Éléonore Caroit, députée apparenté EPR établis hors de France | La politique et moi
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:30OuverteRéponse directe
Bonjour Eleonore Carrois. Bonjour.
- 0:32OuverteRéponse directe
Les députés des Français de l'étranger ont des circonscriptions immenses, comment fait-on campagne ?
- 1:21OuverteRéponse directe
Pourquoi l'espagnol et le brésilien alors que vos électeurs sont français ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Comment entrez-vous en contact avec des électeurs sur 33 pays ?
- 2:58RelanceRéponse partielle
L'abstention a battu des records dans votre circonscription, est-ce un problème démocratique ?
- 4:25OuverteRéponse directe
Quel rapport entretient-on avec son pays quand on a passé sa vie à l'étranger ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:55Invité politiqueFait
« Bonjour, je suis Eleonore Carrois. »
- 1:03Invité politiqueFait
« Je suis moi-même une enfant de ce territoire. »
- 1:35Locuteur non identifiéFait
« Ma circonscription couvre 33 pays qui vont du Mexique à la terre de feu en passant par les Caraïbes. »
- 1:45Locuteur non identifiéFait
« Un des enjeux, c'est de s'assurer que ces français binationaux gardent un lien avec la France. »
- 3:15Locuteur non identifiéFait
« Ça pose une véritable question. »
- 3:25Locuteur non identifiéFait
« Beaucoup de Français ne connaissent pas encore l'existence de cette fonction. »
- 3:43Locuteur non identifiéFait
« Un de mes enjeux, c'est justement d'apporter la démocratie aux Français. »
- 4:45Locuteur non identifiéFait
« Quand on voit quelque chose de loin, parfois on le voit mieux. »
- 5:24Locuteur non identifiéFait
« Cette identité français de l'étranger, c'est une véritable identité qui enrichit le débat public national. »
- 7:02Locuteur non identifiéFait
« J'ai fait de l'arbitrage d'investissement. »
- 8:45Locuteur non identifiéFait
« Je suis convaincue de l'utilité de la diplomatie parlementaire. »
Temps de parole
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Elle a grandi entre Saint-Domingue et Paris. Elle parle cinq langues, elle a trois passeports et une carrière d'avocate internationale. Mon invitée représente les Français établis en Amérique latine et au Caraïbe. Elle est également porte-parole du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée. Bonjour Eleonore Carrois. Bonjour. Alors les députés qui représentent les Français qui sont établis à l'étranger ont des circonscriptions qui sont immenses, qui sont parfois sur plusieurs continents, en tout cas qui ont plusieurs dizaines de pays. Donc les candidats aux législatifs n'ont pas campagne comme les autres, on va dire. Tout se joue en grande partie sur Internet.
On va revoir quelques clips de campagne, si l'on peut dire, des législatives 2022.
Bonjour, je suis Eleonore Carrois. Pour moi, c'est un plaisir de me présenter pour être candidata à la députée de l'Assemblée nationale française. Je suis moi-même une enfant de ce territoire. J'ai grandi en République Dominicaine et j'ai fait toute ma scolarité au lycée français de Saint-Domingue. Ne l'oublies pas de voter. Le 27 de maio, jusqu'au 1 de juin, tu pourras voter sur Internet. Et puis, le 4 de juin, en ton consulat. Quanto contigo.
Quanto contigo ? En trois langues ? Alors en français, on comprend, vos électeurs sont français, ils parlent français. Mais alors pourquoi l'espagnol et le brésilien ?
Alors moi, ma circonscription couvre 33 pays qui vont du Mexique à la terre de feu en passant par les Caraïbes. Et sur ce territoire, il y a beaucoup de français, des français qui sont dans différents pays, et beaucoup de binationaux. Et un des enjeux, c'est de s'assurer que ces français binationaux gardent un lien avec la France. Et parfois, malheureusement, quand ils n'ont pas accès à un lycée français ou à une alliance française...
Ils perdent un peu le lien avec la langue ?
Ils perdent le lien avec la langue.
Et pas la citoyenneté ?
Et pas la citoyenneté. Donc tout l'enjeu, c'est de s'assurer qu'ils comprennent, qu'ils soient au courant de leurs droits civiques et qu'ils puissent voter. Donc oui, c'est mieux de faire en trois langues.
Et on constate que vous parlez parfaitement ces deux autres langues. Comment est-ce qu'on s'y prend pour entrer en contact avec les électeurs quand on est dans une circonscription qui compte, vous le disiez, 33 pays différents ?
Alors, il y a plusieurs façons. Moi, je privilégie toujours le terrain, mais vous avez vu, c'est vraiment difficile de faire du terrain.
On voit votre circonscription là. C'est ça. La moitié du continent américain, plus de la moitié.
Absolument, absolument. Et puis en plus, dans chaque pays, vous avez les capitales, mais vous avez aussi des français qui vivent en dehors des capitales qu'il faut aussi aller voir. Donc j'essaie de me déplacer autant que possible, malgré le calendrier ici à l'Assemblée nationale. Et en même temps, des zooms. Je fais un zoom par mois qui est ouvert à... Donc des visios. Des visios, exactement. Visio-conférence ouverte à tout le monde. Des permanences, également, de manière dématérialisée. Et puis je reçois énormément de concitoyens lorsqu'ils viennent en France. Je pense que j'ai un des records de visite de concitoyens, finalement, plus ils sont loin.
Ils viennent vous voir comme ça à l'Assemblée ?
Ils viennent en vacances, ils vont voir leur famille. Et puis, dès qu'ils le peuvent, ils viennent à l'Assemblée.
Les Français qui sont installés à l'étranger ont tendance à moins se mobiliser lors des élections qu'en métropole. Mais alors, chez vous, l'abstention a battu des records. En 2022, j'ai vu que vous avez été élue avec seulement 16% de participation en ayant réuni moins de 7000 voix. Est-ce que ça ne pose pas un problème démocratique, à un moment ?
En tout cas, ça pose une véritable question. Parce que ces circonscriptions des députés des Français de l'étranger existent depuis peu de temps. Elles ont été créées. Et pour la première fois, en 2012, on a eu des députés qui ont été élus. Beaucoup de Français ne connaissent pas encore l'existence de cette fonction.
Depuis 2012 ?
Depuis 2012, parce qu'ils ne s'intéressent pas à la politique. Parce qu'il y a aussi un grand turnover, pour utiliser un mot bien français, des Français qui partent et qui ne sont pas forcément au courant. Donc, moi, un de mes enjeux, c'est justement d'apporter la démocratie aux Français. Et donc, la participation a un peu augmenté. Parce que vous savez, j'ai fait une élection en 2023, ensuite une en 2024.
Oui, alors, parce que votre élection en 2022 a été annulée, parce qu'il y a eu des problèmes dans l'envoi des SMS aux électeurs pour qu'ils votent à distance. Donc, vous avez été réélu en 2023, puis en 2024 avec la dissolution. Comment on enchaîne trois campagnes en deux ans ?
Après, on s'habitue. C'est vrai que c'est un enjeu. Surtout une campagne avec autant de pays. Mais je pense que, justement, le fait d'avoir dû voter en 2022, en 2023, en 2024... Ils ont fini par savoir qu'il y avait des élections. Non, ils savent qu'ils ont une députée, qu'ils peuvent compter sur elle et qu'il y a des élections.
La plupart des députés des Français de l'étranger sont des expatriés. Vous, c'est un peu différent, parce que vous êtes né en France. Vous avez grandi en République dominicaine. Alors, j'ai vu, vous avez fait vos études à Paris, mais aussi à New York. Ensuite, vous avez vécu en Suisse. Et vous êtes retourné vivre en République dominicaine. Quel rapport est-ce qu'on entretient avec son pays quand on a passé l'essentiel de sa vie à l'étranger ?
Vous savez, je pense que quand on voit quelque chose de loin, parfois on le voit mieux. C'est-à-dire que, moi, j'apprécie des choses en France qu'on a tendance à oublier lorsque l'on est trop le nez dedans, dans le territoire national. On se rend compte des avantages incroyables qu'on a, du modèle social qu'on a, mais qu'il faut préserver.
Et on regarde le contact avec son pays, on connaît son pays ?
Ah, mais parfois mieux que ceux qui y vivent. Moi, il y avait une véritable volonté de la part de mes grands-parents français de s'assurer que nous soyons véritablement français. Ils nous ont emmenés dans différentes régions de France. On parle français à la maison. Et je pense que c'est le cas de beaucoup de nos concitoyens et que cette identité français de l'étranger, c'est une véritable identité qui enrichit le débat public national. C'est pour ça que je suis vraiment convaincue de l'importance d'intégrer et c'est presque 3 millions de français qui vivent hors de nos frontières dans la réflexion sur la société, sur la politique nationale.
Quand on vous demande ce qui a nourri votre goût pour l'engagement, vous évoquez le militantisme familial. C'était un militantisme politique ?
Oui, tout à fait. Alors, mon père est journaliste et très engagé. Il a beaucoup été en Amérique latine. Donc, c'était à la fois la France et l'Amérique latine.
C'est un peu le spécialiste d'Haïti. Le journaliste spécialiste d'Haïti en France. Il a travaillé pour beaucoup de médias étrangers, la BBC. Le New York Times. Et puis, l'AFP. Je sais qu'il a aussi couvert la chute du Shah d'Iran.
Oui, absolument. Il a une carrière assez incroyable. Et puis, surtout, il s'est évidemment focalisé sur l'Amérique latine et sur Haïti. Et en fait, mon parcours de vie, le fait que je sois finalement... Que j'ai grandi en République dominicaine, ça a à voir avec cet engagement.
Alors, on vous voit enfant à Saint-Domingue avec lui.
Absolument. Le lycée français de Saint-Domingue qu'ils ont aussi contribué à construire. Oui, je fais ce lien. Et aussi, du côté de ma mère qui est dominicaine, elle vient d'une famille assez politique. Mon grand-oncle a fait partie du groupe de personnes qui ont permis la destitution du dictateur Trujillo, qui d'ailleurs fait partie de son assassinat. Et donc, il y a un véritable engagement pour la démocratie, pour les droits de l'homme, de la part aussi bien de mon père que de ma mère. Donc, il y a clairement une lignée là.
Alors, si vous avez autant vécu à l'étranger, c'est aussi lié à votre métier. Vous avez longtemps été avocate internationale. Est-ce que votre fibre militante, vous l'avez aussi exercée à travers ce métier-là ?
Oui, parce que j'ai fait de l'arbitrage d'investissement. Alors, c'est peut-être un peu technique. L'arbitrage d'investissement, c'est lorsque vous défendez un État ou un investisseur dans le cadre d'un conflit international. Et au lieu d'aller devant un tribunal, justement, du pays dans lequel vous avez investi, dans lequel vous pensez que vous n'allez pas être traité de manière juste et équitable, vous allez devant une cour d'arbitrage, un tribunal arbitral. Et donc, j'ai beaucoup voyagé de ce fait. Et aussi, représenter des États dans des enjeux qui sont finalement des enjeux de politique publique, comme l'environnement, comme l'accès à l'eau, etc.
Donc, j'ai aussi travaillé et voyagé de ce fait.
Et alors, vous avez mis de côté votre carrière d'avocate en 2022 pour vous présenter aux législatives sous les couleurs d'En Marche, alors que je crois que vous n'aviez jamais milité au sein d'un parti avant. Vous expliquez que le déclic de l'engagement politique est venu plus tard, quand vous avez eu vos enfants. Pourquoi ?
Oui, l'engagement politique, quand vous avez vécu à l'étranger et que vous n'avez pas forcément les codes, vous ne vous reconnaissez pas dans les structures partisanes, je l'ai un peu écarté. Mais j'ai toujours eu ça. Et quand j'ai eu des enfants, je me suis dit, il faut absolument agir. Il y a des choses qui nécessitent qu'on régule, qu'il y ait une intervention publique, notamment l'environnement. Et là, je me suis dit, je ne peux pas être simple spectatrice de ce qui est en train de se passer. Il faut que je m'investisse. Alors, c'est un investissement très modeste et très local.
J'ai d'abord été parent d'élève élue à l'école, ensuite conseillère des Français de l'étranger à Genève, et puis finalement, aujourd'hui députée.
Quand on se promène sur votre page Facebook, sur votre compte Instagram, on vous voit poster des photos aux côtés de nombreux responsables politiques étrangers, parfois même des chefs d'État, avec Lula, par exemple, le président du Brésil, ou avec le président colombien. Il y a une part de diplomatie dans le travail de députée des Français de l'étranger ?
Moi, je suis convaincue de l'utilité de la diplomatie parlementaire. C'est vraiment d'ailleurs ce que je...
Et qu'est-ce que vous apportez en plus du réseau diplomatique français, qui est quand même assez riche dans ces...
Je pense que c'est très complémentaire. Le réseau diplomatique français, il a une ligne, c'est la ligne de la France. Il y a évidemment les instructions qui sont données. Il y a le président de la République et le ministre des Affaires étrangères, et c'est très clair. Les parlementaires, nous, on peut apporter un discours autre, on peut questionner, on peut interroger, on peut se positionner parfois.
Vous êtes plus libre ou plus...
En tout cas, on a un ton qui est différent. Par exemple, les élections au Venezuela, qui ont été remportées par le candidat d'opposition, et ça n'a pas été reconnu par Nicolas Smadolo, qui est resté au pouvoir, qui aujourd'hui a fait une forme de coup d'État. Pour la France, c'est très difficile de dire ça de manière officielle. Ça veut dire qu'on rompt nos relations diplomatiques. Moi, je peux le dire. Je peux dire que ces élections, elles ont été gagnées par l'opposition. Donc vous voyez, il y a une différence de ton, parce que vous vous engagez finalement vous-même, et pas la position officielle de la France.
Alors, dans ce travail de diplomatie parlementaire, vous êtes plus particulièrement investie dans la protection des océans. Pourquoi ce choix ? C'est ce que vous évoquiez sur les déclics de l'engagement, c'est l'environnement et...
En partie, mais vous savez, quand vous grandissez dans les Caraïbes, face à la mer, l'océan, de toute façon, c'est consubstantiel à ce que vous êtes. Et puis, c'est aussi là où se régule le climat. On parle beaucoup, on a beaucoup parlé de l'Amazonie, de la forêt, c'est extrêmement important. Il y a eu un gros engagement. Et aujourd'hui, si on ne s'attaque pas à l'océan, à ce continent de plastique qui existe aujourd'hui, à la véritable protection de nos aires marines protégées, et puis surtout à la régulation de ce qu'on appelle la haute mer, c'est-à-dire la mer qui n'est pas dans les juridictions nationales, on ne va pas y arriver. En réalité, c'est là où ça se joue.
Je voulais évoquer un dernier sujet avec vous. Vous avez choisi d'être apparenté au groupe Ensemble pour la République. En général, les députés qui font ce choix, c'est pour garder une forme de liberté de parole. Or, vous êtes aussi porte-parole du groupe Ensemble pour la République. J'ai du mal à comprendre la logique entre les deux.
Alors, ça s'est fait en deux temps. C'est-à-dire que le côté apparenté, ça a vraiment à voir avec qui je suis. Moi, je suis quelqu'un de très indépendant, en tant qu'avocate, en tant que membre de la société civile. Comme vous l'avez dit, je suis rentrée en politique relativement récemment.
C'est un profil assez courant dans votre famille politique.
Oui, mais ça change, ça a évolué. On n'a pas les mêmes profils entre 2017 et 2022. Mais en tout cas, c'est pour ça que je suis restée apparentée. J'ai toujours cette possibilité de faire un pas de côté, parfois.
Et ça ne vous empêche pas d'être porte-parole ?
Non, parce que le porte-parole-là se décline avec des personnes qui ont des sensibilités différentes. Et puis, quand je parle en tant que porte-parole, je me tiens évidemment à la ligne qui a été votée, qui est la majoritaire dans notre groupe.
Oui, sauf sur un texte. Le projet de loi Narcotrafic, la porte-parole du groupe, elle a pris un peu son indépendance. Vous êtes la seule à vous être abstenue sur ce sujet qui concerne pourtant directement votre circonscription. Une grande partie de la cocaïne vient des pays qui sont dans votre circonscription. Pourquoi vous êtes abstenue sur ce texte ?
Alors, j'ai bien précisé que je le faisais pas en tant que porte-parole. Et ça, c'est important. Donc, je le reprécise au cas où. Non, justement parce que je connais bien ce sujet. Vous avez des pays en Amérique latine où la lutte contre le narcotrafic a créé des véritables guerres civiles où on a retrouvé l'armée face aux groupes de narcotrafiquants, face aux paramilitaires, etc. Et moi, ce que je constate, c'est que déjà, le tour oppressif, ça marche pas. Et qu'ensuite, si vous voulez vous attaquer à ce problème, il faut le prendre dans sa globalité.
Et il y avait des mesures dans cette loi qui étaient nécessaires et dont moi, j'étais d'accord avec un certain nombre de dispositifs qui, à mon sens, étaient inefficaces et qui, en fait, venaient rajouter une strade par rapport à ce qui existe déjà. En plus, je parlais aussi en tant qu'avocate. Moi, je vois que les juridictions interrégionales marchent bien et que, donc, du coup, il fallait plutôt les muscler plutôt que de créer une forme de parquet général. On ne va pas refaire le débat. Et puis, de toute façon, c'est une bonne chose qu'on ait un certain nombre de mesures qui aient été votées.
On va conclure l'émission par notre quiz habituel. Donc, le principe est simple. Je vais commencer des phrases et c'est vous qui allez devoir les terminer.
D'accord.
Le plus dur quand on est porte-parole, justement. Bon, on vient d'en parler.
C'est de trouver l'équilibre entre son indépendance et la position du groupe.
Ce qu'il y a de plus dominicain en moi, parce que vous avez aussi la nationalité dominicaine.
Il faut me voir danser le méringuier.
Le méringuier.
Ce n'est pas la salsa. La salsa, c'est cubain ou portoricain, mais le méringuier.
Le problème quand on a trois passeports. Vous êtes aussi Suisse.
Je ne pense pas que ce soit un problème.
Non, ça ne vous a pas posé de problème parfois à la douane ? Il n'y a pas eu dans certains pays ?
Pas du tout. Pas du tout. Souvent, quand vous avez... Par exemple, le problème, c'est d'aller à Cuba et d'aller aux Etats-Unis, par exemple. Donc là, c'est plutôt bien de...
De jongler entre les passeports.
En fait, vous ne jonglez pas. Mais je vais toujours avec mon passeport français. Mais je ne pense pas que ce soit un problème.
D'accord. Merci beaucoup, Eleanor Carroix, d'être venue dans La Politique et moi.
Merci à vous.
Éléonore Caroit