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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 25 août 2026 15 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheNumériqueSolidarités & familleBudget & impôts

Interdication des réseaux sociaux au moins de 15 ans: l'avis du ministre de l'Éducation nationale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Êtes-vous sûr que ce sera une rentrée sans portable au lycée ?

  • 0:35OuverteRéponse partielle

    Pourquoi ça coince ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Un lycéen pourra-t-il entrer avec un portable mardi prochain ?

  • 3:30RelanceRéponse partielle

    Les professeurs utilisent des QR codes en classe, est-ce que ça va s'arrêter ?

  • 4:30OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est pas infantilisant de créer un espace sans portable ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Edouard Philippe propose d'augmenter les profs de 20%, c'est une bonne proposition ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Edouard JeffreyFait
    « la loi pose le principe qu'au 1er septembre, il n'y a plus d'utilisation du téléphone portable au lycée, sauf autorisation par les chefs d'établissement. »
  • 2:10Edouard JeffreyFait
    « l'utilisation du téléphone portable est interdite sauf dérogation autorisée par le chef établissement dans le règlement intérieur. »
  • 3:40Edouard JeffreyFait
    « Les usages pédagogiques font partie des dérogations. »
  • 4:40Edouard JeffreyChiffre
    « On a des jeunes qui aujourd'hui passent 4h40 par jour en moyenne devant un écran. »
  • 5:20Edouard JeffreyFait
    « On a des élèves qui allaient se concentrer aujourd'hui deux ou trois minutes d'affilée d'après les derniers études scientifiques. »
  • 7:40Edouard JeffreyChiffre
    « la moyenne, c'est une moyenne, c'est 3 090 euros et ils étaient payés il y a 5 ans, la moyenne c'était 2600 euros il y a 5 ans. »
  • 8:40Edouard JeffreyFait
    « il faut des amendes de responsabilisation scolaire comme ça existe au Royaume-Uni. »
  • 9:30Edouard JeffreyFait
    « j'ai moi-même pris un décret cet été qui prévoit qu'on pourra changer d'école ou d'établissement à un enfant dont les parents feraient peser une menace sur le personnel. »
  • 10:30Edouard JeffreyChiffre
    « le nombre de postes au concours ouvert a été pourvu quasiment à 100%. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Notre invité ce soir, le ministre de l'éducation nationale, monsieur Edouard Jeffrey. Bonsoir, monsieur le ministre. Bonsoir.

Nous allons vous interroger bien sûr sur toute l'actualité autour de l'éducation nationale avec Amandine Attalaya, avec Olivier Truchot, mais vous êtes sûr que ce sera une rentrée sans portable au lycée ? Écoutez, la loi pose le principe qu'au 1er septembre, il n'y a plus d'utilisation du téléphone portable au lycée, sauf autorisation par les chefs d'établissement. Donc oui, l'interdiction, elle s'applique dès le 1er septembre.

Ensuite, il faut évidemment que les chefs d'établissement modifient la gouvernement intérieure s'ils veulent apporter telle ou telle dérogation, par exemple pour biper à la cantine, dans les internats, Donc ça va sûrement prendre quelques semaines, le temps que tout se mette définitivement en place. Mais en tout cas l'idée c'est bien qu'on ait une année scolaire sans téléphone portable OIC. Alors c'est un sujet récurrent.

Bonsoir Julien Migaud-Muller. On va regarder ça avec vous, l'interdiction du portable à l'école. A chaque fois, ça se heurte à un problème.

Pourquoi ça coince ? Alors pour tout comprendre déjà, on va rembobiner et faire la genèse de tout ce sujet. Regardez, tout commence l'année dernière, le 28 novembre Que se passe-t-il ?

Emmanuel Macron dit qu'il souhaite interdire les portables dans tous les lycées dès septembre 2026. Et il se passe quelques mois. On arrive au 21 juillet 2026.

Le Parlement vote l'interdiction intégrée à la loi qui interdit les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Sauf qu'il y a quelques jours, le 14 août dernier, le Conseil constitutionnel, que fait-il ? Il censure partiellement la loi, qui a un volet beaucoup plus large, qui est celle des réseaux sociaux, mais valide l'interdiction du portable au lycée.

Et Emmanuel Macron, en plein cœur de l'été, il veut que ça aille vite, très vite et dès hier. C'est un conseil des ministres. Eh bien, il promulgue la loi sans les articles censurés avec aujourd'hui une publication au journal officiel.

Sauf que, eh bien, on est au mois d'août. La rentrée, c'est dans une semaine. Et tout ça, ça ne se fait pas en fait d'un claquement de doigt.

Et il y a des syndicats qui commencent à hausser le ton depuis quelques heures. Déjà, François René, qui est le secrétaire national du SNPDN UNSA, qui est le syndicat majoritaire chez les chefs d'établissement. Et que dit « Les établissements ne sont pas prêts.

La règle n'est pas écrite dans le règlement intérieur, sauf ceux qui avaient peut-être tenté d'anticiper quelque chose ». Ça, c'est une première réaction. Il y a une deuxième réaction qu'on va découvrir ensemble, celle du syndicat SNES-FSU, qui est le syndicat national des enseignants du second degré.

Là, ça s'adresse à vous, monsieur le ministre. Le ministre fait diversion. À chaque rentrée, son pare-feu, sa mise en œuvre apparaît matériellement et humainement difficilement applicable Pourquoi ?

Eh bien parce qu'il y a tout un processus pour changer le règlement dans le lycée. Ça ne se fait pas en quelques heures seulement. Déjà, il faut que les établissements modifient le règlement intérieur.

Et pour cela, eh bien, il faut consulter plusieurs instances. La première, C'est le conseil des délégués pour la vie lycéenne, mais pas seulement. Il y a également le conseil d'administration à convaincre et ça, ça ne va pas se faire en quelques jours.

Monsieur le ministre, soyons concrets. Mardi prochain, c c'est la rentrée. Un lycéen pourra-t-il entrer dans son établissement avec un portable ?

Alors d'abord, y compris plus tard, un lycéen pourra entrer dans un établissement avec un téléphone portable dans son sac ou dans sa poche. On n'interdit pas l'objet physique. Les mots ont un sens, le portable n'est pas interdit à l'intérieur de l'établissement, c'est son utilisation.

Les mots ont un sens, c'est pour ça que je les emploie et que la loi les emploie, c'est l'utilisation du téléphone portable qui est interdite sauf dans des cas autorisés par le chef d'établissement. Et qui est chargé de le confisquer concrètement ce téléphone portable ? Les personnes de la vie scolaire, comme ça se passe dès aujourd'hui, c'est-à-dire que ce sont les conseils principaux éducation.

Donc ça existe déjà ? Oui, au collège. Ça existe déjà au collège et aujourd'hui vous avez 28 % des lycées qui ont d'ores et d'âge pris des mesures de restriction du téléphone portable avant que la loi soit votée.

Est-ce que vous savez qu'il y a des professeurs, des enseignants qui utilisent en classe le smartphone des élèves pour faire court parce que sur certains manuels scolaires, il y a des QR codes. Il faut utiliser ces QR codes pour faire court. Alors vous dites à ces enseignants arrêtons tout ça ?

On ne leur a pas dit ça, pardonnez-moi. Puis vous dire que l'utilisation est interdite ? Je vais me répéter, mais c'est pas grave, l'utilisation du téléphone portable est interdite sauf dérogation autorisée par le chef établissement dans le règlement intérieur.

Les usages pédagogiques font partie des dérogations. C'est déjà le cas au collège aujourd'hui, c'est le cas aussi au lycée. C'est-à-dire que si vous avez un intérêt pédagogique, un professeur, par exemple, qui considère que ces élèves ont intérêt à faire un QCM en ligne, il peut les les autoriser à le faire.

Il n'y a aucun problème, mais c'est sous contrôle du professeur. Mais il faut revenir un tout petit peu à l'objectif. On a des jeunes qui aujourd'hui passent 4h40 par jour en moyenne devant un écran.

C'est-à-dire qu'ils passent plus de temps sur leur téléphone qu'on court. Ils passent plus de temps sur leur téléphone qu'on En classe ? Pardonnez-moi.

Chez eux ? Globalement. Ou en dehors ?

En classe, quand vous avez votre téléphone en classe qui fait bzit, bzit, bzit avec toutes les notifications de vos réseaux sociaux toute la journée, en réalité, en termes de concentration, vous êtes constamment interrompu, vous avez constamment envie de sortir à votre téléphone, de rien de votre poche discrètement, ou plus ou moins discrètement d'ailleurs, ce qui vous arrive, ce qui vous écrit, quelle notification vous avez, etc. On est face à un phénomène de destruction cognitive, c'est ça qui se passe. On a des élèves qui allaient se concentrer aujourd'hui deux ou trois minutes d'affilée d'après les derniers études scientifiques qui ont été publiées il y a quelques semaines.

On continue ou au bout d'un moment on dit stop ? La ligne c'est de dire qu'on n'a pas besoin d'avoir son de téléphone, en cours ou dans la cour quand on discute avec ses camarades à l'intercours, sauf si effectivement on y est autorisé par un professeur ou un adulte. On demande aux lycéens, notamment en terminale, certains sont majeurs en 18 ans, de – De devenir autonome, ce genre de mesure, est-ce que c'est pas infantilisant ? – Créer un espace, si vous voulez c'est un peu… Il y avait les mêmes débats à une époque sur l'interdiction de la cigarette.

On a dit mais est-ce que c'est pas infantilisant ? Est-ce que les jeunes il faudrait pas plutôt leur apprendre et les éduquer – Le smartphone ne provoque pas le cancer quand même. – Non, mais le smartphone provoque un certain nombre de… quand même à force, l'abus de smartphone provoque d'autres dégâts. – Vous parlez de destruction cognitive vous-même. – Oui, il y a une forme d'addiction, et d'ailleurs les élèves le décrivent comme un processus d quand ils en parlent.

Et donc notre responsabilité aussi en tant qu'adulte, et on a une responsabilité sociale, collective, c'est de dire qu'au bout d'un moment on ne surexpose pas les gens à des écrans et qu'on leur crée des espaces où précisément ils n'ont pas besoin et les règlements intérieurs parce que vous avez entendu les syndicats disent mais attendez on n'a pas eu le temps cet été de changer les règlements intérieurs donc on ne pourra pas appliquer concrètement mardi prochain cette mesure d'abord la loi prévoit donc normalement elle est directement applicable, mais effectivement, pour ceux d'entre eux qui voudraient mettre des dérogations, il y en aura sûrement, je vous prends par exemple des internats, des cantines pour lesquelles c'est nécessaire, etc. Il y aura des règlements intérieurs qui seront modifiés au cours des toutes prochaines semaines. Donc ça va mettre un tout petit peu de temps à se mettre en place.

Donc ça ne sera pas applicable dès mardi prochain ? Ça va se mettre un petit peu, sauf s'il n'y a pas de dérogation. Un chef d'adressement qui dit chez moi il n'y a pas de portable, il n'y a pas de portable.

Mais la loi se suffit à elle-même. Mais si vous voulez des dérogations, effectivement, ça prendra quelques semaines. Et la loi sur les réseaux sociaux qui a donc été retoquée par le Conseil constitutionnel cet été, je sais que vous y êtes parfaitement favorable à cette loi.

Pour vous, vous êtes optimiste sur le fait qu'au printemps, cette fois ça passe et que la loi soit réécrite en temps et en heure – L'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. – En tout cas, j'espère qu'on va trouver le chemin juridique. Parce que d'abord, le Conseil constitutionnel n'a pas invalidé le principe.

Il est dit dans le principe, le législateur peut interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, mais selon des modalités à revoir. Donc juridiquement, il faut qu'il y ait un travail, j'allais dire, un peu fin parce qu'on voit bien que depuis le début d'ailleurs, on sait que le sujet est juridiquement complexe. Mais à la fin, pardon d'y revenir, c'est un enjeu d'intérêt général.

Quand vous Vous avez des jeunes de 13-14 ans qui passent 4 heures, 5 heures, 6 heures par jour sur des réseaux sociaux, qui sont, pardonnez-moi l'expression, mais biberonnés sur certains réseaux, à des fausses informations, à des vidéos générées par IA. Enfin, qu'est-ce qu'on est en train de fabriquer comme société ? Leur dire, comme on dit à tout jeune, à n'importe quel âge, t'attends un peu avant d'être exposé au contenu d'avoir la maturité suffisante pour être exposé.

Non seulement c'est pas mauvais, mais en réalité, c'est le rôle même de l'éducation. S'il arrive au pouvoir, Edouard Philippe, en tant que président de la République, propose d'augmenter les profs de 20 % sur la durée du quinquennat. Ils ne sont pas assez payés.

Il a raison ? C'est une bonne proposition ? En tout cas, tout ce qui permettra, dans un cadre budgétaire qui reste à définir, mais tout ce qui permettra de mieux payer les professeurs, à mon sens, c'est bon à prendre.

En moyenne, ils sont payés 3000 euros, c'est ça ? Alors, la moyenne, c'est une moyenne, c'est 3 090 euros et ils étaient payés il y a 5 ans, la moyenne c'était 2600 euros il y a 5 ans, 2614 euros à 5 ans. Donc ils ont déjà été augmentés ?

Il y a eu une augmentation très nette entre notamment 23 et 24, entre 22 et 24 même une augmentation très très forte. D'ailleurs, le président de la République l'avait dit à l'époque, il avait dit en 2022 qu'il voulait démonter 110 %, on est à donc plus... – Édouard Philippe dit que ce n'est pas suffisant, il faut encore augmenter de l'importance. – Est-ce que c'est suffisant ?

Très honnêtement, je fais partie de ceux, et pas seulement parce que je suis qui pensent qu'il faut continuer à faire des efforts au cours des prochaines années, en fonction évidemment des contraintes budgétaires, pour mieux rémunérer les professeurs, notamment en début de carrière. – Est-ce qu'il faut leur demander de travailler plus ? – Enfin, en milieu de carrière. – Est-ce qu'il faut leur demander de travailler plus ?

Parce qu'ils ont aussi 11 semaines de vacances si vous voulez moi très honnêtement je trouve que c'est c'est vraiment pour le coup le mauvais débat les professeurs travaillent ils travaillent d'argument plus ce qu'on va dire le contraire si vous avez une grève sur le dos mais c'est pas ça – Il y en a déjà une prévue face à l'ordre. – Non mais ils travaillent plus que la moyenne des professeurs européens, ils font vraiment plus d'heures de cours, alors parce que les choses sont organisées différemment sur l'épicard, mais globalement si vous voulez, les professeurs français travaillent plus que leurs homologues européens. Et moi j'en ai un peu assez, honnêtement, de ce côté un peu prof-bashing qui consiste à dire « mais ils ont les vacances, etc. » Bon, non, il travaille, il prépare la copie pour des vacances, il corrige les copies et je mets au défi quiconque qui n'est pas professeur de tenir une classe 6 ou 8 heures par jour.

Vous avez annoncé que 10 millions d'élèves allaient être interrogés sur la violence sexuelle. Quel type de questions va-t-on leur poser – Alors d'abord, effectivement… – Ça va être ajouté au questionnaire habituel sur le harcèlement. – Chaque année, les élèves depuis trois ans remplissent un questionnaire sur le harcèlement.

Moi ce que je veux c'est ajouter un feuillet sur les violences sexuelles pour qu'ils puissent dire si oui ou non ils ont été victimes de violences à caractère sexuelle donc on va adapter évidemment les questions à l'âge est ce que quelqu'un a déjà touché ce qu'un adulte a déjà touché des parties intimes alors que ce n'était alors que c'était pas nécessaire ou un bon parce qu'évidemment si c'est un médecin ça peut poser de questions donc voilà on va adapter les questions, on va aller travailler avec des pédopsychiatres pour que ce soit adapté. Et à la fin surtout, on laissera la possibilité à l'enfant s'il le souhaite de marquer son nom et son prénom pour solliciter un entretien avec un adulte de confiance. Donc ça veut dire qu'un enfant qui aurait été victime de viol, quand on va lui poser la question est-ce que tu as été victime d'attouchement ou de...

Qui pose la question ? C'est dans le questionnaire. Est-ce qu'ils le remplissent au questionnaire ?

Ils le remplissent. Il y a un petit et il pourra rajouter de son initiative, il pourra rajouter qui s'appelle Édouard Jeffrey en bas. Et s'il le met, un adulte de confiance après le recevra et suivra ça.

Ça reste assez sismique. Je rappelle un point...

Pourquoi vous dites ça ? Sismique, pourquoi ? Parce qu'on a aujourd'hui, d'après les chiffres de la civise, entre 8 et 10 % des enfants qui ont été victimes de viols ou d'agressions sexuelles à 85 % dans le cercle familial.

Et on va interroger tous les enfants de France, de la grande section à la terminale. Donc derrière, il pourrait y avoir des poursuites judiciaires ? Ah bah oui.

Il y aura des signalements. On en fait déjà. On fait des milliers de signalements chaque année.

L'école, c'est le premier signaleur de France. Parce que c'est un lieu de confiance et que les enfants, justement, s'y confient. Mais là, on donne la possibilité de libérer la parole de manière universelle.

Parce que ce que moi je trouve terrible, c'est que ce chiffre de quasiment 10 %, il est objectivement monstrueux. Et finalement, ça fait qu'on le sait, puis que c'est comme ça. Ben non, ce n'est pas comme ça.

Amandine ? Il y a un autre thème qui va faire beaucoup débat dans cette campagne présidentielle, celui de l'autorité au sein de l'école notamment. Il y a là aussi une proposition d'Edouard Philippe qu'il faut qui dit qu'il faut des amendes de responsabilisation scolaire comme ça existe au Royaume-Uni.

C'est-à-dire que s'il y a des infractions répétées avec des enfants qui sont harceleurs, qui sont violents ou des parents qui sont violents, il faut leur mettre une amende Bonne idée, vous y seriez favorable ? Moi je trouve que ça se regarde, si vous voulez On a presque envie de dire pourquoi vous ne le faites pas alors ? Si l'augmentation des salaires ça se regarde, si l'amende ça se regarde Non mais alors, attendez, on ne va pas tout faire à la fois les salaires, il y a déjà ce qui a été fait.

Il y a les contraintes budgétaires liées au contexte international quand même que tout le monde connaît. Actuellement, on n'a pas forcément les moyens et encore une fois, ça se construit sur du temps long. Ça c'est sur 5 ans.

Sur les parents, il se Je trouve que j'ai moi-même pris un décret cet été qui prévoit qu'on pourra changer d'école ou d'établissement à un enfant dont les parents feraient peser une menace sur le personnel. Autrement dit, vous êtes molesté le vendredi soir par les parents, vous êtes professeur, moi ce que je dis c'est que le parent il revient pas à la grille le lundi matin. On change l'enfant en établissement.

Donc ça c'est une première pour le coup que je prends directement. La question suivante qui est celle que soulait Edouard-Philippe, je trouve qu'elle se regarde, je n'ai pas de réponse catégorique mais en tout cas l'idée de dire qu'au bout d'un moment quand on fait subir des violences ou des dégradations etc. la responsabilité de la personne peut être des parents peut être engagé et que ça peut se par un nommement administratif plutôt que pénal, pour ne pas forcément passer par le juge judiciaire pour ça.

Oui, ça se regarde. Gabriel Attal ou Edouard Philippe pour la présidentielle ? Pardonnez-moi, je suis à une semaine de la rentrée, Et donc, je sais bien que tout le monde ne parle que de mai 2027.

Moi, je parle de septembre 2026 et j'attache du prix à ce que la rentrée se fasse à l'abri de toute supputation en mode « est-ce qu'on use des questionnaires sur les parents d'élèves et les élèves. Il y a assez d'enseignants cette année devant chaque Clèves, il y aura des enseignants à cette rentrée ? Pas de problème ?

Écoutez, le nombre de postes au concours ouvert a été pourvu quasiment à 100%, ce qui est une excellente nouvelle, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps. Et donc l'objectif, bien sûr, c'est celui que vous indiquez, c'est-à-dire qu'il y ait des professeurs devant chaque classe et dans toutes les disciplines. Et a priori, aux dernières nouvelles, on n'est pas loin de l'objectif, mais vraiment pas loin du tout.

Donc j'ai très bon espoir qu'on y arrive. Il y aura encore des enfants qui seront sans enseignants durant l'année scolaire. Alors après ça, il y a ce qui se passe dans l'année scolaire.

Ça, c'est plus compliqué à gérer. En tout cas, d'ores et déjà, il y en a qui sont restés un mois ou un mois et demi sans se remplacer. D'ores et déjà, la rentrée.

Après, on s'attaque à la suite. Comptez sur moi. Merci.

Le gouvernement tient avec le budget. Ça, c'est toujours le si. Mais moi, si vous voulez, avec le si, on ne mettrait pas en bouteille, comme disait ma grand-mère.

Merci, monsieur le ministre.