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interviewPublic Sénat· 29 juin 2025 59 min

#Direct 🔴 François Bayrou, Premier ministre, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat-M6

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous. Bonjour François Baotou.

Bonjour. Merci monsieur le Premier ministre d'avoir accepté notre invitation pour ce grand jury exceptionnel. Après 6 mois à Matignon, avez-vous épuisé votre méthode ?

Favoriser en toute circonstan le dialogue ? Certains disent gagnez du temps. Les socialistes après vous avoir épargné veulent vous faire tomber.

C'est la conséquence directe de l'échec des négociations sur les retraites. Le Rassemblement national vous menace sur le budget. Vous cherchez toujours 40 milliards d'euros d'économie.

Et pendant ce temps-là, le socle commun se délite et le président s'impatiente. Bienvenue dans ce grand jury. François Baou.

À mes côtés pour vous interroger, Périne tarno de public Sénat Jim Jarassé du Fidiaro et nous serons rejoints par Pauline Buisson de M6. Le grand jury, l'actualité de la semaine. Je le disais donc les négociations sur les retraites se sont achevées sans accord.

Les socialistes vous lâchent, le Rassemblement national vous menace. Avez-vous cette semaine, François Baouché les limites de votre méthode ? En aucune manière.

Euh d'abord ce que vous avez annoncé ou présenté n'est pas tout à fait exam, mais remarquons pour commencer que c'est exactement comme ça depuis le premier jour. H nommé premier ministre par le président de la République alors que le gouvernement de Michel Barnier avait été censuré, que la France n'avait ni budget pour son action publique, ni budget pour son action sociale, qu'il n'y avait aucune majorité disponible euh ni d'un côté ni de l'autre si je puis dire. C'est quand même une situation sans précédent sous la 5e République que de n'avoir ni majorité absolue ni majorité relative.

Et donc c'était la déliesscence. En en quelques semaines, nous avons pu faire voter un budget pour l'action publique. Nous avons pu faire voter un budget pour l'action social.

Nous avons passé des textes très importants. La loi contre le narcotrafic, la loi d'orientation agricole, la loi de reconstruction de Mayotte qui qui était vous en souvenez depuis la depuis la première heure Oui, mais vous retracez les 6 premiers mois mais vous oubliez la dernière semaine. Pas du tout.

Euh euh et et peut-être ça serait bien que on s'écoute pendant l'émission. Je vous en prie. Donc euh il y avait depuis la première semaine cette question des retraites qui est comme vous le savez la question même sur laquelle était tombé Michel Barnier H et une question lancinante depuis depuis j'allais dire des décennies.

Hm. Euh et euh lorsque j'ai été nommé, j'ai rencontré l'ensemble des partenaires de la vie économique et sociale et tous m'ont dit une chose qui m'a beaucoup frappé. Ils ont dit "Mais on aurait vraiment pu améliorer ce texte.

Euh, il a été adopté par le 493 et je ne crois pas qu'Éabeth Born avait beaucoup d'autres moyens de faire que de le faire passer sous cette forme. Euh, mais on pouvait vraiment l'améliorer. Et je les ai pris au mot.

J'ai dit bien si vous pensez que c'est améliorable euh je crois c'est le une raison essentielle de mon engagement que la démocratie politique ne peut pas tout et qu'il faut ce qu'on appelle la démocratie sociale c'est-à-dire les représentants des Français dans leur métiers dans leurs entreprises par les syndicats, par les associations, tout cela doivent avoir leurs mots à dire. et j'ai pris l'engagement de leur confier cette responsabilité. Et vous dites "Ça a été un échec ?" Pas du tout.

Vous vous trompez, excusez-moi. La CFDT ne veut plus discuter. Non, vous vous pardon.

La CFDT a dit qu'elle ne voulait plus de cette forme pour les euh de ou tr semaines qui viennent. Elle a pas dit qu'elle ne voulait plus parler. Mais est-ce que vous avez un rendez-vous avec la CFDT ?

Est-ce que vous remettez autour de la table les partenaires sociaux dans les 10 jours ou 15 jours qui viennent ? Excusez-moi, j'ai donné une conférence de presse devant tous vos journalistes Ouais. sur ce sujet et j'ai dit très précisément les choses.

Ça n'a pas été un échec, on a été au contraire à l'extrême bord d'un accord. Oui, mais vous avez annoncé une reprise du dialogue. Vous avez donné 15 jours avant laissaire une émission dans laquelle on se coupe à toutes les secondes comme dans toutes les autres émissions.

Ce qui est profondément lassant pour ceux qui nous écoutent. François Baou mais je sur la situation actuelle les scats ne veulent plus parler sous cette forme. Vous vous trompez complètement et du tout autour sur la situation.

Bon, le ce qu'on a appelé le conclave, c'est-à-dire les organisations représentants des entreprises et représentants des syndicats ont travaillé pendant 4 mois. Ils ont progressé de manière spectaculaire sur les trois grands sujets qui faisaient pour moi depuis le début, je l'ai rappelé, la question des retraites, le sujet des femmes, le sujet de la pénibilité et le sujet du financement d'une amélioration de la réforme. Il reste Baouloages qui n'ont pas évolué depuis 4 mois que ces négociations ont commencé.

On voit que le MEDF, le patronat reste intransigent notamment sur le financement de la pénibilité euh alors que les syndicats eux ont bougé. Comment vous expliquez d'une part cette intransigence du MEDF et comment pensez-vous que les choses puissent encore évoluer ? Alors, vous avez raison de dire que il y a eu des mouvements très importants de la part des syndicats qui ont inquié le principal mouvement comme vous le dites, c'est qu'ils ont accepté que euh l'âge soit désormais une un des cadres de l'évolution du système de retraite les 64 ans.

Et ils les ont ils l'ont accepté. Je ne sais pas si on se rend compte de la révolution que ça représente. Ils l'ont accepté et ils sont pas les seuls puisque le conseil d'orientation des retraites, le corps, a publié un rapport dans lequel il explique précisément que l'équilibre financier du système de retraite ne peut être atteint, ne peut être acquis en particulier que si on respecte ces limites d'âge là parce qu'autrement, c'est de nouveaux prélèvements sur les entreprises, c'est-à-dire l'augmentation du coût du travail que je crois personne de raisonnable ne voudrait, soit de nouvelles taxes et de nouveaux impôts que je ne crois pas les Français souhaitent.

Et donc cette prise de décision impressionnante en tout cas à mes yeux que vous rappelez Périne Tarno sur accepter le cadre de l'âge et travailler à partir de là et sur les trois autres sujets que j'ai indiqué mais ce que vous avez souligné est une révolution sur les trois autres sujets. Mais le MDEF reste intransigent, ça n'avance pas. Je ne le crois pas.

Il peut encore bouger. Je ne le crois pas. Ça n'est pas le MEDEF qui a bougé maintenant, c'est le gouvernement.

Ça veut dire quoi ? Il y a eu il y a eu une séquence mais je vais revenir aux femmes. Il y a eu une séquence démocratie sociale qui est arrivée presque à quelques centimètres d'un accord.

Au bout du compte pour 1000 raisons, ça n'a pas été possible. Mais euh il demeure que des pas vous le rappelz essentiel ont été faits. Alors pour bien pour bien comprendre François Baou, ça veut dire que le dossier revient entre les mains du gouvernement.

Oui, comme il est normal. D'accord. La démocratie sociale a sa responsabilité.

La démocratie sociale a sa responsabilité. Et ensuite euh les pouvoirs publics, le gouvernement a la responsabilité de trancher. Donc concrètement les 3 semaines que vous avez accordé aux partenaires sociaux pour se mettre d'accord sur les derniers points évoqués euh c'est caduc.

Bah c'est pas caduc du tout. Si si en parlant entre eux, ils avancent très bien. Je Mais dans quel cadre ?

Je prendrai compte dans quel cadre François ? Ben dans le cadre des conversations bilatérales comme on dit. Ils n'ont pas ils n'ont pas ils n'ont pas les yeux dans les yeux informel qu'ils ont et ils discutent tous les jours sur ce point.

Vous l'ignorez, vous faites semblant de l'ignorerous pour dire la vérité mais il parle tous les jours. Mais de toute manière le gouvernement va faire deux choses. D'une part en compte les avancées qui ont été faites sur les femmes.

H c'est très important. Il y a des millions de femmes qui ont été à la vérité euh désavantagé désavantagé par la par la réforme de 2023 et la pénibilité parce qu'il y a des métiers sur lesquels il faut traiter. Alors si vous voulez bien, on va on va traiter les deux sujets.

Donc il coûte un peu d'argent. Or, vous aviez Oui, j'y vi voulu baser cet accord sur au moins un équilibre financier. Ben heureusement.

Mais l'équilibre financier, ça ne veut pas dire que on ne fait aucun effort. Ça veut dire que à l'intérieur du financement comme il est, on peut déplacer des financements de une action sur une autre action. Et j'y viens et j'y viens dans une l'argent est là et j'y viens dans une seconde.

Mais je veux pour ceux qui nous écoutent parce que euh je suis sûr que c'est ce qui les qui les intéresse le plus. Euh je veux rappeler les progrès qui ont été faits et qui ont été faits. Je ne je suis pas en train de vendre du rêve.

C'est la c'est la vérité des des situations, la vérité des évolutions qui ont été traitées. Premièrement sur les femmes. C'est un sujet absolument central parce que en raison des maternités, la carrière des femmes fait que elles sont pénalisées dans le mode de calcul de la réforme comme elle était.

Il va y avoir deux évolutions majeures sur les femmes. La première, c'est pour les Vous savez que la pension était calculée sur les 25 meilleures années dans le privé. Pour les femmes qui ont un enfant, on ne calculera que sur les 24 meilleures années.

Et pour celles qui ont deux enfants ou plus, on calculera sur les 23 meilleures années. Ça veut dire qu'elles gagnent 1 an ou 2 ans pour la prise en compte de leur pension de retraite et c'est pas rien. Et deuxièmement, les organisations syndicales ont obtenu aussi que au lieu de 67 ans pour partir à la retraite, comme on dit sans décodes, c'est-à-dire avec ses droits pleins, on redescend cet âge à 66 ans et demi.

Et si vous combinez les deux, alors vous vous rendez compte que pour les femmes qui ont tu des enfants, c'est un c'est un progrès considérable, en tout cas. François Baou ensuite il y a la pénibilité. Ouais, c'est ça que vous alliez me demander Olivier Bos.

Euh c'est la pénibilité. Euh la pénibilité vous savez euh dans la réforme de 2023 euh il y avait eu on avait écarté un certain nombre de critères qui je crois sont pourtant essentiels. Critères euh est-ce que vous avez apporté des charges lourdes ?

Il y a des métiers dans lesquels vous savez ça compte beaucoup. Deuxièmement, est-ce que vous êtes exposé aux vibrations les marteaux piqueurs ? Et 3è critère, est-ce que dans votre métier il y a des postures pénibles ?

Je pense euh aux ADSEM par exemple, les euh c'est plus souvent des femmes qui s'occupant des petits-enfants sont euh obligé de se mettre à genou dans les crèches et vous êtes en accord avec les organisations syndicales sur ces aspects-là et ces aspects-là tout le monde a accepté qu'il soit réintégré dans le calcul de la pénibilité. C'est pas une petite chose. Deuxièmement, ce que demandaient les organisations syndicales, c'est que on puisse à partir de ces critères et notamment des trois critères que je viens de t'évoquer, on puisse faire une cartographie des métiers à risque sur la pénibilité et tout le monde a accepté ça.

Troisème question sur laquelle il y a eu un accord partiel, c'est à partir de cette cartographie des métiers à risque, qu'est-ce qu'on fait ? Alors, il y a deux réponses possibles ou deux réponses nécessaires. La première de ces réponses, c'est on construit une politique de prévention.

Et là, tout le monde est d'accord sur ce point. Et la deuxième de ces réponses, c'est on recherche une politique de réparation. Et là, il y a deux option et c'est vrai qu'il y a pas eu un accord encore et c'est pourquoi le gouvernement va prendre ses responsabilités.

Ces deux options, ces deux options sont d'un côté on réserve la réparation à ceux qui ont une visite médicale qui peut montrer qu'ils ont été atteints et de l'autre position syndicale, on fait au contraire des mesures plus générales. Sur ce point, il n'y a pas eu d'accord, c'est le dernier point qui reste. Et vous avez un point de vue sur ce ce pointl- et j'ai un point de vue que je vais Oui, puisque vous m'interrogez, vous dire mon point de vue.

Il se trouve que hier, enfin pardon, cette semaine, le lendemain de la séparation, les organisations syndicales et professionnelles ont continué à travailler sur un autre sujet et cet autre sujet, c'est le le c'est la recherche d'une transition pour une réorientation quand un métier est pénible. h ont continué à travailler et ils ont trouvé une réponse qui commence par une visite médicale à 45 ans. Alors vous voyez, c'est un raisonnement qui est entre nous extraordinairement utile puisque il me semble que ce que nous devrions dire tous ensemble, c'est quand un métier est pénible, on ne maintient pas les femmes et les hommes dans ce métier sans leur offrir une possibilité de réorientation précoce.

Hm, il y a aucune raison de laisser 33 ans puisque c'est ça le seuil qui a été fixé. Proposons des changements, travaillons, c'est vrai pour les collectivités locales aussi parce que je pense au personnel des écoles, je pense au personnel de la voirie. On peut proposer de des réorientations précoces, une visite à 45 ans, une visite à 50 ans.

D'accord. Et puis vous voyez que nous avons un chemin. Il y a il y a pas eu d'accord sur ce point mais le chemin existe.

François Baou, d'un point de vue concret, vous avez dit donc le gouvernement reprenait le dossier en main. Vous allez faire des annonces quand ? Est-ce que ça sera autour du 15 16 juillet lorsque vous parlerez du budget puisquil y a une question budgétaire bien évidemment derrière cette question des retraites ou est-ce que c'est au moment du de du budget de la CQ, c'est-à-dire beaucoup plus loin dans dans l'année ?

Oui, beaucoup plus loin, pas tellement plus loin heannée en tout cas, c'est ben c'est la rentrée, c'est c'est septembre octobre. Je pense qu'en effet, c'est la bonne date parce que je me suis engagé à présenter un texte que le parlement examinera sur ce sujet. Euh le démocratie sociale qui a beaucoup avancé, pas tout à fait jusqu'au bout.

Pardon monsieur le premier ministre un texte adoc. Ce sera des éléments du PLS du projet de loi. Alors les juristes sont en train de discuter, je vais vous épargner les discussions des juristes.

Je pense que le cadre le plus facile PLFS comme on dit, c'est-à-dire le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Mais peut-être des dispositions ? ont discuté hier soir avec Elizabeth Born.

Peut-être a-t-il des dispositions qui nécessiteront disait que c'était aussi effectivement politique parce que c'est pour ça que les socialistes déposent une motion de censure qui sera discutée la semaine prochaine. Il vous reproche de ne pas avoir fait de loi sur les retraites. Olivier Fortron du PS parle même ce matin chez nos confrères de LCI de trahison.

Oui, c'est une c'est une blague. Le Parti socialiste fait pas une censure sur la question de l'inscription du texte législatif. Ils font une censure pour montrer qu'ils sont dans l'opposition et pourquoi font une censure en expliquant pour les plus éminents d'entre eux que que ça ne sera pas voté.

François Hollande que c'est un coup de semonce. Bon euh, il y a des raisons internes aux Parti socialistes sur lesquelles je ne me pencherai pas, mais vous avez remarqué très précisément qu'ils ont annoncé la censure en disant "On dépose une motion de censure parce qu'il n'y a pas de texte législatif et que ayant annoncé un texte législatif, ils maintiennent le motion de censure en disant "Nous, on veut un texte législatif qui porte sur l'âge. Est-ce que est-ce que politiquement Non, est-ce que est-ce que politiquement vous considérez que vous êtes aujourd'hui lâché en quelque sorte par les socialistes ?

Jusque- là, il y avait sinon une forme de soutien en tout cas une mensuétude. On l'a vu au moment de l'adoption du budget au début de l'année. Non, je vous rappelle qu'ils ont déjà déposé une motion de censure.

Oui. Qui a donné lieu à une explication un peu vigoureuse à la tribune. Et donc vous ne regrettez pas que vous ne regrettez pas aujourd'hui.

Non, je regrette rarement les choses parce que quand je l'ai fait, c'est avec respect. Vous savez, le Parti socialiste a été un très grand parti politique français. Ça ne l'est plus aujourd'hui.

Il a eu la responsabilité du pouvoir. Alors Olivier Forche et nos collègues dit à l'instant plus aucune intransigence avec vous. Non, plus aucune indulgence l'intransigence indulgence pardon.

Je pense qu' qu'il y a leur dose indulgence. Mais mais euh le ça a été un très grand parti politique français. C'est fini aujourd'hui et c'est un grand courant politique français.

Euh l'organisation partisane qui répond ce courant, j'ai pas la jugé mais vous voyez bien qu'elle arrive à des airments que y compris ses propres membres dénoncent mais et donc quelle est ma vision de l'avenir ? Est-ce que vous pouvez gouverner sans eux ? Ben, nous gouvernons sans eux depuis euh euh 6 mois et 3 semaines.

Oui. Mais avec une forme de non censure. Non, il y a pas de forme de non censure.

Ils ont déposé une motion de censure. Alors cette cette photo socialiste, elle ne passera que si le Rassemblement national ne la vote. Est-ce que aujourd'hui vous avez l'assurance au-delà des déclarations politiques du RN que les députés du Rassemblement national ne la voteront pas la semaine prochain ?

Je n'ai aucune assurance d'aucune sorte. Le gouvernement, son pr son prédécesseur a été censuré. Il n'y a pas de majorité et je sais mieux que personne quelle est la difficulté de la situation et la fragilité de la position du vous avez entendu les menaces de Marine Le Pen.

Ce gouvernement ne vivra pas très longtemps. Vous l'avez pris pour une menace ? Tout le monde menace.

Mais qui s'occupe de la situation du pays ? Que fait le les partis ? font les partis qui menacent de censurer mais où est votre situation est encore votre chemin François Baou dans ce cette situation politique ?

Et bien ce chemin je le montre et je vous dis à quoi je pense qu'il faudra arriver. Hm. Je pense que pour gouverner la France dans les difficultés où elle est, il conviendra de constituer un vaste courant de responsable qui va euh du Parti socialiste comme il devrait être.

Essayez-moi de dire ça éché juste en passant par les mouvements du centre politique français jusqu'aux gaulistes. Je pense que là il y a Vous parlez de quelle échéance François là ? Je ne sais pas quelle est l'échéance mais je sais quelle est la voie.

Concrètement, ça ne fonctionne pas aujourd'hui. On voit bien que c'est cette situation là dans laquelle on est déjà et qui montre ses limites. Mais vous êtes journaliste, vous êtes observateur, vous savez très bien quelle est la situation du pays de depuis la dernière élection présidentielle, depuis la dissolution.

Vous voyez bien que en effet le la division est à l'ordre du jour à tous égards. Vous suivez les débats de l'Assemblée nationale par moment c'est effrayant. Y compris dans votre propre socle central.

On a vu que les choses se délitaient un peu en ce moment. Mais mais euh nous sommes un pays dans lequel tous les cadres habituel se délite et peut-être on peut aller plus loin. Nous sommes une planète dans lequelle tous les cadres habituels se délitent.

Euh c'est ce moment-là. Et quelle est notre responsabilité ? En tout cas, la mienne, c'est dans ce monde où tout se divise, d'essayer de faire les trois choses nécessaires pour conduire une politique.

La première de ces choses, c'est stabiliser. La deuxième, c'est remettre de l'ordre et la troisième, c'est aller de l'avant. parce qu'on ne peut pas se contenter de calmer les choses.

Il faut traiter les questions. Vous avez évoqué à très juste titre les questions budgétaires. Justement, c'est votre c'est votre prochain défi, monsieur le premier ministre.

Non, c'est pas le prochain. J'en ai un entre-temps. Alors, je vais vous allez encore en Allez, je vais vous l'expliquer euh puisque vous m'interrogez sur ce sur ce sujet.

On arrivera au budget après. Ouais, mais vous avez un défi avant le budget. Oui.

Euh nous allons donc mais le budget, vous voyez bien, c'est le cadre de tout ça. H comment est-ce qu'on peut laisser un pays comme le nôtre, une nation comme la nôtre, une histoire comme la nôtre livrée au surendettement ? H Tous ceux qui nous écoutent, ils savent très bien ce que ce qu'est le surendettement pour une famille. courir après c'est c'était question monsieur prem ministre c'est que ça fait partie s'attaquer à l'endettement c'est le budget de l'année prochaine c'est effectivement votre prochain défi.

Est-ce que les 40 milliards d'euros d'économie c'est un point de départ pour discuter ou c'est le point d'arriver ? Euh c'est un point nécessaire. Qu'est-ce que Mais peut-être peut-être il faut expliquer mais je vous répondrai sur le nouveau défi aussi.

Non, mais est-ce que ça reste votre objectif 40 milliards d'économie pour le budget 202 ? Non, mon objectif est très précis, c'est que nous prenions une pente des dépenses publiques, des dépenses publiques qui nous permettent de nous retrouver dans 4 ans h à un niveau tel que la dette n'augmente plus. Et est-ce que le point de cette de cette pente, c'est 40 milliards d'euros d'économie l'année prochaine ?

C'est 4. C'est-à-dire actuellement nous avons ça correspond à 40 milliards. Quand j'ai été nommé, nous avions presque 6 % de déficit pour le pays.

H euh 5,8. On va passer cette année à 5,4 et c'est très difficile parce que tous les jours, vous avez vu que hier on a eu une alerte officielle sur les dépenses 40 milliards sont un objectif intangible et à tenir. Le 40 milliards, la pente que je décris, c'est ce que nous allons suivre et atteindre, je l'espère.

On va faire tout ce qu'on peut mais on sait pas s'il y a pas une guerre. On sait pas s'il y a pas une crise mais ceci est vous avez donné un rendez-vous au pays dans 15 jours. Vous allez annoncer les grandes je vais annoncer exactement ce qui me paraît nécessaire de faire et ça sera tout sauf simple.

Et je dis que il y a un critère, c'est que tout le monde participe. H alors justement sur la méthode premier ministre et mais je n' permettrez de dire que Olivier Bust m'a gentiment invité à ignorer l'étape que je voulais décrire maintenant mais je vais la décrire cependant nous avons un rendez-vous mardi important à Chartre où je réunis tous les préfets pour une refondation de l'État dans sa vie locale. Il y a il y a comme vous savez de très grand désordre dans l'expression de l'État.

Il y a 1000 intervention, 1000 agences, 1000 organismes qui ont chacun leur propre logique et leur manière de voir les choses qui se parlent très peu entre eux ou pas du tout entre eux. Il y a des ministères qui conduisent chacun à leur politique et on a Vous allez annoncer une grande réorganisation. Absolument et on a un très grand besoin de remettre de l'ordre dans tout ça et pour cela euh les préfets de département euh seront euh que je rencontrerai à Chartre mardi matin vont devenir les fédérateurs et les coordinateurs de toute l'action de l'État parce qu'on a besoin de mettre de la cohérence dans tout ça.

On a besoin de faire des économies. On a besoin de mieux utiliser l'argent public car je ne crois pas que faire des économies ça veut dire qu'on ne fasse plus que ça c'est une vision quand même à moyen terme. Non non non c'est pour avoir des économies pour produire des effets.

Avant il y a des choix douloureux à faire pour le budget. On parle notamment d'une année zéro zéro augmentation pour la plupart des budgets des retraites des min sociaux du barême des impôts. Est-ce que ça va être votre choix ?

Nous parlerons de ça autour du 14 juillet. après ça sera probablement le 15 16 ou 17 juillet quelque chose un mot sur la méthode même. Est-ce que vous allez chercher un accord avec les partis politiques comme l'avait fait Michel Barnier lors du précédent budget ou alors vous allez poser vos objectifs et laisser les partis politiques prendre leur responsabilité sur ce budget quit à ce que ça ne fonctionne pas.

Quelle est votre méthode sur cette épreuve, cet Himalaya qui se présente à vous ? Merci de rappeler la définition que j'avais faite et franchement au bout de 6 mois et 3 semaines, je pense que c'était assez juste de voir un Himalaya dans les dans les défis qui étaient devant nous et je vous rappelle l'Himalaya c'est une chaîne de montagne avec une dizaine de 8000 m et donc euh est-ce que je vais rechercher les accords ? J'ai toujours pensé que c'était en rassemblant les gens qu'on pouvait avancer.

Je pense qu'un pays comme le nôtre dans l'extrême difficulté où il se trouve, il est en proie à des dizaines de forces de division. Il y a des dizaines de d'organisations de toute nature politique qui ne veulent que le fait qu'on se batte les uns contre les autres, qui pensent que la France c'est un ring, un champ clos dans lequel par exemple les syndicats et le patronat doivent s'affronter et les uns gagnent ou les autres perdent. C'est ce qu'on a vu dans les commentaires autour du conclave.

Et puis à l'Assemblée nationale, vous voyez que on voit des forces politiques et certaines de manière choquante des forces politiques qui veulent abattre leurs adversaires ou ceux qui ont des différences avec eux. Je pense exactement le contraire. La France, ce n'est pas un ring de boxe.

Ça n'est pas un champ clot dans lequel les uns doivent battre les autres. La France, c'est un bateau dans lequel nous sommes tous embarqués. François Bou et nous y arriverons ensemble ou nous coulerons ensemble.

Et la division, je dis cela avec l'engagement de toute une vie. La division, c'est le plus sûr moyen de couler tous ensemble. Et c'est pourquoi je plaide pas depuis aujourd'hui mais depuis les premiers pas que j'ai fait dans la vie publique, je plaide pour la réconciliation et pour la mobilisation des énergies pour les gens qui se rassemblent plutôt que les gens qui se divisent et qui se séparent.

Après ce après ce plaidoyer François Baou, on va faire une toute petite pause dans ce grand jury. Nous retrouvons le premier ministre dans un instant pour ce grand jury exceptionnel. À tout de suite.

Le grand jury RTL Leffigaro public Sénat M6. Je l'ai appris euh je dire comme chaque français. Une rumeur a couru à partir de 20h.

C'est une décision qui était inattendue dont je pense qu'elle n'était pas préparée. Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale. Un coup de point dans l'estomac.

C'est trop beau. Une occasion pareille. C'était stupide.

Ça n'a aucun sens. Allez-y, allez-y, allez-y. Que nous allons travailler ensemble.

Honte. Oui, oui, oui. C'est un nouveau genre.

Dissolution, histoire d'un séisme politique. Vendredi prochain à 17h50 sur Publics Sénat et sur publicsennaat.fr.

FR. En ce début de seconde guerre mondiale, le maréchel Pétin demande l'armistice. Ils sont prêts à tout admettre, y compris l'inacceptable.

Hitler met en scène la cérémonie de retombe. C'est vraiment son apothéose. C'est lui qui fait le spectacle.

Le fureur fait secrètement enregistrer toutes les négociations. [Musique] La France est vaincu. Le plus surprenant, c'est qu'on a mis si longtemps à savoir que ces précieux documents existaient.

La découverte récente de cette copie des enregistrements nous permet aujourd'hui de raconter de l'intérieur le drame qui s'est noué à Retonde puis à Vichi. Je tiens à vous dire que il y a certaines conditions que nous n'accepterons pas. 1940, les secrets de l'armistice, les enregistrements cachés.

Vendredi prochain à 22h sur publicat et sur publicsena.fr. Les questions au gouvernement, c'est le temps fort de la semaine au Sénat.

Tous les mercredis, les sénateurs interpellent les ministres et la rédaction de public sénat se mobilise pour vous faire vivre cet événement. Analyse, réaction politique et de nombreux invités en débat sur ce plateau. Rendez-vous chaque mercredi sur Public Sénat.

Question gouvernement, mercredi à 14h50 sur Publics Sénat et sur publicsenaat.fr. FR.

La semaine prochaine dans notre émission au bonheur des livres, deux auteurs qui reviennent sur leurs origines. D'abord Marie Drucker qui publie Nos cœurs déracinés, livre dans lequel elle raconte l'histoire de ses quatre grands-parents qui ont fui l'Europe de l'Est, le nazisme, qui ont souffert pendant la guerre mais qui ont toujours éprouvé un grand amour pour leur pays d'adoption, la France. Et puis Marc Lavoine qui nous propose quand arrivent les chevaux.

Un récit très poétique, presque onirrique sur sa mère. Il rend hommage à cette mère qui l'a accompagné jusqu'à la fin. Au bonheur des livres présentés par Claire Chazal, vendredi prochain à 23h sur Publics Sena et sur publicsena.fr.

FR. [Musique] Si vous posez la question autour de vous, quel serait votre Tour de France idéal ? 9 personnes sur 10 vous répondront le tour qui passe chez moi.

Et à écouter les Français, tous vivent sur ce qu'ils appellent une terre de vélo. Le Tour de France approche. C'est l'occasion de vous le présenter sous un autre jour que sous l'angle purement sportif.

Et c'est ce que fait le film de Camille Monin Mon village à l'heure du tour. La réalisatrice a suivi pendant un an la préparation de l'événement par le maire et les habitants d'une commune de la Creuse. Quel défi cela représente-t-il d'accueillir le Tour de France ?

Dans quelle mesure l'événement est-il un booster pour l'image et l'économie locale ? Est-il un coup de projecteur sur une ruralité en mal de reconnaissance ? Je vous retrouve juste après le film pour en débattre avec nos invités.

Votre documentaire suivi d'un Mondoc présenté par Rebecca Fitoussi samedi prochain à 21h sur Publics Sena et sur publicsena.fr. faire.

À l'été 1940, la France subit la plus grosse défaite militaire de son histoire. C'est un désastre complet. Paul Renault appelle de toute urgence Winston Churchill.

La France ne peut pas mourir. À côté du gouvernement Renault se forme un gouvernement pétin. L'ampleur de la défaite est tel que l'armistice s'imposer.

Ils sont prêts à tout admettre. C'est exactement ce que veut Hitler. Il a pas complètement écrasé les autorités françaises, il les a domestiqué.

Le maréchal demande l'armistie son urgence. Le piège d'Hitler se referme. La vengeance est apportée de canon. 1940, les secrets de l'armistice, le piège d'Hitler.

Dimanche prochain à 13h sur Publics Sena et sur publicsena.fr. Voir ou revoir ce documentaire sur publicsena.fr. faire. [Musique] Suite du grand jury présenté par Olivier Bost.

François Bairou, le premier ministre et maire de peau et notre invité exceptionnel dans ce grand jury. À mes côtés, Périne Carno de Public Sénat et Pauline Buisson de M6. Le grand jury, tout est politique.

Monsieur le Premier ministre, la France aura très chaud la semaine prochaine avec un un nouvel épisode de de canicule. Bruno Rotaillot, le ministre de l'intérieur, vient d'annoncer une réunion interministérielle cet après-midi. On voit les fermetures d'école se multiplier.

Quelle décision faut-il prendre ? Bah d'abord, il faut être prudent h lorsque il y a exposition à une chaleur excessive. Les maires qui sont sur le terrain savent euh qu'il y a des précautions à prendre, mais la vraie politique, elle est à plus long terme.

Euh comment faire en sorte pour lutter contre ces épisodes de chaleur excessive ? Il y a une partie du travail que la France est à peu près la seule dans le monde à avoir fait, c'est-à-dire baisser réellement ses émissions de gaz à effet de serre. pour donner l'exemple parce que la France ça n'est que 1 % des émissions de la planète.

Donc si on les baisse de 10 % ça fait 1 pour 1000 et c'est pas tout à fait suffisant. C'est bien pour donner l'exemple et c'est bien pour découvrir nous les chemins de la production et de l'activité. cette semaine l'avertissement du haut conseil pour le climat qui dit nous ne sommes pas prêts selon cette instance indépendante le plan d'adaptation au changement climatique qui a été présenté en mars n'est pas suffisant pour protéger la population est-ce qu'il faut accéder ils ont raison parce que on ne s'intéresse pas au au aux actions qui peuvent permettre de protéger la population j'en vois deux principales la première c'est le verdissement qu'on travaille et les maires des villes euh je sais ce que ce qu'il en est.

Il travaille, vous avez de grandes places minérales et chaque fois qu'on peut, il faut les végétaliser. Et puis il y a un travail tout à fait important pour ce qui est des logements. Euh vous savez, on s'est jusqu'à maintenant beaucoup intéressé à l'énergie pour le chauffage, mais il va falloir s'intéresser à l'énergie aussi pour le rafraîchissement. et on a une source d'énergie extraordinaire.

Je suis allé ouvrir le congrès, je je me passionne pour cette source d'énergie depuis des années. La géothermie. Pourquoi la géothermie ?

D'abord, la géothermie quand il s'agit de se chauffer, ça permet d'économiser beaucoup 80 %. Mais quand il s'agit de rafraîchir la géothermie, ça permet de rafraîchir en économisant plus de 90 % de l'électricité disponible. C'est sous nos pieds.

Oui, c'est une source d'énergie intéressante. Mais est-ce que politiquement il y a pas quand même une ambiance antiécologie ? On a vu que tout ce mois de juin, il y a eu plusieurs reculs majeurs sur l'écologie au Parlement, les aides des feu, les âmes, le stop and go sur la prime rénove.

Est-ce que ce signal politique globalement n'est pas mauvais pour agir contre les alléas climatiques qui nous Mais je plaide devant vous à l'instant au contraire pour des solutions euh bioclimatiques. le n'est-ce pas la géothermie, une étude que j'avais publié lorsque j'étais au commissaire au plan montrait pour la première fois que ça pouvait représenter l'équivalent de 5 6 ou h tranches nucléaires. Alors, qu'est-ce qui pose problème dans ces renoncements sur l'écologie ?

Est-ce que ce sont vos partenaires qui ne sont plus si fiables ? On pense notamment au républicain par exemple. Oui, je pense que le que la tension se déplace mais il faut arriver à à partager avec nos concitoyens et avec les élus l'idée que des chemins énergétiques, des chemins pour l'écologie sont apportés de la main.

Ce que pense la plupart des élus assez souvent, c'est que l'énergie que l'écologie va imposer un recul dans nos modes de vie. Et moi je crois le contraire. Je pense qu'il est absolument évident et nécessaire, y compris un allant à contre-courant.

Je vais le faire dans une seconde. Euh moi je pense que nous devons reprendre en main prendre en main la politique de l'eau. On est devant en raison du réchauffement climatique des zones entières de notre pays, des départements entiers, des régions qui vont manquer d'eau.

Or le depuis la Rome antique et depuis l'Égypte antique, on sait que l'eau, il faut la réguler, la capter quand il y en a trop, la distribuer quand il n'y en a pas assez. Et vous savez les acduc que les Romains ont fait pour alimenter en eau des provinces dans lesquelles les agriculteurs, les paysans ne pouvaient plus travailler. On a à reprendre une politique qui fasse que l'eau, ce bien précieux puisse être mise à disposition sans que nous abandonnions les paysans. un grand plan de travaux, de grands travaux pour Oui, je pense mais il y en a quelques-uns de lancé pour euh pour euh pour des régions entières de notre pays.

Il se trouve que je relie en ce moment je relis c'est ce que les gens disent quand ils veulent faire semblant d'avoir lu avant. Je l'avais pas lu avant. C'est l'histoire de France de Michelet en entier.

Il y a des chapitres entiers qui sont qui sont consacrés à ces départements français, notamment dans le sud de la France qui manque cruellement d'eau, qui sont des espèces de déserts et on on les a alimenté en eau. On a fait le canal du Midi par exemple, le canal du Midi et et ça date de plusieurs siècles et de mon ami Henri I en particulier. Et donc euh c'est cette distribution de l'eau là euh on l'a abandonné avec le temps.

Il y en avait suffisamment. Donc on considérait que et bien définir une politique de l'eau pour que on préserve la nature, les milieux naturel et la biodiversité et en même temps pour que les agriculteurs puissent avoir une vision de leur avenir au lieu de les condamner perpétuellement, de les cibler perpétuellement comme s'ils gaspillaient l'eau. Gaspille pas.

Ils font ce que le monde de la terre a fait depuis des siècles et des siècles. Mais maintenant, il faut le faire de manière moderne parce que ces conduites là, elles perdaient beaucoup d'eau, elles se dispersaient dans la nette. On peut avoir maintenant un plan qui soit un plan des plans qui soient des plans sérieux.

François Baou, on a évoqué de manière un peu furtive les divisions de de votre coalition. Parmi les sujets qui divisent, il y a la proportionnelle. Quand allez-vous déposer le projet de loi pour modifier les élections législatives ?

Alors, je vais vous parler franchement. Oui. Euh comme je le fait habituellement, il y a une majorité pour la proportionnelle à l'Assemblée nationale et donc présenterez un texte quand ?

Mais cette majorité-là, elle passe euh au sein du socle commun. Il y a une majorité, une majorité large, mais au sein du SC commun, il y a des sensibilités différentes et donc je présenterai ce texte après que nous aurons eu le travail budgétaire donc début de l'année prochaine 2026 par exemple. Oui.

Ou à la fin de cette année, vous aviez prévu plutôt de le présenter en septembre, vous le reculez. Donc euh je ne le mot de recul n'appartient pas à mon vocabulaire. Euh je pense que euh comme on va avoir les discussions budgétaires, il est nécessaire de ne pas Ça veut dire que vous vous pensez convaincre les réticents du socle commun.

Euh j'ai parfois assez confiance dans mes capacités pédagogiques, on va dire pas sur tous les sujets, mais je veux dire quelque chose d'assez simple. Euh on ne peut pas continuer comme ça. Je sais pas si vous avez assisté au débat à l'Assemblée nationale cette fin de semaine.

H c'était effrayant de violence, d'injure, de d'accusation, de mise en cause. Les mots qui sont utilisés niche parlementaire d'oti, je veux pas les répéter ici, sont des mots effrayants et inacceptable. Et pourquoi ça ?

Parce qu'il faut toujours s'intéresser aux causes. Pourquoi ? Parce que on a pris l'habitude et le scrutin majoritaire donne cette habitude qu'il faut toujours être les uns contre les autres.

Jamais dans un rapport de pluralisme, jamais dans un rapport de coopération, jamais dans un rapport de consensus mais que pour être entendu par l'opinion, il violemment contre. D'où votre plédoyer pour la la proportionnelle ? François Baou, une autre question.

Pine tarnau, il y a une chambre qui est plus stable, vous avez une majorité qui est assez forte, c'est le Sénat. Et pourtant, vous avez décidé d'aller quand même au conflit avec les sénateurs sur la modification du scrutin du scrutin des municipales à Paris, Lyon et Marseille. Vous avez choisi de donner le dernier mot à l'Assemblée nationale.

Pourquoi vous opposez ainsi au Sénat ? Périne Tarnau, c'est drôle parce que vous êtes public Sénat, n'est-ce pas ? Vous êtes sur la même chaîne que LCP, la chaîne parlementaire, vous vous appartenez au même au même ensemble.

Vous avez besoin de cette chambre, le Sénat. Donc et donc vous respectez, j'imagine les deux chambres. Tout à fait.

Euh nous allons examiner un texte sur l'audiovisuel public qui est une initiative sénatoriale. On a examiné cette semaine un texte sur euh euh sur euh la facilitation des activités agricoles d'initiative sénatoriale euh et je pourrais citer ainsi décliner une dizaine de textes dont l'initiative est au Sénat. Il se trouve que cette initiative sur le mode d'élection municipal à Paris, Lyon et Marseille qui sont les seules trois villes en France où on nélise pas le maire, ce qui est quand même singulier, euh et où 90 % de la population consultée par sondage dit régulièrement qui sont pour pouvoir élire leur mère.

Et ce texte est d'origine assemblée. Donc il part de l'Assemblée, il va au Sénat, il revient par le Sénat. Votre d'autres textes qui viennent de l'Assemblée là, Gérard Arché, vous avez quand même mis en garde cette semaine.

Attention, le Sénat est la seule assemblée où vous avez une majorité claire. Oui, je j'apprécie beaucoup votre défense du Sénat et vous êtes d'une certaine manière euh voué à cette à cette défense, mais euh il se trouve que euh je pense qu'on doit examiner les propositions. Je répète, 90 % des Parisiens, des Lyonnais et des Marseillais disent "On veut élire notre maire en même temps que notre maire d'arrondissement.

On élit les deux avec deux bulletins de vote. Est-ce que c'est quelque chose de choquant ? Il se trouve que Rachid Adati et et Gérard Larchet appartient à nos mêmes partis politiques ?

Non. H oui et Rachid Adati est un défenseur avec d'autres élus parisiens de de ce changement de mode de scrutin. Bon le parlement va le le parlement dans ces deux chambres va s'exprimer et il y a rien de plus simple.

On n'est pas obligé d'être d'accord sur tout mais pour moi la vie parlementaire elle nécessite qu'on puisse examiner des textes qui viennent de l'Assemblée et du Sénat. Ce ce ce changement du scrutin sera valable pour les prochaines élections municipales ou pas ? Ah oui, c'est votre objectif.

S'il est adopté h euh s'il n'est pas adopté, on gardera le mode de scrutin qui fait que il y a des il y a des villes en France trois seulement où on nélit pas directement le même. Absurde pro un autre projet de loi, il y a celui sur l'audiovisuel qui revient demain à l'Assemblée nationale. La radio publique est en grève contre ce projet.

Est-ce que vous pouvez nous donner un bon argument pour cette cette loi audiovisuelle qui veut faire un un bon j'allais dire l'ORTF mais en tout cas faire un grand ensemble avec tout Alors, je répète qu'il s'agit d'un projet gouvernemental. Oui, tout à fait. Il s'agit pour faire plaisir à à madame Tarnaot d'un texte d'origine sénatoriale.

Monsieur Laurent Lafond le président puisque c'est Laurent Lafond le président de la commission de la culture qui a présenté ce texte. Quel est l'argument de ce texte ? Euh ceux qui le défendent disent "Mais on on peut pas continuer comme ça." Est-ce que vous vous rendez compte de l'assaut euh de des des très grandes entreprises mondiales américaines souvent ?

Donc vous défendez ce test Netflix par exemple qui sont en train de de contraindre et je suis devant une chaîne de télévision très importante, ils sont en train de contraindre donc vous défendez François Baou ce texte il sera voté avant la fin de la Est-ce que je puis finir mes mes phrases ? Je sais bien que c'est un privilège excessif que je demande, mais bon, que voulez-vous ? Vous espérez qu'il soit adopté avec le temps avant la fin de cette session extraordinaire.

J'espère que le Parlement va s'en saisir et va s'en saisir de manière positive euh parce que ou bien on considère que la situation actuelle est très bonne h et on reste où on en est, mais qui peut soutenir ça ? Ce ces déséquilibres, ces affaiblissements ? euh avec des métiers semblables qui sont faits euh chacun dans son organisation et en et en et en et en vivant d'une certaine manière en vase clos.

Regardez ce que vient de faire l'audiovisuel public. C'est c'est très intéressant. Euh, il y avait France Bleu et il y avait euh France 3 région euh deux chaînes.

L'un faisait de la télévision, l'autre de la radio. En vérité, ils font tous les deux la même chose. Ou à peu près, ils ont décidé de se réunir dans une chaîne commune qui s'appelle ici.

Ouais. Donc, on a bien compris on a bien compris votre soutien à cette à cette réforme qui réunit la radio et la et la télévision. Pourquoi l'ont-ils fait à votre avis puisque vous m'interrogez Olivier Boss ?

B non, c'est c'est vous qui qui qui dépendez cette Oui, mais on peut avoir une conversation, un échange. Pourquoi l'ont-ils fait ? Ils l'ont fait parce qu'ils ont considéré qu'ils étaient pas assez forts.

Hm. Et qu'ils avaient besoin, je dis pas qu'ils y soient encore, qu'ils avaient besoin de se regrouper pour être plus fort. Vous tfendez radio et téléphone.

La loi du monde dans lequel nous sommes, c'est qu'il y a tellement de puissances menaçantes qui paraissent irrésistibles, qu'il faut bien à un moment donné qu'il y ait une réponse dans un pays comme le nôtre. Et cette réponse, elle est à faire travailler ensemble les métiers qui sont cousins, parents, les entreprises qui sont cousin et parentes euh et les associations et les gens. On a on a beaucoup on a beaucoup parlé donc de l'UVEL, monsieur le Premier ministre.

On va parler un peu de la presse écrite. On a beaucoup lu d'articles plutôt sévères à votre rencontre sur votre travail à Matignon, déjeuner qui qui s'étire en longueur, apéro politique tous les soirs avec cette idée en fait que vous ne travaillez pas beaucoup. Trouvez-vous ça désagréable ou ça ne vous touche absolument pas ?

Est-ce que vous êtes intéressé une seule seconde vous, monsieur Bost à la question de savoir si c'était vrai ou pas ? Bah, il y a nombre de journalist Vous m'avez au téléphone à peu près deux fois par semaine. H Est-ce que vous m'avez une seule fois posé cette question ?

Non, mais je vous la pose puisque je Non, non, non, non, non, non. C'est pas que vous la posez, vous insinuez. Non, il y a pas d'im moi j'aime bien qu'on ait des conversations franches d'homme à homme.

Je cite des choses qui sont éc Je viens d'un pays dans les Pyrénées dans lequel on se parle franchement. Ouais. Euh, est-ce qu'une seule fois vous m'avez dit "Est-ce que vous avez des apéros ?" Je n'ai jamais d'apéro.

Et je n'insime sur rien monsieur le je rapporte ce qui est lu par et ce qui est écrit par un certain nombre de confrères. Vous avez sous forme de question Ouais. Vous portez des insinuations.

Est-ce que j'ai des dîners politiques tous les soirs qui traînent en longueur ? Je n'ai jamais de dîner politique. H est-ce que est-ce que on travaille de 7h du matin de 7h30 du matin jusqu'à minuit tous les jours ?

Donc vous vous êtes fait siamment parce que vous savez très bien que c'est pas vrai ce que vous dites, vous vous êtes fait siamment le comment dirais-je l'expression d'accusations qui sont des accusations destinées à nuire derrière tout cela il y a et moi je n'aime pas je sais bien que vous essayez de de le sortir du ring mais puisqu'il est monté sur le ring, faut faut bien qu'on accepte ce genre de chos euh le ce genre d'échange deux, ça n'est pas la peine. Donc je dis à monsieur Bost qui vient de poser une question déloyale, je lui dis "Excusez-moi, renseignez-vous avant de poser les questions. Venez voir s'il y a des apéros." Jamais.

Il y a des dîners qui traînent en longueur ? Jamais. C'est pas comme ça que je vis.

Je vis frugalement de la manière la plus euh Et d'ailleurs, je peux vous annoncer que les dépenses de Maton, ça vous touchait les dépenses de Maton. Oui, n'essayez pas de biaiser. Quand quand on quand on entre dans ce type de rapport, faut pas essayer de biaiser.

Et donc vous dites que vous avez comment vous avez perçu euh la petite phrase d'Emmanuel Macron qui était en déplacement à Oslo cette semaine qui a dit "La stabilité ne doit pas nous coûter l'immobilisme." Est-ce que vous l'avez perçu comme un avertissement ? Comment vous l'avez analysé ?

Ben écoutez, je travaille avec le président de la République, je parle avec lui et toute tentative de mettre entre nous des de ces acides euh don dont le monde entier est effrayant, que euh on s'entendrait pas ou que il chercherait à déstabiliser le premier ministre. Tout ça vous pouvez essayer, vous n'y arriverez pas. En tout cas, de ma part, je ne suis pas là quand même sur la politique intérieure quand il est en déplacement étranger.

Je ne suis pas là pour un intérêt personnel. Je suis pas là en pensant à d'autres échéances. Je suis là parce que j'ai très tôt depuis 20 ans, pris conscience de la gravité des menaces dont nous ne savions pas nous protéger. que nous n'identifions même pas.

Souvenez-vous, j'ai depuis 2007 fait une campagne même présidentielle sur la dette. Tout le monde s'en foutait, tout le monde. Et les journalistes se gossaient et et mes adversaires politiques disent disent "Mais ce garçon franchement, il croit qu'il va réunir des gens en parlant de la dette.

Euh euh j'ai fait ça, j'accepte j'accepte d'être euh seul contre tous par moment. Mais la seule chose qui m'intéresse, c'est que toute notre action, tout notre travail, toute notre réflexion soit portée sur le seul sujet qui compte. Mais qu'est-ce quiera votre succès, monsieur le Premier ministre ? c'est d'avoir sensibilisé la France à cet enjeu de la dette ou d'arriver à faire passer un budget pour l'année prochaine ?

Oui. Vous quel est le plus important ? Vous croyez que c'est un jeu ?

Moi pas non pas du tout. Ah non, je pose pas ça comme un jeu. Est-ce que vous avez l'impression que les Français vous suivent dans cette question de la dette ?

Parce que quand on regarde les sondages de popularité, je ne sais je sais bien que vous ne faites pas attention au sondage. On n pas l'impression que les français prennent conscience de ce que vous essayez de expliquer. Bien, je crois qu'il commence à prendre conscience.

Si vous observez bien les sondages sur leur sujet de préoccupation, depuis le mois d'avril où j'ai où j'ai fait une conférence de presse entièrement destinée à ce sujet, ce sujet a progressé beaucoup dans l'opinion. Euh mais il faut comprendre peut-être les gens comprennent pas assez mais dans quel état des Mais moi en tout cas le gouvernement, toute mon équipe, il serait indigne et déshonorant que nous ne regardions pas les Français dans les yeux en leur disant "Ceci est un danger mortel pour vous." Et si votre discours de vérité sur le budget n'est pas entendu, notamment par la classe politique, si vous ne trouvez pas de majorité, est-ce que vous pourriez partir ?

Euh vous aussi, vous me faites une motion de censure, Périnarno, vous avez raison. Toutes les forces politiques font une motion de sens. Il se trouve que il y a eu un sondage cette semaine qui dit euh il arrivera pas à la fin de l'année.

Et euh euh c'est peut-être vous qui m'aviez posé la question et je répondu que lorsque nous avons été nommés au mois de décembre, il y avait aussi un sondage dans lequel 84 % des Français ne croyaient pas que j'arriverai à la fin de l'année 2024. Bon, est-ce qu'on va arriver à la fin de l'année 2025 ? Je vais vous dire simplement, il n'y a jamais eu de gouvernement qui est une situation aussi fragile que celle-là.

Pourquoi ? parce que le pays est dans une situation fragile et que son monde politique au fond ressemble au pays, divisé, incertain, avec des affrontements qui sont des affrontements insensés, indignes que que aucun père de famille ou mère de famille n'accepterait de ses enfants. Aucun professeur n'accepterait de ses élèves.

Et là, ce sont des adultes et des adultes représentatifs et qui se comportent avec une violence, un mépris de l'adversaire, un désir d'écraser, un désir de faire tomber qui sont le plus mauvais signal pour la vie du pays. François Bou et pardonnez-moi de dire euh il y a peut-être peu de gens qui s'intéressent à à réconcilier les gens, qui s'intéresse à les concilier, à les fédérer, à les rapprocher pour qu'ensemble on choisisse un chemin qui nous conduira à un avenir moins terrible que celui qui me menace. Mais j'en suis et mon équipe en est.

Tous ceux qui m'entourent, ce sont des gens qui veulent qu'on arrête avec l'affrontement perpétuel et les divisions de chaque instant pour ensemble que nous réussissions à trouver un chemin dont on puisse être fier. Merci beaucoup François Baou pour ce grand jury exceptionnel. Bon dimanche à tous, bonne semaine.

On se retrouve la semaine prochaine. Le grand jury RTL Leffigaro public Sénat M6. [Musique] ou revoir votre programme sur publicsena.fr. faire tout de suite sur public. [Musique] Au centre, vous avez l'État et ses ministères, par exemple le sport, l'agriculture ou l'environnement.

Yeah.