Aurore Bergé revient sur ses propos autour du "grand remplacement" : "C’est la liberté d’expression"
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Bonjour Aurore Berger. Bonjour. On va parler transparence salariale mais juste avant un concert de la DJ Barbara Bouche a été annulé à Amien. Ses opposants reprochent à cette DJ qui est française juive et cuir d'avoir signé une tribune en faveur de la Loyadan visant à lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme. L'association France Palestine Solidarité qui avait appelé au boycott CR victoire. Vous vous avez parlé d'acte de l'acheter. L'acheté de la part de qui ? L'acheté de la part évidemment de la salle de spectacle qui a préféré déprogrammer une artiste française au motif qu'elle est juive parce que les appels au boycott qui la vis la vis parce qu'elle est juive. Ce sont des appels au boycott qui sont antisémites. Aussi parce que la préfecture avait dit
de manière très claire à la salle de concert que la sécurité serait garantie. Donc l'argument sur la sécurité des spectateurs ne tient pas. Donc oui, c'est de la lâcheter et je pense que ça doit entraîner des conséquences sur aussi pourquoi cette décision a été prise par la salle de concert qui est largement financé par les Français par de l'argent public notamment. Euh le le maire d'Amien estime que la sécurité n'était pas assurée. En fait, c'est la préfecture qui doit déterminer. Mais je regrette que le maire considère que ce soit une sage décision parce que se dire qu'en 2026, on a une artiste française qui au motif qu'elle est juive, au motif qu'elle subit des appels au boycott puisse être déprogrammée, en fait l'ensemble des partis politiques, l'ensemble des élus
de la République devrait s'insurger et considérer qu'on n pas à déprogrammer des artistes, qu'on n pas à annuler, à supprimer comme ça une programmation. Ça c'est un dangereux précédent pour vous. Je crois que ça crée des précédents. J'ai vu aussi d'autres maires qui eux disaient qu'ils seraient ravis d'accueillir Barbouch et je crois que c'est plutôt comme ça euh qu'il faut fonctionner, c'est-à-dire avoir un peu plus de courage euh que de faire preuve de l'acheter comme ça a pu être le cas à mien. Le RN qui est secoué par cette polémique autour d'un policier municipal de de Carcassonne qui a tenu des propos racistes et misogyes. Le parti de Marine Le Pen a aussitôt pris ses distances avec ce policier hein qui faisait partie de de son service d'ordre. C'est pour
vous c'est un acte isolé ou c'est le vrai visage du Rassemblement national ? En fait, c'est pas un acte isolé quand ça se répète. C'est pas un acte isolé quand on se souvient des élections législatives en 2024 les fameuses breb galeuses appelées comme tel par Jordan. En fait, on parle de brebie galeuse mais brebig galeuse c'est en effet très isolé dans un troupeau et puis ça s'arrête. Là, le problème c'est que l'histoire se répète mais le RN dit que il à chaque fois il y a des exclusions. suivi de press mais une fois que ça paraît dans la presse, c'està-dire une fois que la presse s'en empare, une fois que les images circulent sur les réseaux sociaux, une fois qu'en fait ils n'ont plus d'autre choix que de le faire parce qu'on parle quand même de propos d'une
très grave euh pardon d'une grande gravité quand on voit qu'on a des propos de ce niveau-là raciste, homophobes, misogynes exercé par un policier municipal qui a comme mission quand même de faire respecter l'ordre public et la loi. Sauf que les faits se sont déroulés sous la princip la précédente municipalité qui à l'époque était divers droite. Quelle est la responsabilité du Rassemblement national dans ces faits ? En fait moi ce que vous vous la question que vous me posez c'est est-ce que c'est isolé ou pas ? Moi ma réponse c'est pas le premier fait. C'est pas la première fois qu'on le découvre. Et vraisemblablement, il se trouve que ce policier municipal était non seulement policier municipal en exercice, mais également membre du service d'ordre du Rassemblement national, sans doute
adhérent d'ailleurs du Rassemblement national. Donc ça veut dire que encore une fois c'est l'un des leurs et qu'au moment des législatives, des candidats qu'ils avaient investis ont dû être ensuite exclus. Mais exclus pourquoi exclus ? Parce que dans la presse et bien un certain nombre de leurs propos avaient été révélés. Donc soit il y a une part d'incompétence, on ne sait pas qui sont les membres, on ne sait pas qui sont les adhérents, on ne sait pas qui sont les policiers municipaux, on ne sait pas qui sont les candidats au législative, soit c'est un choix parce que finalement on se dit on fait avec et tant que ça se sait pas trop, ben on préfère composer de cette manière-là. Je voulais aussi revenir ce matin sur vos propos. Euh hier euh vous avez été
intergé pour savoir si la théorie du grand remplacement était raciste. Euh vous avez répondu que ce n'était pas raciste, que c'était un débat politique. Je rappelle juste pour nos téléspectateurs que cette théorie, elle a été popularisée par un écrivain d'extrême droite, Renault Camu, qui affirme que les populations européennes seront progressivement remplacées par des populations immigrées. Est-ce que vous maintenez vos propos ? Moi, j'ai dit une chose très claire, c'est que je crois que ce sont et je considère que cette théorie est une théorie mensongère. qu'elle est fausse, qu'elle attise les peurs, qu'elle ne se base sur aucune donnée statistique parce qu'en fait au départ ça devrait être des éléments statistiques. Est-ce que oui ou non la population française qui est déjà
diverse dans sa composition et dans son histoire est-ce que oui ou non elle serait remplacée par des populations venues de l'étranger ? C'est faux et c'est mensongé et ça joue avec les peurs. En revanche, comme on m'interrogeait sur la question de la liberté d'expression, est-ce que quelqu'un demain sur votre antenne a le droit de défendre cette idée-là ? Je crois que ça fait partie du combat politique. Je crois que ça fait partie de la liberté d'expression. Et donc je crois que le ranger sur le caractère raciste voudrait dire on n' pas le droit d'en débattre. Moi, je préfère combattre. Je préfère le craindre. Quand on voit le policier municipal, il y a pas de doute. Il y a pas de doute sur le caractère raciste, il y a pas de doute sur caractère homophobe, il y a pas de
doute sur le caractère misogyne et j'espère qu'il sera sanctionné. Sur ce caractère raciste, la Commission nationale consultative des droits de l'homme, elle a souligné que le grand remplacement contribue à faire revenir implicitement la notion de race dans le débat politique et participe à la banalisation des théories racistes. Pour elle, il y a pas de doute, c'est raciste. Déjà, c'est pas exactement donc ce qu'elle dit. Elle dit pas c'est raciste, elle dit ça peut concourir à ce qui est pas exactement la même chose. Et d'ailleurs, je crois pas que quelqu'un a été condamné pour racisme pour avoir dit ça. Et je pense que c'est là où il faut être très prudent. On s'engage dans une campagne présidentielle. On sait qu'on a une explosion des actes antisémites. On
sait qu'on a une libération de la parole raciste. Et donc je pense qu'il faut être extrêmement vigilant, extrêmement déterminé, extrêmement ferme, mais qu'il faut aussi rappeler qu'il y a un débat politique, qu'il y a un combat politique à mener, qu'il faut pas abdiquer ce combat politique là face à l'extrême droite, mais il faut pas empêcher que l'extrême droite puisse s'exprimer. Parce que si vous donnez le sentiment de brider, si vous donnez le sentiment d'empêcher, alors vous ne faites finalement que renforcer toutes les théories complotistes sur lesquelles on voit bien à quel point ensuite le Rassemblement national peut prospérer. Je le disais en ouverture de cette interview, le projet de loi sur la transparence salariale est présenté à 14h en conseil des ministres de manière
très concrète. Qu'est-ce que ça va changer notamment pour les femmes ? Alors l'objectif c'est quoi ? L'objectif c'est qu'il y a pas d'arbitraire et l'objectif c'est tout simplement de réduire les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes. À tant de travail égal, on a 14 % d'écart mais quand on est vraiment sur le même poste et quand on compare le même poste, on a encore près de 4 % d'écart. Donc un écart qui est évidemment inexpliqué, injustifié. Donc faire de la transparence pour garantir qu'on vérifie parce que sur les postes comparables, on est le même niveau moyen, le même niveau médian, c'est garantir le rattrapage. Et dans les pays qui l'ont mis en place et bien on a vu des effets. Nous, on a été le premier à mettre en place l'index et
on a vu une progression, il faut qu'on continue. Est-ce qu'il peut pas y avoir un effet pervers ? C'est-à-dire qu'est-ce qui se passe en cas de lictige, de discrimination salariale ? Est-ce que le risque c'est pas de multiplier les contentieux en justice ? Moi, je crois que le risque qu'on prend, c'est le risque de l'inégalité salariale. Le fait qu'aujourd'hui, on est 4 % encore d'écart, ça veut dire quoi ? Ça veut dire moins de pouvoir d'achat tout de suite. Ça veut dire moins de constitution de patrimoine pour les femmes. Ça veut dire moins de droits à la retraite après-demain pour les femmes. Le risque pour un pays, c'est ça. C'est le risque de l'injustice, le risque des inégalités, le risque de l'inéquité, le risque de l'arbitraire. Et ça va pas créer une nouvelle usine à
gaz pour les entreprises, notamment pour les PME qui vont devoir ben trier, collecter, classer beaucoup de données salariales. Le ministre du travail Jean-Pierre Farandou, il il lui-même reconnaît que c'est un important travail. Est-ce qu'il est pas là risque ? Alors volontairement justement déjà, on n' pas mis la même temporalité parce qu'on n'est pas les mêmes quand on est une entreprise de 60 salariés et une entreprise de 10000 salariés. Donc, il y aura plus de temps de déploiement et de mise en œuvre pour les plus petites entreprises. On a travaillé avec ell saluer d'ailleurs l'attitude de la CPME, P qui ont été très volontaires pour nous accompagner accompagner ce texte et il y a beaucoup de données qui sont automatiques. Remplir les niveaux de rémunération, c'est automatisé et c'est
ça qui va permettre normalement d'aller plus vite même que ce qu'il y avait aujourd'hui sur l'index. Un mot aussi sur la commission spéciale à l'Assemblée nationale qui a entamé donc l'indi débats sur la promotion de la loi intégrale contre les violences sexuelles. L'examen du texte a été sera étudié début octobre. Cette loi intégrale on cielle va coûter environ 3 milliards. Est-ce que aujourd'hui vous pouvez nous assurer que ces 3 milliards ils seront sur la table malgré un un budget qui semble très difficile à à boucler ? Alors déjà on commence l'examen le 1er octobre. C'est un engagement qu'on avait pris et qu'on tient au sein du gouvernement. C'est même le seul texte dont on va débattre avant les questions budgétaires. On a toujours dit avec le premier ministre que la question des
moyens ne serait pas un obstacle. Et d'ailleurs, on en donne des preuves. Le budget du ministère de la justice augmente et le principal la principale demande c'est augmentation des moyens humains, notamment des magistrats, du ministère de l'intérieur également parce que nous avons besoin de moyen d'enquête. Mon budget va augmenter pour garantir que le soutien aux associations augmente. Vous savez, depuis 2017, on a eu de cesse d'augmenter les moyens, d'augmenter les moyens des associations, d'augmenter les moyens d'enquête, d'augmenter les moyens des magistrats. Il y a des éléments qu'on doit encore renforcer dans la loi, encore renforcer dans chacun des départements français, hexagon comme outreemire. Exactement sera au niveau. On en on en débattra mais ce sera jamais un obstacle.
Euh vous allez avoir peut-être votre salaire baissé, ça vous pose un problème. C'est pas moi qui décide, vous savez. On vous appartenez à un gouvernement, il y a un premise qui prend des décisions et on se conforme à cette décision. C'est comme ça que ça se passe et puis on verra bien si la décision si la décision ensuite est prise. C'est la démagogie. On verra bien si la décision est prise. Je suis pas sûr que ce soit la principale préoccupation. Je pense que c'est plus important de parler de lutte contre les violences sexuelles. Juste un petit peu mot de la de la présidentielle. On voit que les ministres se rangent he les uns après les autres derrière des candidats. J'en cite deux. Géraldin, Ma Brégon qui soutient Édouard Philippe, Roland l'escur qui lui s'engage vers
Gabriel Actal. Et vous, vous roulez pour qui ? Est-ce que vous roulez peut-être pour vous ? déjà un je bosse parce que je pense qu'il y a encore beaucoup de choses qu'on peut faire et regarder les sujets qu'on vient d'évoquer. Je crois pas qu'il soi euh indifférent pour les Français ou mineurs de moi ça fait des mois que je dis qu'il faut qu'on puisse organiser une primaire de manière à ce qu'on ait une candidature unique. Et je vois vous dites comme Hervé Morin, comme François Baou, vous dites comme je dis qu'on a besoin de rassemblement et d'unité. Je dis que quand on a un Rassemblement national qui peut gagner dans notre pays parce qu'aujourd'hui c'est non seulement plausible, ça peut devenir même probable quand vous regardez toutes les enquêtes d'opinion
qui sont menées que ça devrait donc être notre obsession. Quelle est l'alternative que nous proposons ? Quel est le chemin d'espérance aussi que nous proposons aux Français ? Comment on continue à obtenir des résultats ? Et comment on fait pour avoir une candidaturique ? Et je constate pourquoi passeralier derrière Édouard Philippe qui est le candidat pour l'instant en fait du bloc central. Je constate mais parce que l'enjeu c'est comment vous départagez les uns et les autres et si vous ne départagez qu'un coup de sondage et bien le risque c'est que ces sondages puissent fluctuer et que le favori d'un mois ne soit plus le favori du mois d'après. Et donc on voit bien la difficulté une primaire et vous serez candidate vous à cette primaire. Moi déjà j'aimerais que cette primaire
puisse exister c'est qu'on a des enquêtes d'opinion qui viennent de sortir justement ce matin et qui disent que plus de 70 % de nos électeurs souhaitent qu'on organise une primaire c'est mais moi j'essaie de faire les choses dans le bon ordre. Donc un de bosser comme je suis ministre et deux de faire en sorte qu'il y ait du rassemblement et de l'unité et que cette primaire et que cette primaire soit organisée. Pour l'instant, elle ne l'est pas. Je le regrette parce que je pense que la dispersion, elle nous amène et elle peut nous conduire à la défaite et si nous perdons, ça veut dire que le Rassemblement national peut gagner. Merci beaucoup Orberger.
Aurore Bergé