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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 30 septembre 2024 25 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

L'Aide Médicale d'État doit être supprimé ! - Laurent Jacobelli (France Info)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 28 %Attaque 51 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 48 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Laurent Jacobelli.

  • 0:02OuverteRéponse partielle

    Marine Le Pen et une vingtaine de personnalités du Rassemblement national convoquées aujourd'hui par le tribunal correctionnel de Paris, poursuivies pour détournement, recel ou complicité de détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires.

  • 1:15RelanceRéponse partielle

    Sauf que, quand je parlais de normalisation du RN, de votre parti, un parti comme les autres, je faisais référence aussi à ce que disait Jean-Marie Le Pen, il y a plusieurs années, tête haute, main propre, on n'y est plus.

  • 2:26RelanceÉludée

    Non, juste, Laurent Jacobelli, on prend l'exemple de Thierry Léger, le garde du corps en question, que tous les journalistes politiques qui ont suivi le Front National et le Rassemblement National connaissent, puisqu'il est aujourd'hui le garde du corps de Marine Le Pen. Il a été celui de Jean-Marie Le Pen. Quand il était avec Jean-Marie Le Pen au Parlement européen, il n'était pas là pour faire des fiches.

  • 3:54RelanceRéponse partielle

    Il est question d'emploi fictif au Parlement européen.

  • 4:47RelanceÉludée

    Donc, c'est un système mis en place, validé par Marine Le Pen ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24Invité politiqueFait
    « 'ERN est un parti comme les autres, je vous le confirme, mais ce procès sera un moment de vérité aussi. »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « On parle d'un Parlement européen qui, probablement pour des raisons politiques, a poursuivi le Rassemblement national, parce qu'ils ont un rôle des collaborateurs parlementaires qui pourraient se définir comme des fonctionnaires du Parlement. »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « Il y a un règlement qui est explicite au Parlement européen, qui précise que les collaborateurs doivent travailler pour le député européen et non pas pour le parti. »
  • 2:07Invité politiqueFait
    « Ces sommes versées aux européens députés, elles ont par exemple servi à payer le garde du corps de Jean-Marie Le Pen. »
  • 3:27Invité politiqueFait
    « par exemple, la sœur de Marine Le Pen, qui est la mère de Marion Maréchal, est déclarée assistante parlementaire de Bruno Golnisch sans, selon la procédure, y avoir mis un pied au Parlement européen »
  • 4:40PrésentateurFait
    « Réponse du trésorier laconique. Je crois bien que Marine sait tout cela. »
  • 6:42Invité politiqueFait
    « Jordan Bardella ne fait pas partie des personnes qui sont convoquées dans ce procès. »
  • 6:48Invité politiqueFait
    « il va fabriquer de fausses preuves. Je crois que là, on atteint le maximum du délire. »
  • 8:09Invité politiqueFait
    « Nous n'y croyons pas parce que les arguments de Marine Le Pen sont des arguments de bonne foi. »
  • 9:01PrésentateurChiffre
    « Marine Le Pen a déjà remboursé les 326 401 euros qu'elle devait au Parlement européen. »
  • 11:44Invité politiqueChiffre
    « Selon Rostat, 48% du PIB, aujourd'hui, va dans la fiscalité. C'est le record européen. La moyenne est à 41%. »
  • 17:33Invité politiquePromesse
    « Il faut arrêter avec les remises de peine. Il faut des peines planchées. »
  • 19:15PrésentateurFait
    « Bruno Retailleau s'est dit pour un référendum sur l'immigration mais aussi pour le rétablissement de la double peine. »
  • 23:27Invité politiqueChiffre
    « Il y a 450 000 à peu près bénéficiaires de l'AME. C'est-à-dire 450 000 personnes qui n'ont pas le droit d'être en France qui se font soigner. »
  • 23:46Invité politiqueChiffre
    « 700 000 selon le Sénat. Ces chiffres font froid dans le dos et on ne peut plus jouer avec la sécurité des Français. »
  • 23:46Invité politiqueChiffre
    « 700 000 selon le Sénat. »
  • 23:59Invité politiquePromesse
    « il y a urgence d'un référendum. »
  • 24:14Invité politiqueFait
    « M. Barnier ne pourra pas durer longtemps. »
  • 24:21Invité politiqueFait
    « Nous scrutons tous les profils à la loupe avec une nouvelle organisation voulue par Jordan Bardella. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli60 %
  • Présentateur16 %
  • Laurent Jacobelli 212 %
  • ?5 %
  • Locuteur 35 %
  • Locuteur 12 %

≈ 16,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Laurent Jacobelli.

0:01
Laurent Jacobelli

Bonjour.

0:02
Présentateur

Marine Le Pen et une vingtaine de personnalités du Rassemblement national, convoquées aujourd'hui par le tribunal correctionnel de Paris, poursuivies pour détournement, recel ou complicité de détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires. On parle d'un préjudice estimé à près de 7 millions d'euros.

0:19
Locuteur

Le

0:19
Présentateur

procès doit durer deux mois. Finalement, l'ERN est un parti comme les autres.

0:24
Locuteur

L

0:24
Laurent Jacobelli

'ERN est un parti comme les autres, je vous le confirme, mais ce procès sera un moment de vérité aussi. Un moment où nous pourrons défendre la liberté des parlementaires. Parce que, de quoi parle-t-on ? On parle d'un Parlement européen qui, probablement pour des raisons politiques, a poursuivi le Rassemblement national, parce qu'ils ont un rôle des collaborateurs parlementaires qui pourraient se définir comme des fonctionnaires du Parlement.

Pour nous, un collaborateur parlementaire, c'est quelqu'un qui fait de la politique, de la politique auprès de son député, mais qui peut avoir un engagement militant au sein du parti, au sein de sa fédération départementale, qui peut aller coller des affiches le soir, écrire des discours. Et donc, c'est deux visions de la politique qui s'affrontent. Une vision un petit peu rigide, administrative, et une vision, comme nous le présentons, plus incarnée. Et c'est d'ailleurs le cas de la politique en France. Trois partis aujourd'hui sont concernés, parce que cette vision de

1:13
Locuteur

la

1:14
Laurent Jacobelli

politique, c'est la vision française.

1:15
Présentateur

Sauf que, quand je parlais de normalisation du RN, de votre parti, un parti comme les autres, je faisais référence aussi à ce que disait Jean-Marie Le Pen, il y

1:25
Locuteur

a

1:25
Présentateur

plusieurs années, tête haute, main propre, on n

1:27
Locuteur

'y

1:27
Présentateur

est plus.

1:27
Locuteur

–

1:28
Laurent Jacobelli

On y est, vous savez, il n'y a aucun enrichissement personnel dans l'histoire. Personne n'a pris l'argent de l'Union européenne pour s'acheter une voiture. Ce n

1:36
Locuteur

'est

1:36
Laurent Jacobelli

pas ça l'idée. L'idée, c'est que des gens ont été rémunérés pour travailler avec nos députés européens, nos parlementaires européens, mais qu'en plus de ces fonctions, ils ont eu parfois des fonctions dans le parti politique, des fonctions locales, et c'est normal. Ça s'appelle l'engagement politique.

1:50
Locuteur

– Dans le fond, c'est un peu plus compliqué, justement, on va l

1:52
Laurent Jacobelli

'expliquer. – Il faut quand même préciser pour nos auditeurs qu'il

1:55
Locuteur

y a

1:55
Laurent Jacobelli

un règlement qui est explicite au Parlement européen, qui précise que les collaborateurs doivent travailler pour le député européen et non pas pour le parti. Ça,

2:04
Locuteur

c

2:04
Laurent Jacobelli

'est marqué noir sur blanc dans ce règlement. Ces sommes versées aux européens députés, elles ont par exemple servi à payer le garde du corps de Jean-Marie Le Pen. Est-ce que c'est normal ? – Mais qu'il y avait d'autres fonctions. Une fois encore, je vous le dis, on peut la journée travailler pour un député européen et le dimanche faire autre chose. Vous savez, c'est deux

2:25
Locuteur

visions politiques. – Alors, pardon, mais attendez. – Mais attendez. –

2:26
Présentateur

Non, juste, Laurent Jacobelli,

2:27
Locuteur

on prend l'exemple de Thierry Léger, le garde du corps en question, que

2:30
Présentateur

tous les journalistes politiques qui ont suivi le Front National

2:33
Locuteur

et

2:33
Présentateur

le Rassemblement National connaissent, puisqu'il est aujourd'hui le garde du corps de Marine Le Pen. Il a été celui de Jean-Marie Le Pen. Quand il était avec Jean-Marie Le Pen au Parlement européen, il n'était pas là pour faire des fiches. Il était là pour être son garde du corps.

2:46
Laurent Jacobelli

– Mais nous verrons bien. Il y a deux mois, nous allons présenter tous nos arguments. Je peux vous assurer que Marine Le Pen est sereine, combative. Nous verrons bien ce qu'il en sortira. Mais je crois que nous allons défendre notre vision de la politique. C'est deux visions de la politique qui s'opposent. Une fois encore, soyez patientes. Soyez patientes.

3:02
Locuteur

–

3:02
Laurent Jacobelli

Ah,

3:02
Locuteur

mais

3:02
Laurent Jacobelli

moi

3:02
Locuteur

je

3:02
Laurent Jacobelli

suis pas… – Il y a deux mois de procès, donc on va le suivre.

3:04
Locuteur

–

3:04
Laurent Jacobelli

Exactement, nous sommes assez confiants. Nous avons assez de preuves pour prouver ce que nous disons. Et surtout, je voudrais rassurer les téléspectateurs et les auditeurs, parce que parfois il y

3:12
Locuteur

a

3:12
Laurent Jacobelli

des résumés qui sont faits. Personne ne s'est mis d'argent dans les poches. Aucun argent n'a été volé. Et c'est simplement le rôle d'un collaborateur parlementaire européen qui est redéfini. Eh bien, nous en débattrons.

3:24
Locuteur

– Vous dites que personne ne s'est mis d'argent dans les poches. Mais quand,

3:27
Laurent Jacobelli

par exemple, la sœur de Marine Le Pen,

3:29
Locuteur

qui

3:29
Laurent Jacobelli

est la mère de Marion Maréchal, est déclarée assistante parlementaire de Bruno Golnisch sans, selon la procédure, y avoir mis un pied au Parlement européen, qu'est-ce que c'est ? C'est pas de l'argent qui est mis dans la poche

3:42
Locuteur

?

3:42
Laurent Jacobelli

– Je ne vais pas fuir le débat, mais je ne connais pas le cas des 26 personnes qui vont participer. –

3:47
Locuteur

Non,

3:47
Laurent Jacobelli

mais

3:48
Locuteur

c'est pour bien expliquer à nos auditeurs et à nos auditeurs. – Ce que vous dites,

3:51
Laurent Jacobelli

c'est à nous de prouver que ce n

3:52
Locuteur

'est

3:52
Laurent Jacobelli

pas vrai. Et c'est ce que nous allons faire pendant les mois qui viennent.

3:54
Locuteur

– Parce qu'au fond, l'accusation est

3:55
Présentateur

grave, Laurent Jacobelli.

3:57
Locuteur

Il est

3:57
Présentateur

question d'emploi fictif au Parlement européen. Je vous donne juste un exemple

4:02
Locuteur

du rapport. – Je sais de quoi il est question.

4:04
Présentateur

– Et ce n

4:05
Locuteur

'est

4:05
Présentateur

pas rien, c'est de l'argent public.

4:06
Laurent Jacobelli

– On est bien d'accord que ce n

4:07
Locuteur

'est

4:07
Laurent Jacobelli

pas rien, mais je vous donne notre version et je vous dis que nous

4:10
Locuteur

allons trouver l'inverse. – Si on se réfère au rapport de

4:11
Présentateur

l'enquête de police, parce que c'est important d'être sur les faits. Il y a quelques mois, la presse a publié, a révélé le rapport de l'enquête de police. Et il fait état d'un échange de mails entre un député européen et le trésorier du RN, Valéron de Saint-Just, un mail daté du 22 juin 2014, où l'eurodéputé Jean-Luc Schaffhauser écrit « Ce que Marine nous demande équivaut à ce qu

4:32
Locuteur

'on

4:32
Présentateur

signe pour des emplois fictifs. »

4:34
Locuteur

Et

4:34
Présentateur

c'est le député qui est responsable pénalement sur ces deniers, même si c'est le parti qui en est bénéficiaire. » Réponse du trésorier laconique.

4:42
Locuteur

Je

4:42
Présentateur

crois bien que Marine sait tout cela. Donc, c'est un système mis en place, validé par Marine Le Pen ?

4:48
Laurent Jacobelli

– Eh bien, nous allons prouver qu'il n'y a pas de système pour détourner l'argent de l'Union européenne ou du Parlement européen. Nous allons prouver que oui, on peut être assistant d'un parlementaire européen et s'impliquer dans la vie du RN. Voilà, nous avons deux mois pour le faire. Moi, je veux bien qu

5:03
Locuteur

'on

5:03
Laurent Jacobelli

reprenne ensemble tous les mails qui ont été écrits. Je ne connais pas le contexte. Je ne suis ni avocat ni juge. Je suis simplement membre d'un parti dont je sais que l'engagement est une des clés de voûte. Et on ne va pas au RN comme on va dans un autre parti. Quand on est au RN, eh bien, ça veut dire qu'on défend une cause, qu'on a la France au cœur, qu'on y bosse 24h sur 24 et parfois le dimanche. Et ça veut dire qu'on n'est pas un petit fonctionnaire gris de l'Union européenne. Alors je sais bien que les petits fonctionnaires

5:31
Locuteur

du Parlement européen voudraient qu'on soit tous des fonctionnaires. Leur

5:34
Laurent Jacobelli

rôle notamment, c'est de contrôler cette Commission européenne que vous critiquez régulièrement. Et cet argent, s'il est employé par exemple pour rémunérer un garde du corps, il n'est pas employé pour contrôler la Commission européenne. Ce qui est pourtant le rôle des parlementaires européens. Mais n'allez pas tout de suite à la conclusion. il y a deux mois

5:51
Locuteur

de

5:52
Laurent Jacobelli

procédure.

5:53
Locuteur

Mais

5:53
Présentateur

les faits sont là. Mais

5:55
Laurent Jacobelli

les faits sont là. Nous verrons bien si les faits sont là. J'entends souvent sur votre radio et vous faites bien de le préciser. Présomption d'innocence. Dès qu'on parle d'un cas précis, eh bien, aujourd'hui aussi, et même pour le Rassemblement national, il y a présomption d'innocence, de bonne foi. Et c'est une vision politique de liberté départementaire que nous allons défendre avec Marine Le Pen qui y consacrera le temps qu'il faut. Elle ne fuira pas le débat parce qu'elle porte une vision

6:20
Locuteur

de la

6:20
Laurent Jacobelli

politique qui est une politique, une vision noble.

6:23
Présentateur

Il y a quand même le cas particulier de Jordan Bardella. Un livre paru mi-septembre, La machine à gagner de Tristan Bertolo, affirme que de fausses preuves ont été produites a posteriori pour justifier l'embauche de Jordan Bardella comme assistant parlementaire quelques mois. Document qui aurait été antidaté. Vous êtes inquiet par ces révélations ?

6:42
Laurent Jacobelli

Mais Jordan Bardella ne fait pas partie des personnes qui sont convoquées dans ce procès. Donc il n'est pas convoqué et il va fabriquer de fausses preuves. Je crois que là, on atteint le maximum du délire. Je pense qu'il faut arrêter de créer comme ça un faisceau de faux indices autour de nous. Oui d'accord, et alors il n'est pas convoqué. Donc ce qui veut bien dire que la justice pense qu'il n

7:01
Locuteur

'y a

7:01
Laurent Jacobelli

pas de problème. Si c'est

7:02
Locuteur

faux, il doit porter plein pour

7:03
Laurent Jacobelli

diffamation ? Je ne

7:04
Locuteur

sais

7:04
Laurent Jacobelli

pas, ça le regarde, mais au bout d'un moment, cet acharnement politique, je n

7:08
Locuteur

'ai

7:08
Laurent Jacobelli

pas vu le même acharnement quand le Modem a suivi le

7:13
Locuteur

même processus. C'est quand même quelque chose qui

7:15
Laurent Jacobelli

a coûté son

7:15
Locuteur

poste

7:16
Laurent Jacobelli

à François Bayrou qui était ministre de la Justice. Peut-être que François Bayrou a été relaxé. On verra bien d'ailleurs si la justice est logique dans ses attendus. Une fois encore, nous n'avons pas peur de ce procès. Nous y allons la tête haute, nous y allons avec des arguments et vous verrez bien à la fin ce qui se passe. Juste

7:33
Locuteur

une petite précision

7:35
Présentateur

quand même par rapport à François Bayrou. La situation avec Marine Le Pen est totalement différente. François Bayrou n'était pas député européen à l'époque, alors que Marine Le Pen est complètement concernée par

7:43
Locuteur

la fête.

7:43
Présentateur

Oui d

7:43
Locuteur

'accord, mais il était chef de parti

7:44
Laurent Jacobelli

et on soupçonnait son parti aussi d'avoir bénéficié.

7:47
Présentateur

Lui, il dit qu'il n'était pas au courant. Marine Le Pen ne peut pas évoquer cet argument-là. Non,

7:50
Laurent Jacobelli

on est bien d'accord, mais une fois encore, je crois que je vous ai répondu. Je pense qu'il

7:53
Locuteur

y

7:53
Laurent Jacobelli

a vraiment des sujets qui intéressent beaucoup les Français. Comment on

7:55
Locuteur

parle ? Ce qui est important, c

7:59
Laurent Jacobelli

'est parce que Marine Le Pen risque d'être inéligible si sa culpabilité a été reconnue. Est-ce que c'est une hypothèse dans laquelle vous vous placez ? Nous n'y croyons pas. Non, nous n'y croyons pas parce que les arguments de Marine Le Pen sont des arguments de bonne foi. Ils sont logiques et nous ne pouvons pas imaginer qu'il y ait un tel acharnement que contrairement au bon sens, contrairement à l'évidence, Marine Le Pen soit rendue inéligible. Ce serait, je crois, un signal antidémocratique terrible. Alors, attendons.

Il va y avoir deux mois d'explications, deux mois où sereinement, calmement, nous allons exposer des faits, nous allons exposer notre vision des choses et où, j'en suis persuadé, Marine Le Pen sortira en étant notre candidate naturelle pour 2027. Et croyez-moi, croyez-moi, il y a urgence d'avoir Marine Le Pen à la présidence de la République.

8:47
Présentateur

Et justement, sur le cas de Marine Le Pen qui risque, donc on l'a dit, jusqu'à 10 ans de prison, une peine d'inéligibilité de 5 ans et 1 million d'euros

8:55
Locuteur

J'ai

8:55
Laurent Jacobelli

l'impression que vous vous régalez quand vous

8:56
Présentateur

dites ça.

8:57
Locuteur

D

8:57
Présentateur

'amende, je rappelle les faits, moi,

8:58
Locuteur

je ne suis pas là

8:59
Présentateur

pour donner mon avis. Marine Le Pen a déjà remboursé les 326 401 euros qu'elle devait au Parlement européen. Ça, ce n'est pas le signe d'un début de culpabilité.

9:08
Laurent Jacobelli

Non, c'est le signe d'une responsabilité. Je pense que quand on est un leader politique comme Marine Le Pen, il faut, à un moment donné, essayer de fuir les faux débats et aller vers l'essentiel. L'essentiel, c'est quoi ? C'est la sécurité des Français, c'est l'arrêt de cette immigration submersive et c'est le pouvoir d'achat des Français. Et pour s'y consacrer, il faut solder tout un tas de choses qu'elle a fait en responsable, digne et je crois consciente des problèmes que les Français veulent voir régler. Alors, l'autre sujet de ce début de semaine, c'est la déclaration de politique générale que le Premier ministre Michel Barnier doit prononcer demain devant l'Assemblée.

vous répéter que vous êtes le premier parti d'opposition. Pourquoi alors ne pas vous joindre à la motion de censure qui est déjà annoncée par le Nouveau Front Populaire ? Vous savez, il y a deux formes d'opposition. L'opposition de façade, celle du Nouveau Front Populaire qui se désiste d'ailleurs pour faire passer les macronistes au second tour des législatives. Moi, j'appelle ça plutôt des associés que des opposants. Et puis, quand il faut agir, alors là, pour le coup, ils vont dans la rue, ils tapent sur des casseroles, ils chantent des chansons, ils crient, ils insultent, mais ils ne sont pas à l'Assemblée.

Moi, je me dis qu'une opposition, ça doit être au contraire constructif, raisonnable avec un projet. Nous, on a un projet, il est clair, et j'espère qu'on ira dans les détails de ce projet. Mais surtout, on n'est pas là pour casser la Ve République. On n'est pas là pour ajouter de la violence et du chaos à la violence et au chaos. Vous parlez

10:23
Présentateur

de

10:23
Locuteur

l

10:23
Présentateur

'importance du projet. Votre projet, il diffère sur de nombreux sujets de celui

10:27
Locuteur

de

10:27
Présentateur

Michel Barnier.

10:28
Locuteur

Exemple,

10:29
Présentateur

le plus simple, Michel Barnier est un Européen convaincu, vous pas du tout, au contraire, vous êtes europhobe.

10:35
Locuteur

Pourquoi vous le censurez pas ? On a une autre vision de l'Europe que Michel Barnier. Pourquoi vous le censurez

10:38
Présentateur

pas sur la vision européenne déjà ? Nous

10:40
Laurent Jacobelli

verrons bien ce que va dire, parce que d'abord, moi, je ne le lis pas dans les cerveaux, dans les esprits, je ne suis pas cartomancien, je ne

10:45
Locuteur

suis

10:45
Laurent Jacobelli

porte-parole du Rassemblement National et député. Je ne sais pas ce que va nous dire demain le Premier ministre. Et en fonction de ce qu'il dit, nous prendrons nos décisions.

10:52
Locuteur

Il ne va pas changer d

10:52
Laurent Jacobelli

'avis sur l'Europe. On a des lignes rouges, mais peut-être n'en parlera-t-il pas. On a des lignes rouges.

10:57
Locuteur

Le

10:58
Laurent Jacobelli

pouvoir d'achat des Français, arrêtez de toucher. La sécurité des Français, c'est une priorité. L'immigration, on arrête maintenant avec cette folie migratoire. Si ces

11:06
Locuteur

trois points sont respectés... On va y revenir dans les détails

11:07
Présentateur

sur l'immigration notamment.

11:08
Locuteur

Si ces trois points sont

11:09
Laurent Jacobelli

respectés, si le Premier ministre ne va pas à l'encontre du mandat que nous avons reçu des 11 millions d'électeurs qui nous ont envoyés à l'Assemblée, et s'il prend en compte

11:17
Locuteur

les

11:18
Laurent Jacobelli

éléments que nous mettons en avant, et j'ai l'impression que certains ministres nous ont très bien entendus, eh bien alors, il n

11:24
Locuteur

'y

11:24
Laurent Jacobelli

aura pas de censure. A l'inverse, s'il fait le jeu de la gauche, s'il ne respecte pas ces lignes rouges, il y aura censure.

11:31
Locuteur

Sur les impôts, par exemple,

11:33
Laurent Jacobelli

vous avez des lignes rouges ? Oui, clairement. Arrêtez, arrêtez d'asphyxier et de matraquer fiscalement les Français. Pour

11:40
Locuteur

l'instant, en tout cas, il n'est pas question

11:41
Laurent Jacobelli

d'augmenter

11:42
Locuteur

les impôts. Je vais

11:43
Laurent Jacobelli

terminer ma phrase. Selon Rostat, 48% du PIB, aujourd'hui, va dans la fiscalité. C'est le record européen. La moyenne est à 41%. Honnêtement, est-ce qu'on a besoin d'impôts supplémentaires en France ? Bien sûr que non. On a besoin de moins de dépenses. Moins de dépenses dans l'immigration, moins de dépenses dans le

11:59
Locuteur

millefeuille Mais pas d'impôts supplémentaires

12:00
Présentateur

même pour les plus riches, même pour les grosses entreprises qui font des profits

12:03
Locuteur

?

12:03
Laurent Jacobelli

Mais faire des profits, ce n

12:04
Locuteur

'est

12:04
Laurent Jacobelli

pas honteux. C'est la base de l'économie. Non,

12:06
Locuteur

mais une contribution

12:07
Présentateur

exceptionnelle. Vous entendez bien ce que dit

12:08
Locuteur

le

12:09
Présentateur

gouvernement aujourd'hui.

12:09
Laurent Jacobelli

En revanche, c'était dans notre programme. Et donc, on ne va pas se renier nous-mêmes. Quand une entreprise va faire des sur-profits, c'est-à-dire des profits qui ne sont pas dus à ses investissements, à sa stratégie, à ses recrutements, mais à la conjoncture. Par exemple, le Covid, l'explosion de l'énergie. Alors oui, bien sûr, là, on peut taxer parce que le pays s'est appauvri à cause d'un phénomène qui a enrichi des entreprises, qui est un jeu de vase communiquant. C'est logique. Mais taper sur une entreprise qui a fait son boulot, qui simplement a fait des bénéfices parce qu'elle avait investi, parce qu'elle avait imaginé, parce qu'elle avait créé. Alors,

12:41
Locuteur

on envoie

12:41
Laurent Jacobelli

un signal terrible aux entrepreneurs français.

12:43
Présentateur

C'est là où on a du mal à savoir où vous mettez votre curseur au Rassemblement National par rapport aux entreprises. Petit rappel, lorsqu'il était auditionné au MEDEF pendant la campagne des législatives, Jordan Bardella a surpris vraiment l'assistance en plaidant pour la suppression de la contribution sociale de solidarité des sociétés, les C3S, une taxe qui concerne donc les entreprises qui font plus de 19 millions de chiffres d'affaires. Il a voulu la supprimer cette taxe. C'est quoi ? Il s

13:08
Locuteur

'est

13:08
Présentateur

trompé ou alors vraiment il voulait faire des cadeaux aux grosses entreprises ?

13:11
Laurent Jacobelli

Mais ce n

13:11
Locuteur

'est

13:11
Laurent Jacobelli

pas des cadeaux. Nos entreprises françaises, aujourd'hui, elles croulent sous le poids des taxes, des normes. Et il y a des entreprises 19 millions de chiffres d'affaires. Vous savez,

13:19
Locuteur

ce

13:19
Laurent Jacobelli

n

13:19
Locuteur

'est

13:19
Laurent Jacobelli

pas forcément énorme et ça ne

13:21
Locuteur

veut

13:21
Laurent Jacobelli

pas dire 19 millions de résultats. Il y a aujourd'hui des entreprises...

13:24
Locuteur

De

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Laurent Jacobelli

chiffres d'affaires. De chiffres d'affaires, oui. Il y a aujourd'hui des entreprises qui ont du mal à recruter parce que justement, si elles recrutent, elles vont basculer du côté sombre de la fiscalité. Il y

13:33
Locuteur

a

13:33
Laurent Jacobelli

des entreprises qui n'investissent pas parce qu'elles ont peur de leur avenir fiscal. La pression fiscale, aujourd'hui, est devenue pour beaucoup d'entreprises une dépression fiscale. C'est-à-dire qu'elles ont peur. Eh bien nous, nous devons les libérer. Entreprendre, c'est créer de

13:45
Locuteur

l

13:45
Laurent Jacobelli

'emploi. Créer de l'emploi, c'est cotiser aux retraites et protéger notre système. Nous sommes pro-business. Il faut être très clair. Mais en revanche, en revanche, taxer les surprofits, c'est quelque chose d'audible. Laurent Jacobelli est avec nous jusqu'à 9h sur France Info. Je rappelle que vous êtes député de Moselle, porte-parole du Rassemblement National. On vous retrouve juste après le fil. Il faut 8h47. Maureen Suignard.

14:07
Locuteur 3

Le chef du Hamas au Liban est mort, tué dans une frappe israélienne dans le sud du pays. Israël poursuit ses raids aériens dans le pays. Hier, les autorités françaises ont confirmé la mort d'un deuxième français dans ses frappes. Le chef de la diplomatie française est à Beyrouth aujourd'hui. Il n'y

14:23
Locuteur

a

14:23
Locuteur 3

eu aucun enrichissement personnel, se défend sur France Info. Laurent Jacobelli, le porte-parole du RN, le procès des assistants parlementaires du RN débute aujourd'hui. Le Rassemblement National est soupçonné d'avoir détourné des fonds européens pour rémunérer des personnes travaillant en réalité pour le parti. Marine Le Pen risque 5 ans d'inégibilité. Ensemble, on a écrit un morceau d'histoire. Se réjouit le chef du FPE, le parti d'extrême droite fondé par d'anciens nazis en tête des élections législatives en Autriche. Près de 29% des voix. Pour le moment, les autres partis refusent de former une coalition avec le FPE. Les conservateurs sont arrivés deuxième.

Le gouvernement britannique promet que sa décision favorisera la création de nouveaux emplois dans le secteur de l'énergie. Le Royaume-Uni ferme sa dernière centrale à charbon aujourd'hui. Le pays va donc passer, sans passer, pour produire de l'électricité. Une première pour un pays membre du G7.

15:18
Locuteur

France

15:18
Laurent Jacobelli

Info.

15:20
Locuteur

Le

15:21
Laurent Jacobelli

8.30 France Info. Jérôme Chapuis. Saliabracia. Et Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement National, député de Moselle. Le meurtre de Philippines a suscité une immense émotion dans le pays. Le suspect est récidiviste sous occupation de quitter le territoire français. Sa première victime a pris la parole hier dans une lettre adressée à l'agence France Presse. Elle s'adresse aux députés notamment, que vous êtes. Elle réclame une commission d'enquête sur la question de la récidive.

15:48
Locuteur

Est

15:48
Laurent Jacobelli

-ce que vous soutenez cette démarche ? Oui, et plus généralement, il faudra se poser la question des failles qu'il y a eues dans ce dossier parce que, clairement, un prédateur était en liberté alors qu'il n'était pas français. Il était sous le coup d'une OQTF, obligation de quitter le territoire français qu'il avait déjà violé, qu'il avait été libéré de manière anticipée du centre de rétention dans lequel il était. Il y a beaucoup, beaucoup de moments où on aurait pu stopper ce violeur criminel en puissance. D'abord, honnêtement, il aurait dû être envoyé immédiatement dans son pays à la sortie de prison. Jamais il n'aurait dû être libéré.

16:20
Locuteur

Mais on n'avait pas le laissé-passer. Le

16:22
Présentateur

laissé-passer

16:23
Locuteur

consulaire du Maroc,

16:24
Présentateur

il est arrivé trop tard.

16:25
Laurent Jacobelli

Il est arrivé trop tard parce qu'on l'a libéré trop tôt aussi. On l'a libéré avec 15 jours d'avance du centre de rétention dans lequel il était. Pire encore, le juge des libertés qui l'a libéré a dit qu'il reconnaissait libérer quelqu'un de potentiellement dangereux et qu'il pouvait récidiver.

16:38
Locuteur

Je ne

16:38
Laurent Jacobelli

sais pas

16:42
Locuteur

comment

16:42
Laurent Jacobelli

cette lettre parce que cette femme qui, on le rappelle, est la première victime du meurtre présumé de Philippines dit qu'en fait, le sujet n'est peut-être pas d'abord la question des OQTF mais celui de la récidive.

16:57
Locuteur

Elle

16:57
Laurent Jacobelli

dit que c'est ça qui est primordial. Elle dit par exemple quel est l'impact de la détention dans la réduction des risques de récidive.

17:03
Locuteur

Est

17:03
Laurent Jacobelli

-ce que vous l'entendez ça ? Le sujet le plus important ce n

17:05
Locuteur

'est

17:05
Laurent Jacobelli

pas forcément l'éloignement du territoire.

17:07
Locuteur

Je

17:07
Laurent Jacobelli

pense qu'il n

17:07
Locuteur

'y a

17:07
Laurent Jacobelli

pas qu'un seul sujet. Il y a le sujet de l'immigration et de la protection des frontières. d'arriver en France. Il y a la question des remises de peine. Pourquoi n'a-t-il fait que 5 ans de prison sur les 7 qu'il aurait dû faire pour viol ? Il y a la question de l'exécution des obligations de qualité et le territoire français qui est une question importante. Et il y a effectivement une question de la justice pénitentiaire et de la prison en France. Il faut arrêter avec les remises de peine. Il faut des peines planchées. C'est-à-dire que quand on a violé, quand on a tué, quand on a commis des délits graves ou des crimes, on ne peut pas sortir avant tant d'années de prison.

Ce sera d'ailleurs une de nos propositions pour la

17:44
Locuteur

niche parlementaire

17:45
Présentateur

du

17:45
Laurent Jacobelli

Rassemblement national.

17:46
Locuteur

Ça

17:46
Présentateur

a déjà été mis en place au Nicolas Sarkozy. Ça

17:49
Locuteur

n

17:49
Laurent Jacobelli

'a pas marché. Ça n'a pas marché, excusez-moi, mais quand la personne est 2, 3, 4, 5, 10 ans supplémentaires en prison, pendant ce temps-là, elle n'est pas un danger pour la société. Vous savez, je crois que le rôle de la prison, le

18:00
Locuteur

rôle de la justice, c

18:01
Laurent Jacobelli

'est de prémunir la société de ses prédateurs. Le plus longtemps il reste en prison, le plus longtemps la société est protégée. Il faut faire effectivement aussi un travail en prison pour suivre mentalement, psychologiquement, les personnes. Ça manque aujourd'hui. Mais nous voulons aussi rétablir des peines de sûreté.

18:23
Locuteur

C

18:23
Laurent Jacobelli

'est-à-dire que quand quelqu'un à la fin de sa peine est jugé potentiellement dangereux, il faut qu'un juge réétudie son cas pour voir si on le libère réellement. Une fois encore, la priorité n'est pas le bien-être des

18:34
Locuteur

voyous. Je ne comprends pas. La

18:35
Laurent Jacobelli

priorité,

18:37
Locuteur

c

18:37
Laurent Jacobelli

'est la préservation de la sérénité, du calme et de la liberté des Français. C'est-à-dire quelqu'un qui est

18:44
Locuteur

potentiellement récidiviste ? Nous

18:45
Laurent Jacobelli

l'avons proposé pour ceux qui étaient liés au terrorisme. Aujourd'hui,

18:49
Locuteur

il

18:49
Laurent Jacobelli

y a des gens qui sont en prison. Vous savez qu'on en

18:51
Locuteur

libère plusieurs

18:52
Laurent Jacobelli

centaines par an.

18:53
Locuteur

Ils purent, je leur perds

18:54
Laurent Jacobelli

? Mais si un juge estime au moment de la libération qu'il peut passer à l'acte et donc devenir réellement terroriste, tuer des gens, la question mérite d'être posée si on doit réellement le libérer.

19:06
Locuteur

Sans avoir

19:07
Présentateur

rien fait, sans

19:08
Locuteur

tranquiller à nouveau

19:09
Laurent Jacobelli

passer. J'ai bien dit, un juge doit le faire. Laurent Jacobelli, hier chez le confrère de LCI, le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau s'est dit pour un référendum sur l'immigration mais aussi pour le rétablissement de la double peine, c'est

19:19
Locuteur

-à

19:19
Laurent Jacobelli

-dire l'expulsion systématique vers leur pays d'origine des étrangers qui ont été condamnés. Le RN l'a rêvé. Bruno Retailleau l'annonce, vous allez le soutenir

19:29
Locuteur

?

19:30
Laurent Jacobelli

Écoutez, nous verrons bien si Bruno Retailleau passe de la parole aux actes. Moi,

19:35
Locuteur

je

19:35
Laurent Jacobelli

suis un peu étonné des alliances qu'il a faites. Alors, s'il veut vraiment un référendum sur l'immigration, comme Marine Le Pen le propose et elle l'avait proposé lors de la dernière présidentielle,

19:43
Locuteur

il dit qu'il y est

19:44
Laurent Jacobelli

favorable

19:44
Locuteur

mais qu'en

19:45
Laurent Jacobelli

l'état des rapports de force au Parlement, ça n'est pas

19:48
Locuteur

possible.

19:49
Laurent Jacobelli

Juridiquement, ça n'est pas possible. Oui,

19:50
Locuteur

oui,

19:51
Laurent Jacobelli

j'aimerais bien mais je peux point comme on disait dans la chanson d'Annie Cordier « La bonne du curé ». C'est-à

19:55
Locuteur

-dire,

19:55
Laurent Jacobelli

il a des idées mais il nous dit tout de suite « mais je ne pourrais pas le faire ». Écoutez, ça s'appelle être véléitaire mais si M. Retailleau est honnête, pourquoi a-t-il choisi la Macronie ?

20:05
Locuteur

Ce qu'il dit, c'est qu

20:06
Laurent Jacobelli

'en l'état de la Constitution,

20:07
Locuteur

il ne peut pas le faire,

20:08
Laurent Jacobelli

c'est ça ? Je termine.

20:09
Locuteur

La

20:09
Laurent Jacobelli

Macronie qui a fait exploser les compteurs de l'immigration et de l'insécurité et qui refuse la double peine. Que fait-il avec eux ? Qu'ils rejoignent la grande coalition que nous avons lancée avec Éric Ciotti et qu'il travaille avec nous parce que le référendum sur l'immigration, pour nous, il est prêt. Il est prêt à l'usage. La double peine, nous sommes pour et nous voulons la proposer. C'est-à-dire qu'un délinquant ou un criminel étranger qui sort de prison, dehors, dehors immédiatement pour préserver nos compatriotes.

20:34
Locuteur

La différence avec vous, c'est qu'il est au

20:35
Présentateur

ministère de l'Intérieur, il est au pouvoir, du coup, il est en train de vous couper l'herbe sous le pied ?

20:39
Laurent Jacobelli

Mais qu'il le fasse, nous serons heureux, on applaudira des deux mains s'il le fait. Vous savez, nous,

20:43
Locuteur

on

20:43
Laurent Jacobelli

n'est pas là pour dire c'est nous qui avions raison, c'est nous qui avons gagné. On est là pour dire il faut protéger les Français. S'il met en place ce référendum, s'il met en place la double peine, nous les voterons. Entre vous et moi, je n'y crois pas une seconde. Mais si jamais, si jamais, c'était fait, nous serions du beau côté de l'histoire et nous voterions évidemment cela.

21:04
Présentateur

Bruno, pas Bruno Retailleau, mais du coup, Laurent Jacobelli,

21:07
Locuteur

j

21:07
Présentateur

'ai compris. Laurent Jacobelli, on a parlé du budget tout à l'heure et pour faire des économies, vous proposez en boucle la suppression de

21:14
Locuteur

l

21:14
Présentateur

'AME, l'aide médicale d'État. C'est un milliard d'euros quand on en cherche au moins 110 d'ici trois ans. Mais au-delà de ça, c'est toute la communauté médicale qui s'alerte face à cette proposition. Écoutez, pourquoi Rémi Salomon, représentant du personnel médical des CHU ?

21:28
Locuteur

D

21:28
Locuteur 1

'abord, éthiquement, ce n

21:30
Locuteur

'est

21:30
Locuteur 1

pas recevable. Le médecin font le serment d'Hippocrate. Il n

21:33
Locuteur

'y a

21:33
Locuteur 1

pas de sélection en fonction de quelques considérations ethniques, sociales, économiques et on soigne tout le monde. Deuxièmement, sur le plan de la santé publique,

21:43
Locuteur

c

21:43
Locuteur 1

'est une très mauvaise idée car un certain nombre de personnes concernées peuvent avoir des maladies infectieuses, transmissibles. Et donc, si on ne les prend pas en charge tôt, ils vont contaminer leur entourage. Et troisièmement, même sur le plan économique, puisque c'est ce qui est avancé, c'est une très mauvaise idée car les patients, si on ne les prend pas en charge tôt, leur état de santé va

22:03
Locuteur

se

22:03
Locuteur 1

dégrader. Ils vont finir par arriver à l'hôpital dans des situations compliquées avec une prise en charge beaucoup plus complexe.

22:09
Locuteur

Vous

22:09
Présentateur

les entendez, ces arguments ?

22:10
Laurent Jacobelli

Bien sûr, respecter le serment d'Hippocrate, respecter les Français, respecter nos lois, tout cela n'est pas incompatible. D'abord, on parle de soins à des migrants clandestins, clandestins,

22:21
Locuteur

qui n'ont pas

22:22
Laurent Jacobelli

le droit d'être en France. Donc déjà, en protégeant les frontières, les frontières de l'Europe puis les frontières de la France, comme le propose Jordan Bardella, nous allons réduire le nombre de migrants clandestins. Ensuite, il

22:31
Locuteur

y

22:31
Laurent Jacobelli

a deux types de maladies. Il y a un migrant clandestin qui a une maladie qui met en danger sa vie ou qui met en danger la vie de ceux qui l'entourent par la contagion. Bien sûr qu'il faut l'aider, bien sûr qu'il faut le soigner. En revanche, ceux qui viennent en France illégalement, qui se font poser un anogastrique et qui repartent,

22:47
Locuteur

alors là,

22:47
Laurent Jacobelli

ça

22:48
Locuteur

existe et

22:49
Laurent Jacobelli

ça a été documenté. Donc là, il faut dire stop. C'est-à-dire qu'il faut faire la différence entre l'open bar qu'on a aujourd'hui et la distinction qui est faite selon la gravité des cas. Mais je le dis encore, on tourne autour du pot. Le problème de la France aujourd'hui, c'est que les portes et les fenêtres sont ouvertes à l'entrée mais qu'elles sont fermées à la sortie. Tout le monde et n'importe qui peut arriver en France. Quelqu'un en mauvaise santé, quelqu'un avec de mauvaises intentions, quelqu'un qui n'aime pas notre pays et peut ne jamais en repartir. Tout cela n'est plus possible. Il faut qu'on choisisse ce

23:19
Locuteur

qu'il peut rentrer en France. je parle de l

23:20
Laurent Jacobelli

'AME principalement. Oui, mais sauf que c'est lié à l'immigration clandestine. Je suis désolé. Il y a 450 000 à peu près bénéficiaires de l'AME. C'est-à-dire 450 000 personnes qui n'ont pas le droit d'être en France qui se font soigner. Ça veut dire qu'il y en a combien en tout ? Les chiffres sont terrifiants. Notre pays, aujourd'hui, est ouvert comme un moulin avant. Est-ce que vous savez combien il y a de personnes sous le coup d'une OQTF aujourd'hui ou qui ont eu une OQTF qui demeurent sur le territoire national ? 700 000 selon le Sénat. Ces chiffres font froid dans le dos et on ne peut plus jouer avec la sécurité des Français.

On ne peut plus jouer avec les finances publiques pour faire bénéficier une immigration qui n'a jamais été décidée par les Français. Alors oui, il y a urgence d'un référendum. Laurent Jacobelli, est-ce que vous confirmez que le RN prépare déjà les prochaines législatives, que vous êtes prêts pour l'été prochain ?

24:05
Locuteur

On

24:05
Laurent Jacobelli

est en cours. On est en cours parce que nous, nous pensons qu'effectivement, sans majorité, sans le soutien du président de la République, avec des ministres qui lui tirent dans le dos, M. Barnier ne pourra pas durer longtemps. Et vous

24:16
Locuteur

scrutez

24:17
Laurent Jacobelli

à la loupe les profils cette fois-ci ? Et donc, il y aura forcément une élection législative anticipée. Nous scrutons tous les profils à la loupe avec une nouvelle organisation voulue par Jordan Bardella et qui permettra d'éviter les trous dans la raquette. Il y en a eu. Il y en a eu. Nous avons tiré toutes les conclusions, mis en système,

24:33
Locuteur

mis en place,

24:34
Laurent Jacobelli

et il commence, pour tout vous dire, pour vous dire un secret, la semaine prochaine avec des commissions d

24:39
Locuteur

'investiture. C

24:40
Présentateur

'est bizarre d'utiliser le mot les trous dans la raquette comme si ce n'était pas grand-chose parce que si on prend l'exode tout récent du député du Var, Philippe Schreck, il a comme assistant parlementaire Raphaël Ferron qui est le chef de file d'un mouvement néo-fasciste provençal

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Locuteur

qui

24:53
Laurent Jacobelli

a un

24:54
Présentateur

trou dans la raquette.

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Laurent Jacobelli

Ce n

24:55
Locuteur

'est

24:55
Laurent Jacobelli

pas le député, c'est un de ses collaborateurs. Là, on parlait des législatives. Écoutez, c'est très simple. Si ce que vous dites est vrai, ce collaborateur n'a rien à faire dans l'univers du Rassemblement national. C'est très clair.

25:07
Présentateur

Donc, il va devoir s'en séparer, là ?

25:08
Laurent Jacobelli

En tout cas, on lui conseille très fortement. Oui, bien sûr. Merci beaucoup, Laurent Jacobini, d'avoir été avec nous ce matin sur France Info.