Benjamin Haddad, de Maïdan à l’Assemblée nationale
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- 0:26OuverteRéponse directe
Bonjour Benjamin Haddad.
- 0:56OuverteRéponse directe
Et qu'est-ce qui vous rendait si impatient de vous engager comme ça en politique ?
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Militant jeune populaire, donc à l'époque ?
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Alors oui, vous aviez 21 ans, alors vous n'avez pas participé en petite main, vous avez rédigé des notes et même des discours sur tout le volet international, diplomatique.
- 2:17OuverteRéponse directe
David Martinon, vous l'avez suivi ensuite dans sa campagne malheureuse au municipal à Neuilly-sur-Seine, où vous étiez dans son équipe.
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Alors à cette époque, vous étiez donc le responsable du mouvement Génération France, un think tank, comme vous dites, donc un cercle de réflexion.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Oui, moi j'ai été élevé par des parents qui ont la passion du travail, des études, et donc sa réaction ça a été « passe ton bac » et puis Sciences Po d'abord. »
- 1:05Invité politiqueFait
« Jean-Marie Le Pen est passé au second tour en 2002, j'ai eu mon bac en 2003, on avait eu le 11 septembre, beaucoup de sujets qui étaient très intenses à ce moment-là. »
- 1:28Invité politiqueFait
« Militant jeune pop, effectivement, à l'UMP. »
- 1:55Invité politiqueFait
« j'avais fait un stage dans un think tank américain en troisième année de Sciences Po »
- 3:50Invité politiqueFait
« C'est quelqu'un pour qui j'ai toujours beaucoup d'amitié. Moi, j'ai été à l'UMP parce que je suis un libéral, un réformateur, un européen. »
- 4:43Invité politiqueFait
« Pour plusieurs raisons. Déjà, ça a été un moment passionnant, intense, très émouvant. Vous avez cette place Maïdan à Kiev où des dizaines de milliers de jeunes viennent se rassembler pendant des mois. »
- 5:04Invité politiqueFait
« qui, pour eux, est la promesse d'un meilleur avenir, de la démocratie, de la lutte contre la corruption et d'un avenir européen. »
- 5:11Invité politiqueFait
« À ce moment-là, il faut quand même rappeler qu'en 2014, en France, on place le Front National en tête de l'élection européenne. »
- 6:25Invité politiqueFait
« J'arrive fin 2014. Quelques mois plus tard, Donald Trump déclare sa candidature à l'élection présidentielle début 2015. »
- 6:42Invité politiqueFait
« Pendant un an et demi, tous mes amis américains, républicains comme démocrates, nous disent il n'a aucune chance, il va imploser, ils n'ont pas vu venir. »
- 6:51Invité politiqueFait
« Et puis j'ai considéré que Trump n'était pas un accident de l'histoire. »
- 6:54Invité politiqueFait
« Qu'on voyait une continuité aux Etats-Unis, un repli des Américains sur eux-mêmes, un retrait d'Europe, une volonté de ne plus intervenir dans des conflits au Moyen-Orient ou ailleurs qui avaient parfois des conséquences sur notre sécurité. »
- 9:12Invité politiqueFait
« Moi, c'est ce qui m'a attiré dès 2017 en m'engageant depuis les Etats-Unis à l'époque dans sa campagne avec lui. »
- 10:14Invité politiqueFait
« Je crois que les cinq prochaines années sont absolument fondamentales pour le pays. Je crois qu'il y a un risque de voir l'extrême droite arriver au pays. »
Temps de parole
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Il s'est d'abord fait connaître comme chercheur spécialiste des relations internationales, mais un chercheur engagé, presque militant, rien de bien étonnant, puisqu'il baigne dans la politique depuis ses 18 ans. Bonjour Benjamin Haddad. Bonjour. Alors il y a une anecdote qui m'a fait sourire quand j'ai préparé l'émission, je me suis penché un peu sur vos débuts en politique, c'est la réaction de votre maire quand vous lui avez dit que vous vouliez prendre votre carte dans un parti, alors que vous étiez encore au lycée je crois.
Oui, moi j'ai été élevé par des parents qui ont la passion du travail, des études, et donc sa réaction ça a été « passe ton bac » et puis Sciences Po d'abord, donc j'ai toujours été passionné d'engagement et de politique, mais j'ai pris ma carte une fois entré à Sciences Po.
Et qu'est-ce qui vous rendait si impatient de vous engager comme ça en politique ?
J'ai toujours eu cette passion, je pense qu'en plus j'ai fait mon lycée à un moment qui était très politisé, Jean-Marie Le Pen est passé au second tour en 2002, j'ai eu mon bac en 2003, on avait eu le 11 septembre, beaucoup de sujets qui étaient très intenses à ce moment-là, à la fois en politique intérieure et en relations internationales. Je pense qu'à un moment, l'engagement, on a ça en soi, on a envie de donner un sens à sa vie qui peut-être dépasse simplement sa propre personnalité. J'ai passé beaucoup de temps en tant que militant, engagé,
militant jeune populaire, donc à l'époque.
Militant jeune pop, effectivement, à l'UMP. Les jeunes de l'UMP, c'est ça ? Les jeunes de l'UMP, qui étaient présidés à l'époque par Marie Guévenot, qui est aujourd'hui députée de notre groupe Renaissance, à tracter, à coller des affiches, à écumer les meetings,
participer à la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Alors oui, vous aviez 21 ans, alors vous n'avez pas participé en petite main, vous avez rédigé des notes et même des discours sur tout le volet international, diplomatique. Alors j'étais déjà passionné par l'international,
j'avais fait un stage dans un think tank américain en troisième année de Sciences Po, et c'est comme ça que j'ai commencé à travailler avec David Martinon, qui était le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, qui avait organisé une petite équipe pour préparer le programme de politique étrangère, des notes, des discours, des éléments de langage. Et donc j'ai participé de ce côté-là, mais aussi évidemment en tant que militant, très actif sur le terrain.
David Martinon, vous l'avez suivi ensuite dans sa campagne malheureuse au municipal à Neuilly-sur-Seine, où vous étiez dans son équipe. Et puis à partir de 2009, c'est en première ligne que vous êtes apparu en tant que jeune copéiste.
Je voulais juste dire un petit mot de Génération France et de Génération France Jeune, que la plupart d'entre vous connaissez, qui est un think tank, donc un cercle de réflexion, qui a été créé par Jean-François Copé depuis quelques années, pour promouvoir le débat, pour ouvrir au maximum la réflexion politique à la société civile, aux entrepreneurs, aux intellectuels, aux jeunes, à tous ces acteurs qui n'ont pas forcément l'habitude de s'engager dans les partis politiques, de prendre leur carte, d'arriver dans une logique militante, partisane, et de les faire participer au débat public.
Alors à cette époque, vous étiez donc le responsable du mouvement Génération France, un think tank, comme vous dites, donc un cercle de réflexion. Il y en a eu deux autres par la suite, on va en parler, des think tanks. Donc, pour certains, la politique, c'est avant tout l'action. On a l'impression que pour vous, c'est d'abord la réflexion, l'intellectualisation des choses.
Non, c'est l'action au service des idées. Je l'ai toujours été engagé, militant pour mes convictions, un peu spectateur engagé, comme dit Rémoiron. Pour défendre vos idées. Pour défendre mes idées. Et l'engagement politique, où là, on a quand même des leviers concrets d'action opérationnelle pour pouvoir agir, et c'est bien l'objectif.
Par la suite, Jean-François Copé a misé sur vous quand il a pris la tête de l'UMP, et vous a nommé secrétaire nationale. Et vous, pourquoi est-ce que vous avez misé sur Jean-François Copé à l'époque ?
C'est quelqu'un pour qui j'ai toujours beaucoup d'amitié. Moi, j'ai été à l'UMP parce que je suis un libéral, un réformateur, un européen. Il incarnait ça. Il avait aussi, il se donnait beaucoup de dynamisme au groupe à l'époque. Le groupe à l'Assemblée, vous voulez dire ? Effectivement, il était président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, qui était, je crois, un groupe qui était assez actif, voire autonome. Donc, j'étais assez attiré par ça. Et puis, il y avait en effet ce think tank où on faisait venir des gens de gauche, de droite, des experts de la société civile pour débattre. Là, on voit des images d'un débat sur l'éducation nationale, par exemple.
Donc, je trouve que c'était une période assez stimulante. Intellectuellement, on en revient toujours aux idées.
En 2014, vous demandez à Jean-François Copé de vous envoyer en Ukraine, alors qu'on est en plein soulèvement de la population place Maïdan à Kiev. Vous y allez au nom de l'UMP pour rencontrer les partis d'opposition. Vous dites que ce voyage a été le tournant de votre engagement. Qu'est-ce que vous entendez par là ?
Pour plusieurs raisons. Déjà, ça a été un moment passionnant, intense, très émouvant. Vous avez cette place Maïdan à Kiev où des dizaines de milliers de jeunes viennent se rassembler pendant des mois. Il fait moins 15 degrés dans des tentes avec des drapeaux européens. C'est la première fois de l'histoire que des gens se font cibler, tuer parce qu'ils brandissent le drapeau européen qui, pour eux, est la promesse d'un meilleur avenir, de la démocratie, de la lutte contre la corruption et d'un avenir européen. À ce moment-là, il faut quand même rappeler qu'en 2014, en France, on place le Front National en tête de l'élection européenne.
On est en Europe, juste avant le Brexit, blasé, cynique par rapport à l'idéal européen, que viennent nous rappeler les jeunes ukrainiens. Donc, c'était un moment très fort. Et c'est un moment où j'ai voulu m'éloigner de la politique plus classique.
C'est là où j'en viens. Vous dites que ce Maïdan vous a rendu à nouveau idéaliste. Et la conclusion, la leçon que vous en tirez, c'est de quitter la politique. C'est étonnant.
C'est vrai que c'est un moment où, comme beaucoup de collègues de gauche comme de droite, je ne me reconnaissais plus dans ce que le clivage droite-gauche traditionnel avait à offrir. Je voyais la droite, l'UMP, qui était prise dans des querelles de personnalité et d'égo, qui commençaient à se crisper notamment sur les questions d'identité et de société. J'étais favorable au mariage pour tous. J'ai vu beaucoup de dirigeants de droite aller dans les manifestations les unes après les autres. Donc je ne me reconnaissais plus et c'est là que j'ai décidé de prendre du recul.
Donc vous partez à Washington, vous devenez chercheur dans le think tank américain qui est baptisé Hudson Institute. Est-ce que vous voyez ça comme une autre forme d'engagement que la politique ? On a le sentiment que vous êtes vraiment chercheur engagé.
Oui absolument. Déjà j'arrive à un moment passionnant. J'arrive fin 2014. Quelques mois plus tard, Donald Trump déclare sa candidature à l'élection présidentielle début 2015. Pendant un an et demi, tous mes amis américains, républicains comme démocrates, nous disent il n'a aucune chance, il va imploser, ils n'ont pas vu venir. Et donc je crois que c'était un avertissement évidemment pour l'Europe. Et après ça d'ailleurs j'ai toujours considéré que Marine Le Pen, les populistes pouvaient l'emporter et donc il fallait rester engagé. Et puis j'ai considéré que Trump n'était pas un accident de l'histoire.
Qu'on voyait une continuité aux Etats-Unis, un repli des Américains sur eux-mêmes, un retrait d'Europe, une volonté de ne plus intervenir dans des conflits au Moyen-Orient ou ailleurs qui avaient parfois des conséquences sur notre sécurité. Et donc il fallait que les Européens en tirent les conclusions.
Ce qui est étonnant c'est que ce premier think tank, Hudson Institute, puis le second qui s'appelle Atlantic Council, sont clairement des cercles de réflexion qu'on peut baptiser d'Atlantistes pro-américains. Et vous à l'intérieur de ces cercles de réflexion, vous êtes allé défendre l'Europe, l'Europe autonome, l'Europe souveraine, indépendante, l'Europe puissance. Ils ne vous en ont pas un peu voulu ? Vous ne les avez pas un peu dérangés par rapport à ça ?
J'ai parfois été un petit peu le poil à gratter mais je crois que quand j'ai dirigé le centre Europe de l'Atlantique Council, ce que j'ai convaincu de faire c'est d'avoir un centre qui pour la première fois aux Etats-Unis parlait de l'Union Européenne. Parce que l'Europe aux Etats-Unis s'était vue souvent à travers l'OTAN ou à travers les relations avec les Etats-membres. Mais l'Union Européenne, l'Union Européenne sur le plan de la régulation des nouvelles technologies, sur le plan commercial, sur le plan militaire.
Les Américains sont un peu schizophréniques parce qu'ils disent d'un côté qu'ils vont se retirer d'Europe et qu'il faut que les Européens investissent plus dans leur propre sécurité, leur propre défense. Et tant mieux, on est d'accord. Et dans le même temps, quand on le fait, quand on essaie d'unir l'Europe et d'avoir les instruments de la souveraineté, généralement là, ils braquent et voire s'y opposent. Donc je crois qu'il y a un dialogue transatlantique important à mettre en place avec nos alliés, entre alliés démocratiques. Il y a une relation à réinventer et repenser, c'est ce que j'ai essayé de faire, des deux côtés de l'Atlantique ces dernières années.
Et qu'est-ce que vous avez fait avec votre livre paru en avril 2019, Paradis perdu ? Vous évoquez d'un côté l'avènement du Trumpiste et puis de l'autre, vous développez ce concept, vous ne l'avez pas inventé, il a émergé quelques années plus tôt, un concept d'autonomie stratégique. Or, il se trouve que sept mois plus tard, c'est Emmanuel Macron lui-même qui en parle dans une interview à The Economist. Est-ce qu'il faut faire un lien entre les deux ? Est-ce que vous étiez resté en contact avec lui parce que vous l'avez rencontré à Washington dès 2015 ? Est-ce que vous lui aviez envoyé votre livre ? Est-ce que vous avez pu l'influencer là-dessus ?
Emmanuel Macron est quelqu'un qui s'intéresse beaucoup à ces débats et à ces questions et il a mis évidemment l'Europe au cœur de sa campagne. Moi, c'est ce qui m'a attiré dès 2017 en m'engageant depuis les Etats-Unis à l'époque dans sa campagne avec lui. Je crois qu'il est hanté par l'idée que l'Europe pourrait se retrouver à disparaître, à être qu'un théâtre des rivalités entre les Etats-Unis et la Chine sans être capable d'avoir sa propre voix, de défendre ses intérêts. Vous avez nourri sa réflexion sur ce sujet, vous pensez ? Je crois qu'il se nourrit de beaucoup d'experts, de beaucoup de rencontres et d'échanges.
C'est quelqu'un qui est toujours extrêmement à l'écoute et ouvert à ces échanges, qui s'intéresse aux idées.
Alors, vous l'avez dit, votre rencontre avec Emmanuel Macron remonte à 2015. Vous êtes engagé pour lui en 2017 à Washington avec le comité En Marche sur place localement. Mais vous avez laissé passer les législatives à l'époque pour vous présenter finalement en 2022. Vous revenez en France, vous vous présentez à Paris dans le 16e arrondissement. Qu'est-ce qui motive ce retour en politique alors que vous aviez été quand même un peu échaudé, déçu en 2015 ?
Je crois que les cinq prochaines années sont absolument fondamentales pour le pays. Je crois qu'il y a un risque de voir l'extrême droite arriver au pays. Il y a encore des réformes fondamentales à faire au niveau national, mais bien sûr au niveau européen. Vous savez, moi je viens d'une famille, mon père n'est pas né en France, une famille qui s'est intégrée, qui a fui l'antisémitisme en Tunisie, qui est très reconnaissante aussi à la République, qui a travaillé dur pour s'intégrer. Donc je me suis toujours aussi senti redevable. Et donc cet engagement, il a toujours été en moi et c'était le moment de franchir le cap.
À l'Assemblée, vous présidez le groupe d'amitié avec l'Ukraine. Vous avez rencontré Volodymyr Zelensky à deux reprises, avant d'être élu député, quand vous étiez à l'Atlantic Council, depuis que vous êtes député également. Cette guerre en Ukraine, on a compris, elle concentre toutes les valeurs pour lesquelles vous vous battez, la liberté, l'Europe, la démocratie. Mais est-ce que cette bataille pour ces valeurs, vous ne la meniez pas de façon plus efficace en tant que chercheur engagé, chercheur militant que de député ?
Non, je crois que c'est des rôles différents. Mais dans le cadre de l'Assemblée nationale, il y a bien sûr un soutien à ce que fait la France. Mais vous n'êtes pas aux commandes. Vous n'êtes pas au ministre des Affaires étrangères ? Naturellement, mais il y a les livraisons d'armes, le fonds de soutien à l'Ukraine qu'on a fait doubler, le groupe, lors du débat budgétaire. Je crois profondément à la diplomatie parlementaire. Je pense que notre Assemblée a un rôle à jouer dans ce soutien à l'Ukraine. Et les Ukrainiens, d'ailleurs eux-mêmes, sont reconnaissants non seulement du soutien, bien sûr, de la France, mais aussi de ces échanges qu'ils peuvent avoir avec les parlementaires.
Allez, on va passer à notre quiz à présent. Je vous explique la règle. Je vais commencer des phrases et ça va être à vous de les compléter, de les terminer. On y va. Depuis que je suis député, j'évite de...
J'évite de céder à la facilité de la violence, du clash. C'est un monde de conflits. On se bat, on se bat pour des idées. Mais c'est un monde qui peut aussi vite céder au conflit de personnes et j'évite cela.
Un bon porte-parole, c'est comme un bon prof. Vous êtes porte-parole du groupe Renaissance ?
Est-ce que c'est... J'ai enseigné. C'est différent parce que... Moi, j'ai toujours aimé l'enseignement très interactif. Je faisais lire beaucoup à mes étudiants. Et après, j'ai essayé de les faire s'exprimer sur les sujets. Je pense que c'est la meilleure façon d'enseigner. Un porte-parole, par définition, il va parler, plus qu'il n'écoute. Mais il y a la pédagogie. Mais en revanche, alors il y a effectivement la pédagogie, vous avez raison. En revanche, la politique, c'est énormément d'écoute. Faire une campagne, c'est en fait, on parle moins.
Je pense que les gens qu'on vient rencontrer sur le terrain, et ça, ça peut être proche d'un bon prof qui est dans l'échange et dans la pédagogie, mais aussi l'écoute. Enfin, ce qui me manque le plus de la vie américaine, c'est ? Je ne sais pas.
J'avais une vie intéressante et agréable, mais sinon... Finalement, vous préférez la vie française. Bien sûr. Merci beaucoup, Benjamin Haddad, d'être venu dans La Politique et moi.
Merci à vous.
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Benjamin Haddad