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Interviewyoutube.com· 6 octobre 2026 51 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

ENTRETIEN DANS "LE GRAND ORAL 2027" DE BFM TV (04.10.26)

Au micro : Jim Jarassé Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous considérez que la situation est devenue hors de contrôle ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Quels problèmes identifiez-vous dans les lycées ?

  • 2:59OuverteRéponse directe

    Comment répondre à l'angoisse des jeunes face à l'avenir ?

  • 3:43RelanceRéponse directe

    Le gouvernement parle de violence urbaine, vous dites qu'il a tort ?

  • 5:11OuverteRéponse directe

    Clémence Guetté dit que la répression est disproportionnée, vous partagez son avis ?

  • 5:51RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous diriez comme Clémence Guetté que la répression est disproportionnée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Dominique de VillepinFait
    « Le pire, c'est de rentrer dans le déni ou de vouloir prendre ce mouvement pour ce qu'il n'est pas. »
  • 4:27Dominique de VillepinFait
    « Il y a un problème de maintien de l'ordre dans notre pays. On a vu des situations inacceptables de policiers qui sont des cibles, des policiers qui sont visés, qui sont caillassés de jet d'acide. »
  • 9:32Dominique de VillepinFait
    « Je ne veux pas que la vie de jeunes de 15 ans, 16 ans, 17 ans, 18 ans soit mise en danger. »
  • 18:57Dominique de VillepinChiffre
    « Il y a plusieurs dizaines de milliers de jeunes qui se retrouvent sans réponse de parcours sup. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur

Vous regardez le grand oral BFM TV le Figaro, le nouveau rendez-vous politique 1h en direct chaque dimanche à 18h pour vous faire vivre la campagne présidentielle. Bonsoir Marc, bonsoir Marie, bonsoir Dominique de Villepin. Bonsoir. Ancien premier ministre, quasi candidat à l'élection présidentielle. On va dire ça comme ça. Vous nous en direz peut-être un peu plus tout à l'heure. Merci d'être avec nous ce soir. Bonsoir Jim Jarassé. Merci d'être avec nous. Vous êtes évidemment à nos côtés pour interroger l'ancien premier ministre Dominique de Villepin, rédacteur en chef du service politique du Figaro.

On commence évidemment Dominique de Villepin avec la colère des lycéens qui est monté d'un cran et même de plusieurs cran cette semaine. Des manifestations, des blocages mais aussi des violences un peu partout. En France, on en est à plus de 500 blessés désormais dont 300 policiers et gendarmes, mais aussi des enseignants, des élèves. Est-ce que vous considérez que la situation est devenue hors de contrôle ? C'est une situation difficile et puisque cela fait près de 15 jours que cette crise est ouverte, il est important aujourd'hui de tout faire pour aller dans le sens de l'apaisement.

Et la première chose à faire face à un mouvement social, le jeune lycéen, c'est de reconnaître la nature des problèmes auxquels ils sont confrontés et qui justifient ce mouvement. Le pire, c'est de rentrer dans le déni ou de vouloir prendre ce mouvement pour ce qu'il n'est pas. C'est-à-dire, c'est-à-dire que nous devons reconnaître qu'il y a un problème aujourd'hui en France dans les lycées, dans beaucoup de lycées. C'est plus vrai dans les quartier populaires, mais c'est vrai dans beaucoup de lycées dans notre pays qui justifie aujourd'hui ce mouvement. Nous avons tardé à apporter de bonnes réponses.

Et le résultat, c'est qu'aujourd'hui, j'ai rencontré de nombreux euh lycéens de plusieurs organisations et un peu représentatif de ce qui se passe dans notre pays vendredi. Et j'ai mesuré à quel point il y avait derrière ce mouvement un enjeu de dignité. h de dignité quand les conditions élémentaires matérielles ne sont pas satisfaites. Quand vous avez euh des classes où il manque des chaise ou il manque des tables où des professeurs sont absents depuis le début de l'année, une classe de première où on est confronté à la préparation du bac de français.

pas de professeur de français avec des emplois du temps à trou des enseign du temps très compliqué à surchargé et et des choses véritablement scandaleus quand euh vous avez du côté des filles euh des toilettes sans porte vous êtes devant je parlais de dignité je pense que là il y a des situations attentatoires à la dignité ce problème matériel ne doit pas occulter un autre problème qui est l'angoisse de notre jeunesse devant l'avenir. Vous me direz, c'est l'angoisse de tous les Français.

Aujourd'hui, on est confronté à à la dette, on est confronté à des problèmes d'emploi, on est confronté à l'avenir de l'intelligence artificielle, on est confronté quand on est jeune à parcours sup qui à bien des égards apparaît comme un élément de très forte injustice et il faut donc prendre en compte tous ces éléments-là, les mettre sur la table et avancer avec méthode. C'est pour cela que je souhaite que chaque lycée puisse recenser les difficultés auxquelles il est confronté et qu'à travers un calendrier lycé par lycée, on puisse apporter des réponses. Mais une fois de plus, prenons au sérieux ce que nous disent les lycéens.

Je vois bien la tentation qui existe dans ce gouvernement comme souvent dans un gouvernement de prendre ce mouvement pour autre chose. Et c'està-dire jeends parce que ça fait deux fois que vous dites prendre ce mouvement pour autre chose. Le gouvernement parle depuis depuis 48 he de violence urbaine. Pas depuis 48 he il en parle depuis de semaines et j'ai été confronté aux deux. J'ai été confronté à des violences urbaines et j'ai été confronté à un mouvement de lycéen. Le CPE 2006 quand vous étiez à Matinon. Absolument. et on va ne mélangeons [raclement de gorge] pas les deux.

Nous savons tous que le mot violence urbaine etmeut urbaine c'est un mot codé qui renvoie à un imaginaire très particulier qui est souvent celui de la banlieue et bien au-delà historiquement. Mais il a tort de le faire mais bien sûr qu'il a tort de le faire. C'est une immense erreur parce que il faut agir là où un gouvernement peut agir.

Le gouvernement peut agir en apportant des réponses concrète, matérielle à une situation de nombre de lycées qui est inacceptable et indigne et qui touche les lycéens comme leur professeur et en ne traitant pas ce qui existe et en partant en croisade contre ce qui est beaucoup plus difficile à mesurer, la politisation, les excès d'un certain nombre de lycéens mais qui existe aussi ça vous ne le niez pas. qui existe aussi, mais la politique c'est l'art de se concentrer sur ce que l'on peut traiter et ce que l'on peut changer. Et par ailleurs, nous le voyons, il y a un problème de maintien de l'ordre dans notre pays.

On a vu des situations inacceptables de policiers qui sont des cibles, des policiers qui sont visés, qui sont caillassés de jet d'acide. Tout ça est inacceptable et on a entendu tous le procureur de la République de Belf. Mais il y a un problème de politique de maintien de l'ordre dans notre pays et il faut savoir le regarder en face. On va creuser ce sujet. Dominique de Ville si vous voulez bien. Je voulais vous faire entendre ce que dit quelqu'un qui n'est pas forcément de votre famille politique aujourd'hui qui s'appelle Clémence Guetté qui est député insoumise sur cette question du maintien de l'ordre ces derniers jours en France.

Elle l'a dit aujourd'hui chez nos confrères d'TL et vous nous direz ce que vous en pensez dans un instant. Il y a des images qui ont beaucoup choqué les gens. Quand on voit une parente d'élèves àran qui se prend un tir de LBD dans les jambes, qui en est blessé, quand on voit cette jeune fille, cet enfant, elle a 14 ans à Alançon qui est étranglé violemment par les forces de police, quand on voit que il y a un jeune qui a perdu un œil, c'est à tour quand on voit un autre jeune à Saint-toin Lomone qui n'a plus de dent parce qu'il s'est pris un LBD dans les dents, vous voyez que il y a il y a un niveau de répression qui à mon sens est très largement disproportionné.

D'abord, on parle d'enfants, mais quand bien même ce serait ce serait des adultes, le problème vient des consignes politiques. Dominique de Villepin, est-ce que vous diriez comme Clémence Getté que on assiste à une répression largement disproportionnée ? sont ces mots. Je dis que la politique de Mandia de Lord doit être en permanence adaptée aux situations. Aujourd'hui, nous avons des mouvements de lycéen. Face à ces mouvements de lycéen et comme tout mouvement social, ces mouvements sont parfois doublés, infiltrés, noyautés par un certain nombre de gens qui relèvent davantage de casseurs que de lycéens. Il faut être vigilant et distinguer les deux.

Et c'est là où je crois que la politique de maintien de l'ordre ne doit pas dans ces circonstances être une politique de face-àface. Cela ne doit pas être une politique de NAS. On n'enferme pas un mouvement social étudiant sur un territoire sans échappatoire avec le risque de mettre en danger la situation de ces lycéens. Et je dis surtout que le gouvernement doit affirmer haut et fort. C'est son premier devoir. J'ai été ministre de l'intérieur. J'ai été confronté à ces situations. Je sais à quel point l'ordre républicain doit être respecté et à quel point l'exigence de sécurité, elle est absolument nécessaire.

Mais le gouvernement doit dire, il doit dire que la priorité c'est la sécurité des lycéens. C'est la protection des lycéens. Alors ayons ayons des interventions ciblées, proportionnées. Veillons à distinguer les casseurs qui sont physiquement assez repérables dans une manifestation compte tenue de l'uniforme, de la tenue, des masques qu'il portent. et ne traitons pas tous les jeunes. Les témoignages que j'ai entendu vendredi font frémir. Moi comme parent, cela me fait peur. L'idée d'avoir des enfants dans une manifestation aujourd'hui avec des salves de gaz lacrymogènes, des charges.

Est-ce qu'il faut interdire faut interdire c certaines armes dans le maintien de l'ordre vis-à-vis de jeunes en leur de Je pense que je pense que dans les manifestations de ce type de lycéen mouvement social de jeunes, il faut être proportionné et donc effectivement on doit être extrêmement attentif pas de tir tendu, pas de tir tendu. Le flashball avec énormément de précautions et uniquement contre des cibles identifiées. Je ne crois pas que l'on doive réprimer des manifestations sociales de lycéen par des mouvements classiques de maintien de l'ordre. Il faut être très très vigilant.

Vous savez, si en début de semaine prochaine nous avons un drame qui survient, je vous le dis parce que j'ai été confronté à ces situations. Alors là, nous pourrons tous dire que la situation sera hors de contrôle. Et moi, je ne veux pas que la vie de jeunes de 15 ans, 16 ans, 17 ans, 18 ans soit mise en danger. Donc je dis à titre préventif que le premier ministre, le président de la République, le ministre de l'intérieur, le ministre de la justice se réunissent pour définir une règle absolue qui soit donnée aux forces de maintien de l'ordre qui sont parfois placés dans des situations d'extrême difficulté.

Quand vous êtes l'objet de tir comme ça a été le cas pour un certain nombre de policiers et que vous avez le sentiment que c'est votre vie qui est en cause, moi je me mets à leur place. Comment vous réagissez ? Et c'est là où il y a des situations où il ne faut pas mettre les forces de maintien de l'ordre. Je ne suis pas pour les charges systématiques devant des manifestants qui sont euh euh à l'extérieur d'un lycé. Soyons précautionneux, soyons attentifs, choisissons les cibles, choisissons les moyens et rappelons cette priorité. Est-ce que le maintien de l'ordre doit protéger nos enfants.

Est-ce que vous considérez, vous dites, pas de charge devant les lycées, est-ce que ça veut dire qu'il faut laisser les lycéens qui bloquent leur lycée ne plus envoyer les forces de l'ordre ? Je pense je pense qu'il vaut mieux les laisser et je vais vous dire pourquoi. J'ai eu trois témoignages, un à Nice et dans deux autres villes de lycées qui sont à proximité de maternelle ou de crèche. Est-ce que vous allez charger de crèches qui ont dû attendre longtemps après, plusieurs heures après que les gaz lacrymogènes se soient dissipés pour que les petits puissent sortir ? Vous ne pouvez pas intervenir dans des milieux aussi dangereux, aussi facile.

Donc on laisse les lycéens bloquer leur lycée pour éviter des débordements. Mais mais mais le temps doit être mis à profit pour nourrir le dialogue. Le premier devoir du gouvernement et de tous les responsables sur le plan local, c'est d'engager le dialogue. Vous savez, ces jeunes, ils souffrent d'abord d'un manque d'écoute, d'un manque de reconnaissance et qu'on ne pas et qu'on ne prenne pas au sérieux leur revendication moi après moi. Une fois de plus, quand vous avez un bac de français que vous n'avez pas de prof depuis le début de l'année, je comprends qu'on s'inquiète.

Et quand on n' pas de réponse de la part du rectorat, et bien je comprends qu'on prenne son destin en main et qu'on bloque son lycée. Juste j'aimerais aucune violence n'est légitime mais que le que le gouvernement veille à ne pas placer nos forces de l'ordre dans des situations qui pourraient conduire à des situations hors de contrôle. C'est ma plus grande inquiétude aujourd'hui. Dominique de Villep depuis le début de cet entretien vous faites référence à ce que vous avez dû vous traverser en 2006. Vous étiez alors premier ministre avec ce rejet massif de votre mesure du contrat première embauche.

Euh ce projet avait suscité une immense mobilisation à l'époque, des violences aussi, des centaines de blessés, un syndicaliste qui avait été plongé dans le coma plusieurs semaines. Est-ce que vous dites, comme certains autres que la nature de la violence aujourd'hui de ce mouvement et d'autres est différente d'il y a maintenant 20 ans ? Est-ce que vous accompagnez ce propos qui consiste à dire que notre jeunesse est plus violente, notamment parce que les réseaux sociaux sont là, parce que la viralité l'accompagne. La société a changé. La société a changé et la violence est aujourd'hui beaucoup plus diffuse et et la tentation du recours à la violence plus rapide.

Par ailleurs, nous étions avant 2014, avant le drame de Réy Fres et nous étions j'étais Nicolas Sarkozy était Jacques Chirac était obsédé à l'idée de ne pas revivre ce que nous avions vécu avec Malikusekin. Ces drames une fois de plus, ils arrivent et on doit tout faire pour que les conditions ne sont ne soient pas créées pour qu'ils arrivent. Vous savez ces dérapages, certains voudraient même parfois les provoquer. Il faut être responsable pour deux quand on est une force de maintien de l'ordre, quand on est un gouvernement, il faut être responsable pour deux, sachant qu'il y a des individus qui veulent à tout prix qu'il y ait des incidents.

Et c'est pour cela vous dites des incidents en l'occurrence tous ceux qui masqués dans les manifestations cherchent la confrontation et veillons, et c'est pour cela que c'est si important de dialoguer avec toutes les forces politiques. Ve ayons à ce que toutes les forces politiques comprennent que il n'est dans l'intérêt de personne de voir notre jeunesse aujourd'hui dans la rue placé dans une situation d'exposition qui pourrait être attentée à leur intégrité. Est-ce que c'est un message que vous adressez à la France insoumise ce soir ? adresse à la France insoumise comme à tous les autres mouvements.

Vous savez le gouvernement dit qu'il y a une responsabilité la la France insoumise qui le mouvement souffle sur les braises. Est-ce que vous êtes est-ce que vous partagez cet avis ? Je pense que il faut faire attention de ne pas qualifier ce mouvement pour autre chose que ce qu'il est. C'est un mouvement social de lycéen et il se trouve que ce mouvement social de lycéen, il est ici ou là pris en otage par un certain nombre de gropuscules. Euh mais le problème du gouvernement, c'est d'engager le dialogue, c'est de reconnaître la réalité de la situation. Ce n'est pas de céder à la tentation de rechercher des bouc émissaires. Un gouvernement ne doit pas céder à cette tentation là.

C'est une diversion selon vous gouvernement. L'intérêt du gouvernement, c'est d'agir, c'est de dialoguer, d'écouter et d'agir. Il doit donc aller beaucoup plus loin dans cette logique d'écoute, de dialogue et d'action avec tous ceux qui sont concernés, les collectivités locales, les régions pour les lycé. Pardon, vous n'avez pas tout à fait répondu à la question de GR. Par exemple, quand Bagayoko prenons un exemple, dit que la violence dans certains cas peut-être légitime alors qu'on a l'habitude de dire que le monopole de la violence légitime appartient à l'État. Euh comment vous percevez ce genre de propos ?

Ne meent pas de décrypter euh le le langage de Bali Bayayoko d'autant qu'il est revenu sur ses propos. Une chose est claire, la violence n'est jamais légitime, mais je vais plus loin quand on est euh gouvernant. La violence, le risque de violence, il faut l'anticiper. Et ce n'est pas en se plaçant sur son avent et en regardant la situation se développer sans rien faire ou en faisant peu de choses que l'on limite le risque de violence. Donc, je suis pour un gouvernement engagé sur le terrain pour répondre à l'inquiétude de ces jeunes, pour apporter des réponses et des solutions, pour mettre en place une méthode.

Vous savez, l'État aujourd'hui, c'est euh le grand responsable de tous les dysfonctionnements qui existent dans notre pays. C'est parce que l'État ne répond plus que les risques financiers, économiques et sociaux se multiplient. Reprend, il faut donc reprendre le contrôle de la situation, anticiper les risques et agir, apporter des réponses, mobilisé, apporter des réponses et aussi décrypter ce qui est en train de se passer dans la réponse le gouvernement le gouvernement il est pas chargé de décoder idéologiquement ce qui se passe dans les cœurs de ti. Qui sont aussi ces manifestants qui j'ai bien vu la façon dont ça s'est passé sur la base d'une note de service de renseignement. J'y venais.

Et bien, ce n'est pas le propos, ce n'est pas le sujet du gouvernement. Le gouvernement, je dirais que c'est pas son intérêt de lancer de se lancer dans des spéculations. Le gouvernement, il a en charge le manche, il a en charge la responsabilité. Son problème à lui, c'est de répondre à la jeunesse. S'il répond à la jeunesse, s'il répond à la jeunesse, s'il répond à la jeunesse, la violence s'abaissera dans le pays. On a cité des cas, le premier lycée Saint-Exupéri où les réponses ont été apportées. Moi, j'ai eu des cas hier. J'ai eu des cas hier où des réponses ont été apportées et le mouvement s'est dissipé. Répondons sur le fond.

Le gouvernement n'est pas là pour faire de la politique politicienne. Il est là, il est là pour traiter le problème des jeunes. Ça veut dire quoi ? Plus de moyens pour les lycées ? Est-ce qu'il faut renoncer à la réforme de parcours sup ? C'est aussi une des revendications des lycéens. Quelles sont les réponses concrètes que peut apporter aujourd'hui le gouvernement ? tous les témoignages. J'écoutais encore et je relisais le livre de de Fabien Trong sur la situation à Grini et sur la situation dans le pays.

Manifestement, il y a une inégalité considérable et les jeunes sont sensibles à cette injustice entre la situation dans un certain nombre de quartiers populaire et dans d'autres dans d'autres régions de notre pays. sur parcours sup. Il est bien évident qu'un enfant d'une famille très préparé n'est pas dans la même situation qu'un enfant livré à lui-même qui remplit lui-même sa fiche et qui n'a au bout du compte aucun résultat. De la même façon, nombre de jeunes me disent "On nous demande de choisir notre avenir à 14 et 15 ans. On est embarqué dans euh euh dans des autoroute après dont on ne peut pas sortir." Je vous donne deux exemples.

Il y a euh une commune euh les mureaux qui a mis en place des infrastructures de dialogue depuis maintenant un certain nombre d'années. Des infrastructures de dialogue qui ont permis dans tous les domaines sociaux, culturels, intrareligieux de nouer le dialogue sur le plan local. et bien aucune école, aucun lycée n'a été touché par ce mouvement. Et prenons en compte aussi les risques afférents à un certain nombre de filières. Dans la filière de l'enseignement professionnel aujourd'hui, il y a un blocage complet sur certaines filières comme le commerce ou le numérique où euh tellement d'enfants se sont portés volontaires qu'on ne sait plus comment les accueillir.

Et on est dans la capacité aujourd'hui pour toutes les demandes en alternance d'apporter une réponse. Et bien créons une bourse nationale, des bourses régionales d'offres de stage, d'offres de postes en alternance pour répondre à ces demandes. Vous ne mesurez pas à quel point nombre de jeunes sont situés dans une grande solitude et en plein désarrois face à l'avenir qui se prépare pour eux. Donc je dis simplement, soyons vigilants, soyons à l'écoute, prenons en compte ces situations. Il y a plusieurs dizaines de milliers de jeunes qui se retrouvent sans réponse de parcours sup. Veillons à apporter ses réponses, à créer des passerelles. Soyons mettons la main dans le moteur.

Vous savez quand je propose en matière économique d'ouvrir le moteur et la boîte noire des niches fiscales et sociales 180 milliards et bien je propose la même chose en matière éducative. Repérons les points de blocage, repérons les injustices, repérons les inégalités et agissons. On a perdu en France et je le dis parce que j'ai vu se dégrader malheureusement le rôle de l'État dans notre pays alors qu'on a des fonctionnaires mobilisés. Retrouvons le sens de l'action et de la mission. Je sens une envie chez vous de grand discours et de meeting et d'agir, mais vous n'êtes [rires] pas facile à interrompre. Je vais tenter. Ah non non non, reprenez pas tout de suite d'agir.

Je voudrais juste vous entendre sur un autre point. Le coût des réparations, les différentes régions qui ont en charge des les lycées commencent à faire remonter le coût des dégâts. La première fourchette, l'estimation, ce serait entre 30 et 40 millions d'euros pour réparer les dégâts commis ces ces derniers jours. Faut-il faire payer les casseurs ? Faut-il faire payer les parents des casseurs ? Alors, je pense que il faut pour ceux qui seront condamnés privilégier des peines de réparation.

ils aillent eux-mêmes et il est normal qu'ils soient eux-mêmes semaine après semaine soumis à ces peines de réparation et amenés à réparer ce qu'ils ont cassé parce qu'on ne peut pas accepter qu'il y ait des peines qui ne soient pas effectuées euh et les parents. Alors pour le reste, je suis attaché à l'individualisation des peines. Je crois que la responsabilité collective pour les peines nous fait changer de système judiciaire et donc je suis très vigilant à rester dans le cadre de la règle de la règle républicaine telle que nous la politiquons. Pas question de couper les allocations familiales par exemple à ceux dont les enfants seraient allés brûler un lycée.

Nous savons parfaitement que on peut préconiser toutes sortes de solutions politiques qui est faite pour faire jolie mais en pratique ils n'auront pas les moyens de rembourser ce qui a été cassé. Donc, mettons au travail tous ceux qui sont responsables de ces méfets et veillons à ce qu'il puisse jour après jour contribuer à la réparation. Si on se projette dans la semaine prochaine, par ailleurs parenthèse, à l'instant, la patronne de la région Île-de-France, Valérie PCRES, annonce que 160 lycées seront fermés demain lundi, soit près d'un tiers des établissements dans la région. 500 apparemment sur le territoire national. Absolument. Et sans doute beaucoup plus mardi, jour de mobilisation.

Absolument. Là encore une fois Dominique de Villepin, vous dites quoi au lycée hein ? Continuez de manifester, continuez de bloquer pour faire entendre votre colère, pour faire entendre vos désagréments, vos attentes du gouvernement où vous dites appelle au calme, retournez au lycée absolument retour retrouver le chemin du lycée euh mobiliser avec vos professeurs et la hiérarchie du lycée l'ensemble des parties prenantes pour consigner les demandes euh qu'un calendrier soit établi en liaison avec les rectorat et qu'à partir de là, on puisse reprendre le travail, l'intérêt des jeunes, ce n'est pas de perdre une année aussi important que pas à manifester mardi et vous ne serez pas dans la rue.

Mais mais le droit de manifester est totalement libre dans notre pays. Donc c'est pas à moi à dire pour dire comme d'autres politiqu, je suis pour l'apaisement pour retrouver le chemin du lycée, mais je suis pour que le pour que le gouvernement fasse le plus grand pas. C'est lui qui est en position de responsabilité. C'est à lui à faire le pas en avant. C'est à lui à créer la méthode et à trouver les outils qui permettront d'avancer. Mais une fois de plus, chat et chaudé craint l'eau froide et nous avons tous ce que sont devenus les cahiers de doléance qui ont été ceux pendant la période des gilets jaunes qui ont été mis dans un placard. Là, il faut devenir sérieux.

D'abord parce que je crains par-dessus tout la généralisation de ce mouvement. Je crains son durcissement et je crains pour employer la formule consacrée une convergence des luttes. Si dans notre pays vous avez la crise des lycées auquel s'ajoute les universités, auxquelles s'ajoutent la fonction publique, auquelle s'ajoute beaucoup d'autres professions qui aujourd'hui la crise des carburants les appelle à manifester le 17 octobre, et bien là le gouvernement sera dépassé. Donc je dis au gouvernement ne jouez pas la montre, vous allez être dépassé. Vous allez être confronté à une situation que vous ne pourrez plus maîtriser.

Prenez l'initiative, agissez et engager un processus avec une méthode assumée et affirmée et une exigence. Un maintien de l'ordre adapté à un mouvement social de lissière. Jim, vous dites il n'est pas trop tard pour éviter encore euh une un durcissement du mouvement et et cette généralisation du mouvement qui pourrait euh euh embarquer d'autres catégories. Non, il n'est pas trop tard. Il n'est jamais trop tard tant que l'irréparable n'a pas eu lieu. Et c'est pour cela que euh nous sommes aujourd'hui dans une situation où nous voyons bien que tout peuter. Euh convoquons l'esprit de responsabilité de chacun aujourd'hui.

Que l'on soit enseignant, que l'on appartienne à la hiérarchie des lycées ou que l'on soit élève ou dans le cadre de l'administration de l'éducation, on a tous une responsabilité et il faut agir collectivement. Dominique Deuppin, on voulait vous faire réagir euh à dépêche de l'agence France-Press qui est tombée aujourd'hui venue d'Iran. Euh le régime de Tran a réagi euh aujourd'hui à ce qui se passe en France, le même qui a massacré son peuple il y a quelques mois. Le ministère iranien des affaires étrangères dénonce aujourd'hui une violence disproportionnée et injustifiable contre le mouvement lycéen en France.

La France se doit de respecter les droits et libertés fondamentaux de ses citoyens. Qu'est-ce que ça vous inspire ? D'abord, on a aucune leçon à recevoir d'un régime qui a massacré son peuple dans les conditions que l'on sait. Euh et par ailleurs, je vous le dis pour avoir une certaine expérience de la diplomatie, euh ce genre de dépêche est très habituel. C'est quoi ? C'est de la provocation, c'est du mais mais c'est de l'opportunisme. C'est c'est l'usage d'un moment difficile que traverse notre pays qui est utilisé par des pays qui sont souvent des régimes autoritaires ou totalites, qui n'ont pas de leçon à nous donner. Et au-delà de ça, justement, on s'interroge.

Est-ce que ces images, vous parliez de leur villain réalité aussi, ce n'est pas du carburant pour qui ceux à l'étranger auraiit envie de déstabiliser nos démocraties et notamment la France à 7 mois d'une élection et d'une échéance présidentielle ? Mais vous avez raison, nous sommes aujourd'hui dans une situation d'extrême fragilité politique compte tenu de la position des principaux partis dominants dans le jeu politique français.

qu'il s'agisse du Rassemblement national ou de la France [toux] insouise, nous sommes dans une situation d'extrême fragilité financière quand on a des taux d'intérêt, les OAT attent à à 5 % et que on a un remboursement de la dette à près de 90 milliards qui va arriver à 100 milliards en en 2028, on peut légitimement s'inquiéter d'une situation qui devient insupportable. Alors Dominique de Vilpin, l'autre crise qu'affronte en ce moment les Français, c'est bien évidment celle euh du pouvoir d'achat et du carburant. Alors pour l'heure, le gouvernement s'en tient des mesures ciblées uniquement pour ce qu'on appelle les gros rouleurs. Est-ce qu'on a les moyens aujourd'hui de faire plus ?

Et si oui, comment ? On a on a deux devoirs quand on est aujourd'hui au gouvernement ou le président de la République. Le premier, vous avez raison, c'est en direction des plus vulnérables et c'est tous ceux qui ont besoin de leur voiture, tous ceux qui vivent en zone rurale, qui exercent un métier qui les rend dépendant de leur voiture. Cela il faut leur apporter un secours important et c'est pour cela que j'ai préconisé très vite un chèque carburant. De la même façon, il faudra donner euh des chèqus chauffage pour l'hiver. Et je pense qu'il faut faire confiance au maire dans la réorganisation de l'État.

Il faut s'appuyer sur ceux qui sont les plus proches de nos concitoyens et en l'occurrence, ce sont les maires pour apporter ce soulagement indispensé. Deuxièmement, deuxièmement, il y a la nécessité sur l'ensemble des filières qui sont aujourd'hui menacées, vous les connaissez comme moi, qu'il s'agisse des pêcheurs, des gros rouleurs, transporteurs et autres, il faut les accompagner et puis il faut cet accompagnement existe. Oui. Oui. Vous le procédez mais quitte à l'intensifier si l'augmentation des prix devait se confirmer sur le prix du carburant. Je suis pour que nous puissions encadrer le prix de ces carburants par un signal carbone. Ça veut dire quoi encadrer ?

C'est pour ça que j'ai proposé que nous fictions une bande de fluctuation entre 1,75 et 2,50 €. Il y a le risque que les 235 pour le gazol aujourd'hui soient dépassés et que nous allions au-delà de ces 250. Veillons à ce que cela ne puisse pas dépasser ces 2,50 €. Comment on fait ? Comment vous faites ? et bien tout simplement en encadrant. C'est-à-dire que si ça dépasse, vous supprimez toutes les taxes et vous remboursez en quelque sorte le trop perçu de taxes quand cela descend en dessous de 1 tax flottante comme ça pu exister dans le passé. Ça veut dire que ça coûterait combien ? Ça coûterait rien ce serait ça coûait rien du tout.

C'est un sign coûte rien Dominique c'est ça ne rapporte rien aux automobilistes. Il y a des moments où ils vont être gagnants et d'autres ils vont être perdants. Exactement. C'est un signal carbone qui allège la situation de nombre de nos compatriotes qui la rend supportable pendant les quelques mois où il faut mais le jour où les prix des du pétrole brut baissent, les taxes augmentent et l'État récupère ce qu'il a accordé avant. Évidemment le le opération blanche. Exactement. et le système le système s'arrête dès lors que les taux les prix sont redevenus à la normale.

Par ailleurs, il faut très fortement engager la politique qui n'a pas été suffisamment menée au cours des dernières années qui est une politique d'électrification. Et de ce point de vue-là, il y a des économies à faire. Je pense à la suppression du certificat d'économie d'énergie. Ah bon ? C'est vous qui l'aviez mis en place ? Oui, mais je pense qu'aujourd'hui nous pouvons nous en passer si nous décidons de de racorder les prix de l'électricité. non plus à la dernière unité de centrale à gaz comme c'est le cas aujourd'hui, mais par rapport à notre industrie nucléaire, ce qui fait une baisse de la facture assez substantielle au bénéfice de chacun de l'occopatrie.

Il y a aussi ce qui se passe à l'étranger autour de nous cette semaine, les pays du G7 ont pris une décision assez importante qui est de se laisser la possibilité de puiser dans leur stock de de pétrole jusqu'à 100 millions de barils de pétrole. C'est Emmanuel Macron qui l'a annoncé après avoir réuni justement le le G7. On écoute le chef de l'État. On a décidé de relâcher des stocks stratégiques de diesel et de pétrole brut sous la coordination de l'Agence internationale de l'énergie. Donc il va se réunir là dans les prochaines heures, prochains jours pour pouvoir organiser cela et donc pour pouvoir dans les 4 mois libérer jusqu'à 100 millions de barils de diesel et de pétrole brut.

100 millions de barils de de pétrole. Vous dites quoi ? Il était temps ou c'est c'est une bonne chose. Il faut saluer le fait que l'on puisse mobiliser ces moyenslà de la même façon que le président espère agir également à travers une pacification de la situation dans le détroit de Balbellemandb en en faisant en sorte que nous puissions contribuer à la sécurisation du port de Yambou. Ça ça ne vous inquiète pas. Domin Villepin, on a entendu des voix au lendemain de du jour où Emmanuel Macron a annoncé qu'on allait envoyer des soldats pour sécuriser donc ce port qui est stratégique.

Dire "On est en train de mettre un pied dans la guerre parce que si on est frappé, il faudra répliquer." Et c'est pour cela que nous devons être extrêmement vigilants. Je vous rappelle que nous avons déjà engagé une opération du même type en 2019 à l'autre extrémité de cet du. Donc nous devons être extrêmement vigilants de ne pas être piégés par ce soutien et à aucun moment rentrer dans une logique d'escalade. C'est une mobilisation défensive. C'est un soutien que nous apportons à l'Arabie Saoudite à un moment où les États-Unis ne répondent plus. Et ça c'est quelque chose qui mérite d'être mis en avant.

Nous sommes dans une situation de déshérence internationale dans le Moyen-Orient aujourd'hui où aucune grande puissance ne répond plus et je pense qu'il appartient euh à l'Europe et à la France de redoubler d'initiative diplomatique si l'on veut avoir une chance euh de pouvoir sortir de la situation dans laquelle nous sommes. Au-delà du coup pouvoir d'achat, il y a aussi la le spectre de la crise financière avec un chiffre qui fait trembler en ce moment Ber, c'est 4,99. C'est le taux d'intérêt auquel la France emprunte a emprunté avant-hier sur les marchés. C'est c'est le taux le plus haut depuis 25 ans. Est-ce que [grognement] ça y est, la France est au bord du gouffre financier ?

Dominique de Villepin ? Alors, c'est une situation qu'il faut là encore prendre au sérieux. Je ne crois pas qu'il faille se jouer de mots. La France est un pays riche qui dispose d'atout. Mais nous devons devenir sérieux. Quand vous dites ça, pardon, quand vous dites ça, veut dire le spectre des inspecteurs du FMI qui débarque dans le bureau du prochain président de la République, vous n'y croyez pas, monsieur Fauvel, en matière financière, les marchés peuvent demain s'emballer si ils ont le sentiment que le cumul de problèmes auquel notre pays est confronté, situation sociale, incapacité à faire un budget, là ça s'emballe ces derniers jours.

Et c'est bien pour ça que je vous dis responsabilité, responsabilité sur le plan social, responsabilité sur le plan budgétaire. Nous avons besoin d'un budget. Sortons de la petite politique politicielle. Sortons des petits calculs de la campagne présidentielle qui ne sont pas de mise dans la situation actuelle. Moi, je ne suis pas là aujourd'hui devant vous comme candidat ou apprenti candidat. Je suis là parce que je crois que nous devons unir nos forces pour être capable d'avoir une situation qui s'améliore d'ici au lancement de la campagne présidentielle. Mais nous nous n'en sommes pas là.

et et et la campagne présidentielle peut être profondément entachée par une situation très dégradée où la France tout simplement ne serait plus en état d'être souveraine. Il y a un risque que dans les prochains mois la souveraineté française et bien soit tout simplement mise en question. C'estàd ce qui s'est passé il y a quelques années au Royaume-Uni où une première ministre avait publié un projet de budget syndrome lus peut peser sur la France. Nous pouvons avoir une situation sociale hors de contrôle. Nous pouvons avoir un gouvernement qui tombe. Nous pouvons avoir une France sans budget. Et dans ce cas-là, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe, monsieur Fauvel ?

Et c'est bien pour cela qu'il ne faut pas en arriver à cette extrémitél. Aujourd'hui, quand on regarde la situation politique, nous avons le Rassemblement national qui préconise un changement de régime. C'est-à-dire qu'on passera si le le Rassemblement national arrive au pouvoir, on passera d'une démocratie libérale, de liberté à une démocratie illibérale. [grognement] Si LFI arriv au pouvoir, je pense qu'ils n'ont aucune chance, mais prenons malgré tout cette hypothèse, si il arrivait au pouvoir, nous aurions un changement de République. dire que ce serait un désordre absolu pendant de longs mois pour ne pas dire de longues années et là encore une situation hors de contrôle.

Les deux pour vous représentent le même risque. Vous mettez le signe égal entre un changement de République ce n'est pas tout à fait un changement de régime. Donc je ne les place pas sur le même point. Le principal risque pour vous, c'est le le principal risque parce que je ne pense pas qu'il y ait de ticket retour dans le monde d'aujourd'hui avec les nouveaux empires qui nous menace, que sont les États-Unis d'un côté, la Russie de l'autre, sans même parler de la Chine beaucoup plus loin.

Je ne pense pas qu'il y ait de possibilités de s'engager, de commencer à s'engager de dans cette voie loi à un moment où il y a une accélération exponentielle des nouvelles technologies et en particulier de l'intelligence artificielle. L'intelligence artificielle toutes les semaines, c'est une révolution. Et donc si nous ratons le coch ouais il y a pas de ticket retour. Justement en parlant du rassemblement national, l'affaire qui frappe ce parti cette semaine, c'est bien évidemment l'affaire Bardella. Ce matin dans la tribune dimanche, Marine Le Pen réaffirme son soutien à Jordan Bardella après l'apparition de deux enquêtes dans Media Park.

Il lui a attribué des écrits antisémites lorsqu'il avait 17 18 ans. Est-ce que vous avez lu cette enquête et qu'en pensez-vous Dominique de Villepin ? J'ai lu comme tout le monde cette enquête euh et et cette enquête pose d'immense problème. Ces écrits sont bien évidemment inacceptables. Alors vous me direz on n'est pas sérieux quand on a 17 ans. Arthur Rambo Arthur Rambo n'est pas le seul à le penser. Mais pour vous c'est Jordan Bardella qui les a écrit.

qu'on soit qu'on soit bien clair, c'est ce que vous nous ditement, je ne vois pas d'autres hypothèses sauf à à ce qu'il y ait des explications apportées parlement pour vous aujourd'hui quand il dit sont des barbouseries de médiia part des dingueries c'est le le scénario aujourd'hui le plus vraisemblable mais il y a plus grave pour moi. Il y a plus grave parce que je suis un peu surpris que l'on s'étonne de ce que un un haut représentant du Rassemblement national puisse tenir ce genre de propos. Toute l'histoire du Rassemblement national et tout son héritage vont dans ce sens.

C'est quand même un un parti qui hérite d'une tradition qui est celle de la formation par des vafones et d'anciens collabo qui a conduit du Front National au Rassemblement national.

Il y a pas eu pour vous de normalisation mais laisation du rassemblement nationalisation et la dédiabolisation sont des processus sur lequel on peut compter espérer mais une fois de plus c'est un travail permanent donc il faudra beaucoup d'années beaucoup de temps et beaucoup de preuves pour que cette réalité puisse devenir une réalité admise par tous mais et c'est pour cela je veux en venir à ça la responsabilité personnelle de Jordan Bardella, c'est une chose pour moi Il doit démissionner pardon il doit démissionner de la tête de m'appartient pas. Je suis pas le président du Ronal qui va se lancer mais je je ne suis pas madame Marine Le Pen.

Il lui appartient et je crois comprendre qu'elle a fait l'inverse qu'elle lui a maintenu sa confiance ou renouvelé sa confiance. Pour moi le problème aujourd'hui c'est celui d'un parti, le Rassemblement national qui hérite de cette tradition là. Donc c'est un problème de système, pas un problème de personne. Parce que si vous lancez la chasse aux sorcières au sein du Rassemblement national, vous n'en finirez pas. C'est un problème de système. Est-ce qu'aujourd'hui il y a présent dans les rangs du rassemblement national cet esprit-là ? Je le crains très fortement.

Et c'est ce qui fait c'est ce qui fait cet esprit marqué par la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme autour de Marine Le Pen encore aujourd'hui. Écoutez, les références qui sont données euh dans cette enquête euh monsieur Châtillon et beaucoup d'autres sont là pour montrer que ces repères restent des repères importants dans la pensée du Rassemblement national du cercle républicain. Une fois de plus, je vous redis ce que j'ai dit. C'est un mouvement qui pour moi ne se cache pas d'envisager un changement de régime, donc de changer la nature démocratique de notre pays.

Et c'est un régime dont la politique a commencé par la politique de préférence nationale est ou de priorité nationale est une politique qui conduit à des pratiques illégales, nous conduit à une situation extraordinaire, c'est-à-dire à remettre en cause l'essentiel de l'équilibre constitutionnel et à terme la hiérarchie des normes, c'est-à-dire la place des traités dans l'ordre juridique français. Donc ça veut dire quoi au bout du compte ? Ça veut dire que c'est un bouleversement juridique majeur. C'est un régime de liberté totalement différent. Et on le voit bien, la première proposition du Rassemblement national, c'est un coup de force souscouvert de référendum.

C'est un coup de force, c'est un coup pardon. Mais comment vous expliquez qu'aujourd'hui 35 % en tout cas selon les sondages des Français s'apprêtent à voter pour ce parti et 34 % des Français pensent que seulement 34 % des Français pensent que Jordan Bardella devrait quitter la présidence du Rassembl national. C'est la preuve que visiblement cette affaire ne n'a pas d'effets. Mais mais comprenez bien comprenez bien la situation dans laquelle nous sommes. Nous sommes dans un pays qui est polarisé. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a le Rassemblement national et LFI et entre les deux, il n'y a rien.

Alors, on peut avoir tout à l'heure dans une émission cinq socialistes qui se battent en duel, mais c'est marginal dans le débat. Ce qui compte, ce qui compte, c'est les deux masses de granites. Et les deux masses de granites, c'est les deux extrêmes. Ces deux extrêmes, ils réussissent ce dont vous êtes aujourd'hui le témoin et le porte-parole d'une certaine façon à travers votre question. ils réussissent à tout banaliser, à tout relativiser. Et cette banalisation et cette relativisation et bien nous fait rentrer dans un système où nous sommes déconnectés du réel.

Et c'est ça que je veux expliquer aux Français, c'est que ces deux parties, s'ils arrivaient au pouvoir, n'ont aucune réponse au problème de notre temps, ni sur la question des lycées, ni sur la question financière, ni sur la question sociale pour une raison simple, c'est que ils relèvent tous les deux pensée magique. D'un côté, on ton les plus riches, de l'autre, on euh met tout sur le dos des immigrés et de l'Europe et on estime qu'on va remplir les caisses en faisant quelques économies comme cela. Mais c'est absurde. Qui peut croire cela ?

Alors, je pense que nos compatriotes sont tellement en colère, tellement inquiets, en ont tellement ralbol de l'impuissance publique auquelle on assiste que naturellement il se dirige vers ces mouvements. Mais je n'exclus pas que dans les prochains mois, et c'est pour ça que je le redis, la campagne n'a pas commencé.

Le jour où on se posera la question de savoir qui doit diriger le pays face à monsieur Poutine et à monsieur Trump, et bien on découvre tout à coup que ceux qui sont aujourd'hui les mieux placés et bien n'ont pas les qualités pour remplir cette mission parce que diriger l'État diriger l'État maintenir la cohésion de notre pays répondre à des problèmes urgents, et bien ça implique un minimum d'expérience que ces différents responsables n'ont Le grand malheur, c'est que le gouvernement aujourd'hui ne soit pas suffisamment convaincu de cela pour s'atteler à la tâche, même si je ne jette pas la pierre à Sébastien Lecnu parce qu'il est dans une situation extrêmement difficile, mais les partis politiques et le gouvernement doivent montrer aujourd'hui c'est leur premier devoir que le réel existe et que la politique peut apporter un soulagement à la situation des Fran.

Cette expérience Dominique Deilpa, est-ce que vous l'avez-vous ? Mais c'est à c'est pas à moi de le dire. parce que vous considérez que vous l'avez vu vot ce que je peux vous dire c'est que j'ai eu à gérer des émeutes urbaines, j'ai eu à gérer une crise lycéenne que j'ai été en charge de l'économie et des finances de la France et que j'ai redressé la situation des finances publiques dans notre pays et que j'ai laissé en 2007 une situation qui ferait pasir de plaisir ou rougir de plaisir n'importe quel problème parce que vous avez dit tout à l'heure, je ne suis pas là comme apprenti candidat. Vous êtes où de votre candidature ?

Non, je ne suis pas là pour euh je ne suis pas là pour euh euh vous seriner quelques mesurettes. Aujourd'hui, on le voit candidat dans le débat politique, dans le débat politique, c'est un concours de petites mesures. C'est euh un jour celui qui augmente la taxe de ceci, un autre le supprime de cela. Mais mesurons les problèmes de la France. Ce sont des problèmes systémiques. Les réformes qu'il faut faire, c'est des réformes de système. Je voyais la proposition euh de monsieur Édouard Philippe sur les retraites, mais si on écoute monsieur Édouard Philippe, 45 annuités, 65 ans. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'on on repart en guerre pour 5 ans et que dans 5 ans, on aura toujours pas de réforme des retraites. Mais c'est la méthode qu'il faut changer. C'est le système qu'il faut changer. Et c'est pour ça que j'ai dit constitutionnalisons la négociation sociale, faisons en sorte que le périmètre de la négociation sur le travail soit dans la main des partenaires sociaux tirons les leçons du passé et nous avons besoin de responsabilité. Moi, je suis pour que le maire soit le responsable de plein exercice pour nos compatriotes. Renforçons le maire.

Je suis pour que la justice dans notre pays, celle qui en général fait l'objet de beaucoup de convoitises de tous ceux qui veulent baler les candidat je suis pas du tout dans une an là. Non non. Ah je suis pour je suis pour Non mais oui enfin bon je peux vous le dire différemment si vous le voulez mais je suis totalement opposé à l'anfort et au jeux incantatoire mais je suis pour une justice indépendante et je suis par ailleurs pour un président de la République qui retrouve sa mission c'est-à-dire celle de présider.

Il y a une gouvernance présidentielle à réinventer parce que ce qu'on attend d'un président de la République et et on aimerait beaucoup entendre Emmanuel Macron dans cette période davantage et bien c'est d'être capable d'être l'arbitre, d'être le garant de la continuité de l'État. Mesurer à quel point la nécessité de l'État se fait sentir partout. L'école pour tous nos compatriotes et c'est pour cela que cette crise fait si mal. Elle est déterminante dans le destin de chacun de nos compatriotes. Selon ce que vous faites à l'école, en grande partie, votre place dans la société française se détermine.

Et c'est pour cela que la première chose que font les enfants d'immigrés, c'est d'essayer de réussir à l'école pour pouvoir rattraper le temps perdu. Donc, mesurons ces situations et essayons de de galvaniser les énergies. Essayons de de de donner de la confiance là où partout s'est installé la défiance et de l'optimisme parce que je le redis, nous avons des atouts, nous sommes un pays riche. C'est pour cela que je propose un fond de souveraineté, de solidarité pour se servir de cette richesse française. 1400 milliards comme effet de levier, 6500 milliards d'épargne des Français qui ne se dirigent pas vers le service de notre économie et nos investissements.

Une proposition, soumettre une proposition, elle vient d'un candidat, la présidentielle Gabriel Atal qui chez nos confrères du Parisien ce matin plaide pour une grande coalition qui irait dans sa bouche de Raphaël Gluxman à la droite républicaine. qui dit que c'est la seule chance d'être au second tour. Est-ce que vous pourriez vous Dominique de Villepin à un moment donné en faire partie ? Attendez, la question est pas posée. Est-ce que vous Dominique de Villepin vous pourriez faire partie de cette grande coalition ? Vous qui faites régulièrement référence au Conseil national de la Résistance à ce besoin d'alliance.

Je je crois comprendre que monsieur Atal pla surtout pour une grande primaire élargi à partir. Et pourquoi plaît-il pour une grande primaire ? qu'il a un énorme problème. Édouard Philippe est devant lui, il ne sait pas comment légitimer le maintien de sa candidature et qu'il préfère élargir le match et et engager une nouvelle compétition pour justifier qu'il se maintiennent candidats. Donc je crois que dans le cas précis, ça n'a pas beaucoup d'intérêt. Par contre, que l'on travaille sur la recherche de convergence plutôt que de constamment chercher à voir ce qui nous sépare. Faisons converger.

Moi, c'est ce que j'ai voulu faire avec François Ruffin et c'est ce que je veux faire également avec lui et d'autres sur la réponse à apporter. Ça veut dire quelles sont les mesures qu'on pourrait décider et mettre en avant ensemble pour apporter une réponse à la crise de vu du jeu politique, au vu des Mais est-ce que juste une question, au vu des du jeu, au vu des égos aussi, il y en a un petit peu. C'est ça aussi la politique. C'est possible aujourd'hui en l'état avec la classe politique qui est la nôtre. En tout cas au centre en tout cas bien sûr que c'est possible c'est possible bien sûr que c'est possible à condition de bien sûr que c'est possible bâtir des passerelles.

Prenons la crise du logement. Chacun ne va pas aller de sa petite mesurette pour essayer de faire valoir ceci ou cela. Vous prenez un exemple au cœur du problème. Prenez un exemple qui est plutôt consensuel. Vous auriez pu parler des retens que le logement est calmin. Si vous prenez les retraites entre François Ruffin et Édouard Philippe, ça va être difficile de les mettre d'accord même en fermant la pièce comme en lit les pap. Je ne crois pas qu'on puisse ne pas dire que Édouard Philippe porte une certaine responsabilité dans la crise des retraites. Dominique de Villem, pardon, nous sommes à moins de 8 mois de de l'élection présidentielle. Oui. Oui.

Euh comment vous faites concrètement pour organiser cette convergence des idées ? Vous quoi ? Vous organisez des réunions, un comité de liaison que [grognement] il est temps de d'y penser. Mais absolument mais c'est moi, c'est ce que je fais au quotidien, vous savez. C'est c'est me déplacer dans le pays, rencontrer tous les responsables politiques qui souhaitent parler pour essayer de déterminer des chemins de convergence. Et à partir de là, le moment venu quand la campagne a commencé, mais comment voulez-vous commencer une campagne quand vous avez un pays qui est menacé d'explosion ? absurde. Aujourd'hui, la campagne, elle est greffée comme un membre étranger sur le le corps national.

Elle n'a pas de réalité cette campagne et c'est pour cela qu'aujourd'hui la campagne ne sert que les extrêmes. Une fois de plus, c'est une campagne de surenchère. C'est une campagne qui ne vise pas à redresser le pays. C'est une campagne qui n'offre aucune solution pour Et c'est pour ça que vous dites il faut des ponts. Euh euh il y a eu ce débat avec François Ruffin. On a senti euh pour l'avoir animé en tout cas et pour ceux qui l'ont vu une forme de complicité entre vous. François Ruffin avait eu cette formule et avait dit "On est en train de se renifler avec Dominique de Villepin. Est-ce qu'il y a eu une suite ? Est-ce que vous vous êtes revu ?

Est-ce que vous vous parlez ?" Bien sûr, mais bien sûr, mais et nous travaillons et nous avançons et nous et nous voulons parler avec d'autres. Vous savez, euh c'est très difficile de casser des habitudes dans un pays marqué par l'individualisme et marqué par les égos. C'est c'est aussi ça qu'il faut apprendre. Et vous voyez les débats successifs du Parti socialiste. Euh difficile d'imaginer qu'ils s'embrassent tous sur la bouche. Euh on voit bien que derrière le on leur demande pas mais on leur demande au moins de se respecter et on n'est pas tout à fait sûr on n'est pas tout à fait sûr que le respect soit au rendez-vous. Donc à un moment donné, il faut mesurer le danger.

Moi, j'ai une tâche, une une responsabilité, si je puis dire en tant que grand ancien, c'est à un moment donné faire en sorte que le masque des extrêmes tombent. Il y a pas de réponse sérieuse pour notre pays de ce côté-là si ce n'est la colère et la peur. Dominique de Villepin à presque 18h57, c'est l'heure du petit oral. Une série de questions courtes et on attend de vous des réponses courtes. Je [rires] vous connaiss j'aime pas beaucoup ni les ni les héros petits ni grands. Mais on vous posera quand même question vos soutiens vos soutiens on publié récemment. un clip réalisé avec de l'intelligence artificielle. On vous voit chanter scander du rap avec Jacques Cher.

On va le regarder pour ceux qui l'ont pas vu.

49:44
Non speech

[musique]

49:45
Locuteur

[chant] Wou ! [musique] Vous êtes vraiment fan de rap ou c'était pour faire parler de rap ? J'aime beaucoup le rap mais il se trouve que je l'ai découvert comme vous sur les réseaux sociaux le lendemain. Il se trouve que ça fait un tabac. Donc ça veut bien dire que il y a dans la jeunesse une attente d'une autre façon de parler de politique et puis il y a surtout une attente de Jacques Chirac et je m'en réjoui. Jusqu'où vous êtes fan de rap parce que moi je me suis fait évidemment briefer par mes collègues avant ce rendez-vous. Comment s'appelle le groupe qui inspiss et la chanson comment elle s'appelle ? Ah ben moi non plus. Non moi non plus je je ne le savais pas il y a 2 heur.

Je ne le savais pas il y a 2 heures. Je je dis très honnêtement. Je vais vous poser une question plus sérieuse de de Villepin. Est-ce que vous utilisez justement l'intelligence artificielle pour votre campagne pour écrire des discours, trouver des informations ? Pas pour écrire des discours, mais pour corriger des textes ou pour vérifier les informations. Oui. Dominique de Ville, est-ce que si on vous dit que vous êtes l'homme de droite préféré des des gens de gauche ou l'homme de gauche préféré des gens de droite, ça vous vexe ? Ça vous énerve ? Non mais rien devait, ça m'amuse. Vous savez, le fait de ne pas pouvoir classer quelqu'un, c'est plutôt bon signe.