Le détroit Bab el-Mandeb / Les retraités doivent-ils mettre la main à la poche ? | 28 minutes | ARTE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:19OuverteRéponse directe
Pourquoi vous êtes concentré sur le Bosphore, Ormous et Babel Mandeb ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Quelle conséquence sur le commerce mondial ? Pourquoi ces détroits sont-ils stratégiques ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Les retraités doivent-ils participer aux efforts budgétaires ?
- 15:38OuverteRéponse directe
Christian Boureau, votre âge et âge de départ à la retraite ?
- 16:57OuverteRéponse directe
Les dépenses de retraite représentent 14,1 % du PIB. Est-ce excessif ?
- 21:22FerméeRéponse partielle
Christian Boureau, le gouvernement mise sur 6 milliards d'économies sur les retraites. Est-ce raisonnable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 25:04Fait
« Le taux de pauvreté des retraités est le plus bas de toutes les classes d'âge en France. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à tous, bienvenue dans 28 minutes. Merci de votre fidélité. Bonsoir Beau Quitur. Bonsoir l'actualité c'est l'explosion des dépenses publiques françaises et l'idée donc du gouvernement le cornu pour tenter de boucler son budget 2027 mettre à contribution les retraités français. Plus de 17 millions de femmes et d'hommes et ce à hauteur de 6 milliards d'euros d'économie. du point de vue des retraités dur à avaler. Si encore on nous prend encore un petit peu sur nos retraites, là c'est difficile hein. Les petites retraites ont c'est vraiment un problème mais pour ceux qui qui peuvent vivre euh correctement non je trouve que il faut participer. C'est pas normal dans la mesure où il y a eu un engagement de l'État. Cela dit
les circonstances sont telles que il peut y avoir des exceptions. Des indexations des retraites sur l'inflation. Fin des abattements des foyers fiscaux des retraités. Faut-il vraiment faire contribuer les retraités ? Nous en débattrons ce soir avant de vous retrouver en dernière partie d'émission Théophile Cossa et Xavier Baudu pour vos chroniques. Ellis hier à Cardif les dirigeants de l'Irlande du Nord de l'Écosse et du pays de Gale se sont réunis. Ils ont affirmé leur droit à l'autodétermination. C'est sûr que sans eux le royaume n'est plus tellement uni. Et ben, je vais vous raconter des histoires de drapeau de symboles présents ou absents. H et vous Théophile ? Une histoire de Vikings ce soir mais des Vikings d'aujourd'hui. Une bande de français un peu fou prévoit de traverser
l'Atlantique et la voile mais attention en dracar vous savez c'est le nom qu'on donne au bateau de l'époque évidemment je ne pouvais pas passer à côté je vous raconte en fin d'émission s'il vous plaît. Et pour commencer qu'est-ce qu'un nœud géostratégique ? Bien, c'est par exemple un détroit maritime comme le D3 d'Ormous dans le golfe Persique où se concentre la circulation des marchandises du monde entier et les rivalités politique et territorial endroit d'autant plus vulnérable qu'il est crucial économiquement pour évoquer la prise de contrôle vendredi dernier par les outils du détroit de Babel Mandeb, les outils affiliés à l'Iran dans la mer rouge donc et ses conséquences pour la sécurité mondiale et pour notre pouvoir d'achat. Nous recevons l'historien Thomas Gomard.
Thomas Gomard, bonsoir, bienvenue dans 28 minutes. Je vous présente Anandia et Benjamin Sportou. J'ajoute que non seulement vous êtes historien mais vous êtes directeur de l'IFRI, l'Institut français des relations internationales. Parussion en édition augmentée de ce bouquin qui permet de comprendre ce qui se passe en ce moment, l'accélération de l'histoire sur les zones géo, les nœuds géostratégiques. Ils sont au nombre de trois sur la couverture de votre ouvrage. Pourquoi vous êtes concentré sur le Bosfort, les deux des trormous Babel Mandeb et puis Taïwan ? C'est une une raison assez simple, c'est qu'en réalité ça permet de résumer la globalisation parce que par le des trit du Bosfort transita avant la création russe de l'Ukraine en février 2022 30 % des exportations mondiales de
blé et que une des conséquences de la guerre d'Ukraine, ça a été l'augmentation des prix du du blé notamment pour beaucoup de pays du pourtetour méditerranéen. Donc si vous voulez c'est un peu la base au fond l'alimentation, la sécurité alimentaire c'est d'une certaine manière la base de la vie internationale. Puis au milieu à travers Hormous et aussi Babel Mandb dont on va probablement parler tout à l'heure transite transiter l'essentiel du pétrole brut et du gaz par GNL he c'est-à-dire par des méthaniers très très importants et évidemment le pétrole et le gaz même s'il y a une diversification énergétique reste absolument essentielle dans le fonctionnement des appareils productifs. CIT un peu c'était la la partie intermédiaire et puis Taiwan effectivement les puces électroniques,
c'estàd vous avez plus de 80 % des puces électroniques mondiales qui sont produites à Taiwan en Corée du Sud et puis également au Japon également de plus en plus en Chine et donc s'il y a quelque chose dans le détroit de Taiwan évidemment nos vies numériques seraient transformé du jour au lendemain. Voilà et c'est ces répercussions à l'échelle planétaire qu'on va évoquer avec vous après le point sur donc la prise de contrôle par les outils du D3 de Babel MandB. C'était vendredi dernier. On vous retrouve juste après. Thomas Gomard, vous êtes directeur de l'Institut français des relations internationales. Vendredi dernier au Yémen, les rebelles outils alliés de l'Iran ont pris le contrôle du détroit de Babel Mandeb. Quelle conséquence sur le commerce mondial ? Pourquoi les
détroits de Babel Mandeb ou Dormous constituent-ils des nœuds stratégiques ? Pour répondre à ces questions ? Vous avez le profil idéal. Après avoir pris les villes yéménites de Moka et Dubab, cité côtière de la mer rouge ainsi que l'île de Périm, les outils se sont donc rendus maître du détroit de Babel Mandeb. En conflit avec l'Arabie Saoudite, ils ont d'ailleurs précisé les mesures qu'ils comptaient désormais appliquer par l'intermédiaire de leur porte-parole militaire.
Mais personne ne sait si les navires ne battant pas pavillon saoudien seront réellement épargnés ou pas. Selon votre collègue Adel Bakawan de l'Institut français des relations internationales, alors que ce D3 représente 15 % de l'économie mondiale, cette conquête constitue un levier de pression inestimable pour les Iraniens et les outils. Une mauvaise nouvelle pour les consommateurs qui subissent toujours les conséquences du blocage du détroit d'Ormouse. Car si les États-Unis continuent à l'instard du secrétaire américain de la guerre Pitex à prétendre qu'il domine la situation.
En réalité, l'Iran contrôle bel et bien le D3 et impose ce qu'il appelle des frais de service aux compagnies maritimes. Le trafic, en particulier celui du pétrole, est donc réduit et les prix de l'essence à la pompe s'envolent près de 2,30 € le litre de gazol en France. En conséquence, le ministre des finances français Roland l'escur s'impatiente. On doit réouvrir leur, on doit le réouvrir free of charge comme on dit, sans péage. Selon vous Tom Agomar, les D3 sont des lieux névralgiques pour le système du commerce international. On peut comparer cela au système sanguin qui a besoin de jugulaire pour fonctionner de manière optimale. Oui, elle est très juste Tomas Gomard, votre vision, une vision quasi organique de la planète avec CD3 qui sont comme
des artères. Et si un des tr est bloqué, il y a une thrombose. Il y a un risque de thrombose, c'est-à-dire de blocage de tous les flux économiques et fluviaux et maritimes. Déjà les thrombose, il faut éviter la VC si on file la métaphore. C'est-à-dire que le problème, c'est la simultanéité de ces crises. C'est-à-dire que il y a en même temps une plasticité des flux maritimes. La force des flux maritimes, c'est que vous pouvez très rapidement précisément éviter un endroit pour aller à un autre endroit. Et c'est ce qu'on a observé avec le blocage d'Ormous, c'estàdire que il y a eu d'autres manières de de transiter notamment d'alimenter et les marchés européens et les marchés asiatiques. Là ça devient problématique Babel Mandb parce que si on a Ormous et Babel Mandebultanément
bloqué plus une pression sur la Russie qui est attaquée dans ces infrastructures par l'Ukraine compte tenu de l'agression en Ukraine, en fait vous avez une pression tout à fait inhabituelle sur sur les D3 et sur le marché de l'énergie. Il y a peut-être un rappel historique à faire qui est utile, c'est que si vous vous souvenez du choc pétrolier 1973, il avait été provoqué par la guerre du Kipour. Mais avant la guerre du Kipo, il y avait la guerre de 67 qui avait donné lieu au blocage du canal de Suèse, donc qui permettait l'approvisionnement du marché européen pendant 7 ans. Voilà, pendant 7 ans. Et lorsque en 75 la situation a été réabile, ça va être repris très très rapidement. Je pense que c'est un rappel utile parce que ça montre qu'on peut avoir des blocages qui durent et c'est
probablement ça qu'il faut maintenant essayer d'anticiper. Le blocage d'Ormous d'une certaine manière a fait augmenter les prix mais ont été d'une certaine manière limitée. Pourquoi ? parce qu'il y avait des cap des capacités de stockage très importantes dans un certain nombre de pays et en particulier la grande découverte en Chine. C'est-à-dire que l'élément de stabilisation du marché global, ça a été l'usage par la Chine de ses stocks stratégiques. Maintenant la situation c'est est-ce que ce qui se passe dans Babel Mandeb va accentuer de la de la contrainte. Mais justement quel quel impact ça peut avoir sur notre quotidien très concrètement cette prise de contrôle de ce D3 par les outils ? Bon, ça a déjà un impact puisqu'en fait euh on a eu une augmentation des prix très fortes en
2022 avec euh l'invasion de de l'Ukraine. Ça a eu un effet et ça a été un effet très difficile à supporter côté européen et côté français parce qu'on avait un parc nucléaire qui était qui fonctionnait euh pas de manière optimale. Ça c'est une situation qui s'est beaucoup plus améliorée sur 2026 mais cela étant la pression sur les prix ben votre reportage bar de brut voilà ça se ça se répercute immédiatement à la pompe et donc en terme de pouvoir d'achat c'est un élément je dirais qui mon avis va être dans la alors sur les prix va être manufacturé aussi c'estàd qu'il y a un phénomène inflationniste qui peut être contenu jusqu'à un certain point mais qui s'observe déjà aux États-Unis en Europe et puis également on en parle assez peu mais ce qui se passe à Bandel concerne
davantage les le les marchés asiatiques que les marchés européens parce que vous avez une capacité de l'Arabie Saoudite d'exporter son flux qu'on appelle l'éoduc est ouest. C'est-à-dire qu'en fait pour éviter hormous, vous avez un oléoduc qui traverse la péninsule arabique qui arrive en en mer rouge, donc au nord de Babel Mandeb et qui permet par Suèse d'arriver sur le marché la Méditerranée et marché européen. Alors on va revenir au D3 d'Ormous. On va évoquer avec vous et avec Anna, le fait que les Américains et les Iraniens tentent d'imposer le fameux péage. Oui. Au printemps, l'Iran a adopté une nouvelle loi qui prévoit une gestion du D3 d'Ormous avec des frais pouvant aller jusqu'à 2 millions de dollars par navire. Et quant à Donald Trump, il a annoncé lui mi-juillet qu'il souhaitait
instaur de 20 % sur la valeur de toutes les cargaisons qui transite par le D3 d'ormous avant de rétropédaler dès le lendemain. Sauf que le droit international de la mer qui est régi par la convention de Montgobeille de 1982 garantit la liberté de navigation dans les D3 naturels. C'est le cas d'Ormouse et interdit explicitement tout péage. Seuls sont autorisés les péages pour les canaux artificiels comme le canal de du Panama ou le canal de Suè. pour pouvoir financer l'entretien des infrastructures. Alors, est-ce qu'aujourd'hui il existe une autorité qui puisse sanctionner des puissances qui ne respectent pas le droit international ? Il y a pas d'autorité qui le qui le feront. En fait, ce qui est en train de se passer, c'est le changement de compréhension de la mondialisation. La
mondialisation, c'est avant tout une maritimisation qui repose sur le principe de la liberté de navigation. Or, cette liberté de navigation, elle est elle a été infinée, assurée par la marine américaine depuis 1945. C'est-à-dire que la sécurisation des flux énergétiques, c'était la marine américaine. Ce qui est en train, faut bien comprendre que ce qui est en train de se passer avec Ormocle du Moyen-Orient en dehors de la sphère d'influence américaine puisque les pays traditionnellement comme l'Arabie Saoudite allié des des États-Unis ou les Émirats sont évidemment très perturbés par les offensives lancées par Israël et les États-Unis sur l'Iran puisqu'ils sont eux-mêmes ciblés en retour par l'Iran et qu'au fond la l'idée sur laquelle précisément cette jugulaire
allait fonctionner sans problème est derrière nous et pour une période qu'on ignore et l'idée l'idée des péages, elle est aussi est très importante évidemment pour les pour les Iraniens parce que les Iraniens aujourd'hui n'arrivent pas à exporter leur brut donc ils n'ont pas le le voilà les revenus afféré mais d'une certaine manière d'une certaine manière hormose il faut le considérer durablement comme partiellement fermé ou partiellement ouvert et donc il y aura forcément un surcoup pour les Européens et les asiatiques. Thomas Gomard, pardon, mais pays africains aussi. Évidemment, euh il y a pas une alternative ferroviaire quand on voit que ces D3 sont des nœuds géostratégiques et qu' peut y avoir effectivement comme ça des étranglements liés au contexte euh politique.
Vous savez le symbole de la modélisation, ce sont les portes containir et donc sur un porte containre, vous mettez à peu près 20000 boîtes. Et donc ce que vous pouvez exporter en terme de volume par un porte-container n'a absolument rien à voir avec ce que vous pouvez exporter par un train. Premier élément. Donc en fait, il y a il y a un décalage de de de grandeur, si vous voulez, d'ordre de grandeur, pardon. Et puis ensuite, les tentatives on ont plutôt bien fonctionné depuis avant Babel Mandep. C'était ce gazoduc utilisé par les Émirats et l'Arabie Saoudite pour aller directement sur sur la mer rouge. Ça permet ça a permis si vous voulez un peu de décongestionner les choses mais on n'est pas dans là aussi on n'est pas dans les mêmes proportions. Donc vous reviendrez l'année prochaine
j'imagine ou dans 2 ans pour évoquer le prochain n géostratégique qui sera le D3 de Bering du fait hélas du réchauffement climatique. Ce sera un lieu de passage parce que ce qui ce qui se doit ce qu'on doit penser c'est la route nord effectivement l'accès par la Chine au marché européen par la route de l'Arctique. Hélas ! Hélas parce que ce sera du fait du réchauffement climatique qui fera fondre les glaces. Merci Thomas Gomard. L'accélération de l'histoire édition évidemment augmenté. Merci infiniment d'être venu dans 28 minutes et on va passer on va revenir à l'hexagone et on va évoquer euh le castet du gouvernement Lecnu qui cherche à boucler son budget 2027 ce qui requiert d'après le gouvernement des coupes dans les dépenses publiques à hauteur de 30 milliards d'euros. Alors
pourquoi ne pas économiser 6 milliards en mettant à contribution les retraités français ? La seule solution. On en débat après la mise au point de Sandrine Calvez.
Brandbas de combat au ministère de l'économie et des finances. Plus que 15 jours pour boucler le budget 2027 et tous les indicateurs croissance déficit public sont dans le rouge. Nous sommes dans un cadre budgétaire contraint. Pour le dire simplement, nous n'avons plus de gras. Il va donc falloir passer au régime sec pour trouver 30 milliards d'euros d'économie. Premier visé, les retraités. Un paris risqué à l'approche de la présidentielle car le gouvernement le sait, les seigneurs votent plus que les jeunes. C'est pas une bonne idée, mais ça peut être une nécessité. Il est pas illogique de faire appel à à l'effort des retraités. Alors, faut déterminer quel retraité et quelle nature d'effort au nom de la solidarité. L'exécutif souhaite mettre les retraités à
contribution à hauteur de 6 milliards. Trois pistes : désindexer les retraites. Autrement dit, ne pas revaloriser les pensions suivant l'inflation, supprimer l'abattement de 10 % ou augmenter la CSG. Une perspective qui divise sur ce marché parisien. Si encore on nous prend encore un petit peu sur nos retraites, là c'est difficile hein. Les petites retraites ont c'est vraiment un problème mais pour ceux qui qui peuvent vivre correctement je trouve que il faut participer. L'opposition s'est emparée du débat et accuse le gouvernement de vouloir faire les poches des retraités. Vous pouvez pas demander aux Français qui ont travaillé toute leur vie des efforts supplémentaires quand
l'alimentation explose, quand l'énergie explose. On est en train d'expliquer aux gens qu'ils vont devoir se faire raquetter alors même que on parle de gens très modestes. Alors tous les retraités ou seulement les plus aisés seront-ils concernés face au vieillissement de la population et aux contraintes budgétaires ? Y a-t-il d'autre choix que de mettre les seigneors à contribution ?78 78. Nos trois invités pour ce débat. Christian Bourau. Bonsoir. Bonsoir madame. Vous êtes présent. Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir monsieur. Vous êtes président de l'Union française des retraités. Est-ce que je peux me permettre de vous demander votre âge et l'âge àquel vous êtes parti à la retraite ? Mon âge ? Oui. 82. Très bien. Et vous êtes à la retraite depuis quel ? Depuis une vingtaine d'années, je suis
parti. Voilà. Très bien. 62 ans. Selon vous, les retraités doivent participer, mais encore faut-il que les forces soient équitables et vous ajoutez le problème est que l'on vise les retraités en tant que tel. À force de les présenter comme une charge, on finit par suggérer qu'il devrait se contenter des épluchures de pommes de terre. Oh, vous connaissez, je sais pas le dire. Alors, vous le redirez d'une autre manière blag que je sens régulièrement mais bon, vous le redirez d'une autre façon. Christian Bourau. Alors, à côté de vous, Maxime Zbi, bonsoir. Économiste directeur stratégique du club Landois. Le club Landois est une un collectif dédié à la révolution démographique. Dernier ouvrage, les balançoires vides, le piège de la dénatalité. Et vous considérer que les retraités ne sont pas
dénonantisib démographique en France qui fait qu'aujourd'hui le vieillissement de la population nous coûte très cher et qu'on a choisi de faire payer les jeunes. Or la moins pauvre de toutes les classes d'âge, ce sont en France encore une fois les retraités. Et à côté du vous ne demandez pas mon âge, mais je vous le donne quand même. J'ai 40 ans et je vais probablement partir à la retraite à 70 ans comme toute ma génération. Très bien. Et Isabelle Morau, enfin, bonsoir madame. Directrice de la rédaction de l'agence de presse à Ef info, une agence de presse professionnelle spécialisée dans les questions économiques et sociales. Et selon vous, il faut renflouer les caisses de l'État. Certains préconisent de toucher aux potions de retraite, d'autres de taxer les plus riches. Ce
qui est sûr, c'est qu'on ne peut pas toucher à rien pour réduire le déficit et donc ce déficit de 30 milliards d'euros. Et on démarre le débat avec le chiffre du jour. Oui, les dépenses de retraite représentent aujourd'hui en France 14,1 % du PIB, autrement dit la richesse nationale, soit 422 milliards d'euros l'an dernier en 2025 et cela représente environ 1/4,3 % précisément de l'ensemble des dépenses publiques. Ce sont des chiffres du conseil d'orientation des retraites. Christian obligatoire. Alors Christian Bourreau, je vous pose la question. Quand vous voyez ces chiffres là, spontanément, on se dit bah les retraités coûtent cher à la société. En tous les cas plus qu'au niveau européen puisque c'est 12,9 % du PIB en Europe, nous c'est 14,1 %.
14,1 % Je pas discuter du chiffre, il est connu hein, c'est tout à fait. Et là, voilà, spontanément, on se dit bah les retraités coûtent cher au système une part importante de l'ensemble des prélèvements obligatoires. Vous avez parlé de 25 %, c'est vrai hein, le total des retraites, c'est 25 %. Ce qu'il faut regarder derrière, c'est comment on finance cette masse de retraite. 400 milliards, 360 milliards, 370. Il y a des chiffres divers qui circulent sur le sujet. Mais la vraie question, c'est comment est-ce qu'on les finance ? Oui. Et le point important de souligner, c'est que c'est financé dans le cadre d'une opération qu'on appelle la répartition. Oui. Oui. La solidarité inter
génération. rationnel. Hm hm h quand j'étais actif, ça m'est arrivé même si je continue de travailler un peu maintenant, j'ai financé la retraite de mes parents, de mes grands-parents. Donc vous dites c'est normal aujourd'hui qu'on récolte le prix de notre travail. C'est normal, comment dire ? La retraite que je perçois n'est pas illégitime. J'ai payé la retraite de mes parents, de mes grands-parents et en même temps, j'ai acquis des droits pour ma retraite. Ce qui est le cas également pour les actifs aujourd'hui. Alors, c'est sont perçus comme un coût aujourd'hui. Est-ce que c'est pas injuste ? Justement, faut préciser que c'est 25 % un/ de la dépense publique. C'est notre première ligne budgétaire. On dépense plus pour les retraites que tous les budgets
combinés de l'éducation, la défense, la sécurité, la justice, la recherche et les infrastructures. On a face à nous un mur de la dette qui est 140 milliards d'euros pour stabiliser juste stabiliser la dette publique. Donc là, on est on est vraiment devant. Donc il n'est pas euh ridicule de partir du premier poste de dépenses budgétaires et voir où est-ce qu'on peut faire des économies sur ce poste là. Ça remet pas du tout en cause la répartition ou les retraités. c'est simplement se dire on va tous devoir faire un effort et donc on commence par ce premier poste. J'ajoute que pour l'instant ce qu'on a fait c'est qu'on a évité de faire des économies sur les retraites et on a fait les économies ailleurs sur les derniers budgets. On a fait les économies sur l'éducation, sur
la recherche, sur les dépenses d'investissement et donc le problème c'est qu'à force de ne pas vouloir toucher aux dépenses liées au vieillissement que sont la retraite et la santé qui sont démographiques, et ben on finit par sacrifier l'avenir. Et et c'est ça en fait les arbitrages qu'on doit faire aujourd'hui, c'est savoir quel genre de dépenses on veut favoriser. Les retraites c'est pas un investissement dans l'avenir. L'éducation on voit les on dire qu'ils sont surnuméraires en quelque sorte. On a aujourd'hui 18 de retraité. Je me suis rappelé effectivement qu'il a cotisé à son époque mais quand il a cotisé, il y avait beaucoup moins de retraités aujourd'hui. Et si nous les retraites elles coûtent plus cher que dans d'autres pays, c'est parce qu'on part
plus tôt à la retraite que les autres pays. On vit plus longtemps et on a des retraites qui sont relativement plus généreuses que dans les autres pays. Ce qui explique ce décalage. Donc ça veut dire qu'ils doivent prendre leur part les retraités ou vous vous estimez qu'on les considère trop comme un coût que comme un apport à notre société. Garde d'enfants, bénévolat, voilà ce qu'on évoque souvent dans leur utilité sociale trava dans les associations. Alors moi je partage ce qui a été dit effectivement d'un système par répartition. Alors, j'ajoute quand même des d'autres chiffres, c'est que à l'époque, on avait quatre actifs qui cotisaient pour un retraité. En 65 4,3 actifs. Donc quatre personnes qui travaillaient avec un retraité. Aujourd'hui, on est à 1,7 actifs pour un
retraité et dans les années 2040 bah vous l'avez pas forcément, c'est 1,4 actif. Donc ça veut dire qu'aujourd'hui et c'est une très très bonne nouvelle, c'est que les personnes viennent plus vivent plus longtemps et parfois tu en as il y en a certaines qui restent aussi plus longtemps en retraite que le temps où elles ont cotisé. Donc, il faut revoir, je pense, à un moment, euh tous ces sujets-là. Alors bien sûr, on va pas pointer du doigt tout le temps les personnes retraitées et vous monsieur bien sûr, mais aujourd'hui on peut pas franchement faire l'impasse sur qui va contribuer. Et j'ajoute aussi c'est que dans notre système qui est un système aujourd'hui où il y a beaucoup de les côt c'est repose sur les cotisations uniquement en terme des retraites, c'est qu' on a un
niveau de natalité qui est au plus bas et là-dessus aussi bah il faut voir comment on peut alors pas forcément le réographique dont a parlé le chef de l'État mais c'est des questions qu'il faut se poser. Je crois que vous avez écrit un bouquin là-dessus il y a pas long. C'est un l'utre débat. C'est un l'autre débat. Christian Ambreux, le gouvernement mise sur 6 milliards de dépenses d'économie sur les retraite. Est-ce que ça ça vous paraît raisonnable à vous ? C'est un calcul qui a été fait 6 % 6 milliards. 6 milliards. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Sur le sujet que je peux dire me donnez 30 secondes. Allez-y. Bien sûr. Cette histoire de désintégrer les pensions, c'est pas nouveau. C'est une dép. Ça fait des années que ça dure. C'est une dépist du gouvernement. Ce que
je peux vous dire, c'est que on fait des petits calculs, on regarde sur les 10 12 dernières années à peu près, une personne qui serait parti en retraite il y a 10 12 ans a déjà perdu en pouvoir d'achat h 5 %. D'accord. Hm moi vous l'avez rappelé ça fait quelques années plus en nombre d'anné vous l'avez senti cette j'ai perdu 10 % dans mon pouvoir d'achat et c'est là où j'ai ma petite blague effectivement sur les pommes de terre peux la sortir mais reditesla votre petite blague sur les pommes de terre on est on se contente des épluch avec mon argent avec ma retraite il y en a une partie que je consacre à acheter des pommes de terre le résultat c'est quoi c'est que à force d'éroder si vous voulez mon pouvoir d'achat
J'achète moins de pommes de terre et à la fin je n'aurai plus que les épluchures. C'est ce que vous rappelez et voilà. Et ça c'est quelque chose qui me paraît totalement inacceptable. C'est pas nouveau. Et deux les retraités ont déjà participé. Ils ont déjà participé. Est-ce qu'il faut qu'il continue ? Ça se discute mais le fait d'avoir perdu oui 5 ou 10 % de son pouvoir d'achat je suis désolé c'est quelque chose avant que vous agissiez Maximba on va écouter le ministre de l'action et des comptes publics David Damiel qui juge lui qu'il n'y a pas d'autre choix que d'agir sur les retraites fautees d'argent dans les caisses. L'indexation de l'ensemble des retraites sur l'inflation ça coûterait plus de 6 milliards d'euros l'an prochain. De ces 6 milliards d'euros, on n' pas
aujourd'hui le premier euro. Celui qui vous dit qu'il peut augmenter ne serait-ce que les petites pensions à hauteur de l'inflation sans réformer à l'euro près l'abattement de 10 % pour frais professionnel celui-l ou bien fera exploser le déficit public. Maxime B perte de pouvoir d'achat mais on va quand même vers la désindexation ou le la fin de l'abattement. Oui. Alors il faut quand même rappeler juste depuis la sortie de la crise Covid donc si on prend un historique un peu plus court hein depuis 2022 les retraites ont augmenté plus vite que les salaires qui les financent. Pourquoi ? parce que les retraites ont été protégées de l'inflation parce qu'elles ont été revalorisées quand même six fois sur les quatre dernières années. Six fois sur les quatre
dernières années, les salaires eux n'ont pas été protégés de l'inflation. Et donc là, on se retrouve dans une situation quand même très bizarre où bah les salariés voient leurs revenus augmenter moins vite que les retraités alors que ce sont les actifs qui financent les retraités. Et là, on commence un peu à marcher sur la tête. Donc ça c'est un vrai problème. Pour reprendre votre métaphore des pommes de terre, on s'aperçoit aussi d'ailleurs que ces revalisations, elles ont été massivement épargnées. La hausse du taux d'épargne sur les cin dernières années, c'est massivement le fait de les retraités. En fait, ils achètent pas des pommes de terre, ils épargnent des pommes de terre, ce qui est pas bon non plus pour la croissance et la consommation. Ça c'est l'économiste qui parle un peu plus
macro. Donc c'est pas aussi simple. Donc c'est quoi la désintexation pour vous qui est la ? Alors la désinnexation, ça permet de lisser quand même c'est la désindexation par rapport au taux d'inflation. Oui. C'està-dire que les recettes ne baissent pas. C'est-à-dire qu'en fait elles augmentent moins vite. Un appauvrissement elles augmentent vite que l'inflation effectivement pour alors après si c'est total ou partiel, c'est quelques dizaines d'euros en moins dans la poche d'un d'un retraité. Donc effectivement, c'est un effort. Le par contre l'abattement de 10 % dont bénéficie les retraités qui pent l'impôt sur revenu n'a aucune justification économique ou sociale. Ça a été introduit en 1978 quand la pauvreté rimée avec vieillesse qui n'est plus le cas aujourd'hui
puisque le taux de pauvreté des retraités est le plus bas de toutes les classes d'âge en France et les actifs ont droit à cet abattement au titre des frais professionnels. Ce qu'on peut comprendre au titre des frais professionnels. Si je peux juste finir, si je peux juste finir, il cet abattement à ce titrelà les retraités, on attend toujours la justification pourquoi cet abattement a lieu. Et je d'un point de vue social, je rappelle que supprimer cet abattement n'aurait aucun impact sur la moitié des retraités les plus pauvres puisqu'ils ne payent pas l'impôt sur le revenu. Donc c'est pas une mesure en coûte 6 milliard d'euros et c'est une dénige fiscale. J'aurais plaisir à expliquer à monsieur quelle est l'origine de ce 10 % des retraités cet abattement 10 % des retraités. Oui,
ça remonte à 1978. Non pas si rapporteur général c'était Raymon s'appelle Raymon Bar c'était du temps de Raymon bar pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? Oui, il a fait ça parce que il a constaté h un homme intelligent, il a constaté que les retraités voyaient par rapport à leur situation d'actif une situation considérablement dégradée. Hm. Leur retraite est plus faible que le salaire bien évidemment, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Le niveau de vie des actifs et des retraités est désormais équivalent. Attendez, vous me parlez du niveau de vie, vous me parlez de quoi ? Vous me parlez de n'importe quoi. Essayons de rester sur les sujets si vous voulez bien. Restons sur le sujet. Oui, donc continue. Donc il a d'abord il a constaté que la retraite est plus faible
50 % des fois ça dépend et cetera et puis il a constaté que les retraités il y avait plus d'intéressement, il y avait plus de participation, il y avait plus non plus de prise de repas, il y avait plus et donc c'était une non pas de compenser d'atténuer l'idée de cattement. Est-ce que cette atténuation pardon Isabelle Morau, il faut la poursuivre ou pas ? Sachant qu'en effet les actifs attendez on va laisser Isabelle. Est-ce que les actifs aujourd'hui visiblement pour beaucoup gagnent moins que certains retrait ? Est-ce que ça ça peut être une justification à la fin de ces avantages ? Alors effectivement je reviens vers vous, vous avez tout à fait raison. Ça compense la baisse de niveau de vie à la retraite parce que on est bien d'accord que quand on est salarié, on touche
moins à la retraite. Ça c'est sûr. Aujourd'hui, quand on compare les niveaux de vie des retraités et des salariés, ils sont quasiment identiques. Faux. Alors laissez-moi finir si ça ne vous en est pas. Vous donz les chiffres. Alors attendez, elle va d'abord va donner ses chiffres. On regarde aussi par unité de vie parce qu'il y a moins de personnes dans un couple retraité en général que dans un couple d'actifs. Ça c'est assez mathématique. Plus de personnes seul. Exactement. Mais exactement. Donc ce qu'il faut c'est bien ce je vais revenir là-dessus. Donc aujourd'hui donc le grand débat c'est effectivement dès qu'on touche au retraités et c'est tout à fait normal, vous défendez le public des retraités. Personne ne veut mettre la main à la patte. Sauf que comme l'a
dit mon voisin et je partage tout à fait ce que vous avez dit, c'est que aujourd'hui il y a différentes pistes. La sous-indexation, le gouvernement, il y a un gouvernement qui est tombé, on s'en souvient, c'est celui de Michel Barnier qui avait proposé de reporter 6 mois et donc bah voilà, il a eu une motion de censure, il a sauté tout de suite. Donc ça effectivement le premier ministre le sait mais aujourd'hui quand on dit les retraités, il y a des moindres revalorisations. Ceux qui sont dans des entreprises où on n pas augmenté du niveau de l'inflation, ils ont aussi perdu du niveau leur salaire. Regardez les fonctionnaires. Le point d'indice n'a pas bougé depuis énormément d'années. Donc finalement, est-ce qu'on peut pas se contenter de toucher retraiter les plus riches ? Bah
ça ça pourrait être une piste d'ailleurs. Certains ont dit certains ont dit euh il ne faut pas toucher aux petites retraites d'ailleurs, il faut voir quelles sont les petites retraites. Certains se disent c'est 2000 € et euh les retraiter les plus riches et d'ailleurs vous posez des questions, il y en a qui sont prêts tout à fait à contribuer à rien qu'on touche aux retraités qui gagne le plus parmi ceux que vous connaissez. Par exemple, de revenir sur un point qui évoquait madame et qui me paraît un point important. Le niveau de vie des retraités n'est pas égal ou plus élevé que le niveau de vie des actifs. C'est faux. équivalent rapport du corps. Non, laissez-moi terminer. Le niveau de vie des retraités est inférieur au niveau de vie des actifs de 10 à 15 %
selon que vous prenez en compte la moyenne, la médiane ou je sais pas quoi. Attendez, attendez, attendez, attendez. Alors, ce qu'on arrive à calculer et c'est là où l'INC étabile là, c'est que on a essayer, on compare à ce moment-là, non pas avec les actifs, mais avec l'ensemble de la population et pour arriver à égaliser, à ce moment-là, on a trouvé ce miracle du loyer fictif, c'est-à-dire, on considère ou comme les retraités sont majoritairement propriétaires effectivement, on va rajouter dans leur revenus. Oui oui un loyer une méthodologie c'est une méthodologie c'est des astuces de statisticien et c mais sur le point de départ le niveau des retraités n'est pas plus élevé que le niveau c'est faux non mais c'est ce qui est intéressant
c'est qu'en fait c'est la première fois dans l'histoire de France qu'on a ce débat de savoir qui est plus riche les actifs ou des retraités depuis l'histoire du système des retraites il allait de soi que ceux qui travaillent étaient plus riches que ceux qui ne travaillaient plus aujourd'hui ça n'est plus le cas et donc ça c'est quand même quelque chose de tout à fait nouveau. Et quand on parle du travail qui ne paye plus, c'est aussi ça. Je rappelle que 28 % de votre fiche de paye sert à payer les retraites des retraités actuelles. Si vous prenez même la santé, c'est 37 %. Donc cette fameuse solidarité intergénérationnelle que vous mentionnez qui est effectivement la base de tout le système par répartition, elle marchait très bien quand la France était jeune,
quand on était un pays de jeune, quand il y avait beaucoup d'actifs très peu de retraités. Aujourd'hui, on a 10 millions de retraités qui vivent en moyenne 20 ans à la retraite avec un niveau de vie équivalent aux actifs. Il y a pas besoin d'être économiste pour comprendre que ça pose problème parce qu'on va avoir de moins en moins d'actifs et que ça coûte de plus en plus cher. Donc en fait, on est en train d'asphyxier les actifs, d'endter les enfants parce que je rappelle quand même que on paye les retraites en s'endettant tous les ans puisquon est en déficit continuel et donc là il y a quand même un rééquilibrage à faire qui demande des efforts de tous et pour l'instant les efforts c'est surtout aux actifs au comptes public donc aux futures générations qu'on les a demandé. Je
pense qu'il faut mieux partager ça mais tout le monde doit contribuer. Je suis d'accord avec vous. On va écouter ce que Anna a à nous dire à propos de des méthodes pour redresser le budget national du Portugal après la crise de 2008. Oui. En 2010, le Portugal est au bord de la faillite. Il crée un scénario à la Grec. La dette s'envole. Le déficit public atteint 9 % du PIV et donc tout le pays est mise à contribution y compris les retraités. Leurs pensions sont gelées dès 2011. En 2012, une contribution spéciale est demandée à ceux qui touchent une pension supérieure à 1500 €. Le calcul des pensions de retraite se durci et puis la dernière mesure difficile, c'est le recul de l'âge de départ à la retraite. À partir de 2014, il passe de 65 à 66 ans. Alors, est-ce que ça a été accepté sans
difficulté ? Non, pas franchement. Les retraités sont descendus massivement dans la rue à plusieurs reprises pour dénoncer ces mesures. Mais toujours est-il que 15 ans plus tard, les agences de notation ont relevé euh la note du Portugal à plus et le pays dégage aujourd'hui un excédent budgétaire pour la troisème fois, ce qui lui permet de revaloriser les pensions des retraités et de baisser les impôts. Et d'ailleurs, le gouvernement portugais a annoncé la semaine dernière une prime exceptionnelle entre 100 et 200 € pour les retraités dont la pension est inférieure à 1600 €. et ça avait déjà été le cas en 2004 et en 2025. Reste à savoir si maintenant cela suffit à compenser les efforts qui ont été consentis pendant toutes ces années. Isabelle Morau, est-ce que le Portugal
précisément c'est un exemple à votre sens après. Alors c'est le même c'est aussi le cas de la Grèce Isabelle Morz Christian Mour d'abord la parole hein. Donc effectivement c'est des alors effectivement un un un système avec des en positif c'est vrai que ça ferait révélé français. Moi je pense qu'effectivement il y a des il y a des il y a des il y a des enfin des choses qu'il va falloir faire. Alors ça va pas être ça va pas plaire à tout le monde, je comprends aussi pour les retraités mais il y a des choses qui vont être mises en place. La sous-indexation il y a eu on a eu un conclave sur les retraites avant l'été. Les même les partenaires sociaux ne fermaient pas complètement la porte à ça. Ponctuel c'estàdire ponctuel un effort ponctuel. Et d'ailleurs même le premier
ministre commence à dire "On va faire des efforts là ce serait bien que tout le monde se mette d'accord. Il a chargé trois ministres de réfléchir à la question en disant euh rencontrer tous les responsables des partis politiques et voir voyez avec eux quelles sont les pistes sur lesquels on peut aller. Ça ça pourrait être sur ce budget-là. Après, je pense qu'on ne pourra jamais faire l'économie d'une nouvelle réforme des retraites. On en a eu pas mal, vous le savez tous puisque c'est quand même la ce type de réforme qui fait descendre les Français dans la rue plutôt que tout autre des voilà. Après, je vous l'appelez de vos vœux, mais après ça dépend ce qu'on met dedans. Et euh et effectivement, une réforme comme celle qui a été mise en place euh au Portugal,
c'est très très dur. Est-ce qu'il faut aller là ? Je ne sais pas parce qu'on a pas forcément les mêmes niveaux de d'indemnisation et autres mais je pense que il y a un moment on pourra pas faire l'économie avec la démographie qu'on a aujourd'hu sacrifice que les portugais monsieur pardon ce n'est pas quand je dis que et quand j'ai entendu quand vous avez évoqué une réforme nouvelle réforme il y en a une qui est en cours qui a été suspendu qui a été suspendue mais je rappelle que la loi a été votée et promulguée oui hein c'est suspendu jusqu'en 2018 jusqu'au 1er janvier 2018 on verra bien on verra bien mais pour revenir si vous voulez Vous avez eu réforme des retraites effectivement il des réformes efforts ponctuel effort ponctuel réforme des retraites. Moi, je prône
de faire une vraie réforme des retraites structurelles plutôt que ces petites réformes paramériqu de la regarder de matière un système unique de retraite un système unique de retraite. Je ne vois pas pourquoi ni comment on peut justifier qu'il existe en France 42 régimes 42 spéciaux. régime de retraite différent avec chacun son machin, chacun son rappelle queuel Macron a essayé de le faire, il n'y est pas du tout arrivé parce que c'était hyper compliqué. Je le sais que des gens raisonnables pensent que ce serait souhaitable de le faire, j'en fais partie. Que des gens sont hostiles à ce truclà car ils défendent tel ou tel avantage particulier, je le sais et Christian Bourau, les les retraités sont prêts à descendre dans la rue. Si les
retraités sont prêts à descendre dans la rue. On évoquait ceux qui sont descendus dans la rue pour protester au Portugal. en France, ils sont prêts à à se manifester ou Alors, ce que je peux, je reçois beaucoup de protestations quand j'entends les proposer de la part des retraités mais que massivement les retraités descendent dans la rue, je crois qu'il faut pas rêver. La réponse est non, ça fait pas partie des trucs, c'est pas nos méthodes. Nous ne sommes pas la SNCF, nous la RTP qui nous mettons en grave pour défendre nos intérêts. Ma il vote et c'est ça aussi qui est important. Est-ce que Est-ce que vous pensez que les politiques peuvent Est-ce que vous pensez Est-ce que vous pensez qu'il peuvent aller jusqu'au bout ? Sachant que c'est vrai que les chiffres
divergent en tenant compte de l'avantage de la charge du logement et bien le niveau de vie moyen des retraités est très légèement inférieur à suiv des actifs pour certains économist comme Michael Zemour par exemple de l'ensemble de la population monsieur pas des actifs la comparaison avec les actifs vous avez tort vous avez tort je fait la comparaison sur l'ensemble de la population plus rien on va inviter les téléspectateurs à aller consulter le rapport du corps. verront par eux-mêmes que c'est pas des chiffres inventés euh sur le sur la puissance électorale, je pense que les rot pas besoin de descendre dans la rue parce que ils ont suffisamment de partis qui les défendent et on le voit aujourd'hui en fait, ils sont devenus par la force de la démographie et la
mobilisation. Ils votent beaucoup plus que le reste de la population, c'est tout à leur honneur mais ils sont aussi beaucoup plus nombreux que par le passé et aujourd'hui ils représentent quasiment 40 % de l'électorat, c'està-dire des bulletins d'urne. Et donc ça ça pèse bien sûr dans l'offre politique. Et là aussi c'est le plus nouveau en France. Avant c'était les jeunes qui faisaient l'élection. Aujourd'hui c'est plus les jeunes, ce sont les vieux qui font l'élection. Voilà, excusez-moi de de le dire comme ça, mais c'est la réalité. Et et donc c'est là où ça devient difficile. On est dans un pays vieillissant, la démographie est en train d'emballer tous nos comptes publics et donc on va tous devoir faire des efforts et les retraités aussi. Et le problème c'est
que bah il y a un vieillissement électoral qui fait qu'il y a des partis qui sont tétanisés. Je dis pas que les retraités moi je crois pas du tout moi je crois l'altruisme intergénérationnel. Je pense que les retraités sont capables d'entendre de faire des efforts pour leurs enfants et leurs petits enfants et je pense d'ailleurs ce discours là qu'il faut tenir. Mais aujourd'hui Mor penser alors non moi je suis alors je suis d'accord avec vous ils sont un peu ténalisés mais il y en a qui quand même on font entendre une voix un petit peu différente. Eddouard Philippe plutôt plutôt on va dire à droite lui il est prêt centre droit il est prêt à partir sur une sous-indexation non mais quand même on entend un petit peu cette musique et ça le débat est terminé Christian Morau
mais vous reviendrez on en reparlera à mon avis d'ici mai 2027 le débat est terminé mais merci d'être venu débattre avec vigueur tonus et jeunesse et merci à tous les trois mais je n'ai pas pu répondre à toutes les ininex exactitudes que j'ai eu l'occasion d'entendreend Pardon et tout le monde consulter les chiffres du corps. Alors on était sur les chiffres du corps. Alors s'il vous plaît, on passe s'il vous plaît on place on passe à l'actualité vu par Xavier Modu et Théophile Cossa. On va évoquer un Royaume des unis. Les dirigeants de l'Écosse du pays de Gale et de l'Irlande du Nord veulent en tout cas leur autodétermination et ont réaffirmé leur attachement à l'Europe. Et puis on évoquera une bande de toulousain qui a construit un dracard qui va traverser
l'Atlantique comme l'avaient fait les Vikings au 8e et 9e siècle bien avant Christophe Colomb. Mais d'abord le mot vedette du jour, c'est Playmobil. Le géant du joujou en plastique prend les gosses pour des quiches avec son restaurant Burger King. C'est entendu. Et en ce moment, les Playmobil sont dans les menus King Junior. Il est passionné de Playmobil. Playmobil tiens, puisqu'on était dans la bouffe. Qu'est-ce que ça veut dire ? Exactement ce que ça dit. Merci de m'en dire un peu plus. Entendu. La vie secrète des mots vedettes. Playmobil. mot valise créé à partir de play joué en anglais et mobile du latin mobilis qui peut être déplacé désigne une marque bavaroise de jouets connu pour ces figurines articulées que l'enfant peut faire vivre dans une
palanquée de décor. Lundi 17 septembre, une ONG a dénoncé un partenariat entre Playmobil et un king de la malbouffe. Un set Playmobil à 49,99 € met en scène deux employés de fast food, un client moustachu et sa fifille. Parasol, caisse enregistreuse, frites, burger ou soda géant, rien ne manque à ce marketing pédocentrique. Pour faire de la junk food, une normalité d'alimentation alors qu'un jeune français sur 5 est en surpoid. Playmobil se tient généralement loin des controverses. Il y a bien eu le pirate noir symbole raciste selon une mom américaine. La Bible de Martin Luther parangon d'antijudaïsme selon un philosophe allemand ou la précédente collabe entre Playmobil et un fast foodiste en 1982 mais qui portait sur des risques d'étouffement et non sur la
promotion de la malbouffe. Playmobil est né d'une crise en 1974. Pour réduire sa consommation de plastique issue de la pétrochimie frappée par les chocs pétroliers, un fabricant de jouets abandonne ses gros modèles. Caisses enregistreuse, voiture de course, tracteur à bateau, au profit de petites figurines de 7 cm. Elles vont s'écouler à 4 milliards d'exemplaires dans le monde. Mais le peuple Playmobil finit par affronter plus fort que lui. Inflation, baisse de la natalité, concurrence des écrans, retard stratégique, lutte de pouvoir après la mort du fondateur et à la fin chiffre d'affaires divisé par de délocalisation licenciement. Il se dit que les prochains Playmobil seront parlants. Papa, je veux un double
avec King Fedar.
Merci Thi Bonol, il est bon trilo retour à vos chroniques Théophile Cossa et Xavier Bodu. On évoque au Royaume-Uni dirigeants écossais gallois et nord-hirlandais. C'était quand ? Hier à Cardif. Et alors ils ont réaffirmé bon leur attachement à l'Europe, leur rêve d'Europe et leur droit à l'autodétermination. For bien. Et vous nous sortez une histoire de dragon. Exactement. Il va y avoir un dragon dans cette histoire là. en juin 1897, la municipalité de Cardif au pays de Gale donc adresse un mémoire à sa majesté la reine Victoria et il demande poliment s'il était possible de placer le symbole du pays de Gale sur l'étend royal. On est au moment du jubilé de Diamant, donc les 60 ans de règne de
Victoria, reine du Royaume-Uni, de Grande-Bretagne et d'Irlande. Ça c'est sa titulature, son titre officiel et ce qu'on retrouve sur le drapeau du Royaume-Uni, le célèbre Union Jack. C'est-à-dire, vous avez la Croix de Saint-George en rouge, la Croix de Saint-André qui représente l'Écosse. Donc l'Angleterre, l'Écosse. Vous unissez cela et vous avez le premier Union Jacques en 1606, c'est le drapeau de la Grande-Bretagne. Et quand la Grande-Bretagne devient le Royaume-Uni en 1801, on y ajoute la croix de Saint-Patric. Donc le X rouge, c'est l'Irlande. Ça y est, on a l'Union Jacques. Quant au pays de Gale, et bien Nada, walou, y est pas. Et comment l'explique-ton Xavier ? Non mais c'est paradoxal parce que le pays de Gale a un symbole, c'est un dragon
rouge. Alors d' ce qui est passionnant c'est que contrairement au symbole de ces petits potes qui sont des symboles religieux des crois le dragon rouge, c'est un symbole ancien païen. Alors certains font remonter ça à la légende du roi Arthur, d'autres encore à des symboles de l'occupant romain. C'est vous dire si c'est vieux. Mais ce symbole-là n'est ni sur les armoiries royales ni sur le drapeau malgré toutes les demandes. Je disais celle de 1897, vous avez plein d'autres demandes des pétitions et ça tout au long du 20e siècle. Alors le Collège of Arms qui se charge des questions héraldiques a savamment étudié la question et dit "Mais non mais c'est normal qu'il y soit pas parce que le pays de Gale a été associé à l'Angleterre au 13e siècle et même annexé au 16e. Donc ça veut dire
que c'est tout vieux, c'est tout ça. On en parle pas, on invisibilise. On voit bien cette union parce que aujourd'hui encore l'héritier à la couronne d'Angleterre prince de Gal. Sauf que au cours du 20e siècle, vous avez une identification de plus en plus forte au P de Gal. Là, vous voyez cette identité qui est magique et qui fait que bah encore aujourd'hui, vous avez des gens qui disent il faut que le symbole du pays de Gale apparaisse sur le drapeau. C'est le cas d'un député gallois, Yan Lucas, qui en 2007 a dit "Mais regardez, il suffirait de placer le dragon au milieux parce que il y a eu annexion mais il y a pas eu fusion." Bon, on le sait aujourd'hui de dragon, on envoie ni la tête, ni la queue, ni les ailes, ni les pattes. On a fait une croix dessus. Ah oui, absolument.
Bien dit, Xavier. Alors, cher Théophile, une histoire de viking contemporain complètement dingue et ils sont français en plus. Absolument. Oui. Ellisabeth en 985, le viking Éric Louge prend la mer depuis l'Islande avec sa bande de petits potes et débarque Groenland. Non, l'histoire c'est Xavierge plaisant. Par contre, on va bien parler de Viking, mais du Viking d'aujourd'hui ou plutôt de leur bateau. Je vous présente l'orcan, ça veut dire ouragan danois. Magnifique Dracard, le nom qu'on donne couramment au navire viking. 28 m de long, 6 m de large, construit à la main ou presque et à Toulouse par 500 bénévoles, un chantier de de 2 ans et demi qui qui s'est achevé il y a peu. Projet porté par l'association Bâtard. Ça veut dire bateau en islandais créé il y a 15 ans
par quatre ingénieurs un peu fou. originaire de Toulouse donc qui n'en sont pas leur coup d'essert. C'est leur trè dracard, ils commencent à s'y connaître. Le premier faisait 5 m de long, le deuxè 12 m. On le voit, il a fait de belles expéditions scandinaves, mais là on change de catégorie. Orcane fait près de de 20 tonnes, un m de 19 m de haut, une voile de 184 m². Magnifique voile d'ailleurs qu'on voit. On reconnaît un visage viking dessus à bord un équipage de de 30 marins pour domter la bête. Le Dracard est parti de cette début août. Il vient d'arriver à l'Orient pour une longue escale hiverale avant de repartir pour mais pour où ? Tenez-vous bien à New York et attention
en prenant la route emprunté jadis par les vrais Vikings, donc par l'Islande et le Groenland. Vous le savez, les Vikings ont traversé l'Atlantique avant l'an 1000, donc bien avant Christophe Colomb, je parle sous votre contrôle Xavier, mais théoriquement, ce sont les premiers Européens à s'être rendus sur le continent américain. Bon, alors seule petite déception personnelle, l'équipage ne sera pas habillé en costume traditionnel. Pas de casque ni de pot de bête à la place du slip, mais bon respect, grand respect quand même car à l'intérieur vous allez voir c'est assez sparciate. D'ailleurs, heureusement pour eux, ils ne partiront qu'en avril 2027 en attendant ces maintenances du bateau, formation d'équipage. Tout pour se préparer à battre le record de vitesse
d'un autre dracard moderne, le norvégien Draken Harald Harfagre, pardon pour mon accent, qui avait bouclé le périple en 2016 en un peu plus de 5 semaines. une première depuis les vrais Vikings. Et d'ailleurs ce dracard, il vous dit pas quelque chose ? Ouais. On l'a vu récemment au cinéma, il a servi de décor. C'est le bateau d'Ulis dans l'Odyssée de de Christopher Nolan. Alors oui, en terme d'exactitude historique entre les Grecs et les Vikings, c'est pas exactement ça. 2000 ans d'écart mais bon ça passe. C'est du cinéma. On souhaite la même carrière hollywoodienne à l'orc. J'ajoute enfin qu'il cherche encore des équipiers. Tout le monde peut candidater. Bénévole. Xavier en tant qu'historien, j'ai pensé à vous. En plus, vous êtes un peu normand. Si vous y allez, moi je viens
avec vous. On va aller sur la mer. Uneid des bâtards croustillants. Bâtard croustillant. En tout cas, merci pour cette histoire et merci à vous. On se retrouve demain à 20h05. Tus.