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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Le Rassemblement National progresse, il est maintenant à l'Assemblée Nationale largement important, plus de 122 si on compte QRN, mais beaucoup plus si on compte UDR, ils sont au Parlement Européen, ils sont maintenant au Sénat, et il faudrait qu'on arrête de dire qu'on n'a pas essayé, parce qu'on est vraiment, réellement, en train de les essayer en ce moment
- 0:34OuverteRéponse directe
Non, non, mais moi je suis même optimiste, sur les lois de programmation militaire, sur les lois de programmation du ministère intérieur, sur les lois de programmation de la justice
- 1:05RelanceRéponse directe
Vous avez voté, de toute façon, un certain nombre de projets qui avaient été présentés par...
- 1:23RelanceRéponse partielle
Maintenant, quand il s'agit de voter les budgets qui permettent la mise en œuvre de ces lois, non seulement vous ne le faites pas, mais en plus...
- 2:38OuverteÉludée
C'est une mauvaise nouvelle d'avoir des sénateurs RN pour ceux qui sont au SMIC, puisqu'ils refusent toute augmentation du SMIC
- 3:34OuverteRéponse directe
Sur la déclaration de Marine Le Pen, c'est vrai qu'elle a dit plus d'aide financière à l'Ukraine si demain elle est à l'éliminé
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:05PrésentateurFait
« Le Rassemblement National progresse, il est maintenant à l'Assemblée Nationale largement important, plus de 122 si on compte QRN, mais beaucoup plus si on compte UDR, ils sont au Parlement Européen, ils sont maintenant au Sénat »
- 0:15PrésentateurFait
« on est vraiment, réellement, en train de les essayer en ce moment »
- 0:43Invité politiqueFait
« Si les lois, nous ne les avions pas votées, elles ne seraient pas passées »
- 0:47Invité politiqueFait
« on a même réajusté le budget des armées, encore il y a quelques mois »
- 3:49Invité politiqueChiffre
« Donc on a 3 500 milliards de dettes »
- 4:03Invité politiqueFait
« l'ensemble de l'impôt sur le revenu ne financera que les intérêts de la dette »
- 4:16Invité politiqueFait
« on assume avec Marine Le Pen et le gendarme de ne pas voter des budgets qu'ils nous ont mis dans le mur »
- 5:16Locuteur 8Fait
« les Républicains restent premiers, les socialistes deuxièmes, les centristes qui voulaient passer deuxième groupe sont restées troisièmes »
- 8:31Locuteur 9Fait
« le parti du Président reste une force très marginale au Sénat »
- 10:32Locuteur 5Fait
« Il y en a beaucoup aujourd'hui qui ont voté pour les listes du Rassemblement national, ce qui n'était pas prévu forcément sur le papier »
- 18:18PrésentateurFait
« Et oui, là, on peut constater un bilan du RN en deux ans de mandat. C'est-à-dire plus d'impôts pour les Français, plus d'impôts pour les entreprises »
- 26:47Locuteur 2Chiffre
« ils étaient une vingtaine, ils vont être une quinzaine ou un peu moins sur 348 sénateurs »
- 35:51Invité politiqueChiffre
« les 15 milliards qu'on a votés sur 5 ans »
- 36:30Invité politiqueFait
« les technos ont mené le pays dans le mur, et les technos c'est Emmanuel Macron »
- 38:31Locuteur 6Chiffre
« on a sorti 600 000 personnes de travailler plus longtemps avec le dos cassé »
- 39:26Locuteur 6Chiffre
« 211 milliards de cadeaux fiscaux qui sont faits aux entreprises »
- 39:37Locuteur 6Chiffre
« au-delà de un sismique, ça coûte 15 milliards d'euros »
- 39:53Locuteur 6Promesse
« prendre sur les méga héritages pour rendre du salaire net »
- 45:59Invité politiqueFait
« 1260 euros à 2049 euros, ils vont sous-indexer par rapport à l'inflation les pensions »
- 46:22Invité politiqueFait
« un décret qui va déterminer des techniques, un coefficient »
- 46:49Invité politiqueFait
« si c'est une loi spéciale, il faut tout recommencer quand l'Assemblée va être réélue et renouvelée mi-2027 »
- 47:40Invité politiqueChiffre
« on a proposé 57 milliards d'économies »
- 49:43Invité politiqueChiffre
« la 1400 milliards de dette que vous avez fait avec M. Macron en 10 ans »
- 52:47Locuteur 6Promesse
« il faut reprendre l'ouvrage sur le métier, notamment de la capitalisation mutualisée »
- 52:57Locuteur 6Chiffre
« Monsieur Sarkozy l'a vidé, on aurait pu avoir une deuxième jambe qui distribuerait jusqu'à 200 milliards d'euros »
- 56:32Invité politiqueFait
« je suis content d'avoir vu que oui, cette France qui s'est réunie en communion autour du pape »
- 57:22Locuteur 6Fait
« quand vous dites les racines chrétiennes de la France, moi je pense que la laïcité c'est la liberté de croire »
- 57:36Locuteur 6Fait
« vos comparaisons sont insultantes vis-à-vis de ceux qui ne croient pas les mêmes religions »
- 58:46Locuteur 6Fait
« Parce que la France est chrétienne, les seuls événements religieux se font calmement »
- 1:00:59Locuteur 2Fait
« le Président de la République et le Pape ont eu un très bon échange vendredi, ils ont parlé intelligence artificielle, Europe, paix, Liban »
- 1:02:15Locuteur 6Fait
« le message est celui de finalement un sanctuaire démocratique qui est l'Europe, qui est le projet européen face à la montée des populismes »
- 1:03:46Invité politiqueFait
« M. Calfon n'a pas le monopole de la défense de la démocratie et de la République »
Temps de parole
- Marine Le Pen20 %
- ?19 %
- Locuteur 617 %
- Présentateur10 %
- Locuteur 59 %
- Locuteur 29 %
- Locuteur 38 %
- Locuteur 95 %
- Locuteur 84 %
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Le Rassemblement National progresse, il est maintenant à l'Assemblée Nationale largement important, plus de 122 si on compte QRN, mais beaucoup plus si on compte UDR, ils sont au Parlement Européen, ils sont maintenant au Sénat, et il faudrait qu'on arrête de dire qu'on n
'a
pas essayé, parce qu'on est vraiment, réellement, en train de les essayer en ce moment, et maintenant il va falloir effectivement de voir qu'ils savent siéger, maintenant est
-ce
qu'ils savent travailler. Et donc on va pouvoir le voir au Sénat, comme on le voit difficilement à l'Assemblée Nationale, au travers des votes qui montrent pas mal d'incohérences.
On
va voir si là la cohérence arrivera au Sénat,
mais je ne demande qu'à voir. Non,
non,
mais
je vous trouve dur, Presca Thévenot, parce que sur les lois de... Non, non, mais moi je suis même optimiste, sur les lois de programmation militaire, sur les
lois
de programmation du ministère intérieur, sur les lois de programmation de la justice, on a même réajusté le budget des armées, encore il y
a
quelques mois, avec Laurent Jacobelli qui est référence dans notre groupe sur les questions de défense. Si les lois, nous ne les avions pas votées, elles ne seraient pas passées. Pareil, sur d'autres dispositions,
comme la présence sur l
'usage des armes. Donc non,
mais
quand
vous dites... Monsieur Vallée, vous savez que c'est un peu... Non, mais j'entends ce que vous dites et je vous rejoins... Non, mais vous êtes d'accord qu
'on a voté ces
projets de programmation. Vous
allez
voir. Vous êtes d'accord ? Vous avez voté, de toute
façon, un certain nombre de projets qui avaient
été présentés par... Non, mais c'est mislexible. Parce que c'est pour
l
'intérêt de parler. Mais non, oui, attendez. Non, je vais te parler.
Pendant cinq ans,
on ne pouvait
pas se payer le luxe, de ne pas financer les gendarmes, les policiers, les magistrats... Monsieur Vallée,
je veux bien vous rejoindre sur le vote de loi extrêmement importante.
Oui,
on est d'accord. Maintenant, quand il s'agit de voter les budgets qui permettent la mise en œuvre de ces lois, non seulement vous ne le faites pas, mais
en
plus... C'est
des
budgets difficiles. Voilà. C'est-à-dire qu'on ne peut pas se targuer tous les jours, matin, midi et soir, de faire des slogans sur les plateaux télé, de s'accrocher à un vote de ci, un vote de là, en oubliant le
fait général, c'est que vous êtes tout le
temps en train de menacer les institutions dans
lesquelles
vous siégez. François Calzon,
mais un TVO, on va les budget. Vous
souffrirez à nous répondre collectivement. Je ne souffre pas, je vous écoute. Vous êtes sympa parce que vous n'allez pas faire
de bien.
C'est
ça, on va rester
tranquille. C'est une fois dans le style.
Moi, je pense qu'en termes de défaisance, les parlementaires du Rassemblement National savent parfaitement travailler. C'est une mauvaise nouvelle d'avoir des sénateurs RN pour ceux qui sont au SMIC, puisqu'ils refusent toute augmentation du SMIC. C'est une mauvaise nouvelle pour les Ukrainiens. À un moment clé de la guerre entre la Russie et l'Ukraine, quand Mme Le Pen indique que finalement, il faudra en venir la paix et ne pas soutenir l'Ukraine, vous n'avez pas voté comme parlementaire européen un plan de 90 milliards d'euros à l'Ukraine
? Ne
pas
soutenir financièrement, je tiens quand même à préciser.
Oui, de ne pas soutenir en formation, mais vous avez raison de préciser. Déjà, ils ont du mal à soutenir
verbalement, mais financièrement, c'est le black-out total. Donc c'est une très mauvaise nouvelle pour les relations internationales. Pour une Europe qui est indépendante de Poutine, j'en passe, c
'est
des meilleurs. Et c'est encore une mauvaise nouvelle quand il s'agit par exemple de voter ce que nous faisons à gauche, finalement des fiscalités contre les super-profits pétroliers, parce que
ça aussi, ils sont
contre. On va y venir,
mais c'est vrai que vous n'avez pas voté pour le SMIC. C'est vrai que la
déclaration de Marine Le Pen, c'est pourquoi vous n
'augmentez pas le SMIC. Vous, vous êtes pour le plus bas minimum des nominateurs comme à nous,
on
est
pour le plus haut. – Sur la déclaration
de
Marine Le Pen, c'est vrai qu
'elle a dit plus d'aide financière à l'Ukraine si demain elle est à
l'éliminé. –
Mais M. Saxi, regardez, je vous fais l'image, ça c'est le robinet. Louis Allou, il
a
eu raison. Non mais attendez, vous
ne
savez pas ce que je vais dire, sauf si vous êtes dans Minorité Report. Mais la réalité c'est qu'on ouvre, pas encore, on ouvre le robinet. Mais même si on le coupe ou qu'on l'ouvre, l'eau ne coule plus, il n
'y a
plus de sous. Donc on a 3 500 milliards de dettes.
–
Bon,
voilà, vous avez… – Pardon M. Calfon, en 2029,
souffrez également, en 2029,
si on
continue, je sais que vous souffrez, parce que vous n'assumez pas vos votes au point de
vue. – Et vous
assumez
de laisser finalement le champ libre quelque part à Poutine.
– L'ensemble de l'impôt sur le revenu ne financera que les intérêts de la dette, c'est-à-dire que l'ensemble de l'impôt prélevé sur le travail des Français ne paiera que les intérêts de la dette. Donc oui, à Mme Thévenot, nous ne venons, j'assume, et on assume avec Marine Le Pen et le gendarme de ne pas voter des budgets qu'ils nous ont mis dans le mur. Regardez la situation budgétaire aujourd'hui, ça n
'a
pas la luminité, voire à des excuses.
Et oui, ce qu'elles font… – Quand vous avez voté des milliards de…
–
Et
quand au Parlement européen, vous votez ETS2,
c
'est
-à-dire 15 centimes de plus… – Bienvenue au Sénat, vous avez vu le Sénat ? – Victor Héros, non, Victor Héros ne s'est pas encore exprimé. – Il disait, c'est plus 15
centimes à la
pompe
pour tous les Français. Donc pour quelqu'un qui défend le port d'achat, ça en met à un service.
– Victor Héros
ne
s'est pas encore exprimé,
allez-y, allez
-y. – Au Sénat,
il y a 15 parlementaires de plus qui reprendront le narratif de Poutine comme vous
venez de le faire, qui bloqueront l
'aide à l'Ukraine.
Comme vous l'avez fait au Parlement européen,
je ne sais pas pour qui c'est…
– Victor Héros, on va faire tourner
la
parole. – Victor Héros, allez-y, on défend les
Français.
– Non, non, non, laissez
parler
les Français. – Mais défendre l'Ukraine, c'est
défendre les Français. –
Le
nombre
de sénateurs, les nouvelles entrées, notamment la France insoumise et la constitution de ce groupe du Ration national, déjà, je suis d'accord, il
faut
dire, il
faut
nuancer tout cela, dire que les équilibres globalement n'ont pas trop changé, les Républicains restent premiers, les socialistes deuxièmes, les centristes qui voulaient passer deuxième groupe sont restées troisièmes. Sur le RN et la France insoumise,
il
faut comprendre quand même que dans la symbolique, il
y
a quelque chose d'assez logique, c'est la marche lente de ces partis qui sont la nouvelle alternance, c'est comme ça qu'ils se présentent, c'est-à-dire, il y
a
eu la tentative macronienne de faire un bloc central, et bien ce sont les deux alternances, en lieu et place de l'alternance droite-gauche.
– Il y a quelque chose de logique dans
tout cela, selon vous ? – Le Sénat, il faut comprendre que c'est le dernier bastion à prendre,
c
'est l'endroit de la République le plus dur à prendre, puisque c'est par des grands électeurs, c'est très indirect, c'est dans les territoires,
il
faut s'implanter, là il y
a
quand même quelque chose, même s'ils ne viennent pas à la cheville, par exemple des LR qui font 120 et quelques,
127
sénateurs, le RN15, LFI2, mais ils viennent quand même chatouiller ces partis implantés depuis des décennies leur dire, nous nous implantons doucement localement et nous sommes en train d'arriver, nous sommes en train, c'est une lente vague si vous voulez. Donc ce décalage aussi entre les élections directes, les élections présidentielles notamment, mais municipales aussi, et les sénatoriales, c'est logique. En fait c'est un décalage quasi temporel, c'est-à-dire que plus ces partis vont progresser dans la présidentielle,
dans
les municipales,
plus
quelques années plus tard ils auront
des sièges de sénateur. – Guillaume Thabat et ensuite Bruno Jérôme là-dessus. – Modulo à
la fille quand même, parce qu'à la fille, ils
n
'ont que 4 mairies, revenons sur terre. –
Oui, oui,
mais en tout
cas ils ont un élu là-dessus justement, Guillaume Thabat.
C'est
vrai, c'est une marche lente pour parler à l'instant de la victoire et de la fille et le fruit de la
division à gauche. – Oui, mais c'est une constante que les partis qui émergent au niveau national avant d'avoir un ancrage territorial mettent du temps à s'implanter. Et bon, il y
a
un exemple très célèbre avant eux, c'est tout simplement le parti gaulliste. Lorsque De Gaulle revient au pouvoir en 58,
il
n
'y a
pas de gaullistes au Sénat, ou très peu, Michel Debré y était, mais enfin il y a… Bon, et pendant des années, des années, malgré un gaullisme tout puissant et dominant à l'Assemblée nationale, les gaullistes étaient archi-minoritaires à l'Assemblée. Et c'est plus tard que le RPR est devenu le premier groupe au Sénat. Et finalement, cet effet d'écalage qui est important. Et là, depuis 2007, on a eu trois forces qui se sont implantées au niveau national sans passer par la casse territoriale, je dirais. C'est la République en marche, le Rassemblement national et la France insoumise.
Bon, on voit bien que la République en marche, malgré deux mandats d'Emmanuel Macron, n'a pas réussi cette implantation territoriale, ni
au Sénat. – On se maintient en main du Sénat, ni au département, ni au Sénat,
ni
au Sénat.
– Vous pouvez rigoler ou quoi ? – Mais attendez, vous venez de le dire, on n'est pas dans le paysage politique depuis 50 ans et on maintient, on consolide nos forces au Sénat et
on arrive même à renouveler. – Ah, consolide ? – On arrive même à renouveler, excusez-moi. – Ce que je disais pas, c'est que nous, c
'est
une refaire
de
Sénat. – On renouvelle aussi les
visages, donc je veux bien qu'on dise etc. Mais au-delà des slogans,
il
y
a
quand même des réalités qui sont des réalités
numériques au
regard des
électeurs qui ont voté aujourd'hui. – La réalité,
c'est qu'après demande
à la présidentielle d'Emmanuel Macron, il faut le faire
sur la réalité,
je suis désolé. –
Le parti du Président…
– Ça vous fait
mal, mais c'est une
réalité, on est au Sénat. – Non, mais il est faible au Sénat. – Mais bien
sûr !
– Il est faible au Sénat, c'est une réalité.
– On
n'est pas absent au
Sénat.
– Par principe, aucun sénateur, aucun groupe ne nous fait mal. –
Très bien ! –
En revanche, le poids d'un groupe peut faire du bien ou faire mal aux partis concernés. – Mais
c'est vrai que c'est une réalité pour que le commentaire ne soit pas complètement à côté. – Vous
avez été piqué par un point qui n'était pas… Je ne voulais pas dire que la République En Marche avait reculé, enfin Renaissance maintenant, avait reculé au Sénat. Je dis juste qu'au terme de deux présidents d'Emmanuel Macron, le parti du Président reste une force très marginale au Sénat. C'est un fait arithmétique,
ce
n
'est
pas un jugement de valeur politique.
– Mais il avait fait une entrée historique, c'est vrai,
les
gens ont
des
premières
sénatoriales,
il faut quand même le rappeler. – Il faut quand
même le rappeler, merci.
– Je dis ça
pour souligner que les trois forces qui
avaient émergé… – On est
en train de noter la percée historique du ARN, mais… – Non, non, mais c'est
vrai,
c'est important. – Que les forces qui ont émergé au niveau
national, sans passer par la case séritoriale, aujourd'hui, on a tout le moins un effet retard dans leur présence au Sénat. Ne vous en déplaise ?
–
Bruno Jeudy,
est-ce que ça
va changer quelque chose pour ceux qui nous regardent
? –
Non, mais par contre, ça aura une incidence forcément, parce que là,
on
a une haute assemblée, le Sénat maintenant qui est constitué, pour les trois ans qui viennent, et en fonction du résultat à la présidentielle, ça aura une incidence. – Pourquoi ?
–
Parce que ce soir, Gérard Larcher, dans les quelques mots qu'il a eus, son premier discours, il a beaucoup insisté sur le Sénat qui est un contre-pouvoir. Il a
été
un contre-pouvoir sous Emmanuel Macron, quoi qu'on en dise, parce que c'est le groupe LR qui dominait, et même si le groupe centriste est un peu à moitié composé aussi de sénateurs plutôt qui peuvent voter avec les macronistes, ça a été un contre-pouvoir. Et là, ce soir, son discours, c'est quand même, en fonction de ce qui se passera l'année prochaine, que ce soit Marine Le Pen, puisqu'elle est en tête aujourd'hui dans les sondages, ce sera un contre-pouvoir aussi, cette haute assemblée, parce que mine de rien, alors après c'est sûr que le groupe LR qui domine le
Sénat
est quand même travaillé par aussi…
– D'ailleurs, Jordan Bardella disait «
tendre la main aux
républicains du ministère ». – Bien sûr, et donc
c'est important, cette composition ce soir, c'est que cette assemblée est constituée pour la présidentielle de l'année prochaine. Il y aura
un
renouvellement dans trois ans, ce sera l'autre partie de la France issue des municipales qui donnera son verdict en termes de grands électeurs, mais ce qu'on peut dire ce soir,
c
'est que c'est vrai qu'il y
a
beaucoup de grands électeurs. Ce qu'il
y a
des grands électeurs, c'est quoi ? C'est les élus, les adjoints dans les différents îles. Il y en a beaucoup aujourd'hui qui ont voté pour les listes du Rassemblement national, ce qui n'était pas prévu forcément sur le papier. C'est le cas dans Gironde, Mme Diaz, c'est une centaine d'élus par exemple, grands électeurs, elle en fait 400, c'est le cas aussi en Seine-Maritime. Donc on voit bien
que les grands électeurs qui sont élus
sur des listes, on va dire, des listes politiques pas étiquetées, et bien ils ont voté…
Juste un mot,
Mme Diaz, en passant,
ce
qui logiquement devrait
faire la présidence du
futur groupe Rennes.
Peut-être
quand même parce que ça se retourne l'argument de Bruno Jeudy, même si je partage son analyse, c'est que vous avez un parti qui est en train de disparaître, qui est les LR, pris par la radicalité.
Au Sénat
quand même.
Mais justement, j'y viens,
nationalement, au municipal, et la grande distorsion, parce que Gérard Rachet, ce n
'est
pas simplement un contre-pouvoir, c'est une façon de dire LR pèse au Sénat, qui est la deuxième assemblée. Et ça, c'est la grande distorsion. Et là où j'entends bien, ils ont bien fait leur travail,
ils
sont formidables, toutes ces forces qui arrivent, mais en réalité, les forces politiques dites traditionnelles, le LR que je ne défends pas, ou le Parti Socialiste, quand vous avez des sénateurs qui sont réélus dans des territoires complexes, c'est parce que les élus locaux, y compris dans des petites villes, dans des villes moyennes, ont un travail d'implantation. Et que cette tempérance qui est liée à la qualité de leur travail local, fait qu'ils ont des grands électeurs, parfois sans rapport, effectivement, ce n
'est
pas le cas du Parti Socialiste, mais sans rapport avec leur influence nationale. Moi, je trouve bien, j'entendais Guillaume Tabard qui nous invitait presque à changer le mode du scrutin du Sénat, Je trouve
bien qu'il y ait
cette assemblée, cette chambre haute, comme on dit, qui ne représente pas simplement les territoires,
mais qu'elle est surpondaire,
qu'elle est du retard sur
les autres. La ruralité ne vous intéresse pas, moi, la... Vous avez
déjà deux scrutins, vous avez la proportionnelle et le majoritaire, puisque c'est dans les scrutins proportionnels qui, comme j'ai écouté M. Tabard tout à l'heure, nous faisons nos meilleurs scores, parce que je pense aussi, comme vous, que c'est une meilleure représentation des territoires. Juste, je vais très vite, j'ai entendu M. Jody disait que M. Larcher, non, pas vous, mais M. Larcher, parlait de contre-pouvoir.
Mais quand je vois Jean-François Husson, qui était le rapporteur général du budget du Sénat, avec le gouvernement, qui ont voulu prendre cette idée folle de créer la taxe à elle, c'est-à-dire taxer les honnêtes gens sur les dingueries des émeutiers, c'est grâce à l'Assemblée nationale, à nos députés, que nous avons combattu cette dinguerie qui voulait, en fait, obliger des gens honnêtes, des gens qui se savent tôt le matin, des gens qui font vivre... Attendez, la France a l'assure de son front faire payer les incendies, la casse, et ces honnêtes gens qui voient leur véhicule brûler le matin. Bah oui, mais quand on sera au Sénat, on ne sera pas obligés d'attendre à l
'Assemblée
nationale avec notre groupe. Mais vous êtes très
bien au Sénat.
On pourra défendre les
Français,
et on évitera les dingueries de vos camarades voter au Sénat
et à l'Assemblée nationale. Mais en fait, la
question aussi, c'est de savoir, est-ce que
le Sénat
véritablement a pesé sur les deux quinquennats
?
La réponse
est franchement non.
Est-ce que ça a pesé
aujourd'hui ? Nous allons peser au Sénat, M.
Sassi, vous pouvez... Regardez, grâce à notre groupe international...
Vous aurez surtout
un peu plus de temps de
parole et un peu plus
d'argent.
Dans une démocratie, c'est bien d'avoir des temps de parole pour repasser
les gens. Vous n'en avez rien
aucune. Mais oui, mais on parle des
valises... Dans les groupes.
On parle du
valise du Qatargate, au
Parlement européen,
quand
votre copine socialiste, elle a été retrouvée avec des valises, plein de billets. Bon, vous
voyez, vous n'avez pas assez préparé. C'est en Grèce, moi, je vous parle de la France. On a bien fait de vous séparer de quelque chose. Mais c'est gênant. C'est vrai que vous venez de brasser l'électronique. Mais pas une présidentielle, c'est ça la différence. Elle fait un pouvoir
en cassation. On ne va pas refaire un débat sur la justice. Elle fait un pouvoir en cassation, elle est innocente.
Je
vais vous faire un cours de droit, si vous voulez, aussi. À défaut d'oublier vos amis de chez vous, vous oubliez peut-être aussi le code de procédure pénale.
Mais
ce que je veux dire... Ça,
vous avez
bien intérêt à connaître, au
Rassemblement national,
le code de procédure
pénale. M. Gaffron, je t'en dis sur ça.
Au lieu de lever la voix sur le plateau, dites à vos camarades socialistes au Sénat et qui lèvent la voix contre les dingueries que le gouvernement est certain.
Mais
arrêtez
que vous ne me gagnez
plus,
là.
Parce que
vous trouvez normal que des gens... Vous trouvez normal,
oui, pour des tempérances, on reviendra à
ce
que,
vu
qu'on faisait par la fois en dracotérac, je pense que vous hurliez sur
le plateau. Mais non, mais
la
hache de
guerre est enterrée.
Il n'y a pas de problème. Mais il y en a aussi les qui vous le
réveillez, là.
Il y en a un peu plus d'ambiance, peut-être, au Sénat. Il y a le fait
que M. Calfon, qui est quand même assez imposant sur le plateau en termes de
voix, nous fassons des sources. – La question, s'il vous plaît... – Ne vous sentez pas
agressé,
M. Vallée.
– La
question,
Mathieu Vallée, de savoir ce soir, est-ce que vous allez véritablement changer les choses dans la chambre haute
avec
cette percée
? C'est vrai
qu'on dit historique, mais
est-ce que dans les faits,
véritablement, elle aura... – J'ai l'impression que ça rend triste tout net de certaines personnes qu'on ait fait 15 minutes, mais on ne les a pas volées. C'est des territoires qu'on a été conquérir au vol. –
Vous soyez
prêts, d'ailleurs, à élargir un peu vos alliances avec quelques sénateurs LR, au
-delà, finalement, du LR ? – Mais oui, mais
là, durant la campagne, alors on rentre à peine dedans, mais Marine Le Pen, lorsqu'on lui dit « Alors, quand elle veut faire du social, elle est socialiste, et quand elle veut défendre la France, elle est fasciste. » Donc, c'est ce que disent nos adversaires à droite et à gauche. Non, mais la réalité, c'est que nous, on appelle tous les compatriotes de droite et de gauche, parce qu'on parlait d'André Akoterak, il était avant la France Insoumise, il nous a rejoint. Donc, nous, les gens, tant qu'ils aiment la France, tant qu'ils aiment la fierté d'être français, tant qu
'ils
veulent redresser le pays, on les accueille, évidemment, les bras ouverts dans notre parti. Moi, j'étais à l'association civile, M. Swaxia avant, mais même connu, porte-parole du syndicat indépendant des commissaires de police et commissaires de police en activité, j'ai la fierté de rejoindre ce mouvement.
– Oui, mais les socialistes, ça devient une maison, vous ne renouvelez pas vos têtes, c'est toujours les mêmes.
– Est
-ce
que
ce n
'est pas finalement quelque chose qui
est mythologique ? – Est-ce que la famille Le Pen, c'est un renouvellement ?
– Mais ce n'est pas quelque chose
de
mythologique d'aller vers une chambre haute qui serait peut-être plus représentative des territoires ? On a vu, c'est vrai, une percée importante au municipal de la part du Rassemblement national pour, quelque part, apaiser un petit peu quelques frustrations des électeurs du RN.
–
Oui, puisqu'on a deux assemblées, on est dans un régime avec deux assemblées distinctes, il est normal que les deux assemblées n'aient pas exactement le même rôle, n'aient pas la même représentativité, n
'aient
pas le même mode de scrutin. C'est vrai qu'il y en a un qui est censé représenter directement les électeurs, même si le scrutin majoritaire modifie un peu tout ça, l'autre qui est censé davantage représenter les territoires.
–
On est d'accord. – Donc qu'il y ait deux rôles un peu différents, c'est normal, et par tradition, le Sénat a toujours joué un rôle de pondération par rapport à l'alternance, ou les alternances à l'Assemblée, pardon, où les alternances sont fréquentes et souvent spectaculaires. Le Sénat,
il y
a davantage de continuité. Mais c'est vrai que pour l'équilibre même du débat démocratique, il est bon quand même que toutes les forces soient représentées. On avait vu, il y a quelques années, souvenez-vous, les écologistes qui avaient fait leur entrée au Sénat, alors qu
'ils
n'étaient pas représentés. Voilà, on a maintenant le Rassemblement National, il y aura la France Insoumise, ce qui, il faut voir qu'on était dans la série la moins favorable à LFI, puisque la région parisienne, notamment, sera renouvelée dans trois ans. Et là, on verra, c
'est
le LFI qui pourra, à son tour, faire un groupe propre. Alors, Gérard Larcher, qui est habitué au confort des groupes actuels, est un petit peu inquiet par l'arrivée du RN, etc. Mais voilà, il faudra bien aussi que le Sénat s'adapte à cette
nouvelle réalité. Non, mais c'est vrai que vous
parliez à l'instant de respiration démocratique,
c
'est vrai que Prisca Thévenot, voilà, c'est peut-être aussi une étape importante dans ce processus dans lequel on a engagé depuis maintenant, depuis la dissolution.
Non, mais je ne
sais
pas si c'est une étape importante, en tout cas c'est factuel. Et encore une fois, je le dis, ce résultat, ne faisons pas comme si c'était inattendu. On le sait, ça découle aussi des élections municipales, avec un certain nombre aussi de grands électeurs, comme l'a dit M. Tabard, qui était sans étiquette. Maintenant, ce que je dis, c'est que je ne pense pas que le groupe RN va fondamentalement révolutionner l'action du Sénat, parce qu'ils sont 15, c'est un fait. Non, on
va agir. Mais regardons plutôt l
'action politique qui est faite par ailleurs. Et en revanche, là où il y
a
eu une percée historique et un changement extrêmement profond, c'est depuis la dissolution à l'Assemblée nationale. Et oui, là, on peut constater un bilan du RN en deux ans de mandat. C'est-à-dire plus d'impôts pour les Français, plus d'impôts pour les entreprises, la volonté de menacer le gouvernement pour qu
'on
puisse en finir avec des réformes qui permettent d'avoir des marges de manœuvre financière. Je parle de la réforme, par exemple, du chômage ou la réforme plutôt du système de retraite. Donc
voilà, il y a une réalité. Là où je veux enregistrer, là où Christophe Téno a raison,
c'est que ça va jouer à l'Assemblée nationale, ça ne
va
pas jouer au Sénat, le prochain quinquennat. Et c'est vrai que sur ces questions-là, on a toujours eu d'ailleurs l'habitude de dire que le dernier mot
revenait toujours à l'Assemblée. – Il
faudra quand même le Sénat
pour le budget. – Oui, c'est ce que j'ai dit. – Je
pense, vous verrez, enfin, du cas, si jamais Marine Le Pen devait accéder au pouvoir, le Sénat aura son mot à dire. Parce que ça bloquera un certain nombre de choses.
– Bien sûr. – Les
réformes constitutionnelles ou
autres, ça va être le passé pour le référendum. – Mais dans cette composition, dans
cette recomposition-là, Bruno, ce n'est pas non plus une révolution que
l'on est en train de
vivre au Sénat.
– Vous avez bien répondu. – Non mais juste, je pense qu'il n'y
a
pas de révolution. Il y a aussi une chose qu'on ne commande pas, parce que c'est un fait. Il y a quoi ? Il y a peut-être deux élus sénateurs UDR, mais pourquoi finalement les Verts ont un groupe constitué depuis bien longtemps, et que le Rassemblement national ne rentre que maintenant, malgré son influence nationale qui est indéniable, c'est leur isolement aussi qui fait ça. Donc il y a M. Ciotti qui leur propose finalement une sorte de relais de croissance avec son UDR, mais finalement ils sont bloqués dans leur isolement, qui est d'ailleurs lié à leurs incertitudes stratégiques
entre… – Vous savez, et ce qu'expliquait Bruno… – Attends, juste, je termine d'un point comme ça. – Oui,
j
'en prie, j'en
prie. – Je le dis avec un grand calme. L'enjeu finalement de la future recomposition, c'est d'un côté un Rassemblement national qui n
'est
ni de droite ni de gauche, on entend ça, et de l'autre côté, cette tentation de l'union des droites qui ne fonctionne pas à ce stade. Et face à ça, il faut, et ce que nous faisons aussi, on a perdu malheureusement, je salue Hélène Geoffroy dans le Rhône ce soir qui n'a pas pu être élu, il faut le Rassemblement des gauches qui fonctionne.
– Mais Victor Hérault, parce qu
'il voulait justement ajouter quelque chose de…
– Oui, mais je vous
redonne la parole juste après.
– C'est simplement pour tempérer le propos de François Calfon, alors il faut quand même dire, et Bruno l'expliquait tout à l'heure, qu'il y a des RN qui ont reçu des votes de grands électeurs qui ne sont pas RN, donc
il y a quand même une bascule dans le… – Mais c'est le cas pour les socialistes,
c
'est
le cas
pour les RNs. – Oui, non mais je veux dire, là où c'est
inédit, c'est qu'il y
a
une bascule dans, si vous voulez, le fait d'avoir honte de voter RN, même quand on est grand électeur.
–
Il y a quelque chose qui bascule du fait
de dire, je
peux
voter pour un
RN, ça n'est pas dangereux pour la démocratie, dangereux pour la République, qu'importe. En revanche, vous disiez tout à
l
'heure, Samy, il n'y
a
pas de révolution au Sénat. – C'est une question un peu provocatrice,
je voulais dire, parce que pour
ceux qui nous regardent, ce n
'est
pas forcément très
concret. – Mais c'est vrai,
et justement, et c'est là que ça peut gêner certains de nos téléspectateurs, notamment des électeurs du RN ou de la France Insoumise ou d'autres.
Je vous disais, cette grande alternance, ceux qui veulent renverser la table, c'est de dire justement, le Sénat, c'est quelque part, certes c'est la stabilité, certes c'est le calme par rapport au débat plus agité de l'Assemblée, c'est un renouvellement qui est plus lent ou qui est plus décalé, mais ce décalage entre la popularité nationale d'un parti ou d'une personnalité politique et ce qui se passe au Sénat, ça peut au bout d'un moment être vu comme un verrou, non pas comme un facteur de stabilité, mais comme quelque chose qui fait buter une force, comme celle du RN, ou d'autres
pourraient dire à gauche, la France Insoumise,
qui disent, mais ce n
'est
pas normal, ces forces
avancent progressent, on le
voit, mais ça bute contre un Sénat qui n'arrive pas à faire émerger ces fictures.
– Non mais attendez, c'est le résultat. – Est-ce que je vous ai interpellé sur le fait d'avoir des
listes seules ou des listes d'union à gauche, nous
pratiquons au Sénat ? – J'ai une voix trop faible par rapport à messieurs. – Non mais c'est vrai, non mais, d'une fois, vous souhaitez-nous à
parler beaucoup moins de vous.
– J'aime pas couper la parole, mais je laisse
ces messieurs
parler. – Non, non, non,
heureusement
que je suis là.
– Je vous laisse même mon temps de parole. – Allez-y. – Comme a promis.
– Et il commente le fait qu'il me laisse parler, c'est génial.
–
On
a un peu d'humour, oui.
– On est dimanche phare. –
Non,
juste pour aller sur le chemin de raisonnement que vous étiez en train de dresser, Victor Ayrault, c'est attention, on avait la même lecture pour les municipales. Les municipales, on s'attendait à ce qu'il y ait des milliers et des milliers de maires RN et LFI d'un coup, et on a vu que dans beaucoup d'endroits, et notamment par exemple Edwige Giaz, qui je crois briguait une mairie à l'époque, qui est sénatrice ce soir,
il
n'y
a pas de sujet,
avait loupé la marche. C'était pareil pour Laure Lavalette, c'était pareil pour
un certain nombre. – Pareil pour vous-même à Ville, c'est vrai
ça.
– Voilà, donc c'est finalement le résultat, et je suis
désolée de le dire, oui les sénateurs sont élus par des grands électeurs, mais ils sont élus par les grands électeurs qui ont été renouvelés récemment, et pour certains, n'ont pas voulu, au
suffrage
universel direct, voter pour le RN ou la LFI.
– Et tirer Arnaud ensuite là-dessus. – Non mais allez
-y, allez-y, je
vous
ai
promis de vous donner
la parole. –
Je prends la parole quand vous me la donnez, évidemment, c'est vous le mettre des
lieux. – Je ne suis pas un squatter sur ce plateau, il n'y en a
suffisamment sur cette planète.
–
Il n'y en a
pas de souci, mais je ne
suis pas
un squatter qui est sauvagement. –
Vous l'avez fait pour un zadiste. –
Oui, heureusement, ça m'aurait fait offence. –
Mais
la réalité, c'est que quand j'écoute le plateau, et je le dis trivialement, au Rassemblement Saint-Denis, on n
'est
pas dépouilleux. Il y a une fierté de notre parti, il y
a
une fierté des idées que nous représentons et que nous incarnons. – Personne ne dit ça.
–
Personne
n'a
dit
ça.
–
Par contre, il y a quelques
brevues,
il y a des groupes au Sénat.
–
On
peut faire la revue des quatre chez vous aussi. – Il n'y
a
pas
beaucoup d'un genre d
'extrême droite.
–
Il n
'y a
pas beaucoup,
ça y est. – Ou le stagil du fascisme, il n'y en a pas beaucoup. – Quand vous avez fait la lance
avec les filles, je pense que vous voudrez vous taire.
– Oui, à chaque fois, ça débord.
– Et je pense que vous devriez aller voir le pape pour pouvoir vous pardonner. – On
en parlera du pape, d'ailleurs. –
Exactement. Mais vous avez raté l'occasion d'aller vous faire pardonner vos péchés. Mais la réalité, c'est qu'on est fiers de notre parti. Et M. Calfon et M. Thévenot, je vous le dis gentiment, et je le dis aussi avec modestement, beaucoup plus que vous. –
Mais
la réalité,
c
'est que les bonnes idées peuvent venir de partout. C'est pour ça que Marine Le Pen, elle veut rassembler au-delà de notre camp politique. –
Mais
oui, moi, j'ai juste,
j
'ai pas… –
Votée l
'augmentation du cycle. – J'ai pas la prétention de
dire… – Votée le soutien à
l'Ukraine. –
Quand
la France insoumise, je peux finir ou pas, M.
le gars ? – On est pas au meeting des socialistes. – Allez-y, allez-y, on a le temps. – Mais la
réalité, c'est que
quand les
urgences familiales liées aux violences conjugales, les urgences familiales imposent qu
'on
doit reloger une femme victime de violences conjugales, elles représentent 84% des victimes de violences conjugales, lorsque la France insoumise propose cette proposition de loi qui vise à mieux prendre en charge les victimes, évidemment qu'on la vote. On n
'est
pas comme en face, ni chez les socialistes, ni chez Macronistes, c'est-à-dire qu'on est sectaire, pas vous,
pas pour le rassemblement national. – Mais pourquoi on ne vote pas les protections pour les femmes victimes de violences ? –
Non mais, vous ne faites pas plus bête que vous êtes. Nous, on propose des lois que vous ne votez pas. On propose des lois à l
'Assemblée. – Et ça, c'est
la position, de toute façon, depuis le début. En tout cas,
c
'est vrai que là-dessus, vous ne votez pas les propositions
de loi qui sont
issues
généralement du rassemblement national. – Non, non, c'est la vérité. – Et c'est assumé, c'est pas vrai. – Au détriment des Français. – Parce que
nous
ne
sommes pas les supplétifs des poutinistes au Parlement.
– Thierry Arnaud nous a rejoints. Thierry, c'est vrai
que les Français, quand ils justement regardent ces résultats ce soir, ils se disent « Ah tiens, percer du rassemblement national au Sénat, ça veut dire quelque part, en tout cas, ça présage peut-être de quelque chose d'important pour Marine Le Pen dans sept mois.
–
Oui, c'était assez logique que ça se retrouve, d'abord parce que c'est le reflet de l'opinion, on le voit évidemment dans les sondages, on le voit aussi élection avec élection, et c'est aussi évidemment la conséquence du corps électoral de ces élections sénatoriales, c'est la conséquence en particulier des élections municipales, et donc on retrouve logiquement l'impact des élections municipales, et donc il était assez naturel que ces élections se traduisent ce soir par une avancée du Front National, et par le fait que le
Rassemblement
National soit désormais en situation de constituer un groupe au Sénat, c'est évidemment une des informations importantes à la soirée. – Mais intellectuellement, est-ce qu'on peut se
projeter justement sur 2027, avec ce résultat ce soir ?
–
Alors, c'est compliqué d'extrapoler, parce que le corps électoral ne sera pas le même, et les enjeux ne seront pas les mêmes non plus. En revanche, ce que nous dit l'élection de ce soir, et les nouveaux équilibres qui sont en train de se mettre en place au Sénat, pour aller un petit peu dans le sens de ce que disait Bruno il
y
a quelques instants, c'est que le Sénat va beaucoup compter en réalité, à partir de l'an prochain. Lorsqu'il y aura un nouveau président de la République, et potentiellement une nouvelle majorité, ce n
'est
pas certain, cet équilibre politique du Sénat tel qu'on l
'a
aujourd'hui, avec une majorité de droite et du centre, assez claire pour le coup, malgré la progression du Rassemblement national, va jouer un rôle politique important. Et il faut quand même aussi observer quand même que si on s'en tient à une stricte définition de ceux qui se présentent comme macronistes aujourd'hui au Sénat, ils étaient une vingtaine, ils vont être une quinzaine ou un peu moins sur 348 sénateurs,
et ça, ça
dit aussi quelque chose de l'état de l'opinion aujourd'hui. –
Ça paraît
dur, M. Arnaud, vous pouvez vous dire « rassemblement national »,
ça
a l
'air
de vous écorcher la
gorge de te le dire. Pourtant, vous avez dans le
CNT chez
BFMTV. – Il s'est repris. – On est dimanche soir et vous êtes fatigué, je n'en sais rien. – Il
s'est
repris.
– Oui, non, mais ça, c'est pour
les gens qui nous détestent, qui disent « front en pensant
nous offenser ». – Ça arrive, non, mais pas. – Non, mais ça arrive, il s'est repris. – Ce que vous dites, c'est un peu
absurde et insultant. –
Oui, pardonnez-moi, je défends,
pardonnez
-moi mon
copain
et mon
collègue. –
Non,
mais c'est pas du tout… – Vous
ne faites pas de FMTV,
non ?
– Non, non, mais… – Vous faites à chaque fois que je fais un débat avec
vos
copains, je ne peux pas passer une. – Non, mais
c'est
vous,
là.
– C'est pas à la
hauteur
du débat.
C
'est pas
du tout son.
– Vous avez de la chance de jamais faire de l'adjuste. – Ce que vous pensez de
ma personne, j'en ai rien à cirer.
– Non, non. – Je veux
dire que si, je trouve que c'est pas à la
hauteur. – On était loin de la
main ouverte,
de
la
main tendue, de la chaînette.
–
On n'entend
rien, là,
franchement. – C'est une habitude du plateau, c'est que quand on ne veut pas laisser
parler quelqu'un, vous passez
au
-dessus.
Donc
j'essaye de pouvoir m'exprimer
calmement. – Ah
non,
non, vous vous attaquez à mon frère et à mon collègue. Je le défends de façon la plus geste aussi. – On peut plus s'adresser aux journalistes dans la France pour dire qu'on l'attaquait.
Je ne
peux
pas dire que le lapsus, avec l'ancienne c'est de M.
Arnaud,
et sa connaissance des dossiers, je trouve ça un peu fort de café.
–
Mais il s'est repris.
– C
'est attaqué de dire ça, dis
-donc, il
va
falloir
un jour aller sur le terrain, parce que vous restez des vraies agressions
que vos confrères
subissent et que je condamne.
– Vous inquiétez pas, je vais sur le terrain. – Là, vous en faites des caisses, c'est pas grand-chose. – Non, mais oui, mais vous, vous êtes toujours pour faire la vidéo. – Allez, on passe à autre chose. – Non, mais on passe à autre chose.
–
Que
vous ayez une bonne... – Finalement, ce jour, j'en ai un ancien, je
dis que je passe à
autre
chose. – Les Français s'en fichent. – Je dirais quoi, Mathieu Vallée ? – Mais moi, je ne s'en fiche pas. – On avait un vrai débat. – Le débat se passe bien, vous ? – Le débat se passe bien. – Mathieu Vallée, franchement, Mathieu Vallée, le débat se passe bien. – Genre
le plateau tout
contre moi. – Mais non ! – Mais posez-vous des questions, monsieur Vallée ! – Posez-vous des questions, c'est macroniste, visiblement. – On essaie simplement d'avoir un débat.
On avait un débat de fond qui était plutôt intéressant.
Est
-ce qu'on peut revenir
à l'essentiel du sujet ? – Est-ce qu'on se vient nommé
les choses ?
Camus disait que vous nommé les choses. – Ça y est, c'est fini.
–
C
'est repris,
tirons, c'est repris. – Reconnaissez-le, et
puis passez à autre chose. –
S
'il vous plaît.
–
Il y avait quatre avocats, dis donc. –
Allez, on passe à autre chose,
monsieur Vallée, on peut le faire. – Comment ?
On peut le faire, on passe à autre chose. – Je
ne
suis
pas votre élève, madame Tévenu.
– Non
mais… –
Il
faut rester à votre place. –
C'est pénible. – C'est pénible. – Si c'est pénible, vous ne m'invitez plus, c'est pénible.
–
Vous
ne
m
'invitez plus.
–
Non mais moi, je ne m'occupe pas des invitations.
– D'accord, alors faites pas de remarques comme
ça.
– Non mais ce qui est intéressant dans ce que disait Thierry,
c'est que oui, le Sénat va avoir un rôle important par rapport à votre question de qu'est-ce que ça va changer pour les Français. Pourquoi ? Parce qu'en plus la personnalité de Gérard Larcher, qu'on a vu quand même quelques-unes, là ce soir il a annoncé sa candidature, 18 ans de présidence en vue, l'année prochaine c'est son quatrième président de la République, il a vu toutes les alternances. Donc il aura un poids considérable, surtout sur ce groupe LR qui est tiraillé justement entre sans doute tenté par l'union des droites d'un côté et la politique pour certains qui était tentée par le macronisme.
Donc il va devoir garder ce groupe uni d'une manière ou d'une autre et ça va être sans doute très intéressant de voir comment, même avec 15 élus, le groupe RN va essayer de grignoter aussi dans cette droite sénatoriale. Donc le moment entre aujourd'hui et l
'élection présidentielle va être assez important. Alors cette image ce soir en direct qui est extrêmement importante, on part du côté du Champ de Mars, regardez, ce sont les pompiers qui sont devant la tour Eiffel et qui vont justement manifester pendant trois jours. Ils ont ramené d'ailleurs cette réplique d'un Canadair juste derrière eux pour dénoncer finalement le manque de moyens et ça rejoint ce qui se passera mardi puisqu'on s'attend à un mardi noir dans la fonction publique. Voilà, c'est ça aussi, c'est l'accumulation des colères qui est en train d'avoir lieu dans le pays, surtout les Français. Je
vous le dis avec une très grande simplicité, chaque année on nous annonce des nouveaux Canadair, il n'y
en
a pas. C'est dix ans de macronisme, 3500 milliards de dettes, 1510 milliards de dettes supplémentaires et malheureusement, des services publics à l'os, des services publics que les Français aiment, je pense à l'hôpital, je pense aux services de sécurité, je pense aux pompiers qui sont dans le plus grand dénouement, enfin je veux dire, comment assumer ça ? Moi-même, j'ai demandé à ce que l'Union Européenne puisse prendre le relais avec le dispositif de solidarité européenne pour que nous puissions y compris avoir des Canadair en France. Il y a trois projets de Canadair et je m'aperçois qu'il y a beaucoup de blabla sur les plateaux de télévision. Les Français à chaque fois craignent
les
méga feux de l
'été et rien n'avance. Mais au-delà finalement des pompiers, on sait qu'il y aura d'autres professions qui sont dans la rue, on sait que mardi, ça sera justement, Thierry, vraiment un événement important et qui est redouté par le gouvernement avec, on le redit, le prix à la pompe, on est toujours à 2,50€ le litre plafonné, au mieux, 2,25€, mais on s'approche en tout cas des 2,50€, donc voilà, il va falloir aussi gérer cette crise-là. Alors on ne s'approche pas des 2
,50€, on
les a
dépassées, je peux vous dire, pour avoir fait le plein aujourd
'hui, on a juste un service à
Paris, donc il n
'y
a pas de problème là-dessus. Mais c'est intéressant de s'arrêter une seconde sur ce mouvement des pompiers, c'est ce qu'ils appellent eux-mêmes le camp de la révolte. Quand on arrive à une situation où les pompiers se révoltent pour employer leur propre langage, ça nous dit effectivement quelque chose de l'état de la société bien au-delà des pompiers bien sûr. Et le cœur de leur revendication, c'est ce qu'on va retrouver dans tous les mouvements des prochains jours et des prochaines semaines bien sûr, ce sont les conditions de travail, ce sont le salaire, c'est le matériel dont ils disposent, les moyens simplement très concrets qui sont mis à leur disposition pour faire leur boulot.
Leur boulot qu'on leur demande de faire, qui sort de plus en plus, qui s'écarte de plus en plus, en tout cas c'est ce qu'ils disent du travail en particulier des pompiers, puisqu'ils disent de plus en plus par exemple on fait le boulot du SAMU et pas le boulot des pompiers, qui est quand même a priori, même si on est supposé
intervenir en tant que premier
secours.
Il
manquait des casques,
il
manquait des masques, il manquait
justement…
Et effectivement il manque beaucoup de matériel. Et puis il y a aussi quelque chose qu'on a commencé à évoquer au moment des incendies, mais qui est très présent dans leurs revendications à juste titre, c'est les interrogations, et c'est lié au matériel que vous évoquez, à l'impact sur la santé. Lorsqu'on intervient sur des incendies, qu'on respire de la fumée pendant des jours et des jours, est-ce qu'on est vraiment équipé, est-ce qu'on a les masques qu'il faut, est-ce qu'on est suivi ? Donc tout ça nous dit beaucoup à la fois de ce que vivent les pompiers et de ce qu'ils ont vécu ces derniers mois, mais aussi un reflet encore une fois du cœur des revendications qui nous attendent.
–
Mais la journée nationale d'action publique auxquelles se jointent les pompiers en colère, c'est une journée qui va être importante. À Paris,
ils
attendent pas loin la pratique de police, ça attend peut-être à 100 000 personnes qui peuvent manifester. C'est une grosse journée,
c
'est un moment qu
'il
n
'y en
a pas eu comme ça, et surtout le mouvement des pompiers qui débute va donner de l'ampleur en fait, ils se raccrochent à ces journées, ça va donner de l'ampleur à la contestation. Ils sont divisés quand même les pompiers, dans les revendications il y a ces syndiqués,
ils
sont assez divisés, il y a ceux qui sont maximalistes, qui veulent quasiment un doublement du nombre des pompiers actuels, et puis il
y
a d'autres qui pensent que, ce qu'il faut savoir c'est que les pompiers… – Mais il y a les policiers…
– Voilà, exactement, ça va
faire
un peu boule de neige, ça peut faire boule de neige, le gouvernement craint ça.
– Attention parce qu'on va vous taxer de mentor cet été quand on a dit qu'il manquait des canadaires, il y en a deux qui doivent être livrés visiblement en 2028, deux autres en 2031 ou 2032, vous imaginez les durées attendues, parce qu
'ils
ne
sont
pas produits sur le sol français, donc ça c'est un vrai sujet, cette souveraineté industrielle que nous, nous défendons…
– Mais au-delà des pompiers, c'est toute la fonction publique, est-ce que ça ne traduit pas
l
'impuissance quelque part ? – Moi j'aime bien être dans
le concret, quand j'ai entendu, parce que ceux qui en parlent le mieux c'est les sapeurs-pompiers, qu'ils soient professionnels ou volontaires, la réalité c'est que les cagoules, soi-disant antifeux, n'étaient pas adaptés pour les méga-feux, et la longévité, la durée des interventions qui finalement ne filtraient pas les particules et ne jouaient pas l'euro ce qu'on a
fait, il n'y a pas qu'à
attendre les méga-feux cet été pour savoir ça. Et moi j'ai entendu, mais peut-être que M. Judi a eu d'autres syndicats que je n
'ai
pas entendus, parce qu'effectivement l'actualité est tendance, moi j'ai entendu aussi qu
'ils
réclamaient des recrutements pour être suffisamment
nombreux. – Oui, 21 000. – 21 000 à savoir, exactement. – Ils l'ont dit chez M. Muniz, mais
en fait, bon après ils sont un peu divisés entre eux, mais c'est énorme en fait, ce
qu'ils demandent
comme nombre de…
– Vous avez raison
de le rappeler, sur les policiers,
ils
ont manifesté, vous l'avez couvert, puisque moi j'étais en tant qu'élu, Rassane Vincent a été une quinzaine d'élus pour les soutenir, c
'est
dommage d'ailleurs que tous les partis n'étaient pas présents, il y avait effectivement le parti représenté par vous-même devant l'Assemblée, j'aurais voulu voir des socialistes, parce que la police elle appartient à personne, elle appartient
à la nation. – Je soutiens la police républicaine, toujours. – Mais elle est
toujours républicaine, donc renseignez-vous, je crois que vous êtes encore à la télé en noir et blanc comme vous le dites, mais la réalité c'est que les policiers et les gens, quand vous les écoutez, demandent juste des conditions, des moyens et des outils pour pouvoir travailler, et surtout l'application de la loi que nous avons votée, cette fameuse d'opni, je termine juste sur
ça parce que… – Après il y a plus d
'argent, on va vous dire ça.
–
Écoutez bien,
les 15 milliards qu'on a votés sur 5 ans, et je terminerai par
là,
M.
Soixi, je pense que ça va intéresser vos téléspectateurs, aujourd'hui 90% du budget du ministère à l'intérieur, enfin pour la police, c'est la masse salariale, vous savez l'investissement qui sert à faire les commissariats, les brigades de gendarmerie, acheter des véhicules, acheter de l'armement, acheter des tenues, qui est une catastrophe, le marché de la tenue Uniforce, au passage, c'est un échec en termes de marché de l'habillement, et bien c'est moins de 3% du budget, donc vous comprenez pourquoi les policiers roulent dans des charrettes, que ce soit des Jumpy, des Berlangos, pardon je défends Peugeot et Citroën, mais face à des grosses cylindrées qui font des refils d'optempéries, vous reconnaîtrez qu'entre une BM et un Berlangos,
c
'est compliqué de faire respecter la loi et de protéger les gens. Donc oui,
les gens du terrain
aujourd'hui,
il
faut comprendre que les
technos ont mené le pays dans le mur, et les technos c'est Emmanuel Macron, qui, dans sa application politique, a fait du mal à nos institutions. Quand tout le monde est dans la rue,
c
'est qu'après les agriculteurs, les policiers, les gendarmes, les saveurs au pied,
ça fait
quand même du monde.
Prisca Tévenot, c'est pas juste là-dessus, justement.
Non, je cherche vraiment une solution, c'est pas pour vous attaquer personnellement. Je suis content
en tout cas que ça
soit très
bien, et
c'est très
bien comme ça. Oui, je défends mes convictions.
Et les téléspectateurs qui nous regardent sont très contents de voir
justement l
'apaisement sur ce tableau, et j'en suis ravi. Prisca Tévenot.
Ça
continue.
Non, ce que je disais, non. Effectivement, on peut débattre, et c'est important qu'on débatte à la veille d'un moment qui est important aussi bien pour l'Assemblée que pour le Sénat renouvelé, c'est le budget. Bien sûr. Et donc moi, ce que j'entends, c'est plutôt rassurant du coup. Ça veut dire qu'on n'aura pas de menaces de censure, de menaces de bordélisation, de menaces d'empêcher de mener des réformes.
Mais
écoutez, parce que
c'est ce qu'on vit. Je suis pas vraiment sûr.
Ben non,
mais
attendez, moi je le prends. Je le prends là pour peut-être content. Ça fait deux ans à peu près qu'on a absolument, avant même que le débat budgétaire arrive à l'Assemblée nationale, pas simplement la LFI. Depuis deux ans,
on
a la LFI et le Rassemblement national, qui main dans la main font quand même une majorité absolue à l'Assemblée nationale, qui nous menacent d'enlever des réformes, la réforme des retraites l'année dernière,
et
d'augmenter la fiscalité pour tous les Français, sans quoi ils sont pas contents. Donc moi, ce que je prends là, peut-être, peut-être, et vraiment j'y vais avec un sentiment d'apaisement et d'optimisme un peu, ça peut arriver. Mais il faut, on est obligé de l'être.
Ah oui, à l'Assemblée, on fait des propositions, vous ne votez pas. Et c'est pour ça
que je dis que j'espère que pour une fois, on pourra commencer vraiment le débat sur des sujets de fond qu'attendent effectivement nos forces de l'ordre, nos forces de secours. Et là, M. Calfon, je suis désolé, mais la police est toujours républicaine. Et oui, quand ils ont défilé devant l'Assemblée nationale, j'ai été les voir parce qu'il est important de les soutenir et ils portaient des sujets extrêmement importants et simples. c'est l'augmentation des moyens pour qu
'ils
puissent travailler. Et nous devons pouvoir y répondre, franchement, pendant le débat budgétaire qui va avoir lieu.
Bon, écoutez, les socialistes ont pris leur responsabilité dans le dernier budget et
cette
fois-ci, ce que
je souhaite... Vous avez fait abandonner la
réforme des retraites.
S'il vous plaît,
bah
écoutez, vous nous l'avez octroyé, parce qu'on a sorti 600 000 personnes de travailler plus longtemps avec le dos cassé. Donc
c'est ça qu'on a réussi
pendant...
Si vous commencez la discussion budgétaire comme ça, vous
ne risquez pas de trouver les socialistes. La
réalité, c'est que sans le Parti Socialiste, le budget,
c'est... C'est juste la réalité. Mais on
aurait pu faire autre chose que
simplement... Si vous n'êtes
pas content
de faire les
compromis
à l'issue de ce que les gens votent... On a fait des compromis. Alors, M. Calfon, pour le coup, on a fait des compromis. Pour le coup, nous, on a fait des compromis. C'est autour de France-François.
L'adoption du budget ne
vous intéresse
pas. Moi,
si. C'est à votre tour.
Allez-y. Les choses sont pour nous extrêmement simples. Les choses sont extrêmement simples. Il y a un climat, finalement, de fronde qui est tout à fait justifié. On a parlé des pompiers. On a parlé des agriculteurs. Il n
'y
aura aucune mesure, chez nous, que nous soutiendrons et qui, finalement, rendront la vie plus dure pour les catégories populaires. Et ça, ça veut dire quoi ? Je prends un élément qui a été avancé ce matin, je crois, par le Premier ministre. Ça veut dire que, par exemple, dans les 211 milliards de cadeaux fiscaux qui sont faits aux entreprises, il va falloir un petit peu raboter. Parce que je vous donne un exemple sur les allégements de cotisations sociales. Au-delà de un sismique, ça coûte 15 milliards d'euros. J'ai entendu tout à l'heure le Premier ministre expliquer, ou dans une déclaration, qu'il fallait aller regarder aussi, de ce côté-là, des exonérations faites aux entreprises.
Pour avoir un peu plus de net pour les employés. – Nous,
on
a une proposition, Raphaël Guzman a une proposition présidentielle qui consiste à, finalement, prendre sur les méga héritages pour rendre du salaire net. Oui, c'est important. Mais je constate simplement que, dans tout ce quinquennat, il y
a
eu des allégements fiscaux extrêmement importants qui ont été faits à l'endroit de ceux qui y avaient. Et pour ceux qui sont fonctionnaires, et pour ceux qui sont les bas salaires, la vie est extrêmement difficile. –
Est
-ce que vous allez censurer, alors ? – Moi, je viens
de
vous
dire… J'ai entendu,
il
y
a un débat, il y
a
un débat au sein du Parti Socialiste. – Voilà.
–
D'accord, mais vous savez, c'est un parti démocratique. Je sais que ça vous surprend, comme les
lapins pris dans les phares d'une voiture… – François Calcon, il y a quand même
un changement par rapport à l'année dernière. – Oui, c'est vrai. – Par la voix d'Arthur De Laporte, j'ai entendu. L'année dernière, la doctrine, c'était mieux vaut un budget amendé, c'est la valeur
du Parti Socialiste, plutôt
qu'un mauvais budget, plutôt que pas de budget du tout. –
Et j'ai vu que le
Président
de Groupe… –
Et
j
'ai
vu que
le Président de Groupe…
– Et donc, tout ce
qu
'il
vient de dire avant ne compte
pas du tout. – Et j'ai vu que le Président de Groupe… – Bah oui ! – Soit ça en fait de la polémique,
soit ça
intéresse d'avoir un budget ou pas.
–
Non, c'est
un
vrai débat, monsieur Calcon. –
Je crois que c'est un vrai débat, à publier un certain discours de la méthode et des conditions qui revient à ce que je dis. S'il y a de la solidarité, s'il y a du retour pour les fonctionnaires, s'il y a du retour pour le pouvoir d'achat et qu'on sait prendre l'argent là où il est dans le cadre d'un
compromis. – Si c'est un
budget socialiste,
vous
le votez.
–
Donc, il n
'y a
pas de compromis.
– En gros,
en fait…
– C'est
tout, vous
voulez.
– Allez expliquer aux Français
qui payent leur licence 2 ans ou 5 ans. Allez expliquer
aux fonctionnaires que quand on leur donne un peu,
c'est le socialisme. – François Calcon, vous
citez Raphaël Glucksmann. Moi, si j'ai bien lu Olivier Ford dans la tribune dimanche ce matin… – Pour comprendre Raphaël Glucksmann,
il
ne faut
pas lire Olivier Ford, je pense.
–
Non mais… – C'est tout à
fait
la même chose. – Jusqu'à preuve du contraire.
–
Jusqu'à preuve du contraire, Olivier Ford, le premier secrétaire du PS, est député socialiste.
Il
siège à l'Assemblée nationale et il ne prend pas vraiment le chemin d'aller vers un
compromis avec
le
Premier ministre. –
Vous
faites bien m'interpeller. – Et il met la barre
à un niveau qui me laisse penser que…
– Moi, j'ai lu ça dans un excellent oral qui s'appelle la tribune. – Et moi, il faut pas… – Et j'attends
de voir, et j'attends de voir, parce qu'il
y a
eu un débat l'an dernier au sein du groupe socialiste, j'attends de voir la décision qui sera prise. Moi, je souhaite
que… – Monsieur
Calfon, on peut… Non mais c
'est
un vrai
débat. Par
rapport à ce qui s'est passé l'année dernière, le seul et unique groupe qui a accepté de faire du compromis pendant le budget, c'est le mien. –
Ah oui ? – Parce
que tout
ce qui a été… – C'est pas ce que les gens ont compris, mais bon.
– Bah, je vous le dis, parce que vous n'êtes pas à l'Assemblée nationale, vous êtes au Sénat, et donc je vais vous
traduire
un peu…
–
Au Parlement,
en
plein, mais je m'intéresse
à l'actualité de mon pays. – Ah oui, pardon, vous étiez au Sénat avant. – C'est encore plus loin. – Vous
étiez encore
plus loin. Et donc,
c'est peut-être pour ça que vous avez un mauvais éclairage, mais je suis là pour… on est là pour en parler. Tout ce qui a été mis dans le budget l'année dernière étaient strictement les demandes du Parti Socialiste.
– C'est vrai ?
–
S
'il n'y avait pas la moindre virgule copié-collé, c'était censure et
c'était rejet du budget. – Vous faites le budget avec le RN ou avec nous ?
–
Ou il n'y en aura pas. – Oui, mais ça marche. – Oui, mais ça marche. – Oui, c'est ça qui montre ça. – Et donc, le budget… – C'est quoi ça, soit la censure ? – C'est une
petite société ?
– Moi,
je préfère qu
'on
fasse un budget au regard de l'Assemblée nationale telle qu'elle existe aujourd'hui,
c
'est-à-dire une Assemblée nationale plurielle, diverse, mais personne, nous ne voulons plus… – Ça va être
un budget un
peu au rabais, Bruno Lili, cette année, on n'a pas non plus. – D'abord,
c'est un budget réversible, a dit Sébastien Lecornu. Qu'est
-ce
que ça veut dire
? C'est un budget en gros
pour six mois ?
–
Pour
six mois.
–
C
'est un budget pour six mois, parce qu'il faut un budget, pourquoi ? Parce que le président ou la présidente qui arrivera voudra faire un budget rectificatif s'il y
a
une loi spéciale, il n
'y
aura pas de budget rectificatif sur une loi spéciale, donc c'est deux budgets. Donc en fait, au fond, à part Jean-Luc Mélenchon qui dit « on va y aller, tout ça,
on
fera, on fera », non, il ne fera pas, il ne
fera
pas, il a besoin aussi d'un budget. Et donc, on voit bien que du côté du Rassemblement national, Marine Le Pen a assoupli sa position et peut laisser passer le budget, on va dire qu'elle ne votera pas pour, ce n
'est
pas du tout ça, mais son intérêt, c'est quand même que ça se fasse, et envoyer au passage un signal vers nos créanciers qui, quand même, nous permettent d'avoir l'argent suffisant pour faire vivre l'État chaque
année. – 100 milliards
par an. – Exactement. Donc, oui, c'est plutôt la solution, et on voit bien que du côté du Parti Socialiste, pas de bol avec le calendrier, la primaire a lieu en pleine discussion… –
C
'est
vrai que ce n'était pas
terrible, ça.
– … budgetaire, et donc ça, ça empêche…
–
Non, mais… – Ça empêche tout d'accord, ça
empêche… –
Le
candidat, c'est un choix entre Jean-Luc Mélenchon,
c'est plus… – Oui, mais Samy,
c'est qu'il faut 70 jours, la discussion budgetaire va durer 70 jours, et au bout de 70 jours, on constatera qu'il n
'y a
pas de budget. – Vous voyez à caisser, Thierry. – Et voilà.
– Oui, parce que c'est effectivement un budget qui a la particularité d'être un budget réversible, comme l'a dit Bruno, et donc, en fait, chaque position de chaque groupe sera prise en fonction de qu'est-ce qui est d'un côté acceptable pour mon électorat et en fonction de mes positions, et de l'autre, c'est pas mon intérêt de faire capoter le processus parce que j'ai besoin, effectivement, d'un budget plutôt qu'une loi spéciale parce que je veux pouvoir, après l'élection présidentielle, avoir la main sur une loi de finance. – On
va
perdre de temps. – Et pour avoir la main dès le lendemain des législatives, en l'occurrence plutôt que de la présidentielle, il faut que ce budget passe et ça…
–
Mais est
-ce que, par exemple, la base électorale du Rassemblement national ou des socialistes pourrait reprocher à tel ou tel groupe politique à l'Assemblée de finalement voter un budget, en tout cas
de ne pas le
censurer ?
– Non mais il y a eu deux choses. – Il y a eu deux choses.
Un, ils ne le voteront pas.
–
Mais oui,
ils ne le voteront pas. – S'abstenir, c'est pas la même chose que… – On
est
d'accord. – C'est pas la même chose que voter la structure.
Et ça n
'a
pas
le même sens. Et
ensuite, oui, dans une certaine mesure, on peut reprocher de laisser passer un budget entre guillemets Macroniste. Mais on peut aussi, Samy, reprocher d'avoir planté le processus et de créer le bazar pour rester
poli parce que la France se
retrouve
sans
budget. –
Sur les marchés, sur les
marchés
financiers…
– Donc il
y
a aussi
un enjeu
de responsabilité.
–
Je pense, Thierry, qu'il y
a
une ligne rouge et sans doute que ce sera celle qui sera aussi, en tout cas sûrement celle du Rassemblement national. On verra pour le Parti socialiste, mais le Parti socialiste est engagé dans autre chose. C'est l'affaire de la désindexation des retraites.
–
Des retraites,
oui. – Ça, c'est sûr. Mais c'est sûr que là, pour
le coup…
– Alors, vous, c'est votre ligne rouge. – C
'est quand même important. Je trouve qu'on n'en parle pas assez. Vous avez vu que pour les… Parce que le gouvernement, M. Lescure, le ministre de l'économie, ou même M. Lecornu, il dit qu
'on
ne touchera pas aux petits retraités. Mais 1260 euros à 2049 euros, ils vont sous-indexer par rapport à l'inflation les pensions. Donc ça veut dire que déjà qu'ils gagnent des clopinettes, certains retraités. – Non.
–
Mais en plus… Non mais je vous parle des retraités. 1260 euros jusqu'à 2049 euros. Faites pas l'offense, comme M. Lescure, de dire
combien… – 2000 euros de pensions en plus de tout le patrimoine qu'on a accumulé sur 40 ans, c'est pas mal. – Ça ne vous ressemble
pas à M. Léros, c'est que j'ai dit 1200 à 2000 euros. Et en fait, ça sera un décret qui va déterminer des techniques, un coefficient. Donc un décret, c
'est
le gouvernement qui le publie, vous le savez. Donc c'est le gouvernement qui va décider en fait de comment va progresser les pensions de ces petits retraités sans mépris. Évidemment, parce que nous, on veut les défendre. – Mais ce
que dit le Président,
tout le monde va devoir contribuer. –
Mais par contre, il y a
raison, M. Jeudy, c'est que Marine Le Pen l'a dit à nos universités d'été au Touquet, c'est que si on l'inspire, et c'est notre but évidemment, je suis un peu ironique à vouloir être aux responsabilités, et je voulais compléter votre propos, c'est que si c'est une loi spéciale, il faut tout recommencer quand l'Assemblée va être réélue et renouvelée mi-2027, ça nous mène fin 2027, après il faut repréparer
le projet de loi. – Donc
vous ne vous empêcherez pas, quoi ?
–
Non,
non,
on
va défendre nos
convictions, et on va défendre nos idées, et Mme Tevenot
pourra revoir, parce qu'elle le sait
bien,
elle pourra revoir qu'on a des contre-budgets, il ne
faut
pas nous l'enlever qu'on propose chaque année, vous soyez d'accord ou pas, ça c'est votre droit, mais on propose un contre-budget chaque année, on va le reproposer dans quelques semaines avec Marine Le Pen, Jean-Dame Nardella, Jean-Philippe Tanguy, mais la réalité c'est qu'on va tout faire pour être constructif comme on le fait habituellement, mais il faut aussi penser à la suite, et il faut penser à l'intérêt du pays, et vraiment, c'est ce nous à quoi nous pensons réellement, vraiment, et je pense que dans nos votes, vous parlez de notre bilan et j'en termine là, c'est vraiment ce que nos votes montrent, ça nous arrivait de voter des choses des macronistes,
des
propositions de
loi,
des projets de loi, qui allaient dans le sens des français, sur lesquels on ne
peut
pas se payer le luxe d'attendre une
prochaine élection. – Les impôts ça n'a pas dans le sens des français. – Mais
les impôts madame, on a proposé
57
milliards d'économies que vous n'avez pas voulu faire
sur la même dépense. – 15 milliards de
plus avec la LFI,
si
ça vous gêne à chaque fois qu'on le dit,
mais c'est une réalité. – Non, ça ne me gêne pas du tout. – En revanche, le vrai sujet
que vous venez de dire, Monsieur Vallée,
c'est
effectivement important. Là, ce que j'entends a priori, c'est que le Rassemblement
national,
a priori, le Rassemblement national ne censurera pas le gouvernement. –
On verra. –
Je le dis encore une fois, a priori, je
n'enregistre pas l'avenir,
et c'est le choix de votre famille politique, parce que c'est vrai que c'est un budget pour six mois, et le pire des budgets, c'est celui qu'on n'aurait pas, pour toutes les raisons qu'on a invoquées tout à l'heure, notamment nos forces de l'ordre, les services… – Les
agriculteurs,
ceux
qui vont faire le plan tous les jours également. – Exactement, tous ceux que Monsieur
Calfon ont cité tout à l'heure. Maintenant, la question, c'est « et après ? » parce que c'est bien de le dire pour six mois, mais « et après ? » Et la question que je repose, par exemple, pour les retraités, c'est « vous allez faire quoi après ? Vous allez aller sur votre système de retraite tel que Jean-Luc Mélenchon le veut à 60 ou 62 ans ? Et là, vous plantez le financement
de notre… » – Oui, mais enfin bon… – Mais non, mais en fait, vous avez réussi… – Vous avez
réussi…
– C'est
vrai que sur ça,
vous
êtes d'accord, vous avez un point
comment. – Vous avez du côté des
Français, vous êtes du côté de ceux
qui… – Moi, c'est du côté de notre solidarité nationale. –
Et
c'est ce
qui
explique l'échec
de vos politiques… – La solidarité nationale. – Et
vous pourriez faire des karaokés, vous avez une voix de barre un peu… –
Oh, mais il
ne
vous a pas coupé,
là ! – Non, non, mais… – Non, mais on a interrogé sur la forme de retraite. – Oui, mais il ne veut pas s'en débattre. – Il ne veut pas s'en débattre. – Non, mais c'est vrai,
un
dialogue…
–
Une force qui ne gouvernera pas, une force qui…
–
Vous êtes bien loin de gouverner, soyez modestes. – Non, mais allez-y, après… – Non, mais Mme Tévenot, je réponds à l'heure bien,
parce qu'elle m'interrogeait, j'avais l
'impression que c'était… – Oui, oui, non, mais c'est vrai. – J'ai fait juste de répondre.
Et je vais même répondre vite. Oui, on fait le choix. Vous avez le choix de vous dépenser de l'argent sur d'autres sujets. Nous, on fait le choix de dépenser de l'argent pour les gens qui ont commencé à travailler de
20 ans,
qui ont 40 annuités. Et, mais on l'a déjà dit, la spéculation,
c'est 12 milliards. – Mais quand j'aurai le droit de parler, quand vous me le donnerez… – Si vous voulez bien laisser finir Mathieu Vallée,
après je vous donne la parole…
– Non, mais moi, je
réponds juste aux questions, parce que la petite idée qui est pour dire qu'ils n
'ont
pas d'idée de financement, on a fait un contre-budget l'année dernière, mais on va le mettre à jour, parce qu'avec vos nagris, vous augmentez la dette.
Mais,
par exemple,
c
'est
12 milliards… – Madame, vous avez posé une question.
– Non,
non,
la
nagris, c
'est la 1400 milliards de dette que vous avez fait avec M. Macron en 10 ans.
Je
sais que ça, ça vous gêne, par contre, mais il
va
falloir l'assumer.
– Non, non, on a
protégé les Français
pendant l'inflation, on a protégé les Français pendant l'inflation… – On est à genoux dans les Français, dont la moitié sont étrangers, j'avais pas ça sur les Français. – Et regardez ce qui a été demandé
pour le Rassemblement national pendant toutes ces périodes-là, c'est plus, plus, plus, plus, et encore plus
de dépenses. – Si vous avez
écouté
M. Tévenot,
si on
a
fait des
économies sur l'immigration, mais sur les retraites… – Ce n'est pas un débat entre l'arrêt et les renaissances. Nous assumons
que les gens qui sont cassés par travers
à l'âge de
20 ans
puissent partir du financier. – Comment dire financier ?
–
Par
la lutte contre la spéculation,
par la lutte contre les dépenses et à l'immigration, par les agences numériques.
–
Allez-y. –
Ils m'ont épuisé,
là, tous les deux. – Allez-y, mais c
'est
normal, il est 23h43. – On met bien ce budget. – Bon,
allez.
– Une tisane Olympe.
– Vous êtes d
'accord
? – Quand je parle pas avant de m'en approcher, – Pourtant, vous êtes d
'accord
sur les 69 ans
?
– Il a dit
la même chose que vous
sur les retraites. – Vous sur la retraite, vous êtes d'accord avec vous ? – D'accord, on va bien dormir. – Vous êtes d'accord avec vous ? – Arrête
sur
les retraites. – Allez-y, François Califont. – C'est de ma faute, c'est de ma faute.
–
Donc,
les choses sont tout à fait simples. Monsieur Macron est bien plus sage que vous, puisqu'il a expliqué que, un, il avait planté sa première réforme dans son premier quinquennat et qu'il n'avait pas réussi à faire entendre sa seconde réforme dans le second quinquennat. Ensuite, nous, nous avions demandé qu'il
y ait
une conciliation. C'est comme ça qu'il
y a
eu le conclave. Le MEDEF a refusé, pensant qu'il aurait une meilleure Assemblée nationale et un meilleur pouvoir en lien avec vous, ce conclave. Nous, nous souhaitons qu'il y ait les compromis nécessaires. La vérité de votre système, c'était tout simplement qu'il était inégalitaire. –
Vous proposez
quoi, vous
?
– Nous proposons, par exemple, de quitter l'âge de référence, de prendre en compte, finalement, la durée de cotisation. Ça, c'est quelque chose qui compte, comme ça peut être…
– Combien d'annuités ? Parce que nous,
on
est clair. Nous, c'est 60 ans avec 40 annuités avant 20 ans.
Et c'est 42
annuités.
– On ne va pas trop entrer dans la
technique
parce que… – Oui, oui, mais…
– Quand on n'est pas technique, on dit qu'on est charlaté. Et quand je suis technique, on nous dit qu'on est trop technique.
– Attendez, pourquoi vous…
– Moi, j'ai l'avis,
je veux juste… – Dans les deux cas, je ne suis pas
financé.
Dans les deux cas, on
reste…
–
Mais
il
a
raison.
– Mais dans
les deux cas, on reste un pays qui croit qu'on peut continuer à avoir la retraite à
70G. – Mais ça
ne fonctionne pas. Je vous dis que ça ne fonctionne
pas. La
démographie française fait que ça ne fonctionne pas
à 62 ans.
Vous regardez ce qui se passe dans tous les pays. Pourquoi on serait différent des Allemands ? Pourquoi on serait différent des Italiens
? – Donc, je
pense qu
'il
faut… –
Attendez, il faut aller au moins 64
ou 65 ans
pour que… – Vous avez même fait une telle règle. – Bon, la vérité,
je
dis une
phrase.
–
Il faut le
permettre…
– Et après, on passe à autre chose, une phrase. –
Ah bah, vous êtes
d
'accord qu'on doit partir
tôt ? – Mais
pas 62
ans !
–
Ce n
'est
pas
des débats comme ça autour de la
table…
– La vérité est toute simple, c'est qu'il y avait une réforme des retraites qui courait,
qu
'on pouvait même accélérer, qui s'appelle la réforme touraine, qui fonctionnait extrêmement bien. Il y
a
eu un premier quinquennat avec finalement une retraite à points qui n'a pas fonctionné, et on en est revenu à un système profondément inégalitaire. Il faut, ça a été dit, moi je pense qu'il faut reprendre l'ouvrage sur le métier, notamment de la capitalisation mutualisée, ça s'appelle le fonds de réserve des retraites, mis en place par Lionel Jospin. Monsieur Sarkozy l'a vidé, on aurait pu avoir une deuxième jambe qui distribuerait jusqu'à 200 milliards d'euros, pardon, qui serait capitalisée à 200 milliards d'euros. Et enfin, et enfin, il faut…
– C
'est pas à
quel
âge on parle ?
–
Bon, on passe. – Moi je vous réponds que pour les quartiers longues, et la pénibilité c'est 60 ans,
mais pour… – Ah bah comme nous alors ! – Information, pardonnez-moi, je vais reprendre
la parole, et on fera des débats sur les retraites bien sûr, avec grand plaisir, de façon très précise, et c'est important pour ceux qui
nous regardent. –
C'est
un
sujet majeur.
– Mais, information,
vous savez quoi
?
Je vais vous proposer de parler du pape pour un peu faire
redescendre cette pression.
Thierry Arnaud, information de dernière minute, puisqu'on apprend à l'instant en tout cas, que le chef de l'État devrait assister, va assister à la messe de demain.
–
Oui, c'est un peu la surprise de la soirée, puisque vous savez que le Président avait choisi de ne pas assister à la messe de la Concorde, et BFN TV est en mesure ce soir de confirmer cette information de nos confrères du Figaro, selon laquelle le Président assistera demain après-midi à Metz, à l'ultime messe présidée par Léon XIV
avant qu'il quitte le territoire français. – Et en même temps, j'y vais, et en même temps, j'y vais pas.
– C'est le rôle, c'est la place du Président en tout cas, Thierry ?
– Alors, écoutez, c'est plutôt à lui de répondre à cette question qu'à moi. On a bien vu qu'il
y
avait… – Non mais il y
avait
un débat, c'est pour
ça. – Il y avait
une difficulté, il était là à la messe de François à Marseille, il a choisi de ne pas aller à la Concorde étant représenté à la fois par son épouse – Ni
au Stade de France. – Ni au Stade de France.
– Il ne s'est pas rendu au Stade de France qui n'était pas une messe en l'occurrence.
–
Oui, c'était de veiller. – Et là, il a manifestement décidé de se rendre demain
après-midi à Metz. – Pour ça, il était d'accord
avec les positions de Nicolas Sarkozy ou Jacques Chirac qui n'avaient pas
assisté. – Absolument.
– Vous avez tapé un peu
fort sur le Président là-dessus. – Non mais attendez, il n'y a pas vu d'ailleurs
maintenant.
– C'est-à-dire, il a été… – Vous avez
critiqué, c'est vrai, le fait que le Président ne se soit pas rendu ni à la
France de la Concorde. – Non mais attendez, je
pense que comme il a vu les images populaires, les images qui ont fait du bien à notre pays, vous avez vu que 800 000 personnes, Concorde, Champs-Élysées la veille, au
Stade
de France pour la veiller avec M.
Armour de Vot. – En direct sur le BFM depuis deux jours.
– Pas une casse, pas une violence, pas une interpellation. Moi j'ai des policiers et des gendarmes qui m'ont dit que se faire saluer, se faire ovationner, se faire applaudir, se faire remercier, ça faisait longtemps que sur des dispositifs d'ampleur comme ça, ça manquait. –
Vous imaginez ce genre de scène sur un moment si spirituel,
de casse… – Des violences dans les mains. – C'était quand même pas trop l'ambiance en tout cas. – Attendez,
attendez, non mais je ne
l
'imaginais pas. Mais je suis juste factuel. Aujourd'hui, tout est prétexte à la violence. Dès qu'il y
a
une fête sportive,
dès
qu'il
y a
une fête nationale, pardon, mais aller dans les quartiers le 14 juillet, vous verrez que c'est la fête aux voyous, la fête des voyous qui font la fête aux policiers.
– Mais c'est une messe. – Mais non, mais
j'ai voulu dire, et j'assume, même si ce n
'est
pas l'avis que nous partageons, c'est la démocratie, même si certains ont du mal parfois, je dis simplement que sur un gros événement qui a rassemblé presque un minute…
– Oui, enfin bon… –
Non mais c'est bon, attendez,
parce
que c'est parce que ce n
'est
pas votre beurre antiflique qui marche pas comme les filles…
– Bon, allez-y ! – C'est pas les filles d'insultants. Donc la réalité, c'est que sur un gros événement comme ça, j'en termine là… – C'est
la place du Président d
'y
aller ou pas ?
–
Mais bien sûr ! Mais
nous Marine Le Pen et
Jordan Bardella étaient présents, parce que c'est d'abord… Non mais c'est quelqu'un qui représente le Vatican, c'est quelqu'un aussi qui représente l'une des plus grandes religions qu'on utilise dans le monde, il y
a
plus d'un milliard de chrétiens dans
le monde… – Mais on est dans une république laïque ! – Mais oui, la
France a des racines chrétiennes, je vous rappelle qu'on a un calendrier grégorien, mais
on a
un héritage… Oui, ben ça vous gêne,
mais… – François-Gazza… – Non mais c'est important de connaître les positions de chacun… – C
'est que je suis très content que ce soit bien passé, et dans un pays où à chaque fois on a des fous furieux qui saccagent tout, qui s'en prennent à nos policiers et nos gendarmes, je suis content d'avoir vu que oui, cette France qui s'est réunie en communion autour du pape, c'est la France qui respecte
nos lois, nos portes de l'arme,
et nos traditions et notre pays…
– Mais
vous avez le droit, mais vous avez le droit…
–
Donc… –
Je m'en
félicite,
je
suis
content d'Emmanuel Macron… – Est-ce que c'est
la place d'Emmanuel Macron d'aller justement…
–
Déjà, je pense que c'est un grand événement dans lequel si on n'est pas chrétien, moi-même je ne suis pas chrétien, j'entends un certain nombre de messages de tolérance, il y a des messages purement religieux, par exemple à Lourdes vis-à-vis de la grotte et les apparitions supposées de la Vierge, et puis il y
a
des messages plus politiques, je pense notamment à la visite du pape dans un centre pour migrants, dans le 18ème arrondissement, et que c'est un message qui, à mes yeux mais c'est très personnel, se rapproche d'un message évangélique de générosité, qui est tout à fait important. La deuxième chose quand même, moi je suis attaché à la laïcité, donc quand vous dites les racines chrétiennes de la France, moi je pense que la laïcité c'est la liberté de croire, elle doit être garantie ou de ne pas croire, alors bien évidemment qu'il y
a
des… je ne le nie pas, des origines historiques, et par contre je voulais rétablir quand même une vérité, parce que vos comparaisons sont insultantes vis-à-vis de ceux qui ne croient pas les mêmes religions, oui je n
'ai
pas observé…
Je
ne
peux
pas me
féliciter
que
ça
s
'est
bien passé.
S
'il vous plaît,
s'il vous plaît,
s
'il vous plaît, un peu de calme de
temps en temps,
je
ne
me
sens
pas. Allez-y, monsieur Garne, je
n'ai pas entendu que pour le grand pardon, le Yom Kippour, même pour finalement le ramadan, il y ait quelconque débordement. Donc tous les croyants doivent pouvoir croire sans problème, et il n'y a pas de débordement dans les fêtes religieuses. Donc votre comparaison…
Je parle
d'ordre public en général, monsieur Garne, mais
vous n'écoutez pas. Mais même en
matière d'ordre public, je n'ai pas entendu que dans les trois…
Je
n'ai pas entendu, si vous avez des exemples, donnez
-les moi. Oui, après le PSG,
c
'était
le
bordel. Oui, mais je ne vous ai pas dit
que
c'était le
bordel.
Oui, mais je ne vous ai pas dit que c'était le bordel. Il paraît qu'il faudrait voir un petit peu et d
'écouter le respect.
Mais
quand c'est sur la voie publique,
ça
s'appelle… Mais je sais que vous êtes venu dans la police, ça s'appelle un événement d'ordre public. Monsieur,
monsieur, monsieur… Donc au bout d'un moment, il faut
écouter quand
on vous parle et qu'on pas raison n'est pas raison. Je vous dis
simplement…
que monsieur Vallée n'entend pas pour nos téléspectateurs. Ce qu
'ils
n'entendent pas, ce n
'est
pas très grave.
C
'est que quand on
explique… Vous parlez de cela,
alors ? Je parle aux téléspectateurs, pas à vous. Le point, c'est que quand on explique…
Qu'est-ce que c'est le…
Parce que la France est chrétienne, les seuls événements religieux se font calmement. Je rappelle à nos compatriotes qui ont d'autres cultes, musulmans ou juifs, que leur fête, à mes yeux, doit être… Enfin, se passe excellemment et qu'il n'y a pas de débordement et que la communauté nationale, pour ceux qui croient, doit pouvoir les protéger et faire en sorte que le culte se passe bien, ce qui est le cas à mon avis. Donc, je ne mets pas de l'huile sur le feu sur la pratique des cultes et je
vois dans le message…
Et
je
vois dans le message évangélique, c'est un peu personnel, c'est ma lecture en tout cas, quelque chose qui va vers ceux qui souffrent, vers les migrants, ça vous fait un peu mal. – Non,
ne parlez pas à ma place.
– Chris Catermo, j'ai besoin d'avoir votre position là
-dessus, sur justement le rôle du Président de
la
République demain.
–
De toute façon, qu'il fasse un choix ou l'autre, on aurait débattu, certains auraient été contre, pas contre, etc.
– C'est vrai, c
'est
vrai. –
Non, mais voilà, factuellement, ce que j'ai envie de vous dire,
c
'est que là, depuis quand même, au-delà du débat qui a eu lieu ce soir, et je trouve que pour un dimanche soir, pour en faire quelques-uns, ça s'est plutôt bien passé
par rapport au dimanche
soir.
–
Oui,
bien
sûr.
– Mais c'est dommage que… – Non, mais je vois aussi quelque chose,
j'ai pas envie de rentrer dans une polémique en commentant soit M. Calfon, soit M. Vallée
sur… – C'est bien passé, j'aurais été content.
– Merci M. Vallée.
– Sur la venue
du Pape, parce qu'il y
a
eu vraiment un moment d'apaisement, une volonté de concorde, avec des appels de solidarité, des appels de paix, et je pense que c'est ça qu'il faut qu
'on
puisse retenir, et sur la venue du Pape en France, qui
est
un moment historique, vraiment, pour y avoir été hier, c'était vraiment super, je ne me permettrais pas de déroger à ça, en faisant de la quelconque polémique sur ce qu
'il
vient de dire…
– Donc c'est
pas finalement en voyant ces images, comme le dit Mathieu Vallée, que le Président de la République s'est dit, tiens, je vais aller justement assister à cette messe.
– C'est faire de la récupération polémique pour du commentaire,
franchement, je suis
désolée…
–
C'est
ce
que vous disiez
à Martin, c'est pour ça… – Alors, tenez son avis quand même… – Mais, mais… – J
'explique,
j'explique, j
'explique, m'engueulez pas, je suis en train d'expliquer…
– Quand j'engueule, vous verrez la différence, mais… et j'engueule pas les journalistes, moi je dis simplement que je défends des convictions…
– Oui, non, non,
non… – Vous faites pas le chevalier blanc du plateau, vous êtes vraiment le
dernier de l'édition… – Je pensais que vous aviez bien tenu le plateau jusqu'à… – C'est sympa, mais pas trop…
– Thierry ? – Oui, simplement, quelques informations livrées par un proche du Président de la République, ABFMTV, des informations qui nous sont apportées par Léopold Hautebert, je cite, le Président de la République et le Pape ont eu un très bon échange vendredi, ils ont parlé intelligence artificielle, Europe, paix, Liban, dans un certain nombre de sujets, et je cite toujours, que cela lui ferait plaisir de poursuivre cette conversation, c'est pourquoi le Président de la République a changé son agenda pour assister au congé d'eau et à la messe le précédent. – Eh ben vous… –
Voilà
les informations qui
sont… – Eh ben la réponse… – Eh ben la réponse, tu veux aller…
– Ah non
mais c'est là… – C'est le Pape qui… – Vous permettez,
M. Arnaud, de ne pas prendre pour évangile ce que l'entourage du Président de
la
République dit, ils ont dit dans le passé des choses qui se sont avérées fausses, ou dans lesquelles les Français ont été floués, donc pardon, mais j'ai le droit d'avoir un aspect critique, c
'est pas parce qu'on est critique qu
'on est complotiste ou qu'on
n'est pas… – Après sur l'étape
de demain à Metz, si j'ai bien compris…
– C'est une
étape politique quand même aussi…
– Oui, c'est pour ça que je voulais le mentionner,
c'est une étape pour le Pape, géopolitique, d'affirmation de
l
'ancrage européen et du plus jamais ça par rapport à ce qui se passe en Ukraine, la guerre à nos frontières, par rapport, y compris en sous-jacent à ce qui se passe… – C
'est
même pour ça que le Président de la République a invité
les 26 autres
membres représentant
les 26 membres de l'Union Européenne. – Et donc c
'est une étape pleinement européenne, dont le message, on se souvient de Jean Monnet, on se souvient de la poignée de main Cole Mitterrand, le message est celui de finalement un sanctuaire démocratique qui est l'Europe, qui est le projet européen face à la montée des populismes,
face à la guerre à nos
portes, et je pense que de ce point de vue-là, je ne sais pas quelle sera la nature de la présence, moi-même si j'avais pu y aller, c'est juste une question pratique, je pense que le symbole… je n'ai aucune récupération,
je n'y vais pas… – Allez-y,
sortez, ça vous fera du bien.
– Enfin franchement, vous êtes méprisants. –
On n'est pas à la hauteur des
débats.
Je croyais que quelqu'un comme vous, qui est le parlementaire européen… Je croyais que le projet… – Je termine juste, s'il vous plaît. – Non, non, mais je croyais… – On n'avait pas d'attaque personnelle. – Je n'ai pas besoin de vos leçons, franchement. – Merci, merci. – Je
croyais
que
le projet européen, démocratique à l'heure de la remontée des populismes et la guerre à nos portes, avec des dons…
– Oui,
mais il a le droit aussi d'avoir sa position. Vous avez dit la même chose
tout à l'heure, vous m'avez dit j'ai le droit d'avoir une position, il a le droit d'avoir ses positions. – Ça ne va pas vous faire plaisir. C'est le moment où l'AFD, c'était une force d'extrême
droite,
montant en Allemagne… – Je n'en ai plus que l
'AFD. – Oui, ça prend du sens que
le pape… – Je n'en ai plus que l'AFD. – Et je
crois qu'il le sait parfaitement que le pape, que le président de la République, que des chefs d'État et de gouvernement en Europe viennent
dire
à
quel point ils sont attachés à l'héritage
démocratique de l'Europe.
–
Oui,
ça prend du sens. – Et oui, il y a des gens qui ne sont pas d'accord sur l
'AFD sur l'extrême droite en Allemagne.
– Vous
avez créé comme ça pendant longtemps ?
– Non mais on a le droit de dire qu'on n'est pas rassurés d'une extrême droite
néo
-nazie en Allemagne. – Je ne peux parler pas. – Allez-y et ensuite vous vous en dites. – Très rapidement, il reste une minute.
– Et vous hurlez, ça devient…
– Non mais vous parlez fort aussi, tout le monde parle fort ici ce soir.
– Non, je ne lève pas le temps pour reparser au-dessus. – Tout
le monde
parle fort.
–
Alors, non, non, donc la réalité c'est que M. Calfon n'a pas le monopole de la défense de la démocratie et de la République et pardon M. Calfon, mais je suis autant républicain que vous et je pense que dans mon parcours dans le passé, je pense que la République, j'ai défendu un peu plus que vous sur le terrain que visiblement vous devriez aller un peu plus quand vous m'évoquez des aspects d'entreprise que vous méconnaissez.
– Mais on ne va pas parler d'entreprise.
– Bah si, vous voyez en plus vous êtes atteint d'amnésie, c'est même inquiétant. Mais quand je vous ai parlé de la visite du pape et que Mme Thévenot disait que c'était un bon moment de communion, j'ai dit oui en termes d'ordre public, ça fait du bien de voir ces images.
Mais
ouvrez vos œillères, rabanne un peu plus votre salive, laissez parler les gens et vous verrez que des fois, on peut dire des choses censées, vous n'avez
pas le monopole de la bien. – Bon, allez, on va terminer ce
débat, c'était intéressant,
c'était intéressant. Moi je vous
propose de prendre un petit café dehors, voilà, tranquillement, tous
ensemble, dans les couloirs, avec mon ami Thierry,
et on va aller,
voilà,
mais en tout cas…
– Une camomille, il
y a un décat, un décat si vous voulez, il
y
a du décat
si vous voulez. – Bon,
merci
en tout cas. – Merci.
Marine Le Pen