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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 27 novembre 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesInstitutions & électionsDéfense

Hervé Marseille : « Un service militaire c’est du temps et de l’argent, on n’a ni l’un ni l’autre »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez pouvoir aboutir à un texte final sur le PFS ?

  • 0:45RelanceRéponse partielle

    Est-ce que les députés UDI vont voter pour ou s'abstenir sur la suspension de cette réforme ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes plus enclin au compromis sur le budget que sur le budget de la sécurité sociale ?

  • 4:15OuverteRéponse partielle

    À quel étiage vous pouvez imaginer de vous accorder avec les députés ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça vous inspire cette mesure d'emprunt obligatoire sur les plus riches ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le Premier ministre a eu raison de suspendre la hausse de la taxe foncière ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Hervé MarseilleChiffre
    « On a oublié quand même qu'on était très endetté. 3500 milliards et ça continue tous les jours. »
  • 6:30Hervé MarseilleChiffre
    « 20000 foyers fiscaux euh pour trouver 5 à 6 milliards. »
  • 9:30Hervé MarseilleFait
    « La taxe les valeurs locatives, ça date des années 50. »
  • 13:30Hervé MarseilleFait
    « Il y a jamais eu de pilotage jamais. Il y a jamais eu de pilotage de ce qu'on appelle le bloc central. »
  • 19:00Hervé MarseilleFait
    « On a ni temps ni argent. Donc l'intention, pourquoi pas ? »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Hervé Marseille. Merci beaucoup d'être l'invité de cet entretien. Vous êtes sénateur d'è président du groupe Union centrist et président de l'UDI.

Tout ça, merci beaucoup d'être avec nous pendant 20 minutes. On est ensemble pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien l'écuiller de la Voie du Nord. Bonjour Julien.

Bonjour Oriane. Bonjour monsieur sénateur. Bonjour.

Hervé Marseille, sans grande surprise, députés et sénateurs hier soir ont donc échoué à trouver un compromis, un accord sur le budget de la sécurité sociale. Est-ce que vous pensez pouvoir aboutir à un texte final sur le PFS ? Ouais. sur le budget de la sécurité sociale.

Écoutez euh il y a pas de mystère hein. Tout le monde savait quand même qu' il y avait assez peu de chance pour qu'on trouve un compromis euh sur le budget social à cause notamment du problème des retraites. Mais ça veut dire que vous en trouverez pas même après la nouvelle lecture.

Bah écoutez, l'Assemblée nationale va chercher un compromis. Bon, il est pas impossible qu'il le trouve hein parce que jeallais dire le budget social c'est la mère de toutes les batailles pour la suite parce que le dialogue entrepris pour trouver des compromis avec les socialistes la stabilité il tient beaucoup à cette affaire de retraite qui est le totem voulu par la gauche. Donc s'il y a plus les retraites, il y a pas grand-chose.

Donc je pense que au à l'assemblée le gouvernement va faire beaucoup monsieur Marseille, c'est vrai que on est plus presque surpris parce que le Sénat qui était terre de compromis de manière traditionnelle, on a l'impression que il a perdu cet esprit là au profit de l'Assemblée nationale où là on essaie de on essaie de trouver un compromis. Vous êtes c'est un peu audacieux parce que à l'assemblée bon ils ont vendu les meubles, les bijoux, ils sont prêts à hypothéquer la maison. Je veux dire euh Oui, mais le camp gouvernemental cherche un un compromis.

Oui, d'accord. Mais est-ce que là par exemple les députés UDI, ils vont euh ils vont ils vont voter pour ou s'abstenir sur la suspension de cette réforme ? Écoutez, les députés, ils feront ce qu'ils ont à faire.

Je je Vous êtes président du Oui, d'accord. Mais enfin euh il y a le respect de des votes à l'assemblée. Euh vous prendriez qui vote cette suspension au nom du compromis ?

Encore une fois, trouver des compromis, c'est important puisque si on veut euh pouvoir tenir, il y a pas de majorité. Donc il faut discuter euh soit avec le Front National, Rassemblement national pardon, soit avec les socialistes. Bon à l'évidence, c'est avec les socialistes que ça se fait.

Bon mais pas à n'importe quel prix. Moi ce qui me gêne, c'est pas qu'on travaille avec les socialistes. Encore une fois, c'est indispensable.

Le problème dans un compromis, c'est qu'on est deux. Moi, je vois bien ce qu'ils demandent, je vois bien ce qu'ils exigent, je vois bien ce qu'on leur donne, mais je vois pas très bien ce qu'ils apportent, à part des menaces et euh toujours plus. Le gouvernement a trop cédé en fait.

C'est ça ce que c'est ce que vous dites. Il faudrait il faudrait qu'on sache clairement ce que fait chacun et que l'opinion de toute façon euh soit informé de ça parce que justement euh dans un compromis, on est obligé de faire des concessions et donc c'est normal qu'on le fasse devant l'opinion et qu'on dise écoutez nous on n'est pas pour telle et telle chose mais on le fait au prix du compromis. Donc c'est ça qui est gênant.

Mais monsieur Marseil, excusez-moi, je réinsiste sur la question de d'Orian. Est-ce que au final là où on en est, on est dans un tour de chauff ou bien on est on va vers l'impasse ? Non, je pas encore une fois chaque jour suffit sa peine.

Nous, on a, j'allais dire imprimé notre marque sur le budget. Oui, ça on l'a vu. Fait vous êtes revenu sur beaucoup des des décisions qui qui ont été adoptées à la nationale, c'était leur position.

Nous, on a la nôtre. Bon, maintenant ça repart à l'Assemblée nationale. Bon, on va voir ce qu'ils font de ce de ce budget social.

Moi, je je suis, j'allais dire raisonnablement optimiste parce que je vois bien que tout le monde va faire ses meilleurs efforts pour qu'on obtienne un budget social parce que sinon il y a plus rien. Donc le budget social, voilà, quand ça va revenir au Sénat, il y a des fortes chances pour que nous on fasse une question préalable, c'est-à-dire qu'on discute pas de budget et et que ça ça termine comme ça. En revanche, après il y a donc il aura pas de nouvelles discussions au Sénat ?

Non, je pense pas. On l'a jamais fait les années précédentes non plus. Oui, sur non, pardon Julien, juste du coup sur le sur le budget.

L'examen commence cet après-midi dans l'hémicycle du Sénat. Le budget là, dans quel état d'esprit vous l'abordez ? Est-ce que vous êtes plus enclin au compromis que vous ne l'avez été sur le budget de la sécurité sociale ?

Non, mais c'est il y a pas de blocage simplement. Je veux dire, les députés, ils ont fait, on va dire quelques impôts, hein. Euh, ils se sont lâchés.

Vous allez me dire, c'était la première lecture, on était entre 30 et 40 milliards d'impôts. Pardon ? Pardon ?

Du peu. Bon, donc nous à l'évidence, on sait très bien que le Sénat souhaite limiter les prélèvements et les impositions, souhaite dégager des économies parce qu'on a oublié quand même qu'on était très endetté. 3500 milliards et ça continue tous les jours.

Faudra un jour peut-être commencer à s'occuper à faire des économies. Et je rappelle que on doit essayer d'aboutir à 3 % en 2029 du PIB. Mais on a on a bien compris, monsieur Marseille, que que vous allez limiter ce que ce que la droite sénatoriale appelle le holdup fiscal.

Mais à quel étiage vous pouvez imaginer de vous accorder avec les députés ? Bon, écoutez, on va euh nous imprimer notre marque là encore euh sur le budget avec les euh lignes qui sont les nôtres et puis ensuite on verra bien en CMP. Moi je pars pour ce qui est de mon groupe, on part avec un esprit euh ouvert.

Je Mais là, elle pourrait être conclusive la CMP. Bah écoutez, on verra quand on n pas encore common celle du budget de la veut déjà qu'on soit à la CMP du budget de la sécurité sociale, on a compris assez vite que ce serait pas mais comme il y a des nouveautés tous les jours, pardon du peu mais il faut avancer step by step. Hier on nous vend un grand emprunt.

J'allais vous interroger là-dessus monsieur Marseille. Excusez-moi mais justement merci merci de faire notre travail monsieur Marseille. Mais justement les sénateurs socialistes, vous l'avez dit, ont déposé trois amendements pour proposer l'idée d'un emprunt obligatoire sur les sur les sur les plus riches.

Euh alors, un emprunt rémunéré, un taux taux taux zéro. Qu'est-ce que ça vous inspire cette mesure ? Pas grand-chose.

Le truc s'est baladé hier après-midi. Vous dites "Les sénateurs socialistes ont déposé." Alors, comme diraient les enfants, on va faire que comme si c'était les socialistes qui l'avaient déposé. dire écrit ailleurs hein.

L'amendement, il s'est baladé dans plusieurs groupes. Il s'est baladé dans plusieurs groupes et c'est les socialistes qui ont décidé de le déposer. Bon euh ils ont le droit, ça tout à fait légitime.

Bon quand on a C'est pas sérieux, c'est ça que vous dites. Non mais attendez, même Roland l'escur a exprimé ses son refus. Oui.

Moins moins votre brégon. Il y a un peu aussi la dissonance au sein du gouvernement parce qu'elle est plus centriste entre et donc c'est et comment dire c'est c'est une imposition supplémentaire. On vous dit on vous on s'inspire de Moroi 83 83 Ouais.

Voilà qui marque quand même la faillite de la politique socialiste. C'était rémunéré. C'était rémunéré à l'époque c'était rénuméré à l'époque.

Là c'est gratos. On vous dit on vous prend de l'argent faites-nous confiance. Mais on rend on vous rend dans 5 ans.

Tu parles de moi je serais légitimement inquiet, hein. Si voilà, c'est 20000 foyers fiscaux euh pour trouver 5 à 6 milliards. Vous voyez à peu près ce que ça fait euh à chaque fois.

Et on vous dit "Vous inquiétez pas, vous retrouverez vos sous euh dans 5 ans." Quelque chose me dit que ça rend méfiant. Et donc il y a pas grand monde, il y a pas grand monde y compris au gouvernement pour soutenir euh la démarche.

Donc je ne vois pas un prolongement lointain. Un coup de bâton dans dans l'eau. Vous en tout cas du côté des groupes centristes, il y aura pas de soutien ou il y aura il y a pas vraiment de de d'intérêt pour cette mesure.

Non. Hier devant les sénateurs, le premier ministre a annoncé suspendre la hausse de la taxe foncière. Est-ce qu'il a eu raison de le faire ?

Oui, vous savez, c'est un vieux sujet hein, c'est un serpent de mer. La taxe les valeurs locatives, ça date des années 50. Euh et depuis tout le monde a tourné autour en disant comment on fait euh pour sortir de ce machin ?

Pourquoi ? Parce que les valeurs locatives à cette époque, bah on a pris les éléments de confort comme on dit. Est-ce que vous avez un balcon, des commodités et cetera et cetera.

Ce qui était neuf évidemment a a été tarifé à haut niveau. Et après la guerre, puisqu'on était peu de temps après la dernière guerre, bah il y avait des pavillons, des maisons anciennes, même des vieux immeubles où on considérait qu'il y avait pas beaucoup d'éléments de confort. Mais depuis tout ça a considérablement évolué. considérablement le social par exemple qui était tout neuf avait des valeurs locatives assez hautes parce que vous construisez des immeubles neuf est-ce que vous qui défendez les collectivités qui défendez les maires renoncer à cette hausse c'est pas de l'argent au moins pour les communes ?

Non, ça existe toujours hein. C'est simplement le mode de calcul qui va évoluer et je pense que le premier ministre a senti le danger. Il il a vu le la difficulté et donc euh créer des concertations et dire on se met autour de la table pour travailler sur un mode de calcul beaucoup plus partagé et et local.

Il parle de de de calcul voire même commune par commune, est-ce que c'est pas une une manière aussi de redonner les clés financières aux communes parce qu'elle réclame énormément. Ben, et le Premier ministre hier a dit euh avec justesse que on pouvait pas avoir une vision nationale parce que quand on est euh dans une petite commune dans le nord de la France euh on n'est pas euh en Côte d'Azur ou dans une station de montagne. Il faut regarder ça à l'ône de la valeur euh des immeubles, de leur niveau et cetera et cetera.

Mais c'est une vieille affaire hein et il faut en sortir. Donc je pense que cette concertation c'est positif. Plus largement sur les texte, Sébastien Lecornu a affirmé de nouveau qu'il y avait une majorité pour voter les budgets.

Vous la trouvez où la majorité ? Bah il y a des majorités puisqu'il y a des textes votés mais c'est des majorités alternatives. Je veux dire une fois c'est le RN qui vote avec les filles et je ne sais qui d'autre et cetera.

Ça tourne en fonction des sujets. Bon, c'est comme ça. C'est les Français qui ont voté pour des députés et il se trouve qu'on a des blocs très segmentés à l'Assemblée nationale, ce qui n'est pas le cas au Sénat.

C'est comme ça. Donc je pense que dans l'intérêt du pays, on peut essayer de trouver des formules. Effectivement, je pense que et j'espère qu'ils le trouveront sur le budget social.

Mais est-ce qu'aujourd'hui le problème il vient pas principalement du camp gouvernemental qui n'est pas avoir de critique envers les textes du gouvernement qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous appelez le camp gouvernemental Oui, faut aussi le modèle. Bah vous êtes généreuse parce que quand même tout ça et est toujours pareil. On a eu l'occasion, y compris sur ce plateau d'en parler plusieurs fois.

Il y a jamais eu de pilotage jamais. Il y a jamais eu de pilotage de ce qu'on appelle le bloc central. Il y avait un bloc central, hein.

Euh c'est comme ça. Et et ce bloc, il travaille sur le plan parlementaire et gouvernemental, mais il il y a jamais eu de pilotage politique. Il y a jamais eu.

Michel Barnier n'a jamais fait de réunion. François Baou a fait deux réunions, c'est-à-dire des présidents de parti. Je parle des partis, je parle pas des groupes parlementaires.

C'està-dire avec Édouard Philippe, Gabriel Atal et cetera. Bon et Sébastien et Sébastien Lecornu avait commencé à le faire hein jusqu'au moment où Fatalitas il y a eu son premier gouvernement et vous savez ce qui s'est passé c'est-à-dire que il y a eu beaucoup de mauvaise humeur sur la méthode et sur la découverte de quelques noms de quelques noms d'un gouvernement qui ne comprenait pas nécessairement qui n'est pas le reflet de ce que souhaitaient les uns et des autres. Donc il y a pas de pilotage.

Regardez les municipales c'est pas préparé. Vous avez des candidatures, regardez Paris, regardez Strasbourg, regardez ici. Bon, donc il existe plus ce qu'on appelait le socle commun, le bloc central, il existe plus politiquement.

Il existe plus il existe géographiquement si je puis dire à l'assemblée puisque entre le RN 143 députés avec Sioti et la gauche, il y a un espace central. Oui. Mais qui qui n' entité politique comme ça a été le cas.

Ce qu'on avait appelé ensemble, ça existe plus. Ça existe puisque c'est il y a des groupes il y a pas de chef, c'est ce que vous nous dites. Il y a pas de chef de cette majorité si on peut appeler ça il y a des chefs par section.

C'est-à-dire que vous avez Édouard Philippe avec Horizon, vous avez François Baou et le modè Gabriel Atal avec Renaissance. Et vous vous sentez encore appartenir à ce camp ? Mais bien sûr parce que de facto il y a un espace.

Est-ce que vous croyez franchement pour l'avenir et même pour les municipales qu'on peut se satisfaire d'avoir des groupes qui individuellement n'ont pas vocation à prospérer ? Regardez les les études d'opinion. Est-ce que bon, ça vaut ce que ça vaut, mais vous avez Philippe qui est un peu en en dehors du panier, si je puis dire, parce que il est entre 15 et 17 % d'opinion qui estiment que voilà, mais tous les autres sont en dessous de 10.

Si euh les gens se mettent pas ensemble, ce que vous croyez franchement une capacité à prospérer, rester au pied de la porte. Et donc quel a quelque chose d'assez urgent à faire, c'est de mieux coordonner l'action de cet espace central pour les municipales, pour l'action parlementaire et pour l'avenir. Parce que la première la première conséquence que ça pourrait avoir, c'est en effet le non vote du budget.

Vous le rappeliez euh vous tel que vous voyez les les choses, est-ce qu'on part tout droit vers une loi spéciale sur le budget euh où est-ce que il faut réintroduire le 493 ? comme le suggère l'ancien président de la République François Hollande, la Constitution, elle a elle a le mérite de de d'avoir des outils de présenter des outils pour répondre aux situations. Parfois, c'est un peu compliqué parce que comme les ordonnances par exemple, ça jamais été utilisé mais il y a des outils.

La lo spéciale, ça a déjà été euh utilisé. Moi je vous dis, je pars avec l'idée que on peut essayer de trouver des solutions et en particulier on peut faire, j'allais dire un coût euh inconvénient avantage de de ce que serait la loi spéciale. Si vous dépassez les délais, tout à l'heure euh sur ce plateau, on disait pour le PLFSS, budget social, faut pas dépasser le 12 à l'Assemblée nationale, c'est le délai constitutionnel.

Bon et c'est le 23 pour le budget général euh assemblé. Si les députés n'arrivent pas à solutionner euh les affaires budgétaires dans les délais, bon bah on tombe article 47 soit en loi spéciale, soit en ordonnance. J'ai cru comprendre que le gouvernement privilégiait dans cette malheureuse hypothèse la loi spéciale et ça coûte cher.

Ça veut dire il va falloir rediscutard l'année dernière. Ouais, il va falloir rediscuter euh en plein vœux 3 semaines avant les municipales dans la joie et la félicité. Euh les gars, ils vont remonter à Paris et la fleur au fusil.

Non mais donc euh voilà, à un moment donné, il faut aussi que les parlementaires se posent la question de savoir si euh le pays mérite mieux et qu'on essaie de trouver des solutions avant. Donc voilà, moi j'exclus rien. S'il faut faire des efforts, il faudra les faire.

Mais faudra regarder le prix de tout ça et et il y a des lignes, on peut pas on peut aller au compromis mais pas à n'importe quel prix. Le compte n'y est pas pour l'instant. C'est ce que vous dites.

Un mot sur un sujet d'actualité aujourd'hui. Euh Julien, c'est le service militaire. Oui, tout à fait.

Le président de la République se rend ce matin à Vars dans l'Iser pour euh évoquer euh très probablement le retour d'un d'une forme de service militaire qui serait volontaire pour les donc les plus de 18 ans et rémunéré. Est-ce que vous pensez que c'est une bonne idée pour reconstruire la cohésion nationale ? Ça c'est les mots de l'Élysée.

Ça me rappelle des vieux souvenir que j'ai la chance de de faire mon service militaire euh que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Je trouve que c'est vrai on parle de de cohésion nationale, le besoin de de faire nation comme on dit aujourd'hui, euh de rassembler des gens qui viennent d'horizon très différents, de communautés très différentes avec des croyances différentes des milieux sociaux. Pourquoi pas ?

Après, il faut il faut bien préparer parce que d'abord ça coûte cher. Oui. Alors, j'allais vous poser la question hein.

Il y a une note du haut commissariat au plan qui qui parle alors qui fait un scénario à 70000 jeunes qui devraient être dans ce service, ça coûterait 1,7 milliards par par an. Est-ce qu'on a seulement les moyens de rebâtir ce service militaire ? Alors, d'abord, on dit c'est entre 10 et 50000 qui pourraient être Oui, c'est c'est progressif.

Après, c'est qui ? parce que dit c'est des volontaires mais des jeunes hommes, des jeunes femmes. Les deux.

Les deux. Donc ça suppose quand même une organisation. Comment on fait ?

Parce que c'est on est dans l'armée de métier, c'est-à-dire technicisé. Quelles vont être les tâches et le sens de leur action ? Comment tout ça va s'organiser ?

Ça prend du temps et ça coûte cher. Or, on a ni temps ni argent. Donc l'intention, pourquoi pas ?

Mais ça suppose si on veut pas faire d'erreur de pas se précipiter que ça devienne quelque chose de purement médiatique et que ça soit une bulle comme les comme le service national universel qui avait une vocation plutôt d'insertion professionnelle et sociale. Donc là quel va être le sens ? C'est pour répondre aux besoins opérationnels des armées.

Dixite encore une fois l'Élysée. Ah mais si c'est pour faire chauffeur ou balayeur je veux dire voilà. Non, je je prends ça en plaisant, mais ce que je veux dire par là, c'est il faut il faut donner du sens à tout ça.

Est-ce que c'est vraiment des jeunes qui vont être formé pour avoir une action, j'allais dire de complément à de l'armée et d'être inclus dedans ou c'est simplement périphérique ? C'est quoi le le sens de tout ça ? Et sur le principe, moi je suis plutôt favorable à l'idée parce que effectivement on a besoin d'avoir des lieux qui soient des creusés pour pour rassembler un peu les jeunes et c'est vrai que on n pas trouvé mieux jusqu'à présent.

Un mot sur le un rapport rendu cette semaine par la droite sénatoriale pour lutter contre l'entrisme islamiste. Parmi les propositions, il y a l'interdiction du voile au mineur, l'obligation de neutralité religieuse pour les élus. Vous êtes d'accord avec ces propositions ?

Oui, enfin, il y a des propositions, il faut faire un choix là-dedans. C'est c'est le groupe LR qui fait ça. Moi, j'ai pas une obsession, je veux dire euh tous les matins, on sait ou non, je veux dire euh voilà euh simplement on sait qu'il y a des sujets, il faut les traiter.

Bon, après, il faut il faut donner à ce traitement, j'allais dire la mesure euh nécessaire, quoi. Non, mais si s'il y a s'il y a vote sur l'interdiction du voile pour les accompagnatrices scolaires ou pour les jeunes de moins de de 16 ans, l'interdiction du jeune aussi hein pour les jeunes filles de de moins de de 16 ans, ça vous vous voteriez. On va regarder les mesures, on en a pas encore parlé avec mon groupe, mais si ça devait intervenir, on regardera les mesures qui méritent à nos yeux d'être soutenu et celles que nous ne soutiendrons pas.

Mais je veux dire, c'est pas Mais l'interdiction du voinaire, vous soutenez, vous soutenez pas ? Je veux dire encore une fois, il faut voir les conditions, faut ça s'étudie. On peut pas dire oui ou non comme ça.

Simplement euh comme vous le savez, notre collègue chez nous dans le groupe Nathalie Goulet a beaucoup travaillé sur ces sujets mais surtout sur la traçabilité, sur le blanchiment. Oui, il y a beaucoup de mesures autour de ça aussi parce queérance étrangère. Voilà, il s'agit pas de stigmatiser tel ou tel, il s'agit ça risque de stigmatiser ça ou voire même de contribuer à la fragmentation que le grou le groupe LR entend entend résoudre.

Non, mais on peut pas résumer les problèmes uniquement avec ces ces textes de loi en mélangeant tout, immigration, islamisme et cetera et cetera. Donc c'est pour ça que il faut il faut rester prudent. Nous on a beaucoup travaillé.

Vous dites c'est pas mesuré ces propositions. On n'est pas on n'est pas dans l'admis. Il faut il faut pour nous essentiellement travailler sur tout ce qui est blanchiment.

Il y a eu des problèmes. L'école Avos et cetera d'école et regardz toutes les écoles sont pas soumises à critique. Mais il faut rester prudent là-dessus. dans mon département, le préfet a fait fermer plusieurs écoles euh pour des raisons très motivées.

C'est pour donc le je pense que le blanchiment, le cadre d'organisation de l'enseignement et cetera et cetera sont très importants. Après, il peut y avoir des mesures. Par exemple, ce qu'avait fait Gabriel Atal sur la baya a été respecté.

Dernière question vous concernant Marseille, est-ce que vous êtes candidat à votre succession à la tête de l'UDI ? Oui, le 6 décembre. Oui.

Vous serez reconduit ? Comment vous serez reconduit ? Je serai élu, je vais être face à moi-même donc je sais je m'interroge.

Il y a des chances. Est-ce que les LR aujourd'hui sont encore des alliés de l'UDI ou est-ce que Bruno Rotaillo est trop à droite ? Non non on travaille on est on travaille avec Bruno Rot vous savez on a des différences à l'évidence.

Bon mais je veux dire je vais revenir à ce que je vous disais tout à l'heure on n pas les moyens de cultiver des différences. Donc il faut un candidat commun des qui va de Wou. Le candidat commun bah pour moi, il faut prendre il faudrait voir le sujet différemment.

Il faudrait d'abord faire le socle des valeurs. Quels sont les 5 10 15 propositions lignes et demander qui se reconnaît là-dedans pour éventuellement discuter. Moi, je je suis pas favorable.

Après, on fait une primaire. Ah non, non, non. On laisse on laisse tous les tous les candidats partir et puis on fait le compte des sondages.

Écoutez, il y a des évidences, on voit bien sur la ligne de départ le nombre de gens qu'il y a. C'est qui l'évidence ? Bah l'évidence c'est l'opinion, les sondages d'opinion.

À un moment donné, on se rend bien compte quand même que il y en a qui sont mieux placés que d'autres. Après, est-ce qu'on Philippe par exemple, mais je sais pas ce qui sera, vous savez. Oui, en 2000 en 2017 hein, 6 mois avant vous aviez euh euh le sortant François Hollande et euh à droite Valérie PC étaiton et bon voilà 2022 Valérie PCR à la même époque était à 19 %.

Voilà, donc il faut rester prudent hein. Merci Marseille, merci beaucoup d'avoir été avec nous la une de la voie du Nord Julien, c'est sur les traces d'un prêtre prédateur. Oui, vraiment j'insiste sur le fait de liser cette cette formidable enquête de mon collègue Bruno Renou fruit de 8 mois de de travaux.

Franchement, ça vaut le coup. Merci Julien. effectivement, c'est à l'ire

Hervé Marseille : « Un service militaire c’est du temps et de l’argent, on n’a ni l’un ni l’autre » — Hervé Marseille · Pourquijevote