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videoyoutube.com· 10 juillet 2026

Le ministre, Michel Fournier à Epinal pour l'inauguration d'une maison France Service

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

On montre aujourd'hui avec cette inauguration l'engagement de l'État dans la ruralité avec les problématiques de décentralisation et de dématérialisation qui sont de plus en plus importantes, vous l'avez rappelé. Oui, il n'y a pas que l'État, les collectivités sont associées à démontrer qu'il y a un besoin. Le besoin c'est d'avoir une écoute, c'est d'avoir des gens qui sont professionnels dans des francs services qui permettent de régler et régulariser certaines situations de personnes qui sont un peu éloignées en fait des potentialités ou qui n'ont pas forcément toutes les capacités pour se débrouiller avec le magma, la complexité administrative et autres, etc.

Donc voilà, c'est ça qui est important et c'était important et primordial dans les ruralités mais on s'aperçoit que même en urbanité, il y a ce besoin-là parce qu'en fait, nos gens, qu'ils soient d'un village ou qu'ils soient d'une ville eh bien, beaucoup ont les mêmes incapacités et donc il faut y répondre. Alors justement, qu'est-ce qu'on peut trouver dans ce genre de maison France Service si on le rappelle en quelques mots ? Alors en quelques mots, dans les maisons France Service, vous avez des professionnels qui vous accueillent et qui permettent de vous aider à remplir un formulaire ou une carte grise par exemple ou d'autres sujets, vous avez une difficulté par rapport à votre retraite ou avec un opérateur, quel qu'il soit, eh bien à ce moment-là, on sait très bien que c'est très très difficile puisque l'humain est un peu à côté maintenant dans les relations avec les grandes structures même des structures comme Orange, EDF ou autres donc je cite celles-là, parce que c'est les plus connues mais ça veut dire aussi qu'à un moment donné, voilà, il faut bien que...

Michel l'a souligné, hein... souvent au bout du fil, entre guillemets, eh bien c'est un disque, c'est une voix impersonnelle et c'est des codes que tout un chacun n'est pas capable de pouvoir assumer y compris moi et j'en suis le premier bénéficiaire de... parce qu'il y a une complexité qui est devenue tellement forte qu'il faut à un moment donné qu'on ait justement ce relais social et ce relais physique que représentent les maisons France Service.

On l'a dit, les Vosges sont vraiment précurseurs dans ce domaine-là vous l'avez rappelé tout à l'heure, c'est un des premiers départements voire le premier département qui a lancé ces expérimentations un petit peu. Les Vosges sont précurseurs de cette façon de s'organiser et de procéder et c'est vrai, peut-être pas le premier, je ne sais pas, mais un des premiers à avoir couvert, l'ensemble du département est couvert. En gros, on va faire simple, les anciens chefs-fiers de canton ont tous une réponse par rapport à ce que l'on appelle France Service.

Ça vous tenez à cœur de venir aujourd'hui ici dans les Vosges justement pour cette nouvelle maison ? Oui, parce que c'est à Epinal, on va me dire, mais t'es ministre de la ruralité. Oui, certes, sauf qu'encore une fois, je ne veux pas faire de distinction entre les gens qui vivent à Epinal ou les gens qui vivent au Voivre.

Je dis simplement que France Service, c'est quelque chose qui est vraiment imprégné dans le département des Vosges et moi ça me paraissait important. Il n'y aura pas beaucoup d'autres inaugurations de France Service dans le département. Donc ça me paraissait très important de bien montrer que si ma première visite devait être dans les Vosges, eh bien c'était pour...

On a eu des politiques, qu'on le veuille ou non, mais une politique c'est quoi ? C'est d'être au service de ses administrés, c'est d'être au service du public. Eh bien ça représente France Service, ce service au public, aux administrés.

C'est quoi les prochains sujets que vous allez porter ? Eh bien les prochains sujets et ceux qui sont aujourd'hui aussi importants, on peut le souligner, entre autres, c'est France Santé. C'est-à-dire qu'à un moment donné, je ne l'ai pas arrêté de le répéter depuis des années et des années, que le fait, la première insécurité dans les territoires ruraux notamment, eh bien c'est la non-réponse de médecins.

C'est aussi simple que ça. Et ce n'est pas forcément ce que tout le monde met en avant ou certains partis avec l'immigration, etc., etc.

C'est la santé. Et s'il n'y a pas de réponse sur la santé, eh bien on est dans un pays...

L'espérance de vie en milieu rural est de deux ans de moins qu'en milieu urbain. À un moment donné, il faut se poser les questions. Alors là aussi, moi j'agis beaucoup et je fais en sorte, bien entendu avec la ministre compétente, de développer au mieux, c'est labelliser le maximum de France Santé, mais il y a des trous dans la raquette et ça, il faut s'y attacher.

J'en fais l'expérience à titre personnel, donc je le sais. Mon médecin traitant, il a une heure de chez moi, d'accord ? Parce que je n'ai pas trouvé plus près.

Donc ce n'est pas à moi qu'on peut dire, ben oui, non, c'est pas facile, c'est pas facile. Mais ça, c'est quelque chose qu'il faut absolument, auquel on doit vraiment, le gouvernement doit s'y atteler. Michel, c'est notre première interview depuis que tu es devenu ministre sur Radio des Ballons et sur les radios des Vosges.

Mais un jour, j'ai vu tomber une liste de ministre. C'était assez courant ces derniers mois. Je vois Michel Fournier.

Je me dis, attends, il y a un problème. Est-ce que c'est celui...

Je vais chercher une photo parce que je ne suis pas sûr. Comment se passe la vie d'un nouveau ministre, comme ça, d'un tout jeune ministre ? Tout jeune, c'est gentil.

En tant que ministre. En tant que ministre. Oui, tiens, c'est une anecdote, mais c'est une réalité.

Depuis la 5e République, depuis la création de la 5e République, je suis le ministre le plus âgé à avoir été installé. J'ai 75 ans. Donc c'est quand même assez étonnant.

Mais j'ai 75 ans de niaque. Donc voilà. Donc ça peut aider.

Et comment ça se passe ? Eh bien, ça se passe que je veux rester avec une forme d'indépendance par rapport à mes sentiments, mes conceptions, et surtout ce que je souhaite. Encore une fois, je le redis, vous bénéficiez des administrés parce qu'on est là pour aider, développer nos territoires.

Et donc je resterai dans cette optique-là, même si je suis dans une structure qui, quelquefois, est un peu lourde. Alors une petite question pour terminer, qui concerne nous, nos radios, nos radios rurales, qui sont en danger parce qu'il n'y a pas de budget et qu'elles s'inquiètent toujours puisque ces radios ont été créées grâce à une taxe sur la publicité, aujourd'hui reprise d'ailleurs par l'État. Et puis on a notre ministre de tutelle, Rachida, qui cherche toujours un petit peu à piocher quelque part.

Donc elle a trouvé pour les radios rurales, comme nous dans les zones de révitalisation, une petite prime annuelle là. Mais elle n'a pas la garantie de l'avenir. C'est un peu le ministre de la Ruralité qui s'occupe de ça, non ?

Non, c'est bien tenté. Alors voilà, j'ai une bonne nouvelle pour vous. À partir de la rentrée, vous n'aurez plus rien du tout.

Mais plus rien de rien, d'accord ? Donc vous vous débrouillerez pour faire avec. Mais non, mais simplement.

Rachida Dati, ministre, j'étais très surpris, la connaissant un peu quand même auparavant, très surpris de son engagement pour les territoires ruraux. Alors tout ce qui est bâtiments religieux, églises, etc. Il y a vraiment une volonté de sa part.

Mais je pense quand même que les points que tu viens d'évoquer, soulignés, je lui en parlerai. C'est tout ce que je...

Je n'ai pas de réponse. Ce n'est pas moi qui gère cela. Mais je lui en parlerai parce que c'est une alerte que tu me donnes que je ne connaissais pas.

Parce que nous aussi, nous sommes de la ruralité, finalement. Oui. Merci Michel, merci beaucoup.

Et puis à très bientôt sur d'autres missions encore. Ok, merci. Merci.

Merci.