Mobilisation lycéenne: "Le gouvernement n'a pas mal réagi", estime Jean-François Copé (LR)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Bonsoir Jean-François Copé, merci d'être avec nous. Nous sommes avec Arthur Berda, Bruno Judi, Rokaya Dialo et Emmanuel Chipre. Emmanuel Chipre évoque une convergence des colères ce samedi 17 octobre. Vous vous voyez le lien entre tout ça ?
- 5:50RelanceÉludée
Vous ne leur prêtez pas de volonté propre. Il y a quand même des mobilisations qui précèdent l'arrivée de LFI.
- 9:01RelanceRéponse partielle
Vous dites que les lycéens sont influencés par LFI ou par l'élan des autres. Vous ne leur prêtez pas de volonté propre ?
- 11:59RelanceÉludée
Vous dites que c'est la responsabilité de LFI. Est-ce que pour vous le débat politique c'est d'interdire un parti ou de révoquer un maire ?
- 16:18RelanceRéponse partielle
Vous défendez la rationalisation de l'administration. Vous croyez ce que vous dites ?
- 17:16OuverteRéponse directe
Est-ce qu'au plus haut sommet de l'État, il y a des consignes claires et un soutien adressé aux forces de l'ordre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Jean-François CopéFait
« Je pense que le gouvernement a pas mal réagi parce qu'en fait qu'est-ce qu'il a fait ? Il a personne le dit. »
- 1:24Jean-François CopéChiffre
« Plus de 7000, près de 7000 interpellations, ça en dit long sur le fait que bah il était pas question de faire n'importe quoi. »
- 2:00Jean-François CopéFait
« La vérité c'est que l'influence des des copains, des réseaux sociaux, on peut pas avoir l'air d'être trop à dire qu'on veut bosser. »
- 3:19Jean-François CopéFait
« On a déposé plainte avec constitution de partie civile et donc il appartiendra le cas échéant à la justice de décider la mise en cause financière des parents lorsque les jeunes en question sont mineurs. »
- 3:54Jean-François CopéFait
« La justice, elle fait un travail remarquable dans des conditions extraordinairement difficiles. »
- 5:50Jean-François CopéFait
« Vous avez convié des représentants d'organisation lycéenne pour et c'est c'est des faux quoi. C'est des faux nés. Ils sont pas au lycée. »
- 6:27Jean-François CopéFait
« On a un ministre de l'Éducation nationale qui a commencé à donner quelques orientations. »
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Bonsoir Jean-François Copé, merci d'être avec nous comme vous voulez. Maire les républicains de mots, ancien ministre. Nous sommes avec Arthur Berda, je le salute. Bruno Judi, merci d'être là. Rokaya Dialo nous accompagne. Emmanuel Chipre est resté vers une convergence des colères dit certains ce samedi 17 octobre Jean-François Copé. On vient de parler là des différentes revendications. Pour les uns, les pêcheurs et les agriculteurs étranglés par la flambée des carburants. Pour les autres, les lycéens qui dénoncent parcours sur la véuscé des lés des lycées. Pour d'autres, des combattants antiracistes, des adorateurs de Greta Tomberg. Vous vous voyez le lien entre tout ça ? Aucun. La vérité, c'est que il faut reprendre ces euh ces catégories les unes après les autres pour voir que les
ressorts ne sont pas du tout les mêmes. Et en l'occurrence euh celui qui euh nous préoccupe le plus, c'est celui des lycéens. Et celui des lycéens est en train, on le voit bien, de s'essouffler. Et moi, je pense que c'est la première erreur politique de Mélenchon dans cette campagne. Pourquoi ? Bah tout simplement parce qu'il y a aucun doute en vérité sur le fait que tout ça est totalement instrumentalisé. Je peux en témoigner, je l'ai vu de mes yeux à mot mais totalement instrumentalisé. Des petits blocs bien organisés de de LFI qui était sur place euh qui ont bien chauffé tout le monde. Sauf que personne ne le dit. Moi, je pense que le gouvernement a pas mal réagi parce qu'en fait qu'est-ce qu'il a fait ? Il a personne le dit. Oui. Oui. Mais personne dit parce que c'est
pas l'ambiance. On n pas envie de dire du bien d'un gouvernement qui est tellement affaibli aujourd'hui en absence de majorité. Mais si vous regardez techniquement d'un côté, il y a eu un vrai travail de maintien de l'ordre et on a rappelé qu'on faisait pas n'importe quoi dans la République. Plus de 7000, près de 7000 interpellations, ça en dit long sur le fait que bah il était pas question de faire n'importe quoi. Et moi j'ai vu encore un mot mais je pense que c'est un très bon un très bon très bonne vitrine de ce qui a été ces journé. Beaucoup de lycéens et de parents qui dit "Mais attendez, mais nous on veut aller bosser, on a le bac et personne n'a parlé de cela." Et deuxièmement, et ben vous parlez de la majorité silencieuse. C'est ce que vous dites.
Je parle de de toute vous savez ce que c'est la vie dans un lycée. Enfin bon, on a des enfants. La vérité c'est que l'influence des des copains, des réseaux sociaux, on peut pas avoir l'air d'être trop à dire qu'on veut bosser. Mais la vérité c'est qu'il y a des parents qui ont dit à leurs enfants maintenant on arrête parce qu'en réalité c'est dangereux. Oui, parce qu'il a jamais été écrit. C'est pas au lycée moissan un mot qui ont dit arrêtez avec ce qui s'est passé. Bah c'est bien de du lycée moissan. Ça me touche beaucoup que vous ayez été dans ce détail parce qu'effectivement c'est un excellent exemple. Qu'est-ce que c'est le lycée Moisson ? C'est un lycée dans lequel Valérie PCè a mis 6 millions d'euros d'investissement. Une bande de voyou qui pour un certain
nombre d'entre eux n'était absolument pas de ce lycée sont réussi ont réussi à à forcer le premier jour et à brûler la porte. Ce qui d'ailleurs pose des tas de problèmes de sécurité incendie pardon d'être très concret. On a une une une vingtaine de classes qui sont aujourd'hui impraticables à cause de ces de ces bêtises. Ces les les voyou en question parce qu'il y a pas d'autres mots ont été interpellés. La justice la la police a fait un travail remarquable grâce aux caméras de vidéosurveillance. B il appartiendra naturellement à la justice de se prononcer. Je note que les le parquet a été extrêmement réactif et pour ce qui nous concerne comme la région, on a déposé plainte évidemment avec constitution de partie civil et ben c'est ce que je vous dis, on a déposé
plainte avec constitution de partie civile et donc il appartiendra le cas échéant à la justice de décider la mise en cause financière des parents lorsque les jeunes en question sont mineurs. Mais bien entendu mais bien entendu. Et je vais vous dire une chose, ça a déjà été le cas lors des émeutes de de juin 23, sauf que on a l'impression que c'est nous tous qui avons payé, hein, surtout. Bah, sauf là où la où la justice a condamné et elle a condamné beaucoup plus fortement qu'on le dit. Mais vous saz, il y a un petit problème en France, c'est que à chaque fois que il y a des dégâts, on en parle beaucoup. Quand il y a des condamnations, on en parle beaucoup moins. Parce qu'il y a un espèce de préjugé qui consiste à ne jamais dire du bien de la manière dont
la justice travaille. Je peux témoigner de l'inverse. La justice, elle fait un travail remarquable dans des conditions extraordinairement difficiles et on le voit sur ces sujets. Il y a une réponse policière, il y a une réponse pénale et moi je vous dis tout de suite le petit numéro. Tout va très bien madame la marquise. Non non mais je sais la réponse politique est bonne. Moi je me demande ce qu'ils font dans la rue. Ce qu' font dans la rue mais encore aujourd'hui je répète et vous l'avez vu et vous un temps de démocratie interne, une plateforme un numéro vert 3000 professeurs qui sont sortis du chapeau comme un lapin. C'est c'est une réponse c'est un problème structurel qui est celui d'un gouvernement qui depuis maintenant 3 ans vit une descente aux
enfers avec l'absence totale de majorité assemblée. Donc faut qu'on arrête de se mentir. J'ai dit sur ce plateau devant votre prédécesseur en à l'automne 2024, on ne tiendra pas, ce sera une descente aux enfers. Il faut qu'Emmanuel Macron ti les conséquences. Il s'est bien gardé de tirer les conséquences. Il est resté et ça a donné ce désastre auquel nous assistons. Emmanuel Macron parti, l'école ne serait pas mieux portée, hein. Vous avez Ah ben je sais rien parce que ça veut dire que ça veut dire qu'on aurait Non mais écoutez, on va pas de toute façon on va pas faire de la fiction. La seule chose, c'est qu'il faut qu'on ait le courage de faire un certain nombre de ces réformes. Mais je rappelle juste que quand vous avez une plateform au pouvoir, monsieur Cop
non mais attendez, c'est quand vous avez une plateforme qui est ouverte, que vous avez des dizaines de milliers de réponses des lycéens et que vous vous avez forcément des lycéens Jean 80000 à peu près tout le monde pouvait y aller. D'accord. Enfin en tout cas ce que je note, c'est que l'essentiel en réalité n'a absolument pas porté sur parcours sup. Non mais c'est très intéressant. Qui a parlé de parcours sup ? Qui a parlé ? C'est essentiellement LFI qui en a trouvé un 4 les lycéens ici même attendez vous avez regardé qui vous avez convié. J'ai vu convier l'uni. J'ai convié tous les tous les tous les voà. Vous n'avez donc pas convié des vrais lycéens, vous avez convié des représentants d'organisation lycéenne pour et c'est c'est des faux quoi. C'est des faux nés.
Ils sont pas au lycée. C'est vrai. Je sais pas. Vous êtes certain que tous les que les représentants du syndicat des lycéens en colère qui dont on découvre la proximité avec Lfiés les millions et les million aussi l'UN. J'aime beaucoup l'uni mais je sais très bien que l'uni de la même manière a des petites difficultés de représentativité. Les lycéens sont pas très syndéens. Mais écoutez, on va pas se raconter des blagues sinon c'est pas la peine de m'inviter. Moi je suis maire. Moi je vous raconte ce que j'ai vu. Écoute on va pas on va pas se mentir. On a d'un côté un gouvernement qui effectivement est paralysé, il peut pas faire de loi. Il y a aucune loi qui passe. En revanche ce que je note, c'est qu'on a un ministre de l'éducation nationale qui a commencé à donner quelques orientations.
Je je suis je m'en fiche, je suis pas actionnaire de ce gouvernement. Je vous dis juste que sur Attends, mais vous permettez qu'on interroge les 3000 professeurs d'où ils sont venus. S'ils sont en réserve, pourquoi n'était-il pas devant les élèves il y a quelques mois ? d'une lourdeur madame mais écoutez j'en ai fait encore l'expérience on a changé un principal de collège qui n'est pas au niveau ou un proviseur qui n'est pas au niveau ce que tout le monde sait c'est un cauchemar parce que les syndicats vont pas être d'accord parce que les règles ils ont un donc c'est tout ça qu'il faudra changer et il faut le changer comment lors d'un prochain quinquena et pas avec un avec des lois qui vont durer 18 mois et vont bloquer le pays avec vous vous dites à tout le monde attendez pendant 7 mois
bah vous avez une nouveau solution vous je suis pas dans la [rires] Attendez, vousz tenez-moi si vous avez pas l'impression que ceux qui sont dans la rue vont attendre 7 mois. Bah mais on va tous mais on a de toute façon on va continuer de voir LFI agiter tout le monde comme d'habitude LFI va continuer d'agiter. Le comportement du maire de Saint-Denis est une honte devant le lycée Paul et Louard où on sait que Valérie PCR a investi et a programmé une bonne quarantaine de millions d'euros d'investissement et et monsieur Bayoko nous dit "J'incarne la convergence des luttes mais c'est une honte simplement et donc il faut que les gens le regardent et moi je pense que ce qu'a fait Mélenchon en réalité c'est une responsabilité énorme et que ça va commencer à se voir parce que durant
cette campagne les Français vont pouvoir se donner vraiment le le l'illustration de que pourrait dans tous les cas dans l'enquête de la tribune dimanche le weekend dernier, Jean-LiC Mélenchon n'était pas le premier il y a la la question qui profite de ce mouvement Jean-Luc Mélenchon arrivait loin derrière Marine Le Pen Oui bien sûr mais d'ailleurs il se mais d'ailleurs les extrêm 69 % des approuvés mais vous allez tout à fait dans mon sens je pense qu'en réalité ces deux là ces deux là se font pardon c'est pas votre camp qui sort grandi là me semble-t-il dans les enquêtes non plus donc la question C'est et vous où êtes-vous ? Monsieur Bali Bagayoko peut-être mais il est sur le terrain. Je citais un autre maire d'une autre tendance, monsieur Robert Ménard. Bah il
est sur le terrain et les élus comme enf parce que vous croyez qu'on fait quoi nous pendant ce temps-là ? On va vous croyez qu'on va se balader aux Caraïbes nous pendant ce temps-là ? Mais vous plaisantez ou quoi ? En France aussi hein. Parti de la France en con. Oui mais c'est loin de mot permettre. Oui, si je peux [rires] juste cette petite remarque, c'est un peu loin. Donc en réalité, on est bien on est bien on est bien sur place à suivre minute par minute le nombre d'élèves qui sont devant devant les lycées de trouver des solutions pour permettre de de d'éviter les blocus. Alors ça, je vous assure, on n pas loin. C'est la grande différence avec les députés qui pour beaucoup d'entre eux, soit s'ils sont extrémistes, agitent les uns et les autres, soit s'ils ne le sont pas n'ont
pas le pouvoir de faire une question. Ouais. OK. Non, juste par rapport à ce que vous dites sur sur les lycéens, c'est que d'un côté vous vous estimez qu'ils sont influencés par la France insoumise et de l'autre vous estimez que certains sont juste emportés par l'élan des autres lycéens qui les influenceraient parce qu'ils sont plus agités. Vous ne leur prêtez pas de volonté propre. C'est-à-dire qu'il y a quand même des mobilisations qui précèdent l'arrivée d'fi. Les premières mobilisations ont eu lieu dès la fin du mois d'août à Mayotte puis en Guyane avant d'arriver à Créteil. il y a quand même euh une véritable mobilisation qui est liée à des à des questions qui qui datent quand même. Je je je je vais vous dire ce que je je pense profond parce que je j'ai vraiment
essayé de de comprendre tout ça, de l'analyser le mieux possible. C'est notre boulot ici. Euh je je pense qu'en fait euh il y a eu donc des manipulations, c'est certain. Je pense qu'il y a chez une écrasante majorité de nos jeunes, y compris ceux qui n'ont pas manifesté, une gigantesque angoisse existentielle qui est pas du tout celle de la de la de de la charge d'emploi du temps ou de parcours sup qui est en fait l'angoisse de qu'est-ce qu'ils vont quelle sera leur place demain pour beaucoup réfléchir pour le savoir monsieur Copé pardon il y a le covid on a tous compris qu' une angoisse existo je vais vous dire non mais vous vous avez votre votre point de vue il est respecté Mais balayez pas ça ver dein. Qu'est-ce qu'il y a derrière ça ? On a une angoisse existentielle.
Mais cette angoisse, laissez-moi vous répondre. Cette angoisse existentielle, qu'est-ce que c'est la particularité d'une angoisse existentielle par rapport à des petites inquiétudes ? C'est qu'ils savent bien qu'il y a pas de réponse ni immédiate ni globale parce que tout ça en réalité pour partie échappe à tout le monde. Par cont monsieur, vous avez raison. Mais ça fait 30 ans que certains sont au pouvoir mais non mais ils ont été anciens ministres, ils ont été parlementaires, ils ont été porte-parole au gouvernement. Écoutez, on peut pas dire queéco Non, mais je parle pas de que les défaillances de l'école vient. J'ai plaisir de vous écouter assez souvent. Il faut arrêter sans arrêt de nous ressortir. Ça fait 30 ans qu'on est au pouvoir pour une raison simple, c'est
que c'est pas vrai. D'abord parce que les gouvernements, ils ont changé de couleur politique depuis 30 ans. Ça a pas toujours été la gauche, ça a pas toujours été la droite. Deuxièmement, c'est pas toujours les mêmes. OK. Les nouveaux qui sont là, je suis désolé, ils étaient pas là il y a 30 ans. Vous avez une rupture à l'école récemment. Est-ce que vous est-ce que vraiment l'école est devenue le lieu de l'instruction ces dernières années ? Est-ce que Est-ce que les élèves sont sortis avec les savoirs fondamentaux ? Mais ça dépend, ça dépend des endroit, ça dépend des équipes pédagogiques, ça dépend de la manière où ça c'est fait. Vous savez quoi ? On n'est pas un jardin à la française où tout est pareil. Moi, je peux vous donner d'innombrables exemples dans ma ville de jeunes issus
de quartiers sensibles qui avaient plus de difficultés que d'autres dans la vie et qui s'en sont sortis. Mais pour toute une série de raisons, personne n'a envie d'en parler. Et quand je vous dis des jeunes, c'est beaucoup qui sont pour un certain nombre d'entre eux des jeunes qui parce qu'ils étaient coachés, encadrés par leurs parents, parce qu'ils ont trouvé des bonnes équipes pédagogiques ont réussi d'autres revanches qui ont été noyés dans la masse, qui se sont trouvés embarqués par les réseaux sociaux, par les trafics de drogue, par des parents abandonniques et qui n'y arrivent pas. J'ai les deux et c'est ces sujets-là, on doit les aborder sans être caricatural à chaque fois du genre de toute façon ça fait 30 ans que vous êtes là et cetera. Ça n'a aucun
sens. Et d'ailleurs et d'ailleurs cet argument il a un énorme défaut c'est que du coup il il détourne l'attention de la nullité des propositions du RN et de LFI de la nullité parce que quand je regarde les contreprojets de madame Le Pen ou de monsieur Mélenchonéducation a pas beaucoup entendu mais attendez juste pardonnez-moi là vous dites là vous dites c'est la responsabilité de de LFI si je vous ai bien compris on va revenir au projet du du RN mais jusqu'où vous allez parce que moi j'ai entendu monsieur Rota dire qu'il faudrait interdire la France insoumise monsieur Soti dire qu'il faudrait révoquer Monsieur Bali Bagayeko, comme je sais que vous êtes un grand démocrate, je m'interroge. Est-ce que pour vous le débat politique c'est d'interdire un parti ou de révoquer un maire ?
Attendez, d'abord vous interrogez pas, c'est pas la peine. C'est pas moi qui l'ai dit. Donc interrogez mais vous m'entendrez jamais dire des choses qui sont pas Vous faites partie de la même galaxie que monsieur Rota. Oui, c'est pour ça. C'est légitime ou pas comme question ? Peut-être pas de quand même. Monsieur Rota. Bon, c'est pas pareil. Deuxièmement, deuxièmement, en ce qui concerne les propositions des uns et des autres, chacun est en campagne, chacun en campagne, chacun dit ce qu'il veut. Moi, vous m'avez pas entendu sur ce sujet. En revanche, dire que LFI est un parti d'extrême gauche, j'ai écrit un livre sur ce sujet, que c'est un parti populiste qui instrumentalise les émotions et les violences à défunts de conquête de pouvoir dans les pires conditions. Ça oui.
Pensez pas qu'il y a une adhésion sincère de la part des jeunes aux idées de la France insoumise ? Pensez pas qu'ils sont m par quelque chose qui qui est vraiment de l'ordre de leur conviction. Mais je vous l'ai dit, je pense qu'ils ont effectivement de très grandes inquiétudes. Mais je pense qu'à côté de ces grandes inquiétudes auxquelles Mélenchon ne répond pas, qu'est-ce que fait Mélenchon ? Lui, il instrumentalise, il agrège un certain nombre de causes qui n'ont rien à voir les unes avec les autres. Je suis désolé de vous dire que les drapeaux palestiniens, on est dup de rien. Rien à avoir à faire une génération soit solidaire avec d'autres personnes qui sont dans le monde, ça a toujours été le cas. T dire les jeunes ont toujours été assez sensibles aux causes internationales.
Oui, enfin d'ailleurs multiples si je peux me permettre d'un côté comme de l'autre. Mais mon point de vue, mon point il est pas là. Mon point il est simplement de dire ne soyons pas dupe voilà ne nous trompons pas par rapport au pièges qu'ils ont tendu. Est-ce que vous ne croyez pas de choses ? D'abord, il y a deux temporalités pour la sortie de crise. Il y a le débat budgétaire qui s'est engagé mardi à l'Assemblé nationale. Si je comprends bien ce que vous dites, les marges budgétaires sont contraintes et donc c'est plutôt dans le cadre de la campagne présidentielle que ça va se régler. Et là vous dites Jean-Luc Mélenchon qui avait fait plutôt une rentrée qu'il avait installé dans dans le débat. Il a fait sa première erreur. Est-ce que vous ne croyez pas que la
droite et le centre se trompent en invoquant une majorité silencieuse et en renvoyant Jean-Luc Mélenchon à une minorité radicalisée et que à l'inverse Jean-Luc Mélenchon, c'est précisément sa stratégie et que pour l'instant elle porte ses fruits dans les dans les inquêtes d'intention de Je suis tout à fait d'accord et je vais même aller plus loin encore en vous disant quelque chose qui a trait au fait que je commence à être un peu doyen de l'humanité en matière politique. une campagne présidentielle, c'est 6 mois. Là, c'est très très long, très long. Et moi, je vois aujourd'hui Mélenchon plafonné, plastronner. Je vois madame Le Pen vivre sa meilleure vie et je me dis on va attendre un peu, vous voyez ? Parce que petit à petit, au fil des semaines, cette
campagne présidentielle va amener les journalistes qui font naturellement leur travail, vous êtes là pour ça, euh à challenger les candidats et en les challengeant, on va voir la nullité du programme économique de madame Le Pen comme de monsieur Mélenchon. Mais avant de parler de cette présidentielle dont on parle matin, 10h, malgré tout, il y a une colère, il y a un arrière-plan politique qui est là. Il y a tout à l'heure, nous avons eu porte-parole de la Confédération paysane qui dit elle elle dit "Moi, je suis pour une convergence des luttes." Mais je lui posé la question. Je dis "Mais quel lien avec les revendications des licen ?" Il m'a dit "Puasses, on ne veut pas, on veut pas survivre mais on veut vivre." Euh il y a quand même énormément de c'est c'est c'est quand même étonnant que
finalement vu la similarité des problèmes entre en gros les campagnes et les banlieux, c'est fou qu'il y ait pas eu de connexion qui se soit faite plus tôt parce que vous rencontrez exactement les mêmes types de de problèmes. C'estàd les problèmes de de de dégradation des services publics, les problèmes de de logement, les problèmes de pauvreté, les problèmes d'accès au transport et cetera. Mais c'est sûr qu'elle va se faire et donc non je dis pas je dis pas qu'elle va se faire. Non mais attendez mais stop attendez de dégradation des services publics mais vous mais on ne mesure pas ce que au quotidien sur les territoires le service public offre de de de possibilités mais on est on est un pays qui donne des choses formidables. Écoutez euh j'ai j'ai inauguré euh euh
tout un programme à mot qui s'appelle la maison des adolescents où j'ai une dizaine d'interlocuteurs qui travaillent ensemble pour les adfançois cop les déserts médicaux tout ça ça existe. La poste elle est partie à 20 km la poste est partie à 20 km parce que les gens n'envoient plus de lettrre. Il faut arrêter et on a même fermé des trés
pareil et c'est pas du service public. Mais attendez, vous défendez, excusez-moi, je je vous lis trop pour que pour pensez que vous croyez ce que vous dites. Vous êtes le premier à dire qu'il faut rationaliser l'administration. Heureusement Heureusement qu'il y a des des activités administratives qu'on ne garde pas dès lors qu'elles ne servent plus. C'est enfin je je suis désolé, j'ai moi en tant que ministre du budget signé des conventions avec les buralistes pour qu'ils fassent une partie de l'activité euh des trésorerie pour pour justement faire des économies intelligentes. Il faut pas se tromper. Ce qui s'est passé ces trois dernières années, c'est une un délire sur les finances publiques en grande partie parce que n'ayant plus de majorité, on ne fait plus une seule
économie parce que les opposants LFI et R ne votent plus rien. voudraz vous interroger aussi sur ce qui s'est passé notamment hier à à place Voban, j'allais dire ou plus récemment place la République ou à Basti et parfois comme chez vous à Mot, on a vu ces images du lycée Moissan, il y a quelque chose d'inédit tout à l'heure, c'est un syndicat de police Alliance qui a porté plainte, qui dépose plainte contre l'État pour une forme de mise en danger d'autrui. Est-ce que vous estimez aujourd'hui que au plus haut sommet de l'État, il y a des consignes claires et qu'il y a un véritable soutien adressé aux forces de l'ordre, police et gendarme ? Écoutez, je je l'espère. La seule chose que je puisse vous dire, c'est que moi, j'ai vu à l'œuvre les policiers nationaux et les policiers
municipaux en l'occurrence à mot faire un travail d'un courage absolument inoui, de protéger autant qu'ils peuvent la République dans des conditions extraordinairement difficiles. J'entendais monsieur Corbien mais il est pas le seul. Ils disent tous euh dire que aucune poub poubelle brûlée ne justifie une main arrachée. Mais mais cette formule, elle elle est elle est quelque part assez scandaleuse parce qu'en réalité mais tout simplement parce que rien tout court ne justifie euh euh la blessure d'un jeune ou d'un policier. La seule chose c'est que le le la le le mélange qui est fait avec les deux fait oublier un petit détail, c'est que tout ça vient de violence extrême face auxquelles la République doit répondre. Vous savez que ces policiers dont vous
saluez le travail, quand on les écoute, et je sais que vous le faites, ils vous disent nous on attrape les gens et puis ils finissent relâchés. Il y a il y a quelques instants, vous avez salué le travail de la justice en expliquant que c'est peut-être nous autres commentateurs qui ne le faisions pas suffisamment. Mais il y a quand même là-dessus sur le rapport à la justice un discours assez différent du vôtre de la part de ces forces de l'ordre. Et donc si je comprends bien, est-ce que ce que vous dites ce soir c'est la justice fait bien son travail et il a pas tellement besoin de la réformer en réalité ? Ah non, ça n'a rien à voir. La justice, elle fait avec les moyens qu'elle a, mais nul. Mais de toute façon, le pays, un pays, ça se réforme tout le temps. Il
faut avoir le courage de le faire. C'est ça la grandeur de la politique. Et vous voyez bien que malheureusement le grand drame de la Macronie, c'est de n'avoir pas réformé. Il faut, il y a beaucoup de choses à faire sur la justice des mineurs. Il y a aussi accessoirement à appliquer les lois parce que vous voyez, typiquement la mise en cause de la responsabilité civile des parents, les lois existent, il faut les appliquer. Ensuite, il peut y avoir des décisions de justice qui ici ou là ne correspondent pas aux attentes de la police, de l'opinion publique. Bien sûr, enfin c'est normal, ça arrive. On est on est dans une démocratie, on peut être choqué tout ça, mais je veux rappeler quand même que il y a des domaines dans lesquels la police et la justice fonctionnent remarquablement
bien au niveau des parquet. Écoutons Jean-Franço Copé le bilan dressé tout à l'heure par le premier ministre à la fois sur le nombre de blessés chez les forces de l'ordre chez les personnels de l'éducation nationale et ça il faut en parler il y a un avant et un après comment vous expliquez d'ailleurs que ceux qui nous instruent soient attaqués ceux qui nous émancipent soient vilipendés voilà parce qu'il y a des responsables politiques qui ont donné des permis de violence en les justifiant de manière scandaleuse que lorsque le maire de Saint-Denis parle de violence légitime c'est une honte parce qu'ils ont instrumental la violence Allez, mais vous voyez l'hypocrisie du double discours. On est exactement dans le populisme. Qu'est-ce que ça veut dire une violence légitime qui est pas
souhaitable ? Ça veut dire c'est mais non c'est pas de violence du tout dans une démocratie et c'est ça la puissance de la démocratie. On peut dialoguer sans se battre. D'accord. Mais on peut aussi tout à l'heure vous disiez qu'il y avait il y avait un nombre d'arrestations qui était de l'ordre de 7000 personnes. Il y a quand même 86 % de mineurs. Il y a plusieurs institutions internationales. C'est énorme. Mais pour quand les agriculteurs se mobilisent de manière violente, on les arrête pas de manière aussi. C'est absolument pas la réponse n'est pas la même. Il y a pas des blessés de cet ordre là. C'est vrai. Même même le les gouver le le gouvernement avait dit à l'époque qu'il fallait faire preuve de mesure face aux agriculteurs. Le discours n'est pas le même. Laurent
Nugèz a dit qu'il ne voulait qu'il n'avait pas donné de consigne de retenu à la police alors qu'on est passé à des enfants. Mais vous plaisantez. Vous pensez que les policiers font n'importe quoi ? Enfin, nous avons une police qui a des consignes extrêmement strictes. Lorsque un policier commet un acte qui est illégal, il est jugé et le cas échéance, si les juges le considèrent, il est condamné. Et en ce qui concerne et en ce qui concerne les les les les les agriculteurs, lorsqu'un certain nombre d'entre eux ont commis des actes absolument inqualifiables, ils ont été poursuivi le gaz échéant condamné. On fait pas les Jeux Olympiques de celui qui est plus condamné selon qu'un côté, il y a des enfants et de l'autre côté, il y a des adultes. C'est pas la même chose.
Écoutez-moi là-dessus parce que cette histoire mais vous croyez quoi que on n'est pas tous hyper inquiets pour nos enfants et nos jeunes lorsque ils se trouvent aller au lycée. Donc moi ma réponse, elle est très simple. Ce sont des jeunes et pour souvent très jeunes et ce qui est en cause aujourd'hui, c'est qu'est-ce qui fait qu'ils sont à ce niveau de violence ? Qu'est-ce que leurs parents leur disent ou ne leur disent pas arri il y a des des jeunes qui ont été arrêtés sans avoir commis de violence. On on a on a vu des images après avoir été traumatisé pendant 48 he on garde à vue est des compars immédiat au comparition immédiat pour les mineur écoutez c'est un vrai débat moi je je je suis pas contre non c'est un des moi ce qui me paraît capital c'est que l'on prenne conscience
que nous avons un certain nombre de jeunes qui sont extrêmement violents. très écoutez dans le cas qui nous occupe certains étaient je l'ai vu à mot collégiens donc rien à voir avec les mécontentements lycéens rien cela écoutez c'est pas ce que dit alors il est il fait pas enfin j'allais dire il fait pas de politique ça c'est à vous à vous de juger vous me direz si c'est le cas au marcy l'acteur qui a réagi sur ce mouvement lycéen écoutez ce qu'il dit c'est quand je vois ce qui se passe aujourd'hui en France avec ce mouvement des lycéens là et qui est une petite lumière au final parce que qu'est-ce qui se passe si c'est nos momes c'est l'avenir de notre pays qui est en train de dire un pays qui est complètement à la dérive, j'ai un cap. Écoutez-nous, on
sait à peu près on a envie d'aller nous demain parce que ce pays-là, ça va être le nôtre. Donc quand je vois qu'on réagit pas à ça et que le réflexe, c'est de leur empêcher de parler ou leur taper sur la gueule ou même de les mettre les uns en face des autres pour faire des combats d'enfants, je trouve ça lamentable. Et je me dis mais où sont les responsables ? Ils cherchent les responsables, il trouvent ça lamentable. Comment vous réagissez Jeanop V, écoutez, on a on a la grande chance d'être en démocratie, on n'est pas chez Poutine. Euh donc ben c'est son point de vue. Voilà. Non, ça je heureusement qu'il peut l'exprimer. Mais que vous comprens point, j'ai pas d'avis. Qu'est-ce que vous voulez que je quand j'entends qu'il décrit que c'est que notre pays est à la
dérive ? Enfin, nous sommes dans le pays où on peut accéder aux soins gratuitement, où on est aidé pour se loger, on a des aides absolument dans tous les sens. On a une des on a malheureusement parce que ce gouvernement a laissé filer les choses un désordre inacceptable dans la rue. Paradis dans lequel les habitants se croient en enfer. C'est pas moi qui ai inventé cette mais je l'ai reprise dans mon livre bien sûr. Et pourquoi je l'ai reprise ? parce que on a une jeunesse gâtée qui ne se rend pas compte de la chance qu' nous avons perdu dans ce pays le sens du tragique.
Jean-François Cope