Emmanuel Macron : "La Russie multiplie les actes hostiles et criminels à l’égard des pays européens"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que l'information d'une attaque de drones russes par la mer visant le sud de la France est crédible ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il est possible qu'il se passe en France ce qu'il s'est passé en Allemagne sur l'aéroport de l'IPS ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a eu des attaques russes contre des installations stratégiques ou industrielles françaises ?
- 2:50OuverteRéponse directe
Si une attaque russe advenait, la Russie serait-elle un adversaire ou un ennemi selon le vocabulaire actuel ?
- 3:27OuverteRéponse directe
Quelles mesures concrètes la France a-t-elle prises pour se préparer à cette menace ?
- 4:08OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez des informations sur une nouvelle mobilisation russe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:25Emmanuel MacronFait
« La Russie considère que l'Europe c'est la profondeur stratégique de l'Ukraine. »
- 2:09Emmanuel MacronFait
« On a été attaqué sur le plan cyber. Durant ma première campagne, j'avais fait l'objet d'une attaque cyber qui a été attribuée par nos services à la Russie. »
- 2:50Emmanuel MacronFait
« Il y a eu l'attaque de laich qui a été extrêmement grave parce que elle a raté mais aurait-elle réussi ? Il y aurait eu des morts sur le sol sur le sol allemand. »
- 5:29Emmanuel MacronFait
« La Russie a dit en février 2022, on lance une opération spéciale. En 3 semaines, on aura pris l'Ukraine. On est aujourd'hui plus de 4 ans et demi plus tard. Ça n'est pas le cas. »
- 5:29Emmanuel MacronChiffre
« Cette guerre, elle a fait 1 million de morts au total. »
- 5:29Emmanuel MacronChiffre
« Cette guerre, elle a coûté à la Russie 1200000 hommes, c'est-à-dire tués et blessés. »
- 6:14Emmanuel MacronChiffre
« Elle a aujourd'hui dans le Donbas tout un oblast, c'est-à-dire une région et 85 % de l'autre. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonsoir monsieur le président. Bonsoir. Bonsoir Gill. Bonsoir Caroline. Bonsoir monsieur le président. Bonsoir à tous les deux. Monsieur le président, vendredi dernier, vous avez convoquer les responsables des grandes formations politiques pour alerter sur la menace russe. On a lu des informations publiées dans la presse étrangère qui mentionne une attaque de drones russes par la mer qui pourrait viser l'Europe et en particulier le sud de la France. Est-ce que c'est un scénario qui vous semble aujourd'hui crédible ? Cette information, nous pouvons la démentir. La CIA n'a pas informé les services français d'une telle attaque et le ministre de la défense italien a fait la même chose. Donc ça, je peux vous dire non. Par contre, oui, il y a une situation
qui monte en tension, qui est inquiétante pour évidemment l'Ukraine qui est sous le la guerre directe de la Russie depuis février 2022 et en fait depuis 2014 et pour nous européens parce que ces derniers ces dernières semaines tout particulièrement, les actes hostiles un peu partout en Europe se sont multipliés. Et en effet, j'ai réuni la semaine dernière les forces politiques pour les alerter sur l'évolution de cette menace, les conséquences pour nous dans notre pays et pour les alerter aussi sur l'évolution de la situation au proche et Moyen-Orient et les conséquences directes pour la vie des Français et leur pouvoir d'achat. Et ça me semble être mon devoir. Parlons de menace précise. Est-ce qu'il est possible qu'il se passe en France ce qu'il s'est passé en Allemagne sur
l'aéroport de l'IPS ? Est-ce que les Russes pourraient envoyer en France un drone armé contre un avion à Orlie, à Roissi ou sur l'aéroport de Marseille Marignan ? La réponse est oui. Aujourd'hui, il faut très clair, la Russie considère que l'Europe c'est la profondeur stratégique de l'Ukraine. Que parce que les Européens aident les Ukrainiens et bien et que les Ukrainiens sont en train en effet de viser des raffineries, des sites en Russie pour qu'ils arrêtent la guerre. et bien que l'Europe peut être visée. Ça fait des années qu'on est attaqué. On est attaqué sur le plan information avec des fausses information qui sont circulées. On a été attaqué sur le plan cyber. Durant ma première campagne, j'avais fait l'objet d'une
attaque cyber qui a été attribuée par nos services à la Russie. Elles se sont intensifiées ces dernières années et ces dernières semaines, il y a eu l'attaque de laich qui a été extrêmement grave parce que elle a raté mais aurait-elle réussi ? Il y aurait eu des morts sur le sol sur le sol allemand. Donc c'est plus de la guerre hybride, c'est plus de la guerre hybride, c'est de la guerre point, c'est de la guerre. Ce sont des actes hostiles qui en effet peuvent tuer. Et donc cela, c'est pour ça qu'il y a une vraie menace et que la tension monte. Mais vous avez eu dans le même temps des drones dans l'espace aérien de plusieurs pays. Les Danois, la Pologne, les États-Baltes, donc Lituanie, Estonie, LTI ont été aussi menacés par plusieurs France. C'est ça
qu'on doit comprendre. Est-ce qu'il y a eu des attaques russes contre des installations stratégiques ou industrielles françaises ? Sinon sinon vous l'auriez su, nous l'aurions rendu public. Donc aujourd'hui, il n'y a pas eu en France des attaques de ce du type de ce qui s'est passé à l'Sich. Mais quand vous me posez la question est-ce que ça peut arriver ? Ma réponse est oui. Et donc un point de vocabulaire. Si par malheur cette chose advenait, la Russie serait selon le vocabulaire d'aujourd'hui un adversaire ou est-ce que ça deviendrait un ennemi ? Alors d'abord nous nous devons être lucide sur l'évolution de la menace. C'est ce qu'on fait. C'est l'information que j'ai partagé. Ensuite et je vais répondre à votre question très précisément. Ensuite, nous devons nous
préparer. On n'est pas inactif. On n'est pas là juste pour dire il peut y avoir une menace. Donc c'est pour ça que depuis des mois, on a monté la posture. D'abord nous depuis des années, on a mis en place qui s'appelle viginum pour lutter contre la désinformation et les manipulation. Ensuite, on a monté la posture, c'est-à-dire qu'on a mieux protégé des sites là, face à l'évolution des derniers jours, on a donné des instructions. Et donc, jeudi dernier, la veille de cette réunion, à ma demande, le ministre de l'intérieur a réuni l'ensemble des préfets de zone pour que il y ait beaucoup plus de vigilance. Nous avons tenu un conseil de défense et le Premier ministre est en train de le décliner, c'est-à-dire que région par région, tous les sites sensibles, les
sites civils qui le justifient font l'objet de protection supplémentaire et on fait la même chose sur les sites militaires et les industriels de l'armée. Donc ça c'est notre action. Après, sur les mots, je ne vais pas participer à l'escalade et tout ce que cherche la Russie, c'est que nous nous soyons béliqueux dans les mots pour justifier leur mobilisation ou leur posture. Ce que je peux vous dire, c'est que la Russie, elle multiplie les actes hostiles et parfois criminels à l'égard des pays européens. Monsieur le président, est-ce que vous avez des informations sur une nouvelle mobilisation russe ? Écoutez, il y a plusieurs informations en effet qui ont été partagées par les services de renseignement européens américains avec aussi euh nos amis ukrainiens et je vo
certains parlent de 300000 [raclement de gorge] hommes supplémentaires. He c'est en tout cas c'est un scénario qui nous paraît crédible et il est clair qu'il y a eu plusieurs indices qui montrent que la Russie est en train de s'organiser pour faire cela et donc ils attendaient leurs élections, elles sont passées et donc aujourd'hui il est clair que la Russie va le faire. Alors, est-ce qu'elle va le rendre publique elle-même ? Est-ce qu'ils vont faire un appel ou est-ce qu'ils vont le faire sans le dire ? Vous parlez de mobilisation, on est bien d'accord. Vous parlez d'une mobilisation, c'est-à-dire d'aller chercher des jeunes hommes pour les intégrer aux forces militaires pour accroître les forts de guerre. Et en effet, le scénario crédible aujourd'hui qui est souvent
partagé est autour de 300000 hommes. Mais pourquoi ? Il faut bien comprendre ce qui est en train de se passer. La Russie a dit en février 2022, on lance une opération spéciale. En 3 semaines, on aura pris l'Ukraine. On est aujourd'hui plus de 4 ans et demi plus tard. Ça n'est pas le cas. Les Ukrainiens ont réussi à faire une contreoffensive remarquable et depuis l'automne 2022, donc ça fait maintenant 4 ans, le front est quasiment stabilisé. Il y a 1 % des de territoire 1 % et demi qui a été pris en plus par les Russes. Cette guerre, elle a fait 1 million de morts au total. Cette guerre, elle a coûté à la Russie 1200000 hommes, c'est-à-dire tués et blessés. Et donc le signal qui est en
train d'envoyer aujourd'hui la Russie, c'est on est prêt à faire encore plus de sacrifice pour prendre tout le Donbas. Elle a aujourd'hui dans le Donbas tout un oblast, c'est-à-dire une région et 85 % de l'autre. Mais pour le prendre, si elle avance au même rythme qu'elle le fait depuis 4 ans, il lui faudra 1 an et demi, 2 ans avec des pertes terribles et une Ukraine qui souffre. Et donc nous sur ce terrain, quelle est notre responsabilité ? Aider l'Ukraine à résister. ce qu'on fait depuis le début malgré tous les aléas. Rappelez-vous, il y a un an et demi, on disait les Américains sont en train d'abandonner l'Ukraine. L'Europe s'est mobilisé ici même, nous avons lancé début 2015 la coalition des volontaires. Ici même, un an plus tard, au début de cette année,
on a dit ce qu'on ferait pour les Ukrainiens en rembrayant avec les Américains. Et donc aujourd'hui, on leur apporte de l'aide concrète. Je vous le disais, j'ai vu il y a de jours le président Zenitski, on a signé la fourniture de radars supplémentaires, de missiles supplémentaires et donc on continue d'être à leur côté. Vous parliez de la défense de l'Ukraine. La stratégie des Ukrainiens depuis quelques mois est de frapper, de détruire autant que possible les installations pétrolières russes, les raffineries. Est-ce que cela contribue à faire monter le prix des carburants chez nous en France ? C'est ce que disent tous les experts. Mais c'est les c'est factuel. Donc vous dites au président Zelenski, "Trouve d'autres cibles ou continue puisque c'est dans ton intérêt bien compris."
Alors la première explication de la montée des carburants, ça n'est pas ça. La première explication, on va y venir, je l'espère, c'est ce qui se passe à Hormouse. C'est blocage d'ormous parce que ça c'est 20 %. Ce qui se passe aujourd'hui par ces attaques vient aggraver ce problème. Donc c'est factuel. Est-ce qu'on peut en raison dire à l'Ukraine c'est de ta faute. S'il est primondes tu dois arrêter, c'est pas suffisant. Donc qu'est-ce qu'on a proposé ? Et c'est exactement ce que j'ai discuté ce lundi avec et le président Trump et le président Zelinski. C'est un moratoire. C'est-à-dire les Ukrainiens font ça pourquoi ? Parce que les Russes détruisent leur capacité énergétique. L'année dernière, l'Ukraine a vécu dans le froid, dans l'obscurité totale pendant des mois et les Russes sont en
train de refaire pareil. Et donc nous ce qu'on propose c'est le double moratoire. C'est la Russie a dit non, monsieur le président. C'està-dire, attendez, c'est-à-dire vous n'arrê vous arrêtez de taper les raffineries russes. Les Russes s'engagent à ne pas taper votre système énergétique et vos infrastructures civiles. Et deuxième moratoire, c'est vous arrêtez les combats en mer noire parce qu'on a des dizaines de millions de tonnes de céréales bloqués en mer noire, ce qui est terrible pour beaucoup de pays. Mais Caroline l'a dit. Alors, il y a eu une prise de il y a eu une prise de parole du ministre des affaires étrangères à la Tribune des Nations-Unies qui a dit "On ne veut pas de cesser le feu parce que ça les les Européens l'utiliseraient pour armer plus
rapidement l'Ukraine." C'est pas un cesser le feu qu'on propose, c'est d'arrêter de taper sur certaines catégories mais on ne dit pas qu'il y aura un cesser le feu sur le front. Donc ça c'est quelque chose qu'on va continuer de pousser dans les prochains jours.
Emmanuel Macron