Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 10 août 2021 17 min

Rapport du Giec sur le climat, JO 2024 à Paris... Le "8h30 franceinfo" de Delphine Batho

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bienvenue si vous nous rejoignez pour ce 8.30 sur France Info, la radio ou sur France Info, canal 27. Bonjour Yannick Falte. Bonjour. Du service politique de France Info à mes côtés comme tous les matins. Et bonjour à vous Delphine Bateau. Bonjour. Députée des Deux-Sèvres, présidente de Génération Écologie, candidate à la primaire écologiste. On va évidemment parler du rapport du GIEC qui a été publié hier dans quelques instants. Mais un mot d'abord de la situation sanitaire, puisqu'on a appris que la Martinique serait soumise à un confinement strict. Les touristes invités à quitter le territoire. Est-ce qu'il y a eu, selon vous, un manque d'anticipation du gouvernement aux Antilles ?

0:33
Delphine Batho

D'abord, je voudrais dire toute ma solidarité avec nos Outre-mer, avec la Martinique, avec la Guadeloupe. Et ensuite, quand la situation est critique, l'heure n'est pas à la polémique. L'heure est à sauver des vies. Donc il y aurait beaucoup de choses à dire, mais je pense que dans la situation dans laquelle on est, ce n'est pas le moment. Ça veut dire que les solutions sont les bonnes ? Pardon ? Les solutions sont les bonnes ? Il n'y a pas tellement le choix. Si vous évoquez la question du confinement et de l'évacuation des touristes, compte tenu des capacités hospitalières et médicales, je crois qu'il n'y a pas tellement le choix.

1:05
Invité

La situation est particulière aux Antilles. 15% des Martiniquais seulement sont entièrement vaccinés.

1:11
Delphine Batho

C'est pour ça que je vous disais qu'il y aurait beaucoup de choses à dire.

1:14
Invité

Est-ce que ça ne valide pas quand même la stratégie du gouvernement, la stratégie nationale, l'incitation à se faire vacciner avec l'extension du pass sanitaire ?

1:22
Delphine Batho

C'est pour ça que je vous disais qu'il y aurait beaucoup à dire sur la gestion de la situation sanitaire outre-mer et sur ce qui explique ce retard de la vaccination. Mais encore une fois, sauvons des vies et concentrons-nous aujourd'hui sur l'essentiel.

1:34
Invité

Vous validez la stratégie du gouvernement sur le pass sanitaire ou pas ?

1:37
Delphine Batho

Le pass sanitaire, moi je suis pour la vaccination. Ma position est extrêmement claire. Je considère aussi qu'il est normal de faire qu'un certain nombre de lieux où il y a des risques de transmission du virus, il faille être soit vacciné, soit avoir un test négatif pour les fréquenter. Je ne suis pas d'accord avec certaines modalités du pass sanitaire sur les contrôles ou sur les licenciements. Tout ça a déjà été dit et j'aimerais bien, si vous voulez bien, qu'on se concentre sur l'information principale d'hier qui est celle des constats implacables faits par la communauté scientifique sur le climat. Je crois que sur le pass sanitaire, beaucoup a déjà été dit.

2:13
Présentateur

Bon, on a bien compris que vous souhaitiez passer du sanitaire au climatique et on va effectivement...

2:17
Delphine Batho

Excusez-moi, mais c'est une question aujourd'hui qui engage l'avenir de l'humanité. Donc la pandémie est très grave, mais à la gravité de la pandémie s'ajoute une autre menace et il y a un combat à mener pour qu'on en parle et pour qu'on ne considère pas que c'était l'actualité d'hier.

2:36
Présentateur

Alors le groupe d'experts sur le climat a effectivement rendu son rapport hier avec ce regret énoncé par la patronne de l'ONU Environnement qui s'appelle Inger Genderson et je vous repose d'écouter ce qu'elle en a dit.

2:46
Invité

Le monde nous écoute, mais il n'agit pas suffisamment fort. Le résultat, c'est que le changement climatique est un problème immédiat. Personne n'est à l'abri et ça empire de plus en plus vite. La crise de la biodiversité, le problème de la pollution et des déchets sont aussi des menaces imminentes.

3:08
Présentateur

Le monde a écouté, mais n'a pas entendu comment vous expliquez Delphine Bateau que ce message n'arrive pas à passer.

3:14
Delphine Batho

Effectivement, les constats scientifiques, ils sont posés depuis plus de 30 ans. Le rapport d'hier, il approfondit, il précise un certain nombre de connaissances, mais le problème face au changement climatique n'est pas un problème de connaissances scientifiques. C'est un problème politique. C'est quand on voit le caractère implacable des données, quand on voit les faits, puisque désormais ce ne sont pas simplement des analyses scientifiques, ce sont les incendies en Grèce, en Algérie, en Turquie, les inondations en Allemagne, en Belgique, le dôme de chaleur au Canada, on peut continuer une liste infinie.

Qu'est-ce qui explique dans cette situation que l'écologie ne soit pas déjà aux responsabilités ou qu'elle ne soit pas perçue comme en capacité d'accéder rapidement aux responsabilités ? C'est un déficit de crédibilité et le sens de ma candidature, c'est de vouloir y remédier. L'écologie française doit sortir de l'adolescence. Elle doit aujourd'hui se donner les moyens d'exercer les responsabilités de l'État. C'est la conclusion politique qu'il faut tirer du rapport du GIEC.

4:27
Invité

Est-ce que c'est l'ensemble de la classe politique qui doit prendre une part de responsabilité, ne pas avoir su agir, convaincre contre ce dérèglement climatique ?

4:36
Delphine Batho

Mais les autres formations politiques sont sur la thèse, qui est une imposture, que l'écologie est compatible avec la croissance économique. Et chaque fois qu'on vous parle de l'indicateur PIB, il faut y voir très concrètement des émissions de gaz à effet de serre. Donc plus de PIB, c'est plus d'énergie consommée, plus de ressources consommées, plus de pollution, plus d'émissions de gaz à effet de serre, plus de destruction du climat, plus de destruction de la nature. C'est ça la réalité des choses. Et donc le gouvernement actuel, comme les précédents, comme toutes les autres formations politiques, sont prisonnières de cette imposture.

Et c'est la raison pour laquelle il faut une alternative politique et ouvrir une nouvelle voie. Et du coup, la question qui est posée pour les écologistes, alors que nous sommes tous ensemble dans un train qui va à toute vitesse vers un précipice, c'est plus seulement d'être les voyageurs qui tirent le signal d'alarme, c'est de prendre les commandes du train et de le changer de voie.

5:34
Présentateur

C'est ça le travail que nous avons à faire. Est-ce que la question de la décroissance, c'est un message qu'on peut aujourd'hui entendre, qu'on peut aujourd'hui défendre, au moment où on s'inquiète justement de l'économie française ? C'est la seule voie réaliste.

5:45
Delphine Batho

J'attends que l'on m'explique comment il serait possible de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre dans le calendrier qui a été indiqué par le GIEC, dans lequel on voit qu'il y a la possibilité, si nous nous y mettons tout de suite, de façon radicale, de façon urgente, de réduire l'impact du réchauffement climatique au cours des prochaines décennies. C'est quelque chose qui est possible, c'est contenu dans le rapport du GIEC hier. Il n'y a pas d'autre chemin que celui de rompre avec la croissance économique comme alpha et oméga du débat politique qui ne dit rien de la qualité de vie des gens.

Parce que les Françaises et les Français, les citoyens dans le monde, ne demandent pas un taux de croissance du PIB. Ils demandent à vivre dignement, ils demandent à avoir le nécessaire, le suffisant pour vivre, ils demandent à avoir un travail épanouissant et ils demandent à avoir une vie qui a du sens. Aujourd'hui, cette vie est menacée.

6:45
Présentateur

Donc ça veut dire, je vous repose la question, que les Français sont prêts à entendre cet appel ? La décroissance est la seule voix ?

6:51
Delphine Batho

Absolument. Et d'ailleurs, les Françaises et les Français font de la décroissance tous les jours sans s'en rendre compte. Lorsqu'on l'a choisi, d'acheter un produit d'occasion au lieu d'acheter un produit neuf quand on va sur le bon coin, black market, ou dans une brocante ou un vide-grenier. Quand on passe au vélo, dans les villes, pour se rendre au travail. Quand en milieu rural, on passe au covoiturage pour se rendre au travail, au lieu d'être ce qu'on appelle un autosoliste, c'est-à-dire d'être tout seul dans sa voiture. Et en plus, ça coûte moins cher, la décroissance.

Donc oui, les Françaises et les Français font de la décroissance tous les jours sans le savoir et sans nécessairement aujourd'hui mettre le mot dessus. La décroissance, c'est un système plus juste, plus humain,

7:31
Présentateur

qui va permettre de réduire les inégalités. Delphine Bateau, restez avec nous, on va s'interrompre un instant. Le temps de faire le point sur l'actualité de ce mardi matin. Il est 8h40, le fil info avec Claire Flochelle.

7:42
Invité

Les touristes invités à quitter la Martinique. L'île est reconfinée pour trois semaines dès ce soir. Hôtel, plage, lieu de loisirs, commerce dit non essentiel, ferme. Impossible désormais de se déplacer à plus d'un kilomètre de chez soi. Contre dix jusqu'à présent, à peine 22% des Martiniquais ont reçu au moins une dose de vaccin. Alors qu'à l'échelle nationale, 45 millions de Français auront reçu ce soir au moins une injection, soit 67% de la population. Objectif, 50 millions de primo-vaccinés à la fin du mois. L'agence sanitaire américaine déconseille de se rendre en France en raison de la circulation du coronavirus. Les Etats-Unis placent notre pays à un niveau de risque maximal.

Les Etats-Unis, où la vaccination sera obligatoire pour toute l'armée américaine à partir du mois prochain, annonce saluée par Joe Biden alors que le pays fait face à une flambée de l'épidémie en raison du variant Delta. Des incendies aux quatre coins du globe, en Turquie, en Grèce, où depuis plus d'une semaine, le brasier est incontrôlable sur l'île de Baie. Des feux également en Algérie, dans la région montagneuse de Kabylie, le gigantesque Dixie Fire en Californie, et même au pôle Nord, en Sibérie. Les feux de forêt continuent de progresser.

8:55
Présentateur

Avec toujours à nos côtés Delphine Bateau, députée des Deux-Sèvres, présidente de Génération Écologie et candidate à la primaire écologiste. Alors vous disiez tout à l'heure, Delphine Bateau, que l'écologie devait sortir de l'adolescence. Est-ce que ça veut dire que c'est vous l'âge adulte ?

9:13
Delphine Batho

Pas moi seule. Mais effectivement, j'entends proposer une espérance à celles et ceux qui, en France, veulent une écologie de gouvernement, veulent une écologie en capacité d'assumer les responsabilités de l'État dans une situation critique. Ça signifie le fait de s'en donner les moyens. Ça signifie de construire une équipe. Ça signifie le fait de travailler avec des experts. Ça signifie de construire un programme de gouvernement extrêmement crédible, extrêmement solide. Qu'est-ce qui fait que vous êtes la mieux placée par rapport aux autres candidats à la primaire ? Ma différence, je ne suis pas là pour donner des bons points ou des mauvais points à mes amis de la primaire écologiste.

Ma différence, c'est la clarté. J'ai dit les choses clairement sur le chemin de décroissance qu'il faut proposer aux Français pour mettre le bien-être humain et le respect de la nature au centre de toutes les décisions. Ma différence, c'est aussi la solidité et une conception claire de ce qu'est l'exercice des responsabilités de l'État dans une situation, encore une fois, qui est une situation critique.

Il faut remédier aujourd'hui au décalage qu'il y a entre un potentiel énorme parce qu'il y a une prise de conscience profonde dans la société, il y a eu les mobilisations de la jeunesse pour le climat, il y a un foisonnement d'initiatives sur le terrain, dans la vie associative, dans les entreprises extraordinaires. Nous avons des élus locaux aujourd'hui qui organisent le changement écologique à la tête de leur ville et sont en train d'acquérir une expérience de ce qu'est la direction d'une collectivité. Mais à l'échelle nationale, les écologistes souffrent d'un déficit de crédibilité auquel il faut maintenant remédier.

10:59
Invité

Delphine Bateau, on parle beaucoup depuis hier de Paris 2024, depuis la cérémonie de clôture à Tokyo. Est-ce que vous craignez l'impact écologique des Jeux qui auront lieu en France malgré les engagements de ces organisateurs ?

11:10
Delphine Batho

Alors je ne le crains pas, je l'ai vu de mes yeux vus. Et merci de cette question qui me permet de parler d'une cause qui me tient particulièrement à cœur, c'est celle des jardins ouvriers d'Aubervilliers. Des jardins ouvriers de Seine-Saint-Denis qui ont plus d'un siècle, qui sont un endroit absolument magique, qui permet à des familles de se nourrir pour pas cher, qui est un lieu extrêmement poétique. Et en fait, il est prévu, dans le cadre des JO de Paris 2024, de détruire cet endroit. De la même façon qu'il est prévu de construire une bretelle d'autoroutes à côté d'une école au carrefour Pléiel, en Seine-Saint-Denis. Eh bien ça, ce n'est clairement pas possible. Et cette notion...

11:50
Invité

Deux fois moins d'entraînes carbone, disent les organisateurs, que les Jeux olympiques traditionnels, vous y croyez ?

11:54
Delphine Batho

Ça veut dire toujours plus de carbone. Vous voyez, c'est le cœur du débat. Est-ce que la question est d'amender un petit peu les choses pour polluer moins vite ? Ou est-ce que la conclusion que nous devons tirer du rapport du GIEC, c'est qu'il faut arrêter d'ajouter des tonnes de CO2 dans l'atmosphère ? Ce que disent les données scientifiques, c'est qu'il faut arrêter d'ajouter des tonnes de CO2 dans l'atmosphère.

Et par ailleurs, cette question des jardins ouvriers d'Aubervilliers est une question de justice sociale, c'est une question d'écologie populaire, de la même façon que la pollution de l'air à côté d'une école en Seine-Saint-Denis est une question d'inégalité environnementale majeure.

12:33
Présentateur

Est-ce que ça veut dire en creux, Delphine Bateau, que vous n'étiez pas forcément très favorable à ce que ces Jeux olympiques s'organisent à Paris ?

12:39
Delphine Batho

Je pense qu'il faut réinventer les grandes compétitions sportives. J'adore le sport, je suis très fière des victoires de la France. J'aurais aimé d'ailleurs qu'un grand quotidien du sport consacre sa une à la victoire de l'équipe féminine de Handball. Donc là, le sujet, le débat n'est pas celui de l'amour du sport. C'est quelles doivent être les compétitions sportives au XXIe siècle dans un contexte de réchauffement climatique. Les JO au siècle dernier, ils allaient avec la logique de la mondialisation. Donc je pense qu'on doit aujourd'hui inventer autre chose.

13:13
Présentateur

Est-ce que vous n'êtes pas en train de refaire le match entre amoureux du sport et défenseurs de l'écologie ? On voit que ça a créé quelques polémiques pour les maires écolos notamment.

13:22
Delphine Batho

Je vous l'ai dit clairement, j'aime le sport. Je suis pour le sport, pour toutes et pour tous. Il y a un lien entre l'écologie et le sport, parce que le sport, c'est la santé. Donc là n'est pas le débat. Le débat, c'est est-ce que des JO justifient que l'on détruise des jardins ouvriers ? Est-ce que des JO justifient qu'on mette un carrefour, une bretelle d'autoroute à côté d'une école en Seine-Saint-Denis ? Pour moi, la réponse est clairement non. Et d'ailleurs, je constate qu'on voit sur cet exemple concret le clivage entre l'écologie et toutes les autres formations politiques.

Parce que dans ce dossier, vous avez la région Île-de-France, vous avez la mairie de Paris, vous avez le département de Seine-Saint-Denis et vous avez l'État. Eh bien, ils sont tous interpellés, sauvés les jardins ouvriers d'Aubervilliers.

14:02
Invité

On en vient à nouveau à la primaire écologiste qui aura lieu en septembre. Cinq candidats au total, dont Jean-Marc Gouvernatori exclut de la primaire, puis réintégrés par la justice. Yannick Jadot, Éric Piolle, Sandrine Rousseau. Et vous, en cas de défaite, vous engagez-vous à soutenir le ou la gagnante ?

14:15
Delphine Batho

C'est la règle, de base, dans toute primaire. Donc, bien entendu, comme les autres.

14:21
Invité

Yannick Jadot a longtemps assumé une certaine distance avec l'appareil Europe Écologie-Les Verts. Il avait, en 2017, fini par rallier Benoît Hamon. Est-ce qu'il y a un procès en trahison chez les militants auprès de Yannick Jadot ?

14:33
Delphine Batho

D'abord, moi, je considère qu'une primaire n'est pas une guerre de clans, ni une bataille d'égo, ni ne doit entrer dans ce type de considération. En revanche, j'apporte la garantie, si je suis investie, qu'il y aura un bulletin de vote écologiste en 2022, qu'il n'y aura pas de processus de retrait ou de troisième mi-temps de la primaire avec d'autres formations politiques. Pour moi, la conclusion qui s'impose à partir du rapport du GIEC, des données sur l'effondrement de la biodiversité, c'est que l'écologie doit accéder aux responsabilités maintenant et donc qu'elle doit être en situation d'accéder au second tour de l'élection présidentielle.

15:09
Présentateur

Et dans cet objectif, est-ce qu'il n'aurait pas été plus simple, plus efficace de faire une primaire commune à toute la gauche ?

15:14
Delphine Batho

Je viens de vous dire l'inverse. Est-ce qu'il y a une différence entre une pollution de gauche et une pollution de droite ? Est-ce qu'il y a une différence entre, par exemple, un député de droite qui vote pour le retour des néonicotinoïdes et un député socialiste qui vote pour le retour des néonicotinoïdes ? La réponse est non. Donc il ne faut pas confondre le débat sur les alliances au second tour sur la base d'une dynamique électorale et d'un rapport de force. Et toutes celles et tous ceux qui voudront concourir à ce que l'écologie accède aux responsabilités au deuxième tour seront les bienvenus. Mais au premier tour, il faut de la clarté et un projet clair.

Le projet de la décroissance n'est pas compatible avec celui de formation politique qui reste prisonnière des visions du siècle dernier.

16:00
Invité

Est-ce que la maire de Paris, Anne Hidalgo, malgré tout, qui mène une politique très verte avec les écologistes d'ailleurs, n'offrirait pas les meilleures chances de la gauche à la présidentielle ? Autrement dit, seriez-vous prête à la soutenir si elle se lançait ?

16:12
Delphine Batho

Je vous ai répondu clairement non. Je suis pour l'écologie. Je ne suis pas dans la logique de soutenir d'autres formations politiques, quelles qu'elles soient, et même lorsqu'elles teintent un petit peu leur discours ou leur décision d'écologie, comme c'est le cas d'Anne Hidalgo, qui certes fait des pistes cyclables à Paris, mais qui est impliquée dans le dossier des JO de 2024 dont je vous parlais tout à l'heure.

16:40
Présentateur

Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce matin, Delphine Bateau, députée des Deux-Sèvres, présidente de Génération Écologie et donc candidate à la primaire écologiste. Merci à vous Yannick Falt.

Rapport du Giec sur le climat, JO 2024 à Paris... Le "8h30 franceinfo" de Delphine Batho — Delphine Batho · Pourquijevote