Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewLCI — L'invité d'Adrien Gindre (sur Podcast)· 7 octobre 2024 17 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalSécuritéInstitutions & élections

Face aux experts du lundi 7 octobre 2024

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Que ressentez-vous un an après la mort de plus de 1200 personnes ?

  • 1:47RelanceRéponse directe

    Vous visez les Insoumis dans votre tribune, vous continuez de le penser aujourd'hui ?

  • 3:11RelanceRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon se défend absolument de tout antisémitisme, que répondez-vous ?

  • 4:26OuverteRéponse directe

    La France insoumise est-elle parvenue à convaincre de cette vision de l'histoire ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Vous considérez que c'est une faute d'être au sein du NUPES avec les Insoumis ?

  • 6:43OuverteRéponse directe

    La politique étrangère française peut-elle encore tenir un langage équilibré ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:32Invité politiqueChiffre
    « Oui, elle est la mort aussi de nombreux compatriotes, des franco-israéliens, beaucoup retenus en otage, deux encore. »
  • 1:05Invité politiqueFait
    « Nous avons assisté à un pogrom à vocation génocidaire, la volonté du Hamas, de tuer, d'humilier, en les massacrant, en les violant un maximum de juifs parce que tout simplement, ils étaient juifs. »
  • 1:19Invité politiqueFait
    « Être antisioniste, ne pas aimer Israël, c'est de manière confortable et démocratique être antisémite. »
  • 2:27Invité politiqueChiffre
    « 700 actes recensés pour le seul premier semestre de cette année 2024. »
  • 5:10Invité politiqueFait
    « je pense au tweet infâme de Jean-Luc Mélenchon à l'égard du ministre des Affaires européennes, mon ami Benjamin Haddad. »
  • 5:37Invité politiqueFait
    « Je ne suis pas Charlie en 2015, j'accuse Israël d'un génocide. »
  • 5:47Invité politiqueFait
    « Parce que le pays qui est né du génocide, en grande partie, à partir du moment où il pratique un génocide, n'a plus le droit d'exister. C'est ça l'antisionisme. »
  • 8:37PrésentateurFait
    « En se prononçant pour l'arrêt des livraisons d'armes à Israël utilisées dans la bande de Gaza, déclaration de M. Macron ces dernières 24 heures, le président de la République commet une double faute morale et politique. »
  • 10:39Invité politiqueFait
    « La haine des Juifs et d'Israël a commencé dès le 7 octobre au soir. »
  • 12:08Invité politiqueFait
    « Pedro Sanchez, contrairement aux autres responsables européens, a reconnu l'État palestinien aujourd'hui, ce qui est une autre faute. »
  • 15:32Invité politiqueFait
    « s'il y avait des élections en Ancijordanie, c'est sans aucun doute, vous le savez, le Hamas qui l'emporterait. »

Temps de parole

  • Invité politique75 %
  • Présentateur15 %
  • Invité8 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il est 8h30, Manuel Valls est notre invité. Monsieur le Premier ministre, je voudrais vous montrer des images en direct du site de Nova, le festival où ont débuté les programmes du 7 octobre dernier. Vous voyez le ministre des Affaires étrangères qui est là, Jean-Noël Barraud. Tout d'abord, je voudrais savoir ce que vous ressentez ce matin, un an après la mort de plus de 1200 personnes et je rappelle que plus de 7000 ont été blessées.

0:23
Invité politique

Oui, elle est la mort aussi de nombreux compatriotes, des franco-israéliens, beaucoup retenus en otage, deux encore. Donc il faut se rappeler, au fond, c'est un jour sans fin. J'étais quelques jours après ce qui s'est passé le 7 octobre en Israël, là, sur ces sites que l'on voit sur les images. Donc je ressens toujours à la fois une grande émotion. J'ai en tête en permanence les discussions, les conversations avec les familles des otages, leur désespoir. Ces familles apprenaient d'ailleurs au fur et à mesure, quelques jours après le 7 octobre, la disparition d'un être cher.

Nous avons assisté à un pogrom à vocation génocidaire, la volonté du Hamas, de tuer, d'humilier, en les massacrant, en les violant un maximum de juifs parce que tout simplement, ils étaient juifs. Je ressens à la fois beaucoup d'émotion, la même toujours, et une grande colère, une grande préoccupation parce que dès le 7 octobre, le lendemain, nous avons assisté à cette vague de haine à l'égard des juifs et d'Israël, à cet antisionisme qui est au fond le synonyme de l'antisémitisme. Être antisioniste, ne pas aimer Israël, c'est de manière confortable et démocratique être antisémite.

1:47
Présentateur

Vous visez dans cette tribune que vous écrivez pour le point des gens, que vous accusez d'antisionisme, que vous accusez d'être les rois jutils d'une forme d'antisémitisme, vous dites les insoumis, par exemple. Vous continuez de le penser aujourd'hui ?

2:02
Invité politique

Bien sûr, nous avons assisté à un pogrom à vocation génocidaire et tout cela, évidemment, a provoqué, entraîné ce que nous voyons, c'est-à-dire la guerre, la guerre, avec son cortège de morts civils et de populations déplacées. C'est atroce, bien sûr, c'est la guerre, mais Israël a le droit et le devoir de se défendre. Et puis nous avons assisté, je l'ai dit, à une vague anti-juive, vous en parlez souvent, 700 actes recensés pour le seul premier semestre de cette année 2024. Et puis au fait, et ça c'est un tournant de mon point de vue historique, qu'un parti, la France insoumise en l'occurrence, a fait le choix dès le 7 octobre, pas après les premiers bombardements.

Dès le 7 octobre, par un communiqué de presse évoquant au fond la résistance légitime du Hamas à mener cette attaque terroriste, a fait du juif, la France insoumise a fait du juif, a fait de cette situation et du juif, un objectif, et un objectif, vocation électorale, nous l'avons vu pendant la campagne des européennes.

3:11
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon se défend absolument de tout antisémitisme et dit depuis le début, moi j'ai qualifié cela de crime de guerre qui est dans le droit international la qualification la plus grave existante.

3:20
Invité politique

Mais c'est pour ça qu'y compris le mot antisémitisme aujourd'hui est utilisé à toutes les sources, par les uns et par les autres. Tout le monde se revendique anti-antisémite. Tout le monde dit qu'il faut évidemment évoquer la mémoire de l'Holocauste, de la Shoah. Nous avons d'ailleurs, pas qu'en France, dans une partie de l'Europe, aux Etats-Unis, l'alliance très particulière, évidemment des islamistes, qui utilise tout cela pour viser les communautés issues de l'immigration, de culture ou de religion musulmane dans nos villes, partout en France et en Europe, pour progresser, pour diviser la société française avec le temps long.

Derrière, il y a évidemment les frères musulmans, mais à cette alliance entre l'islamisme, le wokisme, c'est-à-dire on le voit bien dans nos universités, un relativisme, et toute cette gauche, une partie de la gauche, notamment la France insoumise, qui fait des musulmans, là aussi, un objectif électoral. Et pour cela, croit-elle, il faut utiliser la critique systématique d'Israël.

4:26
Intervenant

La France insoumise est-elle parvenue à convaincre de cette vision de l'histoire, de ce récit de l'histoire, y compris vos propres amis du Parti Socialiste, les dirigeants actuels du Parti Socialiste ?

4:39
Invité politique

J'entends beaucoup de voix des amis de mon ancienne formation politique, que j'ai quitté en 2017, aussi beaucoup pour cela. Quand j'avais évoqué les gauches irréconciliables en 2016, c'était déjà en grande partie sur ce sujet-là que nous sommes en train d'évoquer. Aucun doute des positions très claires, évidemment, de François Hollande ou de Carole Delga. Mais, malgré ces désaccords, et malgré d'ailleurs les indignations, encore ces derniers jours ou ces dernières semaines, je pense au tweet infâme de Jean-Luc Mélenchon à l'égard du ministre des Affaires européennes, mon ami Benjamin Haddad. Mais, malgré cela, il y a eu la NUPES il y a deux ans.

Malgré cela, il y a eu le Nouveau Front Populaire. Malgré ça, les uns et les autres ont accepté d'aller ensemble, sous la même étiquette de François Hollande, pour qui j'ai grand respect, à Mme Obono, dont nous connaissons les positions, parce que ce sont les mêmes, et c'est la même ligne depuis toujours. Je ne suis pas Charlie en 2015, j'accuse Israël d'un génocide. Pourquoi on accuse Israël d'un génocide ? De la même manière qu'on parle de l'apartheid, ou du colonialisme que mène Israël. Parce que le pays qui est né du génocide, en grande partie, à partir du moment où il pratique un génocide, n'a plus le droit d'exister. C'est ça l'antisionisme.

Et derrière l'antisionisme, il y a l'antisémitisme.

6:00
Intervenant

Vous parliez de François Hollande, vous considérez que c'est une faute d'être au sein du Nouveau Front Populaire avec les Insoumis, vous y aillez jusque-là ?

6:07
Invité politique

Je l'ai dit au mois de juillet, au moment des élections législatives, et vous savez, amitié et respect pour François Hollande, il m'a nommé ministre de l'Intérieur, Premier ministre, donc j'essaie de mesurer mes mots. Mais oui, je pense que ça a été, oui, une faute politique et morale d'accepter d'aller sous la même étiquette, d'autres ne l'ont pas fait, je pense à Jérôme Gage, d'aller sous la même étiquette que ceux qui tiennent ce discours anti-Israël, anti-juif, qui est un discours, oui, avec des dérapages permanents antisémites, oui.

6:39
Invité

Manuel Valtan, cette tribune au point, vous dites que la politique étrangère française, qui s'est toujours voulu être une position d'équilibre, n'est plus tenable. En 2016, quand vous-même, vous étiez Premier ministre, vous étiez allé à Jérusalem et à Ramallah, et vous critiquiez vertement la politique colonialiste du gouvernement de Netanyahou, déjà à l'époque. Qu'est-ce qui a changé depuis, au point que vous dites, on ne peut plus tenir un langage équilibré sur ce qui se passe aujourd'hui au Proche-Orient ?

7:11
Invité politique

D'abord, je n'utilisais pas ces mots, mais enfin, peu importe. Mais ce qui me paraît important, c'est de comprendre ce qui s'est passé, je le disais il y a un instant, le 7 octobre 2023. C'est un véritable tournant. D'abord pour la société israélienne, qui se croyait invulnérable. Et là, on a tué des juifs, il y a eu un pogrom à vocation génocidaire sur la terre, qui accueillait des survivants de la Shoah. Dans ces kibbutz que vous évoquez, ces kibbutz ont été créés souvent par des survivants de la Shoah. Et puis, partout, le monde juif ne se sent plus en sécurité, à New York, à Londres ou à Paris.

Et donc, ce qui a changé, c'est qu'Israël a décidé, a considéré que c'était fini, qu'elle ne pouvait plus être attaquée et bombardée ainsi. Et que l'ennemi, les ennemis, devaient être détruits, en tout cas leur capacité militaire et terroriste, c'est-à-dire le Hezbollah et le Hamas, avec l'Iran derrière. Il faut comprendre ça, et je trouve que notre diplomatie ne le comprend pas.

8:16
Présentateur

Alors justement, dans cette tribune, vous qualifiez l'action du président de la République, vous estimez qu'il a commis une double faute morale et politique, que nous allons y revenir dans un instant, vous allez nous expliquer pourquoi vous utilisez ces mots très durs à l'endroit du président. A tout de suite. Manuel Valls, c'est notre invité ce matin. Monsieur le Premier ministre, dans une tribune que vous avez écrite pour Le Point, vous êtes très durs avec le président de la République. Vous dites, et je vous cite, « En se prononçant pour l'arrêt des livraisons d'armes à Israël utilisées dans la bande de Gaza », déclaration de M.

Macron ces dernières 24 heures, le président de la République commet une double faute morale et politique. Il le fait à la veille des commémorations du 7 octobre. Il s'éloigne d'un allié précieux. Depuis un an, il a pratiqué une diplomatie au mieux en zigzag. Vous pensez vraiment que le président de la République manque de constance et de proximité avec le peuple israélien ? Avec une position équidistante, dites-vous.

9:03
Invité politique

Oui, zigzag ou une position d'équidistance ou d'équilibre que nous évoquions il y a un instant. Quand il s'est rendu en Israël il y a un peu moins d'un an, après ce funeste 7 octobre, il a parlé d'une coalition internationale contre le Hamas. C'était ça le but et l'objectif. Moi, je ne doute pas de l'amitié personnelle du président de la République qui représente notre pays, qui l'incarne vis-à-vis d'Israël. Enfin, il faut le démontrer à la veille ou à l'avant-veille de ces commémorations qui ont marqué non seulement Israël ou le peuple juif, mais le monde en entier. Donc c'est une faute de sa part ?

Nous-mêmes, parce que beaucoup de nos compatriotes, une grande majorité, a eu le sentiment, beaucoup ont eu le sentiment, au fond, de revivre ce que nous avons vécu en 2015. Ce qui s'est passé dans le Negev, dans le désert de Negev, à l'occasion de cette fête nova, rappelle évidemment le Bataclan et les terrasses de Paris. Bon, donc, Israël est en première ligne contre l'islamisme. Donc une déclaration qui consiste à dire on ne livre pas des armes, il ne faut pas livrer des armes. La France, il le rappelait lui-même, n'en livre pas. C'est une déclaration qui n'apparaît pas, c'est le moins que l'on puisse dire, comme une déclaration d'amitié.

Et puis, là où je pense que le président de la République se trompe, ou n'a pas compris la signification du 7 octobre, et d'une certaine manière, c'est plus grave, c'est quand il dit que la guerre, ce qui est en train de se passer, bouleverse les opinions et provoque, au fond, il y a sa manière, la montée de l'antisémitisme. Non, non ! La haine des Juifs et d'Israël a commencé dès le 7 octobre au soir. C'est ça qui est terrible. Donc, le meilleur moyen de lutter contre la haine des Juifs et d'Israël, contre l'antisémitisme ou l'antisionisme, c'est de soutenir Israël. Mais pourtant, sur la livraison d'armes,

11:00
Invité

encore une fois, les Américains forment l'essentiel de la livraison d'armes, plus de 75%, l'Allemagne. Les Britanniques ont décidé de cesser de livrer des armes en attendant d'évaluer précisément leur impact. Ce sont des travaillistes, et ce ne sont pas des travaillistes de la direction précédente. Bien sûr, mais qui sont eux-mêmes... Les Espagnols, pareil. Et c'est un gouvernement de gauche, en Espagne aussi. Mais qui n'est pas non plus une gauche extrême, qui n'est pas une gauche wokiste. Non, mais si vous prenez aujourd'hui Pedro Sanchez, vous ne pouvez pas dire... Ce n'est pas Jérémy Corbyn. Voilà. Ce n'est pas Jérémy Corbyn, ce n'est pas la même gauche.

Malgré tout, qu'il y ait, chez des gens censés, et qui sont, encore une fois, des modérés, cette idée que, eh bien, on ne va pas alimenter le conflit en fournissant des armes ou un support

11:50
Invité politique

pour pouvoir continuer cette offensive. D'abord, je pense qu'il y a une gauche, y compris social-démocrate, qui ne comprend pas ce qui se passe aujourd'hui dans le monde. Et le fait que nous sommes face à l'islamisme, y compris le gouvernement espagnol, qui compte en son sein les proches des Insoumis, qui parle de génocide à Gaza. Et je rappelle que Pedro Sanchez, contrairement aux autres responsables européens, a reconnu l'État palestinien, aujourd'hui, ce qui est une autre faute, parce que c'est, au fond, donner le gage, non pas à l'autorité palestinienne, contrairement à ce qu'il croit, mais au Hamas. Au fond, on justifie l'action du Hamas en reconnaissant l'État palestinien.

Mais revenons en France, parce que c'est l'essentiel. Je suis convaincu qu'il faudra une solution politique et diplomatique. Pour reconstruire Gaza, d'abord. Avec un État ? Pour reconstruire Gaza, d'abord. Et il faudra que les Européens et les pays du Golfe s'y mettent. Pour relever le Liban, pris dans l'étau de cette organisation terroriste qui organise aussi le trafic de drogue, je parle évidemment du Hezbollah. Et là aussi, le Président de la République, dans sa vidéo à l'égard des Libanais, a donné le sentiment d'une forme d'équidistance. Il n'a même pas parlé du Hezbollah. Il a confondu le peuple libanais, qui n'en peut plus du Hezbollah, avec cette organisation. Mais justement, M.

Valls, pardonnez-moi,

13:08
Présentateur

mais que dites-vous ce matin, M. Valls, pour le peuple libanais ? Un million de déplacés, en plus d'un million de réfugiés que les Libanais avaient déjà accueillis venant de Syrie. Que dites-vous pour le peuple Gazaoui ? Nous avons eu, dans cette émission, hier ou avant-hier matin, diffusé des images qui brisent le cœur de famille. Un papa, c'est La Vie est Belle, le film évidemment mondialement connu, qui raconte une histoire à son fils pour qu'il puisse supporter ses nouvelles conditions de vie. Ces gens qui sont pris dans ces conditions, que leur dites-vous ce matin ?

13:32
Invité politique

Mais, pardon de le dire, c'est tôt le matin, il faut aller, et vite, mais je ne suis pas d'accord pour parler de La Vie est Belle. La Vie est Belle est un film, un film italien, avec beaucoup d'humour, qui parle de La Vie dans un camp de concentration. Le Gaza, ce n'est pas Auschwitz.

13:49
Présentateur

Non, ce n'est pas Auschwitz, mais ce monsieur vit sous la tente avec son enfant qui a deux ans.

13:52
Invité politique

Mais je le sais, et je le disais tout à l'heure, la guerre, la guerre, c'est terrible, c'est horrible, avec ses morts civiles. Mais, les Libanais, comme les Gazaouis, sont victimes d'abord du Hezbollah et du Hamas, qui prennent en otage ces populations civiles. Alors, quelle est l'issue ? Parce que, pardon, à Gaza, ça aurait pu s'arrêter simplement par le dépôt des armes du Hamas et en délivrant tous les otages. Mais la population a peur, et vous le savez. Mais il y a déjà des mois. Cette population vit sous la dictature du Hamas depuis plus de dix ans, qui tue les opposants, qui cache les femmes, qui poursuit les homosexuels, qui impose la loi des reins de l'islamisme. C'est quand même ça.

Et pareil pour le Hezbollah, qui a pris en otage... Mais quelle est la sortie

14:42
Présentateur

de cette crise, M. Valls ? Est-ce que c'est, comme le dit Benjamin Netanyahou, tous les buts de guerre ? C'est-à-dire, tourver Yaya Sinouar, le tuer, tuer tous les responsables restants du Hezbollah ?

14:51
Invité politique

Relever le Liban. Ça sera long et difficile, mais il faut le faire. Reconstruire Gaza avec les Européens et le Golfe. Trouver une solution, évidemment, pour le peuple palestinien. Ça sera long et difficile. Bien sûr, il y a la solution des deux États, mais personne aujourd'hui ne pense que cela peut se faire en quelques jours. Israël, et c'est ça qu'il faut comprendre, ne peut pas vivre avec, au sud, au nord, ou dans la bande, dans Ancijordanie, avec des organisations terroristes qui veulent sa disparition. Non, y compris l'autorité palestinienne en Ancijordanie doit se régénérer et être au clair quant à la condamnation du terrorisme.

Aujourd'hui, parce qu'il faut être franc, s'il y avait des élections en Ancijordanie, c'est sans aucun doute, vous le savez, le Hamas qui l'emporterait. Donc vous vous rendez compte de tout le travail qu'il faut faire. Il y a les accords d'Abraham, c'est-à-dire l'accord entre Israël, le Maroc et essentiellement les pays du Golfe et, je l'espère demain, l'Arabie Saoudite. C'est aussi un gage de paix. Mais tant que le Hamas et le Hezbollah, leur organisation militaire et terroriste, n'auront pas été détruites et tant que l'Iran n'aura pas compris, parce que l'Iran continue à alimenter ses organisations terroristes et à vouloir la destruction d'Israël, la paix ne sera pas possible

16:07
Présentateur

est-ce qu'il faut qu'Israël frappe les installations nucléaires iraniennes ? Est-ce que c'est ça l'option ?

16:10
Invité politique

Vous vous rendez compte ? Moi, je ne suis pas dirigeant israélien et je suis bien conscient des difficultés. Mais, pour être aussi clair, nous savons-nous que l'Iran ne peut pas se doter pour la sécurité collective, pas seulement pour Israël. L'Iran ne peut pas se doter de la bombe nucléaire. Donc, tôt ou tard, cette question devra être réglée.

16:31
Présentateur

Merci beaucoup, M. Valls, avoir été avec nous ce matin en direct sur LCI. Les images en direct également dans quelques secondes du site Nova, ce festival où le programme du 7 octobre dernier a débuté. Nos équipes sont sur place. A tout de suite.