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interviewyoutube.com· 25 septembre 2025 60 min

Raphaël Glucksmann face à 3 jeunes. | Seul contre tous

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pourquoi vous refusez d'utiliser le terme de génocide ? Le débat sur ce terme est en train d'évacuer le vrai débat qui est qu'est-ce qu'on fait pour mettre fin à ces crimes insupportable commis par l'État israélien par le gouvernement Netaniaahou. Ce qu'il faudrait c'est quand même avant tout que les politiques aient confiance en nous et affirment avoir confiance en l'agriculture.

Il y a pas une autre profession où on bosse 70 80 heures par semaine pour pas pouvoir se payer un SMIC. D'ailleurs sur la Varien qui n'est pas élu démocratiquement. Non mais ce que je veux dire c'est que l'Union européenne elle ne respecte pas la volonté populaire.

Si vous voulez être des marionnettes de Trump, de Poutine, de Shjinping, et bien sortez de l'Europe. On est déjà des marionnettes. Non, l'Europe n'est pas responsable du déclin de la France. [Musique] Salut à tous, j'espère que vous allez bien.

Si je vous fais cette intro, c'est pour vous expliquer que ce que vous allez voir, c'est ce qu'on a tourné cet été au Delta Festival. Le DTA Festival, c'est un festival de musique qui a lieu à Marseille et dedans, il y a une association qui s'appelle Le monde des possibles qui organise des conférences, des débats et des interviews. Et cette année, on a eu la chance d'être leur partenaire et de pouvoir organiser des débats, des interviews.

Donc vous allez avoir normalement trois émissions sur cette chaîne YouTube. Voici la troisième. Bonne vidéo.

Très rapidement, avant de commencer cet échange, est-ce qu'il y a une image marquante dans le monde qui vous a marqué vous personnellement, récemment ? Moi, j'en vois plusieurs et qui participent de la même chose. Je vois euh l'image moi d'un euh enfant palestinien pris en photo en train de mourir de faim.

Je vois l'image du président Trump qui accueille Vladimir Poutine. Je vois l'image des feux à Marseille ou dans l'aude. Et tout cela participe d'une même crise mais qui est une crise générale.

Et on pourrait se dire qu'il y a rien à faire mais en réalité il y a moi des verrs d'un poète allemand qui m'accueille qui m'accompagne tout le temps. des vers d'un poète allemand qui s'appelle Hulderlin et qui dit "Là où croit le péril, croi aussi ceux qui sauvent." Et je pense que c'est en confrontant le péril qu'on peut trouver en nous-même la force d'avoir un autre destin que celui décidé par Trump, Netaniaahu ou Poutine.

Merci. On va laisser désormais les jeunes vous poser leurs questions. Oui.

Ben, bonjour. Moi, bonjour. Réi la porte, je viens de de l'user, un département au centre de la France mais en montagne, en zone de montagne.

Je suis agriculteur, enfin en préparation de devenir agriculteur. Et quand je vous écoutais, vous parlez des images mais je pensais quand même que vous nous parlerez des suicides des agriculteurs qui continuent quand même. C'est quand même la première profession où il y a des suicides, après c'est les policiers.

Et je trouve que c'est quand même assez triste parce que dans les générations futures, on va manquer d'agriculteur et peut-être penser à eux, ça serait une bonne chose quoi. Vous avez complètement raison et et il me demandait des images. Euh donc moi c'est les images que j'ai vu là mais il y a un mois et demi, moi il y a alors une image mais qui est pas une image médiatique qui est une rencontre.

J'étais en Ardèche et j'étais avec des agriculteurs en Ardèche. Et j'ai passé la soirée avec Réi, un un agriculteur qui m'a expliqué sa passion pour son métier, mais qui est plus qu'un métier, qui est une vocation et il venait d'avoir un fils et à la fin de la soirée, il avait les larmes aux yeux et il m'a dit "Mais moi, je vais dire à mon fils, tu peux tout faire. sauf agriculteur.

C'est pas que j'aime pas mon métier, c'est ma vie, mais c'est trop dur en fait, on n'y arrive pas. Et je pense que moi je j'étais là-bas parce que justement il y a beaucoup de des questions agricoles qui sont décidées à l'échelle européenne et pas simplement à l'échelle de la France. Et je pense qu'on est coresponsable en Europe de la crise de l'agriculture parce que on a une politique agricole commune qui est pas du tout orientée comme elle devrait l'être, qui n'accompagne pas les agriculteurs, qui accompagnent certaines grandes exploitations mais qui accompagnent pas les agriculteurs qui en ont besoin, qui ne fixent pas de cap pour l'agriculture et qui euh abandonne euh ceux qui en ont le plus besoin sur sur le chemin et pendant 40 ou 50 ans, nos sociétés elles se sont structurées et j'ai vraiment bossé sur la question agricole parce que je pense que c'est le nœud en particulier pour la France mais c'est c'est le nœud de beaucoup de choses sur le continent européen.

Quand on parle de souveraineté, ben ça touche à l'agriculture. Quand on parle de puissance européenne, ça touche à l'agriculture. Quand on parle de transformation écologique, ça touche agriculture.

C'est Et la grande question qu'on doit se poser, c'est est-ce qu'on veut des agriculteurs dans notre pays ? Et si on veut des agriculteurs dans notre pays, alors il faut changer nos politiques publiques. Et pendant 50 ans, on a fixé un cap qui était extrêmement clair qui s'appelle le productivisme.

On a dit "On va mettre fin, c'était au sortir de la guerre, on va mettre fin à la 10ette en France et en Europe. On va devenir autosuffisant. On va pouvoir nourrir l'Europe" et tout le monde s'est mobilisé. tous les services de l'État, toute la société et en premier lieu les agriculteurs pour faire de des agriculteurs l'avantgarde de ce combat là.

Et il y avait un cap clair et pendant 50 ans, il y a eu ça a fonctionné et on s'est rendu compte que c'est arrivé dans une impasse à la fois économique et une impasse écologique. Et donc aujourd'hui, on a besoin d'inventer ensemble un nouveau capte aux agriculteurs de vivre d'ignant parce qu'il y a pas une autre profession. Enfin, ça c'est vrai.

Il y a pas une autre profession en France où on bosse autant pour toucher aussi peu, où on bosse 70 80 heures par semaine pour pas pouvoir se payer un SMIC et où à la fin effectivement on est acculé au désespoir voire au suicide. Le le défi, on l'a relevé et je trouve quand même assez dignement parce que en ce moment en France, il y a plus personne meurt de faim en France actuellement. Donc on arrive à produire suffisamment pour pour nourrir les Français.

L'agriculture, elle est quand même assez belle. J'ai l'impression que les agriculteurs, on est pas tous des sales types. Non.

Pendant la période Covid, on était vraiment quand même reçu comme des des héros. les gens qui continuent à donner espoir aux gens en étant dehors déjà en en donnant un souffle terre nouveau à la population française. Et là, c'est vrai que depuis dernièrement cette il y a eu la loi du plan, moi elle me concerne pas spécialement sur mon type de production en zone de montagne.

Et là, de nouveau, on dirait qu'il y a un diable derrière chaque agriculteur. Enfin, plus personne n'a confiance en nous. Ce qu'il faudrait c'est quand même avant tout que les que les politiques pardon aient confiance en nous et affirment avoir confiance en l'agriculture dans les agriculteurs français et pouvoir dire ben les gars allez-y on a confiance en vous ça va le faire.

On sait que vous êtes pas là pour massacrer ni votre environnement ni vous êtes là pour produire et pour nourrir la population française qui croit et et les zones de production aussi diminuent. Donc on est aussi nous face à un défi quand même de production qui est qui est réel quoi. Est-ce que je peux réagir rapidement ?

Juste vous m'avez fait l'introduction parfaite avec l'Union européenne où je pense que avec la problématique des agriculteurs, c'est une sorte de mensonge politique et je pense que vous instrumentaliser les agriculteurs parce que en fait on n pas les moyens de défendre vraiment nos agriculteurs. On les associexie notamment avec la réglementation de l'Union européenne que ce soit par exemple l'article 63 du traité du fonctionnement l'Union européenne comme vous le savez c'est l'interdiction des règlements enfin les mouvements des capitaux donc ce qui fait que il y a une il y a une concocurrence qui est déloyale. Donc c'est juste on parlait de d'autosuffisance au niveau de de souveraineté alimentaire.

Il faut savoir qu'on est autosuffisant environ à 80 % 70 %. Le problème c'est que notre serait-ce juste qu'au niveau des pesticides qui sont utilisés pour la production euh au niveau de de la récolte de la production des stockage et que c'est beaucoup il y a beaucoup plus de rendement par exemple des 26 autres pays qui font partie de l'Union européenne sauf que la France elle fait partie elle a un un vaste territoire agricole où globalement il y a beaucoup de agriculture bio où on respecte nos terres nos nabes fréatiques et que c'est beaucoup plus facile de créer une alimentation vraiment méliorative d'un point de vue pour la santé mais également pour l'environnement. Sauf que le problème c'est que comme il a mentionné Réi tout à l'heure, il y a euh il y a d'un point de vue économique, il y a vraiment les agriculteurs en fait qui sont à succès au niveau économiquement.

C'est-à- dire qu'il y a un peu près un agriculteur qui se qui se suicide tous les jours ou tous les deux jours. Sauf que comment leur donner vraiment une clé économique puisque ils seont ils se suicide en fonction de leur de leur budget économique. Sauf que comme il y a une concurrence desloyal à cause du marché commun que c'est que c'est totalement impossible de vraiment redonner une souveraineté alimentaire et que comme par exemple en Espagne pour le kilo de de tomate ça va être 1,50 € le kilo alors que en France ça peut être 7 € 8 €.

Donc euh for mécaniquement et stratégiquement, les consommateurs vont se diriger vers euh un le prix au kil qui sera le plus avantagé. Donc ça récompensera pas les agriculteurs, ils auront plus de mal à vivre. Donc euh pourquoi se servir et pourquoi être fervant de de l'Union européenne en sachant qu'elle nous tire vers le bas au niveau de la PAC, donc la politique agricole commune et que en aucun cas elle sert justement les agriculteurs alors qu'à l'inverse en fait elle desser les agriculteurs.

Ce qui desser les agriculteurs, c'est la concurrence des loyales. Déjà, c'est pas seulement la concurrence à l'intérieur du marché européen, c'est le fait, par exemple, d'aller signer le Mercosourd et de condamner les éleveurs français et européens en imposant une concurrence déloyale qui est ultra dangereuse écologiquement et qui est injuste socialement et économiquement. Donc c'est la question de l'ouverture du marché européen sur l'extérieur.

Ensuite, je peux pas enfin moi je peux pas laisser dire que c'est l'Union européenne qui est en train de buter l'agriculture parce que en réalité la politique agricole commune elle fait aussi du bien aux agriculteurs. Faut la réorienter c'est tout. Faut pas en sortir s'il y a plus la PAC, s'il y a plus de politique agricole commune, il y a plus d'agriculture non plus.

Donc en réalité ce qu'il faut faire c'est faire une PAC qui soit orientée vers ceux qui en ont besoin. Vous avez aujourd'hui des grandes exploitations dans la BOSE, je suis désolé, qui touche des millions d'aides parce qu'en fait les aides elles sont calculées à l'hectare et ensuite les petits agriculteurs, les paysans et bien ils touchent pas suffisamment d'aide par rapport aux grands exploitants qui sont en fait l'agroindustrie. C'est c'est un problème de justice dans les politiques européennes.

C'est pas un problème du fait qu'il y ait une politique européenne. Et ensuite la question du marché de la concurrence intérieure européenne. Là vous touchez un point qui est parfaitement juste.

C'est-à-dire qu'il y a une concurrence interne qui est déloyale. Il y a deux solutions qui sont cohérentes. Soit vous sortez du marché commun et vous dites "On remet des frontières partout autour de la France".

Mais dans ce cas-là, ça condamnera les agriculteurs aussi puisqu'ils exportent aussi hein en Europe. Mais l'autre solution, c'est vous harmoniser les règles à l'échelle européenne. S'il y a un marché commun, il faut qu'il y ait des règles communes.

Il faut pas qu'on puisse utiliser des pesticides en Espagne qu'on peut pas utiliser en France. Il faut qu'on ait les mêmes règles. Et cette harmonisation des règles, ça suppose quoi ?

Ça suppose qu'en fait on aille jusqu'au bout de la construction européenne. Ça suppose pas qu'on s'en retire. Si vous vous retirez de la construction européenne, en réalité ça va être extrêmement mauvais pour les agriculteurs.

Ce qu'il faut, c'est qu'en fait on harmonise et on rende cette construction plus juste. Vous avez un marché commun, il faut des règles communes, sinon vous avez de la concurrence déloyale. La solution ce sera pas de remettre des frontières autour de la France.

Et c'est vrai pour l'agriculture, mais c'est vrai pour le reste. C'est à l'échelle européenne aujourd'hui qu'il faut qu'on construise des normes communes qui protègent notre environnement, qui soit socialement plus juste, qui permettent justement de faire face à cette concurrence déloyale. Donc ce dont il faut se séparer, c'est de l'idéologie du libre échange qui a dominé les politiques européennes.

Mais ce dont il faut pas se séparer, c'est de cet espace qui nous permet d'être aujourd'hui potentiellement un acteur qui compte. Si vous sortez de l'Union, si vous sortez du marché commun, vous privez les Français de toute capacité à avoir un destin. Vous faites comment face à la concurrence américaine ?

Vous faites comment face à la concurrence du Mercosouro ? Vous faites comment face à la concurrence chinoise ? Aujourd'hui, pour nos industries, pour notre agriculture, c'est impossible de pas s'adosser à un poids commun qui est lion.

Mais si je peux réagir rapidement, c'est c'est-à-dire que c'est contradictoire puisque tout à l'heure on parlait que la France était autosuffisante à 70 80 % en sachant qu'il y a une une concurrence qui est déloyéale. Donc pourquoi si on pourrait pas mettre des haut plans pour favoriser les agriculteurs ? C'est pas une question de marché commun puisque le marché commun ça existe depuis 1957.

Aujourd'hui 80 ans après, on se rend compte que les agriculteurs n'ont jamais été au bord du gouffre. Donc l'Union européenne frontalement ça ne marche pas. Donc pourquoi toujours réalimenter la machine européenne en en sachant qu'elle que ne fait justement que abolir les pouvoirs économiques et surtout créer un malheur social au niveau et juste pour revenir de sortir l'Union européenne et surtout de de quitter le marché commun, on va pas être isolé au niveau de la France.

On la France elle a un pouvoir enfin elle avait autrefois vous parl de souveraineté sauf que justement je pense c'est contradictoire c'est un oxyor c'està dire que c'est c'est c'est la la la souveraineté agricole la souveraineté alimentaire elle va de pair en fait la France la France elle a toujours été au 18e siècle on appelait la France la Chine de l'Europe donc c'està dire qu'elle a encore ses capacités et plus en fait on la soumet plus par l'Union européenne que ce soit par d'autres institutions, par d'autres pactes par d'autres échanges on va justement la vassaliser avec que ce soit les États-Unis que ce soit avec la Chine. que ce soit plus tard avec l'Inde alors que l'Inde ils ont détruit leur leur industrie agricole, que la moitié de leur pays est ravagé par les pesticides. Et justement en revenant des pesticides, par les 50 60 70 d'années, les pesticides, ils ont drastiquement réduit la qualité nutritionnelle des des tomates, enfin de tout de tous les fruits et légumes.

Aujourd'hui, il y a 50 ans, vous prenez par exemple pourtant on était dans le marché commun. Encore une fois, on était légiféré par les règles par de les règles de l'Union européenne et la FNS elle était là pour elle était là pour ça. Ma question c'est pourquoi toujours plus d'Europe alors que stratégiquement et mécaniquement ça ne fonctionne pas ?

Non mais enfin et vous pourrez mieux répondre que moi mais j'ai vu des dizaines d'agriculteurs qui étaient vraiment au bord du gouffre sur ces derniers mois. Il y en a pas un qui m'a demandé la sortie de l'Union européenne ou la sortie du marché commun ou la restauration des frontières à l'échelle française. Ce qu'ils ont tous demander, c'est par contre qu'on mette fin à la concurrence desloyales.

Je pense aussi qu'ils vous ont demandé que la classe politique et confiance dans les agriculteurs. Ça c'est vraiment à l'heure actuelle qu'on parle à n'importe quel syndicat politique agricole ou n'importe qui. Ce qui revient chez tous les agriculteurs, c'est [ __ ] ils nous font pas confiance quoi.

Oh, ils en ont rien à [ __ ] de nous, ils nous aiment pas. Et et est-ce que ça serait pas pour des voix qui vont chercher à aller à dire "On est contre les pesticides et mettre les agriculteurs de côté ?" Nous ce qu'on veut c'est même pas dire est-ce que vous êtes pour ou contre les pesticides.

C'est dire "Oui, j'ai confiance en l'agriculture. Oui, j'ai confiance en les agriculteurs français et oui, je vous fais confiance mais vous pouvez le faire quoi." Tu me permets de rebondir.

Ah vas-y. Pardon. Mais vous avez de très beaux discours mais vous employez beaucoup le mot cap.

Vous avez euh beaucoup de cap, mais concrètement, qu'est-ce que vous voulez faire comme mesure pour gagner la confiance des agriculteurs ? Justement, demain, il faut repenser le système des aides européennes. C'est quand même le c'est le premier budget de l'Europe, hein, l'agriculture, la PAC.

D'accord ? Donc c'est beaucoup beaucoup d'argent. C'est c'est des milliards d'euros qui sont dépensés aujourd'hui et qui vont dans les poches de gens qui n'en ont pas besoin principalement.

D'accord ? parce que il y a pas un seul monde agricole, il y a des gens qui s'en sortent très bien, hein. L'agroindustrie de la Bosse, les exploitations céréalières de la Bosse, ils se plaignent de rien du tout, ils vont bien.

Donc la première des choses, c'est que les aides, vous ne les donnez plus à l'hectare et vous les donnez à l'emploi, à l'emploi agricole. Ça, c'est une des premières des choses. Ensuite, vous mettez un plafond.

Vous mettez un plafond en Espagne par exemple et bien le plafond il est à 250000 € je crois de limite. C'estàd que vous pouvez pas toucher plus de 250000 € d'aide parce que comme ça vous pouvez aider toutes les petites exploitations qui sont en train de crever. Donc vous répartissez mieux les aides.

La deuxième des choses, c'est que vous mettez fin à ces traités de libre échange qui installent la concurrence desloyal. Par exemple, le mercour et la la je termine, je réponds. La troisème des choses, c'est que vous ce vous harmonisez les règles de production à l'échelle du marché européen.

C'està-dire que des normes doivent être les mêmes dans les différents pays européens. Sinon, ce que vous avez, c'est une concurrence desloyales et effectivement les fraises espagnoles qui sont pas du tout produites selon les mêmes normes que les fraises françaises. Ça c'est les trois mesures que l'Europe peut prendre mais de manière hyper rapide.

On va discuter là la politique agricole commune. Moi juste ce que je veux dire et peut-être on sera pas d'accord là-dessus mais c'est que dans certaines personnalités syndicales qui s'autoproclament représentantes du monde agricole quand ils viennent à à Bruxelles par exemple, ils vont défendre certaines choses mais jamais il parlent des inégalités de revenus ou des inégalités d'aide. Or, le monde agricole, il est comme tous les mondes.

Il est traversé par des injustices, par des inégalités de situation, par Et donc, il faut aussi que la puissance publique, elle soit là pour corriger les inégalités créées par le marché. Que il y a des gens qui s'en sortent très bien, ils ont peut-être besoin de moins d'aide que ceux qui aujourd'hui tirent la langue et et galèrent. Donc ça c'est des mesures extrêmement concrètes mais vraiment vous prenez juste la question des aides, vous les fixez plus sur l'hectare mais vous les fixez sur l'emploi.

Ça changera la vie de beaucoup beaucoup d'agriculteurs. Vous avez vous avez des exploitations aujourd'hui qui touchent très peu d'aide alors que elles emploient beaucoup et vous avez d'autres exploitations qui sont immenses et qui touchent énormément d'aide et qui emploi très peu. Et donc là, ce que vous ciblez, c'est non plus l'hectare, mais c'est la personne, c'est l'agriculteur lui-même.

Et ça, ça changera vraiment dans la distribution des aides publiqu et encore une fois, c'est l'argent public qui est investi. Donc quand on investi l'argent public pour conforter les inégalités au lieu de les résorber, et ben on fait le contraire de ce que devrait faire une politique publique. Et c'est ce qui est en train d'être fait sur l'agriculture.

Mais là-dessus, la FNSA le dit jamais ça. Pourquoi ? parce que il y a beaucoup de gens qui touchent beaucoup d'aide et qui sont là-dedans.

Et pour rebondir au niveau des aides, je pense pas que ce soit une question d'aide et de rediriger les flux financier vers nos agriculteurs. Bon, que ce soit les premiers à en bénéficier parce que quand on regarde le plan économique de la France, on se rend compte qu'on est en décès à 110 % de notre PIB, que on a 3000 milliards de dettes. Donc déjà sur l'État, sur le plan financier, on est déjà en échec.

Ensuite, on envoie, on est contributeurs net de l'Allemagne. Donc c'est-à-dire que il y a des bénéficiaires nets, il y a des pardon, il y a des contributeurs nets de l'Union européenne et il y a des bénéficiaires net. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui touchent l'argent que nous on envoie à Bruxelles.

Donc on envoie environ 15 milliards et on perd la moitié. Donc on perd de l'argent. Donc à partir du moment où c'est pas plus de moyens qui rectifieront la souveraineté agricole de la France et aider les agriculteurs, mais c'est vraiment de redirer, c'est-à-dire en coupant, en faisant des économies là où est-ce que l'argent n'est pas redistribué légalement, enfin n'est pas redigé socialement. et et stratégiquement et là là j'ai jamais dit qu'il fallait dépenser plus.

Ce que j'ai dit, c'est que on dépense une certaine somme et qu'il faut la dépenser au profit de ceux qui en ont besoin. Donc il faut pas augmenter mais il faut réorienter. Je veux dire quand vous dépensez de la Vous avez raison, on a une dette, vous avez raison, on a des déficits chroniques.

Et quand l'argent est utilisé pour financer précisément ceux qui n'en ont pas besoin, ceux qui s'en sortent selon les règles du marché, alors là vous faites un mauvais usage de l'argent public. Est-ce que ce que j'ai j'ai jamais dit qu'il fallait plus de d'enveloppe pour la PAC ? Ce que je dis c'est que cette enveloppe là elle peut bénéficier aux agriculteurs.

Elle peut être orientée vers les agriculteurs qui aujourd'hui bossent 80 he par semaine et touchent moins qu'm pas eux qui touchent la majorité des aides. Et c'est ça le scandale dans les politiques publiques qui sont évoluer de sujet le temps fil. J'aimerais bien qu'on parle de la situation internationale.

Clémentine tu avais une question sur le sujet. Alors, à la place d'Emmanuel Macron, quelle aurait été votre politique concernant Israël et la Palestine à partir du 7 octobre et même avant ? La première des choses, c'est que il y a un accord d'association entre Israël et l'Union européenne.

Et bien, j'aurais œuvré, comme je l'ai fait au Parlement européen, pour que face à l'anéantissement de Gaza, face à la poursuite de la colonisation aussi Jordanie, on suspende cet accord d'association. la deuxième des choses et ça il l'a fait. Donc moi vous savez je suis pas un opposant pavlovien.

Quand Emmanuel Macron il fait quelque chose que je trouve juste, je le dis. Donc pour marquer l'opposition absolue à la politique de négation de tout droit des Palestiniens à avoir un état, j'aurais reconnu l'état de Palestine. C'est ce qui c'est ce qu'il est en train de faire.

Vous l'auriez fait avant ? Bah moi je pense qu'il fallait le faire avant. Je l'avais demandé avant dès le début.

Mais moi je pense qu' bah vous allez pas le faire le 8 octobre mais ce que ce que je pense c'est qu'il fallait le faire avant. Il y a d'autres pays comme l'Espagne qui l'ont fait avant mais là il le fait. Donc je vais pas dire que je suis contre parce que c'est Emmanuel Macron.

Et troisème point, je pense que il y a aujourd'hui un vertige qui devrait nous saisir sur le fait que les colons extrémistes qui ont en fait le pouvoir en Israël à travers Bengvir Smotri qui sont des ministres qui sont non seulement d'extrême droite mais qui ont des des méthodes fascistes et bien je ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas sanctionnés. Pourquoi vous refusez de d'utiliser le terme de génocide ? Parce que toujours même sur l'Ukraine, même sur Boucha, même sur J'ai toujours été hyper précautionneux avec ce terme de génocide.

Je vais vous dire pourquoi et encore une fois le fait de ne pas l'utiliser ne veut pas dire qu'il y a pas crime de masse, qu'il faut pas agir tout de suite, qu'il faut pas condamner Netaniaahou, qu'il faut pas suspendre l'accord d'association, qu'il ne faut pas se révolter face à l'horreur de Gaza. Moi, j'ai travaillé pendant des années sur le génocide des Touts au Bah, sur une extermination de masse où on a tué 1 million de personnes en 100 jours, où on allait chercher les bébés dans les buissons pour les tuer. Et pour ces exterminations là, dans ce cas-là, il me faudrait un autre mot pour l'extermination des juifs d'Europe ou des soucis du Rand.

Mais si on se fit à la définition de 1948, c'est ce que vous dit ? Non, je disais que ça restait un génocide si on se fit à la définition et que c'est pas parce qu'il y en a des plus ou moins. Je Non, c'est pas plus ou moins.

C'est pas du tout ça. Mais ce que je dis, c'est qu'en fait le débat sur ce terme est en train d'évacuer le vrai débat qui est qu'est-ce qu'on fait pour mettre fin à ces crimes insupportables commis par l'État israélien, par le gouvernement de Netaniaahu, par Smotrich, par Bengvir. C'est ça ce que je ce que je dis.

Donc moi ce si enfin j'ai aucun problème à ce que vous l'employez. Est-ce que j'explique pourquoi moi je ne l'emploie pas et je vous dis que ça ne doit pas nous freiner sur le fait qu'il y a une nécessité. La Cour de justice internationale, elle dit qu'il y a un risque de génocide.

Ça doit pas nous freiner dans le fait que on doit agir, qu'on doit cibler l'extrême droite israélienne actuellement au pouvoir et queon doit enfin exercer les moyens de pression qu'on a. On sent impuissant mais en réalité l'Union européenne a des moyens de pression ne serait-ce que la suspension d'ailleurs de l'accord d'association qui est toujours pas décidé au moment où on se parle. Donc c'està dire que de facto nous sommes associés.

Vous dites que justement l'Union européenne a des leviers de pression pour la situation à Gaza. Sauf que avec la l'actualité internationale, en fait, on ne fait que des successions, des humiliations de l'Union européenne, que ce soit par Trump, que ce soit par Poutine, que l'Union européenne est obligée de québander auprès du président des États-Unis pour participer, que ce soit aux accords de paix, de comment on va plus ou moins avec la thèse impérialiste que Black Rock essaie de prendre des terres, que les terreurs de l'Ukraine, que que tout ce qui permet de d'alimenter en fait et de ne pas participer au comment dire qui ne sert pas à favoriser le peuple ukrainien et en fait on se rend compte de l'infficacité de l'Union européenne parce que comme je disais Alkemand pour essayer de demander d'avoir une place à l'Union européenne et que on se rend compte que le monde il est plus ou moins il est de plus en plus bipolaire que ce soit au niveau de la Russie que ce soit au niveau de la Chine donc tripolaire mais avec les États-Unis et que justement l'Union européenne plus elle continue dans dans vraiment l'ancre de la continuité du temps, plus on se rend compte que euh globalement l'objet de demander au Big Boss donc les États-Unis qu'elle est incapable d'avoir sa politique, d'avoir son ambition de d'avoir une réelle ambition politique d'essayer de se projeter et que en fait elle est de plus en plus invisibilisée. Ça me rappelle la fameuse phrase de Trump qui il me semble qu'il disait "Si je veux appeler l'Union européenne, j'appelle quel numéro ?" Et ça permet aussi de rebondir sur la à la position démocratique par exle de Yur sur la Varien qui n'est pas élu démocratiquement.

Non mais que ce que je veux dire c'est que l'Union européenne elle n'est elle ne respecte pas la volonté populaire. El elle de moins en moins de place à l'échelle internationale. Elle est de plus en plus boycottée, invisibilisée et tous les États qui contribuent à l'Union européenne sont de plus en plus en déficit économique et provoquant et et provoquant une désolarisation de tous les peuples et qu'il y a une fragmentation sociale en en sein des des peuples.

Alors non mais j'ai bien j'ai bien compris votre discours et d'ailleurs c'est pas des questions mais c'est très sympa. C'est une confrontation idéologique sur faut-il ou pas rester dans l'Union européenne ? Moi je vais vous dire une chose maintenant.

Si vous voulez si vous voulez être des marionnette de Trump, de Pine, de Shjin Ping, et bien sortez de l'Europe. On est déjà des marionnettes. Mais on vous ai laissé parler, je vous ai laissé parler le dialogue.

J'ai bien compris que c'était pas des questions mais le dialogue suppose qu'on laisse parler l'autre. Je ne vous ai pas je ne vous ai pas interrompu. Donc maintenant, je vais vous le dire. l'Europe.

Si vous avez eu des vaccins pendant la pandémie, c'était parce qu'il y a eu l'Europe. Si vous avez si vous avez eu des pays qui ne se sont pas effondrés comme l'Italie, hein, au moment de la pandémie, c'est parce qu'il y a eu la mutualisation des dettes et un emprunt commun, c'est-à-dire une solidarité entre les pays européens que les contribuables riches d'Allemagne ont été solidaires des contribuables italiens. Si vous avez eu une réaction commune à l'invasion de l'Ukraine qui était une guerre directement dirigée contre nous Européens, c'est parce qu'il y avait l'Union européenne.

Et oui, elle est trop faible l'Union européenne. Et oui, il y a pas d'affirmation assez forte face à Trump, face à Poutine, face à Netaniaaho. Mais donc la solution c'est quoi ?

C'est moins d'Union européenne qu'on la rende encore plus faible, qu'on la rende encore plus ridicule. Non, la solution c'est justement d'assumer de construire l'Europe. D'assumer de construire l'Europe.

Si vous voulez renouer avec le pacte golien entre la grandeur de la France et la liberté du monde, la seule manière, c'est pas les postures des nationalistes qui vont vous expliquer "Je vais fermer les frontières et tout ira bien. Tout ira bien comme à TEB, on va finir par tous crever de la peste entre nous. On sera peut-être content d'être entre nous, mais on sera faible.

La seule manière de faire, c'est de construire une puissance politique en Europe. C'est de transformer ce qui est aujourd'hui le premier marché du monde en puissance politique. Tant qu'on n'assumera pas ça, tant qu'on n'assumera pas ça, et bien on aura une Europe dysfonctionnelle.

Quant à au fait que Vlen n'est pas élu, Vanerlion, elle est élue par le Parlement européen. Elle est nommée par le Conseil européen et voté par le Parlement européen. Donc maintenant en fait, c'est pas vrai qu'elle est pas élue.

Et d'autre part et d'autre part, moi je suis pour, mais vous vous serez contre. Moi, je suis pour qu'elle soit élue, pas elle d'ailleurs parce que je ferai pas campagne pour elle, mais que le président de la commission soit élu directement par les peuples européens. Mais ça ça veut dire que c'est un progrès fédéral de l'Europe et qui le refuse bah c'est précisément les nationalistes.

Mais mais vraiment vous pouvez vous pouvez choisir vous pouvez choisir un destin sans l'Europe. La France peut faire ça. Le résultat de cela et d'ailleurs c'est pas un hasard si les forces politiques qui demandent cela sont liées à Trump et à Poutine.

Le résultat de cela, d'une sortie de l'Union européenne, d'un renoncement au destin européen de la France, le résultat de cela, ce sera la chute de notre pays. Ce sera la chute de nos agriculteurs, ce sera la chute de nos industriels, ce sera la chute de notre capacité à avoir du poids politique dans le monde. Vous pensez qu'aujourd'hui, pour défendre les principes qui sont les nôtres, pour défendre des démocraties qui sont attaquées, vous pensez qu'aujourd'hui la voix de la France seule aurait du poids ?

Non. La seule manière de faire, c'est de se battre pour transformer l'Europe dans une puissance politique qui nous permet d'avoir un rôle. Moi, je dis pas ça parce que je suis fan de l'Europe en tant que telle.

Je dis ça parce que je refuse de n'avoir aucun rôle en tant que citoyen français dans le monde. Or, c'est ce qui se passera si on si on a plus la puissance européenne pour s'adosser. Ouais.

Bon, c'est tout ça c'est des trucs qui me dépassent un peu. Enfin, mais ce que je sais c'est que moi j'ai le boulanger qui a 8 km donc ça fait un aller-retour 16 km pour acheter du pain. L'autoroute, elle est à 25.

Le premier supermarché il a 25 aussi. Donc OK, on a besoin de rouler de d'avoir des voitures à diesel parce que c'est ce qui consomme le moins chez nous. Ça coûte pas trop cher.

Et c'est vrai que quand on apprend qu'on a plus le droit de conduire, de rouler au diesel, c'est les problématiques qui nous nous concerne directement quoi. Moi je fais 30000 bandes par an. C'est pas enfin c'est c'est vraiment des des questions, je pense qui se règlent au niveau européen et qui qui nous nous arrangent pas dans le dans les zones rurales quoi.

Besoin savoir qu'est-ce qui se passe dans les autres pays. C'est vrai que je je' j'y peux rien quoi. Et c'est délicat.

Par contre, savoir que dans quelques années, je serais obligé d'avoir une voiture électrique, moi je pense c'est pas des mauvaises voitures, mais enfin ça coûte cher. Là, pour l'instant, j'ai des voitures au diesel, ça marche pas mal et ben je suis bien content de les avoir. Je peux pas trop les changer non plus.

Les tracteurs c'est pareil, ils roulent tous au rouge mais il faudra bien continuer à pouvoir cultiver un minimum. Je sais pas moi, c'est ce genre de question là par contre ça m'inquiète pour l'avenir et ça je le vois tous les jours quoi. C'est pas des trucs sur la guerre ailleurs que ça je sais pas.

Par contre, ça tous les jours je constate et pour l'instant moi je suis pas prêt du tout à tous ces changements et j'ai que 25 ans quoi. Ce qu'il faut qu'on qu'on fasse on est face à un mur qui s'appelle l'effondrement climatique. Ça existe.

Ce sera pas abstrait, ce sera extrêmement concret et on va le sentir dans les zones rurales, on va le sentir dans les villes, on va le sentir partout et on le sent déjà. Donc on a une transformation à mener. Cette transformation, elle implique progressivement de sortir des énergies fossiles.

C'est c'est une transformation d'une ampleur délirante. Donc ce qu'il faut qu'on fasse, c'est pas de renoncer à cette transformation, c'est de faire en sorte que cette transformation, elle soit socialement juste et acceptable. que par exemple au lieu que les voitures électriques coûtent une blinde et que ce soit les gros modèles qui soient favorisés, c'est qu'on on fabrique des voitures électriques qui sont abordables et qu'on puisse ensuite faire du leasing social pour permettre aux gens d'accéder à la voiture électrique et qu'on mette en place les infrastructures pour que la voiture électrique soit abordable et utile partout.

Mais on ne peut pas renoncer à cela. Et vous savez cette transformation, cette transformation écologique qui est nécessaire, c'est pas juste une histoire de sauver la planète, sauver l'environnement. C'est aussi la seule manière, vous savez, en Europe, on produit pas de gaz, on produit pas de pétrole ou très peu.

Tant qu'on est addict, tant qu'on est drogué au gaz et au pétrole. Oui, mais tant qu'on est drogué au gaz et au pétrole, on est dépendant des autres. Et donc dans cette transformation là, dans cette transformation vers l'électrique, vers les énergies renouvelables qui comprendra du nucléaire, et bien on affirmera notre indépendance.

Donc la solution c'est pas de renoncer à l'écologie. La solution c'est de faire en sorte qu'on ait des solutions socialement justes qui permettent justement de généraliser l'électrique. Vous avez dit l'électrique c'est trop cher mais vous avez totalement raison.

Aujourd'hui, l'électrique c'est hyper cher et il y a pas de politique publique suffisamment ambitieuse et cohérente pour la rendre abordable. Et ben il faut fabriquer des voitures électriques qui soient abordables et il faut ensuite permettre aux gens d'y accéder. Mais on va pas rencer à cette sortie du gaz et du pétrole parce que si on renonce à cette sortie du gaz et du pétrole, on renonce non seulement à la lutte contre le réchauffement climatique, mais en plus on renonce à notre indépendance, on renonce à notre liberté.

Mais je je veux juste vous dire bien sûr que cette transformation, elle est sans doute la transformation la plus compliquée qu'on ait eu à mener. Mais si on y renonce, on va tout sacrifier. Enfin, c'est pas c'est pas une perspective ultra abstraite.

Ça a déjà un impact y compris sur l'agriculture. On n pas l'industrie nécessaire. Vous avez pas les moyens de vos de vos motivations politiques.

On n pas l'industrie nécessaire pour ça. Mais il faut la développer cette industrie sauf que par les traiter l'Union européenne, c'est impossible. Ça faise la délocalisation.

C'estable. Il y a une fuite des cerveaux. Il y a une industrielle c'est pas c'est pas l'Union européenne qui empêche la France d'avoir une politique industrielle ambitieuse.

La France a souverainement décidé de ne plus rien produire pendant les années 80 90 et c'était gauche et droite réuni. Donc c'est pas c'est pas l'effant son tournant. avec sa politique du rigueur, il a travaillé socialisme, c'était l'électorat de gauche et pourtant il a il a fait son plan d'austérilité.

Il s'est il s'est confondu enfin il s'est agenouillé face au néolibéralisme et c'est ce qui ont fait tous les les les présidents qui ont succédé. C'est pas l'Europe qui l'a obligé à Merci beaucoup. Euh est-ce qu'il y a des questions dans le public ?

Merci beaucoup. Merci pour cette échange. Même si je regrette un peu que ma camarade ici présente a eu un temps de parole minime par rapport à ses homologues masculins, mais c'est pas le propos.

Euh moi ma question, elle est simple. dans un contexte où les jeunes, on le voit, ils expriment une forte politisation sur les enjeux environnementaux, sur les enjeux euh socio démocratique, on le voit à l'occasion de de ce festival, mais ils expriment aussi une forte défiance à l'égard des des euh des formes de représentation classique, disons. Donc, comment est-ce que on réconcilie cette énergie politique avec des institutions que ce soit à l'échelle nationale ou européenne qui semblent plus parler la langue de la jeunesse ?

Au début de l'intervention, vous parliez de menace autoritaire extérieure. Pour moi, la menace, elle vient aussi de l'intérieur et et elle prend la forme d'un affaiblissement démocratique en France, notamment chez les jeunes. On l'a constaté aux dernières européennes.

Donc voilà, comment est-ce que vous saz c'est la c'est la question qui m'obsède mais c'est vrai, j'ai même écrit un livre là-dessus qui s'appelait l' lettre à la génération qui va tout changer. Pourquoi ? parce qu'en fait je pense que il ne peut pas y avoir de démocratie vivante sans jeunesse engagée dans les institutions et dans la politique.

Je pense qu'en fait ce qui est en train de se produire c'est que on est la démocratie c'est pas quelque chose qui tient tout seul. C'està-dire que c'est un arbre qui a besoin de sève et aujourd'hui en fait si la sève part ailleurs que dans les canaux des institutions, elles vont s'effriter et elles vont crever. et il y aura n'importe quel dirigeant fasciste qui va être là pour ramasser ce qui s'est effrité et créer un système complètement différent.

Et donc ça doit être notre obsession à tous. Et donc face à ça, qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse ? qu'on change les institutions, qu'on change les institutions, qu'on arrête finalement cette République verticale qui considère les gens comme des enfants et qu'on donne beaucoup plus de pouvoir aux citoyens, qu'on arrive à décentraliser, déconcentrer le pouvoir, qu'on arrive à faire vivre le débat absolument partout.

Deux, je pense qu'il faut changer la manière dont les partis politiques sont organisés, dont la politique même s'exprime, se parle, se fait. Moi ce que j'essaie de faire en mobilisant autour de cause par exemple et bien c'est de dire qu'en fait on peut même si on peut se sentir impuissant on peut avoir un impact quand on a lancé les mobilisations pour le peupleour dont personne ne se souciait et bien en fait il y a des centaines de milliers de jeunes français et puis ensuite européens qui ont dit ça ça nous intéresse, ça nous concerne ça nous concerne le fait d'avoir des des multinationales qui emploient des esclaves au bout du monde et qui ensuite vendent des produits chez nous et que donc on peut organiser des mouvements où on les interpelle ces multinationales et que comme on est leur cible de toute leur campagne de pub et ben on a du poids sur elle et on a fait céder certaines de ces multinationales et on est obligé van derer lion à avoir à à proposer une loi sur le bannissement des produits de l'esclavage. Et donc ce qu'il faut que les politiques fassent et qui montrent aux jeunes que leur engagement peut avoir un déboucher politique concret, que ça peut réellement changer les choses.

Il faut généraliser ce type de campagne ensemble. Ça veut pas dire nécessairement adhérer à un parti politique, même si moi je pense qu'à la fin on aura besoin de partis politiques et qu'il faut que si vous êtes pas content des partis politiques existants, soit vous en créez, soit vous les vous investissez ce qui existe et vous les transformez à votre guise. Mais moi ce que je ce que je dis ce que je pense, c'est qu'il doit y avoir besoin de réellement changer la manière dont les politiques se comportent, dont les institutions sont organisées.

Et à la fin, je vais vous dire, il y a aussi dans la jeunesse, dans toutes les jeunesses, à un moment une question qu'il faudra se poser. C'estàdire si je ne participe pas aux élections, si je ne rentre pas dans la scène politique, ça veut dire que je laisse en un sens à d'autres la possibilité de décider de mon avenir et y compris à des gens qui ont un avenir qui est moins long que le vôtre. Donc c'est d'abord votre avenir qui est décidé par les politiques qui sont menées.

Et je sais que des fois on a l'impression que la politique finalement ça sert pas à grand-chose mais c'est pas vrai. C'est pas vrai. Si vous voulez faire la transformation écologique, c'est fondamental de de donner l'exemple de s'engager dans des associations, de mener des transformations locales, mais à la fin, vous aurez besoin de douers, vous aurez besoin de fonctionnaires de l'État, vous aurez besoin de d'agents du fisque pour aller trouver les sous.

Vous aurez besoin de politique d'investissement planifiée à l'échelle nationale ou européenne. Donc vous aurez besoin de la politique et finalement si tout va bien la politique elle sert à à pas grand-chose. Moi, j'ai j'avais 20 ans, je sais je suis je suis pas un jeune là, j'avais 20 ans dans les années début des années 2000.

Et au début des années 2000, il y avait ce mythe de la fin de l'histoire. Il y avait l'idée quand moi j'étais à Science Po que le monde ce serait toujours un choix entre Jospin et Jupé en gros. C'estàdire un choix qui un choix de nuance importante mais qui est pas un choix où tu dis pas si jupé gagne ma vie est finie quoi.

Et que donc finalement la politique c'était un hobby pour ceux qui avaient le temps quoi et qui avaient les moyens. Aujourd'hui, on est dans un moment où les choix qui vont être devant vous sont des choix qui sont des choix tragiques et qui sont pas du tout jupé Josph. Et donc ne pas participer à ces choix, quel que soit le choix que vous pouvez faire.

Vous pouvez faire des choix qui sont radicalement opposés au mien, je le vois bien, mais il faut les il faut les faire. Il faut s'investir dans la politique et à la limite plus elle vous semble rebutante plus faut s'y investir parce que à la fin c'est le politique qui décide. Vous savez, il y avait tous ces débats entre qui est le plus fort entre Trump et Mosque.

Vous souvenez les débats ? Oui, ils sont tous les deux très forts. Le milliardaire ou le politique mais à la fin celui qui décide c'est le chef politique.

C'est pas vrai ce qu'on vous dit. À la fin, si Trump il débranche la carte, Mosque, il s'effondre, il a plus de contrat public, il s'effondre. Donc ce c'est le politique qui décidera à la fin.

On va passer à une autre question. Merci beaucoup. Le micro circule et il y a quelqu'un.

Voilà. Monsieur, bonjour. Bonjour.

Alors moi, j'avais j'aimerais bien revenir sur le thème du coup les jeunes sont-ils les oubliés de la politique et notamment comment on inculque en fait cette culture politique pour des jeunes qui ont pas forcément ça dans qui connaissent pas ce cadre dans le cadre familial, dans le cadre associatif. Est-ce que il y a pas un enjeu autour de l'école justement ? Ça peut être tout bêtement une élection de délégués de classe.

Qu'est-ce qu'on peut mettre en place que ce soit à partir de la primaire jusqu'au lycée où des lycéens vont être amenés à voter à 18 ans ? s'il y a pas les parents ? Est-ce qu'on pourquoi on a pas cette culture là ?

Qu'est-ce qu'on pourrait mettre en place en tout cas ? Qu'est-ce que vous pourrez proposer euh autour de ça pour l'école et cette culture politique pour la jeunesse ? À mon avis, c'est là vous touchez à un enjeu qui est fondamental et ça ça pose quoi comme question ?

Pourquoi on a créé l'école républicaine ? C'était quoi le but de cela ? C'était de créer des citoyens.

C'était de former des citoyens. Et l'idée c'était que la République elle ne pourrait tenir que si on formait des Républicains. Donc c'était un projet quasi d'émancipation philosophique.

On apprenait à penser, on apprenait à devenir citoyen. Et moi ce que je pense c'est que aujourd'hui il y a tellement de crises qui s'abattent sur l'école qu'en fait on narrive plus à le faire et que donc il faut reprendre le sens originel de ce qui était l'école. Et c'est pour ça que la formation citoyenne, elle doit être partie intégrante.

Mais c'est pas que l'école. Vous savez quand on dit il y a une genre l'école ne remplit plus sa mission mais c'est parce qu'en fait avant dans la 3e République les temps glorieux des hustards noir il y avait 12000 institutions autour de l'école qui qui remplissaient la même fonction. Il y avait de former des citoyens.

Il y avait des associations extrêmement puissantes, des syndicats de masse, des partis politiques de masse. Aujourd'hui, tout ça a été réduit à la taille croupion. Vous prenez les partis politiques, je c'est un politique qui vous parle, mais les partis politiques, la sociologie des partis politiques, le nombre d'adhérents, tout ça est extrêmement restreint.

C'est c'est plus des écoles de formation. Avant vous adhériez à la SFIO, c'était à la fois un engagement politique, mais c'était aussi une formation intellectuelle. C'était aussi des cours sur l'histoire de France.

C'était aussi de l'enseigne enfin de l'éducation populaire à la SFIO de Jores. C'était bien longtemps he mais aujourd'hui s'il y a que l'école et TikTok honnêtement on est mort. On est mort.

Et donc ce qu'il faut c'est non seulement reprendre le cours de cette formation citoyenne de l'école mais c'est renouer. Par exemple, je vais vous dire un truc peut-être que ça va pas vous plaire. On a supprimé le service militaire en disant ça sert plus à rien.

Peut-être que ça servait plus du point de vue de la défense militaire. Mais ce que ça faisait le service militaire, c'est qu'il y avait des gens bourgeois, des enfants de prolétaire, des enfants de zone rurales d'agriculteur, des enfants de centre urbain et ben qui se retrouvaient à un moment de leur vie au même endroit et qui donc sortaient de leur environnement pour aller se connaître, pour aller vivre ensemble et pour faire l'expérience de ce que ça voulait dire quête français. On l'a supprimé et on l'a remplacé par rien.

On s'est même pas posé la question de savoir s'il fallait le remplacer par quelque chose parce qu'on croyait qu'une société pouvait tenir toute seule. Or, une société peut pas tenir toute seule. C'est surtout une société républicaine qui a envie de faire des citoyens libres.

Et donc ce qu'il faut, c'est réfléchir à ces structures. Le service civique peut-être qu'il doit pas être militaire mais rétablir quelque chose qui nous permette de nous croiser, de faire des choses ensemble. qu'un mom qui naît dans un quartier nord, qui naî dans un quartier bourgeois ou qui naît dans un village et bien à un moment de leur vie, ils participeent à la même chose, au même pays.

Aujourd'hui, ils participent même plus au même pays. Peut-être quand la France gagne la Coupe du monde, il se retrouve mais c'est tout et c'est pas suffisant. Et donc, il y a des structures de formation qui doivent exister.

Et et l'autre chose l'autre chose que je veux dire, c'est on est dans un moment où en particulier dans les jeunesses mais pas seulement. La politique elle a lieu sur les réseaux sociaux qui sont des écoles de formation ou de déformation. C'est les deux.

Et ben c'est à la fois le pire et le meilleur. C'està-dire qu'il y a la capacité par exemple, je parlais tout à l'heure de la question de la mobilisation sur les gours, ça n'aurait jamais eu lieu sans les réseaux sociaux. Donc, on peut faire des choses géniales de mobilisation là-dessus, mais c'est aussi mais un instrument de déstabilisation de la démocratie, de propagation des informations les plus fausses, de manipulation des des courants d'opinion.

C'est aussi un moyen d'ingérence, c'est aussi un moyen de formatage, c'est aussi un moyen de destruction d'une société libre et démocratique. Et donc, il va falloir imposer des cadres sur les réseaux sociaux. Mais aujourd'hui, vous avez raison, tout commence à l'école et donc ça doit être la priorité numéro 1.

Mais vous savez, en ce moment la France est le pays en Europe qui paye le plus mal ses enseignants, qui investit le plus mal dans l'éducation nationale. En France, on a par exemple les cadres supraités les mieux traités d'Europe et les enseignants les plus maltraités d'Europe. Tout ça c'est des choix et on a fait des choix qui sont au détriment de l'avenir en France.

Bonjour. On assiste à une verticalisation de la politique et l'absence de dialogue réel entre les politiques et les partenaires sociaux. Face à ce constat, comment fait-on pour recréer du lien entre les les politiques et les corps intermédiaires ?

Et aussi, vous avez beaucoup parlé d'Europe. Si vous deviez nous réconcilier la jeunesse avec l'Europe, quel punchline vous pourriez nous donner ? Merci.

Je pense que c'est l'un de mes mes pires défauts pour faire un bon politique, c'est je suis hyper nul en punchline, mais je vais essayer, j'y viendrai après. Moi je crois que un des principaux reproches qu'il faut faire au aux h dernières années de pouvoir, ça a été le mépris absolu du pouvoir politique et d'Emmanuel Macron vis-à-vis des corps intermédiaires. Ce mépris permanent vis-à-vis des syndicats, vis-à-vis du dialogue social. quelqu'un qui s'était présenté comme le fils spirituel de Jacques Deor et de Michel Rocard, c'està-dire les apôtres de cette deuxième gauche qui voulait faire de la politique à partir du dialogue social, à partir des de la société de la société civile organisée, de des syndicats de de ce dialogue dans la société qui est constamment brutalisé en France.

Bien, cet homme, il a constamment méprisé les syndicats. On a vu l'épisode de la réforme des retraites et la manière dont elle a été imposé. Mais de manière générale, même là même là la manière la manière dont les partenaires sociaux ont été encore une fois mépriser alors même que le gouvernement n'a plus de majorité à l'Assemblée nationale et qui devrait s'adosser au corps intermédiaire pour pouvoir créer une atmosphère de paix et de dialogue dans la société.

Et ça c'est quelque chose qu'il faut reprendre mais totalement. C'estàd qu'il faut changer de méthode de gouvernement de la France totalement. Vous avez dit tout à l'heure, il faut faire confiance aux agriculteurs, mais il faut faire confiance aux partenaires sociaux, il faut faire confiance au corps au corps intermédiaire.

Il faut arrêter en fait d'avoir une attitude qui est une attitude jacobine complètement surannée et qui ne fait pas confiance aux citoyens et et au corps intermédiaire. Mais moi je vais vous dire s'il y a la démocratie parce que j'ai vu votre petit badge si si s'il y a de la démocratie encore dans notre pays, on le doit notamment à la CFDT par exemple s'il y a une capacité à vivre dans un dialogue apaisé qui est tout le temps mis à mal, on le doit notamment à la CFDT. Donc quand le président Macron a pris pour cible le partenaire dont n'importe quel président mais même un libéral rêverait pour discuter au moins pour établir un dialogue, je me suis dit que en fait il allait conduire la France à l'explosion.

C'estàd que donc il faut passer par le dialogue social, il faut décentraliser, il faut déconcentrer le pouvoir. Il faut faire quelque chose que les élites françaises ont du mal à faire, c'est-à-dire juste créer une société un peu plus de confiance. Maintenant, moi je vois à quel point il y a un mouvement de scepticisme sur l'Europe, mais sur la politique en général et sur l'Europe en particulier.

Et je peux pas je peux pas donner comme ça une punch line. Moi c'est un combat qui anime ma vie quoi. Mais moi je pense que si vous voulez être libre, vous ne pouvez être libre qu'en étant et français et européen.

Vous ne pouvez être libre qu'en affirmant une Europe qui soit capable de peser sur le cours des choses. Sinon, vous serez bouffé que l'autre avenir qui nous est promis, c'est très simple. On sera une dans le meilleur des cas, dans le meilleur des cas parce qu'on est un beau pays qu'on a hérité.

C'est pas de notre responsabilité honnêtement. Il était beau avant qu'on naisse. On pourra devenir une sorte de Disneyland, un pays qui vit uniquement sur le tourisme et avec des oligarques russes, des tacoon américains, des dignitaires du parti communiste chinois, des Émir Qatari, tout ça qui viendront chez nous et qui assisteront à un spectacle qui est le spectacle de la vie politique française mais qui n'aura aucun impact, aucun impact sur le cours des choses et aucun impact sur la vie des citoyennes et des citoyens français.

La seule manière de retrouver une grandeur de la France, c'est d'affirmer une puissance en Europe. C'est de faire de la France la locomotive de l'Europe. Mais au-delà de ça, on est dans un moment aujourd'hui où la démocratie honnêtement est passée de mode, où les valeurs de la démocratie libérale, tout le monde s'amise à s'amuse à pisser dessus ou de toute façon en fait c'est cool d'être radical et de dire "Mais moi, je m'en fous de la démocratie, il faut un bon leader qui nettoie tout ça." Ça c'est super cool, c'est super intéressant, c'est fantastique, ça le vend en poupe hein, on le voit à chaque fois partout.

Ben moi, je veux que la France soit peut-être au début dans une forme de solitude et bien la flamme qui reste vivante et qui défend la liberté, qui lutte contre l'autoritarisme, qui défendent la démocratie, qui défendent l'humanisme. Je sais ces vieux jeux, mais je pense qu'on peut retrouver nous une forme de fierté dans ça. Je veux dire, on est fier d'être français pas parce que simplement on est français né en France, mais parce qu'on a une histoire où on a dit que tous les hommes naissaient libres et égaux en droit.

On a une histoire qui nous qui nous rend immensément fier. On a été la nation qui a propagé des lumières. On a fait des trucs qui étaient terribles, mais on a aussi fait des trucs absolument extraordinaires où on parlait à tout le monde.

Et aujourd'hui, on peut être à nouveau cela. Mais pour ça, il faut puiser en nous une force qui souvent semble manquer à nos élites politiques. On me dit qu'on a encore le temps pour une question.

Donc s'il y a quelqu'un qui veut encore poser une question. Monsieur Gluskman, j'avais une question, je pense que la plupart des Français se la posent. En tant que politique, je trouve que vous faites vous faites beaucoup de de verbiage, c'est-à-dire que vous nous promettez beaucoup de choses, vous mettez beaucoup d'espoir dans vos paroles face à l'Europe.

Sauf que vous savez vraiment et vous savez très bien que nous ne sommes pas libres. Nous sommes menotés face à l'Europe, notamment la banque centrale. On est complètement menoté.

Promouvoir l'Europe, c'est comme mettre de l'eau dans un saut qui est vide, ça ne sert à rien. Donc euh face à la dette qui est immense, je me demande vraiment quel est l'avenir de la France parce que moi, de mon côté, je la vois vraiment en décadence, que ce soit économique, culturel et sur plein d'autres plans. L'Europe n'est pas responsable du déclin de la France.

Moi aussi, je vois la France en déclin. Moi aussi, je vois la France qui euh c'est frit. Moi aussi, je vois les Français qui souffrent et je vois les gens aussi qui regardent leur propre pays et qui se disent "Franchement notre pays c'est mieux que ce qu'on fait de ce pays actuellement que la France mérite mieux." Mais c'est pas l'Europe qui est responsable des choix politiques faits par les élites françaises.

C'est pas l'Europe qui est responsable de ça. Il y a d'autres pays européens qui s'en sortent mieux vraiment. Donc c'est pas des gens à Bruxelles qui ont décidé que désormais il y aurait telle ou telle politique en France.

C'est pas vrai. Non mais il décident les décisions de la commission. Non, ils appliquent pas les décisions de la commission.

C'est pas vrai. Vous savez par exemple pendant la réforme des retraites, il y a des ministres qui ont dit mais nous en fait on applique ce qu' a dit la commission. La commission a dit "Mais non, on a jamais demandé cette réforme là.

On a dit il faut une réforme des retraites en général, mais quelle réforme des retraites ? Quel âge légal ? C'est c'est le gouvernement français qui le décide.

Vous savez, il y a d'autres pays européens qui sont moins désindustrialisés que les la France. Donc c'est bien des décisions qui ont été prises par des dirigeants français. Il y a d'autres écoles en Europe qui s'en sortent mieux que l'école française.

Il y a des pays où on investit plus en Europe que dans l'éducation en France par rapport à la France. Vous allez en Finlande, c'est pas la même école et il y a pas les mêmes moyens qu'en France et les enseignants, ils sont pas payés de la même manière. Donc en fait, à un moment, c'est facile de se défausser sur l'Europe, mais il y a eu des choix politiques qui ont été faits en France.

Il y a des il y a des il y a des orientations qui ont été prises en France et donc la France, elle est aussi responsable de son destin. Et c'est pour ça que les élections en France, elles sont importantes. Parce que sinon, si tout est décidé à l'échelle européenne, alors dans ce cas-là, pourquoi est-ce que vous vous passionneriez pour une élection présidentielle ou une élection française ?

Parce que vous savez bien qu'en fait selon le président que vous Élisez, vous aurez pas la même politique. C'est pas vrai. Enfin, c'est pas vrai de dire que le Rassemblement national ou un social-démocrate ou un libéral ou un éléphiste ou un écologiste, c'est la même chose.

Il y aurait des Frances différentes et ce sera des choix d'ailleurs qui vont être faits en 2027 qui seront fondamentaux pour les décennies qui viennent. Donc ce que vous pouvez exiger des dirigeants politiques, c'est au moins qu'il vous présente des projets politiques clairs, qui soient pas du verbiage justement, qui soit des projets politiques cohérents, qu'ils aient bossé pendant 2 3 ans avant de vous les présenter ou 10 ans même si vous voulez. Mais ces choix-là, ils sont importants et vous-même vous le savez.

Donc ça veut bien dire que c'est pas décidé et c'est donc que quand vous avez des présidents de la France qui décident de telle ou telle politique, ils sont responsable des résultats, des échecs, des réussites de ces politiques. Il y a pas une Ursula van der Lion qui est un marionettiste et qui contrôle les dirigeants français. Vous savez, Ursula van der Lion, elle est beaucoup plus contrôlée par le président français allié au chancelier allemand par les chefs d'État qu'elle ne les contrôle parce que l'Europe, elle est pas fédérale aujourd'hui.

Et quand on lui reproche sa faiblesse à l'Europe, quand on lui reproche de se coucher devant Trump, c'est aussi parce que avant il y avait des chefs d'État européens, des nations européennes qui ont été dans le bureau oval pour céder avant que l'Union européenne ne cède elle-même. Il y a des entreprises comme Mercedes ou Volkswagen qui ont été voir Trump pour céder avant que l'Union européenne ne cède elle-même. Donc c'est pas l'Europe qui décide.

Il y a des nations européennes qui votent pour élire des dirigeants. Et c'est pour ça que vos élections nationales, elles sont importantes. Et c'est pour ça qu'il y a une telle passion qui est déclenchée sur une présidentielle parce qu'on sait qu'à la fin, il y a du pouvoir là qui s'exerce.

Et donc oui, les élites françaises portent une immense responsabilité dans le déclin que vous décrivez, que vous constatez. Et donc oui, c'est en nous aussi en France qu'on trouve les remèdes à ce déclin là. Mais moi je le dis, c'est pas en se refermant sur nous-mêmes ou en désignant des bouqu émissaires imaginaires de notre déclin qu'on va réussir.

C'est en à nouveau en étant capable déjà de dire ce que ça signifie qu' a de français de de créer des structures qui permettent justement bah de donner une matérialité à ce verbe qu'on peut avoir sur notre pays dont on est fier. C'est en menant des politiques sociales, en menant des politiques écolo, en rétablissant des services publics qu'on peut recréer la République. Mais ça ça se décide pas à l'échelle européenne, ça se décidera dans les élections nationales.

Mais si on veut que la France elle ait du poids, on a besoin de l'Europe. Merci beaucoup. J'espère que cette vidéo vous a plu.

Si c'est le cas, n'hésitez pas à laisser un j'aime et à nous indiquer en commentaire qui vous aimeriez voir la prochaine fois dans une prochaine vidéo. En tout cas, nous on reprend très vite les vidéos en studio. Salut ! [Musique]