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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 30 décembre 2015 20 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan invité de Jean-Jacques Bourdin

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Qu'en pensez-vous de la position de Manuel Valls sur la Corse ?

  • 1:24OuverteÉludée

    Les leaders nationalistes portent-ils une part de responsabilité dans les incidents d'Ajaccio ?

  • 2:39OuverteRéponse directe

    Vous êtes inquiet pour la situation du pays ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    La loi Taubira est-elle trop clémente selon vous ?

  • 3:55OuverteRéponse directe

    La France est-elle en crise identitaire ?

  • 5:31OuverteÉludée

    Croyez-vous au pacte républicain contre le chômage proposé par Valls et Raffarin ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Invité politiqueFait
    « 'est que l'État n'a cessé de reculer en Corse, malheureusement, depuis des années. »
  • 1:07Invité politiqueFait
    « la nation a données à la Corse, aux élus corse, ils en demandent toujours plus. »
  • 3:14Invité politiqueFait
    « Cela veut dire que ça fait 20 ans qu'on vit dans un système où les délinquants ne vont pas purger leur peine. »
  • 6:31Invité politiqueChiffre
    « Chiffre officiel, 300 000. Chiffre officieux, 500 000. »
  • 9:09Invité politiqueFait
    « Ça existe déjà, c'est l'article 25 du Code civil. »
  • 12:46Invité politiqueFait
    « j'avais parlé de Cayenne, on m'avait traité tous les noms »
  • 17:02Invité politiqueFait
    « Oui, j'y suis favorable parce que je crois que je suis député maire, j'en suis l'illustration vivante. »
  • 18:57Invité politiqueFait
    « Moi, je veux couper les fils de ces marionnettes. Leur redonner vie. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan73 %
  • Présentateur17 %
  • ?10 %

≈ 48,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:11
Locuteur

Notre

0:12
Présentateur

invité ce matin, Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour.

0:14
Locuteur

Merci d'être avec nous.

0:16
Présentateur

Vous êtes président de Boula France, député, maire Nicolas Dupont-Aignan. La Corse, ce matin, Manuel Valls a pris la parole dans Le Parisien Aujourd'hui. Et il est clair, l'État ne reculera jamais en Corse. C'est ce qu'il dit.

0:32
Locuteur

C

0:32
Présentateur

'est ce qu'il dit. Qu'en pensez-vous

0:33
Locuteur

? C

0:35
Nicolas Dupont-Aignan

'est que l'État n'a cessé de reculer en Corse, malheureusement, depuis des années. Donc je prends au mot Manuel Valls, mais j'attends de voir. Je pense qu'il faut éviter en Corse deux attitudes. Il y

0:49
Locuteur

a

0:49
Nicolas Dupont-Aignan

une attitude qui serait de nier l'identité corse, qui est réelle. Et puis il

0:54
Locuteur

y

0:54
Nicolas Dupont-Aignan

a une autre attitude qui serait d'en demander toujours plus dans une voie d'autonomie fictive. Qu'est-ce que je veux dire par là ? C'est que ce qui m'a toujours surpris, c'est qu'au lieu d'exercer déjà les compétences exceptionnelles

1:06
Locuteur

que

1:07
Nicolas Dupont-Aignan

la nation a données à la Corse, aux élus corse, ils en demandent toujours plus. Et donc, quand j'ai été en Corse il n

1:13
Locuteur

'y a

1:13
Nicolas Dupont-Aignan

pas longtemps pour les élections régionales, j'aurais dit « mais déjà exercez vos compétences ». Donc il

1:18
Locuteur

y a

1:18
Nicolas Dupont-Aignan

une sorte de fuite en avant

1:19
Locuteur

pour

1:20
Nicolas Dupont-Aignan

finalement fuir les responsabilités qui

1:23
Locuteur

sont

1:24
Présentateur

déjà les leurs. Vous pensez que dans les incidents qui se sont produits graves, qui se sont produits à Ajaccio, de tous les côtés, l'agression des pompiers, d'un côté, les dégradations qui ont suivi de l'autre, les leaders nationalistes portent une part de responsabilité ? Non, je ne

1:40
Locuteur

veux

1:40
Présentateur

pas dire ça. Non, je ne

1:41
Locuteur

veux

1:41
Présentateur

pas

1:41
Nicolas Dupont-Aignan

rentrer là-dedans. En revanche, je dis que les incidents des pompiers, c'est partout en France. Oui. Tout le pays. Oui. Tous les jours. Oui. Personne

1:51
Locuteur

n'en parle. Ailleurs

1:51
Nicolas Dupont-Aignan

aussi ? Partout.

1:52
Locuteur

Mais

1:52
Nicolas Dupont-Aignan

partout. Dans votre ville ? J'espère

1:54
Locuteur

pas dans ma

1:54
Nicolas Dupont-Aignan

ville. Oui. En tout cas dans ma circonscription, oui. Tous les jours, l'État n'est pas respecté en France. C'est ça le problème. Premier point. En Corse, ça a pris une autre tournure, mais je ne suis pas sûr que les dégradations scandaleuses qui ont eu lieu n'auraient pas pu avoir lieu, du moins par la pensée, dans d'autres endroits. Par la pensée ? Par la pensée.

2:15
Locuteur

Là,

2:15
Nicolas Dupont-Aignan

ils sont

2:16
Locuteur

passés à l'acte. La différence, c'est

2:16
Nicolas Dupont-Aignan

que les Corses

2:18
Locuteur

sont passés à l'acte. Certains.

2:19
Nicolas Dupont-Aignan

Mais

2:20
Locuteur

quand

2:20
Nicolas Dupont-Aignan

l'État est faible, c'est ça le problème du pays aujourd'hui, mais depuis d'ailleurs tant d'années, quand l'État est faible, eh bien tout se délite, l'intérêt général est oublié, des petits esprits l'emportent, c'est la loi de la jungle. Et on aboutit à la situation d'aujourd'hui qui est explosive partout dans le pays.

2:39
Locuteur

Vous êtes inquiet, là ? Vous êtes

2:40
Nicolas Dupont-Aignan

inquiet ? Oui, mais je suis inquiet parce que... Mais ça

2:42
Locuteur

fait des années, je le dis. 2005

2:43
Nicolas Dupont-Aignan

s'achève, bientôt 2016, vous êtes inquiet ? Oui, je suis inquiet parce qu'on ne traite jamais les problèmes à la source, à l'origine. Et on en rajoute, je pense, à la fameuse loi Taubira. Là, vous savez, vous avez l'application concrète

2:56
Locuteur

de

2:57
Nicolas Dupont-Aignan

la loi Taubira pendant plusieurs années. C'est-à-dire, 5 ans, vous êtes condamné à 5 ans de prison.

3:03
Locuteur

Dans

3:03
Nicolas Dupont-Aignan

le système judiciaire français, condamné à 5 ans de prison, c'est une peine pour des faits très graves. Et vous n'allez pas en prison. Il y

3:11
Locuteur

a

3:11
Nicolas Dupont-Aignan

eu la loi Dati avant, il faut être honnête, 2 ans. La loi Guigou, 1 an. Cela veut dire que ça fait 20 ans qu'on vit dans un système où les délinquants ne vont pas purger leur peine, où il n'y a pas de sanctions réelles.

3:22
Locuteur

Voilà

3:23
Nicolas Dupont-Aignan

le résultat, c'est tout. Pourquoi en Angleterre ? Est-ce que l'Angleterre est un pays fasciste

3:28
Locuteur

? Pourquoi

3:29
Nicolas Dupont-Aignan

en Angleterre, des délinquants qui commettent des actes aussi graves qu'une agression d'un pompier, d'un policier, sont dans l'instant en prison ? Sont jugés. Pourquoi jamais en France ? Pourquoi j'ai été obligé de faire déménager des policiers municipaux qui étaient menacés

3:44
Locuteur

?

3:45
Nicolas Dupont-Aignan

C'est la réalité du quotidien de tout notre pays. Et à quoi sert de commenter s'il n'y a pas d'actes ? C'est tout. Les Français attendent des actes. La France est à cran. Mais la France est à cran parce que

3:56
Locuteur

c

3:56
Nicolas Dupont-Aignan

'est

3:56
Locuteur

l

3:56
Nicolas Dupont-Aignan

'injustice, parce que c'est la loi de la jungle. Et puis

3:58
Présentateur

c'est le chômage aussi. Et puis

4:01
Locuteur

c

4:01
Présentateur

'est un repli identitaire. C'est un communautarisme voulu peut-être par, sûrement, par des islamistes extrémistes et voulu aussi par certains extrémistes de droite ou d'ailleurs.

4:15
Nicolas Dupont-Aignan

Quand l'État est faible, c

4:16
Locuteur

'est

4:16
Nicolas Dupont-Aignan

l'anarchie. Et après l'anarchie, il y a la vengeance. Quand est-ce qu'on va comprendre ? Mais attendez, dès qu'on propose une mesure un peu ferme, on est traité de quoi

4:26
Locuteur

?

4:27
Nicolas Dupont-Aignan

Attends, atteinte aux libertés ? Mais regardez l'esprit ambiant. Écoutez l'esprit ambiant. Donc dès qu'on propose quelque chose de vrai, de juste, de ferme, on est critiqué et on est caricaturé. Et c'est là le problème du pays aujourd'hui.

4:44
Locuteur

Donc il

4:45
Nicolas Dupont-Aignan

y a des mesures à prendre. On sait ce qu'il faut faire. Mais on sait ce qu'il faut faire. Il y a 80 000 peines qui ne sont pas appliquées. Jean-Jacques Bourdin. J'ai été visiter une prison à Villepinte. Mais si vous aviez vu l'intérieur de la prison, mais c'est une honte. Un quartier de mineurs, ils fumaient du hachiche. C'était un bazar pas possible. Et la directrice, un peu gênée, me dit « Oui, bah oui, on n'y arrive pas. » Des islamistes dangereux au milieu de la prison qui circule en liberté. Donc à partir du moment où l'État n'assume pas son rôle, eh bien un jour, les Français vont l'assumer avec des

5:17
Locuteur

dérives.

5:18
Présentateur

– Oui, je vais revenir sur la déchéance de nationalité et l'inscription dans la Constitution. Mais j'ai vu les propositions récentes de Manuel Valls qui rejoignaient celles de Jean-Pierre Raffarin. Un pacte républicain contre le chômage. Vous y croyez à ça ou pas ? –

5:34
Locuteur

Pas du tout.

5:34
Présentateur

Mais pourquoi ?

5:35
Locuteur

–

5:35
Présentateur

Parce que quand vous

5:36
Locuteur

additionnez deux syndicats de faillite… – Pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas

5:38
Nicolas Dupont-Aignan

créer… –

5:38
Locuteur

Mais

5:38
Nicolas Dupont-Aignan

attendez, très bien, un pacte républicain contre le chômage.

5:41
Locuteur

Mais

5:41
Nicolas Dupont-Aignan

moi, tiens, je vous avais amené parce que je pensais que vous me posiez une question sur le chômage. – Oui, bien évidemment.

5:45
Locuteur

Je ne manquerai jamais de poser des questions sur le chômage.

5:48
Nicolas Dupont-Aignan

–

5:48
Locuteur

J'ai

5:48
Nicolas Dupont-Aignan

un petit papier

5:49
Locuteur

contre les

5:50
Nicolas Dupont-Aignan

entreprises.

5:51
Locuteur

–

5:51
Nicolas Dupont-Aignan

Oui. – Intérim, la solution pour vos recrutements. Les travailleurs polonais et roumains en intérim. Nous vous proposons la mise à disposition de travailleurs intérimaires polonais et roumains conformément aux droits français, parfaitement légal. Vous n'avez rien à gérer et vous ne paierez pas les charges sociales françaises. Aucune formalité à accomplir. Métier du bâtiment, l'hôtellerie, le bois, le service, métier de bouche, industrie.

6:11
Locuteur

–

6:11
Nicolas Dupont-Aignan

C'est où ?

6:11
Locuteur

–

6:11
Nicolas Dupont-Aignan

Ça,

6:12
Locuteur

c'est une

6:12
Nicolas Dupont-Aignan

entreprise du Havre qui a reçu ça l'année dernière. Mais ils en reçoivent tous les jours sur leur fax.

6:16
Locuteur

–

6:16
Nicolas Dupont-Aignan

Et ça vient d'où ça ? – Ça vient de sociétés luxembourgeoises qui mettent à disposition des travailleurs détachés. Ce n'est pas qu'ils soient détachés polonais, roumains, espagnols qui me gênent, Jean-Jacques Bourdin. C'est qu

6:26
Locuteur

'ils

6:26
Nicolas Dupont-Aignan

ne payent pas les charges sociales de

6:28
Locuteur

la sécurité

6:29
Nicolas Dupont-Aignan

sociale. Vous savez combien ils sont

6:30
Locuteur

?

6:31
Nicolas Dupont-Aignan

–

6:31
Locuteur

Entre

6:31
Nicolas Dupont-Aignan

300 et 500 000. Chiffre officiel, 300 000. Chiffre officieux, 500 000. J'ai alerté 15 fois. J'en ai même parlé au président de la République quand je l

6:40
Locuteur

'ai

6:40
Nicolas Dupont-Aignan

vu.

6:41
Locuteur

–

6:41
Nicolas Dupont-Aignan

Oui. – À chaque fois. Il suffit d

6:43
Locuteur

'un crayon. – Et que vous avez dit ? –

6:45
Nicolas Dupont-Aignan

Il

6:45
Locuteur

suffit que

6:45
Nicolas Dupont-Aignan

c'était un vrai problème. Mais qu

6:46
Locuteur

'il

6:46
Nicolas Dupont-Aignan

fallait qu'ils demandent à ses collègues européens. C'est une directive européenne.

6:50
Locuteur

Il

6:50
Nicolas Dupont-Aignan

suffit

6:51
Locuteur

d

6:52
Nicolas Dupont-Aignan

'un stylo. Jean-Jacques Bourdin à Sainte-Couteur, il

6:53
Locuteur

y

6:53
Nicolas Dupont-Aignan

a un stylo. Je dénonce cette directive. Je mets les pieds dans le plat à Bruxelles et je dis, je veux bien des travailleurs polonais, roumains, espagnols, mais ils payent les charges sociales en France. Ce sont des dizaines de milliers de faillites de petites entreprises derrière. Ce sont des marchés publics. Des marchés publics. Le centre des impôts ailleurs dans ma ville. Les organismes HLM qui font travailler des travailleurs étrangers qui ne payent pas la sécurité sociale française. Ça, ce n

7:19
Locuteur

'est

7:19
Nicolas Dupont-Aignan

pas l'anarchie. C'est une forme d'anarchie. C'est une forme de violence contre les chômeurs. Qu'est-ce qu'on fait

7:24
Locuteur

?

7:25
Nicolas Dupont-Aignan

Alors le pacte républicain de M. Raffarin et M. Valls qui ont signé ces directives ? Le pacte républicain d'incapables qui sont des syndicats de faillite qui ont mis la France dans cet état ? Et on va les unir ? Mais c

7:37
Locuteur

'est

7:37
Nicolas Dupont-Aignan

l'alliance absurde.

7:41
Locuteur

C

7:41
Nicolas Dupont-Aignan

'est une alliance de diversion, Jean-Jacques Bourdin.

7:43
Locuteur

–

7:43
Nicolas Dupont-Aignan

De diversion. – De diversion. – Bien.

7:45
Locuteur

–

7:45
Nicolas Dupont-Aignan

Pour faire croire aux gens qui vont agir. Mais ce n

7:47
Locuteur

'est

7:47
Nicolas Dupont-Aignan

pas deux incapables qui vont créer une capacité.

7:49
Présentateur

– Bien. La déchéance de

7:51
Locuteur

nationalité... – Je ne parle pas des personnes en termes de... – Oui, oui,

7:52
Présentateur

j'ai compris. C'est les politiques conduites.

7:54
Locuteur

– Ah,

7:54
Présentateur

bien évidemment

7:55
Locuteur

des politiques.

7:55
Présentateur

– La déchéance de nationalité inscrite dans la Constitution, 86% des Français y sont favorables. Vous y êtes favorable. Vous la voterez ? – Je la voterai.

8:05
Nicolas Dupont-Aignan

Mais j'ai envie de dire, Jean-Jacques Bourdin, ce

8:06
Locuteur

matin,

8:07
Nicolas Dupont-Aignan

assez, assez, assez, assez. Nous sommes dans un pays de fous, je vous le dis franchement. – Allez-y. – De fous furieux. Ça fait 15 jours qu'on ne parle que de ça.

8:16
Locuteur

–

8:16
Nicolas Dupont-Aignan

Oui.

8:17
Locuteur

–

8:17
Nicolas Dupont-Aignan

Il y en a qui doivent, si ce n'était pas un sujet tragique, bien se moquer de la France aujourd'hui. Vous savez qui ?

8:23
Locuteur

Ce

8:24
Nicolas Dupont-Aignan

sont les terroristes qui sont là-bas à Daesh. Ils doivent se dire que

8:27
Locuteur

c'est

8:27
Nicolas Dupont-Aignan

un pays vraiment... –

8:30
Locuteur

C'est un

8:30
Nicolas Dupont-Aignan

pays démocratique. – Oui.

8:31
Locuteur

–

8:31
Nicolas Dupont-Aignan

Oui,

8:32
Locuteur

la

8:32
Nicolas Dupont-Aignan

démocratie.

8:32
Locuteur

–

8:32
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, mais... – Vous n'y croyez plus, la démocratie

8:35
Locuteur

? – Bien sûr que j'y

8:35
Nicolas Dupont-Aignan

crois,

8:36
Locuteur

la

8:36
Locuteur non identifié

démocratie.

8:36
Locuteur

–

8:36
Locuteur non identifié

Non,

8:36
Locuteur

non,

8:36
Nicolas Dupont-Aignan

mais

8:37
Locuteur

je vous dis ça. – Je plaisantez. – Non, mais

8:38
Nicolas Dupont-Aignan

je

8:38
Locuteur

vous dis ça. – Vous savez pourquoi je vous dis ça ?

8:40
Nicolas Dupont-Aignan

–

8:40
Locuteur

Je

8:40
Nicolas Dupont-Aignan

vais vous répondre.

8:41
Présentateur

– Vous savez pourquoi ? Parce que beaucoup... –

8:43
Nicolas Dupont-Aignan

Oui. –

8:43
Locuteur

Comment ça ne plus croire à la démocratie ? – Vous croyez qu'on est encore en

8:46
Nicolas Dupont-Aignan

démocratie, mais je vous raconterai une histoire après.

8:47
Locuteur

–

8:47
Nicolas Dupont-Aignan

Oui. – Sur la déchéance de nationalité, c'est un point important, symbolique, très fort. Très fort. Et je la voterai parce qu'on n'est pas français pour avoir des droits. –

8:58
Locuteur

On

8:58
Nicolas Dupont-Aignan

est français aussi pour avoir des devoirs. Et le premier devoir, c'est de ne

9:02
Locuteur

pas

9:02
Nicolas Dupont-Aignan

assassiner ses concitoyens et de participer à une entreprise terroriste. Et quand on va jusque-là,

9:06
Locuteur

on

9:07
Nicolas Dupont-Aignan

perd la nationalité française. Ça existe déjà, c'est l'article 25 du Code civil. Ça existe dans tous les pays qui se respectent. C'est le signe d'un pays qui est capable de se défendre. C'est symbolique. Pour autant... – Oui,

9:19
Locuteur

c

9:19
Nicolas Dupont-Aignan

'est symbolique.

9:19
Locuteur

–

9:19
Nicolas Dupont-Aignan

Pour autant...

9:20
Locuteur

– Attendez, attendez. – Ça ne

9:22
Nicolas Dupont-Aignan

désarmera

9:23
Locuteur

aucun terrorisme. Mais ça montre

9:26
Nicolas Dupont-Aignan

l'importance de la nationalité. Ce n

9:29
Locuteur

'est

9:29
Nicolas Dupont-Aignan

pas une pochette surprise, la nationalité.

9:31
Locuteur

En

9:32
Nicolas Dupont-Aignan

revanche, Jean-Jacques Bourdin, pour assurer la sécurité des Français, qu'est-ce qu'on a fait depuis janvier ? Où sont les mesures contre les 250 djihadistes dangereux dont a parlé Manuel Valls ?

9:44
Locuteur

Qui

9:44
Nicolas Dupont-Aignan

sont français

9:45
Locuteur

et

9:45
Nicolas Dupont-Aignan

qui ne sont pas binationaux. Qu'est-ce qu'on fait pour donner des moyens à nos forces de l'ordre ? Qu'on ne pue rien, pas d'équipement. Est-ce qu'on pense à nos forces de l'ordre, gendarmes, policiers,

9:54
Locuteur

sur

9:54
Nicolas Dupont-Aignan

le terrain ? Qu'est-ce qu'on fait pour contrôler vraiment nos frontières ? Comment on change nos lois judiciaires ? Alors là, on n'en parle plus. C'est cela qui m'agace depuis 15 jours. C'est qu'en fait, on se polarise sur, là aussi, une entreprise de diversion extravagante. D'ailleurs, qui

10:09
Locuteur

se retourne.

10:09
Présentateur

C'est un calcul

10:11
Locuteur

politicien. Non, je

10:11
Nicolas Dupont-Aignan

pense que ceux qui ne veulent pas agir... En fait, on a un conflit entre des faux durs

10:15
Locuteur

et

10:16
Nicolas Dupont-Aignan

des vrais mous. Mais qui est le faux dur ?

10:19
Locuteur

Manuel

10:19
Nicolas Dupont-Aignan

Valls ?

10:20
Locuteur

Ils

10:20
Nicolas Dupont-Aignan

sont

10:20
Locuteur

durs

10:21
Nicolas Dupont-Aignan

en parole. Et les vrais mous, tous les autres, vous les connaissez par cœur. Ça fait 20 ans qu'ils encombrent le paysage politique. Et dès qu'il

10:28
Locuteur

y a

10:28
Nicolas Dupont-Aignan

une mesure, il ne faut rien faire. Mais

10:30
Locuteur

alors, je vais vous

10:30
Présentateur

poser une question. D'ailleurs,

10:31
Locuteur

vous avez vu, le Front National

10:33
Présentateur

fait des propositions, déjà. et dit qu

10:36
Locuteur

'il

10:36
Présentateur

faut élargir cette déchéance de nationalité à d'autres crimes que les crimes terroristes. Vous êtes favorable à

10:41
Locuteur

l'élargissement ? Non, j'ai toujours

10:42
Nicolas Dupont-Aignan

été clair. La déchéance de nationalité doit être exceptionnelle. Et si on

10:49
Locuteur

avait une justice...

10:50
Présentateur

De binationaux nés en France,

10:51
Locuteur

je le précise.

10:52
Présentateur

Parce que la déchéance de nationalité est possible pour ceux qui ne sont pas

10:56
Locuteur

nés en France.

10:57
Nicolas Dupont-Aignan

Et encore, il

10:57
Locuteur

y

10:57
Nicolas Dupont-Aignan

a un autre article qui la rend un peu près possible, mais c'est compliqué. Donc, c'est du bon sens, la déchéance de nationalité.

11:02
Locuteur

Être

11:03
Nicolas Dupont-Aignan

français, quand on rompt, c'est un crime de haute trahison. Donc, on n'élargit pas d'autres crimes. Non, le crime de haute trahison, point barre. En revanche, il faudrait qu

11:12
Locuteur

'il y ait

11:12
Nicolas Dupont-Aignan

une justice pour les autres crimes. Et puis, cela pose quand même le problème de la double nationalité.

11:18
Locuteur

Et

11:18
Nicolas Dupont-Aignan

moi, je pense... Vous

11:19
Locuteur

êtes opposé à la double nationalité ? Non, je suis opposé.

11:21
Nicolas Dupont-Aignan

Elle existe, de fait. Mais je pense

11:23
Locuteur

qu

11:23
Nicolas Dupont-Aignan

'à

11:23
Locuteur

l'enfant... Il y a des millions de Français

11:25
Nicolas Dupont-Aignan

binationaux. Je pense que le système qui existait en Allemagne avant 2014, qui était qu'un enfant à 23 ans pouvait devenir français, mais choisissait sa nationalité, était un bon système.

11:38
Locuteur

Maintenant, on n'est pas là, on est

11:40
Nicolas Dupont-Aignan

revenu dessus. Mais je crois que... En tout cas, ce qui est très important, c'est qu'on ne parle que de droit. Moi, j'entendais les opposants. En fait, nous sommes dans un pays au-delà de la déchéance de nationalité, où on ne parle que de droit.

11:51
Locuteur

Alors,

11:51
Nicolas Dupont-Aignan

la vraie question de tout ça, vous savez, le vrai manque. Qu'est-ce que ça veut dire, être français ? Vous savez ce que disait Malraux ? Être français, c'est celui qui veut risquer sa peau pour son pays.

12:01
Locuteur

Voilà.

12:02
Nicolas Dupont-Aignan

Eh bien, à méditer, et pas seulement pour les binationaux, entre guillemets. Pour tous les

12:06
Locuteur

Français,

12:07
Nicolas Dupont-Aignan

qu'ils soient de vieilles souches, de Français récents. Et vous savez, souvent, il y

12:11
Locuteur

a

12:11
Nicolas Dupont-Aignan

des Français récents qui donnent leur vie pour leur patrie.

12:14
Locuteur

Il

12:14
Nicolas Dupont-Aignan

y a beaucoup de soldats

12:15
Locuteur

qui

12:15
Nicolas Dupont-Aignan

combattent dans le monde français, qui sont des Français récents. Donc, arrêtons de voir toujours l'origine des gens. Et d'ailleurs, déchéance de nationalité, moi, j'avais proposé une autre mesure à côté,

12:26
Locuteur

pour

12:27
Nicolas Dupont-Aignan

ne

12:27
Locuteur

pas

12:27
Nicolas Dupont-Aignan

qu

12:27
Locuteur

'il y

12:27
Nicolas Dupont-Aignan

ait d'inégalité. Déchéance de nationalité pour les djihadistes de retour de Syrie,

12:32
Locuteur

qui

12:33
Nicolas Dupont-Aignan

étaient en association de terrorisme. Attendez,

12:36
Locuteur

déchéance

12:36
Présentateur

de nationalité pour les djihadistes

12:38
Nicolas Dupont-Aignan

qui ont commis des crimes ? Bien sûr, qui ont commis des crimes terroristes. Et parallèlement, éloignement, j'avais parlé de Cayenne, on m'avait traité tous les noms, mais je maintiens que les terroristes dangereux, notamment ceux de retour du djihad, devraient être éloignés dans un centre de détention pendant une période limitée sous contrôle judiciaire. Un Guantanamo bisque. Le terme Guantanamo est

13:02
Locuteur

un peu excessif.

13:03
Nicolas Dupont-Aignan

Oui,

13:04
Locuteur

mais dans la vie,

13:04
Nicolas Dupont-Aignan

à Guantanamo, sous contrôle judiciaire, ce n

13:07
Locuteur

'est

13:07
Nicolas Dupont-Aignan

pas la même chose. Le bagne de Cayenne, c'était quoi ? Alors je sais qu'on m

13:11
Locuteur

'a

13:11
Nicolas Dupont-Aignan

beaucoup critiqué, mais Jean-Jacques Bourdin à la République,

13:13
Locuteur

la

13:13
Nicolas Dupont-Aignan

République savait se défendre, avec des excès, bien évidemment, qui étaient liés à son temps. Mais je ne vois pas au nom de quoi... Attendez, quelqu'un qui part en Syrie, trancher des gorges, égorger des gens, combattre nos soldats, quelqu'un qui part là-bas, qui revient...

13:30
Locuteur

Le Manuel Valls dit...

13:32
Présentateur

Parce que tout le monde ne va pas

13:33
Locuteur

trancher des gorges lorsqu'il part en Syrie, heureusement. Heureusement, je

13:36
Nicolas Dupont-Aignan

n

13:36
Locuteur

'ai

13:36
Nicolas Dupont-Aignan

pas dit que les milliers qui étaient partis devaient être au bagne de Cayenne demain matin. J'ai dit

13:40
Locuteur

que

13:41
Nicolas Dupont-Aignan

Manuel Valls nous dit, je l'écoute, j'écoute le Premier ministre, il nous dit qu'il

13:45
Locuteur

y

13:45
Nicolas Dupont-Aignan

a 250 djihadistes de retour de Syrie qui sont particulièrement dangereux. Il nous le dit.

13:50
Locuteur

Et

13:50
Nicolas Dupont-Aignan

pourquoi on ne fait rien ?

13:52
Locuteur

Qu'est

13:52
Nicolas Dupont-Aignan

-ce qu'on en fait ? Il faut les mettre en détention. On peut le faire.

13:56
Présentateur

Dites-moi, Nicolas Dupont-Aignan, J'ai l'impression que François Hollande est en train de se mettre, se glisser dans un piège. Parce qu'à gauche,

14:05
Locuteur

tout

14:06
Présentateur

à l'heure, sur RMC, j'avais Christian Paul qui disait, mais c'est une ligne rouge. Nous ne voulons pas de cette inscription dans la constitution de la déchéance de nationalité. Et puis, j'ai vu qu'aux Républicains, certains préfèrent, par exemple, une peine d'indignité nationale. Par exemple. Donc, il n'y

14:22
Locuteur

aura

14:22
Présentateur

pas de majorité. Donc, référendum. Et bien, pourquoi pas un référendum ? Vous

14:25
Locuteur

n

14:25
Présentateur

'êtes

14:25
Locuteur

pas bon à un référendum ? Est-ce qu'on

14:27
Nicolas Dupont-Aignan

fait un référendum uniquement là

14:28
Locuteur

-dessus ? Vous voteriez oui à un

14:29
Nicolas Dupont-Aignan

référendum ? Mais moi, je ne me

14:30
Locuteur

positionne pas... Est-ce que vous voteriez oui ?

14:32
Nicolas Dupont-Aignan

Je ne me positionne pas en fonction d'arrière-pensée politicienne. On a bien vu les autres. Oui. Je me positionne en fonction de ce que je crois être l'intérêt de mon pays. L'intérêt de mon pays. Mais

14:41
Locuteur

l'indignité nationale,

14:42
Présentateur

ça ne

14:43
Locuteur

vous

14:43
Présentateur

plaît pas à la place

14:44
Locuteur

de la déchéance de nationalité ? Non, je crois que la nationalité,

14:46
Nicolas Dupont-Aignan

il faut un geste fort, symbolique. Pour autant, je dis, et c'est cela que je reproche à François Hollande, c'est qu'il ne prenne pas les mesures indispensables pour garantir la sécurité des Français. Je les ai proposées au président de

14:59
Locuteur

la

14:59
Nicolas Dupont-Aignan

République en janvier dernier. On va arriver au un an du terrible attentat de Charlie Hebdo. Je les ai reproposées à nouveau quand je l'ai vu après le 13 novembre. Ce serait un ensemble de mesures. Il y

15:10
Locuteur

a

15:10
Nicolas Dupont-Aignan

eu l'état d'urgence ? Oui. Bien. Mais il faut contrôler nos frontières. Il faut donner des moyens à nos forces de police. Il faut

15:16
Locuteur

mettre

15:18
Nicolas Dupont-Aignan

en détention les plus dangereux des djihadistes qui circulent aujourd'hui en liberté. Et moi, Jean-Jacques Bourdin, la seule chose qui m'importe, au-delà de tout ça, qui n

15:26
Locuteur

'est

15:26
Nicolas Dupont-Aignan

pas d'autre attentat. Et donc, la responsabilité d'un homme politique, c'est de prendre des mesures pour éviter ces

15:32
Locuteur

nouveaux attentats. Vous savez bien que cette mesure de

15:34
Présentateur

l'inscription de la déchéance

15:36
Locuteur

de nationalité dans la

15:37
Présentateur

Constitution... Vous

15:38
Locuteur

faites

15:38
Présentateur

comme

15:39
Locuteur

les

15:39
Présentateur

autres, une fixation. Non, je ne fais pas une fixation. J'essaie de vous apporter des arguments. C'est mon rôle. Mais c'est

15:46
Locuteur

mon rôle. Je ne partage ni les uns ni les autres. Oui, je le sais. C'est mon rôle. Ne partageons pas,

15:52
Nicolas Dupont-Aignan

ne limitons pas le débat public à cette question-là. Cette question, elle est évidente. Quand vous

15:57
Locuteur

combattez la France, vous perdez votre nationalité. Quand vous

16:00
Présentateur

entendez, par exemple, le Front National qui dit qu

16:02
Locuteur

'il

16:02
Présentateur

faut élargir la déchéance

16:03
Locuteur

de

16:03
Présentateur

nationalité à d'autres crimes, est-ce que ça vous inquiète ou pas

16:06
Locuteur

?

16:07
Nicolas Dupont-Aignan

Je vous pose franchement la

16:07
Locuteur

question.

16:07
Nicolas Dupont-Aignan

J'y suis hostile parce que je pense que ça ferait un engrenage et qu'il y aurait une différence

16:11
Locuteur

entre des Français récents

16:13
Nicolas Dupont-Aignan

et des Français plus anciens. Et je n'ai pas envie de faire des différences entre les Français. En revanche, je considère que quand on est coupable de haute trahison, quand on est binational, on voit sa déchéance prononcée et on repart dans son pays. Quand on est Français, on est éloigné du territoire métropolitain et on a de vraies sanctions.

16:35
Locuteur

On

16:36
Nicolas Dupont-Aignan

n'attend qu'une chose, des devoirs, pas seulement des droits, des sanctions quand cela le mérite.

16:42
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, nous avons parlé de chômage, nous avons parlé de ces questions de terrorisme et de sécurité essentielles. Mais la réforme des institutions, parce que le débat aussi va revenir sur le tapis. J'ai vu qu'aux Républicains ont préparé la suppression de la loi sur le non-cumul des mandats. Vous êtes favorable à la suppression de cette loi ? Oui, j'y suis favorable parce que je

17:04
Nicolas Dupont-Aignan

crois que je suis député maire, j'en suis

17:05
Locuteur

l'illustration

17:06
Nicolas Dupont-Aignan

vivante. Et

17:07
Locuteur

si je peux vous parler aujourd

17:08
Nicolas Dupont-Aignan

'hui,

17:08
Locuteur

en

17:09
Nicolas Dupont-Aignan

liberté, c'est-à-dire sans appartenir à un des grands partis, si j'ai pu reconquérir ma liberté politique, c'est-à-dire ma liberté d'analyse et de parole, sans être un mouton dans un élevage ou un poulet dans une batterie, c'est parce que je suis maire de ma ville et que les citoyens m'ont fait confiance depuis un certain nombre d'années à 80% des voix. C'est ma liberté. Et j'estime que la loi telle qu'elle a été votée

17:32
Locuteur

transformait

17:34
Nicolas Dupont-Aignan

le Parlement en un paratchique des partis politiques. Alors, qu'il faille limiter

17:37
Locuteur

le cumul... 91

17:38
Présentateur

% des Français sont pour une stricte interdiction du cumul. C'est leur

17:41
Locuteur

droit. Oui, c'est leur droit.

17:43
Nicolas Dupont-Aignan

Mais je vais vous dire, qu'on dise aux Français la vérité, il y a des cumuls. Par exemple, un maire d'une très grande ville, avoir plusieurs mandats, c'est excessif. Mais un député maire, je ne

17:52
Locuteur

vois

17:52
Nicolas Dupont-Aignan

pas ce que ça

17:52
Locuteur

choque. Vous

17:52
Présentateur

mettez les mandats dans le temps ?

17:54
Nicolas Dupont-Aignan

Non. Non plus ? Non, parce que le suffrage universel, les Français ont le droit de voter pour qui ils volent. Et j'ajouterais quelque chose. Cette société hypocrite, où vous pouvez être député et avocat d'affaires. Alors, moi, je préfère être maire de ma petite ville et être député, qu

18:11
Locuteur

'à chaque avocat

18:12
Nicolas Dupont-Aignan

d'affaires.

18:13
Présentateur

Ou aux fonctionnaires à vie. Je ne parle pas pour vous. Pour certains. Oui, mais ça,

18:18
Locuteur

pourquoi

18:19
Nicolas Dupont-Aignan

pas l'enlever ? Ça m'est égal, complètement. Ce que je dis... On démissionne de la fonction publique. Ça m'est égal. Mais ce que je dis, très clairement, c'est que les vrais problèmes politiques d'impuissance publique, parce qu'on tourne autour de quoi depuis ce matin ? L'impuissance publique. On élit des gens qui ne servent à rien.

18:34
Locuteur

C

18:34
Nicolas Dupont-Aignan

'est ça, la réalité. Et bien, il faut peut-être se poser la question de savoir... Alors, trop ? Pourquoi

18:37
Locuteur

?

18:38
Nicolas Dupont-Aignan

Il y

18:39
Locuteur

a

18:39
Nicolas Dupont-Aignan

trop d'élus, alors.

18:39
Locuteur

Oui,

18:39
Nicolas Dupont-Aignan

ça,

18:39
Locuteur

c'est

18:39
Locuteur non identifié

sûr.

18:40
Locuteur

J

18:40
Locuteur non identifié

'ai proposé 400 députés,

18:41
Locuteur

400 députés, 200 députés, 200 députés.

18:43
Nicolas Dupont-Aignan

Non, 400 députés, 200 sénateurs, un peu de proportionnel. Mais la vraie question, Jean-Jacques Bourdin, c'est le pouvoir qui est à Bruxelles, qui est à New York, sur les marchés financiers. La vraie question, c'est l'indépendance de la France. Voter pour des gens à condition qu'ils aient le pouvoir. Sinon, ce sont des marionnettes. Moi, je veux couper les fils de ces marionnettes. Leur redonner vie.

19:01
Locuteur

Oui,

19:01
Nicolas Dupont-Aignan

j

19:02
Présentateur

'ai une dernière question qui n'a rien

19:03
Locuteur

à voir avec tout ça,

19:04
Présentateur

quoi que, qui n'a rien à voir. Mein Kampf va tomber dans le domaine public. Est-ce que vous êtes favorable à une publication ?

19:14
Locuteur

Je

19:15
Nicolas Dupont-Aignan

ne suis pas favorable à une interdiction. Oui. A

19:17
Locuteur

une

19:18
Présentateur

réédition, vous êtes favorable

19:19
Locuteur

?

19:20
Nicolas Dupont-Aignan

De toute façon, on n'empêchera jamais les gens de lire. Il faut au contraire leur montrer l'atrocité,

19:26
Locuteur

comment

19:26
Nicolas Dupont-Aignan

un écrit a pu aboutir à des abominations. Donc moi, je crois en l'homme et j'ai confiance dans la démocratie, à condition qu'elle existe vraiment. Vous savez, la loi qui a été votée en 12 au mois de décembre ? La seule réponse du gouvernement au tremblement de terre politique des régionales,

19:42
Locuteur

ça

19:42
Nicolas Dupont-Aignan

a été de limiter l'égalité de parole avant la présidentielle. Il y aura l'équité,

19:46
Locuteur

pas

19:46
Nicolas Dupont-Aignan

l'égalité de parole. De limiter les parrainages. Ça veut dire que le premier réflexe de cette classe politique, c'est surtout de rester entre eux.

19:53
Locuteur

Ils

19:54
Nicolas Dupont-Aignan

ont échoué, ils veulent se maintenir. Eh bien, la vraie question de la politique, c'est de proposer une alternative raisonnable, crédible, sérieuse, sereine. C'est ça l'enjeu.

20:05
Présentateur

Merci Nicolas Dupont-Aignan d'être venu nous voir. Merci

20:07
Locuteur

à vous.

20:07
Présentateur

8h56.

20:08
Locuteur

Maintenant,

20:08
Présentateur

vous

20:08
Locuteur

vous devez voir.