FRANCK ALLISIO est face à un DÉPUTÉ D'EXTRÊME-GAUCHE sur LCI !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous les partagez ?
- 0:07OuverteRéponse directe
Est-ce que vous partagez ce point de vue, Franck Alizio, qu'on en est là ?
- 1:51OuverteRéponse directe
Paul Vannier, j'aimerais que vous réagissiez, et aussi sur ce plateau, bien sûr, Guillaume Fard, et Elisabeth Martichoux, et Guillaume Roquette.
- 2:58RelanceRéponse directe
la réalité du danger à Marseille.
- 4:33OuverteRéponse partielle
on vient de voir à l'instant l'image de votre présidente Mathilde Panot, à qui le Premier ministre disait « Est-ce que vous condamnez cet incendie ? »
- 4:49RelanceRéponse partielle
comment expliquez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27Invité politiqueFait
« À Marseille, c'est quelque chose qui a commencé quand même dès 10h du matin. »
- 0:32Invité politiqueFait
« 10h du matin, il y avait de la fumée noire du côté du Vieux-Port. Et à 1h du matin, ça n'était toujours pas terminé. »
- 0:38Invité politiqueFait
« Et il y avait des pillages, et c'est la première fois à Marseille. »
- 0:48Invité politiqueFait
« 'était en 2023 pour Naël. »
- 0:55Invité politiqueFait
« Et évidemment que l'État a perdu le contrôle. Évidemment que l'État a sous-dimensionné... »
- 1:15Invité politiquePromesse
« on met surtout les moyens de ne pas voir le samedi dernier se reproduire le samedi prochain, et bien tous les soirs. »
- 1:32Invité politiqueFait
« Le rôle fondamental de l'État régalien, c'est-à-dire celui d'assurer la sécurité des Français, n'a pas été pour la première fois respecté, n'a pas été une réalité samedi dernier. »
- 2:49Locuteur 7Fait
« en est donc là à précipiter le pays dans une impasse autoritaire. »
- 3:03PrésentateurChiffre
« 30 000, 30 000 »
- 4:02Invité politiquePromesse
« ce qu'il faut, et j'espère que la manifestation de samedi prochain sera suffisamment encadrée, voire interdite, pour éviter à nouveau ce genre de risque. »
- 4:30Invité politiqueFait
« comme celui de l'incendie de la mairie de Limoges qui se prononce. »
- 5:04Locuteur 7Fait
« Il a perdu son œil, monsieur Roquet. »
- 6:46Locuteur 4Chiffre
« on devrait logiquement dépasser les 80 000 et avoisiner les 90 »
- 7:16Locuteur 4Fait
« Les émeutes de l'été 2023 ont duré six jours, avec une plus haute intensité que samedi, je le maintiens, et au moins quatre jours consécutifs »
- 8:32Locuteur 1Fait
« le système de sécurité avait failli. »
- 9:54Locuteur 1Fait
« Je suis le Premier ministre le plus, le moins, le plus faible de la Ve République. »
- 10:41Invité politiqueChiffre
« Les lycéens, je crois, demandent 10 milliards. »
- 12:07Locuteur 5Chiffre
« Ils étaient une centaine. »
- 13:04Locuteur 5Fait
« J'ai eu cinq points de suture sur le crâne. »
Temps de parole
- Présentateur28 %
- Joël Gauche18 %
- Franck Allisio12 %
- Locuteur 711 %
- ?8 %
- Locuteur 48 %
- Locuteur 17 %
- Locuteur 57 %
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Est-ce que vous les partagez ? Vous nous avez rejoint, Franck Alizio, du côté des politiques, représentant du RN, député RN des Bouches-du-Rhône, et vous, Paul Vannier, député de la France Insoumise, du Val-d'Oise. Est-ce que vous partagez ce point de vue, Franck Alizio, qu'on en est là ? C'est-à-dire qu'à l'heure où nous avons sous les yeux ces couvre-feux. Là,
on
est à Paris, quartier des Halles. Couvre-feu. C'est quand même des circonstances extrêmement dramatiques. L'État est forcé d'en arriver là, que l'État a eu peur de tomber, notamment chez vous, à Marseille.
Oui,
bien évidemment. Encore une fois, à Marseille, c'est quelque chose qui a commencé quand même dès 10h du matin. 10h du matin, il y avait de la fumée noire du côté du Vieux-Port. Et à 1h du matin, ça n'était toujours pas terminé. Et il y avait des pillages, et c'est la première fois à Marseille.
J
'ai longtemps, on a été épargné. Les premiers pillages, les premiers débordements, les premières émeutes urbaines,
c
'était en 2023 pour Naël. Et là, ça s'est propagé dans toute la ville. Et évidemment que l'État a perdu le contrôle. Évidemment que l'État a sous-dimensionné... Et pardon, Franck Alizeau, je
vous interromps juste pour qu
'on
comprenne ce qui se passe. Il y a les hélicoptères qui sont en action ce soir, et les drones, puisque l'État donne, fait donner à la fois des hélicoptères et des drones. On est dans les circonstances où on est sortis, disons, d'une certaine normalité.
Oui,
on met surtout les moyens de ne pas voir le samedi dernier se reproduire le samedi prochain, et bien tous les soirs. Et c'est une bonne chose, parce que véritablement, samedi, les Français se sont sentis livrés à eux-mêmes, sans protection. Le rôle fondamental de l'État régalien, c'est-à-dire celui d'assurer la sécurité des Français, n'a pas été pour la première fois respecté, n'a pas été une réalité samedi dernier. Et c'est très grave,
c
'est probablement une première depuis des décennies dans ce pays.
Paul
Vannier, j'aimerais que vous réagissiez, et aussi sur ce plateau, bien sûr, Guillaume Fard, et Elisabeth Martichoux, et Guillaume Roquette. L'hélicoptère, les hélicoptères dans le ciel de Paris, c'est des scènes qu'on voyait beaucoup dans les films américains, où, quand on est en reportage, on me rappelle à Nouvelle-Orléans, vous êtes là, vous avez l'hélicoptère qui vous dit « rentre dans la maison ». On n'imaginait pas ça dans Paris. L'hélicoptère, probablement, il ne sert à
rien,
sauf à nous frapper d'effroi ce soir, parce que nous assistons à une bascule terrible, extrêmement grave. Des hélicoptères qui planent au-dessus de la capitale, des couvre-feux, des atteintes à la liberté de circulation, de manifester, des services de renseignement qui sont manifestement, c'est vos confrères de Mediapart qui l'ont révélé, manipulés par le gouvernement pour attaquer la principale force de gauche de ce pays. Un parlementaire, Raphaël Arnaud, ce matin, qui a manqué une interpellation en descendant de son train. Il se passe quelque chose d'extrêmement grave dans notre pays. La Macronie, aux abois, qui n'a plus de légitimité, plus de capacité d'action, qui est
au
lendemain ou surlendemain d'un fiasco absolu en matière de maintien de l'ordre et de brutalité terrible contre plus de 800 000 manifestants, en est donc là à précipiter le pays dans une impasse autoritaire. Mais monsieur le député, la
réalité du danger,
vous la reconnaissez aussi, c'est-à
-dire
la réalité du danger à Marseille. 30 000, 30 000
milliards d
'après
la précipitation. Je comprends plus loin, parce que le ministre de l'Intérieur a lui contredit le préfet. Mais en fait, tout le monde contredit tout le monde en ce moment.
Parce
que vous avez eu la procureure de... Le résultat est sous les yeux.
Il est
catastrophique, c'est le résultat de monsieur Nunes. Mais peut-être que plutôt que séparer devant le spectacle que monsieur Nunes déploie ce soir à grands frais, hélicos, drones, tout ça, pour donner une forme de contenance, comme si l'État faisait quelque chose. L'État non seulement n'a rien fait ces derniers temps, il a totalement failli à répondre politiquement à des revendications. Le tour des réactions. L'ICN, et il a échoué lamentablement
samedi, et donc il
fait les gros bras. Mais c'est grave pour la démocratie. C
'est cette image vraiment très forte que nous avons là, sous les yeux, en direct, où on comprend que l'État fait tout pour tenter de restaurer l'autorité.
Ben oui, ils essaient de faire oublier le fiasco sécuritaire absolu qu'a été la journée de samedi, où ils ont été totalement débordés. Et je pense qu'il y
a
une attente d'ordre dans le pays qui est considérable, même si monsieur Vanier trouve que ça fait beaucoup. Moi, je trouve que ce n
'est
pas du tout assez. C
'est
-à
-dire
que ce qu'il faut, et j'espère que la manifestation de samedi prochain sera suffisamment encadrée, voire interdite, pour éviter à nouveau ce genre de risque. Il n'est pas possible d'utiliser, d'instrumentaliser à ce point le droit de manifestation pour plonger le pays dans le chaos. Je crois qu'il y a quand même des priorités. Et la première priorité,
c
'est de rétablir de l'ordre pour éviter qu'il y ait de nouveaux événements, comme celui de l'incendie de la mairie de Limoges qui se prononce. D'ailleurs, je voulais vous demander, monsieur Vanier, on vient de voir à l'instant l'image de votre présidente Mathilde Panot, à qui le Premier ministre disait « Est-ce que vous condamnez cet incendie ?
»
On n'a rien entendu. Est-ce que vous, vous êtes plus loquace ?
À propos de la condamnation, est-ce que je condamne les violences, monsieur Roquet ? Non,
c
'est l'incendie. L'incendie, bien sûr, je le condamne, monsieur Roquet.
Et
comment expliquez-vous ?
Et vous, monsieur Roquet, est-ce que vous
condamnez les violences policières qui ont éborgné, mutilé, des enfants ces dernières semaines, des manifestants
pacifiques ? Non, ce ne sont pas des enfants,
ce sont des gens qui
manifestent. Non, non, non.
Moi, dans ma circonscription, il y
a
un jeune garçon de 16 ans, un lycéen à Argenteuil, qui a été victime d'un
tir de LVD
dans l'œil. Monsieur Roquet, il rentrait chez lui. Il rentrait chez lui. Il rentrait chez lui après la classe. Il a reçu un LVD dans l
'œil.
Il a perdu son œil, monsieur Roquet.
Est-ce que vous condamnez cette violence policière ? Que
moi,
monsieur Roquet,
je l'ai condamné avec clarté, l'incendie de la mairie de Limoges. Est-ce que vous condamnez les violences policières
qui ont éborgné et mutilé des enfants ces derniers jours et ces dernières semaines ? Il
est égal, voyez-vous, ce que vous venez de faire, entre les actions qui sont presque à caractère terroriste.
Je
crois d'ailleurs que le terme
est « terroriste ». Ah, rentrer de son lycée, rentrer sur son lycée, c'est être un terroriste dans votre esprit ? Vous voyez ce que vous faites. C'est-à-dire que vous dites,
d'un côté,
vous
avez, si c'est avéré, et vous savez que l'inspection générale de la police nationale est extrêmement sévère, s'il y a eu une bavure policière, elle sera sanctionnée. Et moi, je vous
parle d
'offensive contre les institutions de la République et vous me dites « Ah oui,
il y a aussi des policiers. » Je vous ai dit que je l'ai condamné. Vous ne condamnez
pas donc
les violences policières sur des citoyens, des citoyennes ou des adolescents ou des enfants dans notre pays. Ce ne sont pas des citoyens, ce sont des manifestants violents. D'accord. Monsieur, messieurs, de toute façon... La manifester n'est plus un droit constitutionnel en France, une liberté fondamentale qu'on peut exercer, pas sans risquer
pour sa vie
ou sa santé. Messieurs, messieurs, si vous
permettez, pour que les faits soient bien précis, dans un certain nombre de cas que vous avez dit, il y a une enquête de l'IGPN, donc la police des policiers, on verra ce qu'elle donne.
Souvent, elle ne
donne rien. On verra,
on ne peut
pas accuser ou démentir une accusation avant d'avoir le résultat. Restons un instant sur ce qui est en train de se passer là.
C
'est-à
-dire
hélicoptères dans le ciel de Paris, les drones ont été engagés et il
y
a une sorte de défi qui est lancé à l'État. Il doit absolument cette nuit rétablir un semblant d'ordre, sinon ça peut mal se passer.
C'est une exhibition, plus qu'une démonstration, une exhibition de moyens, comme on l'a vécu le 8 décembre 2018, après le 1er décembre 2018. C'est-à-dire que vous prenez tous les effectifs disponibles, c'est ce qui va se passer ce week-end, on n
'a
pas encore de chiffres, mais on devrait logiquement dépasser les 80 000 et avoisiner les 90, parce que c'est la capacité maximale de ce que l'on peut aligner. Vous prenez tous les équipements que l'on peut montrer, donc les blindés de la gendarmerie, les hélicoptères, les drones, tout ce que vous avez cité, et vous faites une grande démonstration de force. Sauf que, pour que ce soit efficace, il ne
faut
pas le faire. Après, il faut le faire pendant. Pendant, ça a existé. C'était les émeutes de l'été 2023, qui étaient d'ailleurs de bien plus haute intensité que ce qui a été vécu samedi. Ce n
'est
pas samedi qu'on a vécu l'épisode le plus dramatique, le plus grave, le plus violent. Les émeutes de l'été 2023 ont duré six jours, avec une plus haute intensité que samedi, je le maintiens, et au moins quatre jours consécutifs, avec des niveaux de pillage supérieurs à ceux que l'on a vus samedi, et une surchauffe des effectifs. Puisque la question se posait de savoir comment on tiendrait un septième, un huitième jour. Heureusement, on n'a pas eu en arrivée à cette extrémité. Donc là, oui, il y aura une démonstration de moyens. Il n
'est
pas certain qu'il y ait autant de violence, et peut-être qu'il y
en
aura même moins, parce que les militants aussi d'ultra-gauche sont répartis en différents sites. Certains ont dit qu'ils allaient à l'Orléans et pas à Paris. Ne serait-ce que ça, ça défi. Restons sur ce soir.
Le facteur de la peur, restons un peu sur l'image. Je ne
sais
pas si on a toujours l'image en direct. J'aimerais vraiment qu'on voit ce qui est en train de se passer dans Paris. Sinon, là, on remontrera ce qui s'est passé ces dernières minutes. L'hélicoptère dans le ciel de Paris. Tout à l'heure, dans cette émission, Alain Bauer disait « L'État a peur. L'État a eu peur. »
On
a vécu des heures où, dit-il, vous avez entendu sa déclaration,
«
L'État a eu peur de tomber. » Il faisait des démonstrations où il disait « Les plans ont été étudiés. Que se passe-t-il si la foule de manifestants entre dans Beauvau, le ministère de
l
'Intérieur, si elle entre dans l'Élysée ? » Est-ce qu'on en est vraiment là ? C'est-à-dire qu'il y avait une incertitude, en tout cas pendant quelques heures, où on ne savait pas très bien où ça allait.
C'est le fiasco dont vous parliez tout à l'heure, mais que tout le monde reconnaît, y compris d'ailleurs dans la bouche, encore une fois, du ministre de l'Intérieur lundi matin, qui a dit clairement que le système de sécurité avait failli. Et la France est tétanisée par les violences du week-end dernier. Maintenant, le gouvernement tente d'y répondre par des images et un déploiement, sans doute samedi prochain, si je me fie à ce que nous dit Guillaume ici, absolument XXL, pour faire évidemment contraste avec l'absence de sécurisation de tous les commerces qui ont été... En l'occurrence,
ce n'est pas
seulement une exhibition, visiblement ça marche, on a vu les images, il n
'y a
pas grand monde dans les rues à République, donc là, en l'occurrence, ici,
ça marche.
Ce qu'on sent bien, c'est que, un, il y a un déploiement de force pour montrer qu'on est là et on vous protège, et deux, il faut répondre au sentiment d'insécurité.
D'impunité. Je ne sais pas à quel
lapsus vous alliez,
mais c'est une qui vient d'insécurité.
On va s'arrêter là. D'où le choc carcéral avec les condamnations
à
la prison ferme, avec mandat de dépôt,
ce
qui laisse entendre que certains vont effectivement passer deux mois ou six mois à Londres, alors qu'on dit souvent que quand on est condamné à deux ans, on ne
va
jamais en prison. Donc voilà, il y a ces deux leviers. Le gouvernement tente de reprendre la main, mais vous savez,
il
l'avait dit il
y
a un an. Je suis le Premier ministre le plus, le moins, le plus faible de la Ve République. Un an après, il est encore plus faible politiquement et il n'a pas d'argent.
La dimension de l'inconnu dans laquelle nous entrons. Samedi, que seront les manifestations ? Le risque que cela se reproduise. On disait qu'il faut 45 000 policiers pour tenir la situation. Elle n'a pas été tenue samedi 17. Qu
'est
-ce qui lancera samedi 24, Guillaume Roquet ? Il y
a
une part d'inconnu dans laquelle nous entrons ? Oui, bien
sûr,
il
y
a une part d'inconnu. Et il y a en plus, je pense, une attente politique extrêmement forte. Nous sommes, je ne
veux
pas utiliser les grands mots, mais nous sommes au bord de la crise de régime. C'est-à-dire que le gouvernement est impuissant face à ce qui se passe. Il n
'y a
pas de majorité à l'Assemblée. On est dans une situation financière qu'on connaît, qui fait qu'il ne peut pas lâcher du lest financièrement, comme l'avait fait Emmanuel Macron au moment des Gilets jaunes. Les lycéens, je crois, demandent 10 milliards. Pourquoi pas 100 ?
Je
ne
sais
pas, mais c'est comme ça. Donc toutes les circonstances sont en place pour que ce rapport de force continue. Et la France insoumise souffle sur les braises avec une énergie sans faille. Donc, je... Le gouvernement qu'on existe, effectivement.
Arrêtez
de vous chercher.
Arrêtez de vous chercher. Vous êtes sur les plateaux le soir. Attendez, attendez,
attendez.
Avant de débattre,
messieurs, messieurs,
messieurs, avant... Si on n'existait pas vraiment, qu'est-ce que vous feriez ? Vous cherchez, vous avez vu, ça c'est... La
présence
de Guillaume Roquette.
Vous connaissez Guillaume Roquette ? Je le connais. Vous avez le plaisir de connaître Guillaume Roquette. Plaisir, je ne sais pas.
Non, non, mais on ne va pas personnaliser le débat. Ça n'a pas l'intérêt. Je vous taquine.
Moi, je pose clairement la question, est-ce que, compte tenu des risques qu'il
y a, il
faut autoriser les manifestations de samedi prochain ? Et moi, ma réponse serait plutôt
non.
Avant d'aller au débat politique, j'aimerais vous soumettre ce qui est en train de se passer pour un certain nombre de commerçants. Et ça, c'est au-delà de la politique. Les commerçants, ils peuvent être de gauche, de droite, d'extrême-gauche, d'extrême-droite, c'est leur entière liberté. Mais ils veulent d'abord être protégés par un État normal qui assure la sécurité des personnes et des biens. Regardez ces images. On est à Montpellier, où il y a eu des déprédations extrêmement graves. On a cité Lyon, Marseille, Paris, bien sûr, Lille. Il y
a
beaucoup d'autres villes. Il y en a des dizaines. Ici,
on
est à Montpellier. Regardez ce malheureux commerçant qui est là, dans son magasin, alors que les assaillants sont à l'œuvre. On imagine de nouveau la terreur. On voyait des images de l'Eure à Douai et l'angoisse de ces gens. Écoutez-le, qui témoignait ce matin sur l'antenne de LCI.
Ils
ont commencé à se nasser devant la boutique. Ils étaient une centaine. C'était organisé complètement. Il y avait des personnes qui guettaient de part et d'autre de la rue pour prévenir de l'arrivée des forces de l'ordre.
Ils
ont commencé à attaquer. Mon frère et mon père ont tenu la porte centrale. Et moi, j'allais de gauche à droite dans les vitrines à côté pour pouvoir les empêcher de rentrer et de leur taper sur les doigts parce qu'ils essaient d'ouvrir la grille métallique. Ça a fini par céder. On a appelé la police en urgence, mais ils ne pouvaient rien faire et s'est débordé. Durant les affrontements, j'ai reçu plusieurs objets provenant d'autres boutiques. J'ai eu des chaussures, notamment celles-ci qui venaient de boutiques alentours. J'ai eu ce genre de choses également. J'ai eu des caisses en métallique, des bonbons d'incendie qu'on m'a jeté à la tête.
C'est pour ça que j'ai eu cinq points de suture sur le crâne. Après, je me suis muni de bar en fer avec mon frère, mon collègue et mon père. On a tenté de les repousser.
Ce témoignage est évidemment terrifiant. Regardez cette autre scène, qui est d'une certaine manière plus souriante. C'est cette femme qui jetait de l'eau depuis son balcon. L'enseigne est devenue célèbre, le binoclare. Le binoclare essayait de se protéger et la dame, à son balcon, jetait un petit peu comme... On se passait de l'eau chaude, tiède ou froide pour essayer un petit peu de décourager les assaillants. C'est surréaliste quand même. C'est effectivement surréaliste. Il y
a
eu des témoignages très forts sur notre antenne de gens qui se sont vus mourir. Avec l'assaillant qui montait au balcon, au premier étage, qui entrait. Une pauvre dame de 80 ans qui s'est dit, mais ma dernière heure arrive. Est-ce que la légitime défense, oui ou non, peut avoir lieu ? Je vous lis l'article 122.6 du Code pénal.
Est
présumé avoir agi en état de légitime défense celui qui accomplit l
'acte ?
1. Pour repousser de nuit l'entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité. 2. Pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence. Et l'article précédent, le 122.5, parle de la proportionnalité. Sur la base de ça, Guillaume Roquet, commençons par vous. Est-ce qu'un homme comme ça, s'il le veut, peut se défendre
?
On ne parle pas de tirer avec une arme à feu, mais ne serait-ce que se défendre physiquement, avec une barre ? Tentez quelque chose où il vaut mieux simplement dire, moi, je laisse piller.
Écoutez,
moi,
objectivement, je ne suis pas un spécialiste de ce sujet. Ce que je sais, c'est que dans le passé, j'ai un souvenir par exemple d'un bijoutier de Nice qui s'était défendu et qui a fini en prison. Non, globalement, la justice est extrêmement sévère avec les gens qui se défendent. Pourquoi ? Parce qu'elle considère, et ça peut se comprendre, que dans un État civilisé, ça doit être aux forces de l'ordre de défendre les
citoyens. Mais là, ils ne sont pas là
en l'occurrence.
Oui, exactement. Et
bien voilà, c
'est
tout le problème. C'est qu'ils ne sont pas là. Donc, je ne sais pas jusqu'où on peut se défendre. Encore une fois, je ne voudrais pas dire des bêtises ou des généralités. Mais ce que je sais, c'est qu'il faut être extrêmement prudent. Et probablement que ça, il faut le faire changer. Parce que si la police n'est plus capable de défendre les gens, et bien si les commerçants peuvent avoir des moyens de défense qui ne vont pas jusqu'à l'arme à feu, parce que c'est probablement trop dangereux, peut-être que ça aurait un effet dissuasif. En tout cas, il faut en parler. L'avis des politiques. Franck Alizio, puis vous, M. Bagné.
À la lecture de l'article que vous avez lu, on remplit les conditions. Enfin là, typiquement, ces circonstances ont rempli ces conditions. Mais ce serait un échec de plus du pouvoir aujourd'hui. Parce que, pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, le pouvoir a peur, parce que le pouvoir échoue, parce que l'autorité, parce que celui qui a normalement le monopole de la violence légitime, selon l'expression consacrée, se retrouve démuni. Et donc, c'est tout le peuple français qui se retrouve démuni. C'est ça, le véritable souci. Aujourd'hui, c'est la peur.
Et d'ailleurs, la peur du pouvoir en place, la peur du pouvoir macroniste et son impuissance nourrit le sentiment de toute puissance des casseurs, de l'ultra-gauche, des amis de l'EFI. C'est ça, la réalité. Franck
Alizio,
vous
ne
pouvez
pas dire, attendez, des amis, là, ce sont des voyages,
des délinquants. – Non, non, monsieur Roussin, les casseurs sont conscientisés. – Le GUD qui a essayé d'entrer dans l'Elysée, c'est vos amis,
c
'est
ça, monsieur Alizio ?
–
Pardon ? – Le GUD qui a tenté de pénétrer l'Elysée, c'est Libération, qui le rapporte,
c'est vos amis, c'est
ça, monsieur Alizio ?
–
C'est donc le GUD, c'est n
'importe quoi. – C'est des informations de presse, monsieur Alizio. – À la différence de vous avec la jeune garde, à la différence des fichesses qui sont des députés. – Aucun, la jeune garde, messieurs, messieurs, messieurs, messieurs, messieurs,
–
Messieurs, messieurs, messieurs, s'il vous plaît, Franck Alizio, ça m'étonne pas de vous, ça m
'étonne
pas de vous.