Si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Locuteur 1Fait
« Si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession. »
- 0:10Locuteur 1Fait
« Le total du déficit aujourd'hui, c'est le total des cadeaux fiscaux qui ont été faits. »
- 1:20Locuteur 1Promesse
« Je crois à l'État, le retour de l'État et avec lui la planification écologique. »
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Je vous mets en alerte, le budget, le corps nu plus l'inflation alimentaire. Si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession. Ça c'est votre responsabilité. Je crois que dans les 5 ans qui viennent, nous avons intérêt à bien comprendre que l'économie monde va prendre de rues de choc et que la France ne pourra pas vivre en dehors de ces chocs. Le premier, ça va être le changement climatique parce qu'il va perturber toutes les chaînes de production, il va perturber la finance de l'assurance et il va perturber d'une manière générale absolument tout le champ des activités humaines.
Le second, c'est que nous sommes menacés d'une crise financière qu'elle vienne de la bulle numérique ou qu'elle vienne de la dette des États à commencer par les États-Unis d'Amérique. Ensuite, il y a la bascule du monde vers l'Asie chinoise qui est un défi qui conduit les Nord-Américains à penser que il n'y a pas de solution de marché à la compétition avec les Chinois. Autrement dit, c'est la menace de guerre et nous les en savons capablees.
Et je déplore que nos débats se limitent à discuter tout le temps de savoir de combien on va baisser les cotisations sociales et de combien on va baisser les impôts parce que cette affaire-là qui est une politique a été appliquée depuis au moins 20 ans et peut-être davantage n'a pas marché. Et je n'hésiterai pas à vous dire que le total du déficit aujourd'hui, c'est le total des cadeaux fiscaux qui ont été faits. Par conséquent, pour ma part, j'offre un nouveau cadre d'action. Ça commence d'abord par le retour de l'État.
Je crois à l'État, le retour de l'État et avec lui la planification écologique pour gagner en visibilité, fonder l'économie circulaire et prendre les mesures qui s'imposent à tous pour faire face à la crise climatique qui arrive. Ensuite, il nous faut que l'argent circule et non pas soit retenu dans des bulles. C'est la raison pour laquelle il faut réorganiser un crédit facile, fluide. Ce crédit facile et fluide, je compte le faire avec un pôle
Jean-Luc Mélenchon