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InterviewAmbassade de France en Algérie· 27 mars 2018 33 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

M. Dominique de Villepin invité de la rédaction de la Radio Chaîne 3

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Dominique de Villepin, vous êtes en Algérie pour présenter votre livre et évoquer votre parcours diplomatique. Pouvez-vous nous en dire plus ?

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Vous avez critiqué l'intervention américaine en Irak en 2003. Pensez-vous que cette guerre a été un point de départ de la déstabilisation du Moyen-Orient ?

  • 4:25RelanceRéponse directe

    Vous évoquez l'échec des interventions en Libye et en Afghanistan. Pourquoi selon vous ces opérations n'ont-elles pas abouti aux résultats escomptés ?

  • 5:09OuverteRéponse directe

    Vous dites que l'instabilité est contagieuse. Comment expliquer cette propagation au-delà du Moyen-Orient ?

  • 7:19OuverteRéponse directe

    Vous qualifiez le terrorisme de "méchante mutante et invisible". Que voulez-vous dire par là ?

  • 8:48OuverteRéponse directe

    Quelles sont les causes profondes du terrorisme selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Fait
    « l'intervention américaine n'a fait qu'aggraver les choses et c'est vrai que une grande partie de ma réflexion s'est noué dans ce moment là »
  • 1:29Fait
    « l'intervention française et ab anglaise en libye qui espéraient voir se profiler un pays démocratique régime démocratique en libye et qui a conduit à l'anarchie et à la destruction d'une société »
  • 2:12Fait
    « l'instabilité est contagieuse et on le voit bien aujourd'hui avec cette instabilité qui gagne au delà du moyen-orient »
  • 5:09Fait
    « sans vision politique sans accompagnement politique sans stratégie politique il n'y a pas de chances de succès »
  • 5:54Fait
    « le terrorisme représente une menace extraordinairement complexe qui ne saurait se réduire à la seule dimension militaire »
  • 7:19Fait
    « la guerre en quelque sorte leur donnent un statut de belligérants la guerre leur donne une légitimité de combat »
  • 8:48Fait
    « le terrorisme se développe dans les états fragiles voire dans les états faillis »
  • 9:32Fait
    « il faut prendre en compte cette réalité là renforcer les et à mener une politique à la fois de reconstruction des états sur le plan administratif »
  • 10:14Fait
    « la réponse est toujours politique elle est toujours stratégique il faut donner un avenir à la jeunesse »
  • 10:59Fait
    « l'occident par l'intervention militaire par la politique de changement de régime si chère aux néoconservateurs américains »
  • 11:44Fait
    « la réponse n'est pas immédiate la réponse n'est pas automatique la réponse suppose la coopération et la réponse je suppose de travail et à la stabilité des états »
  • 12:25Fait
    « il faut accepter que la transformation de la société de l'économie de la politique puis c'est un travail de longue durée »
  • 13:09Fait
    « nous avons besoin de montrer qu'un espoir est possible qu'il ya des points de sortie nous avons besoin de montrer au moyen-orient que par plus de solidarité de coopération régionale »
  • 13:52Fait
    « l'injustice nourrit le terrorisme et nourrit la violence »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

ce dominique de villepin bonjour bonjour alors vous êtes à alger pour la présentation de votre livre réconcilier les finances donné sa parole pour la paix c'est votre deuxième visite en algérie après celle effectuée en 2002 en votre qualité de mise des affaires étrangères dans votre livre vous retracer votre parcours de diplomate vous partager avec les lecteurs votre expérience vous relater l'histoire des pays des déséquilibres régionaux provoquée par les guerres et les réorganisations d'après-guerre votre livre est qualifié par certains critiques littéraires comme carrément un manuel de la paix vous êtes connu de par votre opposition 2003 vous vous êtes opposés à l'intervention américaine en irak vous avez refusé rejeté l'unanimisme mais toutefois vous n'avez

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pas pu empêcher la guerre c'est de là que tout a commencé ou ceux de ville pas beaucoup de choses se sont passées vous avez raison à ce moment là en 2003 et c'est une guerre qui a été payé cher par la communauté internationale puisqu'elle a été la source en tout cas un point de départ important de la déstabilisation de l'ensemble du moyen-orient même si on peut rechercher dans les années qui ont précédé à partir de 1979 déjà la montée des risques mais c'était une région fragile et l'intervention américaine n'a fait qu'aggraver les choses et c'est vrai que une grande partie de ma réflexion s'est noué dans ce moment là et malheureusement l'inquiétude qui avait été la mienne en

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2003 n'a fait que s'accroître au fil des années on l'a vu avec l'intervention française et ab anglaise en libye qui espéraient voir se profiler un pays démocratique régime démocratique en libye et qui a conduit à l'anarchie et à la destruction d'une société on le voit aussi dans beaucoup d'autres régions où l'intervention a été choisie par la communauté internationale l'intervention de la communauté internationale en 2001 en afghanistan n'a pas conduit aux résultats espérés et de la même façon voit aujourd'hui au yémen une situation gic tout comme d'ailleurs la situation

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syrienne donc on voit bien que l'intervention militaire nourrit la guerre et sans stratégie politique parce que je ne dis pas que la force ne doivent pas être dans certaines circonstances de façon limitée choisi par la communauté internationale est appuyée par la légitimité internationale ne puisse pas être un recours ce que je dis c'est que sans vision politique sans accompagnement politique sans stratégie politique il n'y a pas de chances de succès et que l'emploi de la force alors sa verve mais pourquoi particulièrement cette région ne se devine pas puisqu'on vous dit que l'instabilité est contagieuse alors l'instabilité est contagieuse et on le voit bien aujourd'hui avec cette

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instabilité qui gagne au delà du moyen-orient le caucase l'asie centrale une partie du sous continent indien donc on voit bien que la violence voyage et on le sait bien ici à alger quand on voit ce qui s'est passé à partir de la libye vers le mali conduisant la france d'ailleurs à intervenir face à la menace terroriste au mali donc on voit bien avec la contamination s'opère elle s'opère sur le terrain elle s'opère aussi et c'est un risque que nous connaissons tout ce que vous avez vécu dans votre chair dans la décennie 90 la décennie noire et que nous vivons nous aujourd'hui au quotidien en france ainsi

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qu'en europe c'est la contamination terroristes dans les esprits la france a encore été frappé dans l'aude ces derniers jours et on voit bien que il y a à travers cette violence de terrain cette violence guerrière un risque que le cycle s'aggrave et que la prolifération donc s'accroissent alors la guerre contre le terrorisme ne peut pas être gagnée c'est votre célèbre déclaration monsieur dominique de villepin car le terrorisme comment vous le qualifiez c'est une méchante mutante et invisible on ne se bat pas avec des armes de guerre contre une main invisible qu'entendez-vous exactement par là monsieur de villepin est ce qu'on peut considérer que partant de 2003 on n'a pas localisé le véritable terrorisme on l'a enfanté

4:25

moulante à encourager le terrorisme a beaucoup changé il a beaucoup muté et c'est sans doute cette capacité d'adaptation et de transformation du terrorisme qui s'est passé sous nos yeux tout au long des dernières années à partir d'une organisation hiérarchisée structuré par territoire on a vu peu un peu cette mouvance est nébuleuse éclaté et proliférer un peu partout on a vu aussi le terrorisme dans sa version état islamique cherchait à s'implanter territorialement en irak et en syrie donc on voit bien qu'il ya une capacité d'adaptation permanente on voit d'autant plus cette capacité d'adaptation à se réaliser que après la quasi fin de

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l'état islamique en irak et en syrie on voit que les attentats continuent et donc grâce en grande partie aux réseaux sociaux à l'internet il ya la possibilité de gagner toute une série de combattants qui au départ ne sont pas forcément des adeptes d'une organisation terroriste donc il y a bien sûr à prendre en compte cette dimension de contamination qui modifie le visage de terrorisme modifie ses modes d'emploi parfois mobilise des personnes qui certes constitué des personnalités fragiles mais qui au départ que l'on n'imaginait pas passer à l'acte on l'a vu ainsi un certain nombre de fois sur le territoire français des individus qui n'étaient pas facilement

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localisables pas facilement décelable passer à l'acte dans des conditions extrêmement rapide mais pourquoi vous dites particulièrement qu'on ne se bat pas avec des armes de guerre contre une main invisible parce que le terrorisme représente une menace extraordinairement complexe qui ne saurait se réduire à la seule dimension militaire le terrorisme il faut l'appréhender par tous les moyens à notre disposition est pas la réduire à une menace qui serait seulement traités par le biais militaire il faut la traiter par le biais du renseignement il faut la traiter par le biais de la coopération judiciaire il faut la traiter peut être et surtout par le biais de la coopération financière car le terrorisme besoin d'argent a besoin de soutien a

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besoin de réseau il faut la traiter en abordant la menace que constitue l' usage des réseaux sociaux et de l'internet donc il y à un traitement spécifique il doit se faire qui implique à chaque fois la coopération internationale la plus large possible la plus mobilisée possible mais on voit bien que réduire la lutte contre le terrorisme à l'emploi de l'armé militaire risque et c'est ma crainte depuis le début des années 2000 et depuis l'attentât du 11 septembre 2001 en permanence de nourrir la légitimité que se donnent les combattants terroristes c'est à dire que la guerre en quelque sorte leur donnent un statut de belligérants la guerre leur donne une

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légitimité de combat qui en fait des véritables défenseurs d'une côte est par ailleurs ils sont extraordinairement opportuniste on voit la façon dont ils utilisent l'islam dévoyé dans l'islamisme à des fins identitaire pour recruter et rechercher en permanence des soutiens parmi des populations vulnérables donc face à cet opportunisme l'outil militaire qui est un outil extraordinaire puissant mais qui ne s'adapte pas à des circonstances spécifiques et qui surtout donnent ce statut particulier à ceux qui choisissent la voie terroriste est bien cet outil là n'est pas adapté seul je le dis bien seul dans certaines circonstances il peut y avoir un

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traitement militaires dans le cadre de l'irak et de la syrie dans la mesure où le l'état islamique avait choisi de s'implanter territorialement on pouvait imaginer un traitement ponctuel mais cela ne suffit pas et puis il faut s'interroger beaucoup plus en amont sur les causes profondes qui nourrissent le terrorisme le terrorisme ne saurait être simplifié à une seule cause il ya bien sûr un certain nombre de causes sociales il ya un certain nombre de cause identitaire mais il y a à prendre en compte ce qui provoque un moment donné le passage à l'acte donc il faut se questionner s'interroger pour saperait s'approcher au plus près de la menace mais corps et il fallut faire selon vous ne se devine pas alors d'abord je pense que il ya une

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cause profonde sur le plan géopolitique je le dis en tant que diplomate et et politique de formation c'est prendre en compte le fait que le terrorisme se développe dans les états fragiles voire dans les états faillis c'est pas un hasard si le terrorisme c'est beaucoup implanté en irak implanté en syrie implantées en libye c'est parce que l'absence de structures d'état facilite le passage à l'acte et on l'a vu également dans le territoire du nord-mali chaque fois qu'un état est dépourvu de structure chaque fois qu'un état est livré à lui-même c'est le cas et l'exemple de la somalie également eh bien il nourrit le terreau donc il faut prendre en compte cette réalité là renforcer les et à mener une politique à la fois de reconstruction des états sur le plan administratif

9:32

l'onu a commencé à comprendre la nécessité de cela et au niveau des coopérations utilisaient tous le clavier tous les instruments pour prendre en compte cette menace et puis bien sûr ne jamais oublier que la réponse est toujours politique elle est toujours stratégique il faut donner un avenir à la jeunesse il faut donner un avenir à des populations qui se sentent humiliés le terrorisme a beaucoup été nourrie par le traitement des tribus sunnites en irak est certaine en syrie qui ont eu le sentiment après la chute de saddam hussein ne plus avoir de protecteur elle était livrée à elle même montré du doigt par le régime de de bagdad et donc il faut prendre en compte cette réalité là pour offrir une alternative offrir une perspective offrir une place

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et ses lacs par une stratégie politique inclusive qui ne laisse personne de côté qu'on peut véritablement mieux répondre à la menace terroriste mais est-ce qu'on peut pas considérer que le terrorisme est devenu en fin de compte un alibi pour envahir les états les arguments avancés par l'occident se sont avérées ans avec le temps infondées et mensongères quel est votre commentaire c'est ma part assez aisément cette question vous avez vous avez en partie raison parce que face au terrorisme la tentation est grande de l'emploi de la force comme d'une sorte de raccourci on a le sentiment que ça va aller plus vite regardez beaucoup pensaient que en supprimant l'état islamique pour lui tant militairement contre l'état islamique en syrie on aurait réglé la question de l'état islamique et pas

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du tout on voit qu'il vient de frapper en france dans l'aude donc ce n'est pas si simple et c'est parce qu'il ne se réduit pas à il n'est pas soluble face à l'emploi de la force que l'on doit prendre en compte sa complexité sa capacité à renaître de ses cendres sa capacité à utiliser toutes les armes de l'humiliation de la propagande la peur des pays européens et occidentaux nous devons donc montré une meilleure maîtrise une plus grande confiance en nous pour accepter de travailler ensemble avec humilité avec discrétion avec souvent les armes campoy les terroristes la capacité à en permanence changé et muté nous devons être aussi imprévisible

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qu'ils le sont si nous voulons marquer des points contre eux mais est ce que les responsabilités doivent être situées doivent être prêts à partager aujourd'hui puisqu'on vous dit que l'occident en grande partie enfanté ce qu'on appelle les groupes terroristes l'état islamique alors je fais référence effectivement dans mon livre mémoires de paix mémoires de guerre en temps de paix à cette idée que l'occident par l'intervention militaire par la politique de changement de régime si chère aux néoconservateurs américains l'idée qu' on peut vouloir le bonheur des peuples malgré eux l'idée que par une intervention militaire on change le régime est tout va bien cette idée là est une idée mensongères et provoqué a provoqué de grands comme à strophes on l'a vu en irak on l'a vu en libye on le voit

12:25

aujourd'hui au yémen donc il faut accepter que la réponse n'est pas immédiate la réponse n'est pas automatique la réponse suppose la coopération et la réponse je suppose de travail et à la stabilité des états ce qui ne veut dit ne veut pas dire de cautionner souvent des régimes conservateurs ou des régimes corrompus et il faut accepter que la transformation de la société de l'économie de la politique puis c'est un travail de longue durée mais elle ne se fait pas contre les sociétés contre les peuples et elle ne se fait pas par la force l'occident doit assumer sa responsabilité dans ce qui arrive aux autres aujourd'hui à travers le monde et à travers ces états qui sont complètement déstabilisé déstructuré oui et c'est pour cela que je parle souvent de véritables suicide du moyen-orient

13:09

nous avons besoin de montrer qu'un espoir est possible qu'il ya des points de sortie nous avons besoin de montrer au moyen-orient que par plus de solidarité de coopération régionale il y aura une capacité à s'en sortir ça veut dire faire taire certaines rivalités ci aux interventions militaires occidentales succède une guerre ou une rivalité entre l'iran et l'arabie séoudite nous n'aurons pas gagné au change si nous ne prenons pas en compte le fait que l'injustice nourrit le terrorisme et nourrit la violence si nous prenons pas en compte le fait que le drame israélo palestinien doit trouver une réponse pas la création d'un état palestinien parce que aussi la justice est source de violence eh bien nous passerons à côté des solutions qui sont aujourd'hui

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possibles dans cette région il ya aussi un espoir possible mais à condition de faire preuve de plus de réalisme de plus d'imagination dans la recherche des solutions dominique de villepin pour cette deuxième partie de l'invité de la rédaction je voudrais rebondir sur ce que vous avez dit dans la première partie vous parler un peu des causes injustes qu'ils y trouvent un peu aujourd'hui leur terreau dans cette aile justice qui est imposé aujourd'hui par l'occident par cette situation de guerre est ce que le monde a droit à la vérité aujourd'hui bien sûr la vérité est une exigence importante pour chacun des peuples et si l'on veut être capable d'atteindre cette vérité ça suppose que nous soyons capables sans doute de nous parler plus franchement et c'est pour

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cela que la conférence que j'ai la chance de pouvoir faire alger jure réconcilier les silences et donné sa parole pour la paix c'est la nécessité d'être capable de nommer les problèmes de nommer les choses nommé nos accords nommer nos désaccords dire nos blessures mieux se comprendre pour mieux agir ensemble je crois que il n'ya pas de coopération possible qu'ils puissent se développer sur un silence mensongers sur une méconnaissance de la réalité de l'autre donc la parole oui elle est importante et c'est pour cela que le travail politique se fonde sur la diplomatie qui est la capacité à mettre en mots les problèmes se fonde sur la culture qui

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est la capacité à d ni à approfondir ce qui nous sépare ou ce qui nous rapproche donc oui il ya un travail de fond qui est afférents permanence alors non mais les problèmes ça va de pair avec nommer les responsables ou s'ils ne se devine pas situer les responsables de situer les responsabilités c'est très important et dans toute démocratie c'est un travail qui se fait au quotidien par un aller retour entre le peuple et le pouvoir plus que jamais il faut nourrir cette capacité des changes tout en maintenant l'objectif l'objectif c'est pas la mise en accusation stérile c'est pas la dénonciation aveugle l'objectif c'est de trouver des réponses de faire avancer la

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société et de faire avancer le fonctionnement d'une nation donc oui c'est un mouvement qu'il faut entretenir une fois de plus sans tomber dans la désignation dénonciation qui aurait pour seul but la dénonciation nous avons connu les uns et les autres dans cette période de notre histoire ce risque de tomber dans ce piège il faut accepter que c'est un exercice de la démocratie qui se doit se faire avec tolérance qui doit se faire avec une capacité de pardon c'est le travail qu'on fait est certain et a magnifiquement ou lendemain de blessure douloureuse l'afrique du sud où c'est le travail qui est en train de faire la colombie par exemple aujourd'hui alors la france aussi pour vous doit assumer sa responsabilité par rapport à ce qui se produit actuellement en libye bien sûr

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il ya une responsabilité historique qui doit être fait et sans doute nous n'avons pas nous français étaient suffisamment au bout de cette réflexion les britanniques ont mené par le biais d'une commission parlementaire un travail très approfondi sur les raisons qui avaient poussé à cette intervention le parlement français pourrait parfaitement lui-même se saisir et faire ce travail il est très important de dévaluer d'apprécier chaque fois que nous engageons une action la réalité et l'efficacité de cette action si l'on veut pouvoir faire mieux et je pense qu'il ya un travail d'inventaire qui est à faire et qui n'a peut-être pas été suffisamment fait sur l'intervention américaine en irak sur l'intervention de la communauté internationale en afghanistan

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ce même travail il nous faudra le faire sur le mali sur le sahel pour pouvoir progresser je crois que c'est très important de revoir en permanence et d'évaluer en permanence les moyens de notre action si nous voulons pouvoir progresser tous ensemble la situation au moyen-orient risque de dell de s'aggraver davantage vous relevez la menace d'instabilité que représentent l'administration en train pour le monde attisées par la reconnaissance d'al qods capitale d'israël c'est un dérapage qui pourrait engendrer de nouvelles violences plus grave que celle qui existe actuellement oui parce que la politique du fait accompli ces décisions qui sont prises de loin et sans mesure est la conséquence la conséquence sur le terrain la conséquence dans les esprits

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autant de blessures qui aggrave et nourrissent le risque de violences donc je crois que il est très important de se soucier d'abord d'apporter une réponse à ce qui constitue une injustice historique au lendemain de la seconde guerre mondiale c'est l'absence de territoire donné aux palestiniens ce travail de la communauté internationale en dépit des résolutions des nations unies en dépit des conférences en dépit des sommets ce travail n'a pas abouti et ça reste à deux voies ce n'est pas parce que tout à coup un dossier disparaît de la pile où on parle moins d'un sujet qu'il ne reste pas une source d'injustice est une source de préoccupation pour une région et je

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pense que il est très important pour l'ensemble du moyen-orient d'apporter une réponse à ce drame palestinien alors votre conviction monsieur de villepin de la paix vous l'a puisée d'une constante dans l'histoire l'interventionnisme a toujours nourri une logique de radicalisation des populations on en est là le risque est là et si nous n'y prenons pas garde c'est à dire que si nous ne mesurons pas que la paix est un travail en soit on voit bien que pour pour faire taire un certain nombre de conflits on imagine qu en employant la dynamite en utiliser en utilisant l'intervention militaire on va régler les problèmes moi ma conviction c'est que si on ne prend pas en compte le fait cette vérité le travail de la paix est un travaillant

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soit y compris l' usage de la force si on veut qu'ils aboutissent à la paix il doit être conduit dans certaines circonstances avec certaines modalités avec certaines limites et qu'il implique un travail de toute une société de toute une population un travail pour rétablir les fondamentaux économiques commencent qu'on va rétablir le fonctionnement de l'économie syrienne un travail pour réintégrer la syrie dans l'ensemble régional du proche orient donc il y à un travail spécifique qui ne peut pas être fait seulement par une conférence de donateurs qui va donner des milliards qui seront en grande partie dilapidé ici et là et qui n'iront pas à ceux qui en ont besoin donc il y à un travail de fond à faire pour redonner vie pour redonner espoir à une population pour refonder un état ce

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travail de la paix c'est une véritable construction et il doit être de la responsabilité de tous deux pays voisins bien évidemment des ensembles régionaux d'aidé des régions mais aussi la gouvernance mondiale l'onu et toutes les organisations des organismes spécialisés qui ont une responsabilité dans ce domaine mais par rapport à ce qu'on vous déclarer monsieur dominique de villepin vous êtes dans une logique de partage de la visio appliquée et pratiqués actuellement par l'état algérien je m'en réjouis c'est certain c'est une nécessité edouard glissant qui avaient beaucoup l'algérie martiniquais avait une très belle phrase il disait le monde n'est

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plus à découvrir le monde et à partager et je crois que c'est une réalité qui s'applique assez bien la diplomatie si nous voulons avancer il faut accepter chacun de faire un pas l'un vers l'autre est l'une de mes convictions dans le travail de la paix pour régler les différends sur la scène mondiale c'est que c'est toujours le pays est en position de force qui doit faire le pas le plus important de la même façon que les guerres sont asymétriques avec parfois des groupes qui se bat contre des nation tout entière contre des d armée organisée et institué il faut que les états les plus forts accepte de faire plus de chemin vers la paix pour engager un processus donc la paix doit être aussi asymétrique et prendre en compte cette réalité nouvelle si nous voulons progresser mais oui

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c'est un changement d'état d'esprit c'est un changement qui doit s'inscrire dans la diplomatie qui doit s'inscrire aussi dans le fonctionnement des armées une armée qui veut gagner la guerre ne fonctionne pas tout à fait comme une armée qui veut gagner la paix parce que il y a un certain nombre d'actes de gestes de pratiques auxquelles il faut renoncer quand on sait qu'après il va falloir reconstruire une société quand il va falloir rétablir une relation avec les esprits donc il ya les atrocités qu'on ne commet pas et je pense que c'est tout ce qui a présidé aux règles de la guerre pendant des pendants des décennies et pendant des siècles il nous faut retrouver ce nouvel esprit l'esprit des conventions de genève l'esprit de la croix rouge c'est un travail qu'il faut faire avec

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la communauté internationale pour avoir une société plus juste et plus pacifique mais qui sont les états qui devraient faire ce pas vers la paix selon vous aujourd'hui les états unis l'allemagne la france la grande-bretagne l'espagne portugal les cinq membres du conseil de sécurité les cinq membres permanents est une responsabilité particulière et ç'a toujours été une des vocations historique de la france de travailler à mon plus équilibré à un travail de médiation pour essayer de faciliter le dialogue et c'est ce que dit très bien le président emmanuel macron quand il dit la diplomatie française parle à tout le monde c'est essentiel nous devons parler à tous et essayer de faire cheminer les uns vers les autres donc oui la responsabilité des cinq grandes mais pas seulement toutes les

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grandes puissances régionales et l'algérie fait partie de ces puissances dont la voix est attendu et entendus ont une responsabilité particulière pour le moyen-orient il est évident que la grand pays comme l'arabie séoudite une grande nation comme l'iran ont une responsabilité particulière et c'est là où il faut garder en tête l'objectif l'intérêt commun que nous avons à travailler à la paix est ce qu'on peut considérer que l'intégrisme est en train de changer de camp aujourd'hui que l'occident est en train de se radicaliser par rapport à cette question d' islamophobie la radicalisation est toujours une menace quand la peur gagne est une des sources du populisme dans les pays occidentaux et dans les pays européens c'est la peur l'apport de la vase

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on la peur de l'immigration la peur de voir des conflits s'étendre jusque chez nous la peur du terrorisme la peur est toujours mauvaise conseillère et c'est là où les démocraties doivent s'appuyer sur ce qui fait leur force c'est la capacité à s'unir faire leur unité devant l'adversité leur capacité à se changer à se transformer à se métamorphoser pour mieux comprendre les problèmes et pour ne jamais laisser une injustice se perpétuer donc c'est dans la capacité à trouver des réponses par le biais démocratique et dans le respect du cadre démocratique et pas par l'exception pas par l'entorse à liberté que l'on trouvera le meilleur moyen d'avancer et

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de répondre mais est ce que les médias ont une part de responsabilité par rapport à la stigmatisation de certaines populations alors nous avons tous une responsabilité et comme les médias août une grande influence dans nos sociétés tout particulièrement les médias bien sûr responsabilité de tempérance de tolérance faire en sorte que la désignation de boucs émissaires ou d'un nle l'ennemi se construit on le sait depuis des millénaires donc évitons effectivement en permanence de montrer du doigt cherchons au contraire à valoriser les solutions cherchons à valoriser les propositions on ne s'intéresse pas suffisamment dans nos sociétés à ce qui pourrait permettre d'améliorer les choses vous donne un exemple tout simple il n'y a pas de site internet n'y a pas de médias qui se

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concentre sur la valorisation des bonnes pratiques les bonnes pratiques dans la vie quotidienne les bonnes pratiques dans la vie démocratique les bonnes pratiques face à des menaces et à des risques nous avons tous des recettes des réponses que nous que nous que nous inventons en travers notre histoire et à travers notre propre vécu il faut les partager partage oui ça veut dire aussi partager nos expériences l'algérie a une expérience formidable et unique bourreuse traumatisante celle de la décennie noire eh bien oui l'algérie a beaucoup à dire et personnellement je me réjouis chaque fois que la voix de l'algérie est annoncé chaque fois qu'elle qu'elle elle parle au monde nous avons besoin d'entendre ceux qui ont une expérience ceux qui ont quelque chose à dire

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quelque chose à proposer donc il faut le faire fortement c'est la responsabilité de la france mais c'est une responsabilité que nous avons en partage c'est aussi la responsabilité de l'algérie alors je le disais au tout début de cette émission c'est votre deuxième visite en algérie après celle effectuée en 2002 en votre qualité de chef de la diplomatie française vous qualifiez les relations algéro-françaises de très forte très dense notamment dans le domaine économique et sécuritaire mais gagnerait à être davantage renforcée comment alors d'abord il faut se voir davantage c'est pour ça que je me suis beaucoup réjoui de la visite des manuels macron alger d'une attention portée à la société algérienne d'une attention portée à la jeunesse sommes dans un pays dont 75 %

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de la population est formée de jeunes de moins de 30 ans c'est une chance formidable mais c'est aussi une immense responsabilité car la jeunesse on le sait la de l'appétit elle a des envies elle veut un avenir donc il faut que nous soyons capables les uns et les autres d'apporter des réponses et compte tenu de l'histoire qui nous lie bien évidemment compte tenu des liens qui existent entre nous sur le plan économique nous sommes l'un des grands partenaires de l'algérie eh bien nous avons une responsabilité nous français et ea nous d'accompagner l'algérie sur son chemin de l'accompagner bien sûr par le travail de nos grandes entreprises mais davantage sans doute aussi par le biais de nos pme et des tpe qui ici peuvent trouver un marché des perspectives des coopérations

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à développer donc à tous les niveaux entre la france et l'algérie je crois qu'il faut accepter d'aller plus loin de briser un peu le plafond de verre de sortir de nos habitudes de sortir peut-être aussi de nos peurs et des malentendus des incompréhensions qui ont marqué nos deux pays pour faire ce chemin l'un vers l'autre qui est indispensable je crois que la france et l'algérie quand elle les avancent main dans la main pour traiter des problèmes on le voit dans le le dialogue 5 + 5 par exemple avec d'autres pays méditerranéens et d'autres pays européens eh bien nous sommes capables d'apporter des réponses c'est cette voie là qu'il faut encourager alors vous parler d' emmanuel macron le président en français vous dans une interview publiée dans le journal le

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monde à la veille du 50e anniversaire de l'indépendance vous déclarer monsieur et monsieur dominique de villepin que en direction vous déclarer qu'en direction de la direction de la france assumant notre histoire même quand elle est douloureuse vous dites que l'heure est à l'apaisement sur la colonisation apaisement d'une mémoire prête à reconnaître les crimes commis il faut franchir ce pas comme l'a fait ici même à alger emmanuel macron encore candidat à la présidentielle française je pensais que ce parc doit être impérativement franchir il est important il est important parce qu'il montre notre capacité à regarder la regarder en face notre histoire beaucoup de gestes ont été faits du côté

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français avec ce souci d'avancer le président françois hollande l'avait fait sur la manifestation d'octobre 61 il l'avait fait sur sétif et bien c'est une nouvelle étape qui est franchie par emmanuel macron et et qui nous ouvre les chemins de l'avenir l'avenir il est d'autant plus dégagé que la mémoire s'affranchit des peurs s'affranchit des non-dits s'affranchit des silences et je crois que c'est c'est aujourd'hui la perspective qui existe entre la france et l'algérie nous sommes plus libres du fait de notre capacité à regarder sereinement notre histoire ensemble l'ouverture des archives le fait que

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emmanuel macron est accepté de partager ses archives le fait d'accepter de restituer les crânes des soldats du xixème siècle autant de gestes qui sont importants ce sont des gestes certes symbolique mais qui montre cette valeur essentielle au coeur de nos sociétés le respect le respect l'estiment et la volonté de marcher ensemble mais il a franchi un pas en tant que candidat à la présidentielle française c'est ce qu'il faudrait qu'ils franchissent est le deuxième pas en tant que président de la république française monsieur dominique de villepin vais vous rassurer l'homme elle-même il s'appelle dans les deux cas emmanuel macron et donc la réalité est la même c'est celle de sa conscience et sa de sa conviction et c'est important

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d'être capable de nommer sans pour autant rentrer dans l'accord elle parce que la querelle est la baisse les peuples alors qu'au contraire l'espoir la grande halle et grandi et je pense que c'est ça qui s'ouvre aujourd'hui pour nous il y a une envie du côté algérien d'avancé de regarder davantage vers l'europe et vers l'afrique vers cette vérité profonde qui est au coeur du pays algériens et de la même façon pour la france nous savons que notre passé et notre avenir sont liés avec les algériens il ya un destin commun et ce destin il se fait pas contre l'algérie se fait avec mais que reste-t-il à faire selon vous aujourd'hui monsieur dominique deville pas une reconnaissance de la

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colonisation française en algérie avec tout ce que ça a engendré un jambon atrocités jeu à l'égard du peuple elle je pense que cette reconnaissance elle est là moi pour ma part je l'estiment acquise il se trouve que je l' ai vécu mes parents ont vécu ici en algérie mon frère aîné est né en algérie et je suis né quelques années plus tard dans le pays voisin au maroc donc cette réalité là je la connais je la connais dans ma chair dans mon histoire dans ma mémoire mais je pense qu'aujourd'hui nous reste à faire l'essentiel il faut agir vous savez avoir 20 ans aujourd'hui alger comme avoir 20 ans à paris avoir 64 ans à alger comme avoir 64 ans à paris ce qui est mon cas ça nous oblige à quoi à regarder devant

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à répondre aux problèmes qui se posent vous savez l'essentiel c'est ça se reconnaître l'un l'autre dans sa réalité profonde mais après travailler ensemble agir ensemble si nous devons nous reconnaître c'est pour nous permettre de mieux agir en ce sens mais l'objectif c'est bien ça c'est l'action c'est l'action en commun et je pense que c'est ça qui est devant nous aujourd'hui vous savez ce dont nous avons le plus besoin nous français et vous algérien de succès comme nous avons besoin de réussir des choses ensemble d'avancer dans des projets quand le président macron avance des projets dans le domaine écologique quand il avance des projets dans le domaine du numérique quand il évoque une des coopérations plus développées dans le domaine de la santé dans le domaine de l'enseignement

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c'est ça qui aujourd'hui doit nous interpeller la nécessité de marquer des points nous serons et les uns et les autres gagnants d'une coopération plus ambitieux regardez devant sans oublier le passé absolument monsieur dominique de villepin merci d'avoir répondu à nos questions et d'avoir été avec nous ce matin merci beaucoup pour nous avoir accordé cette interview merci à bientôt