Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseyoutube.com· 18 octobre 2026 13 minActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Manifestations du 17 Octobre : Emmanuel Macron prendra la parole à 20h • FRANCE 24

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:18Fait
    « Ceux qui ont cassé attaqué les préfectures comme les commerces, pillés jusqu'à nos mairies, seront poursuivis et punis. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Antoine, tout à l'heure quand on a retrouvé Johann Baudin sur cette place de la République, alors évidemment la manifestation n'était pas question de manifestation. Aujourd'hui, il y avait ça a été décrit cette fébrilité de la part des des forces de l'ordre. Comment est-ce qu'on peut expliquer le prolongement aussi de de ce qui s'est passé hier ? Comment est-ce qu'on peut le lire ? Mais j'ai envie de vous dire, il y a presque deux mouvements parallèles alors qui ont parfois des connexions, mais pas toujours. Il y en a qui sont dans ce mouvement de colère euh et de mouvement social avec des revendications qui s'entendent sur la vie chère, sur les lycéens, sur les agriculteurs, sur euh tout un tas de de choses euh auxquelles le président de la République va bien devoir répondre à un

0:36

moment donné ce soir, même s'il n'a plus les les mains aussi libres qu'avant, il est quand même particulièrement attendu. Et donc ces gens-là, il y en a une partie qui ne veulent pas attendre le 5 novembre si ma mémoire est bonne qui est la prochaine journée d'action pour continuer à se faire entendre qui veulent surfer sur ce mouvement là. Et puis vous avez en parallèle des gens qui sont là bien davantage pour être dans la confrontation avec les forces de l'ordre voir des dégradations notamment de bâtiments publics et qui eux bah essayent de poursuivre aussi. Donc vous avez ces ces deux ces deux réalités là qui euh bah qui ne s'opposent pas dans la réalité parce qu'il existe vraiment même si l'une celle des violences fait malheureusement éclipser l'autre qui est

1:17

pourtant massive. Je rappelle qu'il y a eu entre 550000 et 800000 participants hier dans toute la France assez défilé à ce mouvement social qui il faut quand même le rappeler parce qu'on a tendance à l'oublier. C'est bien passé à Paris. Le défilé entre la place de la République et la place clich. s'est bien placé. Alors Laurent Nugèz explique que c'est justement parce queils ont eu le le le la volonté d'encercler tout tous les éléments qui étaient violents sur la place de la République et donc de disperser assez rapidement au début du cortège les le le faire partir le défilé finalement parce que parce qu'il y avait des violences qui ont commencé très très tôt hier y compris dans la matinée bien avant le départ officiel qui était à 14h30 fixé à 14h30 du du cortège mais

2:00

voilà et donc vous forcément vous êtes toujours quelques que jusqu'au bouthiste, Johann Baudin nous parlait d'une centaine de personnes place de la République. Bon, ce qui est un nombre extrêmement réduit alors il faut quand même le gérer. Évidemment pour les forces de l'ordre, on peut pas laisser 100 personnes comme ça faire n'importe quoi en plein centre de Paris ou n'importe quelle agglomération mais du coup elles sont forcément mobilisées et forcément extrêmement prudentes suite à ce qui s'est passé toute la journée d'hier et une partie de la nuit. ces images derrière vous Antoine celle donc des des dégâts. On parlait tout à l'heure de de stigmat ici à Paris, à Marseille, à Lyon, à à Lille. Il y a le constat des dégâts, le nettoyage des rues qui se poursuit, des responsables

2:36

politiques aussi qui réagissent, qui s'écharpent entre ceux principalement à droite qui ont donc dénoncé les violences et pillages et qui accusent la gauche radicale de les accentuer. La gauche, elle qui réagit et qui de son côté fustige cette doctrine du maintien de l'ordre pour laquelle d'ailleurs la présidente de la la présidente de l'Assemblée nationale appelle à une commission d'enquête parlementaire. On va regarder ce sujet préparé par Ethanaji qui compile ses différentes réactions et ensuite on en reparle. Antoine, sa prise de parole prévue ce soir à 20h est très attendu au lendemain de la mobilisation alors que les critiques sur la politique de maintien de l'ordre et les scènes de chaos se multiplient. Samedi soir, dans un tweet, le président

3:18

français Emmanuel Macron a réaffirmé son soutien aux policiers et condamné les violences et les pillages. Ceux qui ont cassé attaqué les préfectures comme les commerces, pillés jusqu'à nos mairies, seront poursuivis et punis. Nous ferons tous bloc face au sommeur de chaos qui ne cherchent qu'à abattre nos institutions et empêchent ceux qui expriment pacifiquement leur revendication de le faire. Soutenir les forces de l'ordre, dénoncer les violences et pillages perpétrées lors de la mobilisation du 17 octobre, c'est la position du gouvernement qui veut faire preuve de fermeté. Le Premier ministre s'est lancé dans une passe d'armes avec Jean-Luc Mélenchon, le candidat insoumis à la présidentielle. Pour Sébastien Lecornu, et les filles imposeraient son agenda politique par la violence en

4:02

évitant de désigner clairement les responsables des cases et du désordre. C'est désormais le moment aussi de choisir son camp. Soit on est dans le camp de la République et donc des forces de l'ordre et celles et ceux qui protègent les biens et les personnes et qui appliquent les lois soz du côté des casseurs soit est du côté de ces et ceux qui ont un projet violent pour la République et contre la République. Après avoir d'abord lancé un appel au calme, Jean-Luc Mélenchon a accusé le gouvernement de jouer avec le feu. En comptant sur le pourrissement, vous n'avez réussi qu'à solidariser toute la jeunesse et les syndicats de salariés. En vous enfermant dans une polémique politicienne avec moi, vous montrez que vous n'êtes pas un homme d'état, juste un comi qui est en train de provoquer

4:39

une crise de régime. Le candidat de la gauche radicale également la cible de l'extrême droite qui l'accuse de prendre en otage les revendications sociales et de précipiter le pays dans le chaos. Quand les écologistes et le Parti socialiste appellent eux à revoir la doctrine de maintien de l'ordre. Les appels à la démission du ministre de l'intérieur, Laurent Nouz se multiplient. La présidente de l'Assemblée nationale a annoncé la création d'une enquête parlementaire sur les violences et la stratégie de maintien de l'ordre société. Plusieurs choses donc dans ce sujet d'état Nadaji Antoine. D'abord une réaction du sommet président de la République qui doit donc s'exprimer ce soir qui tente de reprendre la main qui a été très discret ces dernières

5:22

semaines. C'est un peu tard pour réagir. Alors il est trop tard pour calmer ce sujet ce ce mouvement. Très clairement, il y a eu un gros raté en terme de communication et un raté politique du côté du sommet de l'État. On a au début laisser Jeffrey, le le ministre de l'éducation nationale, essayer de gérer ce mouvement lycéen comme si c'était une petite colère passagère. Ça s'est ancré. Alors à l'heure des charges, c'est pas toujours facile de voir un mouvement qui va durer ou pas. Enfin, il y a un moment donné, on a bien vu les choses prendre de l'ampleur et et s'inscrire dans la durée. Sébastien Lecnu a tenté de prendre un petit peu la main, mais encore une fois sans mesure fortes qui permettent d'éteindre un incendie. Le ministre de l'intérieur qu'on a

6:01

beaucoup beaucoup entendu, même plus que le ministre de l'éducation nationale dans les premiers jours aussi dès qu'il a été question notamment de violence et de et de violence policière. Euh et puis du côté du sommet de l'État, il a certuations, mais il y a eu une manque de prise en main phylement de tout ça. Et même si Emmanuel Macron n'a plus de majorité au Parlement, pas plus que son euh euh gouvernement, c'était de son devoir évidemment de s'exprimer et beaucoup estiment qu'il y a eu un mépris de sa part euh d'avoir voulu laisser pourrir cette situation en pensant qu'elle s'arrangerait d'elle-même. Il a pourtant l'expérience de la réforme des retraites, il a pourtant l'expérience des gilets jaunes où là encore, il y avait eu beaucoup de de violence et de

6:37

mobilisation. Manifestement, on a estimé du côté de l'Élysée qu'il n'y avait pas besoin de faire une prise de parole comme il y en aurait une ce soir, un mois, un mois après le début du mouvement lycéen. Et une fois que la France a été dans des scènes de chaos indescriptibles pendant 24 heures hier parce que ça a été extrêmement fort quand on voit la mairie historique de Limoge tomber vraiment être complètement en flamme avec ce bfroid qui s'écroule. Quand on voit le nombre de blessés, quand on voit le nombre de blessés, il y a des manifestants mais du côté des policiers qui ont reçu des pavés, qui sont partis inanimés à l'hôpital, que vous prenez un pavé sur la tête, je vous laisse imaginer, on a vu des choses extrêmement importantes euh jeter sur les forces de l'ordre, extrêmement

7:18

dangereuses, des un nombre de bouteilles de vin quand vous baladiez hier, vous marchiez sur les grands boulevards à Paris hier par exemple, comme j'ai pu le faire, c'était un débris de de verre avec encore des des choses qui se consumaient. Donc il y a il y a un moment une urgence à reprendre la main. Il est sans doute trop tard. Le mouvement est allé trop loin. Il y a trop de colère dans différentes parties de la population. Les lycéens, les étudiants, des professeurs, les agriculteurs, les gilets jaunes et cetera. Donc il est un peu tard. Maintenant, il faut bien prendre parole. Donc il va le faire. Euh il serait sans doute bien avisé de ne pas parler que des violences, d'en parler évidemment, c'est un c'est incontournable de rappeler la fermeté de l'État euh et

7:58

c'est bien normal aussi. Euh mais par contre, il va falloir apporter aussi des solutions euh politiques parce que ce mouvement, tout ceux à quoi on assiste, il y a d'abord des solutions politiques à apporter et des solutions sécuritaires. Il y a les deux mais l'un ne va pas sans l'autre. Si vous n'avez que du sécuritaire, vous n'avancerez pas. Et si vous n'avez que des solutions politiques, on voit bien qu'il y a aussi des casseurs et que ça n'avancera pas non plus. Donc il y a il y a deux éléments sur lequels il faut avancer et lequel il faut y avoir des débats et la commission d'enquête voulue par la présidente de l'Assemblée nationale Y Bron Pivé pourra potentiellement apporter certain nombre de réponses mais ça prendra du temps sur l'aspect sécuritaire uniquement. Il y a aussi euh

8:34

les réactions et les attaques des oppositions. On a entendu dans le sujet d'État Nadji la réaction de Jean-Luc Mélenchon, leader de la France à insoumise ou encore la chef des écologistes qui est l'appel à la à démission du ministre de l'intérieur. Vous me direz, on est dans un contexte électoral aussi. C'est en quelque sorte aussi le le jeu que de réagir et et d'attaquer. Mais sur le fond, quand il y en a un qui reproche au pouvoir d'avoir laissé pourrir la la situation, qu'est-ce qu'on peut répondre à ça ? Déjà l'appel à la démission, bon n'est pas tellement une surprise, on est dans un jeu politique entre guillemets aussi qu'il est important. Maintenant, il y a eu un certain nombre de maires qui ont estimé que le nombre de forces de l'ordre déployé, que le dispositif

9:12

policier n'était pas suffisamment à la hauteur et que ça amené ce genre de chos à Limoge par exemple où je parlais de cet hôtel de ville euh un bâtiment historique de 1883 qui a flambé, c'est évidemment euh un drame. Le maire estime que s'il avait s'il y avait eu suffisamment de policiers en amont à certains endroits pour bloquer les casseurs, il n'aurait pas pu aller jusqu'à l'hôtel de ville où il n'y avait quasiment personne. Devant l'hôtel de ville de Marseille hier où il y a eu une brève incursion et bien il n'y avait pas suffisamment de policiers. On a vu des images où il y avait 2000 casseurs mais il y avait pas de policiers qui étaient pour la la mairie. Donc il y a une véritable question qui se pose. La commission d'enquête permettra d'apporter des réponses. Il y aura

9:46

peut-être d'autres éléments. S'il s'avère que et bien le dispositif voulu par le ministre de l'intérieur Laurent Nunz n'est pas à la hauteur. Les appels à la démission et bien vont forcément se multiplier. Peut-être qu'il sera amené à démissionner s'il s'avère que ce n'était pas le cas. Peut-être que ce n'est pas le cas et qu'en revanche le dispositif était plus ou moins adapté par rapport aux éléments d'information qu'il avait. Donc ça ce sera les différentes enquêtes qui pourront permettre de le savoir. Il y aura probablement des enquêtes journalistiques aussi qui vont permettre d'avoir des informations un peu plus tôt que ces enquêtes policières. Après pour revenir sur la question aussi, vous avez la gauche, on vient de l'entendre, alors qui fustige le maintien de l'ordre

10:22

uniquement qui serait responsable de tout ça. C'est un peu facile. Vous avez l'extrême droite qui ne fait qui fusige le fait qu'il n'y a que des casseurs dans la rue. C'est un peu facile. Et dans les deux cas, j'ai envie de vous dire c'est faux parce que la réalité, on l'a dit et redit, elle est double aussi. Et non, il n'y avait pas que des casseurs dans la rue. Et non, ce ne sont pas les policiers qui ont mis le feu à l'hôtel de ville de Limoge, par exemple, ou qui ont euh fait tous les dégâts que l'on peut voir euh depuis euh hier maintenant. Vous avez regardé ce que disait aussi la presse étrangère euh de cette journée d'hier et des violences qui ont émaillé le le mouvement. Qu'est-ce qu'il faut en retenir ? Il faut en retenir que l'image de la France, elle est encore un peu

10:57

plus écornée, encore davantage inscrite dans une violence politique aussi parce que et bien il est encore montré que euh bah une nouvelle fois lorsqu'il y a des manifestations en France, ça s'accompagne de violence et de violences de plus en plus importantes. Donc ça pose question à l'étranger. Ce n'est pas quelque chose que l'on voit euh dans tous les pays. Donc il faut aussi s'interroger ici en France pour comprendre ce mouvement. Vous voyez la une de nos confrères espagnols d' paï avec photo. Vous voyez, je vous laisse faire la traduction la rage de la jeunesse et les gilets jaunes ont incendié la France. Exactement. Vous voyez euh très je vous félicite pour cette [rires] traduction. Le New York Times en parle aussi alors moins en moins grande quantité mais forcément c'est quelque

11:38

chose qui frappe beaucoup sur ces questionsl qui inscrit selon la presse étrangère aussi un peu plus le duel Mélenchon Le Pen avec ces deux Frances. fracturé comme si il ne pouvait pas y avoir d'entre deux. D'ailleurs, on voit une du New York Times à l'antenne avec notamment le l'image de l'office du tourisme de Lyon, place bellecour au milieu de la page qui est en en feu avec ce manifestant avec un drapeau français. Et puis vous en avez qui essaie évidemment d'en profiter politiquement et évidemment qui sort du bois à ce moment-là, Donald Trump qui affirme que je cite "La France brûle, cher Nabia accusant l'immigration d'avoir brisé ce pays autrefois grand." Donc nous ne sommes plus grands, c'est l'immigration qui a tout foutu en l'air. Bien évidemment, il exhorte Paris à serrer la

12:21

vis de sa politique migratoire. On est dans un discours classique d'extrême droite comme si tout était lié à l'immigration alors qu'on voit bien qu'il y a quand même des problèmes politiques importants qui touche toutes les couches de la population même si derrière il y a aussi de la casse et que ça ça concerne d'autres mouvances de d'ultragauche de mouvance de casseur de mouvance black blocks et cetera qu'il faudra évidemment investiguer. Merci beaucoup Antoine merci pour cette analyse. ce qu'on pouvait dire pour le