🔴 EN DIRECT | Édouard Philippe s'exprime à Reims
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 82 %Attaque 14 %Défensif 4 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 17:22Invité politiqueChiffre
« Nous avons avec une grande réforme de l'apprentissage doublé le nombre d'apprentis en France fait en sorte que cette voix extraordinaire devienne la voie royale pour accéder à l'emploi. »
- 17:50Invité politiqueChiffre
« Je suis fier d'avoir dédoublé les classes de CP et de CE1 dans les zones d'éducation prioritaire. »
- 17:50Invité politiqueChiffre
« Je suis fier d'avoir commencé à recruter plus de 10000 policiers et gendarmes parce qu'il y avait urgence et parce qu'il y avait nécessité. »
- 31:48Invité politiqueFait
« En juin 2023, j'ai été le premier responsable politique à dénoncer l'accord franco-algérien de 1968 et à m'interroger sur le bien fondé du maintien d'un régime qui prévoit en matière d'entrée de séjour pour les ressortissants algériens un droit particulier. »
- 33:25Invité politiqueChiffre
« Le 6 novembre 2025, j'ai proposé aux entreprises un deal fiscal très simple. 50 milliards de baisse d'impôt de production contre 50 milliards d'euros de baisse d'aide publique. »
- 36:13Invité politiquePromesse
« J'ai proposé le 8 novembre le 8 décembre 2025 d'instaurer ce que j'ai appelé un état d'urgence narcotrafic sur le modèle de ce que nous avons fait pour lutter contre le terrorisme. »
- 36:57Invité politiqueChiffre
« Les forces de l'ordre depuis maintenant 10 ans à empêcher la commission sur notre sol d'acte terroriste. »
- 37:42Invité politiqueChiffre
« On estime que 30 % du prix d'un kil de produit stupéfiant est lié à la corruption ou à la logistique au minimum. »
- 54:08Invité politiqueFait
« On ne va pas faire de simplification. On va faire des suppressions parce que la simplification c'est rajouter du droit. »
- 55:30Invité politiqueFait
« La crise économique arrive. L'augmentation du prix du pétrole a un impact sur le fonctionnement de notre économie. Les investissements diminuent en ce moment. »
- 1:01:21Invité politiqueFait
« des jeunes actifs de moins en moins nombreux le poids de dépenses sociales de plus en plus lourde. Ça n'est pas tenable. »
- 1:02:04Invité politiqueFait
« Sur l'euro, ils étaient contre et ils sont pours maintenant. Pourquoi ? Vous ne savez pas. Moi non plus, personne ne sait. »
- 1:02:04Invité politiqueFait
« Sur le droit à l'avortement, madame Le Pen était contre et maintenant elle est pour. »
- 1:02:04Invité politiqueFait
« Sur les retraites, c'était le retour à 60 ans plus maintenant. »
- 1:04:53Invité politiquePromesse
« Pour redonner à la France sa puissance, sa prospérité, sa liberté. Pour réduire le déficit public et la dette. »
- 1:04:53Invité politiquePromesse
« pour reprendre le contrôle de l'immigration familiale tout en permettant à nos restaurants, à nos entreprises du BTP, à nos exploitants agricoles, à nos ÉPAD de recruter la main d'œuvre dont ils ont besoin »
- 1:05:14Invité politiquePromesse
« Pour ramener de l'autorité, de l'exigence, de l'effort à l'école »
- 1:05:50Invité politiqueFait
« La politique est déjà assez violente. Ne comptez pas sur moi pour en rajouter sur les personnes. »
- 1:06:33Invité politiqueFait
« Les idées du Rassemblement national sont dangereuses pour notre pays, dangereuses pour son unité »
- 1:07:13Invité politiqueFait
« Le populisme finit toujours par se retourner contre le peuple. »
- 1:12:22Invité politiquePromesse
« Une France dont les comptes sont sains, dont la dette est maîtrisée. »
Temps de parole
- Édouard Philippe100 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[acclamation]
[applaudissements] [applaudissements]
[acclamation] [acclamation]
[applaudissements]
Bon, gardez-en pour la suite les amis. Oh là ! Ah c'est comme ça chez Horizon, c'est discipliné. Les premiers, les premiers c'est ce que signifie le terme de REM qui désigne le peuple gaulois qui a donné son nom à Reince Cher Arnaud. Et chez Horizon, c'estes premiers nos rê à nous si j'ose dire. C'est vous les cadres de notre parti.
ceux qui tôt dès 2021 pour certains d'entre vous dès cette réunion fondatrice au Havre qui évoquait Christophe se sont engagés dans une aventure commune que je dois dire je suis extrêmement fier et heureux de partager avec vous et parmi vous les premiers des premiers ce sont les maires Arnaud nous te confions ces premiers qui savent changer la vie de leurs concitoyens qui ont pris l'excellente habitude de dire à leurs électeurs parce qu'on peut pas tricher dans un hôtel de ville qui ont appris à fixer des priorités parce qu'on ne peut pas tout faire durant les 6 ans d'un mandat et qu'il faut choisir qui savent conjuguer autorité et empathie, stratégie et proximité qui sont à la fois des capitaines et des confidents qui savent aussi et c'est rassurant et c'est important changer d'avis reconnaître humblement quand ils ont tort et qu'il faut l'assumer et qu'ils savent se faire engueuler parce que oui quand on est on sait se faire engueuler on aime pas forcément ça c'est pas totalement intuitif on n' pas forcément été élu pour ça mais ça va avec le job ça va avec le mandat quand on prend une décision de maire il y a toujours quelqu'un concerné directement pour vous en parler toujours quelle que soit la décision quel est un objet qui durera 30 temps ou une espérance de vue qui dure une journée, qu'elle implique 30 millions de dépenses ou 5 €.
Il y a toujours quelqu'un qui vous dira les yeux dans les yeux et avec son cœur ce que cette décision implique pour lui. Les mères, mesdames et messieurs, sont ces manches retrouchées. C'est c'est ces manches. Voilà, c'est bien. Je me demandais vous étiez ces man ces manches retroussées et Horizon est un parti de manches retroussées au service de leur concitoyens. Et tout le monde ici se réjouit avec moi. Qu'il te revienne à toi cher Arnaud de présider cette assemblée des maires et de devenir ainsi vice-président d'horizon.
Car tout le monde sait le travail remarquable que tu fais à Reince et tous ceux qui sont présents ici se joignent à moi pour te féliciter et pour te remercier pour ton accueil formidable dans cette ville des premiers. Ces élections municipal, mes amis, était un test pour nous, un test opérationnel, un test organisationnel, un test politique. Pour chaque candidat, se présenter, c'est un défi. On dit souvent que les femmes et les hommes politiques, on dit d'eux qu'ils sont portés par une ambition dévorante, qu'ils ne pensent qu'à ça, être candidat à chaque élection qui se présente.
Et je reconnais qu'en ce moment entre ceux qui se préparent, ceux qui réfléchissent, ceux expliquent que leurs amis les y invitent, ceux qui ne disent rien mais qui attendent l'automne, il y a plutôt plétor de candidats. Mais se présenter à une élection à une élection municipale ou à une autre n'a absolument rien d'évident. C'est le fruit d'une réflexion intime. C'est le fruit d'une démarche qui prend du temps, d'une forme de méditation dans laquelle on voit se confronter ce qui est souhaitable et ce qui est possible. C'est savoir qu'il va falloir s'exposer pour s'imposer.
C'est expliquer pourquoi avec vous ça va aller mieux tout en conservant l'humilité de savoir que pour tout le monde, y compris pour vous, ça va être difficile. On devrait jamais être candidat à la légère et on ne s'engage jamais dans une élection municipale à la légère. Alors tout le monde ici a fait campagne au municipal d'une manière qui lui était propre et il y a bien des manières de faire campagne. Mais il y a eu et c'est important politiquement quelques constantes pendant ces élections municipales. D'abord bien sûr nous avons fait l'union et je dirais même que nous n'avons pas eu l'union honteuse.
Nous, nous avons clairement dit qui étaient nos alliés et clairement qui étaient nos adversaires. Sans hésitation, sans compromission, sans tentation curieuse. Et puis nous nous sommes parlés beaucoup entre responsables locaux bien sûr parce que les élections municip les élections municipales c'est d'abord local, c'est une alchimie locale mais entre responsable politique national aussi. Pour la première fois en préparation de ces municipales ont eu lieu des discussions entre des responsables politiques qui ne se parlaient jamais tous entre eux.
probablement est- plus facile parce que depuis 2024 les Républicains, Renaissance, le modè, l'UDI, le Parti radical et nous-mêmes, nous participons à des gouvernements ensemble, probablement aussi parce que nous sentons au fond de nous qu'il y a bien plus de convergence dans ce vaste socle commun qu'il n'y a de divergence. Bref, nous nous sommes parlés. Bruno Rota Gabriel Atal, François Beou, Hervé Marseille, moi-même. Cela a parfois été rappeux mais pas souvent et cela a toujours été respectueux. Nous ne sommes pas parvenus à nous entendre partout, mais les points de crispation et les points de désaccord ont été finalement très très peu nombreux.
Et puis chez Horizon, nous avons tenu nos engagements et je le dis parce que il a pu arriver que d'autres soient moins clairs sur la tenue de leur engagement et sur la clarté de leurs alliances. Ils ont eu tort. Nous, nous n'avons pas eu l'union honteuse. Lorsque nous étions d'accord, nous l'avons dit, nous l'avons même revendiqué. Et dans les rares cas où il n'avait pas été possible de se mettre d'accord, nous avons tenu la ligne de l'Union au second tour avec des position nette formulé par la commission nationale d'investiture que préside Christelle Moran et que je veux remercier pour le travail qu'elle a fourni dans le cadre de ces municipales.
Et ces alliances et cette clarté ont été efficaces efficaces. pour les candidats qui n'étaient pas de notre parti et que nous avons soutenu comme à Bordeaux, à Hansy, à Toulouse, à Cholé, à Calé, à Versailles, à Besançon, à Brest. Leur victoire leur appartient bien entendu et il ne s'agit pas de la revendiquer à leur place mais elle est aussi un peu la nôtre, en tout cas celle des candidats horizon qui ont été élus sur leur liste. Puis ces alliances ont été efficaces pour nous chez Horizon avec de nombreuses rélections au Havre.
à Anger, à Reince bien sûr, à Pessac, à Angoulem, à Vezou, à Van, cher David, à Rieux la Pape, mais c'était pas facile à Ajaxo, à Harle cher Patrick, à Olivier ou à Asbrook, ces victoires, ces réélections. Je crois pouvoir vous dire que je suis bien placé pour savoir qu'elle n'avait rien de facile et qu'elles nous fontent honneur et qu'elle nous rendent joyeux et que nous disons bravo à celles et ceux qui les ont portés. Et puis je voudrais saluer nos 150 nouveaux maire. Je pense à Anne Florence Boura à Châelro. Formidable victoire à Châtelot. Je pense à Victor Bonau. Victor Bonau à Saint-Brieux. Je pense à Michel Cadet à Périgueux.
à Gill Agège, à Nogens surmarne ou à Gabriel Doublé qui a gagné à Annas, ville qui je crois était à gauche depuis plus de 30 ans. Et puis je voudrais et je voudrais saluer un de ces nouveaux maires qui sont présents ici. Je voudrais souhaiter la bienvenue à Philippe Perche, le nouveau maire de Montluon. Il doit être quelque part par là tout à l'heure, il était là-bas. On le salue. On est Il est juste devant moi. On le salue. On est très content. Et tous les autres. Et tous les autres. Et tous les autres. Et puis je voudrais je voudrais saluer les candidats qui ont perdu. sans se perdre. La victoire à s'en père, la défaite est toujours orpheline.
Mais la politique, c'est aussi à faire de constance et d'endurance, d'enracinement et d'obstination. Cette affaire d'amitié et même après une défaite, surtout quand elle est honorable, on prépare les victoires de demain. On pense à eux, on compte sur eux. Il y en a ici tous ceux qui sont présents dont nous aurons besoin dans les combats à venir sur qui nous comptons, qui continueront à exercer des responsabilités au sein d'horizon parce que ce combat il est commun et nous allons tous le mener ensemble. Une des choses que je retiens de de cette campagne, c'est l'importance de la clarté.
Clarté sur son programme, clarté sur ses alliances, je l'ai dit, aussi clarté sur son positionnement politique. C'est toujours assez instructif ces discussions sur le positionnement politique. Là, j'ai une bouteille, pardon. C'est toujours assez instructif ces discussions sur le positionnement politique parce que vous savez certains qui se réclament de la droite, d'autres de la gauche, d'autres disent qu'ils sont du centre. Il y en a même certains qui prétendent être d'ailleurs. Certains disent qu'ils sont la vraie droite, d'autres prétendent être la vraie gauche.
Cela en général d'ailleurs lance assez vite des procès en excommunication sur ceux qui ne sont pas à leurs yeux de la vraie droite ou de la vraie gauche. La vérité, c'est que plus les candidats sont légers sur l'idéologie et limités en matière de nouvelles idées, plus ils revendiquent la pureté de leur camp. Et bien souvent, les commentateurs de la vie politique, parce qu'ils cherchent à rendre les choses plus simples ou parce qu'ils veulent mettre les gens dans des cases, assigne à des candidats un espace politique. Lui, c'est la droite, elle c'est la gauche, lui c'est le centre gauche, lui on sait pas où il est.
Et en fonction des espaces politiques où l'on vous assigne, vous avez tant ou tant de chances de gagner. C'est totalement absurde ça. Ça ne fonctionne pas comme cela. Un maire comme un président de la République ne s'inscrit pas ne s'inscrit jamais dans un espace politique défini par les autres. La politique n'est ni statistique, ni topographique, ni arithmétique. La politique c'est d'abord et avant tout une dynamique parce qu'elle est profondément humaine.
Nous sortons tous de ces élections municipales avec cette certitude, cette sensation qui est glorieuse, qui est extraordinaire, qu'une campagne, c'est profondément humain, c'est tactile, c'est sentimental, c'est viscéral, c'est quelque chose qui ne se réduit pas. à aux frontières ou à la délimitation artificielle que l'on peut parfois faire. Les frontières partisanes ne résistent ni à la complexité des sujets, ni à la diversité des opinions, ni au parcours des uns et des autres. Et tous les sondages, tous les algorithmes, toutes les analyses du monde ne changent rien à cela. Une élection, c'est de l'humain, c'est de l'incarnation, c'est de la confiance.
Et donc chaque candidat construit son propre espace, un espace qui lui ressemble et un espace qui rassemble. et il se construit en partant de ce qu'il est, de son histoire, de ses convictions, de ses réalisations sans se renier ni s'excuser. Moi, mes amis, je sais assez bien d'où je viens. Je viens de la droite. J'ai été le premier directeur général du plus grand parti que la droite et le centre est constitué en France, l'UMP.
Je l'ai monté ce parti pour le compte de responsables politiques qui pensaient à juste titre qu'en rassemblant la droite et le centre, il serait possible de gagner l'élection présidentielle et de s'assurer une majorité à l'Assemblée nationale pour gouverner le pays avec Jean-Pierre Rafarin ici présent et que je salue avec amitié et reconnaissance Avec Jean-Pierre Rafarin, nous avons œuvré lui à Matignon dans la lumière, moi Ru de la Boessie dans l'ombre pour faire de cette grande idée que portait Jacques Chirac une réalité une réalité politique qui a créé un espace politique.
J'ai été pendant 5 ans ensuite un peu plus tard député si gens au sein du groupe UMP PLR avec quelques-uns ici Arnaud déjà Alain aussi pour défendre les idées sur lesquelles nous nous étions engagés. au moment des élections législatives. Je viens de la droite, je l'ai dit sur le perron de Matignon le jour de ma prise de fonction et croyez-moi à l'époque ça en a surpris quelques-uns qui ne s'y attendaiit pas. À l'époque on disait que tout ça n'avait plus de sens. Je sais d'où je viens et je vais pas m'en excuser de la même façon que je ne vais pas m'excuser d'avoir été le premier ministre le premier premier ministre d'Emmanuel Macron.
Et je suis assez fier d'avoir été le premier premier ministre d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire le premier premier ministre d'un quinquena où réformer la France était encore un mot qui avait un sens. Je suis fier d'avoir été au fond le seul premier ministre de ces 10 dernières années à avoir réduit en même temps, si vous me passez l'expression, le chômage, les impôts et le déficit.
Je suis fier d'avoir doublé le nombre d'apprentis dans ce pays depuis des années Jean-Pierre, on savait et toi mieux que beaucoup d'autres que derrière cette question là de l'apprentissage il y avait la meilleure façon pour des jeunes gens d'accéder à l'emploi, le meilleur système de formation leur permettant d'accéder à l'emploi. Et pendant des années, on se désolait de ce que en France, à la différence de ce qui se passe en Suisse ou en Allemagne, l'apprentissage ne prenait pas. Nous avons avec une grande réforme de l'apprentissage doublé le nombre d'apprentis en France fait en sorte que cette voix extraordinaire devienne la voie royale pour accéder à l'emploi.
Et croyez-moi, les difficultés que nous allons constater sur l'emploi des jeunes, celles qui existent déjà, qui sont liées à la fois à la récession économique et à l'intervention de l'intelligence artificielle ne se régleront pas autrement que par la découverte d'un métier, par la capacité à apprendre sur place, par la richesse inouie de l'apprentissage. Et bien moi, je suis fier d'avoir fait cette réforme avec d'autres de l'apprentissage lorsque j'étais premier ministre. Et je suis fier d'avoir dédoublé les classes de CP et de CE1 dans les zones d'éducation prioritaire.
Et je suis fier d'avoir commencé à recruter plus de 10000 policiers et gendarmes parce qu'il y avait urgence et parce qu'il y avait nécessité. Alors évidemment, j'ai pas fait tout ça tout seul et évidemment je suis loin d'avoir tout réussi mais je suis fier de l'avoir fait. Je suis fier d'avoir osé ce mouvement, d'avoir tenté et initié ce mouvement. Et je sais d'où je viens, mais je sais également où je suis. Je suis à la tête d'un parti politique de droite et élu au Havre dans une ville populaire au sens le plus noble du terme, une ville ouvrière et fière de l'être.
Une ville dans laquelle avec mon équipe, cher Agnès, nous avons su construire une dynamique de rassemblement fondée sur le sérieux, sur l'écoute, sur la capacité à tracer des perspectives. Une ville où nous avons montré que les idées de liberté et de responsabilité ne se réduisaient pas à l'électorat de droite. Bien sûr, une ville où nous avons montré que l'empathie et la solidarité n'étaient pas l'apanage de la gauche. Évidemment, une ville où l'exigence républicaine et l'ambition collective rassemble. Je sais qui fuit et je sais où nous allons. Un espace politique, on nenhérite pas, on le construit.
Et donc ensemble, nous allons construire notre espace politique avec des femmes et des hommes attachés aux libertés publiques et individuelles, aux entreprises et à l'économie de marché sans renoncer à la protection et aux solidarité. Des femmes et des hommes qui veulent de l'autorité pour protéger efficacement les Français. Les femmes menacées ou agressées, les familles confrontées au trafic, les jeunes exposés de plus en plus tôt à l'extrême violence, qu'elle soit virtuelle sur les écrans ou bien réel dans nos rues.
Des femmes et des hommes qui ont le sens de l'État, un état qui investit, qui organise, qui planifie le cas échéant, qui garantit l'ordre, qui protège les frontières et qui protège les intérêts vitaux exprimés par le gouvernement et par le chef de l'État sans se mêler de tout au risque de tout emmêler. des femmes et des hommes qui aiment leur pays, son identité, ses traditions, ses racines sans haï celle des autres. Des femmes et des hommes qui savent que notre prospérité ne peut être durable si nous ne prenons pas soin de notre environnement et de notre impact sur les ressources.
des femmes et des hommes qui veulent une France libre dans une Europe forte, une France au cœur de l'Europe, pas à côté, pas loin, au cœur. Et ce rassemblement de femmes et d'hommes, nous allons le poursuivre parce que l'objectif d'une présidentielle, ce n'est pas d'atteindre je ne sais quelle pureté de la droite toute la gauche, à supposer que ça existe, à supposer que ce soit possible parce que mon objectif, ça n'est pas de faire gagner la droite ou de faire perdre la gauche. Mon objectif, c'est de faire avancer la France. et de servir les Français et de le faire exactement comme je l'ai fait au Havre où les gens ne m'ont pas dit qu'ils voulaient un maire de droite ou un maire de gauche.
Ils m'ont dit qu'il voulait des solutions pour accéder à un médecin. Ils m'ont dit que le vieillissement de notre société devait être mieux prise en compte et que compte tenu de l'explosion du nombre des aidants, il fallait aider les aidants. Ils m'ont dit qu'il voulaient bien croire à l'école publique mais qu'ils étaient inquiets de son fonctionnement, très inquiet de son fonctionnement. Ils m'ont fait part de leurs attentes dans la vraie vie, pas dans le monde des idées. Ils m'ont dit combien lorsque les infrastructure de transport ne fonctionne pas, c'est leur vie qui en est empêchée. Si vous voulez voir un vrai énervé, parlez-lui du train.
Et d'ailleurs, il aura probablement la même réaction que quelqu'un qui habite à Clermontferrand Cher ou parce qu'il y a de fait dans notre pays des villes qui s'éloignent de la centralité. parce que la desserte ferroviaire diminue. Alors bien sûr, on peut considérer que c'est qu'un sujet régional, mais qu'est-ce qui se passe derrière cet éloignement ? Qu'est-ce qui se passe derrière cette insatisfaction face à des infrastructures qui vieillissent et qui ne sont pas satisfaisantes ? Il se passe une frustration considérable. Il se passe une perte de chance considérable. Il se passe une perte de compétitivité considérable.
Comment espérer faire du Havre le premier port d'Europe alors que 5 % des containers qui arrivent ou qui partent du Havre sont seulement transporté par le train ? Là où à envers ou Rotterdam, on est à 30 40 50 %. C'est un sujet de confort mais c'est un sujet de compétitivité et nous sommes loin en matière d'infrastructure publique. Très loin en matière d'infrastructure publique. Voilà ce dont les Avrais et les Avremes m'ont parlé. Voilà, j'en suis sûr, ce dont tout le monde vous a parlé pendant les élections municipales.
Voilà ce qui intéressait mes électeurs, voilà ce qui intéresse nos compatriotes, voilà ce dont je leur parlerai et non de savoir si nous devrions dessiner quelqu'un qui est plus à droite ou moins à gauche que quelqu'un d'autre. Ça c'est du commentaire. Ça n'est pas ce qui intéresse les Français. Je vais donc proposer proposer pour rassembler proposer un programme clair, ambitieux, précis et réalisable. Massif, mes amis. massif massif dans son soutien à la politique de l'offre parce que des entreprises puissantes et en bonne santé font un pays puissant et en bonne santé. Si nous voulons être libre en tant qu'individu, en tant que nation, nous devons être prospè.
J'ai aucun problème avec l'idée de redistribution des richesses, ni avec l'idée de justice sociale. La République ne serait pas la République si elle n'était pas sociale et elle ne sera jamais forte si elle n'est pas juste. Mais pour redistribuer quelque chose, il faut l'avoir créé. Nous devons produire, croître, innover. Nous avons besoin de prospérité et pas de décroissance. Nous devons donc nous lancer résolument dans une politique de l'offre qui fonctionne, qui marche. Nous l'avons démontré de 2017 à 2020. Quand nous créons des richesses, le chômage diminue. Quand le chômage diminue, nous créons des richesses. Ce cercle vertueux, il existe.
C'est à nous de le réenclencher car pour des raisons que j'ignore, il est aujourd'hui totalement débranché. et notre programme, il sera massif pour garantir le rétablissement de l'ordre parce que de fait, nous le savons, dans un certain nombre de quartiers, dans un certain nombre de rues, nous voyons des territoires perdus ou en tout cas beaucoup plus tenus par les dealers que par la République et aucun centimètre carré du territoire de notre pays, que ce soit en métropole ou dans les outresemers, aucun centimètre carré de territoire de notre pays ne doit être sous soustrait à l'autorité de l'État. Cela passe par des changements radicaux en matière de justice. Je le crois.
Nous aurons l'occasion d'en parler. Notre programme, il sera massif dans son investissement en faveur de l'école. Une école où le mot d'effort intellectuel ne sera pas un gros mot, où le mot d'exigence pour tous ne sera pas un gros mot, où l'objectif d'accomplissement pour tous sera une réalité, une école qui réhabilite le mérite et l'excellence. Tant pis pour les idéologues qui ont expliqué que la méritocratie était une russe de la bourgeoisie. Les amis, mon grand-père n'avait que le certif. Mon père a été le premier Philippe à avoir son bac. Et je suis fier par mon travail et ça n'a pas été facile d'avoir réussi tous les concours que j'ai passés. Moi, je dois tout à l'école publique. Tout.
Et parce que j'aime l'école publique, parce que mes enfants sont à l'école publique, je veux qu'elles redevienneent l'école de la réussite et du mérite. Et je veux que le métier de professeur redevienne ce métier envié, honoré, respecté qui était celui de mes parents et comme pour l'école, nous devons investir massivement dans notre système de santé pour garantir son accès à tous. Nous aurons l'occasion d'en reparler, cher Arnaud. Mais nous allons devoir intervenir en matière de formation des médecins, en matière de prévention. Le grand retard français en matière de médecine, c'est la prévention.
En matière d'introduction de l'intelligence artificielle dans la médecine, il y a des technologies incroyables qui sont à l'œuvre aujourd'hui. Elles posent plein de questions. Elles sont susceptibles de causer beaucoup de polémiques, mais elles nous permettent d'avancer. Elles vont nous permettre de transformer l'accès aux soins. Nous avons besoin de les intégrer. Ne les regardons pas de loin avec méfiance. Maîtrisons-les pour les mettre au service de l'ensemble de nos concitoyens. Produire, protéger, éduquer, soigner. Voilà les points cardinaux, l'ADN de notre projet.
J'en ajouterai un 5e, choisir parce que l'argent public qu'on investira massivement dans ses priorités, il devra être économisé ailleurs massivement aussi. Mes amis, je suis convaincu que si on s'attaque franchement aux quatre ou cinq grands blocages sur lesquels nous butons depuis des décennies, on peut très vite remettre notre pays sur la bonne trajectoire. Une trajectoire de puissance, de prospérité et de progrès. Une une trajectoire qui permettra aux français d'imaginer la vie qui va avec. Nous ne devons pas promettre aux Français de régler tous les problèmes. Nous ne pouvons pas régler tous les problèmes et essayer de régler tous les problèmes.
Prétendre régler tous les problèmes, prétend d'avoir une solution pour tous les sujets de blocage qui existent en France. C'est au fond, explicitement consciemment ou inconsciemment, se priver de la capacité de régler ceux qui sont véritablement les problèmes. Nous devons et nous allons devoir nous consacrer aux sujets les plus délicats, aux plus centraux, à ceux dont la résolution aura le plus d'impact pour les Français et qui permettront par la suite à chacun de s'épanouir, d'inventer en faisant usage de sa liberté, de son talent, de ses compétences, de ses aspirations, la vie qui va avec.
Nous devons faire confiance aux Français, régler les problèmes qui dépendent de l'État et laisser les Français construire leur vie le plus librement possible une fois que ces problèmes auront été réglés. Ce projet, mesdames et messieurs, il sera massif, mais il sera d'abord et avant tout massivement optimiste. Il sera optimiste parce que la France n'est pas condamnée, parce que les Français ne sont pas résignés, parce que nous sommes un grand peuple, peut-être jamais aussi grand que lorsque nous donnons le sentiment de nous être assoupis dans nos conforts et dans nos contradictions.
Mais je vous le dis, ne vous laissez pas abrutir par les déclinistes, par les pessimistes, par les ratiosurs professionnels. Le destin de la France est dans les mains des Français. Il dépend de nos efforts, de notre résolution, de notre cœur, de notre constance, de notre imagination, de notre espoir. Il dépend de nous. 1 an. 1 an c'est la durée qui nous sépare des élections présidentielles et un an c'est à la fois très court et très long. Un an pour exposer un programme, pour préparer des équipes, pour écouter, pour convaincre. Un an c'est court et c'est ce qui explique sans doute pourquoi certains sont pressés. Pressés de parler au français, pressé de leur écrire.
Les deux vont souvent ensemble. C'est d'ailleurs pas une critique. J'ai moi-même pas mal écrit au cours des 5 dernières années et et c'est un exercice extrêmement utile et sain que de poser sur le papier ce que l'on pense, ce que l'on croit et ce sur quoi on veut s'engager. Mais je l'ai dit sur tous les tons du plus poli au plus fleuri. Je ne pense pas que les Français soient en ce moment réceptif voire même intéressés à la course de sondage alors que nous sommes en fin d'année scolaire au milieu d'une crise des carburants qui frappe durement leur quotidien.
J'ai l'impression qu'ils ne sont pas encore non pas du tout intéressés par les décisions publiques, non pas parfois exaspéré ou désespéré, mais pas encore dans l'élection présidentielle proprement dite et je les comprends. 1 an c'est court et c'est précisément pour cette raison que ma candidature, elle elle vient de loin. Elle vient d'octobre 2021 quand nous avons créé ce parti. Elle vient de loin car une candidature à l'élection présidentielle, ça ne s'improvise pas et que contrairement à d'autres, être candidat à la présidentielle n'est pas ma profession. Et puis bah oui, depuis depuis 5 ans, j'ai réfléchi, j'ai écrit, j'ai proposé et j'ai déjà proposé des idées massives.
En juin 2023, j'ai été le premier responsable politique à dénoncer l'accord franco-algérien de 1968 et à m'interroger sur le bien fondé du maintien d'un régime qui prévoit en matière d'entrée de séjour pour les ressortissants algériens un droit particulier. Je l'ai fait parce que les raisons historiques qui avaient conduit à sa conclusion ne me semblaient plus d'actualité. Je l' fait parce que le pouvoir algérien ne se montrait pas particulièrement coopératif pour reprendre ses ressortisances sous OQTF, ni dans l'ensemble bien disposé à l'égard de la France. Cette proposition, elle a été accueillie froidement. On m'a pas traité de ma boule mais je me suis senti un peu seul. Je le suis moins.
Je n'ai aucune querelle avec le peuple algérien. Aucune. Je ne désire rien tant que la normalisation de nos relations avec un pays avec lequel nous partageons une histoire dure, une histoire complexe, une histoire traversée, elle aussi de rayon et d'ombre. Mais la pénitence ou la repentance, ça n'est pas pour moi. Et je le dis avec force, avec calme, car dans ces domaines, il faut être calme. Mais avec force, je n'accepterai pas que la France offre encore des avantages à un pays qui n'a que la critique de la France à la bouche. J'ai également fait des propositions pour renouer avec une véritable politique de l'offre, une politique de l'offre qui ne soit pas une politique d'échec.
Le 6 novembre 2025, j'ai proposé aux entreprises un deal fiscal très simple. 50 milliards de baisse d'impôt de production contre 50 milliards d'euros de baisse d'aide publique. C'est neutre pour les finances publiques. C'est beaucoup plus simple à gérer pour tout le monde. C'est valable 5 ans et c'est massif. Il faut savoir, mesdames et messieurs, il faut se souvenir de ce que sont les impôts de production. Les impôts de production, c'est des impôts que les entreprises payent même quand elles n'ont pas encore gagné 1 € et parfois même avant d'avoir commencé à produire.
Imaginez, vous commencez à payer des apôts, vous n'avez pas encore gagné d'argent, mais vous n'avez même parfois pas encore commencé à produire, mais déjà vous payez des impôts. Il faut reconnaître que dans ces conditions percées en France, c'est vraiment l'apanage des gens déterminés, des gens débrouillards, dégourdis, des gens qui sont capables de se frotter à un système qui objectivement desser la compétitivité des entreprises françaises et parmi toutes les entreprises françaises, des entreprises industrielles. Moi, je crois que les entrepreneurs français n'ont pas besoin d'être public. Ils ont besoin de moins d'impôts, de moins de taxes, de plus de visibilité et de plus de stabilité.
Et c'est ce que nous allons leur offrer. Et vous verrez que ce simple changement leur permettra d'être infiniment plus compétitif vis-à-vis de nos partenaires européens. 3è sujet parce que je suis le maire d'une grande ville portuaire. J'ai vu comme vous tous, mais peut-être moi avec plus d'acuité, j'ai vu l'explosion du trafic de drogue. J'ai vu le tsunami de produits stupéfiants qui entrent sur l'ensemble du continent européen et notamment en France à travers les grandes portes d'entrée que sont les aéroports et les ports. Je l'ai vu débarquer par tonne entière. J'ai vu des douigners et des dockers se faire menacer de morts eux et leurs familles.
J'ai vu ce trafic gangriner nos quartiers et nos campagnes. Et personne ici ne peut imaginer que ce fléau est un fléau qui concernerait simplement les grandes agglomérations ou les quartiers des grandes agglomérations. Pas du tout. Partout en France, partout en France, ce tsunami est en train de ronger la cohésion sociale, de ruiner la santé publique, de corroder l'autorité de l'État. J'ai vu la corruption commencer à se glisser dans notre pays lié à ces trafics. On estime que 30 % du prix d'un kil de produit stupéfiant est lié à la corruption ou à la logistique au minimum. Alors, qu'est-ce que j'ai fait ?
Ben, j'ai proposé le 8 novembre le 8 décembre 2025 d'instaurer ce que j'ai appelé un état d'urgence narcotrafic sur le modèle de ce que nous avons fait pour lutter contre le terrorisme, applicable à certains endroits dans certaines conditions et évidemment sous contrôle. Mais face à la menace terroriste, nous avons réussi en France à réorganiser notre action administrative et judiciaire et à créer un droit qui permettait d'intervenir lourdement. Et nous avons obtenu des résultats pas parfaits. Il y a pas de perfection en la matière. Pas d'assurance totale que nous réussirions à empêcher de nouveaux actes terroristes.
C'est vrai, mais des résultats qui ont conduit les forces de l'ordre depuis maintenant 10 ans à empêcher la commission sur notre sol d'acte terroriste. Et bien cette réorganisation administrative et judiciaire et ces moyens juridiques nouveaux, ces moyens financiers aussi nouveaux, nous devons les mettre au service d'un combat qui me paraît au moins aussi important que le combat contre le terrorisme parce qu'il est une menace aussi importante sur notre République, sur l'autorité de l'État et sur le tissu social de la nation. Nous devons créer cet instrument d'état d'urgence narcotrafique. Je l'ai proposé.
Je me réjouis de savoir que certains continuent ou plus exactement ont décidé de faire leur cette idée que j'ai formulé. Cet état d'urgence, il doit nous permettre de mener des perquisitions administratives, de confisquer massivement l'argent de la drogue. Les trafiquants ruinent nos quartiers. Nous allons nous les ruiner. Et je vous ai dit que certains avaient repris l'idée. Ça veut dire qu'elle est bonne. Je m'en réjouis. Je me réjouis d'ailleurs à l'avance que d'autres idées soient avancées dans la campagne.
Et je vais vous dire mes chers amis, je m'engage non seulement à en proposer beaucoup, c'est normal lorsqu'on est candidat, mais je veux aussi écouter celle des autres et je veux aussi reconnaître quand celles des autres sont bonnes parce que les autres ont aussi des bonnes idées. Et quand il s'agit de la France, faut pas être obnubilé par les droits d'auteur. Il faut savoir écouter, entendre, non pas récupérer, mais reconnaître qu'il y a là quelque chose sur lequel nous pouvons construire. Je m'engage à le faire de la façon la plus objective possible pendant toute cette campagne.
Mes amis, nous avons beaucoup fait et beaucoup dit depuis 2021, beaucoup plus que ce que relatent les commentateurs. Nous avons fait des propositions. Nous avons construit un parti, un parti à nous, un parti uni, un parti où on ne se pose pas la question de savoir qui sera candidat à l'élection présidentiel, un parti avec des militants, avec des cadres, avec des élus locaux, avec des parlementaires, un vrai parti, par un club, par un groupe de réflexion, par un groupe de parole. Quelque chose qui a pour objectif par une implication militante continue sur l'ensemble du territoire d'obtenir un effet et de conquérir le pouvoir démocratiquement.
Bien entendu, je le dis, ça va s'en dire mais ça va tellement mieux en le disant surtout dans la période d'aujourd'hui de conquérir le pouvoir. C'était nécessaire pour défendre nos idées. Alors nous l'avons fait mais ce qui est devant nous est d'une toute autre nature encore. En ce 10 mai à Reins, nous basculons dans une autre séquence qui nécessitera une autre organisation, un autre rythme. Une séquence qui exigera que nous dépassions notre parti, que nous ouvrions les bras à d'autres venus d'ailleurs, que nous fassions confiance à de nouveaux visages et à de nouveaux talents.
horizon va continuer à exister heureusement bien sûr mais les 12 mois qui s'annoncent vont m'obliger à me détacher du fonctionnement quotidien du parti et à mettre en place une organisation dédiée de campagne qui sera plus large et plus ouverte. C'est la mission que j'ai confié à une direction de campagne que je viens de nommer. d'une direction collégiale composée de trois personnes. La première, c'est Marie Gevenou qui on peut l'applaudir. Marie Gevenou, avant d'avoir été député, questeur de l'Assemblée nationale et ministre, a eu une très longue expérience militante qui a commencé à la présidence des jeunes UMP.
Elle détient un savoir-faire et en matière d'organisation, en matière de campagne, des qualités d'organisatrice. Elle a toute ma confiance, toute mon amitié. Elle sera un des membres de cette équipe collégiale et je me réjouis et j'espère que vous lui ferez à elle, comme aux deux autres, le meilleur accueil possible. À elle et aux deux autres. Les deux autres étant Gilles Boyer, ami et compagnon de toujours et Christophe Béchu qui en plus d'être un maire talentueux, à lui aussi toute ma confiance.
Le rôle à tous les trois, ça va être d'organiser les mobilisations des prochaines semaines et de finaliser d'ici l'été le dispositif de campagne structure juridique, financement, siège, organigramme, opération. Sur chacun de ces points, mes amis, nous sommes beaucoup plus avancés que ce qu'imaginent les commentateurs. Nous aurons l'occasion de le démontrer. Cette direction collégiale va me permettre de monter en puissance dans mes déplacements, dans nos déplacements, car je ne vais pas être le seul à faire campagne. Mesdames et messieurs, je compte sur vous.
J'ai besoin que vous aussi vous vous mettiez en route, y compris vous autres les maires qui avaient été très occupés jusque en mars dernier par l'élection municipale mais qui devait aujourd'hui porter la parole, l'expérience, la vision qui est la nôtre au-delà de votre propre commune sur le terrain partout parce que vous êtes des voix attendues, parce que vous êtes des références, parce que l'expérience qui est la vôtre est infiniment précieuse pour les Françaises et les Français qui écoutent probablement plus volontiers. C'est ce que disent toutes les études. C'est ce que je constate en pratique, qui écoute probablement plus volontiers les maires que tout autre élus de la République.
C'est peut-être cruel pour les autres qui ne déméritent pas et que nous aimons tendrement. Mais c'est la vérité. Les maires ont un rôle particulier, une image particulière sur laquelle nous devons nous appuyer pour convaincre les Français. Les amis, j'étais dans le FIS en avril avec son talentueux président de conseil départemental Maë de Calan pour parler de l'avenir de la pêche. J'étais en Haute Garonne cette semaine avec le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudin, brillamment réélu au terme d'une élection extraordinairement difficile et vainqueur dans des conditions dont je dois dire elles sont assez assez impressionnantes.
Nous avons parlé avec Jean-Luc d'industrie aéronautique, de qualification, de formation. Ça fait 3 ans que je me déplace chaque semaine dans un département pour écouter ce que les Français veulent me dire. Et je compte bien poursuivre. Je compte bien accélérer parce que on me dit beaucoup de choses dans ces déplacements. On me parle de ce qui marche car il y a quand même beaucoup de choses qui marchent dans notre pays. D'ailleurs, à certains égards, ces déplacements s'apparent s'apparentent même parfois à une tournée de ceux qui font tourner la France. les soignants, les entrepreneurs, les artisans, les forces de l'ordre, les agriculteurs, ils forgent, je vous le dis, et il force le respect.
Ne laissez jamais penser, même lorsque vous êtes lucide sur ce qui va mal dans notre pays, que tout irait mal. Notre pays a des talents incroyables et il faut les reconnaître, les remercier, les encourager à continuer. Mais on me dit aussi beaucoup pendant ces déplacements, ce qui marche moins bien qu'avant. L'école, le sujet revient toujours. Les déserts médicaux, autre sujet de colère légitime. L'insertion professionnelle des jeunes, la nouvelle relation au travail qui transforme la façon dont les jeunes, mais pas seulement les jeunes, appréhendent le métier ou leur métier. C'est vrai chez les médecins, c'est vrai chez les avocats. En fait, c'est vrai chez tout le monde.
Nous n'avons plus la même relation au travail. Et si on pense que c'est neutre pour l'organisation de notre système de production, pour notre sécurité sociale, pour notre vie collective, on se trompe. Nous devons comprendre cette nouvelle relation et nous devons adapter notre société, corriger quand c'est nécessaire et adapter notre société à cette nouvelle réalité. On parle de la délinquence, évidemment du trafic de drogue, j'en ai parlé. On parle du climat de violence qui se répend dans la société. On parle d'incivilité et je suis frappé du nombre de gens qui me parlent d'incivilité.
C'est de gens qui déplorent le fait que au fond nous oublions tous et beaucoup de gens oublient qu'ils ont une partie de la liberté des autres dans leurs mains, du confort des autres dans leurs mains. Ces incivilités, elles peuvent être dérisoires en terme de gravité, elles sont toujours choquantes. Notre vieux pays latin de droit latin, notre vieux pays gaulois qui aime se quereller gagner je crois à rappeler à chacun que le bien-être collectif dépend de ce que nous faisons individuellement. Il y a des pays dans lesquels on insiste peut-être plus là-dessus au moment de l'école où les familles portent plus ce message, cette fin de la civilité, cette espèce de revendication de l'incivilité.
consistant parfois et les maires le savent tous à dire oui bah enfin bon c'est jeter ça par terre mais il y a bien quelqu'un qui va le ramasser d'ailleurs je paye mes impôts. Cette cette espèce de capacité extraordinaire de certains de nos compatriotes pour montrer qui ils pensent être d'imaginer que la meilleure façon c'est de déranger les autres. Je vais écouter ma musique très fort parce qu'en écoutant ma musique très fort, j'existe et en vous dérangeant au fond, vous remarquez que j'existe. Mais c'est c'est l'histoire de notre société depuis quelques années. Cette civilité, elle passe bien sûr par l'école, mais elle passe par les familles.
Elle passe par le rappel permanent, par la conviction permanente. Elle passe peut-être aussi par un encadrement plus ferme au moment des premières erreurs ou au moment des premiers tests que nous au fond que nous auquels nous nous assistons. On teste l'autorité, on teste la règle et il faut la rappeler la règle. Il faut rappeler cette civilité. Elle me me paraît essentielle et je suis frappé mesdames et messieurs, d'entendre très peu parler de cette civilité ou de ces incivilités dans le débat public. On parle d'insécurité bien entendu, mais de de ce défaut, de cet affaiblissement de la civilité. On parle très peu dans le débat public.
Or, c'est d'une certaine façon le lien qui nous unit, la façon que nous avons de vivre ensemble. Personne n'a envie de vivre ensemble si c'est la guerre de tous contre tous. Si c'est l'indifférence de chacun à ce qui peut se passer à côté de lui. Être français, c'est pas être tout seul français, c'est être français avec les autres. C'est dire quelque chose à quelqu'un. c'est apporter un service. C'est se reconnaître parfois dans la rue sans avoir nécessairement à se parler, sans avoir nécessairement à se demander quelque chose, mais considérer ceux qui sont en face de nous. Cette absence de civilité, elle corrode notre pays.
Il y a ce qui désespère aussi, on m'en parle souvent, ou qui exaspère, les usines qui ferment, les usines qu'on construit pas qu'on ne construit pas assez vite parce que les procédures semblent avoir été conçues et mises en œuvre de façon à ce qu'on soit certain que l'autorisation arrive après le moment où on en a besoin. Le travail qui ne paye pas assez, qui ne paye pas suffisamment par rapport à ceux qui ne travaillent pas, l'incapacité que l'on peut avoir parfois à nourrir sa famille ou en tout cas envisager un projet de vie avec l'acquisition ou même le déménagement vers un nouveau logement. Un état omniprésent et aussi omniprésent qu'il est impuissant parfois.
Des services publics qui s'éloignent, énorme frustration, énorme colère parfaitement légitime les coups de boutoir répété que subit la laïcité. notre modèle d'intégration dont la France a à juste titre longtemps été fière mais qui semble désormais incapable de remplir son office et de fonctionner correctement. Il y a enfin ce qui éve sérieusement, ce qui est presque insupportable pour beaucoup de nos concitoyens, le sentiment que ceux qui respectent les règles sont moins bien traités que ceux qui ne les respectent pas.
Et mesdames et messieurs, nous avons assisté il y a une semaine à un grand débat national sur la possibilité ou non de travailler le 1er mai, sur la sévérité avec laquelle l'inspection du travail et les autorités publiques allaient sanctionner ceux qui ne respectent pas une règle le 1er mai. une règle et dans le même temps, dans le même temps, il y avait 17000 pimpins sur un terrain militaire sur lequel il n'avaiit pas le droit d'être, qui ne respectaient rien, qui faisait la fête. Très réjouissant de faire la fête, mais qui n'avait manifestement pas le droit de faire ce qu'il faisait à cet endroit. Voilà, on va le dire comme ça. Je ne leur veux pas de querelle eux non plus.
Ils sont d'une certaine façon notre jeunesse, donc il faut les entendre. Mais on ne peut pas accepter une société qui donne l'impression et qui n'est pas toujours une impression qui est une réalité que l'État va être impitoyable avec ceux qui essaient de respecter les règles et totalement désinvoltes avec ceux qui n'en ont rien à faire. Ça ne marche pas. Ça ne peut pas marcher. Alors, je vous propose que nous soyons nous toujours du côté de ceux qui respectent les règles et du côté de ces millions de Français qui travaillent et qui trop souvent se taisent. Les déplacements que je fais, ils vont continuer parce qu'un un candidat à la présidentielle, il doit connaître intimement son pays.
Tous les maires ici voi assez bien ce que je veux dire. Eux, d'ailleurs, tout le monde ici voit bien ce que je veux dire. Au Havre, dans ma ville, j'ai un souvenir et un contact et un projet dans à peu près chaque rue. Un souvenir, un contact et un projet. Je ne crois pas qu'on on puisse espérer devenir un jour président parce que les sondages sont bons. Je crois qu'on doit se préparer. Je crois qu'on doit s'enfoncer dans son pays. Je crois qu'on doit l'apprendre avant de l'incarner. Et il faut donc y consacrer du temps et tourner, parcourir, retourner, revenir, apprendre sans cesse, inlassablement de ce que notre pays a à dire.
Et puis quand on a fait ça, quand on a fait ça, on pourra et on le fera d'ici l'été tester nos propositions parce qu'on ne construit pas un projet sérieux sans le confronter à la réalité. On a tous vu d'excellentes idées se fracasser sur la réalité. Nous allons donc lancer une grande consultation des Français parce que je veux leur dire tout ce que je veux faire avant l'élection pour pouvoir tout faire après l'élection, c'est une formule qui n'est pas de moi mais elle est belle, elle est vraie, elle est juste et elle est au fondement de la démocratie que nous voulons défendre. Tous les maires qui sont dans la salle savent, mesdames et messieurs, ce qu'est une réunion d'appartement.
Et même ceux qui n'ont pas été élumire savent ce que c'est qu'une réunion d'appartement parce qu'ils ont fait campagne. Moi, j'adore ça. On y parle de choses sérieuses, de santé, de sécurité. On ne se prend pas au sérieux. On est dans un cercle à 10, 15, 18, maximum 20. Et on évoque les sujets sans chichi, sans caméra, sans intermédiaire. On pose les questions nécessaires. Au Havre, lors de la dernière campagne municipale, j'ai fait et organisé et tenu plus de 110 réunions d'appartements. En 2014, pour ma première élection, j'en avais tenu 132. Je ne connais pas de meilleure façon de sentir la discussion et d'expliquer ce que l'on veut faire que ces réunions en petit comité.
Alors le 25 juin, nous allons tenir la plus grande réunion d'appartements jamais organisé dans ce pays. 15000 français reçu pas chez moi parce que c'est trop petit mais chez vous, chez nos militants, dans le cadre de 1000 réunions d'appartements en simultané, nous allons organiser 1000 réunions d'appartements en simultané.
des réunions où il sera pas du tout interdit de boire un verre avec modération bien sûr, des réunions il sera pas du tout interdit de ne pas être d'accord avec ce que nous proposons mais des réunion où l'on va débattre on le va s'écouter avec respect avec bonne humeur ce qui changera un petit peu du climat ambiant des débats du climat ambiant des débats publics et je serai avec vous pas physiquement dans 10000 dans 1000 réunions d'appartements mais depuis chez moi où j'aurai moi aussi invité quelques amis et où on pourra écouter répondre poser des questions comme à la maison le 25 juin Vous invitez vos amis, ceux qui vous connaissent pas, ceux qui ne me connaissent pas, ceux qui ont envie de boire un café ou une bière avec moi et on va le faire ensemble avec un ton particulier entre nous, enfin entre nous mais pas simplement entre membres d'horizon.
Il faut aller ouvrir évidemment ses réunions d'appartement de façon à pouvoir diffuser nos idées. C'est à vous qu'il revient d'organiser ces 1000 réunions. Je compte sur vous. On aura l'occasion d'en reparler. J'ai également demandé à Christ Moranet d'entamer la semaine prochaine sur le terrain partout en France une grande consultation des chefs d'entreprise, des fédérations professionnel de bien d'autres encore pour identifier les complexités qui nous empêchent d'aller plus vite dans la production, dans l'installation. Une fois ces obstacles répertoriés, nous allons écrire une ordonnance de suppression.
Alors, je vais vous dire mesdames et messieurs, hier, il y avait quelqu'un non tout à l'heure quelqu'un formidable m'a dit ça. On ne va pas faire de simplification. On va faire des suppressions parce que la simplification c'est rajouter du droit. On va supprimer du droit. On va supprimer du droit. On va pas simplifier. On va tailler. On va essayer de ne pas le faire qu'à moitié. Je demande à Christelle vraiment et je lui fais confiance d'être ambitieuse, déterminé dans cet examen des normes qui nous paralysent et qui nous empêchent de façon à pouvoir nous en débarrasser de ces normes et de pouvoir avancer plus vite.
À partir de septembre, je consulterai également les partenaires sociaux sur mon agenda 2027-20 pour recueillir leurs observations et leurs propositions sur les retraites, sur l'emploi des jeunes et des seniors, sur le financement de notre modèle social, sur la dimination du chômage dont je crains mesdames et messieurs, que nous n'ayons à affronter un retournement dans les semaines, dans les mois qui viennent. Je ne suis pas optimiste sur ce qui est en train de se préparer. La crise économique arrive. L'augmentation du prix du pétrole a un impact sur le fonctionnement de notre économie. Les investissements diminuent en ce moment.
Nous sommes dans une situation qui peut devenir plus compliqué dans les mois qui viennent. plus compliqué s'agissant du chômage plus compliqué s'agissant du chômage des jeunes entre l'intelligence artificielle d'un côté et le ralentissement économique, les perspectives ne sont pas réjouissantes. Ça n'enlève rien à l'optimisme que j'évoqué tout à l'heure, mais les perspectives ne sont pas réjouissantes. Sur tous ces sujets, nous aurons besoin d'aller tester nos idées avec les organisations syndicales. Nous avons besoin évidemment que que je crois au dialogue social, j'y crois avant l'élection et j'y crois après sur la base du mandat qu'on a obtenu pendant l'élection.
Mais nous avons besoin de voir avec les organisations syndicales ce que nous sommes déterminés à mettre en œuvre. Il faut qu'il l'entendent, ce sur quoi nous pouvons discuter, ce sur quoi nous pouvons construire ensemble. Et cette discussion saine avant l'élection me paraît indispensable pour pouvoir mettre en œuvre après l'élection dans un cadre apaisé dont nous avons besoin un certain nombre de transformations y compris massives. Enfin, je veux que les jeunes puissent durant toute cette campagne exprimer leur aspiration, leur angoisse, leur espoir. Je ne suis probablement pas assez sur TikTok, me disent quelques-uns.
Je ne suis pas sûr, mesdames et messieurs, que l'objectif d'être sur TikTok soit la seule façon de parler à nos concitoyens les plus jeunes. Je j'ai demandé à à Marine Cazar de lancer une campagne de consultation des jeunes français avec l'ensemble des équipes jeunes. Quelque chose me dit qu'elle va se voir. Je vous parle de la campagne, pas de Marine, même si on pense bien que Marine va aussi réussir à se faire remarquer dans cette affaire. Nous allons, mesdames et messieurs, consulter les Français, mais nous allons aussi tracer des perspectives.
Le 5 juillet, nous organiserons notre premier grand meeting à la Didas Arena, à Paris dans une grande salle, dans une salle où nous allons montrer ce que notre parti et ce que ceux qui veulent nous rejoindre sont capables de faire. Dès demain, nous allons lancer une grande campagne de mobilisation en vue de cet événement. Je compte sur vous pour mobiliser un maximum de personnes qui ont envie de voir, qui ont envie de s'interroger, des curieux, des convaincus aussi, des gens qui manquent à l'appel pour l'instant mais qui vont être convaincus.
Je compte sur vous pour que en ce début d'été, le 5 juillet, nous marquions les esprits et après l'été, nous poursuivrons notre accélération en proposant aux français ce que nous croyons bon pour le pays. La présidentielle, c'est au printemps, mais la décision se joue souvent à l'automne et dans l'hiver. Il faut donc tenir la distance, comptez sur moi pour la tenir. Nous avons mes amis du pain sur la planche et nous ne devons pas oublier que l'élection qui vient, l'élection présidentielle sera aussi une élection de recomposition.
Pour l'emporter bien sûr, mais pour gouverner ensuite, il faudra construire une majorité, proposer une majorité législative nouvelle ouverte, rassemblant explicitement la droite et le centre et refusant explicitement le mirage d'une union avec la droite extrême. Je suis convaincu, mes amis, que les Français nous la donneront cette majorité tant chacun a pu constater le désastre que constitue pour notre pays l'absence de majorité et l'immobilisme atterrant qui en résulte. Nous allons construire cette majorité. Elle sera solide, disciplinée, alignée sur l'essentiel mais aussi diverse.
Et sans refaire l'UMP parce qu'on ne peut pas être et avoir été et que depuis quelques années beaucoup de poutres ont beaucoup travaillé, il s'agira de bâtir quelque chose de nouveau, de cohérent, de stable. et à tous ceux qui partagent cette conviction, y compris dans les autres formations politiques qui existent dans ce vaste espace politique de la droite et du centre jetant bien volontiers la main. Alors nous y voilà à partir d'aujourd'hui chaque jour compte. Le temps perdu ne se rattrapera pas.
Et pour paraphraser un auteur Cher à mon cœur et formuler la citation dont vous savez quelle est une règle lorsque on fait un discours à Horizon, je voudrais vous citer Alexandre Duma dans Monté Cristo. C'est encore d'actualité. Ce sera toujours d'actualité parce que c'est beau et parce que c'est universel. Alexandre Duma écrit : "Il ne il ne faut pour que ce plan réussisse que du courage, vous en avez que de la vigueur. Je n'en manque pas. Je ne parle pas de la patience, vous avez fait vos preuves et je ferai les miennes. On croirait qu'Alexandre Duma a écrit ça pour vous.
[applaudissements]
Quelques mots, quelques mots mes amis pour terminer sur l'esprit dans lequel je souhaite conduire cette campagne, sur les principes qui la guideront. Il y en a cinq. Le premier principe, c'est la liberté. ma liberté de m'adresser au français comme je le sens, quand je le sens et comme je suis, avec mon cœur, avec mes mots et avec mes tripes, sans petit calcul ni stratégie marketing, sans me plier aux exigences des commentateurs ou de ceux qui ont leur propre agenda parce qu'en politique, on n'est jamais aussi efficace que quand on est soi-même.
Et puis lors d'une élection présidentielle, on est lié à un homme ou une femme avec son histoire, son identité, son expérience réussie ou moins réussie, ses convictions et avec ce qu'on perçoit de sa capacité à conduire le pays d'une main ferme et d'une main sûre. Et ça, mes chers amis, il n'y a que moi qui puisse le sentir et l'exprimer. ce qu'a voulu le général de Gaulle en décidant de l'élection du président de la République au suffrage universel direct. Cette fameuse rencontre parfois un peu insondable ou mystérieuse entre un homme ou une femme et le peuple français. Une rencontre qui est à la fois publique, politique et intime. Ça fait 5 ans que je me prépare, je suis prêt.
Deuxième principe, la vérité qui s'oppose au mensonge, à ceux que nous nous servons depuis des années, parfois avec les meilleures intentions du monde. Nous nous mentons lorsque nous pensons qu'il serait juste de défendre l'actuel modèle social alors qu'il fait peser sur des jeunes actifs de moins en moins nombreux le poids de dépenses sociales de plus en plus lourde. Ça n'est pas tenable. Nous nous mentons quand nous nous gargarisons de l'école de la République alors que de tous les pays de l'OCDE, elle est celle qui reproduit le plus les inégalités social et dont le niveau baisse le plus vite.
Nous nous mentons quand nous faisons mine de croire qu'il est logique de déplorer d'un côté la baisse de notre pouvoir d'achat tout en refusant de l'autre d'envisager de travailler collectivement un peu plus et un peu plus longtemps. Nous nous mentons quand nous prétendons redevenir une grande puissance libre, respectée et souveraine tout en empruntant toujours un peu plus à des fonds de pension étrangers et en nous plaçant dans la main des marchés financiers. Je continuerai de dénoncer ces mensonges pour faire de cette élection un moment de vérité pour que les Français puissent trancher en toute conscience.
Comptez sur moi aussi pour dénoncer posture et changement de pied dont certains comme le Rassemblement national sont devenus des champions de toute catégorie. En quelques années, le Rassemblement national a changé de position sur quelques sujets incroyablement importants sans expliquer pourquoi. Sur l'euro, ils étaient contre et ils sont pours maintenant. Pourquoi ? Vous ne savez pas. Moi non plus, personne ne sait. Sur l'Europe, ils étaient contre et maintenant ils ne sont plus contre sans être pour. En juin 2015, madame Le Pen était sur surnommée madame Frexit.
Mais ça c'était avant que d'autres populistes au Royaume unis notamment plongent leur pays, ses entreprises, ses agriculteurs, ses classes moyennes dans le marasme du Brexit. Alors, ils veulent enlever le drapeau européen sans quitter l'Europe, mais en premier temps, tout ce qui conduira nos partenaires à rompre avec nous. Sur le droit à l'avortement, madame Le Pen était contre et maintenant elle est pour. Sur les retraites, c'était le retour à 60 ans plus maintenant. Sur le temps, c'était le retrait plus maintenant. Pourquoi ? On sait pas. Notez bien qu'il y a quand même quelques sujets sur lequels le RN ne change pas. Maréchal Nouvola diffusé un carpentra par erreur dit la mairie.
Ils avaient le disque à côté de celui de la Marseillaise ils sont trompés. C'est balot. Et puis et puis le le nouveau maire de Virzon qui pense que c'est une bonne idée de ne pas célébrer l'abolition de l'esclavage et sa désignation de crime contre l'humanité. On peut penser qu'il y a là des petites choses. Moi, je pense que ces petites choses révèlent bien des grandes choses. La vérité, mes chers amis, c'est qu'il n'y a pas un rassemblement national mais au moins deux rassemblements nationals. Il y a le Rassemblement national Nouvelle Génération qui fait les yeux doux au CAC 40, aux entreprises et aux patrons qui dénoncent la Cistana.
C'est le RN libéral et il y a le RN canal historique si j'ose dire. Pro dépense publique, pro assistana, le RN étatiste qui promet beaucoup sans rien financer. D'ailleurs, le RN n'est pas, comme il le dit, ni de droite ni de gauche. Il est parfois très à droite et souvent très à gauche. Si j'osais, je vous dirais volontiers que le Rassemblement national c'est un peu le nouveau en même temps. La question, mes chers amis, c'est où veulent-ils conduire le pays ? Gagner des élections, c'est bien. Mais pourquoi faire ? Moi, je sais pourquoi je veux gagner cette élection présidentielle. Pour redonner à la France sa puissance, sa prospérité, sa liberté. Pour réduire le déficit public et la dette.
C'est nécessaire, on va le faire. pour mieux rémunérer le travail tout en finançant et en garantissant le financement de notre solidarité pour reprendre le contrôle de l'immigration familiale tout en permettant à nos restaurants, à nos entreprises du BTP, à nos exploitants agricoles, à nos ÉPAD de recruter la main d'œuvre dont ils ont besoin pour occuper des postes qu'aujourd'hui, je le constate, plus personne ne veut occuper. pour ramener de l'autorité, de l'exigence, de l'effort à l'école, c'est nécessaire, on va le faire.
Pour aider les entreprises françaises à se développer, à grandir, à gagner des parts de marché, à exporter, à embaucher, c'est nécessaire, on va le faire pour redonner du pouvoir d'achat aux français. Pas en multipliant l'échec en bois. Ça, on a bien vu que de toute façon, on avait plus d'argent et que ça ne rimait à rien et que ça ne produisait rien. Mais en encourageant chacun à travailler, c'est nécessaire. Et bien mes amis, on va le faire. Voilà le deuxième principe sur lequel nous fondons. 3è principe qui guidera cette campagne, le respect. Respect de nos adversaires. La politique est déjà assez violente. Ne comptez pas sur moi pour en rajouter sur les personnes.
La vérité n'a pas besoin de provocation et je suis du genre plutôt calme, obstiné. Je vous propose cette autre attitude, un brin révolutionnaire. écouter et non rejeter, expliquer plutôt qu'assa préciser plutôt que caricaturer, faire prévaloir la démonstration sur la posture. "La meilleure façon de se faire entendre, me disait mon vieux-père, c'est bien souvent de se faire comprendre." 4è principe, la détermination. La mienne est totale. Je suis massivement déterminé à combattre des idées dangereuses. C'est vrai du Rassemblement national comme de la France insoumise dont les dangers ne sont pas de même nature mais d'une égale intensité ou gravité.
Oui, les idées du Rassemblement national sont dangereuses pour notre pays, dangereuses pour son unité dans une période où depuis l'étranger et parfois sur notre sol, nos ennemis multiplient les ingérences pour nous diviser et nous affaiblir. Dangereuse pour son indépendance à l'heure où la Russie menace les frontières et la liberté même de l'Europe. Dangereuse pour la stabilité financière de notre pays au moment où les taux d'intérêt grimpent à la moindre incertitude et dangereuse pour le pouvoir d'achat.
Regardez ce que le président américain qui fascine temps, monsieur Bardella, a fait au pouvoir d'achat des classes moyennes américaines avec ses droits de douane et ses guerres au Moyen-Orient. Il y a une formule qui est juste, qui est vraie et sur laquelle il faut méditer et la conserver toujours à l'esprit. Le populisme finit toujours par se retourner contre le peuple. Et oui, les idées de la France insoumise sont dangereuses. Dangereuses pour notre sécurité, pour notre police à un moment où les trafics explosent. dangereuse pour nos entreprises et pour les contribuables alors que la pression fiscale n'a jamais été aussi élevée.
Dangereuse pour notre République indivisible et laïque dans un contexte de replique communautaire et d'entrisme où ce parti joue sur l'ambiguité antisémite. Nous ferons tout pour leur barrer la route car ces idées remettent en cause ces principes républicains qui constituent le socle d'une grande partie de la droite et de la gauche, l'universalisme, l'émancipation, la lutte contre l'antisémitisme. à la prétendue Nouvelle-Fance que nous propose Mélenchon.
Moi, je préfère la République éternelle, celle qui repose sur le mérite républicain à l'école, celle qui ne réduit personne à sa religion ou à son origine, celle qui ne veut pas interdire les succès éclatants de quelques-uns, mais qui propose à chacun de s'élever. La République éternelle pour autant qu'on la défende et qu'on se batte pour elle. La ligne du rassemblement national, c'est la colère. Celle de LFI, c'est le conflit. Mais leurs idées, leurs idées sont également destructrices. C'est leur but. Détruire pour gagner, gagner pour détruire, y compris ce qui marche bien, voire très bien.
Le chaos, mesdames et messieurs, ne peut pas être un objet ou un projet politique car l'histoire montre avec une constante terrible que les tables renversées ne produisent en général que des dégâts et des perdants et souvent ce sont les plus fragiles qui enquillent, si j'ose dire, les dégâts et les perdants. Je me battrai pour proposer autre chose au français et ramener un peu de calme, de clarté, de raison dans un débat présidentiel qui s'annonce sportif. Dernier principe rassemblé. Rassembler et non divisé en jouant les uns contre les autres.
Le pouvoir politique contre les syndicats, les entreprises contre les salariés, les classes aisées contre les plus populaires, les aînés contre les jeunes. C'est tellement facile de diviser, c'est tellement pratique. Plus besoin de trouver des solutions puisqu'on tient des coupables, les riches, les boomers, les immigrés, l'élite politico-médiatique, les pauvres, les fénéants, les musulmans, les patrons. Moi, je parlerai à tout le monde. Je ne chercherai ni à séduire, ni à manipuler, encore moins à assigner un électeur à ses origines sociales ou culturelles. Je parlerai à tout le monde des mêmes sujets en des termes identiques. Vous savez pourquoi ?
Parce que c'est ce que je fais depuis le début au Havre et que ça marche plutôt bien. Liberté, vérité, respect, détermination, rassemblement. Voilà pour ces principes. Je vous demande mes amis de vous y conformer comme moi je m'engage à le faire. Je pourrais y ajouter l'enthousiasme parce que nous avons la chance unique de pouvoir proposer au projet un projet au français, un projet que nous aurons pensé, travailler, concerter et la chance de le faire dans un parti uni, sans lutte d'ego ni de précéance qui dispose d'un candidat à contesté, c'est rare et comme tout ce qui est rare, c'est précieux.
Le 18 mars dernier, mes amis, le président de la République a dévoilé le nom du porte-avion destiné à remplacer le Charles de Gaulle. Un nom France libre qui sonne comme une évidence celle du passage de témoins entre le général et son nombre porté, entre l'homme qui a dit non et ceux qui lui ont dit oui, mais qui sonne aussi comme une exigence, une magnifique exigence, la plus belle, je crois, la plus humaine qui soit, la liberté. En cette veille de campagne, mes amis, deux ambitions m'animent. Pas depuis ce printemps, mais depuis de nombreuses années, peut-être même depuis les premiers jours de mon engagement.
Et je suis pas sûr que j'aurais pu le formuler à l'époque, mais comme souvent avec le recul, avec l'âge, l'essentiel se précise. Ma première ambition, c'est de faire tout ce qui sera en mon pouvoir pour que nos enfants puissent construire sereinement leur vie. C'est le fameux voir loin pour faire bien d'horizon. Je veux voir loin pour faire bien pour eux. J'ai j'ai beaucoup aimé la France de mon enfance, mais ce qui m'importe aujourd'hui, c'est la France de mes enfants. J'en ai trois, je les aime. Un jour, je l'espelle, ils auront eux-mêmes des enfants. Je suis pas pressé, j'ai l'impression que non plus. Mais ces petits enfants que j'ai pas encore, je les aime déjà.
Et tous ici et tous ailleurs. Que nous soyons urbains ou ou ruraux, riches ou pauvres de droite ou de gauche, nous aimons ceux qui viendront après nous. ceux qui feront la France de demain. Nous leur devons de tout faire pour qu'ils vivent mieux que nous, pas moins bien que nous. Je veux laisser à mes enfants et à mes futurs petits-enfants une France dont les comptes sont sains, dont la dette est maîtrisée. Une France sûre, une France pacifiée, une France apaisée, une France confiante, une France puissante, une France capable de se défendre, une France qui aura su adapter ses villes, ses logements, son agriculture au changement climatique. Une belle France.
Ma seconde ambition, c'est la liberté. Une liberté qui constitue un but en soi pour chacun d'entre nous, pour les autres, pour notre nation. Ça peut sembler galvoder, mais croyez-moi, nous sommes dans un monde où il est facile de devenir esclave. Esclave d'emplir plus puissant que nous. Esclave d'une technologie débridée. Esclave de nos passions, de nos colères ou parfois de nos lâchetés. La liberté, c'est le grand combat du siècle pour la France et les Français. C'est la grande querelle de l'homme dont nous parlait le général de Gaulle. Cette liberté, elle ne se décrète pas. Elle se construit, elle se consolide grâce à des choix.
Le choix de dépenser moins et mieux pour nous libérer des marchés financiers. Le choix d'investir massivement dans l'école pour libérer des déterminisme et des obscurantismes. Le choix de réformer le financement de notre modèle social pour ne pas subir la crise démographique qui vient qui est déjà là. Le choix de reprendre la main sur notre politique migratoire pour décider librement qui peut rester dans notre pays et qui doit le quitter. Le choix d'investir massivement dans notre système de santé pour nous libérer aussi longtemps que possible des conséquences de la maladie et de la souffrance.
Le choix, mes chers amis, de construire des infrastructures énergétiques pour assurer notre souveraineté et libérer le pouvoir d'achat des Français des hausses du pétrole issu de guerres que nous n'avons pas souhaité. Le choix d'assurer un strict respect de la laïcité républicaine pour garantir le libre exercice des cultes sans prosélitisme, obscurantisme religieux ni religion d'état. le choix de défendre notre culture et leurs auteurs pour continuer à créer librement. C'est cette France libre que je veux. Une France libre de se défendre contre ses ennemis lorsqu'il la menace. Une France libre de dire la vérité à ses amis quand il se trompent. Une France libre de construire un destin à 27.
Une France libre de faire cavalier seul quand il le faut. Mes amis, au les cœurs, cette France libre, elle nous appelle, nous allons la construire. Vive Reins, vive la République et vive la France.
[applaudissements] [applaudissements]
Les tend sont les tendard semblant élevé entendez-vous c'est qu'il est il
[musique] [musique] [musique] [applaudissements] [applaudissements]
o Bra. Yeah.
Édouard Philippe