vu tout ce qui se passait je me suis plus renseigné et c'est là que
j
'ai trouvé un peu plus de comptes Instagram qui parlaient du 10 septembre
et
j'ai décidé de rejoindre l'AG c'est tout un processus long avec
toute
une liste de revendications qui commençait comme vous avez mentionné avant
des revendications du coup qui vous parlaient c'est ça
? ouais
c'est ça c'est sur les salaires
ça
peut être sur la sécurité sociale moi je touche environ 900 euros de chômage
et
je suis en stage donc non rémunéré donc ça me touche quand même pas mal
et
donc oui le chômage suite à une fin de période d'essai pas à mon initiative et donc c'est ça enfin toutes ces raisons professionnelles aussi comme je rentrais pas dans le moule du travail j'ai eu des moites expériences c'est par là que je me suis politisé et puis après quand on voit la politique
donc
c'est entre un ras-le-bol un ras-le-bol on va dire lié à ta situation professionnelle et puis aussi cette histoire des élections qui t'ont poussé quand même dans la
rue ouais
c'est un tout c'est vraiment tout est lié de toute façon tout est politique donc
c
'est un tout qui m'a politisé et toutes ces revendications qui devraient être normales mais qui ne le sont pas malheureusement
moi
j'ai une question pour les deux en fait qui est vraiment pas qui est vraiment pas polémique mais qui
est
une question qui est beaucoup revenue sur les plateaux télé où ils nous ont beaucoup dit à partir du moment où Mélenchon a dit qu'ils soutenaient le 10 ça va démobiliser les gens donc j'ai une question et ça pourrait être vrai pour le syndicaliste comme pour celui qui n'était pas engagé en politique avant est-ce que vous avez perçu cet effet-là peut-être pas pour vous mais autour de vous est-ce qu'il
y a
eu un effet est-ce qu'il a pété le truc Mélenchon ou pas
?
moi je n
'ai
pas eu l'impression il y a eu un ras-le-bol citoyen qui s'est exprimé ce
qu
'on a pu voir dans la rue et ce qui a pu se passer un peu partout sincèrement je n
'ai
pas l'impression que ça ait démobilisé quoi que ce soit
de
toute façon c'est la gauche qui très vite a repris le mouvement en fait et qui a finalement posé des revendications plutôt de gauche donc effectivement que Mélenchon ait parlé ou pas ça
n
'aurait peut-être pas changé grand chose
moi c'était plutôt donc je regardais la team donc la paix du team et c'est ceux qui ont créé On ne veut plus et c'est grâce à eux que je me suis un peu mobilisé enfin en partie
et
c'est donc c'est la brèche
et
du coup Thomas là où les mouvements organisés avaient d'abord regardé d'un très mauvais oeil le mouvement des gilets jaunes alors parfois il y avait eu des convergences parfois non toi comment ça s'est passé avec la CGT est-ce que vous vous êtes tout de suite dit on y va et peu importe finalement qui a déjà dans ce mouvement qu'est-ce qui fait la différence avec par exemple le mouvement des gilets jaunes pour le 10 septembre et potentiellement pour le 18
On
a peut-être fait une erreur nous au moment des gilets jaunes on s'est posé certaines questions on s'est peut-être freiné
là
on y est allé directement et en fait les syndicalistes c'est des citoyens donc s'il
y a
un mouvement citoyen on prend nos parts pleinement là-dedans
et
nous on bataille aussi parce que même si on est en lutte en ce moment pour l'augmentation de nos salaires on y est aussi pour la baisse de la facture des usagers donc en fait on y était pleinement cette journée-là elle était pleinement faite pour nous aussi et le reste de l'année on se bat aussi pour le service public en général donc pour nous ça avait tout son sens
Et
toi c'est quoi ton parcours militant ? Comment est-ce que t'en es arrivé à te syndicaliser
? Donne
envie aux gens de prendre leur carte un petit peu dans l'assistance
J
'ai été embauché en septembre 2014 donc chez ERDF à l'époque et en octobre j'étais syndical à la CGT j'avais eu la chance de passer deux années d'apprentissage avec plein de collègues des plus jeunes des plus anciens
qui
nous ont raconté l'histoire de la CGT l'histoire de nos entreprises aussi et d'où elles viennent donc c'est super important et naturellement après l'adhésion première prise de participation aux premières initiatives des prises de responsabilités en local assez rapidement et puis le cheminement il a suivi
Alors
c'est quoi la suite les gens sont chauds
pour
le 18 ?
Alors nous on a toujours des piquets de grèves qui sont installés partout en France donc en grèves conductives depuis le 2 septembre et ça
va pas Avec l
'idée que ça va monter au 18 ?
Et bien là l'idée c'est de continuer au moins jusqu'au 18 d'aller partout dans la rue le maximum de nos collègues dans la rue aux côtés de tous les autres
et
ça se construit encore cette semaine cette semaine
Et le
18, Baptiste toi tu iras
?
Oui bien sûr maintenant que j'ai fait la première manifestation le plus dur est passé parce que j'avais un peu cette appréhension Après
on y prend goût
C
'est ça le problème Tu
avais
peur de quoi
? Quand
tu parles
d
'appréhension qu'est-ce qui te
traînait le plus ?
La répression
?
Ce soit la répression et puis surtout je n'avais pas de contact avant la manifestation donc c'est un peu bête pour la ministre des retraites
je
n
'ai
pas forcément voulu faire grève et dans ma boîte non plus
il
n
'y a
pas grand monde qui
a
fait grève je crois qu
'il
n
'y a
qu'une seule personne Et pour quelle raison
?
Pour quelle raison ?
Pourquoi toi et tes collègues vous vous
êtes
dit à ce moment-là ce n
'est
pas le moment d'aller dans la rue j'imagine qu'il y avait des pressions dans l'entreprise qu'est-ce qui fait que la mobilisation elle soit venue ici avec le 10 septembre et pas au moment de la réforme des retraites ?
Je pense que le 10 septembre ça englobait quand même beaucoup de sujets par rapport à la réforme des retraites qui est un seul sujet je crois et c'est ça qui fait qu'on en parle beaucoup plus sur les réseaux
Dans les
grands médias on entend qu'il n
'y
avait pas de mot d'ordre clair pour le 10 c'est quoi le mot d'ordre qui revenait le plus ? Est-ce que ça ça les rend un peu confus ?
Il
n
'y a
pas d'interlocuteur clair ? Il n
'y a
pas de mot d'ordre central ? Qu'est-ce que vous vous avez entendu et qui vous pour le 10 en particulier
Ouais
? C'est pas
mal
?
Macron démission ? Le cornu
?
Il y a ça il y a l'histoire des deux jours fériés qui était un leurre aussi mais sinon il y a toutes les autres revendications qui sont tout à fait justes sur le pouvoir d'achat etc. et c'est vraiment
du salaire
On parlait
du
salaire
Et
est-ce que à votre avis là c'est une question un peu posée à tout le monde que ce soit les chroniqueurs ou les invités est-ce que pour vous ce mouvement du 10 septembre il a été une réussite
?
Très vite effectivement sur les plateaux télé on a entendu il n'y
a
eu que 20 000 personnes à tel endroit c'est un échec etc. On sentait qu'il y avait une vraie volonté de tout de suite qualifier ça d'échec comment est-ce que vous vous l'avez vécu ? Est-ce que c'est un début ? Est-ce que c'est une vraie réussite ? Est-ce que c'est un échec ? Comment vous le voyez ?
De toute façon les médias qui sont détenus par les minéraires ont tout intérêt à présenter cette mobilisation comme un échec on racontera que le 10 est un échec on racontera que toutes les suivantes sont un échec sauf si ça s'amplifie vraiment en réalité on jugera
de
la réussite de ce mouvement un que s'il est massif et il continue c'est pour ça d'ailleurs qu'à Luma on a titré jeudi ce n'est qu'un début parce qu'aussi on espère que ce ne soit qu'un début et deux si justement il arrive à accentuer ce rapport de force pour obtenir ce dont parlait Baptiste du pouvoir d'achat
la
fin de le cornu et de ses budgets austéritaires et du suivant et de celui d'après et de celui d'encore après potentiellement etc donc aujourd'hui c'est un poteau pour crier à la réussite mais en tout cas il faut le dire que ce n'était pas un échec
il
y avait 250 000 personnes au minimum le problème c'est qu'un mouvement qui s'appelle bloquons tout
met la barre très très haut en termes de
succès
c'est à dire que si tout n'est pas bloqué c'est difficile de dire que
c
'est un succès je pense qu'il y avait aussi cette difficulté là moi je pense que c'est un début je ne pense pas que ça a été un succès je ne pense pas non plus que c'était un échec je pense que c'est un début que le mouvement du 18 va pouvoir embrayer et amplifier je pense qu'il y
aura
plus de monde dans le mouvement du 18 que dans le mouvement du 10 et on verra ensuite ce que ça donnera pour les mouvements suivants
après qu'est-ce qu'on appelle une réussite si la réussite et le succès c'est on renverse le gouvernement on installe complètement autre chose bon là ok
le
fait de juste mobiliser énormément de gens en fait on l'a bien vu même par exemple pour la réforme des retraites on avait tendance à dire on n'a rien obtenu ça n'a servi à rien etc on sait bien que si ça sert toujours même si c'est désespérant parce que justement ça politise des gens ça ramène des gens à la politique ça permet en fait d'avancer même si on a l'impression qu'on fait énormément d'efforts et qu
'on
se bat beaucoup pour rien du tout en fait c'est pas rien derrière c'est quand même ça sert toujours en fait ça nous sert toujours après oui c'est à nous de se battre pour l'amplifier le plus possible ceux qui en ont la possibilité bien sûr faire la grève c'est hyper important et c'est formidable voilà que tu puisses y avoir des mouvements de grève qui se lancent et oui alors peut-être que ça n
'a
pas été complètement toute la France n
'a
pas été toute bloquée mais après on va avoir l'espoir que c'est que le début
le
problème du mouvement du 10 septembre c'est qu'il a aussi souffert de la comparaison avec le mouvement des gilets jaunes
qui
a été massif très rapidement dès le mois d'octobre pas beaucoup plus
il y avait autant de policiers
il n'y a pas un changement d'échelle il y avait presque autant de policiers la répression
policière était déjà énorme à peine la
présence policière était importante
effectivement pour les premières mobilisations les gens qui se mobilisent par exemple pour la première fois maintenant ils ont affaire à des policiers qui sont aussi dans un état pas possible qui sont très très très nombreux c'est peut-être pas non plus de la même chose vous
vous en pensez quoi les gars parce qu'en fait c
'est
juste
un truc
le mouvement du 10 l'organisation du mouvement du 10 l'annonce du 10 même le préavis de grève de FO qui dit dès le 1er septembre tout ça ça a fait tomber Bayrou
ça a fait tomber Bayrou je
pense pas du tout mais si ça a fait paniquer Bayrou qui a dit allez moi je vais précipiter mon truc de vote de confiance de je sais pas quoi ça a fait paniquer
Bayrou est-ce que vous prenez la chute de Bayrou comme la première victoire du mouvement justement mais oui Bayrou est son budget de crevard bien sûr laisse-les parler pas sûr du tout
c'est vrai que c'est juste le début je vois pas ce que ça change parce que s'il met quelqu'un d'autre comme le cornu ou autre
ce
sera la même chose qu'avant donc pour moi c'est vraiment une toute petite étape de ce qu'il y
a
à faire
si
on va aller beaucoup plus loin
j'aimerais savoir peut-être un petit peu par applaudissement les gens qui se sont mobilisés le 10
et
du coup parce que je suis persuadé comme toi Jean qu'il va y avoir encore plus de monde le 18
est
-ce qu'il va y avoir des gens qui n'étaient pas mobilisés le 10 qui vont se mobiliser le 18
quand
même un petit peu donc globalement tout le monde va sortir le 18 quoi c
'est
ça
et
même vous avez une mission c'est ramener une personne qui s'est jamais mobilisée comme ça on sera encore plus nombreux
et toi Thomas alors comment ça se prépare le 18
les
AG
continuent
les AG continuent la mobilisation elle est toujours à
la
hauteur c'est une date qui est attendue parce que quand on est en reconductible ça peut être compliqué aussi donc on est intelligent dans la grève et les camarades ont besoin d'avoir des dates fortes comme celle-là
et
nous on sait qu'elle met cette date-là elle va mettre la pression à nos employeurs de toute façon on est là pour faire chez nos patrons donc on va essayer
de le faire
le plus possible
et
puis ce qui nous permet d'avoir un peu plus d'une perspective intéressante et d'emmerder encore plus nos patrons c'est ce qui est en ligne nous depuis ce matin donc il y
a
une pétition qui est en ligne sur le site du Sénat et si elle atteint le nombre de signatures minimum ça va
faire vous trouverez bien
comme ça devant toi comme ça ça sera pris par la caméra
voilà donc le Sénat sera obligé de se saisir donc c
'est
une pétition pourquoi ? c'est une proposition de loi de Fabien Ngué qui a été travaillée avec notre fédération la FNME CGT
et
qui ferait en sorte de baisser la TVA sur les factures d'énergie de 20% à 5,5% donc c'est ce qu'on expliquait on se bat pour nos salaires mais aussi pour les usagers
oui
et c'est vrai qu'avec ce qui s'est passé autour de la loi Duplon et du coup du nombre de signatures qui a explosé on a bien vu qu'effectivement une mobilisation presque digitale ça pouvait effectivement faire reculer un projet gouvernemental en tout cas dans une certaine mesure
oui
exactement et puis ça nous a permis aussi de démontrer que même si on réclamait parce qu'on sait d'expliquer les potes savent l'expliquer en local nos boîtes elles sont en capacité d'augmenter nos salaires et également de faire baisser la facture des usagers donc c'est aussi important pour nous et ce que je disais tout à
l
'heure ça reçoit notre bataille de tous les jours c'est systématique c'est toute l'année c'est le service public pour les usagers
alors
on l'a dit se mobiliser
dans
la rue c'est difficile
à
cause de la répression policière est-ce que toi tu constates que dans l'entreprise aussi c'est difficile de se mobiliser est-ce qu'être syndicaliste c'est plus dur qu'avant
alors
j'ai pas un comparatif énorme mais il y a des nouvelles choses qui ont été mises en place qui nous empêchent de militer correctement par rapport à avant la loi travail de Macron qui nous met en place les IRP où on perd la plupart de nos prérogatives en tant que représentant du personnel c'est quelque chose qui a été très compliqué et on le subit encore aujourd'hui donc ouais c'est aussi compliqué dans la boîte et on a eu nous suite à la réforme la bataille contre la réforme des retraites les plus de 1000 syndicalistes qui ont été inquiétés qui se sont retrouvés dans des commissariats dans des tribunaux ou nous par exemple dans des conseils de discipline chez nous donc ouais ouais on l
'a
senti on a encore une camarade du syndicat de la Rochelle qui était convoquée qui était au commissariat il
y
a une semaine donc on voit que ça s'accentue un petit peu
les
copains
ouais vous
la sentez comment cette mobilisation du 18
est-ce que je le fais justement que par rapport je rebondis juste très rapidement mais je pense que le fait peut-être de savoir aussi du coup comme le 10 ça a été on va dire on en parlait des semaines avant etc pareil le 18 est-ce que le fait de savoir aussi qu'il va y avoir beaucoup de gens on va dire qui vont être derrière vous etc ça aide aussi à se dire bah là il y a plus de force à ce moment là parce qu'évidemment ce que tu viens de dire enfin voilà ça n'empêche toutes les pressions syndicales et ça dépend évidemment des endroits et tout ça mais aussi de se dire bah là il va y avoir plusieurs personnes qui vont se mobiliser dans différents secteurs etc et ça peut faire une force plus forte
et peut
-être esquiver entre guillemets un petit peu plus les pressions que quand on est tout seul isolé quoi
ah
bah c'est sûr que là le niveau de rapport de force il est pour nous et on travaille tous les jours à continuer à le faire grandir donc forcément ça crée une émulation et on a tendance des fois sur le départ des mobilisations à s'attendre un peu à regarder à côté et là on sent que c'est parti et j'aurais dit nous
ce
qui se passe nous dans nos branches depuis début sept ans et on a la chance dans notre nous dans notre syndicalisme de tous les jours à la CGT d'avoir une forte solidarité surtout dans la lutte donc ça va peser et je pense que ça va nous permettre d'avoir une belle journée le 18
et
puis il faut un peu de temps aussi pour aller chercher chaque collègue y compris ceux qui doutent parce qu'ils sont jeunes ils viennent d'arriver ou qu'ils sont vieux et que la retraite est pas loin et ben c'est un peu c'est ce que j'ai entendu je me suis retrouvé embarqué dans une AG de cheminots le 10 et eux ils n'étaient pas partis en grève dans cette gare là et ils racontaient à quel point bon pour le 18 ils construisaient en fait une grève ça se construit donc là en l'occurrence il y
a
encore quelques jours y compris vous autour de vous pour convaincre les gens autour de vous évidemment que là vous êtes à la fête de l'humain c'est bien on est entre gens qui s'intéressent à ces choses là qui se passionnent pour ces choses là qui envoient l'enjeu mais autour de vous je pense que la haine de Macron ça marche bien
et
au delà de la réforme des retraites de la taxe Zuckman ou machin parce que c'est vrai que là on est sur des objectifs
un
peu lointains on veut changer de modèle en gros c'est pas juste la réforme des retraites y'a pas un mot d'ordre qui est si clair que ça surtout parce qu'on a changé de premier ministre etc on veut changer de monde en fait et c'est difficile parce que derrière y'a les questions de logement de coût de la vie de machin c'est dur de trouver le truc comment on c'est quoi le truc qui convainc et là je parle à l'un comme à l'autre c'est quoi c'est en finir avec Macron comment tu prends la chose pour l'expliquer à quelqu'un qui est peut-être moins dedans t'accélérer oui c'est un mot d'ordre
oui
c'est même un début après on peut aller plus loin encore on peut je t'en prie on peut reprendre les moyens de production enfin c'est
je
pense
et
toi t'as été approché par ceux de révolution permanente je les ai connus depuis seulement une semaine
et
oui et ben ils ont fait du bon boulot
comment ça se passe d
'ailleurs c'est une vidéo aussi je
suis d'accord comment ça se passe parce que toi encore une fois c'est intéressant Baptiste on voulait te recevoir sur ce plateau parce que tu es un primo mobilisé c'est ta première mobilisation c'est la première fois tu fais partie donc tu es approché par un groupe qui s'appelle révolution permanente à Lille comment ça se passe avec eux c'est des discussions c'est des boucles whatsapp tu les revois souvent
non
pour l'instant j'ai pas vraiment officiellement rejoint c'est juste que j'ai des contacts et on discute c'est tout et après ça va se faire précisément au fil du temps et j'essaie juste un peu plus de m'éduquer et
faire
en sorte de ne pas me laisser faire par ce système
et
c
'est une question qui s'adresse aussi à tous les deux on le sait il y
a
ce qui se joue dans la rue mais il
y a
aussi ce qui se joue dans les institutions qu'est-ce que vous attendez aujourd'hui des partis de gauche et est-ce que vous les trouvez à la hauteur de la situation et si vous avez un message pour eux ils vous écoutent peut-être
alors nous pour ce qui nous concerne il y en a au moins un avec qui on travaille régulièrement et je parlais de la proposition de loi par exemple qui est portée par Fabien Gué
de parti
communiste du coup
oui
tout à fait mais c'est une question qui revient souvent et c'est ce qui nous permet aussi des fois d'expliquer la mobilisation aux collègues qui ne
veulent
pas se mobiliser et qui ne comprennent pas tout à fait que la CGT puisse sa place mobilisée sur un sujet de société si on n'a pas nous cet outil là de transcription dans la loi de certaines victoires qui peuvent être gagnées dans les entreprises
on
ne pourra pas passer à cette fameuse étape la deuxième de transformer la société et c'est un des petits créneaux qui peuvent nous aider à aller à la rencontre des collègues et leur expliquer qu'en fait il y
a
les deux parties les deux champs et qu'on ne
peut
pas en faire qu'un seul si on veut que ça fonctionne
Et
toi Baptiste
?
Pardon j'ai oublié la
question
Ton rapport avec les partis politiques de gauche Qu
'est-ce que t'attends
encore des politiques ? Est-ce que t'attends quelque chose ou pas du tout aussi ?
Je suis encore en hésitation pour les partis politiques je ne sais pas du tout sur quoi me positionner en tout cas moi j'essaie de militer sur le terrain
pour
l'instant et après on verra parce que le vote présidentiel c'est juste une partie du jeu politique donc non pour l'instant pas spécialement d'opinion
Est-ce que t'avais voté aux dernières législatives
?
Ouais Ouais ouais j'avais voté LFI dans ma commune je crois qu
'il
n
'y
avait pas tellement d'autres choix non plus Ça s
'appelle
l'union de la gauche Ouais
ouais
À gauche il n'y
en
avait qu'un normalement Oui
oui C
'était le bon vieux temps C'est
vrai qu'il y avait
ça On ne sera peut-être pas comme ça la prochaine fois
On
verra
Tu
voulais demander un truc Emilio
?
Non non parce que tu disais que tu n'es pas forcément t'engager dans les parties mais est-ce que tu les trouves à la hauteur
?
À la hauteur en tout cas les parties de gauche c'est sûr que bon l'EPS
c'est
même pas même pas en discussion mais LFI c'est à voir franchement c'est dur à dire avant qu'il soit élu à quoi s'attendre
Ça va venir ? Pourquoi
pas je sais pas
Et
qu'est-ce que vous avez pensé du traitement médiatique de la journée du 10 septembre ?
Est
-ce que vous avez regardé un petit peu les JT ?
Est
-ce que vous avez regardé un peu les chaînes d'info en continu ? Qu'est
-ce
que vous en avez pensé
?
Alors regarder non pas trop puisque je le disais on était déjà sur le montage de la fête mais
des
premières images déjà on voyait autant voire plus de forces de l'ordre que de manifestants donc ça donnait un peu aussi une idée de la trouille qu'ils pouvaient avoir là-haut parce que sinon on met pas autant de toutes ces forces pour sécuriser
les manifs
et après j'en ai pas vu beaucoup plus sur le traitement médiatique j'en ai lu suffisamment un peu trop habitué voilà tout dépend quel média on décide de suivre et quelle ligne Et
puis toi t'avais déjà le meilleur média et
le
meilleur traitement médiatique ici donc
est
-ce que vous pensez que le
traitement médiatique je pose la question au chroniqueur est
-ce
que vous pensez que le traitement médiatique du 18 sera différent de celui du 10 parce que c'est une mobilisation à l'origine des syndicats
oui
je pense que ça compte ils aiment bien jouer Macron il le dit régulièrement notamment au moment des gilets jaunes et après la réforme des retraites il dit non mais les manifestations organisées par les syndicats elles se tiennent toujours bien ils savent organiser on a un interlocuteur donc ils peuvent essayer de mettre en concurrence en fait les mobilisations aussi pour faire peur pour diaboliser ceux qui se mobilisent avec le mot d'ordre pour circonstruire ça à des manifestations syndicales et éviter en fait une forme de convergence des luttes entre des gens qui sont déjà habitués au combat et à manifester et à faire grève et d'autres peut-être qui sont des primo-manifestants donc en fait c'est ça le danger c'est qu'eux de toute façon ils ont intérêt à enfoncer un coin dans les mobilisations pour de toute façon que les convergences ne se fassent pas donc ils ont intérêt à traiter un petit peu mieux en réalité la mobilisation du 18 et c'est là où en fait il va falloir faire bloc aussi ensemble pour éviter et contrer ce récit parce que c'est un récit qui est puissant qui est relayé on ne
va
pas le répéter par tous les milliardaires et les médias qui le possèdent etc mais ça fait partie du sujet
Toi Bétis il y
a
des journalistes qui sont venus à votre assemblée générale c'est ça ? Est-ce que de France Inter si je ne dis pas
de Bétis ? C'est France
Inter et France Télévisions Et
comment est-ce que ça s'est passé derrière quand tu as vu le reportage est-ce que tu as trouvé ça juste ? Comment tu as évalué ça
?
Ils ont juste gardé quelques passages après ils n
'ont
pas été autorisés à rester dans l'AG
ils
ont juste intervouvé des gens qui voulaient bien intervouvé ils nous ont quand même filmé en fond
on
voit ma tête mais sinon à part ça
ils
ont passé juste 2-3 extraits ça a duré 20 secondes
après
ils sont passés à autre chose Qu
'est-ce qui vous donne de l'espoir pour l'avenir
?
Ces manifestations-là
Ouais
Déjà le fait que ce soit qu'il y ait beaucoup de grèves de blocages c'est ça qui fera plier je pense le pouvoir parce qu'avec les manifs des retraites on a vu que ça n'a pas trop bien marché même si ça m'a politisé moi enfin en plus voilà
mais
oui il y
a
plus d'intensification des mouvements ça donne de l'espoir
Thomas ?
Je dirais que j'ai l'impression qu'il y a de plus en plus de prise de conscience surtout dans la jeunesse on le voyait un peu moins nous nous avant et moi j'ai la chance d'être sur la fête de l'Huma avec tous les collectifs jeunes de notre fédération et on se sent bien alors ça fait quelques temps maintenant mais je pense que c'est un signal qui est hyper positif prise de conscience des enjeux et aussi plus de conscience politique
que
ce qu'on a pu connaître il
y a
quelques temps
C
'est vrai que la sociologie du mouvement du 10 septembre a aussi été analysée comme un mouvement particulièrement jeune et beaucoup d'étudiants il y
avait
des lycéens mobilisés c'est quelque chose qui est assez intéressant qu'on n'avait pas forcément retrouvé dans le mouvement des gilets jaunes après j'arrête de les comparer je vous promets Oui parce que c'est l'écueil dans lequel sont tombés beaucoup de commentateurs à
ce
moment là notamment dans les grands médias c'est à se raccrocher à est-ce que c'est et d'ailleurs il y a beaucoup plus de parallèles qui ont été faits avec les gilets jaunes que avec ce que ça a fini par ce à quoi ça a fini par ressembler à savoir le mouvement des retraites ou même nuit debout au moment de la loi travail scélérate de Hollande etc avec une sociologie en effet alors ça ne
veut
pas dire qu
'il
n
'y
avait personne notamment dans l'ouest de la France dans les villes moyennes etc il y avait du monde mais comme dans la réforme des retraites comme au moment de la réforme des retraites donc en effet ils ont beaucoup focalisé et je l
'ai
vu dans les JT parce que je ne
vous
cacherai pas quand on a regardé avec attention pour Rhinocéros comment les gens racontaient ça notamment Léa Salamé et quelques autres
et
on voyait un focus sur en fait ça les arrangeait bien le moment où c'était un message confus sur les réseaux le bloquons tout le ne payez pas par carte bleue et c'est ça qu'ils sont allés vérifier est-ce que le pays a vraiment été bloqué alors qu'ils avaient dit qu'ils bloquaient tout et qu'on n'allait pas payer ben non les gens ils ont quand même fait leur course ben oui évidemment oui les gens ils ont allé faire oui s'il y
a
besoin ils ont allé faire c'était pas ça c'était déjà devenu autre chose et ça faisait un bout de temps que c'était devenu autre chose et vous avez fait semblant de croire que c'était encore un truc bizarre avec Francis Lalanne ou Eric Cantona qui dit qu'il faut pas et qu'il faut retirer l'argent des banques non c'était plus ça depuis longtemps
t
'as eu une imitation de Cantona au-delà-là
non je suis pas fouteux malheureusement mais non c'était plus et ils ont continué à faire comme si c'était un truc bizarre ah le truc bizarre a échoué non c'est devenu un truc qui a beaucoup plus à voir avec Nuit Debout et avec le mouvement des retraites on arrive à la fin de notre échange Baptiste où est-ce qu'on peut te retrouver sur la fête de l'UMA je crois que tu se tiens un stand
à la fête de l'UMA oui je tiens un stand à Nanterre je suis bénévole à la Nanterre à
la
Nanterre
allez
retrouver Baptiste merci beaucoup Baptiste et Thomas d'être venus bon courage pour la lutte
merci
bravo bon courage
merci
beaucoup et surtout on se retrouve le 18 septembre dans la rue évidemment Baptiste et Thomas on va désormais accueillir notre invité politique Alexis Corbière député de la 7ème circonscription de Seine-Saint-Denis ancien membre des Insoumis
et
fondateur de l'association pour la République écologique et sociale après bonsoir Alexis Corbière
bonsoir Alexis Corbière
alors juste d'entrée on va se mettre d'accord
sur
le fait parce que j'ai écouté beaucoup de débats depuis le début de la fête de l'humanité évidemment on est là pour échanger pour discuter on n
'est
pas d'accord avec tout mais par contre on se respecte on n'est absolument pas comme les fascistes évidemment donc on ne se censure pas et évidemment les uns les autres
on
s'écoute et quand on est d'accord on crie c'est très bien
voilà
mais je vous propose que le débat se déroule de la meilleure des manières possible donc bonsoir Alexis Corbière
bonsoir ça va
ça
va et vous comment ça va
impeccable impeccable
très
bien vous avez circulé un petit peu dans les années de
la fête
c'est une énorme fête je sais que les communistes ils disent tout le
temps
que la fête de l'humanité il
y avait
plus de monde que l'année dernière mais je crois que c'est vraiment exa cette année
il
y
a
énormément de monde partout et comme un couillon je me suis fait une entorse il
y
a 10 jours et la fête de l'humanité quand on a une entorse c'est douloureux parce que les chemins sont
caoutés
mais c'est super j'espère que tout le monde passe une belle fête
alors Alexis Corbière on va tout de suite vous questionner mais on ne
va
pas y passer trop trop de temps parce qu'on en a déjà parlé avant longuement dans l'émission l'arrivée de Sébastien Lecornu à Matignon comment est-ce que vous en quelques mots vous jugez son arrivée il parle de rupture et pas uniquement sur la forme qu'est-ce que ça dit de la stratégie de Macron cette nomination
?
le mot a été dit par plein d'autres il y a un côté provocation moi j'avais dit il était ministre de la défense il reste désormais premier ministre de la défense mais du macronisme il est là pour ça dans un moment il faut comprendre la séquence dans sa globalité il y a eu 33 millions d'électeurs qui sont venus à l'occasion des élections législatives il faut remonter 40 ans en arrière 1986 pour avoir une élection législative où il y a une telle participation donc il
y a
un haut niveau de participation et donc d'une certaine représentativité on nous dit souvent personne n'a vraiment gagné on peut en discuter mais il y a une force qui a réellement perdu c'est Emmanuel Macron il tombe à 6 millions d'électeurs indiscutablement ils ont pris une reince à ces élections et ils venaient de la prendre deux mois avant ou un mois avant à l'occasion des élections européennes et depuis il
y
a un entêtement de la part d'Emmanuel Macron qui ne le fait pas seulement par caractère même si le personnage a l'air d'être assez entêté il défend une politique et il veut la défendre coûte que coûte alors on a eu Barnier on a Bérou et la singularité c'est que le cornu c'est la continuité de ça alors je vous annonce il va y avoir une différence de style c'est un gros malin il va vouloir dire qu'il discute qu'il faut changer qu'il est à l'écoute mais bon globalement il va de soi qu'il est là pour que le macronisme continue alors que le macronisme est défait
alors
comment je le prends moi je me suis bagarré vous m'avez invité moi je suis un unitaire aujourd'hui la force que nous avons réalisé et je m'adresse aux plus jeunes qui sont dans la salle qui est un exploit politique la capacité qu'on avait déjà fait à la NUPES en 2022 de refaire le nouveau fonds populaire en 2024 c'est à
dire
que toute la gauche dans sa globalité de Philippe Poutou jusqu'à qui vous voulez et même Hollande tout le monde s'est réuni pour faire des candidatures communes non mais c
'est
pas le meilleur exemple
pourquoi on a fait ça
parce
que nous sommes aussi en train de vivre un moment très particulier de l'histoire de notre pays pour la première fois depuis 1945 l'extrême droite peut l'emporter par les urnes c'est un moment particulier de l'histoire du pays c'est un moment particulier de l'histoire de la classe bourrière on ne peut pas par rapport à ça avoir une réponse stratégique qui est la même que ce qu'on a eu précédemment donc je suis favorable à ce qu'on maintienne ça et ce que je voulais te dire c'est qu'il va de soi que je pense que dans la mesure où cette coalition
cette
coalition magnifique du nouveau front populaire est arrivée en tête Emmanuel Macron aurait dû nommer l'un d'entre nous à Matignon pour que nous puissions mettre en place un gouvernement et je vais le dire clairement quand moi je dis l'un d'entre nous c'est quelle que soit la formation politique dont il fait partie il aurait choisi un PS un PC, un écolo ou un insoumis j'aurais applaudi l'un d'entre nous c'est tout le monde gouvernement nouveau front populaire pour essayer d'avancer
parce
que les notes ils attendent qu'on mette en place une politique conforme à leurs besoins augmenter les salaires abroger la réforme des retraites
etc. Monsieur Corbeard est-ce que en réalité je comprends que vous ne pouvez pas dire autre chose depuis 2024 mais est-ce qu'en réalité c'est pas un peu du théâtre tout ça est-ce que vous voulez vraiment gouverner aujourd'hui au vu de l'état 1 du rapport de force institutionnel et 2 l'état de la gauche il suffit de parler quelques minutes micro-éteint avec un responsable politique de tous ceux qui disent on veut le pouvoir pour qu
'ils
disent en réalité s'ils nous nomment on est dans la merde non non non
attends
deux choses premièrement ce qui est du théâtre
et
je le dis avec verve ici c'est de surjouer à l'heure actuelle des grands désaccords au sein du nouveau Front Populaire
j
'indique vraiment et croyez-moi en vérité jamais la gauche même le PS
n
'a été
entre le NPA et le
NPA oui
mais même on n'a jamais été aussi proches programmatiquement jamais été aussi proches programmatiquement donc je n'accepte pas quand l'extrême droite fait aujourd'hui quasiment on a vu plus de 10 millions de voix législatives quand Marine Le Pen est au second tour de
l
'élection présidentielle qu'on surjoue le fait qu'on ne peut plus désormais être unis ça c'est du théâtre et un théâtre pardon et sur la question de gouverner alors et la question de gouverner il va de soi que si nous avions été en responsabilité le gouvernement je pense n'aurait pas tenu longtemps
mais
on aurait pu selon moi pendant les quelques semaines ou les quelques mois on était en responsabilité montrer à des millions de gens comment quand le NFP est en responsabilité il ouvre un chemin qu'est-ce qu'on aurait fait selon moi d'entrer commencer par décret augmenter le SMIC d'entrer 1600 euros
d
'entrer par décret abroger la réforme des retraites
il
y aurait eu un rapport de force dans le pays mais qu'est-ce qu'on aurait fait et je le dis en respectant les organisations syndicales les autres se seraient mobilisés contre nous et on aurait appelé la mobilisation à dire mobilisez-vous pour défendre ce gouvernement qui va mettre en place cette politique je pense que ça aurait terminé par une dissolution mais on aurait créé les conditions non mais soyons clairs mais ce que je veux dire c'est qu'on est dans un moment où il n'existe aucune solution stable rien ne durera nous sommes devant quelque chose qui va se dénouer très fortement la question c'est comment nous arrivons à créer un rapport de force qui fait que la force électorale et sociale qu'on a constituée l'année dernière 9 millions de voix du NFP ne se disloquent pas et deuxièmement comment nous amenons à nous des millions d'autres personnes si on veut gagner la prochaine élection présidentielle et je pense que c'est le seul objectif acceptable à se fixer je dis bien non pas de faire un bon score non pas d'être en tête de la gauche mais l'emporter à l'occasion de la prochaine élection présidentielle parce que si ce n'est pas nous ça risque d'être l'extrême droite nous devons rassembler 17 à 18 millions de voix donc nous devons nous adresser à des millions de gens qui pour l'instant n'ont pas voté pour nous et nous ne pouvons le faire qu'en mettant en application quelque chose où les gens se disent avec eux ça va changer c'est pourquoi si on avait été en responsabilité même pendant quelques semaines ou quelques mois on aurait pu créer ce rapport de force où les gens se disaient il faut les aider parce qu'avec eux ça change vraiment ça aurait été un gouvernement de combat un gouvernement tremplin mais qui aurait permis qu'on ne soit pas dans la posture non non surtout pas ne faisons rien tout va se régler à la prochaine notamment élection présidentielle ce qui me semble un peu sec par rapport à la période Alexis
tu
dis toi même qu'aucune solution n'est stable notamment quand on regarde la tronche de l'Assemblée nationale est-ce que le NFP a les moyens
de gouverner ?
je
le répète on est aujourd'hui 192 on aurait pu sans aucun doute commencer en mettant en place selon moi des dossiers sur lesquels on est majoritaire sur la question de l'abrogation de la réforme des retraites même dans cette Assemblée on est majoritaire vous avez suivi ? avec le RN oui mais je le dis à ce micro avec le RN et alors j'ai un RN à foutre moi j'abrogerai la réforme des retraites avec le diable s'il le faut j'abrogerai cette réforme
on
ne peut pas non mais que les choses soient claires je ne vais pas dire que je n'abroge pas la réforme des retraites parce que c'est avec le RN ce dont on parle c'est de la vie de 33 millions de salariés donc oui on l'aurait fait et
sur
les autres sujets alors
?
pardon ? sur les autres sujets comment tu fais
une majorité ?
l'attaque Sucman grâce notamment à Clémentine Autain et Eva Sasse on l'a fait adopter dans cette Assemblée on aurait pu je ne vous vends pas des choses je ne raconte pas que ce gouvernement aurait été long j'essaie de l'expliquer mais on aurait pu sur certains points démontrer que c'est autour de nos propositions
qu
'on peut faire avancer pourquoi ? parce qu'en vérité on est majoritaire dans le pays sur ces questions là sur ces questions là on est majoritaire dans le pays 70% des gens veulent en finir avec la réforme des retraites regardez ce qui est intéressant d'un point de vue idéologique sur la question de la fiscalité taxe Sucman nous sommes ultra majoritaires de la même façon sur les salaires je ne
vais
pas faire trop long mais je répète je ne me la raconte pas le gouvernement qui aurait fait ça aurait été nécessairement un gouvernement de combat comprenant que nous allons vers des événements importants et aurait pu parce que si on n'avait pas fait ça et qu'on avait voulu faire un gouvernement à la papa
le
pire en essayant y compris d'avoir des ministres macronistes avec nous échec assuré et je n'aurai évidemment surtout pas soutenu cette solution
il
y
a
un élément important dans cette discussion et ce rapport de force et là je vais m'adresser à Alexis Corbière le prof c'est il y a eu front républicain mine de rien surprise aux dernières législatives on nous disait que c'était fini et mine de rien il s'est reconstitué il y a quelque chose qui a sédimenté quand même dans le corps social qui fait que ça s'est remanifesté alors même que parfois les chefferies n'y croyaient pas tellement mais ça s'est refait
et
aujourd'hui on nous dit d'ailleurs que ça ne se refera pas une fois de plus alors même qu'on nous disait que ça ne
se
ferait pas la dernière fois mais quand je dis on c'est justement les élites médiatiques plus ou moins trempées dans déjà la fascisation ambiante comment tu analyses le fait que ça s'est reformé la dernière fois qu'est-ce qui fait que ça se reforme et est-ce que tu penses que ça se reformera et pourquoi
qu
'est-ce qu'il
y a
de spécial dans ce pays qui fait que ça marche
encore je vais essayer de te répondre ce que je pense ce qui est encore un acquis dans un pays il y a des grandes hégémonies culturelles
parmi
les grandes hégémonies culturelles de ce pays c'est le fait que quand l'extrême droite était en responsabilité sur le gouvernement de Vichy ça a tué la république et donc il y a ça a été le cas pendant des années un refus de l'extrême droite qui était quelque chose de partagé on va dire du communisme au gaullisme
et
ça
ça
ça existe encore c'est en train de s'affaiblir je vous quand par exemple Jordan Bardella et Marion Maréchal Le Pen sont invités en Israël pour aller à Yad Vashem c'est quelque chose qui est terrible parce que ça produit l'affaiblissement de cet anticorps vous comprenez ? parce que la grande honte de l'extrême
droite aux
universités d'été du MEDEF
non
mais c'est encore pire le fait que quand certains travaillent à laver l'extrême droite de l'infamie de l'antisémitisme ça participe au fait que demain ça annonce l'union des droites parce que s'ils ne sont plus antisémites et de surcroît si en plus l'infamie d'antisémitisme est montrée du côté de la gauche et des insoumis c'est un bouleversement du champ idéologique on a compris la manœuvre
donc
ça c'est un danger très fort
très
fort
et
il faut le comprendre
mais
on était déjà dans cette pente là en 2024 oui mais voilà moi je pense qu'il faut comprendre ça et avoir l'habileté de ne pas tomber dans les pièges qu'on nous tend alors je pense encore là c'est mon analyse
qu
'il y a encore dans le pays le refus de l'extrême droite
mais
c'est de plus en plus fragile nous on doit pas on doit créer les conditions il
y
a la bagarre de premier tour mais qu'aussi au second tour si l'un d'entre nous était au second tour moi j'ai pas de honte à dire que il faudra aussi qu'il entraîne des gens qui votaient Macron j'en sais rien vous comprenez ce que je veux dire donc on doit on doit créer les conditions d'une bagarre sur des principes mais qui agrègent à lui toute une série de gens sur le fait
que l'extrême droite c'est ce qu'il y
a
de pire et concrètement ça veut dire quoi
ça
veut dire quoi agréger comment on permet une fois que le premier tour est passé de gagner le deuxième d'agréger les gens dont vous parlez
c'est un point commun avec les Mélenchonis c'est que vous comme eux vous êtes obsédés par les présidentielles et que tout doit se régler là non non c'est pas là t'es méchant
tu marques à qui
là
on parle d'un second tour de
je sais pas quoi
en cinquième république l'élection présidentielle et l'élection clé de voûte et rater l'élection présidentielle est quand même un problème mais à l'inverse il s'agit pas non plus de mettre faire rentrer toute l'idéologie mortifère de la cinquième république dans la gauche je me fais comprendre je veux dire c'est le débat au sein du parti communiste c'est difficile pour une force de ne pas avoir de candidat à l'inverse une force qui considère que toute sa stratégie n'est bâtie uniquement sur l'élection présidentielle ça pose aussi un problème parce que derrière l'élection présidentielle il
y
a aussi la personnalisation mais
sur la question comment convaincre les gens qui ne votaient pas là de s'embarquer avec la gauche de partir avec les fachos déjà sur une chose
fondamentale
qui était un acquis mais il faut que ça reste
les
libertés publiques c'est la gauche qui les défend
les
libertés publiques c'est la gauche qui les défend la démocratie c'est la gauche qui les défend nous ne sommes pas des démocrates parce que nous sommes des petits bourgeois nous pensons que la démocratie est quand même le cadre de régulation des désaccords et que toute forme de solution autoritaire même en nom des intérêts du prolétariat c'est pas bien donc la démocratie nous la défendons et je pense qu'on doit garder cette ligne de crête à tout moment et pour que y compris des gens qui ne sont peut-être pas d'accord avec le programme pensent que c'est nous si nous étions au second tour pour lequel il faut voter alors que l'extrême droite elle, c'est elle qui menace les libertés on peut commencer par là on peut aussi le prendre sur la question sociale je l'ai dit tout à l'heure je pense qu'au second tour si nous mobilisons des affects sur les questions sociales et populaires des tas de gens vont se dire
moi
je ne
suis
pas de gauche mais ils ont quand même raison de dire que faire travailler jusqu'à 64 ans qui produit le fait que l'abaissement du système des retraites ça ne va pas le fait de défendre l'hôpital public ça ne
va
pas je veux dire il y a ces affects à mobiliser ces affects populaires
qu
'il faut mobiliser qu'il faut incarner incarner
une
chose par exemple je suis en train de digresser mais un petit peu on a souvent des faits divers à la télévision quand il y
a
des crimes odieux et des morts odieux qui ont lieu mais savez-vous comme vous êtes à la fête de l'Imoire vous le savez que chaque jour il y a deux morts chaque jour de quoi ? d'accidents du travail
on
n'en parle jamais 750 travailleurs chaque jour chaque année pardon meurent nous on doit par exemple mobiliser sur cette affaire parce que derrière la mort du travail il y a quoi ? la suppression des CHSCT l'absence d'inspecteur du travail etc.
la
mort au travail est même rentrée l'année dernière ça m'a choqué par des jeunes de 15 ans qui sont morts sur des chantiers on a 38 gamins l'année dernière à l'occasion de stages notamment qui sont morts sur un lieu de travail saisissons-nous de cette affaire-là parce qu'elle concerne des millions de gens chaque année il y a 560 000 personnes un demi-million de gens qui sont blessés au travail dont 38 000 qui sont vraiment très abîmés parlons de cette question qui est une question sociale qui touche des millions de gens
elle
nous rassemble
au question du programme et par rapport à l'union etc. moi je voulais vous interroger aussi sur le but de l'après parce que vous dites que l'après je suis allée regarder etc. de ce qu'on comprend quand on n
'arrive
pas trop à savoir si c
'est
une association un parti ça dépend de lequel d'entre vous en parle est-ce que justement il va y avoir une candidature ou pas ça c'est toute une autre question mais effectivement sur la question du programme quel est finalement le but de l'après parce que vous venez de dire c'est l'union du NPA jusqu'à Hollande c'est des projets qui sont complètement différents donc comment on fait
?
on y est arrivé
je
ne
suis
pas en train de rêver
je
ne
suis
pas en train de planer j'évoque seulement qu'il y a un an on y est arrivé alors on peut me dire il y avait des arrières pensées sans concession sur le programme ? mais des arrières pensées il y en aura toujours dans la vie n'empêche
qu'on y est arrivé c
'est
un programme défensif aussi Alexis Corbière pardon ? c'est un programme défensif au moment où vous savez très bien où est conclu personne ne pense réellement que la gauche peut gagner les
camarades
écoutez-moi en 1936 le programme du Front Populaire il n'y avait même pas les congés payés dans le programme
d
'accord ? il y a eu une victoire électorale et c'est la mobilisation sociale qui l'a imposée et cher
ami
même un programme des Français on
ne peut
pas demander plus justement ? pardon ? on ne peut pas demander plus justement ? peut-être mais on peut discuter mais il ne
faut
pas détruire ça au nom qu'il faut demander plus non mais tu dis non mais attends cette affaire est sérieuse
je
vous le répète les amis moi j'ai changé de stratégie
notamment
quand j'ai constaté
que
ça faisait deux fois de suite que la candidate d'extra-droite est au second tour je n'ai pas toujours été un unitaire j'ai notamment souvent défendu le fait que nous devions nous tenir à distance de la gauche traditionnelle en particulier
quand
c'était Hollande qui était la responsabilité ça c'était la stratégie ça c
'est
à prendre en compte oui mais moi je pense quand on est un révolutionnaire la stratégie ce n
'est
pas un catéchisme qu'on répète tout le temps pareil la stratégie s'adapte à la période la période est caractérisée par la menace de la victoire de l'extrême droite qui elle progresse et de la porosité entre la droite et l'extrême droite
mais du coup
si on croit à ça on n'a pas la même stratégie qu'éventuellement en 2016 ou 2017 on a une stratégie qui correspond au moment politique dans lequel
on est tu dis on depuis tout à l'heure tu dis on depuis tout à l'heure mais quand tu dis on a réussi à le faire c'était l'année dernière est-ce que c'est encore faisable cette année le NFP quand j'entends y compris ici à la fête le parti socialiste et les insoumis parler de l'un et de l'autre ça me paraît extrêmement
difficile
alors la question à quoi sert l'après l'après au point de départ moi je n
'ai
pas voulu créer l'après
d
'accord j'ai voulu mener un débat au sein de la formation dans laquelle
j'étais vous en faites
partie non non j'en ai été exclu tu permets je ne
suis
pas parti ce n
'est
pas exactement la même chose je dis vous en faites partie vous êtes dans l'après oui depuis j'ai formé un groupe mais
qui
vaut ce qui vaut moi je ne
suis
pas un constructeur de petites boutiques ce n
'est
pas intéressant mais qui essaie d'agréger
mais qu'est-ce
que c'est justement
mais
d'abord moi de produit programmatique chacun peut aller sur notre site voir ce qu'on raconte mais
est-ce que c'est un
parti politique oui c'est un parti politique oui
mais du coup quel est le sens de réclamer l'union quand on crée soi-même un parti comment est-ce que comment est-ce que les gens peuvent s'y retrouver
non
mais
mais
c'est la bonne question non mais Alexis Cambier attendez laissez-moi juste finir ma phrase comment est-ce que dans cette période où il y a effectivement beaucoup besoin d'union comment est-ce que quand on part d'un parti où on dit et franchement de manière très personnelle je comprends tout à fait la critique d'un parti qui dit il faut une nouvelle constitution mais en même temps il y
a
un homme omnipotent qui décide de tout je la comprends
totalement
la critique mais en même temps quelqu'un qui du coup va créer une autre petit parti à côté avec deux trois autres personnalités extrêmement reconnues mais où il n
'y
a pas une base militante
très solide
comment est-ce que votre message sur l'union peut être audible
parce que parce que vous me tachinez mais il doit lui faire une étape je ne suis pas allé créer une petite boutique
tout
ça naît de quelque chose que je regrette
d
'une exclusion de la formation dont je faisais partie alors de deux choses l'une soit j'arrête de militer s'il vous plaît s'il vous plaît s'il
vous
plaît s'il
y
a des camarades qui m'écoutent honnêtement des brevets en méanchionnisme en insoumission j'en ai 50 à la maison je
n'ai rien à prouver d
'accord mon parti c'était la France insoumise je l'ai fondé le sigle le fig vous avez sur les drapeaux c'est moi qui l'ai inventé donc
c
'est ma maison et ma famille politique mais
en
raison de circonstances je ne
vais
pas y revenir
je
n'ai été exclu pour autant
moi
j'étais enfant de coeur quand j'étais petit je pratique le pardon des offenses je ne
vais
pas passer mon temps à polémiquer avec des camarades je continue à penser que c
'est
la stratégie de l'union qui doit perdurer alors j'ai fait un petit groupe avec d'autres pour continuer à porter sa stratégie de l'union on a fait à Bagneux le 2 juillet autour de Lucie Casté la volonté de continuer à ce que nous préparions les échéances électorales qui sont devant nous ensemble
ces
fronts populaires 2027 quelle est l'idée l'idée qu'on continue à discuter et bien sûr qu'il
y a
des différences pour faire en sorte que s'il y a des échéances électorales qui viennent notamment à l'élection présidentielle que nous présentions un candidat commun et unique dès le premier tour des élections présidentielles parce que ça nous semble être la meilleure façon de s'assurer qu'on est un camarade quel qu'il soit on en discute qu'il soit au second tour de l'élection
présidentielle j'en suis là la question c'est aussi sur quel programme parce que vous agitez le livret du nouveau Front populaire c'est celui qui a réuni plus de 9 millions de voix en 2024 mais avec un parti aussi la France insoumise qui refuse de rejoindre la dynamique unitaire que vous êtes donc aujourd'hui vous êtes dans des négociations programmatiques parce qu'il n
'y a
pas que la candidature unique à travers une potentielle primaire il y
a
aussi la question du programme et des discussions sur qu'est-ce que vous porterez ensemble plus tard aujourd'hui le plus gros morceau le plus gros parti de cette coalition c'est le parti socialiste est
-ce
que vous craignez pas qu'il tire quand même ce programme beaucoup plus sur le réformisme que sur la radicalité mais
c'est tout à fait vrai c'est pourquoi j'ai envie de dire les insoumis venez pour que la discussion soit en quelque sorte équilibrée si vous voulez moi je ne veux pas que le paysage de la prochaine élection présidentielle soit au premier tour l'affrontement entre Glucksmann et Mélenchon si c
'est
ça on va perdre il nous faut tu comprends ce que je veux dire ça
va
être
l'affrontement entre Mélenchon Glucksmann et les unionistes au milieu si c
'est
ça c'est un échec mais ça risque on va vers
ça alors
moi je voudrais rebondir sur
ce
qu'a dit Emilio
et sur ce que tu as dit tout à l'heure en politique il n'y
a
rien qui n'est jamais écrit d'avance non bien sûr on a tous vécu dans la salle les élections européennes elle était terrible certains se traitaient de génocidaires d'autres d'antisémites et tout le monde s'est dit c'est fini il n
'y
aura plus d'union et vous avez vu quand Macron a dissous devant la menace d'extrême droite nous avons refait l'union toute l'histoire de la gauche chaque fois c'est selon les circonstances qu'on fait l'union c'est pas une histoire d'amour on peut détester machin on s'en fout c'est les circonstances nous sommes face à notre ennemi mortel l'extrême droite peut prendre le pouvoir putain c'est pas rien c'est pas rien donc
je considère que dans
ce moment là on a sans doute des désaccords avec les socialistes avec les écologistes avec les insoumis mais il n
'y
a rien qui doit nous empêcher de briser ce front d'unité vous savez le rêve de Macron c'est quoi
qu
'est-ce que c'est qui va l'amener peut-être à dissoudre ou pas c'est si nous sommes divisés voilà donc j'ai envie de dire aujourd'hui comme en 68 c'était pas exactement pareil division piège à con division piège à con tous ceux qui vous disent plus jamais je voterai socialiste plus jamais je voterai insoumis sont des irresponsables dans la période mais du coup alors voilà il faut discuter et oui la politique comme on dit c'est des rapports de force mais c'est la stratégie qui doit nous guider c
'est très grave genre l'extrême droite tu me mets l'extrême droite je vote pour Michel-Edouard Leclerc ou Mathieu Pigasse en face en fait je vote pour ce qu'il y
aura
en face c'est à dire qu'on est tous d'accord là-dessus à
gauche en effet
j'ai même envie de dire c'est le plus petit dénominateur commun pourquoi
tu racontes ça pourquoi
tu racontes ça pour dire
que non je t'ai pas dit attends non non tu as raison je corrige une chose moi je suis pas en train de dire l'unité à tout prix même sur un thème repose ce programme il est dans haut niveau d'exigence il est non mais Michel-Edouard Leclerc certains ils en veulent plus de ce programme Alexis mais c'est la lutte l'union est un combat c'est un communiste qui a dit ça dans les années 70 et il avait raison l'union est un combat ça a toujours été un combat en 1936 entre 34 et 36 il y
a
eu une bataille avant 1934 les communistes et les socialistes se tapaient dessus à coups
de
barre de fer et l'union a eu lieu les années 70 faire l'union avec le PS et avec Mitterrand qui avait été ministre de l'intérieur durant la guerre d'Algérie c'était pas simple pour les communistes et pourtant l'union a eu lieu le programme commun et ça
a permis
la victoire de 81 c'est toujours une bataille
découpez pas l'eau chaude les amis si demain vous perdez le rapport de force dans ces négociations et que c'est le parti socialiste qui arrive à tirer vers lui ce programme vous continuez à en être
mais
je me bats pour que le
scénario défaitiste que tu présentes n'ait pas lieu je suis dans ce moment là et j'aimerais qu'il y
a
des camarades qui m'entendent et qui sont vous comprenez les différentes sensibilités politiques nous devons discuter
comment
nous réunir sur quel programme moi je veux pas l'esprit zappeur c'est une base politique comment on arrive à trouver un candidat ou une candidate commune nous souffrons d'un mal c'est le piège du présidentialisme le poison du présidentialisme le poison du bonapartisme l'idée qu'une formation politique viendrait en disant c'est mon candidat parce qu'il est le meilleur quoi qu'il arrive voilà et quand je dis ça par exemple je vise Glucksmann le mec il débarque et lui il veut être candidat quoi qu'il arrive bon ça n'a pas de sens et j'en connais d'autres aussi qui ont de meilleurs atouts d'ailleurs que Glucksmann qui disent c'est nécessairement moi le candidat je dis qu'en fonction de la situation politique tout ça doit être débattu mais Alexis Corbière si nous sommes divisés l'enjeu c'est pas de savoir qui c
'est
qui aura la plus belle tombe du cimetière de la gauche l'enjeu c'est de gagner
Alexis Corbière
dans les médias et vous l'avez dit tout à l'heure les macronistes et puis peut-être les socialistes aussi appuient beaucoup sur l'anti-mélenchonisme vraiment c'est c'est vraiment quelque chose qu'ils font monter comment est-ce que vous avec l'après vous vous situez sur ce sujet alors même que vous avez créé le mouvement en réaction au comportement de Jean-Luc Mélenchon
non
mais ça fait trois fois que tu me présentes des choses comme ça
non
je n
'ai
pas créé un mouvement en réaction je cherchais à mener une bataille stratégique au sein de la formation j'ai perdu cette bataille et comme je suis un militant je continue à agir et j'ai fabriqué un outil pour continuer à agir
oui mais ce que je veux dire c'est que l'anti-mélenchonisme pour mettre deux extrêmes dos
à dos
c'est là c'est là-dessus que je voulais vous faire réagir
oui oui mais je on est mieux reçu dans les médias déjà non mais je ne peux pas dire d'autre je ne peux pas dire autre chose que je suis pour l'unité de LFI jusqu'au PS voilà je ne suis pas d'accord quand le parti socialiste dit
quand
le parti socialiste dit sans LFI je ne suis pas d'accord et je ne suis pas d'accord non plus quand je ne comprends pas pourquoi Jean-Luc est passé au journal de France 2 il y a quelques jours pour dire avant que le cornu soit nommé surtout ne nommez pas un socialiste à Matignon non je ne suis pas d'accord ça ne rime à rien tout ça ça ne rime à rien unité voilà voilà ce que j'ai à dire ben oui mais camarades
ce
qu
'il
y a de bien à la fête de l'humain c'est qu'on peut discuter je comprends que ce que je vous dis vous semble être un chemin difficile voire pas crédible mais j'ai la conviction profonde et on verra mais
que
nous sommes dans un moment je vous assure toutes les digues qui ont structuré la vie politique depuis 1945 ont rompu Retailleau chef de la droite c'est un signe politique très fort que l'union des droites va avoir lieu et vous savez bien que ce qu'on appelle l'union des droites c'est l'alliance électorale entre l'extrême droite et la droite ils sont en dynamique ils ont des outils extrêmement importants
puissants des chaînes de télévision le PS serait
adapté au macronisme aussi pardon ? le PS aurait pu s'adapter au macronisme aussi à conduire les mêmes politiques etc mais bien sûr mais qu'est-ce que
en
fait il
y
a une vraie vraie crainte de la social-démocratie c
'est quand même mais on est d'accord mais vous voulez qu'on fasse l'histoire des trahisions du PS il n'y
a
pas de problème il y en a plein pas de problème en 1936 Léon Blum il n'a pas donné des armes à l'Espagne dans les années 60 Bitterrand est celui qui a fait guillotiner Fernand Hiveton militant communiste tu veux que dans les années 80 bon une fois qu'on a dit ça et ce qui est vrai une fois qu'on a dit ça on t'entend pas on t'entend pas et on peut aussi discuter de la manière dont le mouvement communiste à travers l'histoire et notamment l'Union soviétique a dégénéré dans quelque chose qui est le contraire même de notre idéal donc tout ça on peut en discuter mais en 2025 malgré tout les gens qui votent PS sont des gens de gauche les gens qui votent oui oui oui que vous le vouliez ou non même si s'il vous plaît laissez le terminer une phrase et surtout je le répète
vous
allez me trouver très défenseur d'Olivier Faure mais aujourd'hui je vous assure que le parti socialiste par rapport au parti que j'ai connu dans les années 90 qui était ultra pro européen etc est plus à gauche que ce qu'il était il y a quelque temps je vous assure oui oui oui c'est la vérité c'est la vérité même si c'est quelque part l'aile droite du NFP le parti socialiste mais c'est une composante de ce que nous avons à rassembler c'est toute notre histoire est là camarade le problème n'est pas de cultiver la radicalité le problème n'est pas de créer une avant-garde le problème et que nous avons à régler c'est de créer une grande majorité populaire écologique et sociale qui l'emporte c'est ça l'enjeu c'est pas d'être le chef de l'extrême gauche c'est pas de se dire qu'on est les plus radicaux c'est comment on sauve ce pays ce grand pays qui peut basculer dans l'extrême droite tout le reste pardon de le dire vulgairement c'est du gauchisme du gauchisme et moi je suis pas d'accord oui ce que j'appelle gauchiste c'est l'incapacité à comprendre les rapports de force les camarades qui sont syndicalistes le savent dans une boîte quand on mène une lutte on en est on remporte une victoire et il
y a
un moment où il faut savoir apprécier les rapports de force et quand on engrange des victoires c'est utile pour la lutte et il y a parfois des copains plus radicaux qui veulent toujours continuer même quand ils sont isolés et nous quand on dirige la lutte on doit créer des conditions qu'on avance tous ensemble c'est une vieille histoire c'est même l'histoire de la révolution française l'aile la pure les enragés bon mais nous on doit faire avancer tout le monde je vous assure si on ne fait pas ça on va dans le mur toute l'histoire de mouvement ouvrier du XXe siècle nous l'apprend toute l'histoire relisez relisez les années 30 en Allemagne les nazis progressaient et les socialistes et les communistes se tapaient dessus à coups de barre de fer se traitaient de social trade se traitaient bon et les nazis ont brisé la résistance ouvrière d'un des pays où elle était le plus puissant donc ne rions pas avec ça c'est sérieux c'est
sérieux vraiment question d'autant plus sérieuse parce que je sais qu'on pense ça très au sérieux la question médiatique et la question de si la gauche arrivait au pouvoir elle aurait en face d'elle un mur elle aurait en face d'elle un feu nourri un feu roulant dans les grands médias etc ça plus en plus une question qui s'est posée aussi en 81 qui s'est bien réglée mais est-ce que la police va obéir et comment on réforme
les
médias d'extrême droite la police alors même qu
'on
se retrouve au pouvoir comment ça nous fragilise pas directement et comment on prend la question
pas
par décret les décrets là ça suffit pas comment on prend la question comment on prend l'opinion comment on la prend politiquement est-ce qu'on est-ce qu'on suscite je sais pas des assemblées citoyennes
tu
vois ce que je veux dire ça va être ça va être
coton
ah mais ça va être coton je voulais que les choses soient claires nous sommes dans un moment où il n'existe aucune solution stable aucune
tous
les copains qui veulent participer à une solution de bricolage et de stabilité là je vais m'adresser aux socialistes ne composons pas dans la période ça ne marchera pas toute solution nécessairement se place dans un moment de dynamique politique
et
tu as pointé ce que je crois être une des clés nous avons besoin d'avoir une société mobilisée pour avancer ce que j'appelle une société mobilisée c'est une société qui par moment est mobilisée par pourquoi pas des assemblées populaires dans toutes les villes qui manifestent pour créer un rapport de force sociale pour appuyer un éventuel
gouvernement
NFP tu veux dire que l'extrême droite a plus progressé dans les médias et dans la police que ses idées n'ont progressé dans la population donc il faut jouer la population contre
l
'extrême droite a progressé dans la société mais je continue à penser il y a aujourd'hui 49 millions d'électeurs il y en a 33 millions qui se sont mobilisés lors des dernières législatives et l'extrême droite a rassemblé on va dire si j'ajoute Zemmour 11 millions d'électeurs donc il y a encore une majorité si je puis dire qui ne vote pas pour elle mais on voit bien qu'elle est en dynamique mais nous avons c'est ce que je disais tout à l'heure
il
y a
les
9 millions qui sont déjà cette puissance mais on doit convaincre au-delà
moi
par exemple je regrette que le NFP je parle beaucoup de ça mais depuis un an n'ait pas fabriqué des affiches pour populariser des parties de notre programme ce que nous disons là-dedans sur l'école l'hôpital etc on n'a pas fait ce travail on aurait dû regarder dans les circonscriptions où l'extrême droite est très haute et dire là on va travailler dans ces endroits on va créer des réunions des mobilisations sur nos réponses pourquoi elle ne
l'a
pas fait ? elle ne
l
'a pas fait parce que rapidement les logiques d'appareil sont revenues et que je pense que beaucoup de camarades ont considéré que l'existence du NFP qui est obligée en quelque sorte qu'on discute ne plaisait pas à certains qui voulaient reprendre le contrôle du fait que leur appareil était la seule boussole pour la période qui vient voilà et la responsabilité est très partagée là-dessus il n
'y a
pas qu
'une
seule force politique tu parles de rapport de force sociale quel est le regard que tu portes sur la mobilisation du 10 septembre est-ce que pour toi c'est un début est-ce que c'est un
succès comment tu vois les choses ? moi je vais vous dire un truc
et
je vais me faire huer je pensais que le 10 septembre allait être un échec vraiment
parce
que les copains qui étaient là-dedans me disaient c'était vraiment dans les réseaux il n'y avait pas de parcours et tout donc je trouve qu'il y a eu le 10 septembre quelque chose qui a été très intéressant et très significatif très significatif 250 000 personnes qui manifestent dans toute la France uniquement à l'appel de réseaux de trucs c'est significatif et ça montre une disponibilité pour l'action donc je trouve que cette journée que je craignais je pensais que le Retailleau allait multiplier les provocations qu'on allait avoir des images de casse de violence de bagnole qui crame un truc qui démoralise complètement c'est pas ça qui a eu lieu et je trouve que le 10 septembre est utile et a montré une grande disponibilité mais le 10 septembre doit venir enrichir la grande journée du 18 septembre et donc on doit trouver les directions syndicales doivent comprendre qu'aujourd'hui
il
y a des secteurs qui ne se mobilisent plus à l'appel des directions syndicales et de la même façon les copains qui étaient très présents sur les réseaux doivent comprendre qu'on a besoin du mouvement ouvrier organisé des syndicats pour être puissant donc tout doit se compléter c'est une manière de te répondre le 10 septembre c'est bien mais il faut être plus fort et on ne pourra pas être plus fort sans aussi l'unité du mouvement syndical donc tous présents le 18 septembre on continue parce que dans beaucoup de boîtes se mettre en grève il faut que le syndicat donc ça monte ça monte ça monte et là aussi comprenons les rythmes de la mobilisation comprenons les il faut nourrir le mouvement pas pas lui fixer des objectifs inatteignables les choses avancent et je crois que c
'est
une bonne nouvelle mais est
-ce que est
-ce
que parmi les nombreux mots d'ordre qu'il y a dans ces mobilisations Blu Contou puis la mobilisation syndicale est
-ce
que vous rajoutez un mot d'ordre qui est celui de Macron d'institution parce que vous avez signé la motion de destitution du président de la république
mais
moi je suis pour que
Macron ça n'aille là aussi pourquoi j'ai signé Macron d'institution parce que je suis pour son départ
maintenant
on va se parler aussi clairement
il
faut les deux tiers du Sénat pour que Macron soit destitué en l'heure actuelle en fonction de nos institutions c'est un bon ordre d'agitation politique qui me va mais ne faisons pas croire que dans le Sénat et l'Assemblée nationale on va l'obtenir il y a quasiment plus de possibilités que Macron démissionne ce qui est possible je rappelle que le fondateur de la 5ème république le général de Gaulle avec une assemblée qui lui était très favorable après 68 a démissionné en 1969 donc on peut avoir un moment politique où Macron en raison des mobilisations sociales ne peut plus rien faire d'autre que de démissionner
bon
donc c'est une manière de te répondre
oui
j'ai signé Macron d'institution mais c'est que le mouvement social qui pourra l'obtenir c'est pas un jeu parlementaire dans le cadre du Sénat et de
l
'Assemblée nationale ça c'est pas vrai c'est pas vrai donc
voilà c'est
utile pour se mobiliser
Alexis Corbière en parlant d'union de la gauche Raphaël Bluxmann n'a pas appelé au mouvement du 10 septembre et effectivement on se doute que si le mouvement grossit encore c'est une façon de dépasser le parti socialiste sur la gauche juste puisqu'il
y
a quand même les élections municipales qui se profilent comment se situe l'après par rapport à ça est-ce que vous allez présenter des candidats comment est-ce que vous allez réussir à la maintenir cette union ça va être quoi votre ligne de conduite par rapport à ce moment là
bon
déjà un mot sur Bluxmann je ne comprends pas que cet homme est silencieux pendant des semaines et il prend la parole pour dire qu'il ne
faut
pas manifester le 10 septembre alors que franchement
il
reprend la parole quand nous on cherche à mettre en place une primaire ou un candidat commun pour dire que jamais il ira là-dedans enfin il est complètement à contre-temps et bon voilà c'est un des problèmes de la période et je pense que le parti socialiste devrait s'émanciper de cette affaire et c'est pourquoi quand moi je travaille
qu
'est
-ce que vous voulez dire à part s'émanciper de cette affaire
comme pendant le NFP que par ailleurs un homme comme Raphaël Glucksmann qui ne représente pas grand chose même la manière dont il parle du PS c'est même pas respectueux pour le PS je veux dire sans le PS Raphaël Glucksmann ne sera pas candidat donc il y a un truc quand même qui est un peu comment dirais-je
vous
voulez qu'il soit exclu Raphaël Glucksmann non mais c'est pas une question d'exclusion c'est des questions de dynamique politique voilà je pense que des millions de gens
cherchent
un candidat une candidate cherchent un espoir pour pouvoir ne pas subir la défaite qui vient voilà et je pense mais je ne veux pas avoir une polémique à ce micro entre vous que dans Glucksmann il y avait beaucoup aussi une déception notamment par rapport à la formation dont je viens et beaucoup de gens votaient Glucksmann pour ne pas voter notamment Mélenchon bon
mais
ça ne tiendra pas à la distance ça ne tiendra pas à la distance et après j'ai oublié par rapport aux municipales alors les municipales la chose suivante
moi
je pense que une municipale c'est plein d'élections mais je vais essayer de dégager une règle je pense que notre règle et après il y aura les exceptions c'est l'union
l
'union moi je suis plutôt sur une ligne
qui
est plus je vais le dire de manière un peu vulgaire partout où il y a des mairies de gauche on les soutient reconduction vous voyez ce que je veux dire voilà pour que ce soit globalement la règle et partout où il y a des conquêtes à faire on se partage pour y aller en union pour reprendre des villes à la droite et l'extra-moire alors je sais que ce principe général il y a des villes où c'est quasi impossible parce qu'il
y a
des villes il y a notamment je prends l'exemple à Montpellier de La Fosse qui s'est fait connaître comme étant contre l'union il ne peut pas s'étonner qu'au premier tour il
n
'y
ait
pas d'union vu qu'il a passé son temps à insulter tous les gens qui voulaient l'union mais il y a des endroits arrêtons de surjouer les désaccords et pourquoi je pense que c'est utile de faire ça
parce
que si on est dans confrontation gauche-gauche dans beaucoup de villes on va mobiliser des centaines de milliers de militants dans des confrontations internes alors qu'il serait bon qu'on puisse déployer des militants dans les villes de conquête entendez ça moi ça me semble plus intéressant qu'on discute tous ensemble
de
dire on garde les villes de gauche mais quelle ville que la droite a prise voire même que l'extrême droite a prise comment on y va on pourrait mobiliser faire des trains des cars comment on l'a fait le législatif pour aider les copains de Perpignan à reprendre la ville à Louis-Aliot moi je viens de Béziers dans le sud on va aider à combattre l'extrême droite on essaie de faire vous voyez ça on peut le faire on peut le faire si on n'est pas scotché dans beaucoup d'endroits par des combats fratricides moi je l
'ai
vu lors des législatives c'est terrible vous avez des gens
vous étiez battu pour Montreuil et toute la gauche défilait à Montreuil avec beaucoup de force
engagée
dans cette bataille là
bah
toute la gauche non mais il y a mes anciens amis ont mis beaucoup d'énergie à faire en sorte que je sois battu et moi je comprends pas par exemple pourquoi pourquoi il y a 13 députés insoumis qui sont venus faire campagne contre moi alors que quasiment aucun est allé aider Rachel Kéké dans le Val-de-Marne
ça
aurait été plus utile de défendre Rachel que de venir m'emmerder voilà ça ça montre la stupidité de la division le poison du sectarisme et c'est un peu ma ligne au municipal
je
dis ça de manière générale il y
a
des villes où c'est compliqué l'union on doit démontrer et les municipales sont utiles déjà parce que des villes de gauche c'est des points de résistance et moi je suis pour que ça s'inscrive dans quelque chose qui est cohérent par rapport à l'échéance législative et présidentielle qui vient en gros pour le déroulgairement si on se met sur la gueule comme des chiens dans les élections municipales ce sera difficile et abstrait de faire l'union à l'élection présidentielle les gens sont pas les gens vous êtes tous des gens sérieux si on passe son temps au municipal de dire tel communiste tel socialiste c'est un enfoiré ça donne pas envie après de faire l'union législative donc
ça
veut dire que l'après ne présentera personne en face d'un candidat de gauche ou d'une candidate de gauche qui a toujours été pour l'union
ça oui on peut le dire comme ça et on va aider à ça je vais pas raconter on est un petit mouvement mais on va essayer de partout de plaider ça pour que l'union se fasse pour qu'on ne perde aucune ville et qu
'on
puisse en gagner de nouvelles voilà notre ligne
peut-être une dernière question Alexis Corbière je sais pas où est-ce qu'on en est dans le encore
du temps il faut
qu
'on
parle de l'extrême droite donc tu veux que j'accueille justement sur l'extrême droite mais ne serait-ce qu'au niveau français on voit aujourd'hui c
'est
l'extrême droite qui dicte son tempo avec l'aide et le concours de Bruno Retailleau et de quelques ministres macronistes
la
gauche elle est sur la défensive sur la plupart du temps sauf avec quelques points comme l'attaque Jucman mais qui sont en réalité quand même peanuts par rapport à la masse d'argent qu'il faudrait récupérer comment la gauche elle peut redonner envie comment elle peut enfin
oui
c'est ça donner envie et essayer de proposer des mesures pour aller de l'avant et arrêter d'être en permanence sur la défensive comme ça c'est pas qu'une question de récit c
'est
une question de proposition aussi
mais
vous allez trouver que je radote déjà une des premières conditions c'est de comprendre qu'aujourd'hui aucune force de gauche n
'est
la capacité toute seule de l'emporter ne nous racontons pas d'histoire donc la question de l'union c'est pas que
c
'est aussi une dynamique et quelque chose qui permet
d
'avoir un seuil de crédibilité pour les gens qui se posent des questions deuxièmement c'est un contenant pas un contenu dans le contenu oui alors sur le contenu
il
y a moi
il
y
a
des moments je veux bien qu'on dise parfois à la gauche vous n'avez rien à dire mais écoutez là c'est pas vrai quand nous posons la question de la taxe Jucman de dire dans ce pays il y
a
une accumulation de richesses et nous proposons une réponse fiscale qui fait en sorte que ceux qui ont accumulé des fortunes vous connaissez les chiffres 9% du PIB les 500 premières fortunes en 1996 aujourd'hui sont 41% du PIB justement c'est pour ça qu'on demande si on ne pourrait pas les chercher encore plus
loin
moi je trouve que la taxe Jucman aujourd'hui même ma vieille maman m'en a parlé l'autre jour c'est quoi cette taxe qu'elle a 90 piges et les gens commencent à discuter de ça deuxièmement le débat sur celui de l'héritage doré par exemple
je
trouve que
c
'est un débat qui est intéressant dans ce pays il y a de plus en plus les principales fortunes sont en fait des fortunes d'héritiers plus que vraiment des gens qui voilà donc là il y
a
un sujet que je trouve qui commence à se populariser sur le fait qu'on puisse avoir
sur
l'héritage une modification des choses qui permet que cet argent puisse être utile à la collectivité notamment en faisant en sorte que des héritages supérieurs à 300 000 ou 500 000 euros ce qui concerne uniquement 5% des héritages parce que 95% de 60 sous on puisse avoir une redistribution plus importante enfin moi je trouve que Bayrou il a voulu
poser
la discussion là depuis fin août sur la question fiscale et l'impression que j'ai dans les discussions c'est que vous tous faites tout le monde on s'est intéressé à ces questions là et il
y
a des idées qui avancent dans la société l'idée que le
capitalisme est injuste
que ce ne sont que des petits chiffres est-ce qu'on ne pourrait pas essayer d'aller chercher encore plus l'eau puisque ces petits chiffres ils sont refusés on disait la taxe d'Hugtman ça nous a été refusé 21 milliards ce n
'est
pas un petit chiffre
est-ce qu
'il ne
faut
pas négocier beaucoup plus gros pour arriver à obtenir quelque chose
et
pour mener la bataille
culturelle c'est aussi
ça en
posant
des sujets voilà la question après c'est un rapport c'est une discussion stratégique et je suis prêt à avoir la discussion mais ne sous-estimez pas vous savez le débat entre réformisme et révolution on va le faire comme ça c'est un vieux débat aujourd'hui il est en train de se populariser dans le pays le fait que si on taxe à 2% les 1500 qui ont des fortunes supérieures à 100 millions on peut faire rentrer dans les caisses 21 milliards c'est une idée incroyable et on popularise l'idée qu'en fait contrairement au baratin qu'on nous raconte tous les jours les principales fortunes de ce pays payent moins d'impôts que toi que nous que nous tous on avance là-dessus si on arrive à faire ce serait une victoire considérable pourquoi rentrer dans la discussion et dire non mais il faut avoir plus essayons déjà de remporter cette victoire je trouve qu'on a avancé regardez les études d'opinion les français sont très majoritairement favorables à ça donc il y a une dialectique du mot d'ordre qui est important dans la période je vais te dire le SMIG à 1600 euros on peut dire ouais c'est pas grand chose mais ça peut être une mesure extrêmement radicale
ce que disait mon camarade c'est que
les vraies mesures
révolutionnaires c'est les victoires que nous emportons le camarade Lénine disait un pas en avant vaut mieux que mille programmes remportons des victoires des victoires même si et chaque victoire nous
créera
le rapport de force pour en remporter de suivante
et
ça ça me semble être quelque chose sur lequel en termes d'hégémonie culturelle le fait que les services publics sont indispensables le fait que le travail ne paye pas assez le fait qu'il y a des injustices progresse dans la société et nous on doit essayer de capter ça et le traduire dans des propositions ce que tout de même nous faisons il y
a aussi
un sujet historique à gauche c
'est
l'émancipation l'émancipation des peuples par l'anticolonialisme aujourd'hui l'extrême droite on la voit en Israël colonisée de manière violente de manière génocidaire est-ce que tu penses que le sujet de Gaza qui mobilise la jeunesse en France on le voit est-ce que tu penses que c
'est
un sujet qui peut faire un point de bascule pour une génération
indiscutablement il semble que dans les années 70 la guerre du Vietnam a été un formidable acteur de mobilisation on fait tous on voit les images Woodstock toute la jeunesse notamment le rock américain était très mobilisé sur cette guerre il y
a
eu des guerres comme ça qui ont marqué une jeunesse la guerre d'Algérie en France a été un élément de mobilisation de la jeunesse étudiante on sait que le syndicalisme étudiant était là-dessus et ça me semble une évidence que la jeunesse extrêmement mobilisée pour la défense du peuple palestinien sera marquée à vie par cette mobilisation c'est indiscutable et c'est magnifique que la jeunesse se mobilise c'est quelque chose qui est un acquis précieux et après on a sous les yeux quelque chose de tragique c'est que le gouvernement israélien aujourd'hui est un gouvernement d'extrême droite qui développe un discours d'une xénophobie totale et moi je pense qu'il faut être du côté de nos amis évidemment du peuple palestinien mais
ne
pas hésiter vous le faites à l'humain aussi la société israélienne je pense notamment à l'organisation Standing Together qui se mobilise vous avez des manifestations de centaines de milliers d'israéliens qui portent des sacs de nourriture sur le dos pour les amener à Gaza et il faut qu'on crée pour rester internationaliste dans la période c'est à dire la solidarité entre les peuples et moi je continue à penser que le peuple palestinien évidemment les camarades doivent faire la jonction avec ceux qui en Israël refusent ce gouvernement d'extrême droite à tout moment essayer d'éviter la confrontation voilà et la question c'était ben oui il y a une génération Gaza indiscutablement indiscutablement parce qu'on a vu sous nos yeux un massacre terrible les différentes instances internationales qui disent attention il y a risque génocidaire on a vu le droit international après avoir dit ça l'inaction des gouvernements en fait il y a une pédagogie sombre dans tout ça mais qui restera une expérience politique qui aura marqué toute une jeunesse
Justement Alexis
Corbière dernière question pour participer à la résolution de la guerre à Gaza et enfin que le peuple palestinien puisse vivre dignement à quel point est-ce que l'Europe peut jouer un jeu mais surtout si demain il y avait un gouvernement de gauche qui arrivait en France est-ce qu'on a des alliés est-ce qu'il y a moyen de faire bouger cette union européenne ou pas
?
ça ce sera difficile mais on a vu qu'il
y a
des gouvernements espagnols et d'autres qui ont pris des mesures moi ma ligne c'est celle du boycott des ruptures de traités internationaux il
faut
mettre la pression sur le gouvernement actuel ça me semble une évidence mais tiens là-dessus je reviens à ma marotte
vous
savez contrairement à ce que certains ont dit j'ai trouvé que y compris sur la question de la défense du peuple palestinien le NFP toute formation confondue quand on y regarde de près a dit la même chose en vérité ou aujourd'hui dit la même chose sur les génocides c'est quand même moins vrai
mais
je veux dire à qui tu penses même Olivier Faure il parle de génocide aujourd'hui oui aujourd'hui le
parti socialiste au début n'avait pas la ligne de tous les autres exactement
les amis
la
question c'est pas de savoir qui est le premier qui a dit quoi mais oui la question c'est est-ce qu'aujourd'hui on dit tous la même chose non mais après pourquoi vous sifflez que après à titre personnel vous vous reconnaissiez plus dans telle ou telle organisation qui a été le premier à le dire vous avez parfaitement raison
mais
qu'on continue à cultiver un désaccord en permanence pour en quelque sorte empêcher qu'on puisse agir tous ensemble ça c'est instrumentaliser quelque chose d'un point de vue électoral et c'est pas bien
nous
il y a des soutiens qui ont été criminalisés pardon
on
va s'arrêter
nous
ce qu'on veut c'est que la totalité de la population française soit du côté du peuple palestinien ceux qui ont été mobilisés dès le début ou ceux qui sont les derniers à rentrer dans la solidarité moi je m'en fous on peut être le plus nombreux possible parce que c'est ça dont a besoin le peuple palestinien
merci merci beaucoup
Alexis Corbière
merci
d'avoir été notre invité merci beaucoup à toutes et à tous et bien cette émission spéciale ce featuring extraordinaire entre entre Bexite et Seyra donc je vais demander aux camarades qui sont assis à côté de moi de et bien de s'en aller moi
je bouge pas je suis bien à l'agora
mais on va se retrouver évidemment dans les années de la fête merci beaucoup Jean merci Bejdaline merci à vous le plus
Alexis Corbière