IL LUI POSE UNE QUESTION LUNAIRE : SA RÉPONSE CHOQUE LE JOURNALISTE !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
C'est souvent vous qu'on envoie un plateau après une polémique de LFI. Comment gérez-vous cette pression médiatique ?
- 1:20OuverteRéponse directe
Vous êtes décrit comme le 'Good Cop' face à Mélenchon. Comment assumez-vous ce rôle ?
- 3:02OuverteRéponse directe
Êtes-vous d'accord avec cette répartition des rôles ?
- 4:19OuverteRéponse directe
Avez-vous déjà dit à Mélenchon qu'il est allé trop loin ?
- 6:45OuverteRéponse directe
Comment choisissez-vous les changements de rythme dans votre communication ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Fait
« Je ne crois absolument pas que les médias traditionnels sont une arène neutre dans lequel tout le monde serait considéré à égalité. »
- 1:51Chiffre
« Jean-Luc Mélenchon, il a fait 22 % des voix à l'élection présidentielle. »
- 4:19Fait
« Avant chaque discours de Jean-Luc Mélenchon on a un échange sur quels sont les éléments qu'il va mettre dedans. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
C'est souvent vous qu'on envoie un plateau après une polémique de LFI. Là, vous arrivez à rester calme en toute circonstan. Ça se travaille une poker face comme ça. Vous avez l'impression de jouer un rôle aussi quand vous faites ça. Ce de de démineur, de nettoyeur, comment on peut dire ? On vous envoie, on aime bien vous envoyer ce qu'on dit. Il va il va tout résoudre. Bon, tout résoudre, j'aurais pas cette prétention. Moi alors moi je me sens non mais je me sens pas nettoyeur mais j'ai pas j'ai on va dire que moi j'ai pas peur d'aller au front aussi dans la bataille médiatique parce que pour moi je la conçois comme une bataille. Je ne crois absolument pas que les médias traditionnels sont une arène neutre dans lequel tout le monde serait considéré à égalité. Je pense que les
médias dominants défendent une idéologie qui est l'idéologie dominante et que euh Gramchi disait euh si vous voulez gagner une victoire politique, d'abord faut gagner une victoire culturelle. Donc je pense qu'il faut mener la bataille culturelle y compris dans les médias dominants. Et moi, j'essaie de prendre ma part dans cette bataille. Bien souvent les polémiques contre la la France insoumise sont tellement grottesques que c'est pas si facile que ça de les de les déminer. Après le sang froid, le calme. Bon, je pense qu'il y a des questions de caractère évidemment, mais il y a aussi une conception du fait que souvent leurs pièges visent à essayer de vous faire sortir de vos gons pour essayer ensuite de renforcer l'image qu'on veut donner de vous, qui est l'image des gens qui sont
extrémistes et cetera. Franchement, il y a rien dans France soumise du programme extrémiste. Pour reprendre encore une métaphore, il y a le Bad Cop c'est JeanC Mélenchon et Good Cop c'est vous. Et comme ça vous vous jouez un peu comme ça, un peu dans dans les médias et puis d'ailleurs vous étiez invité facilement sur BFM, c'est news et tout. Il y a pas de problème. Ah bah heureusement, ils ont pas le choix. La France assoumise, elle a plus de 70 députés à l'Assemblée nationale. Jean-Luc Mélenchon, il a fait 22 % des voix à l'élection présidentielle. Heureusement, dans ce pays, il y a encore l'obligation pour les médias dominantes de donner la parole, y compris aux opposants et à ceux qui les critiquent. Jean-Luc Mélenchon, c'est le B. Vous êtes le B ou Moi je me crois je me sens
pas alors déjà je crois pas du tout que Jean-Luc Mélenchon soit le bad cop et personnellement je me considère pas good cop. En tout cas, j'ai pas l'impression de renoncer à défendre mes positions y compris face à l'adversité. Après, chacun le fait avec sa méthode et sa manière. Jean-Luc Mélenchon, il est quand même beaucoup caricaturé parce que vous savez Jean-Luc Mélenchon dans la campagne présidentielle la dernière par exemple, on disait au contraire que c'était l'instituteur, celui qui expliquait bien les choses et cetera. Donc vous savez, il faut pas trop trop sauter à la corde des caricatures et des portraits médiatiques qui sont faits des uns et des autres. On défend absolument le même programme. On est une équipe. Jean-Luc Blenchon évidemment est la
figure la plus identifiée, la plus connue et sans laquelle d'ailleurs la France assoumise n'existerait pas. Mais il y a une équipe autour de lui et en quelque sorte chacun est à son poste de combat. Moi, je prends le mien et j'essaie de le faire de la meilleure manière possible. Après, personne n'est parfait. On peut tous s'améliorer et on essaie de tous y travailler. Moi, Jean-Luc Mélenchon et tout le monde. Bah, vous êtes justement officiellement numéro 1 de l'organigram euh mais Jean-Luc Mélenchon est décrit dans les médias comme le leader sur un plateau de tournage, on dirait que vous êtes un réalisateur et que qui se ferait balader par son acteur principal. Ah non, moi j'ai pas du tout l'impression de me faire balader par qui que ce soit. Quand quand on entend Jean-LiC Mélenchon,
[rires] le leader, alors c'est pas vrai selon les les statut en réalité, c'est vous. Écoutez, Jean-Luc Mchu, c'est le fondateur de la France souministre. Il a été candidat trois fois à l'élection présidentielle. Évidemment que c'est la personnalité la plus connue, la plus identifiée. Et donc quand il parle, et c'est pas parce qu'on l'a décidé, euh quand Jean-Luc Morchon parle, ça a du poids évidemment. Maintenant euh il est d'usage de faire beaucoup de critiques à Jean-Luc Mchanon, mais peut-être qu'on peut au moins lui reconnaître euh justement d'avoir réussi à faire euh émerger, à faire connaître, à faire grandir aussi une nouvelle génération politique avec des personnes qui ont pas forcément fait le parcours type de la personnalité politique et à qui il
a donné une visibilité. Et moi je suis très fier de cette équipe de de l'équipe que la France insoumise euh constitue constitue aujourd'hui. Et ça me dérange absolument pas évidemment que Jean-Luc Mélenchon soit présenté comme étant euh le leader ou le fondateur de la France insoumise, même si vous remarquerez que il y a aussi d'autres personnes qui de plus en plus sont identifiées, sont connues et sont reconnues comme étant des personnalités de la France assoumise. C'est vrai que chez vous il y a la notion de loyauté dans votre mouvement qui est assez importante. Alors dans les films, dans la fiction comme c'est un peu le la métaphore et le et l'angle de l'émission, c'est plutôt dans les film de guerre, il faut soulever sauver coûte que coute le soldat Jean-Lique Mélenchant
l'impression quoi qu'il arrive euh est-ce est-ce que parfois enfin vous avez le droit de me dire ou pas me dire est-ce que parfois en coulisse vous n'êtes pas d'accord avec lui et vous lui dites Jean-Luc tu es allé trop loin ça arrive pas non mais et que et que évidemment qu'on a des débats internes sur tous les sujets enfin ça je veux dire c'est une c'est une vision présentée comme si mélang disait ailleurs, c'est pas une question de être pas être d'accord c'est que bien souvent on construit enfin moi je veux dire avant chaque discours de Jean-Luc Mélenchon on a un échange sur quels sont les éléments qu'il va mettre dedans. Enfin je veux dire on construit les choses collectivement alors après moi j'assume absolument de dire que il me semble que une formation politique dans
une situation d'adversité comme celle que j'ai décrit et qu'on va sans doute continuer à décrire, elle doit être aussi un collectif humain qui fait bloc. Alors oui, ça peut arriver. Je parle pas de Jean-Luc Mélenchon en particulier, que l'un d'entre nous dise quelque chose qui était pas exactement calibré parfaitement comme il faut. Et ben moi, j'assume de dire que notre devoir dans ce cas-là, c'est de faire bloc parce que personne n'est parfait, que tout le monde peut faire des erreurs. Et cette attitude, pardon, je vais choquer peut-être un peu petite bourgeoise qui consiste en quelque sorte à chaque fois à essayer individuellement de se distinguer des autres pour montrer que nous on est parfait et cetera. Bah moi c'est une attitude dans laquelle je
me retrouve absolument pas. Donc voilà, moi j'assume de faire bloc euh de loyal parce que on travaille ensemble que c'est un collectif et que dans un collectif et ben il faut être capable de faire preuve de solidarité avec les autres membres de ce collectif, y compris quand parfois ils font l'objet de cabal que je trouve injustifié parce que justement vous parliez de loyauté, c'est une notion qui peut être vue comme paradoxale parce qu'il y a aussi ceux que bah que vous avez écarté la France a soumise je pense à Corbière, Garido à Auin à Sim ils sont bien écartés tout seul ou ils sont bien écartés tout seuls vous savez la loyauté Quand vous commencez à être dans un groupe politique, ça m'est arrivé personnellement où vous vous retrouvez sur un plateau de télévision
et vous avez en face de vous un journaliste qui n'est pas un ami qui vous lit des échanges internes, des textaux que vous avez envoyé sur des questions politiques. Bah oui, dans ce cas-là, il y a un conflit il y a un conflit de loyauté et moi, j'ai pas envie de travailler avec des gens qui préfèrent alimenter nos adversaires pour les aider dans la bataille politique qui mène contre nous. Voilà, on a le droit évidemment d'avoir des débats internes, on en a plein la France insoumise, on a le droit de pas être d'accord sur tout, on en a plein. Mais moi, j'ai un principe de base, c'est que euh le linge sale, ça se lave en famille et ensuite quand on va dans la bataille politique, et ben on fait bloc, on assume. Et sinon en fait on nexiste pas parce que la lutte qu'on mène c'est une lutte
difficile contre des médias qui ont un poids économique contre en fait on a on a on a plein de de de forces qui sont en face de nous et qui rigolent pas, qui jouent pas et si vous commencez à leur donner une ligne de fracture et de faille ils tapent dedans et ils vous mettent à terre. Donc euh c'est une question de d'efficacité du combat politique. Dans l'efficacité dans le combat politique, quand on a des désaccords, on le fait en interne, mais en externe, on fait front, on fait bloc. C'est comme ça qu'on est les plus forts. Et d'ailleurs, je pense que ça n'a pas trop mal réussi à la France à soumis ces dernières années. Et on a le sentiment, parlant de euh de votre stratégie que il y a des changements de rythme. Parfois, c'est on va dire, je sais pas c'est la brutalité
mais au moins de la la virulence, parfois c'est c'est plus calme. Est-ce que ça vous choisissez les changements de rythme ou alors vous subissez l'ctue ? Non, on essaie de pas subir l'actu parfois on l'a subi comme tout le monde. Mais oui, bien sûr, nous on assume de de considérer, si vous voulez que entre [grognement] deux élections présidentielles euh le sujet pour nous, c'est d'élargir la base électorale et de s'adresser en particulier aux gens qui sont les plus éloignés de la politique. Euh et pour ça, il faut parler d'une manière qui fait que ce qu'on dit est entendu par ces personnes-là. Sinon, vous faites ceux qui veulent déplaire à personne. Mais quand vous voulez déplaire à personne, à la fin vous plaisez à personne. Euh donc à un moment, moi j'assume d'avoir des
positions qui sont assumées. Parfois, elles clivent, mais ça c'est la vie sur la forme parfois. Oui. Bah après, il faut être respectueux des gens. Moi ma frontière, c'est que je pense queil faut respecter la dignité y compris de nos adversaires. Pas s'attaquer personnellement à des gens. Moi, vous m'entendrez jamais faire des coups qui sont en dessous de la ceinture, mais par contre décrire une situation qui est une situation de violence sociale, de brutalité démocratique avec les mots qui correspondent à cette situation, ça me paraît nécessaire de le faire. Et vous savez la France assoumise, elle a apporté ça aussi. Le fait d'utiliser ce langage et ce vocabulaire, ça a permis aussi de sortir d'une forme de classe politique très asceptise et dans lequel il y a des gens qu'on entend jamais,
dont on parle jamais des souffrances, des difficultés de la vie. Moi je suis fier.
Manuel Bompard