Le gouvernement est acteur du désengagement écologique - Clémentine Autain à TéléNantes, le 4 juin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui est le fil rouge de ce déplacement ?
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Qu'avez-vous ressenti lors de votre échange avec les salariés de General Electric ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Sur la centrale à charbon de Cordemais, quelle est votre réaction ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Comment l'union de la gauche peut-elle s'opposer au désengagement écologique du gouvernement ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Comment envisagez-vous une convergence avec Johanna Rolland malgré les fractures à gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:01Clémentine AutainFait
« La commande de l'État peut permettre à l'entreprise d'être viable. »
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[Musique] Figure de la gauche critique et indépendante, la député Clémentine Autin est en déplacement en Loire Atlantique. Alors que de nombreuses échéances électorales approchent, l'ex insoumise appelle à une union de la gauche entre rencontres syndicales, discussion avec des acteurs de terrain et échange programmé avec la mère de Nant Johanna Roland. Elle vient aussi présenter son essai.
L'avenir c'est l'esprit public dans lequel elle plaide pour une autre vision de la République. Clémentin bonjour. Bonour nous, je le disais, vous êtes en Atlantique avec un programme très intense, syndicat, structure sociale élu.
Qu'est-ce quel est le fil rouge de ce déplacement ? Alors, je me déplace dans toute la France pour aller à la rencontre des Françaises et des Français, pour faire connaissance avec les militants de l'après qui est la le jeune mouvement que nous avons lancé avec mes collègues qui qu'on appelle les purgés hein de la de la France insoumise mais qui dépasse très largement ce spectre-là aujourd'hui. et puis pour prendre le pou d'un certain nombre d'initiatives, de réalités, d'expériences locales pour nourrir en fait un projet pour les Français.
Dans les réalités très concrètes auxquelles vous avez été confrontés aujourd'hui, vous avez échangé un peu plus tôt avec la CGT de général électrique. 360 postes sont menacés dans le département. Qu'est-ce que ces échanges vous ont transmis ?
Beaucoup de colère. beaucoup de colère parce que j'ai rencontré donc des salariés de cette entreprise. D'abord, je les ai rencontré à la porte de l'entreprise parce que la direction n'a pas accepté que nous rentrions dans le local à l'intérieur alors qu'il y a un local syndical.
Je suis une élue de la République, je trouve ça assez choquant. Et puis nous avons fait le point sur la situation et je crois que ce qui se passe à Général électrique est un symptôme terrifiant de tout ce qui ne va pas aujourd'hui avec un état qui est démissionnaire. des missionnaires à être stratège pour son industrie, des missionnaires à à faire en sorte que l'emploi soit gardé quand il est là et des missionnaires sur un enjeu majeur qui est l'écologie parce que général électrique et bien ce sont des éoliennes offshore.
Donc c'est une partie de la réponse écologique puisque nous avons besoin de développer nos énergies renouvelables et pourtant alors qu'il y a de l'emploi, alors qu'il y a un sens à faire ce travail ici sur notre territoire français et bien la direction fait des calculs de rentabilité de logique de marché de de sans doute de dégager toujours plus de profit parce que ainsi dysfonctionne notre économie capitaliste. Et donc on est là face à des salariés qui sont mis sur le côté face à un plan de dit de sauvegarde de l'emploi mais qui est en fait un plan de destruction de l'emploi et je suis au côté des salariés qui veulent maintenir l'emploi, maintenir le sens de leur travail. Sur la question écologique, autre dossier un peu brûlant, Loir Atlantique EDF a annoncé la fermeture de la centrale à charbon de Cordemai.
Un projet écocombuste qui est un projet de conversion biomasse lui a été complètement écarté. Quelle est votre réaction à ce propos ? Bah écoutez, je préfère la biomasse.
Je veux pas vous vous faire un scoop, mais vous voyez bien que tout ça s'inscrit dans un contexte général où la semaine dernière en particulier a été une semaine noire pour l'écologie. On a un gouvernement qui est acteur acteur de du désengagement de l'État dans la nécessaire conduite de la bifurcation écologique. Donc c'est extrêmement grave, extrêmement grave.
Vous l'avez vu avec la loi du plomb. la loi du plomb qui réintroduit les pesticides. On le sait sur la prime rénove, on enlève les aides.
Vous pouvez le prendre par tous les bouts. Par tous les bouts, le gouvernement renonce à ce changement nécessaire de notre économie. Votre réponse pour ça, c'est une union de la gauche.
Comment ça peut se passer ? Comment ça peut se traduire pour qu'il y ait une opposition forte peut-être à ces questions, à ce désengagement dont vous parlez ? Moi, je plaide d'abord pour que on remette de l'esprit public au sommet de l'État, c'est-à-dire que nous ayons une économie qui cherche la mise en commun, qui respecte la planète, qu'on est un état stratège, donc qui organise dans le temps euh la satisfaction des besoins.
Et si on revient général électrique, par exemple, la commande de l'État peut permettre à l'entreprise d'être viable. La nationalisation peut permettre comme pour harcelor de maintenir les emplois. Et je souhaite également que cet esprit public nous permette de faire grandir la démocratie, cette exigence démocratique sans laquelle rien n'est possible.
Ça c'est ce que je mets, je dirais au pot commun pour une union de la gauche. Alors maintenant, il faut la réussir. Il faut la réussir.
Vous allez euh rencontrer Johanna Roland à l'occasion de votre déplacement, la Mire PS de Nantes. Sur quel terrain est-ce que vous pensez pouvoir converger alors que la famille politique de la gauche, on le voit, elle est souvent très fracturée ? D'abord, j'ai la chance partout où je vais de pouvoir rencontrer euh les maires rencontrer de très nombreux élus.
Alors à Nant, je suis particulièrement heureuse parce que j'apprécie euh Johanna Rolland. Je la trouve énergique, de conviction. Euh euh je lui trouve vraiment de très grande qualité et elle mène aussi une bataille au Parti socialiste pour l'Union.
Donc je suis heureuse de en effet la rencontrer à nouveau demain. Euh mais ce qu'on a à faire c'est euh d'offrir une perspective aux Françaises et aux Français dans le cadre d'un champ politique qui est maintenant avec trois pôles. Vous avez l'extrême droite qui est dangereusement portée à l'échelle internationale, la victoire de Trump mais la victoire dans plein d'autres endroits qui qui qui rend euh très menaçante en fait hein cette trumpisation rampante.
Je pense qu'il faut s'enquiéter, savoir aussi qu'en France, il y a beaucoup de ressorts contre l'extrême droite, mais encore faut-il qu'il y ait un réceptacle. Et c'est pourquoi alors que la Macronie euh après toutes ces années de gouvernement montre son incapacité à améliorer les conditions de vie des Français, et bien je pense que c'est à nous à gauche de nous retrousser les manches, de nous rassembler sans commencer à trier, à mettre les uns et les autres à la porte et de se mettre au travail. Et on a une chance, c'est que le 2 juillet prochain, Lucy Casté nous a donné rendez-vous à toutes les forces du NFP, du Nouveau Front Populaire qui a rassemblé 9 millions de voix il y a 1 an.
Et je pense que depuis un an, nous aurions dû être au travail, nous aurions dû offrir un cadre aux militants, nous aurions dû offrir un espoir aux sympathisants. Nous avons perdu du temps, mais il n'est jamais trop tard. Et donc à partir du 2 juillet, moi je suis favorable à ce que nous nous lançions à la fois sur une base programmatique commune et sur la désignation d'une candidature commune pour 2027.
Une une candidature que vous pourriez peut-être incarner. Pourtant euh c'est quelque chose que vous envisagez directement. Vous vous pensez pouvoir être la force justement de ce rassemblement de l'Union de la gauche ?
Oui, je pense que je peux avoir une capacité de de rassemblement et aussi une expérience. Ça fait longtemps que je fais de la politique et je pense que c'est important pour cette mission très forte d'avoir ces ces ces formes de compétences acquises. Et enfin, il s'agit d'incarner la fonction présidentielle tout en prenant la fin de l'hyperprésidentialisme en France.
Peut-être qu'une femme, c'est pas mal pour le faire. avec aussi la question donc vous avez quitté LFI hein on a évoqué euh la le mouvement l'après comme d'autres figures Alexis Corvia Raquel Garido. Comment ce mouvement peut réunir justement embarquer et peut-être aussi des insoumis justement si on veut une union de la gauche ça serait une union on imagine au sens large.
Moi, je l'imagine au sens large et je pense que même si les insoumis aujourd'hui ont fermé la porte à cette hypothèse, jusqu'au bout, nous devons les appelé à la responsabilité, la responsabilité de transformer ce pays, de ne pas euh donner les clés à Marine Le Pen ou à Jordan Bardella et de faire en sorte que des millions de Français puissent voir leur situation parce que vous savez, il y a beaucoup de maltraitance aujourd'hui dans ce pays. Il y a beaucoup d'angoisse, beaucoup de peur et si nous ne sommes pas à niveau de cette responsabilité pour apaiser en fait, pour relier, pour transformer cette situation, qui va le faire ? C'est à nous de le faire et on ne pourra réussir que si nous sommes largement ensemble.
Donc moi, je souhaite une candidature unique, mais si on n'y arrive pas, il faudra une candidature commune et en créant la dynamique entraîner entraîner toujours plus de personnes mais certainement pas commencer par exclure. Est-ce que là on peut considérer que vous êtes d'ors et déjà en campagne ? Vous allez rencontrer des militants lors de tous vos vos séjours ?
C'est un lancement de campagne pour l'échéance 2027 ? Écoutez, c'est la campagne permanente pour trouver des idées, pour occuper cette fonction que j'ai de de leader à gauche. Et je pense que c'est très important de faire ce travail, d'aller à la rencontre, d'aller vers et de se nourrir euh localement de ce qui de ce qui donne espoir, de aussi cette colère que je peux voir parce que ce que je vois, c'est pas toujours rose, hein. va de paysans qui n'arrivent pas à vivre de leur travail, à des infirmières qui sont en burnout complet, comment voulez-vous qu'elles nous soigne ou qu'il nous soit, à ces déserts médicaux qui sont quand même un grave problème, à ces cœurs de de métropole qui deviennent parfois plus difficiles à habiter parce que le coût de la vie est infernal.
Donc on a plein de sujets à prendre à bras le corps et moi je pense qu'on peut le faire à partir de cet esprit public qui donnera une colonne vertébrale et qui redonnera du sens. à l'État aujourd'hui absent pour résoudre les difficultés de notre quotidien. L'esprit public, c'est effectivement le terme que vous employez dans votre livre l'avenir, c'est l'esprit public.
Merci beaucoup Clément Autin d'avoir été avec nous. Je rappelle, vous allez rencontrer des militants ce soir à Nant et poursuivre également demain votre déplacement en loi Atlantique avec la rencontre de différents acteurs. Entretien à retrouver sur le site de Télénant. [Musique]
Clémentine Autain