Pauvreté, malbouffe : un autre modèle alimentaire est possible - Meeting de Mélenchon à Bordeaux
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 81 %Attaque 16 %Défensif 4 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:10Invité politiqueChiffre
« 650000 personnes qui ont regardé ce meeting sur les réseaux sociaux qui étaient diffusé sur quatre chaînes d'information en continu. »
- 17:50Invité politiquePromesse
« on augmentera aussitôt le SMIC pour le porter à 1400 € net. »
- 18:48Invité politiquePromesse
« Par décret, le point d'indice sera dégelé et le blocage des prix appuyé sur le code parce que c'est possible et le le blocage des prix sera décrété. »
- 29:54Invité politiqueFait
« On m'a dit "Oh là là, c'est une mesure". Oui, je sais, je sais, c'est une mesure qui a été inventée pendant la Grande Révolution, mais elle a été appliquée par des gens qui étaient plutôt des contrats révolutionnaires. »
- 30:39Invité politiqueChiffre
« chaque fois que vous dépensez 1 € pour vous alimenter, pour acheter tel ou tel produit, tel ou tel légume, le lait, le beurre, que sais-je encore, pour 1 € que vous donnez, il y a 8 centimes seulement qui viennent dans la poche du paysan. »
- 34:49Invité politiqueFait
« il est largement temps de dire qu'un tel système aberrant ne peut pas continuer, qu'il y a le risque que le virus mute comme cela était le cas dans quelques pays d'Asie et que donc dorénavant, il faut décider qu'il n'y aura plus dans ce pays d'élevage qui concentre les animaux dans des conditions inadmissibles de martyre pour elle et de danger pour les êtres humains. »
- 37:57Invité politiqueChiffre
« Chaque personne dans ce pays absorbe en moyenne 35 kg de sucre par an. »
- 38:48Invité politiqueChiffre
« 50 milliards ça coûte les mauvais traitements alimentaires qui sont une forme de maltraitance sociale. »
- 40:15Invité politiqueChiffre
« 50 milliards par an. C'est 1 million de personnes au travail à 2000 € par mois. »
- 44:58Invité politiquePromesse
« Le gouvernement de l'Union populaire titularisera les 800000 personnes qui sont précaires aujourd'hui dans la fonction publique. »
- 48:43Invité politiqueFait
« Il y a doré avant des travailleurs qui ont une carte d'identité française qui vivent et qui travaillent ici et qui n'en sont jamais partis et qui sont embauchés par des entreprises qui sont dans des paradis comme le Luxembourg et autres endroits où on ne regarde pas trop ce qui se passe de trop près et qui se trouvent embauchés comme travailleurs détachés dans leur propre pays. »
- 49:26Invité politiquePromesse
« Il nous faut donc récupérer la capacité d'interdire le travail détaché en France. Je répète, interdire le travail détaché et si cela contrevient à un règlement ou un article du traité d'un des traités européens, et bien nous désobéirons. »
- 52:54Invité politiqueChiffre
« dans notre pays, il se suicide en moyenne un paysan par jour. »
- 1:00:14Invité politiquePromesse
« il y aura plus de ministère de l'agriculture. »
- 1:02:26Invité politiqueFait
« il faut entrer dans la discussion par la porte suivante. Nous nous avons décidé de faire ceci. Alors, nous le faisons et s'il y a des règlements qui l'interdisent, on se passe des règlements. »
- 1:06:06Invité politiqueFait
« Les petits oiseaux sont aussi utiles que les gros balours. »
- 1:06:06Invité politiqueChiffre
« On a réussi ce tour de force d'en faire disparaître le 60 % tandis que le 70 % de tous les oiseaux qu'on voit courir de tous les côtés dans les poulaillers quand par biraque ils ont un poulailler, 70 % des oiseaux vivants sont des oiseaux d'élevage des poulets, des canards, des oies. »
- 1:08:15Invité politiqueFait
« On s'est bien fait avoir hein là récemment. La gauche est divisée, elle a perdu d'avant. »
- 1:08:59Invité politiquePromesse
« Pour l'Union populaire, il y a une option préférentielle pour les plus démunis, il y a une option préférentielle pour les plus pauvres. »
- 1:09:43Invité politiqueFait
« Qui est responsable de la pauvreté ? Le pauvre. Qui est responsable du chômage ? Le chômeur. Qui est responsable de la maladie ? Le malade. »
- 1:11:20Invité politiqueFait
« La société n'existe pas, seuls les individus existent. »
- 1:12:03Invité politiqueFait
« Je souhaite que les jeunes rêvent d'être milliardaires. »
- 1:14:54Invité politiqueChiffre
« La semaine cette semaine là c'était 5000 personnes par heure s'inscrivent à la primaire machin chose. »
- 1:15:38Invité politiqueChiffre
« Nous qui avons regroupé déjà presque 300000 personnes autour des parrainages sur ma candidature. »
- 1:19:27Invité politiqueFait
« La retraite c'est la Commission européenne qui arrête pas de demander qu'on en retard de l'âge. »
- 1:22:22Invité politiqueChiffre
« Au-delà de 12 millions, c'est-à-dire une fois que vous aurez été plongé dans le néant de la pauvreté avec 12 millions, je sais pas combien de siècles de de SMIC ça représente hein, et bien le reste, le 13 millions, le 14 millions et le reste, on donne tout à la jeune génération. »
- 1:23:12Invité politiqueChiffre
« Avec les sous qu'on prend au-delà de 12 millions, on a de quoi financer une rente mensuelle de 1063 € pour tous ces jeunes gens. »
- 1:29:48Invité politiqueChiffre
« Je pense qu'une une campagne présidentielle ça se compte en millions d'euros hein. Ça demande extrêmement beaucoup de moyens voir plusieurs millions d'euros. Ça peut aller jusqu'à face 60 millions. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon98 %
≈ 3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique]
Bonsoir. Bonsoir à toutes et à tous.
[applaudissements] [musique]
Alors, vous êtes très nombreux. Le grand plaisir de présenter aussi ce meeting, de le lancer avec Clémence Gueté, coordinatrice du programme que vous connaissez bien évidemment aussi.
[applaudissements]
Alors, c'est évidemment un grand plaisir de vous retrouver à Bordeaux. J'espère que pour vous aussi, c'est bien difficile de saluer tous les gens qui sont là. Néanmoins, je ne peux pas faire l'impasse dans la situation actuelle et dans l'actualité sur saluer une délégation de soignants et de soignant du CHU de Bordeaux qui ont fait le déplacement [applaudissements] et vraiment vous pouvez les les ovationner.
[applaudissements]
Alors merci pour cette belle énergie.
[applaudissements]
Merci pour cette belle énergie ici à Bordeaux, mais cette énergie qui dépasse la Gironde, qui dépasse le strict cadre de ce meeting ce soir puisque ce sont aujourd'hui plus de 278000 personnes qui ont appuyé signé pour la candidature de Jean-Li Mélenchon dont 10000 de plus depuis le mois de janvier. C'est aussi cette énergie qui se traduit dans la campagne de don pour laquelle vous abondez généreusement pour que ces choses puissent avoir lieu, que ces meetings puissent avoir lieu et que nos idées puissent avancer. C'est dernier jour qui a beaucoup fait parler, c'est le meeting de N. Tu le disais Loï, puisque ça a été donc le meeting immersif et olfactif première mondiale.
650000 personnes qui ont regardé ce meeting sur les réseaux sociaux qui étaient diffusé sur quatre chaînes d'information en continu. C'était un énorme succès pour l'avoir vécu sur place. C'était vraiment une expérience. C'est alors même les commentateurs de chaîne d' quelque chose je ne sais pas ce qu'on va dire humanité ben on pourrait faire fond et faire bloc pour un avenir meilleur. Donc ça c'est ça c'est cool.
C'était quand même assez [musique] ouf avec l'immersion vraiment avec le le 360°gr des images très jolies idées largement dans la population et cette question des meetings, cette question de convaincre de faire avancer nos idées maintenant ça doit effectivement prendre un rythme plus important et s'accélérer. C'est maintenant un meeting par semaine qui sera assuré par l'Union Populaire par Jean-Luc Mélenchon avec le prochain qui sera à tour, notez-le si vous avez des amis Touranj le 3 février prochain, un grand meeting à Montpellier le 13 février prochain et puis beaucoup de réunions publiques aussi qui auront lieu dans les prochains jours.
Sa Verdin, Anger, Paris 18e, Valence animé par certains de mes tremblements.
[applaudissements]
Il est aussi organisé autour du parlement de l'Union populaire qui des rassemblements dans tout le pays. Les membres du Parlement animent ces réunions ce soir pour ce parlement de l'Union populaire d'accueillir les deux plaisir de vous présenter la philosophe Barbara Stigler. [applaudissements][acclamation] accompagné de l'économiste Éric Bert. Merci à eux
[applaudissements]
de rejoindre cette dynamique. Et puis hier, il y a eu une nouvelle réunion de ce parlement de l'Union populaire et j'en profite pour vous redire. On en a dévoilé un deuxième, c'est le plan pour l'alimentation qui a été coordonné d'ailleurs par Loï Prudom et par Aurélie Trouvé. Et ça va continuer. [applaudissements] Et puis maintenant, je pense que celui qu'on attend évidemment le candidat pour l'élection présidentielle de 2022 pour l'Union populaire qui vient d'aller faire une prise de parole dehors que j'imagine vous êtes heureux et heureuse d'accueillir ce soir à Bordeaux. extérieur.
Merci à tous ceux qui ont bien voulu signaler qu'il seraient là parce que ça nous a permis de constater que la salle serait trop petite et d'organiser ça dehors. Alors, vous pourrez suivre he sur les réseaux sociaux le long du discours. J'ai choisi de commencer par vous dire quelques mots, d'abord de gratitude parce que comme vous le savez, je sais pas ce quel effet ça vous fait à vous, mais moi ça me recharge la batterie hein de vous voir. J'aime vous dire que [acclamation] évidemment [applaudissements] non par pitié criez pas mon nom, j'ai horreur de ça et vous savez que j'ai mauvais caractère, on vous l'a assez dit hein. Bon alors non, il faut créer des choses nobles et dignes.
résistance où on va gagner, ça va changer, Macron, il y en a marre ou ce que vous voulez, mais des slogans politiques qui montre et qui donne du courage parce que voyez-vous le fait que vous ayez eu ce réflexe de vous dire bah on reste quand même groupé dehors montre la conivance politique qui existe entre nous, c'est que vous avez parfaitement compris que nous sommes en train de faire une démonstration de force et chaque fois que nous faisons une démonstration de force, ce n'est pas pour contenter notre orgueil ou notre amour propre, Mais c'est pour donner de la force et de l'énergie à tous ceux qui doutent, à tous ceux qui ne savent pas, à ceux qui ont du mal à se décider.
et nous leur disons, "Venez, rejoignez nos fils, faites l'effort avec nous parce que nous pouvons tout changer et c'est dans 70 jours et pas davantage que l'échéance se présente." Par conséquent, ça vaut la peine de se mobiliser, ça vaut la peine de se regrouper et disons-nous les choses comme elles doivent être dites. Vous savez, il a été impossible de réaliser une union au sommet et au demeurant, beaucoup d'entre nous n'en voulaient pas pour la raison que ils ont senti que tant de fois trompés. tant de fois roulé dans la farine par des accords qui ensuite se traduisaient par des petits arrangements.
Beaucoup disaient "De tout ça, nous ne voulons plus entendre parler." On a fait quelques tentatives pour essayer de voir si on pouvait surmonter cette situation mais très vite, il est apparu que plus important que des accords éventuels au sommet, ce qui comptait c'était qu'on s'entende sur le terrain et à la base. Et on ne peut le faire. On ne peut le faire. On ne peut le faire que dans la clarté, dans l'honnêteté et non pas dans la combine, dans les arrangements, dans la réduction des mots d'ordre.
Nous pouvons être forts parce que nous sommes clairs sur les objectifs et par conséquent je m'attends et je constate que c'est bien normal qu'il y ait une résistance en face de ce que nous entreprenons ensemble et vous n'avez pas à en vous en à vous en désoler. C'est tout simplement le signal que nous sommes sur le bon chemin. Il faut bien dire que ceux qui s'opposent à nous ont des raisons de le faire parce que réellement, voyez-vous, à mon âge et au vôtre, on ne fait pas carrière. On est en train de préparer quelque chose de plus vaste qui s'appelle l'histoire, qui s'appelle changer cette patrie que nous avons en commun. Et à partir de là, envoyer un message au reste du monde.
Oui, c'est possible. Oui, on peut tout changer parce que oui, il faut tout changer. [acclamation]
[applaudissements]
Écoutez-moi, je vais vous dire une chose. À 70 jours du premier tour, il y a mieux à faire que d'obscur je ne sais quel primaire de je ne sais quoi. Il s'agit de convaincre, il s'agit d'aller chercher un par un tous les hésitants. Il ne faut pas rajouter à notre charge de travail. Je ne dirai pas un mot de critique de plus, que chacun fasse comme il l'entend, mais qu'on nous laisse travailler, qu'on honore notre capacité à nous mobiliser. À vous tous ici parmi vous, ceux qui sont allés chercher, qui le voisin, qui l'autre voisin, qui le maire pour trouver un parrainage.
Je demande du respect pour tout ce travail qu'on essaie pas de nous empêcher de le faire alors que nous donnons déjà tant de nous-mêmes, voyez-vous. J'ai la certitude en vous voyant comme nous sommes là parce que nous sommes dans la rue parce qu'on s'est trompé en calculant avec une salle trop petite. J'ai la certitude j'ai la certitude que la boule de neige va faire son chemin. Il y a 70 jours, j'ai dit qu'il y avait un petit point de passage. Je crois que c'est avec des démonstrations de cette nature que nous sommes en train de l'élargir, [acclamation][applaudissements] voyez-vous.
puisqu'il y avait pas d'union possible au sommet, alors il fallait faire la meilleure, celle qui se construit à la base. Et bien, c'est ce que nous sommes en train de faire avec l'Union populaire. C'est ce que nous sommes en train de faire avec ce parlement d'union populaire. Ah, comme j'ai la rage de voir ça. Tout à l'heure, j'ai trois pauvres minutes sur France 3. Trois pauvres minutes. Vous croyez qu'on m'interroge sur une idée essentielle de mon programme à cet instant ou je ne sais quoi ? Non.
et la primaire rat à poids les machins la division gna gna gna gna pour enfoncer la tête des gens et vous dire ça sert à rien et pendant ces trois pauvres minutes j'ai pas pu développer une seule idée qui peut-être serait arrivée dans le salon dans la salle à manger de telle ou telle famille se disant ah peut-être que cet homme va changer notre vie si nous nous mettons tous et si nous allons l'aider et si nous mettons nos bulletins de vote. Je n'ai pas eu le temps de le faire mais moi je veux vous montrer cette union populaire. On m'a dit vous sentez seul. Pas du tout. Est-ce que je suis seul ce soir ? Alors de quoi on me parle ?
[applaudissements]
Vous avez vu ceux qui viennent et qui rejoignent une Union populaire mais il faut bien mettre les points sur les I. Ceux qui rejoignent l'Union populaire ne cessent pas d'être eux-mêmes. Sébastien Jumelle, député communiste, reste communiste et il participe à l'Union populaire. parce que ce qui nous unit, ce n'est pas ma personne ou la sienne. C'est le programme que nous avons tous et que nous partageons et qui sera appliqué si nous l'emportons.
De la même manière quand Emeric Caron rejoint le Parlement de l'Union populaire, il participe, il s'intègre à une campagne mais ça ne veut pas dire qu'il cesse pour autant d'être qui il est, ni même de porter en lui-même et auprès de ses proches la totalité de son programme. Mais en attendant, il a fait un compromis et il a conclu que sur la base sur laquelle nous travaillons, c'est-à-dire le programme l'avenir en commun, il y retrouve la part de son programme qui l'intéresse et demain sera un autre jour. Car pour ce qui est d'améliorer, pour ce qui est de rompre avec le système, oh la vie sera longue et il y aura du temps d'en mettre en œuvre des idées, des programmes.
Pour l'instant, c'est le programme de l'avenir en commun que nous allons faire passer. Et rien que ça les gens va falloir s'arbouter au boulot parce que c'est vraiment beaucoup de travail, beaucoup de changements qui s'annoncent et c'est pourquoi et c'est pourquoi nous en sommes passés du programme à des plans, c'est-à-dire des documents qui montrent comment on va s'y prendre, par quel bout on va prendre les problèmes parce que nous ne sommes pas le parti ou le mouvement de Yaka, faucon, on verra ça, on sait pas peut-être demain. Il faut dire des choses précises, dire comment on va le faire parce qu'à la fin, figurez-vous, c'est pas moi qui vais le faire, c'est vous.
C'est ceux qui sont au boulot, c'est ceux qui sont dans l'action, c'est ceux qui sont sur le terrain. Il n'y a pas de grand changement possible sans la participation populaire la plus intense. Et cette participation, ce n'est pas celle d'un troupeau bellant le nom de son représentant, c'est celle de gens qui s'engagent pour faire eux-mêmes. Si nous devons installer 50 éoliennes offshore en mer, il va falloir les construire, les fabriquer, les transporter, les assurer. Qui va le faire ? Des milliers, des milliers de techniciens et de techniciennes. Et il faut le faire maintenant en grand nombre. Et je vous dis comment et par quel bout.
Ce soir, nous allons parler de production alimentaire à la tribune dans un instant. C'est pareil. Nous allons dire par quel bout on prend les problèmes et comment on les réalise. Et croyez-en un homme de mon âge qui a vécu bien des choses, bien des épisodes de la vie politique de notre pays, des grands moments d'enthousiasme populaire quand on croyait qu'on tenait au bout de la main le changement qui ensuite a été rendu impossible par des rapports de force aussi bien dans le pays qu'à l'extérieur que nous n'avons pas maîtrisé.
Moi, je sais parce que j'étais un homme jeune et un dirigeant local après 1981, que le pire qui nous soit arrivé, c'est que la masse, les millions de gens qui avaient voté pour le programme commun appelés ensuite à rester à la maison et à ne pas s'impliquer dans le changement qu'il fallait faire. Maintenant, il va falloir que tout le monde s'y mette parce qu'il faut faire vite parce qu'il y a le changement climatique qui est irréversible, parce qu'il y a la catastrophe sociale qui s'avance devant nous. Il faudra que tous vous vous y mettiez.
Quant à moi, soyez certains, aussi bien avec vous, aussi bien avec les équipes qui m'entourent, le groupe parlementaire à l'Assemblée nationale des députés, femmes et hommes insoumis, ceux qui sont au Parlement européen, ceux dont vous ne connaissez pas les noms, mais qui sont déjà là, qu'une équipe est là, prête à gouverner le pays, qui sait où elle va et qui a fait la preuve de sa détermination absolue à ne jamais céder devant aucune difficulté comme nous l'avons fait pendant ces 5 années. si rude d'opposition contre le régime macroniste. Mes amis,
[applaudissements]
si je fais campagne, c'est évidemment pour faire entendre les thèmes sur lesquels nous allons travailler ensuite, mais c'est aussi pour porter une vision globale, quoi qu'il arrive pour qu'elle féconde les esprits et la compréhension de chacun d'entre nous sur le monde dans lequel nous vivons et dans lequel nous allons entrer avec devant nous des défis. inoui qu'aucune génération politique, quel que soit l'âge des gens, n'a jamais eu à affronter. Aucune génération politique n'a eu à affronter un changement climatique irréversible. Aucune génération politique avant celle-ci n'a eu dans ce pays à affronter un tel écart dans les richesse entre ceux qui ont tout et ceux qui n'ont rien.
Et il va falloir traiter en même temps toutes ces questions comme la rupture profonde avec un système qui a conduit à cette catastrophe. Parce que si nous en sommes là, le système porte un nom. Il s'appelle le capitalisme financier et c'est lui qui est le coupable. Rien ne vient de ce que vous n'auriez pas fait. [applaudissements] Oui, je n'ai pas peur de nommer ce qui doit être nommé pour savoir comment le combat. Ce n'est donc pas la mauvaise volonté. Ce n'est donc pas seulement la cupidité de quelques-uns qu'il s'agit de dénoncer.
Il s'agit de rompre avec une manière de vivre, une manière de produire, une manière d'échanger pour changer en profondeur la totalité de ce qui est le quotidien qui conduit à la catastrophe que vous devinez tous. Elle n'est pas inéluctable. Il est possible de tout changer. Il est possible de changer la trajectoire de la société. C'est plein de cette certitude, appuyer sur le sérieux d'un programme, d'une équipe et de l'enthousiasme que je vois parmi vous que je me sens fort pour dire à cet instant et oui, c'est moi qui marche devant puisque c'est à moi qu'on a confié cette tâche.
Mais que chacun sache qu'il y a sa part, qu'il y est attendu et pas seulement pour comme on dit soutenir mais pour s'impliquer non seulement dans le vote lui-même mais dans la suite des événements comme je l'ai dit. Maintenant, il y a ce que je sais il y a encore quelques mois personne n'imaginez qu'il y aurait une telle combinaison entre une crise sanitaire, une crise sociale, une crise climatique, enfin bref, de tous les côtés des défis. Alors, les défis, vous pouvez tomber à genou et vous mettre à pleurer, mais je vois pas que ça soit dans notre tempérament. Ou bien on se lève et on relève les défis.
Je sais une chose, c'est que si nous l'emportons, alors la première des choses qu'il faudra faire, c'est prendre des mesures immédiates pour les nôtres, pour les braves gens qui vivent de leur travail ou qui voudraient vivre de leur travail. C'est la raison pour laquelle il faudra faire tout ce qui peut se faire par décret pour régler l'urgence sociale qui est devant nous. C'est pourquoi j'ai parlé d'une loi d'urgence sociale. Mais la vérité c'est qu'on fera ça par décret puisque c'est possible. Par décret. On augmentera aussitôt le SMIC pour le porter à 1400 € net.
[applaudissements]
Par décret, on convoquera dans toutes les branches du pays d'activités industrielles agricoles et autres. La négociation qui est prévue par la loi depuis les années 80 qui doit avoir lieu tous les ans. La négociation annuelle obligatoire sur les salaires. Elles seront convoquées partout pour que dans toutes les entreprises, on discute de la nécessaire répartition de ce qui a été acquis entre tous ceux qui ne demandent qu'une chose, le droit de vivre dignement. [acclamation]
[applaudissements]
Par décret, le point d'indice sera dégelé et le blocage des prix appuyé sur le code parce que c'est possible et le le blocage des prix sera décrété. Ne m'enveillez pas mes amis si je rentre dans la salle où l'on m'attend et aussi parce qu'on m'a dit qu'il ne fallait ni que je crie ni que je prenne froid parce que pour beaucoup je suis une chose assez rare pour qu'on s'en préoccupe et qu'on découvre que j'ai une gorge et que bon comme vous, il faut que je fasse attention. Je rentre. Je veux vous dire toute ma gratitude, mes remerciements pour avoir été là, pour avoir patienté et pour m'avoir entouré de votre affection et de votre soutien. [acclamation]
[applaudissements]
Et Jean-Luc Mélenchon nous rejoint. On est plus de 3000 ce soir à Bordeaux.
[applaudissements]
Et donc, on accueille tout de suite Jean-Luc Mélenchon.
[musique] [musique] [applaudissements] [musique]
Et il fait plus chaud ici que dehors, hein. Merci à tous. Que vous êtes beau avec ces masques sur la figure. Là, faut que je retrouve le point où j'en suis de mon discours. Bon, vous avez entendu le début. Qu'est-ce qu'on est en train de faire là ? On a 70 jours. La vie s'arrêtera pas après. Nous sommes ici tous des adultes conscients, des citoyens, des citoyennes informées pour la plupart d'entre nous et nous savons qu'une magnifique occasion se présente sous une forme pacifique, tranquille, de régler d'immenses problèmes qui sinon finiront par se régler, figurez-vous, mais dans les pires conditions. L'énormité des conséquences du changement climatique qui est irréversible maintenant.
l'énormité de la crise sociale qui mûit dans toutes les sociétés venant à la fois des conséquences de ce changement climatique mais aussi du dérèglement du capitalisme qui est connu mais qui va prendre une tournure nouvelle bientôt parce que les États-Unis d'Amérique et quelques autres puissances ont injecté des milliards et des milliards de monnai sans contrepartie matérielle.
les États-Unis ont l'habitude de vivre à crédit du reste du monde et que à un moment donné bien tout ça finit par reproduire ce qu'on appelle rien comment ça marche mais tout le monde sait au moins enfin tout le monde presque tout le monde ne comprend rien et après tout pourquoi pas mais ce que tout le monde comprend c'est qu'une bulle ça finit par éclater et bien oui nous sommes sous la menace de l'explosion de plusieurs bulles financières c'est tout ça qu'il va falloir affronter et en même temps compte tenu du fait que la puissance dominante qui a organisait le monde monde jusque-là est en déclin et que ces concurrences en sont parfaitement rendues compte, elle devient agressive et elle provoque des situations de tension un peu partout dans le monde et jusque notre sur notre continent ou pour la première fois depuis tant et tant d'années alors même qu'on avait connu auparavant la guerre froide qui le resta fort heureusement froide.
Et bien maintenant de nouveau, il est question de menace de guerre sur le vieux continent qui a déjà produit deux guerres mondiales. Par conséquence, c'est un sujet que nous prenons tous très au sérieux. Nous ne pouvons pas plaisanter ni nous livrer à des surenchères verbales qu'ensuite [rires] il faut soit accomplir soit ne pas accomplir et par conséquent créer à nouveau des situations confuses désordonnées où celui qui a crié le plus fort pense qu'il peut continuer à crier encore plus fort et ainsi de suite. Vous connaissez tout ça. Voilà voilà tous les défis qu'il y a à régler.
À ces défis, nous apportons une réponse méthodique murri dans la profondeur de la société française parce que le programme l'avenir en commun n'est pas une de mes inventions que j'aurais mis au point avec trois publicitaires et quatre experts, deux technocrates pour à la fin faire les additions et les soustractions. C'est quelque chose qui vient du mouvement syndical, quelque chose qui vient du mouvement associatif, quelque chose qui vient de l'expérience que nous avons tous accumulé au cours de ces années. Tout cela est dans le programme et nous répondons à chacune des questions que j'ai soulevé il y a un instant rapidement.
Nous y apportons une réponse méthodique et nous sommes passés de la réponse par le programme à un autre niveau qui est la réponse avec des plans sous la direction de Clémence Gueté que vous avez entendu tout à l'heure, tout ce travail a été accompli et nous y sommes appliqués depuis pour la partie rédactionnelle tantôt plus d'un an et demi. C'est pourquoi je suis fier de me présenter devant vous et de proposer au pays nos solutions parce que je sais que nous le faisons avec sérieux. Je sais que tout le monde entend que nous sommes candidats non pas je ne sais quelle gloire provisoire, moi qu'un autre à mon âge, on ne fait plus carrière.
mes candidats à prendre en charge la patrie commune et à faire face à tout ça avec le poids d'une direction claire, d'une expérience accumulée et d'une équipe. C'est tout cela qui se présente à cet instant. Respecter la démocratie, ça n'est pas arrivé 70 jours avant une élection avec de obscures combines pour s'accorder ou faire sortir un lapin, que sais-je encore, du chapeau d'obscur d'inscription votant par des délégations étranges. Que sais-je encore. Nous sommes prêts. Il y a au milieu de tout ça le plus difficile, voyez-vous, pour tout changer, j'ai dit il y a un instant dehors, il faut que nous soyons dans un moment de mobilisation populaire ample et profonde.
Les gens de ma génération se souviennent sans doute de mai 80. Je crois que la plus grande difficulté sur laquelle nous nous sommes brisés, c'est l'absence de mobilisation populaire. Mais des fois, il faut s'interroger sur cette absence. Pourquoi ? Les gens ne sont pas saut. Mais souvent, il y a une telle difficulté à arriver à se mobiliser. Je veux dire, quand votre propre vie est occupée à organiser votre survie, il est clair qu'il est extrêmement difficile de s'impliquer dans quoi que ce soit d'autre que le futur de sa famille.
Et ce futur souvent c'est juste aujourd'hui, demain, après-demain parce que les moyens manquent, parce que les difficultés se sont empilées, bref parce que comme vous le savez comme moi, il y a d'orapable des prodiges techniques les plus extraordinaires comme nous l'avons encore vu au mois de décembre quand la fusée ariane a placé à une si grande distance le plus grande télescope que l'humanité est jamais conçu. Ce pays est capable à la fois de faire ça et en même temps de connaître une carmodisation d'une partie de son territoire et de sa population qui cloue au sol tous les rêves, toutes les audacces, tous les enthousiasmes.
une carmondisation, c'est-à-dire que vous n'êtes même pas en voie de développement, ni même plus en voie de sous-développement, mais en état d'expulsion de la vie sociale. Quand 12 millions de personnes en France, 6e puissance du monde ont froid parce qu'ils ne peuvent pas se chauffer parce que le carburant coûte trop cher. Quand 8 millions de personnes vont à l'aide alimentaire, quand tant et tant d'enfants ont faim, ont froid dans un pays si riche, vous voyez comme moi que ça ne peut pas durer, qu'il est honteux qu'il y ait dans ce pays celui de la grande révolution de 89, celui de la nuit du 4 août où l'on abolit.
Il est honteux qu'il y ait cinq personnes qui possèdent autant que 27 millions d'autres. 5 personnes 27 millions. Comment ça s'est fait tout ça ? Vous autres là que je vois avec des cheveux blancs ? Quand est-ce que ça nous a lâché ? Quand est-ce que ça nous est passé entre les doigts que cette histoire, cette France là a pu se mettre en place ? Il est temps d'y revenir et de corriger. Et voyez-vous de quoi je vais parler ce soir ? peut manger parce que c'est un sujet politique comment et ce qu'on mange. C'est ça qui m'a conduit à dire qu'on bloquerait les prix dès que nous serions élus. Parce que si on ne bloque pas les prix,
[applaudissements]
tout le reste, mes amis, ce sera vécu comme des phrases. On me dira "Monsieur Mélenchon, oui oui, on connaît votre programme. Bien sûr, on comprend qu'il vous faut du temps pour qu'il s'applique. Mais dira cette mère de famille, mais dira ce père de famille, moi c'est maintenant que je mange. C'est maintenant que je mange. Et par conséquent, si nous ne prenons pas les mesures comme le blocage des prix, comment voulez-vous qu'on fasse face à la situation ? Il faut bien la prendre par le bout par lequel elle peut-être réglée. Chaque fois, ne reculez jamais devant la mesure à prendre. Alors, on m'a dit toutes sortes de choses sur le blocage des prix. On m'a dit "Oh là là, c'est une mesure".
Oui, je sais, je sais, c'est une mesure qui a été inventée pendant la Grande Révolution, mais elle a été appliquée par des gens qui étaient plutôt des contrats révolutionnaires. Je pense à monsieur Macron quand il a décidé de mettre le beau des prix sur les masques. Vous savez le moment où il a pensé qu'il fallait mettre des masques parce que le moment d'avant, il pensait qu'il fallait pas. [applaudissements] Il l'a fait. Alors moi, je le ferai parce que ça ne relève que de décret. On m'a dit "Si vous faites ça, vous allez ruiner les paysans. Il serait bien temps que vous en rappeliez des paysans." Non, nous ne ruinerons personne. Non, je donne la garantie que personne ne vendra à perte.
Et j'en profite pour vous dire déjà que chaque fois que vous dépensez 1 € pour vous alimenter, pour acheter tel ou tel produit, tel ou tel légume, le lait, le beurre, que sais-je encore, pour 1 € que vous donnez, il y a 8 centimes seulement qui viennent dans la poche du paysan. Tout le reste, c'est de la marge entre le point de départ et le point d'arrivée qui est chez vous. Alors, c'est là que devra se faire la contraction et elle devra se faire dans l'ordre et d'une manière rationnel.
Je ne suis pas d'accord quelqu'antage que ça puisse donner dans l'instant lorsque telle grande enseigne décide de baisser le prix du pain, ce qui est une bonne chose pour tous ceux qui en ont besoin, jusqu'au point où on le met à un tarif qui ruine à coup sûr tous les boulangers que l'on connaît. Ça c'est pas acceptable. [applaudissements] Par conséquent. Oh mais par conséquent, nous ne laisserons pas faire. Vous savez ce que je suis en train de faire là ? Un petit cours d'économie politique. Pourquoi ? Et ben, c'est le marché. Non, c'est le marché. Ça coûte moins cher, donc vous allez acheter moins cher. Donc c'est le marché qui provoque la ruine de la production.
C'est le marché qui provoque la pénurie puisque vous ne pouvez pas accéder à la nourriture. Alors, ils ont beau jeu après de venir me voir moi en disant "Ah mais si vous faites ça demain, il manquera peut-être bien mais aujourd'hui il manque déjà et à cause de vous." C'est la raison pour laquelle ces mesures doivent être prises et autrefois peut-être qu'on traité avec un peu de désinvolture ce qui est si important pour la vie quotidienne. Les coefficients multiplicateurs des grandes surfaces seront bloqués. voire réduit. Il n'est pas normal qu'on fasse 40 % de marge sur des pattes.
[applaudissements]
Chaque fois qu'une violence sociale est commise à l'autre bout de la chaîne, c'est toujours une violence contre les êtres humains dans ce qu'ils ont de plus intime leur corps. Vous avez ici avec Loï Prudom un député de la France insoumise qui s'est largement concentré sur ces questions de l'alimentation. Il a réussi à synthétiser tout ce qui était disponible dans la société de réflexion et de compréhension du problème. Et pour beaucoup d'entre nous, ce fut une découverte d'entendre exposer d'une manière aussi brillante et synthétique comment une chose conduisait à l'autre.
Aujourd'hui, nous savons tous ce qu'est une pandémie, une épidémie et nous savons tous l'extrême difficulté qu'il y a à y aller, la bouche en cœur, les mains dans les poches avec des opinions changeant matin au soir et tout ça organisé dans le secret de conseil de défense pour être bien sûr que personne viendra jamais regarder ce qui a été décidé et qu'il a été fait. Alors, nous devons nous intéresser aux conséquences de la prise de conscience que nous avons faite. Et regardons déjà une chose. N'y a-t-il pas déjà des épidémies dans notre pays dont on ne parle pas ? Il y a eu quatre épidémies de grip avière. Quatre. On a rien appris ni de l'une à l'autre et on en est toujours au même point.
Et à chaque fois, c'est le même disque. Des millions de bêtes sont abatttues, des paysans sont ruinés et chacun se demande ce qui va se passer. Pourquoi ? Parce que maintenant, depuis la pandémie Covid-19, tout le monde a compris que ce sont les élevages ultra concentrés qui sont le lieu du transfert des virus que des animaux portent, des animaux sauvages portent dans la nature qui les transfert aux animaux domestiques qui lorsqu'ils mutent les passent aux êtres humains.
À la 4e crise générale de gripe avière, il est largement temps de dire qu'un tel système aberrant ne peut pas continuer, qu'il y a le risque que le virus mute comme cela était le cas dans quelques pays d'Asie et que donc dorénavant, il faut décider qu'il n'y aura plus dans ce pays d'élevage qui concentre les animaux dans des conditions inadmissibles de martyre pour elle et de danger pour les êtres humains. Le gouvernement de l'Union populaire fermera les fermusines.
[applaudissements] [applaudissements]
Et les épidémies qu'on ne voit pas. Je m'en veux, vous savez. Je m'en veux. Je me dis mais combien de discours j'ai fait dans le passé ? Combien de fois je suis intervenu sur des questions sociales. Comment as-je fait, moi et les autres, pour passer à côté de réalité comme celle que je viens de vous décrire ? C'est pourquoi il est si important pour nous de réaliser une bonne fois pour toutes la synthèse entre la revendication sociale et la compréhension de ce qu'est l'écologie au sens le plus noble du terme, c'està dire pas politicien, la compréhension du monde dans lequel nous vivons. Comment avons-nous tant d'années être passé à côté de la formule qui est de Ren avant la nôtre ?
Nous nous battons pour un modèle de société qui soit un modèle d'harmonie entre les êtres humains et avec la nature. Parce que comme nous ne l'avons pas compris, ni dans la relation avec la nature, ni dans la relation avec les êtres humains, nous aboutissons à ce résultat que décrivait Loï Pludom dans ses rapports sur la malbouffe et les épidémies qu'on ne voit pas. épidémies qu'on ne voit pas, c'est l'épidémie de diabète et elle frappe du monde, beaucoup de monde. Et dans cet épisode du Covid-19, on a tous vu que c'était un puissant facteur de surmortalité, que là où il y avait la plus grande surmortalité, c'était là où il y avait le plus de personnes qui souffraient du diabète.
Et on s'est aperçu que là où il y avait le plus de personnes qui souffraient du diabète, c'était celles qui s'alimentaient d'une certaine manière parce qu'il ne pouvait pas s'alimenter autrement. C'est-à-dire une alimentation trop sucrée qui fait oublier le reste du produit. Trop sucré. Le trop sucré pendant des générations de chasseurs cuueilleurs, celui qui ou celle qui parvenait à se procurer du sucre vivait plus longtemps et mieux que les autres. Et bien ce programme qui est en nous maintenant se transforme en un programme morbide parce que nous aimons toujours autant le sucre. Nous ne savons pas pourquoi, mais je viens de vous le dire, c'est l'histoire profonde.
Mais cette appétence conduit à une addiction et cette addiction à des consommations absurdes. Chaque personne dans ce pays absorbe en moyenne 35 kg de sucre par an. Vous vous rendez compte de la quantité diabète partout. Il y a des produits où il y a plus de sucre que de n'importe quoi d'autre. Évidemment, ça fait des malades et des épidémies dont on ne parle pas. Et lorsqu'arrive une autre maladie, évidemment, elle tue plus facilement. La même chose pour les maladies cardio-vasculaires. Trop de sel. Vous en prenez d'après les normes occidentales, les normes de l'Organisation mondiale de la santé, vous autres adultes deux fois plus que ce que vous devriez et vos enfants quatre fois plus.
Ces sujets sont des sujets politiques. Il faut prendre des décisions. Non seulement parce qu'il y va de la vie des gens et pas seulement de la vie quant à sa longueur. L'espérance de vie recule dans le pays. L'espérance de vie recule dans les pays avancés. Aux États-Unis d'Amérique qui est le centre du monde paraît-il, elle recule lourdement. Mais c'est aussi la qualité de la vie du temps qu'on est vivant. qui est diminué par la maladie. Et je suis sûr que je parle à connaisseur et connaisseuses dans cette salle. Nous n'y échappons pas plus nous que d'autres. Là, il faut prendre les décisions.
Il ne faut plus accepter qu'on donne dans les départements d'outreem, dans les Antilles, des produits qui sont plus sucrés qu'ailleurs pour rendre les gens dont la situation sociale est moins bonne et à des prix plus élevés que dans l'hexagone. Des produits qui les empoisonnent tout doucement, même si ce n'est pas du poison au départ que le sucre ou le sel. Il va donc falloir prendre les décisions politiques qui vont consister à abaisser les quantité de ces produits dans l'alimentation que vous faites. Écoutez-moi, ce sont des questions politiques. Au bout du compte, savez-vous combien ça coûte ? On a évalué.
Ah, quand je parle de la qualité de la vie des gens, on me dit "Oui, oui, on vous entend, monsieur Mélenchon, vous êtes très généreux et on n'en doute pas." Mais non, alors je vais parler pas à vous bien sûr, mais à ceux qui m'écoutent et qui critiquent ou qui sourent en coin puisque il y a que l'argent qui vous intéresse. Alors, regardons en face. 50 milliards ça coûte les mauvais traitements alimentaires qui sont une forme de maltraitance sociale. 50 milliards de soins et on compte pas la vie gâchée. Je ne vous parle que des soins. 50 milliards par an. C'est 1 million de personnes au travail à 2000 € par mois.
Voilà pourquoi en traitant les gens humainement, en se souciant du bien de chacun, en développant le progrès social et sanitaire, on développe toute la société et on améliore les comptes. Nous ne laisserons pas continuer à vous attendiez pas à ça peut-être. Je même vous parler de charcuterie pendant qu'on y est parce que j'ai suivi ce qu'a écrit prud ce qu'a écrit Loï sur le sujet. Alors la première fois, j'étais bien étonné. J'arrivais même pas à retenir le nom du truc. Nitride de sodium, nitrate de potassium. Et ben il y en a dans le manger, dans la charcuterie. produit réputé cancérigène. C'est pas de la politique ça bien sûr.
C'est pourquoi un gouvernement d'union populaire il partira de ce type de problème pour les régler d'un bout à l'autre de la chaîne. Et croyez-moi à la fin la révolution que ça appelle elle est tout à fait substantielle parce que si tout ça est interdit c'est qu'il faudra faire autrement. C'est qu'il faudra produire autrement. c'est qu'il faudra consommer autrement. Et c'est en cela que consiste la révolution citoyenne, c'est-à-dire la reprise de contrôle sur tous les compartiments qui conduisent à l'organisation de notre vie quotidienne. Et c'est cela que nous attendons d'une révolution politique et non pas des songes creux abstraits.
[applaudissements]
Je parle de nourriture parce que c'est la vie. Je voudrais vous parler aussi pas seulement de la vie qui est menée parce qu'on a heurté les difficultés que je viens d'évoquer, mais celles qu'on rencontre par le travail quand on ne peut pas se défendre. La peur, la peur du lendemain. Pourquoi ces milliers de gens recrutés pour 85 % d'entre eux en contrat durée déterminé qui ne savent pas ce qu'ils seront le mois d'après, des fois la semaine d'après ou bien qui croyant qu'étant embauché par un partenaire noble et digne l'État, ils auraient en perspective une vie plus organisée, plus sécurisé qu'ailleurs.
Comment se fait-il qu'il y ait dans la fonction publique, dans les fonctions publiques sous l'autorité de l'État, 800000 personnes en contrat durée déterminée, 800000 personnes y compris dans l'enseignement, étonnez-vous, après que les gens a moins goût à y rester. 800000 personnes qui ne savent pas de quoi sera faite l'année suivante, l'embauche suivante, à quel moment elle interviendra, à quel niveau est-ce qu'elle sera confirmée.
cette peur qui leur fait penser qu'ils peuvent tenir les gens en laisse et qui fait qu'aujourd'hui tant de gens finissent par jeter le gant puisque vous nous traitez si mal à l'hôpital, puisque vous nous traitez si mal à l'école, puisque vous nous traitez si mal partout, alors débrouillez-vous, faites-le à notre place pour voir si vous en êtes capable. Et ainsi voit-on dans toutes sortes de professions les démissions et les refus de postuler se multiplient. Et alors le bon bourgeois arrive et dit "Vous voyez, regardez, ils ne veulent pas travailler. C'est pas qu'ils veulent pas travailler, ils veulent pas être esclavagisés. Vous avez pas compris la différence ?
Nous pensions avoir gagné notre droit à la dignité.
[applaudissements]
Le gouvernement de l'Union populaire titularisera les 800000 personnes qui sont précaires aujourd'hui dans la fonction publique.
[applaudissements]
Nous ne permettrons plus non plus qu'on fasse vivre de braves gens si dévoués. à leur famille. Je pense à ces femmes, ces hommes qu'on appelle des techniciens de surface, ceux qui font le ménage, qui rendent possible la vie parce que personne n'irait travailler au bureau dans une poubelle. Et c'est bien parce qu'ils ont fait le travail avant qu'on arrive qu'on peut travailler à notre tour dans des conditions plus acceptables que s'il n'avait pas fait le travail. Regardez, regardez ces amplitudes horaires infligées de sang froid à des femmes, à des hommes qui ont les enfants à la maison.
Je pense à cette dame qui me disait "Alors, moi j'avais posé la question, alors à votre avis, comment on va régler tel ou tel problème ?" Vous savez, on consulte comme on dit. Et cette dame dit "Mais écoutez, monsieur Mélenchon, moi je quitte mon domicile à 5h du matin et je prie pour que mes enfants se lèvent à l'heure et aillent à l'école sous la conduite du plus grand. Et ensuite, je travaille et ensuite ça s'arrête et j'attends parce que je peux pas rentrer, c'est trop court et en même temps c'est trop cher. Alors, je reste là et j'attends. Je mange mon sandwich et ensuite je reprends le travail et ensuite je rentre à la maison.
Il est 9h et apparemment, j'ai prié pour que mes enfants soient bien rentrés et que les plus grands aient aider les plus petits à manger et à se mettre au lit. Voilà qui mérite de sans froid une vie pareille. Et ces gens le font avec courage chaque jour, chaque soir, chaque mois, chaque année dans la seule perspective de faire en sorte que leurs enfants ayant été à l'école, ayant eu les diplômes, ayant bien travaillé pour mériter les efforts de leurs parents améliorent leur situation et que la génération suivante vive mieux que la précédente comme ce fut le cas de temps et tant d'entre nous et sans doute peut-être de tous. Mais nous souvent on a pensé que c'était des histoires du passé.
Non, c'est de nouveau là. Et bien ce système des amplitudes horaires insupportables, il faut y mettre en terme et c'est pourquoi les négociations dans ce secteur du travail doivent reprendre de gris ou de force pour qu'on en finisse avec ce monde de vie. et les travailleur détaché. Alors cela est malheureux, ils arrivent d'endroit où ma fois mieux vaut partir que d'y rester, se disent-il. On les embauche ici. Pendant tout un temps, ils ont évidemment tout désorganisé dans le bâtiment et dans combien d'autres production parce que voilà qu' arrivé des gens qui étaient sous contrat où on payait les cotisations sociales du pays de départ. Alors tu parles, la question était vite réglée.
Il coûtait moins cher que les autres. Donc on les a fait venir et remplacer comme si dans ce pays on n'avait pas les peintres, les maçons dont on a besoin. Et puis quand les premiers ravages ont commencé à être visibles, que ça désorganisé, qu' avait moins d'argent dans les caisses de sécurité sociale alors qu'il y avait plus de gens qui travaillaient. Enfin, l'Union européenne a compris qu'il fallait faire quelque chose et le président Macron qui n'en rate jamais une, voyant que les insoumis proposaient une loi interdisant le travail détaché, se dépêche d'obtenir que dorén avant virgule ce sera comme auparavant.
C'est-à-dire que bon, on payera les gens qui viennent au tarif horair auquel on paye ici, sauf les cotisations sociales qui continueront à être payé dans le pays d'origine, virgule, c'est-à-dire pas payé. Et nous sommes sous ce régime et c'est donc tellement contagieux, figurez-vous, que le résultat est le suivant. Il y a doré avant des travailleurs qui ont une carte d'identité française qui vivent et qui travaillent ici et qui n'en sont jamais partis et qui sont embauchés par des entreprises qui sont dans des paradis comme le Luxembourg et autres endroits où on ne regarde pas trop ce qui se passe de trop près et qui se trouvent embauchés comme travailleurs détachés dans leur propre pays.
J'avais donc des travailleurs français détachés en France par une entreprise dont le siège est au Luxembourg. 37000, il y en a comme ça. Il nous faut donc récupérer la capacité d'interdire le travail détaché en France. Je répète, interdire le travail détaché et si cela contrevient à un règlement ou un article du traité d'un des traités européens, et bien nous désobéirons.
[applaudissements]
Quand on préparait ce meeting, on essayait de voir avec l'équipe politique et et mes collaborateurs qui sont des militants aussi. Qu'est-ce qui nous paraissait le plus marquant du moment dans lequel nous sommes ? J'ai évoqué plusieurs de grandes questions avant de venir à ce point. Ce point est le suivant. C'est l'ampleur des vagues dans de nombreuses professions, des vagues de suicide. Parce qu'il m'est revenu à l'esprit une remarque que m'avait fait un ami libanais au moment où la révolution citoyenne a commencé à Beyrout et on avait échangé sur comment ça se passait, comment c'était arrivé. Je suis curieux de ces choses parce que je les accumule comme du savoir.
Nos sociétés se ressemblent beaucoup malgré leur différence et je veux être capable de comprendre comment les choses s'organisent quand elles se mettent en mouvement de cette façon. Et cet ami qui a de l'expérience m'a dit "Tu sais, moi ce que j'ai vu avant qu'on en vienne aux grands mouvements sociaux du pays, c'est qu'il y avait des vagues de suicide qui est une forme de résistance individuelle. Bien sûr, le suicide est multicusal et on ne va pas le réduire à un aspect. Se suicider n'est pas par la force des choses, le résultat d'une seule raison et je ne me hasarderai pas sur ce terrain. Mais néanmoins, je l'observe.
Il faut que la vie parvienne à un certain degré d'absurdité et d'horizon bouché pour qu'on en vienne à préférer ne plus être là, à s'y trouver. Et voyez-vous, c'est profession après profession. La plupart d'entre vous se rappellent de l'époque et il y a d'ailleurs eu des condamnations où le management dans une grande le management la manière de mener les gens au travail dans une très grande entreprise du pays avait conduit à une vague de suicide et ceux qui ont été tenus pour responsable ont été punis par la loi et par les tribunaux. Écoutez, dans notre pays, il se suicide. en moyenne un paysan par jour. Depuis le début de l'année, 10 policiers se sont suicidés.
dans l'éducation nationale, c'est un par semaine ou une he comme je dis he ça peut être une. C'est dire que quelque chose se passe qui manifeste sous la forme la plus aigue l'impasse dans laquelle nous nous trouvons. Dès lors, faire cesser la peur au travail. Je ne dis pas seulement la peur de l'accident, 565 par an, mais la peur tout simplement d'une tâche dont on ne voit plus le sens, d'une situation dont on ne voit plus où elle peut nous mener est une priorité.
Autrement dit, le droit au bonheur, le goût du futur sont des aspirations auxquelles il faut répondre politiquement par des moyens qui limitent, qui abrogent la souffrance, mais aussi par autre chose qui s'appelle l'élan de l'enthousiasme qui consiste à tracer une ligne sur l'avenir pour proposer qu'on se dirige tous vers elle. J'ai dit tout à l'heure, si l'Union populaire devient le gouvernement de ce pays, alors il faudra changer toute l'agriculture pour qu'on cesse d'en faire ce qu'elle est devenue un enfer pour ceux qui la pratiquent et quelque chose de nausé à bon pour ceux qui ensuite ont affaire à ces produits. enseignants
[applaudissements]
avec la meilleure paye et des conditions plus décentes. l'enthousiasme qu'on retrouve de l'amour de ce métier qui est si particulier qui est de transmettre le savoir et de se dire en voyant chaque jeune tête de rêver à la femme à l'homme qu'il sera ensuite adulte par la vertu des enseignements qu'on lui aura prodigué, des savoirs qu'on lui aura transmis quand on le verra ensuite participer au bien-être général du pays.
C'est par milliers que j'appelle à lever la jeune génération qui viendra dans les enseignements professionnels fournir la masse de tous ceux dont nous avons besoin pour que ce pays fasse face à la grande mutation à laquelle nous l'appelons notamment pour produire autrement une énergie qui ne soit plus le danger qui est le nucléaire. Une énergie que l'on installera en mer avec des éoliennes offshore. Une énergie que l'on installera dans les rivières grâce aux hydroliennes qu'on mettra de tout côtés, une énergie que l'on tirera de la chaleur du sol.
Bref, toutes ces tâches qui nécessitent que des milliers de personnes soient formées au plus haut niveau possible de leur technique pour pouvoir y faire face et pouvoir tourner la page. Si vous demandez aux Français de faire un effort par rapport à nos horizon, vous les trouverez toujours prêts à se dévouer pour le bien commun.
[applaudissements]
Il faut que je revienne à cette histoire d'agriculture et que je dise les choses pour que chacun sache bien ce qui va se passer si nous gagnons. J'ai dit qu'on changerait le modèle agricole. Je dis après en avoir délibéré avec ceux qui dans nos équipes sont les responsables de ces sujets que du lendemain où s'installerait un gouvernement de l'Union populaire, je dis bien du lendemain, il sera interdit d'utiliser le glyphosate pesticide qui aujourd'hui contamine [applaudissements] 90 %. On me dit "Mais alors, comment est-ce qu'on va faire ?" "Ah bon ?
Il y avait pas d'agriculture avant le glyphosate ?" On me dit "Monsieur Mélenchon, et ben c'est vous qui enlevez la mauvaise herbe." Non, c'est vous qui le ferez et il va falloir recruter du monde, il va falloir le payer correctement. Et ensuite, bien sûr, bien sûr, on sait que le produit final nous coûtera plus cher et bien on augmentera les salaires pour le faire. Parce qu'augmenter les salaires, c'est la première mesure écologique qu'on peut prendre dans ce pays. Les glyphosate seront interdits et aucun produit agricole n'entrera en France s'il en contient. Nous pratiquerons le protectionnisme écologique pour ce qui concerne l'alimentation.
[applaudissements]
Je ne le dis pas pour faire peur, je ne le dis pas pour montrer que nous aurions une vocation autoritaire parce qu'une fois m'a dit "Avec vous, on va tout interdire." Alors, je pourrais répondre moi aussi "Bah, avec vous, tout est permis." ce serait à peu près aussi absurde. Je connais la longue liste de tout ce qui est interdit avec eux, hein. Sauf qu'elle va de soi. Tandis que nous quand on y introduit des éléments qui ont à voir avec le progrès humain et avec le progrès social, aussitôt on voit les sourcils se lever. Je le dis tout simplement parce qu'on ne peut pas attendre.
Regardez aux Antilles en Guadeloupe et en Martinique, on a pendant des années utiliser un pesticide qui s'appelle le chlore déconne. Quand les États-Unis d'Amérique et le Canada ont interdit le chlore déconne dans les années 70, en France, on a dit il y a pas de problème, on peut continuer. Pour finir, on l'a interdit en 1990 sur le territoire de l'hexagone. Et comme il y avait des restes et des stocks, on a dit bah vous pouvez continuer à les mettre aux antilles jusqu'à 1993. 99 % des Antillers quand on leur fait une prise de sang, on trouve du chlore déconne dedans.
Alors tous vous êtes indignés mais dans 99 %,8 des urines de tous les Français de l'hexagone, on trouve des pesticides comme le glyphosate. Alors si je le dis avec la telle force en disant "Nous interdirons tout de suite" encore une fois ce n'est pas pour faire peur ni acte d'autorité mais juste parce que c'est nécessaire et urgent. Il faut arrêter avec ça. Il faut arrêter.
[applaudissements]
Et il y a d'ailleurs [applaudissements] pas mal de paysans déjà qui ont tourné la page qui arrêtent parce qu'il faut pas croire que les paysans, ça leur fait plaisir de faire des choses comme celle-là. D'ailleurs, ceux qui en meurent le plus, c'est eux quand ils doivent appliquer ces produits. Donc ne croyons pas qu'il y aurait une catégorie sociale qui comploterait contre tout le reste du pays. Il y a des indications, des autorisations qui ont été données, des encouragements qui ont été largement répandus pour des pratiques qui sont hautement condamnables. Tout ça à voir avec la politique, tout ça à voir avec la décision gouvernementale.
C'est pourquoi dans un gouvernement de l'Union populaire, on se préoccupe de la finalité de ce qu'on entreprend dans notre gouvernement, il y aura plus de ministère de l'agriculture. Je vais vous dire pourquoi. Parce que quand vous dites ministère de l'agriculture, qu'est-ce que vous demandez ? La production agricole. Laquelle ? C'est pas le sujet. Mais nous nous savons ce que nous voulons. Nous attendons de la nouvelle ère, celle de l'Union populaire, la souveraineté alimentaire.
Par conséquent, nous voulons que l'essentiel de l'activité de l'agriculture ne soit pas orienté vers les marchés internationaux, mais vers la production de produits bios qui nous permettent, parce que nous créerons pour cela les conditions, que dans toutes les cantines du pays, tous les enfants mangent bio. De manière saine. Les paysans sont prêts à le faire, mais il faut dire les choses comme elles sont. Ils n'y suffiront pas. Nous devrons en trouver encore 2 à 300000. Il s'agit de les recruter.
Vous comprenez comme moi qu'on ne peut pas leur dire "Venez, on vous propose une vie tellement excitante qu'à la fin on finit par se suicider." Il faudra donc que les conditions sociales de la paysannerie changent et que la jeune génération qui est appelée puisse vivre plus conformément à l'idée qu'elle se fait d'une vie épanouie. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui dans les conditions dans lesquelles se fait le travail agricole.
Alors, par nécessité, il faudra là encore ne pas accepter l'application de certains règlements, notamment ceux qui interdisent que l'on décide de mettre dans nos cantines des produits bio, trouvés localement parce que c'est interdit par les règlements européens qui considèrent que c'est fausser la concurrence entre les producteurs. Là encore, je vous demande de bien comprendre. Pour nous, le problème n'est pas de mener une bataille abstraite à propos de l'Europe, laquelle serait la meilleure dans le meilleur des mondes et cetera et cetera. Nous avons compris que c'est pas par ce bout là qu'il faut entrer dans la discussion. Il faut entrer dans la discussion par la porte suivante.
Nous nous avons décidé de faire ceci. Alors, nous le faisons et s'il y a des règlements qui l'interdisent, on se passe des règlements. Et ça, il y a pas un peuple qui en voudra français de décider que leur ligne rouge ultime, c'est leur volonté collective, c'est leur démocratie. Et je sais qu'il faut qu'on commence à réparer la démocratie française qui a été en quelque sorte luxée, brutalisée, violenté par la décision de 2005 lorsque le peuple a voté non et que les dirigeants ont dit "On a parfaitement compris, c'est oui."
[applaudissements]
Si je vous parle autant d'agriculture, c'est que je pense qu'il y a dans la salle beaucoup de gens qui ont un parcours comparable au mien. Dans la jeune génération, c'est beaucoup plus simple. La prise de conscience est faite qu'il y a des biens communs et qu'il faut les protéger. La prise de conscience est faite que on ne peut plus accepter de traiter la nature comme dans le passé on pensait qu'on pouvait le faire parce qu'on se disait tout ça finira par s'arranger.
Et donc si je parle autant d'agriculture, c'est pour qu'on soit obligé de repenser cette idée que tous les défis s'enracine dans la question sociale et que nous ne pouvons plus penser le progrès humain, le progrès social sans nous intéresser au progrès de notre relation avec la nature parce que c'est la même question. La brutalisation des êtres humains conduit à la brutalisation de la nature. La brutalisation de la nature prépare à la brutalisation des êtres humains. D'une manière générale, c'est une forme d'indifférence à la responsabilité particulière qui est celle des êtres humains à l'égard de tout le vivant.
J'aime être mis au défi par ceux qui au début me choquaient beaucoup et qui me parlait des questions du bien-être animal. Alors, je suis comme tout le monde, hein. J'aime pas qu'on fasse souffrir les bêtes. Je pense que tous nous en sommes là. Mais il faut aller plus loin que ça et même plus loin que la phrase qui dit il faut pas malmener les animaux parce qu'après on malmène les êtres humains. C'est juste celui celle qui endurcit son cœur au point de ne plus avoir aucune considération pour la souffrance d'un être sensible.
Il est certain que c'est un très mauvais entraînement, qu'il s'habitue à la souffrance et que dès lors il est moins généreux, moins ouvert dans sa pratique avec les autres êtres humains. Mais ça ne suffit pas. Notre prise de conscience politique doit intégrer cette idée que non seulement nous sommes en lutte contre un système économique, contre un système social, mais nous sommes aussi en lutte contre une vision de notre propre place dans l'univers et dans la nature et que nous devons nous libérer aussi d'une vision qui nous enchaîne à la brutalité, qui nous fait la trouver normale. Et j'entends des fois dire "Ah oui, on connaît le truc écolo, c'est pour les petits oiseaux.
Les petits oiseaux sont aussi utiles que les gros balours.
[applaudissements]
Et si vous en êtes à parler des petits oiseaux, demandez-vous comment on a réussi ce tour de force d'en faire disparaître le 60 % tandis que le 70 % de tous les oiseaux qu'on voit courir de tous les côtés dans les poulaillers quand par biraque ils ont un poulailler, 70 % des oiseaux vivants sont des oiseaux d'élevage des poulets, des canards, des oies, des bêtes qu'on traitent en en pile. et pour ce qui est des poulets sur la taille d'une feuille de papier 21 297. Notre responsabilité est de prendre conscience de la place particulière qui est la nôtre dans le vivant et dans la biodiversité.
Tous les êtres sensibles sont munis à proportion de leur sensibilité d'une forme de conscience qui va se développant plus ou moins intense suivant l'espèce dont on parle. Et nous autres, les êtres humains, notre caractéristique c'est que nous sommes ceux qui sont les plus capable de comprendre, c'est-à-dire de prendre en conscience avec nous, de comprendre une chose extrêmement rare, de comprendre ce que ce fait que il y a plein de choses qu'on ne comprend pas. C'est ce qui nous distingue de toutes les autres espèces. Et donc cela nous crée une responsabilité qui est la responsabilité d'être conscient de la conséquence de tous nos actes pour tout le vivant.
Et c'est la raison pour laquelle dans notre conscience politique rien ne nous indiffère. Nous ne traitons rien sur la base de l'égoïsme individuel ou même de l'égoïsme de classe. Être humaniste, être progressiste aujourd'hui, c'est se sentir redevable socialement et écologiquement. de tout le vivant. Voilà ce que c'est. Alors, j'ai vu qu'il y avait une discussion sur le fait que les uns s'engueulaient avec les autres à propos de la viande. Moi, je rentre pas là-dedans. Je me méfie avec des coups à prendre. Mais ce qui est absolument certain les gens, c'est que va falloir que on travaille autrement.
C'est pas possible de continuer à exiger les prix que nous exigeons pour des protéines carnet qui nous coûtent aussi cher en sacage de la nature. Je ne vais pas entrer plus dans le détail, mais je veux qu'on comprenne bien que c'est parce qu'on va relever tous ces défis qu'on a besoin de milliers de gens au travail et que si on a besoin de milliers de millions de gens au travail, il faut les traiter dignement et qu'il faut traiter dignement ceux dont la peine physique ou la peine morale est la plus grande au travail et que par conséquent pour l'Union populaire, il y a une option préférentielle Pour les plus démunis, il y a une option préférentielle pour les plus pauvres.
Il y a une option préférentielle pour tous ceux qui ont été mis sur le côté de la route et qui par million aujourd'hui regardent passer le train invraisemblable d'une vie dont il leur semble qu'on a décidé de les priver des éléments les plus modestes, les plus humbles du bonheur du vivre. Priorité donc à cette masse immense de gens dont on a dit qu'ils étaient des gens de rien. Si vous vous souvenez des propos de monsieur Macron, comment a-t-il pu avoir une idée pareille ? Comment ce mot a-t-il pu lui venir à la bouche ? Et bien parce qu'il en est convaincu. Il est persuadé que chacun est à 100 % responsable de son sort et à la fin produit les équations que vous connaissez.
Qui est responsable de la pauvreté ? Le pauvre. Qui est responsable du chômage ? Le chômeur. Qui est responsable de la maladie ? Le malade. La preuve, il a qu'à se vacciner. Alors, on leur dit "Mais écoutez, vous êtes fous ! Vous croyez réellement à des sautises pareilles ?" Mais oui, il le croit. Et donc si vous n'avez rien, c'est que vous êtes rien. Oui, mais c'est une vision du monde et elle a travaillé en profondeur nos sociétés parce que pendant des années et des années, on a répété que le collectivisme c'était une prison, que s'occuper des autres c'était du temps perdu que ce qui était important, comme disait madame Satcher, quelquesuns d'entre vous doivent se rappeler de qui c'est.
Écoutez, il a fallu qu'à l'enfasse hein pour que le jour de ces funérailles, les mineurs se soient donner rendez-vous pour se mettre le long du parcours et lui tourner le dos en souvenir de l'année effroyable.
[applaudissements]
Mais revenons à l'idée, cette madame Sacher, elle avait dit une phrase terrible. Elle avait dit voilà, écoutez bien, faut s'accrocher. La société n'existe pas, seuls les individus existent. Et si les individus rendent leur relation mutuelle plus performante, et bien toute la société ira bien. Alors si vous êtes au chômage, allez donc au boulot, traverser la rue. Si vous êtes malade, allez vous vacciner. Et d'ailleurs, comme c'est une société d'individus où le collectif n'existe pas, où les règles collectives sont superflu et ben moi, il y en a mieux on se porte des règles puisque ça permet à chacun de faire épanouir son talent. Ça c'est la vision du libéralisme.
C'est pas seulement un modèle économique, c'est pas seulement un modèle social, c'est une vision du monde. Et à la fin, vous vous trouvez à dire "Je souhaite que les jeunes rêvent d'être milliardaires." Et nous, on pense qu'être milliardaire et y rêver, c'est obsè. D'ailleurs, rêver d'argent, personne n'en a jamais entendu parler. Sinon, chez des gens gravement perturbés. C'est donc une vision du monde que nous affrontons et donc un programme doit répondre à cette globalité. Les différentes parties qui le composent sont réunies entre elles par une vision du monde. Donc j'assume au nom de tous mes camarades. Oui.
L'avenir en commun est un programme de transition entre une forme de la société capitaliste fondée sur l'égoïsme et la cupidité en route vers une société de l'entraide et de la solidarité.
[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
Et donc on ne bricolera pas. Je reviens au sujet de départ puisque ça a l'air de de passionner. On s'est bien fait avoir hein là récemment. La gauche est divisée, elle a perdu d'avant. Du coup me v la pancarte à Hollande. Oh, je te la rends. Non mais ça va, moi j'ai fait du porte à porte hein. Toc toc toc. Qui c'est ? la gauche. Non, on veut pas du Hollande. Bon, non, mais c'est pas Hollande, on a Alors, parlons d'autres choses. Enfin, soit dit parenthèse, vous avez vu qu'il y a une nouvelle saison de Hollande qui va commencer. Il nous a annoncé la série va être passionnante. Bon, non, j'arrête parce qu'après je vais regretter. Des fois un bon mot ça vous coûte cher hein.
Ma langue m'a coûté cher déjà alors j'ai pas envie que ça continue. Alors donc on s'est fait avoir. Pourquoi ? Alors parce que depuis je sais pas le mois de novembre que ça dure, la gauche est divisée. Il y a trop de candidats. Nanani nanana. Qu'est-ce que vous faites encore là ? La preuve que vous avez perdu d'avant. Le cœur des pleureurs. Oui, on est divisé. C'est l'horreur. Et ben au lieu de pleurnicher, vous auriez mieux fait d'écrire des programmes pour qu'on puisse discuter. Au lieu de pleurer, vous auriez mieux fait d'aller faire du porte à porte. Voilà ce qu'on fait nous.
[applaudissements]
Mais on s'est quand même fait avoir et puis ça dure et ça dure. Il y a toujours des rebondissements dans le feuilleton là. Alors la semaine cette semaine là c'était 5000 personnes par heure s'inscrivent à la primaire machin chose. Qu'est-ce que vous en pensez monsieur Mélenchon ? Rien du tout. J'en pense rien. Je suis pas concerné. Débrouillez-vous entre vous. Foutez-nous la paix. Nous, on essaie de convaincre et d'organiser un autre monde. Alors, comme tout ça, c'est des gamins, on dirait sans expérience, ils ont pas vu arriver le coup. On est bientôt fin janvier et c'est comme si on devait justifier notre existence.
Nous qui sommes en campagne depuis 1 an, nous qui avons rédigé un programme pendant 2 ans, nous qui avons regroupé déjà presque 300000 personnes autour des parrainages sur ma candidature pour ce qui concerne les personnes. Tout ce travail devrait être anéanti pour participer à je ne sais quelle farce qui ne serait pas sérieuse parce que les françaises et les français comprendraient parfaitement que des gens qui leur surgissent dans les pattes 70 jours avant sans programme et sans même savoir qui conduirait l'état ne sont pas des gens qui ont l'intention de changer la vie ils ont l'intention de changer leur vie [applaudissements] je faisais les comptes Alors, on est divisé, c'est curieux.
Alors, moi, je vois certains journaux que je connais bien, je cite personne parce que j'ai assez d'ennemis comme ça. Euh et certaines chaînes de télévision, je ne cite pas, qui viennent me dire la bouche en en larme. Vous ne trouvez pas que c'est grave la division de la gauche ? Comme ça vous va bien de vous soucier de la division de la gauche, hein ? Pu faut qu'on en parle et c'est sans arrêt hein sans arrêt. Et pourtant nous allons surmonter tout ça. Ça fait partie des difficultés. Chaque génération vous rencontrez une partie de difficulté. Là on s'est fait avoir la division de la gauche. Oui. Il y a huit candidats qui peuvent être considérés comme de gauche et à droite ben il y en a neuf.
Quand est-ce que vous allez pleurer un peu sur la division de la droite ? Vous trouvez pas quand ça chaud ça suffisait. Il vous en faut deux maintenant
[applaudissements]
et de droite bien droite. Avant on avait la droite unifiée à LR maintenant il y en a deux avec Macron. Ils sont donc quatre au moins pour cela et il y en a neuf au total nous 8 E9. À la fin on sera pas H on le sait tous. Et à ce moment-là tous les ballots diront "Ah ben finalement on n'est pas plus nombreux qu'on était en 1981 quand on a gagné. Ah ben finalement, on n'est pas plus nombreux qu'on était en 1996 quand on a gagné. Parce que ce qu'on va faire là, c'est qu'on se prépare à gagner. Voilà ce qu'on est en train de faire et voilà pourquoi rien ne me détournera de cette tâche. Moi, je règle le problème.
Vous avez vu des gens qui viennent dans l'Union populaire, vous tous ici et nous dans l'équipe, on est uni travail qu'on mène ensemble. Je sais très bien que quand on va sortir de cette salle, j'espère que je vous aurais donné la pêche et chacun d'entre vous va prendre dans sa vie avec le temps dont il dispose les moyens d'appeler un tel, un tel, une telle pour lui dire allez il faut y aller, il faut venir voter. Est-ce que tu vas venir et patati et patala ? On explique-tu que je t'apporte le programme comme on a toujours fait toutes les générations. On n'a jamais connu un moment où on claquait dans les doigts et où les bulletins de vote tombaient. Moi, on me dit c'était plus facile avant.
Quand quoi ? Quand c'était facile ? Attendez, j'ai raté quelque chose ou quoi ? À l'âge que j'ai, j'en ai raté aucune depuis la Saint-Glaglin. J'ai jamais vu une élection facile. J'ai jamais vu une élection où on dit "Ah mais vous autres là, avec les idées très avancées que vous avez, mais comme vous êtes géniaux, je vous en prie, installez-vous, tenez, voilà les clés du camion." Jamais. Ça a toujours été difficile. Et ben, c'est difficile cette fois-ci, il y a pas de changement. et on mène la bataille. Alors, je leur dis mais le problème va être réglé. Vous avez tous un peu d'expérience. En en 2017, la scène politique a explosé. Pourquoi ?
Parce que qu'il soit de gauche ou de droite, il racontait ce qu'il voulait pendant les élections. Juste après, il passait au bureau et la Commission européenne leur disait "Voilà votre feuille de route, c'est la consigne." Voilà. Donc il faisait pareil les deux dans les mêmes conditions. La retraite c'est la Commission européenne qui arrête pas de demander qu'on en retard de l'âge. Alors évidemment vous vous imaginez qu'ils vont pas venir devant moi pour me dire à quelle bonne idée vous qui voulez la remettre à 60 ans avec 40 annuités de cotisation. Certainement pas. Donc il faut qu'on embrouille. On embrouille. On vient pas me dire comment vous allez faire.
Ils osent plus maintenant non plus venir me dire comment vous allez payer parce que la répartie qu'on a trouvé mon vieux cuit qui sont cloués à terre. On leur a dit vous avez qu'à payer les femmes comme les hommes et il y aura le niveau de cotisation nécessaire pour le payer. Alors là [applaudissements] depuis c'est terminé, il y en a plus un qui vient me poser la question de comment je compte payer puis j'ai encore d'autres idées hein si vous voulez et puis je sais comment faire. Donc j'ai dit bah on va régler le problème puisque vous pensez qu'on est divisé que les gens règlent le problème. Pour l'instant c'est dans les sondages qu'on est en tête mais les sondages il y a un problème.
C'est plus des sondages, c'est des rêves. Ils rêvent d'une société où les milieux populaires vont pas voter. Alors il ne comptent que les gens qui sont sûrs à 100 % d'aller voter pour quelqu'un. Donc sur un échantillon de 1000, quand ils vous disent qu'il y a 60 % de votant, bah ça veut dire que pardon 60 % d'abstention, ça veut dire qu'il vous gardent que les 400 et ils évaluent là-dessus sur un échantillon comme ça. C'est un rêve. Enfin, un monde où les milieux populaires se mènent plus de leurs affaires, ils viennent plus voter. Alors, ça s'arrange entre gens de bonne compagnie, hein.
Alors, c'est clair qu'il y a moins de place pour un sauvage comme moi dans le genre de de et comme vous d'ailleurs, hein, parce que faites pas les malins en me regardant. Vous êtes concerné. Voilà. Bon, il va falloir que les Français tranchent. Si vous croyez qu'on peut faire de l'écologie d'accompagnement, et ben vous en avez à disposition. Mais si vous avez compris que pour en faire, il faut rompre avec le productivisme capitaliste, nous sommes là parce que nous le ferons. [applaudissements] Si vous croyez qu'en obligeant les gens à avancer parce qu'on leur fait peur tous les jours sur leur lendemain, il y a ce qu'il vous faut. Allez voir monsieur Macron.
Ah ben ce qu'il vous a déjà fait, il en a encore plein. La musette et que je te réforme les retraites et le temps de travail et l'accès à l'université, tout il a tout est prévu dans sa tête et tout est dans les cartons de la Commission européenne déjà. Mais si vous voulez à l'inverse que le très grand nombre devienne maître du destin commun du pays et de sa propre vie, si vous pensez qu'il faut partager partager beaucoup de ce que les autres ont en trop parce que c'est en trop d'accumuler des fortunes pareilles. Je ne parle pas de l'outil de travail. Vous avez vu la tête qu'ils ont fait quand on est venu avec l'histoire de l'héritage hein ?
Il s'attendaiit à un bon petit slogan, bien imbuvable et on leur a servi tout frais. Au-delà de 12 millions pour faire peur, on prend tout. Ah mon dieu, ils nous prennent tout. Alors, on a rectifié au-delà de 12 millions, c'est-à-dire une fois que vous aurez été plongé dans le néant de la pauvreté avec 12 millions, je sais pas combien de siècles de de SMIC ça représente hein, et bien le reste, le 13 millions, le 14 millions et le reste, on donne tout à la jeune génération,
[applaudissements]
à la jeune génération pour qu'elle puisse étudier et ne faire qu'étudier et pas travailler en plus à la jeune génération qui est dans l'enseignement professionnel dont nous avons absolument besoin et qui souvent comporte des jeunes gens qui sont déjà pères et mères de famille et qui se donnent le mal d'étudier pour faire correctement leur métier. Avec les sous qu'on prend au-delà de 12 millions, on a de quoi financer une rente mensuelle de 1063 € pour tous ces jeunes gens. Alors eux, ils hériteront de la société et les autres et ben, ils se sont déjà donnés le mal de naître et je suis en train de vous faire du du beau marché là. C'est dans Figaro.
Ceux qui ne se sont que donnés le mal de naître, c'était déjà le cas au 18e siècle. Mes amis, j'ai l'impression qu'on a un peu reculé, hein. Donc, il est question de reprendre la marche avant. C'est pour ça que j'ai terminé mon propos par cette remarque sociale. C'est dans les différences d'héritage que se construisent pour l'essentiel, les inégalités sociales de notre société. Et voyez-vous, pour revenir à la formule la plus générale que j'ai utilisé pour décrire notre projet, l'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature. Une société dévorée par l'inégalité, une société où l'on place au poste de commande la cupidité de ceux qui commandent.
Une telle société résiste moins bien, s'entraide moins bien qu'une société plus partageuse, plus égalitaire où chacun est respecté. et où dès lors on voit dans celui ou celle qui est à côté de soi plutôt son semblable que son concurrent, plutôt son frère ou sa sœur que son adversaire. Et bien c'est cette sociétél instant, je n'essaie d'en réduire la signification philosophique ou politique. C'est parce que nous sommes entièrement déterminés par cette vision du monde et de la relation aux autres et à la nature que nous sommes ce que nous sommes. L'Union populaire, les insoumis.
nous tous qui nous avançons pour les 70 jours qui restent d'empart ferme et tranquille de ce qui nous semble être la possibilité d'une victoire à porter de la main. [applaudissements]
[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
C'est fini. J'arrête là parce que sinon je repars 1 heure. Ça va [applaudissements] jusqu'au fond là-haut.
[musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique]
Nous on est là travailleurs pour le meilleur ne veut pas nous on est là on est là on est là [acclamation] on ne veut pas nous on est là pour l'heur des travailleurs et pour amour de meilleur Nous on est là [acclamation] on est là on est là nous on est là pour les travaux et pour nous on est là on est là on est là on
[musique]
Je pense qu'une une campagne présidentielle ça se compte en millions d'euros hein. Ça demande extrêmement beaucoup de moyens voir plusieurs millions d'euros. Ça peut aller jusqu'à face 60 millions. Je dirais au moins une dizaine de millions d'euros.
[musique]
Le financement de la campagne est un élément très important dans toute démocratie. Il faut des financements. C'est vrai que le peuple dans sa grande majorité, certains n'ont pas véritablement d'information sur ce cas. Le fait de pouvoir faire campagne, de pouvoir parler au maximum de français, ça demande forcément de l'argent, non seulement pour faire des tracts, mais aussi pour mettre en place des événements qui rassemblent le maximum de personnes.
Et c'est en effet quelque chose d'important l'argent, faut pas se voiler la face notamment parce qu'on est aussi quand même un pays qui ne se limite pas à la métropole mais qui a effectivement des régions ultramarines et il est important de ne pas les oublier. Forcément, moyen d'argent et moins il y a de tracte, moins il y a de visibilité, enfin malheureusement ça compte. Tout coûte de l'argent, le matériel coûte de l'argent, organise des événements, organiser des meetings. Bien sûr, on peut faire beaucoup de choses avec notre énergie militante mais au bout d'un moment, voilà, ça a des limites.
Il faut du matériel, il faut des salles, c'est du temps de travail finalement et donc on peut pas à la fois dire qu'on rémunère les gens à la hauteur de leur travail et puis dire "Ah non, on fait une campagne gratuite." Il y a des bénévoles, évidemment, on en a besoin, mais on peut pas faire quelque chose de grand sans sans argent. Donc on peut pas faire l'impasse et puis les adversaires en face il ils font pas l'impasse sur ça. Ils ont des millionnaires ou des des gens riches pour les aider. Il est certain que on part pas [musique] tous à égalité évidemment il y en a qui ont des des soutiens que nous n'avons pas. Je pense qu'on est pas à égalité et c'est pas plus mal finalement.
Est-ce qu'on a vraiment envie d'avoir l'argent
[musique]
de certaines personnes ? Non. Nous on a une difficulté un avantage à la fois. Une difficulté, c'est que on n pas le financement euh de grands groupes d'industriels et de généreux donateurs. Un avantage, c'est aussi qu'on a pas le financement de grands groupes industriels et généreux donateurs. En fait, on est indépendant des forces [musique] de l'argent. Je pense qu'il y en a, ils sont pas logés à la même enseigne. Les carnets de contexte sont pas les mêmes. Et du coup, bah suivant si on a des copains milliardaires ou pas, ça aide. C'est évident que c'est plus facile pour quelqu'un comme Macron qui a juste à passer deux trois coups de fil et ça y est, l'argent il tombe.
Il n'a qu'à voir l'élection de Macron en 2017. Le monde de l'argent s'est mobilisé. et il a [musique] été élu. Nous, on n' pas accès à ce monde richissime là. Même si on part défavorisé sur le plan financier et ben on arrive à faire des choses et cette inventivité qui nous est propre et à chaque fois décuplé en période de campagne lors de cet effcence qu'on connaît tous. Donc je pense que on va réussir à faire avec et c'est pas ce qui nous empêchera de gagner. Ils ont peut-être de l'argent mais nous nous avons la force des gens. Nous nous avons la force du nombre.
[musique]
pour faire en sorte qu'il y ait un programme comme ça qui s'applique, si on est d'accord avec, ça vaut clairement le coup de fin d'aider à ce que les au pouvoir. Il faut qu'il y a une mobilisation populaire pour faire en sorte que une campagne comme celle de la France insoumise puisse se mettre en place pour pas être dépendant des banques. Ce qui est beau dans la démarche de l'Union populaire, l'avenir en commun, c'est que chacun donne ce qu'il peut. Moi par exemple, je suis étudiante, je vais pas donner 1 milliard d'euros, mais je trouve c'est des petites gouttes comme ça qui contribuent à alimenter les rivières et c'est ça qui est beau aussi.
Donc moi je dis aux gens bah si vous pouvez juste donner un petit peu, faut savoir que derrière ça aidera grandement des militants à vraiment porter le programme sur le terrain et c'est indispensable. Je chacun donne selon ses moyens un petit peu et c'est ce qui fera la France du mouvement. La France réside [musique] dans le collectif. Si chacun donne les moyens qu'il dispose, je pense que la France est sououmise et l'Union populaire arrivera à venir au pouvoir arriver au pouvoir quand même. Donner selon son possible, c'est déjà pas mal. Tous les dons sont très importants et il n'y a pas de petites contributions ou de contributions moins importantes.
Toutes les contributions ont un même niveau d'égalité. Bah des gens qui peuvent donner un petit peu de quelque chose. Il y en a beaucoup. Il y en a beaucoup et on va y arriver. Notre seule force [musique] est dans notre nombre et notre dévouement personnel. Chacun de nous fait pour le mieux.
[musique]
À l'heure des dons, chacun fera ce qu'il peut. Je compte sur vous.
Jean-Luc Mélenchon