L'interview du président de la République Emmanuel Macron au 20h de France 2
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la menace d'une attaque de drones russes en France est crédible ?
- 0:43RelanceRéponse directe
Est-ce qu'il est possible qu'il se passe en France ce qu'il s'est passé en Allemagne sur l'aéroport d'Ipsig ?
- 1:26FerméeRéponse directe
Est-ce qu'il y a eu des attaques russes contre des installations stratégiques ou industrielles françaises ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Si par malheur cette chose advenait, la Russie serait-elle un adversaire ou un ennemi ?
- 4:09OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez des informations sur une nouvelle mobilisation russe ?
- 4:53OuverteRéponse directe
Pourquoi la Russie organiserait-elle une mobilisation de 300 000 hommes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17Emmanuel MacronFait
« La CIA n'a pas informé les services français d'une telle attaque et le ministre de la défense italien a fait la même chose. Donc ça, je peux vous dire non. »
- 5:32Emmanuel MacronFait
« La Russie a dit en février 2022, on lance une opération spéciale. En 3 semaines, on aura pris l'Ukraine. On est aujourd'hui plus de 4 ans et demi plus tard. »
- 5:50Emmanuel MacronChiffre
« Cette guerre, elle a fait 1 million de morts au total. Cette guerre, elle a coûté à la Russie 1200000 hommes, c'est-à-dire tués et blessés. »
- 9:38Emmanuel MacronFait
« On est tous très conscients autour de cette table de ce que vivent nos compatriotes, c'est-à-dire de la montée des prix à la pompe dans le carburant. »
- 10:54Emmanuel MacronPromesse
« D'ici à la fin de l'année, on s'est mis en situation d'avoir ce dont on a besoin en diesel, en gaz, en fioul. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir monsieur le président. Bonsoir. Bonsoir Gill. Bonsoir Caroline. Bonsoir monsieur le président. Bonsoir à tous les deux. Monsieur le président, vendredi dernier, vous avez convoquer les responsables des grandes formations politiques pour alerter sur la menace russe. On a lu des informations publiées dans la presse étrangère qui mentionne une attaque de drones russes par la mer qui pourrait viser l'Europe et en particulier le sud de la France. Est-ce que c'est un scénario qui vous semble aujourd'hui crédible ? Cette information, nous pouvons la démentir. La CIA n'a pas informé les services français d'une telle attaque et le ministre de la défense italien a fait la même chose. Donc ça, je peux vous dire non. Par contre, oui, il y a une situation
qui monte en tension, qui est inquiétante pour évidemment l'Ukraine qui est sous le la guerre directe de la Russie depuis février 2022 et en fait depuis 2014. Et pour nous européens parce que ces derniers ces dernières semaines tout particulièrement, les actes hostiles un peu partout en Europe se sont multipliés. Et en effet, j'ai réuni la semaine dernière les forces politiques pour les alerter sur l'évolution de cette menace, les conséquences pour nous dans notre pays et pour les alerter aussi sur l'évolution de la situation au proche et Moyen-Orient et les conséquences directes pour la vie des Français et leur pouvoir d'achat. Et ça me semblait être mon devoir. Parlons de menace précise. Est-ce qu'il est possible qu'il se passe en France ce qu'il s'est passé en Allemagne sur
l'aéroport de l'ipsig ? Est-ce que les Russes pourraient envoyer en France un drone armé contre un avion à Orlie, à Roissi ou sur l'aéroport de Marseille Marignan ? La réponse est oui. Aujourd'hui, il faut être très clair, la Russie considère que l'Europe c'est la profondeur stratégique de l'Ukraine. Que parce que les Européens aident les Ukrainiens et bien et que les Ukrainiens sont en train en effet de viser des raffineries, des sites en Russie pour qu'ils arrêtent la guerre. et bien que l'Europe peut être visée. Ça fait des années qu'on est attaqué. On est attaqué sur le plan informationnel avec des fausses informations qui sont circulées. On a été attaqué sur le plan cyber. Durant ma première campagne, j'avais fait l'objet
d'une attaque cyber qui a été attribuée par nos services à la Russie. Elles se sont intensifiées ces dernières années et ces dernières semaines, il y a eu l'attaque de l'sich qui a été extrêmement grave parce que elle a raté mais aurait-elle réussi ? Il y aurait eu des morts sur le sol sur le sol allemand. Donc c'est plus de la guerre hybride, c'est plus de la guerre hybride, c'est de la guerre point. C'est de la guerre. Ce sont des actes hostiles qui en effet peuvent tuer. Et donc cela c'est pour ça qu'il y a une vraie menace et que la tension monte. Mais vous avez eu dans le même temps des drones dans l'espace aérien de plusieurs pays. Les Danois, la Pologne, les États-Baltes, donc Lituanie, Estonie, Létonie ont été aussi menacés par plusieurs confusion. France,
c'est ça qu'on doit comprendre. Est-ce qu'il y a eu des attaques russes contre des installations stratégiques ou industrielles françaises ? Sinon, sinon vous l'auriez su, nous l'aurions rendu public. Donc aujourd'hui, il n'y a pas eu en France des attaques de ce du type de ce qui s'est passé à l'Sich. Mais quand vous me posez la question est-ce que ça peut arriver ? Ma réponse est oui. Et donc un point de vocabulaire. Si par malheur cette chose advenait, la Russie serait selon le vocabulaire d'aujourd'hui un adversaire ou est-ce que ça deviendrait un ennemi ? Alors d'abord nous nous devons être lucides sur l'évolution de la menace. C'est ce qu'on fait, c'est l'information que j'ai partagé. Ensuite et je vais répondre à votre question très précisément. Ensuite, nous devons nous
préparer. On n'est pas inactif. On n'est pas là juste pour dire il peut y avoir une menace. Donc c'est pour ça que depuis des mois, on a monté la posture. D'abord nous depuis des années, on a mis en place qui s'appelle viginum pour lutter contre la désinformation et les manipulation. Ensuite, on a monté la posture, c'est-à-dire qu'on a mieux protégé des sites là, face à l'évolution des derniers jours, on a donné des instructions. Et donc, jeudi dernier, la veille de cette réunion, à ma demande, le ministre de l'intérieur a réuni l'ensemble des préfets de zone pour que il y ait beaucoup plus de vigilance. Nous avons tenu un conseil de défense et le Premier ministre est en train de le décliner, c'est-à-dire que région par région, tous les sites sensibles, les
sites civils qui le justifient font l'objet de protection supplémentaire et on fait la même chose sur les sites militaires et les industriels de l'armée. Donc ça c'est notre action. Après, sur les mots, je ne vais pas participer à l'escalade et tout ce que cherche la Russie, c'est que nous nous soyons béliqueux dans les mots pour justifier leur mobilisation ou leur posture. Ce que je peux vous dire, c'est que la Russie, elle multiplie les actes hostiles et parfois criminels à l'égard des pays européens. Monsieur le président, est-ce que vous avez des informations sur une nouvelle mobilisation russe ? Écoutez, il y a plusieurs informations en effet qui ont été partagées par les services de renseignement européens américains avec aussi euh nos amis ukrainiens et je voyais
certains parlent de 300000 hommes supplémentaires. He c'est en tout cas c'est un scénario qui nous paraît crédible et il est clair qu'il y a eu plusieurs indices qui montrent que la Russie est en train de s'organiser pour faire cela et donc ils attendaient leurs élections, elles sont passées et donc aujourd'hui il est clair que la Russie va le faire. Alors, est-ce qu'elle va le rendre publique elle-même ? Est-ce qu'ils vont faire un appel ou est-ce qu'ils vont le faire sans le dire ? Vous parlez de mobilisation, on est bien d'accord, vous parlez d'une mobilisation, c'est-à-dire d'aller chercher des jeunes hommes pour les intégrer aux forces militaires pour accroître les forts de guerre. Et en effet, le scénario crédible aujourd'hui qui est souvent partagé est autour de 300000 hommes.
Mais pourquoi ? Il faut bien comprendre ce qui est en train de se passer. La Russie a dit en février 2022, on lance une opération spéciale. En 3 semaines, on aura pris l'Ukraine. On est aujourd'hui plus de 4 ans et demi plus tard. Ça n'est pas le cas. Les Ukrainiens ont réussi à faire une contreoffensive remarquable et depuis l'automne 2022, donc ça fait maintenant 4 ans, le front est quasiment stabilisé. Il y a 1 % des de territoire 1 % et demi qui a été pris en plus par les Russes. Cette guerre, elle a fait 1 million de morts au total. Cette guerre, elle a coûté à la Russie 1200000 hommes, c'est-à-dire tués et blessés. Et donc le signal qui est en train d'envoyer aujourd'hui la Russie, c'est on est prêt à faire encore plus de
sacrifice pour prendre tout le Donbas. Elle a aujourd'hui dans le Donbas tout un oblas, c'est-à-dire une région et 85 % de l'autre. Mais pour le prendre, si elle avance au même rythme qu'elle le fait depuis 4 ans, il lui faudra 1 an et demi, 2 ans avec des pertes terribles et une Ukraine qui souffre. Et donc nous sur ce terrain, quelle est notre responsabilité ? Aider l'Ukraine à résister. ce qu'on fait depuis le début malgré tous les aléas. Rappelez-vous, il y a un an et demi, on disait "Les Américains sont en train d'abandonner l'Ukraine." L'Europe s'est mobilisé ici même, nous avons lancé début 2015 la coalition des volontaires. Ici même, un an plus tard, au début de cette année, on a dit ce qu'on ferait pour les Ukrainiens en rembrayant avec les Américains. Et donc aujourd'hui, on leur
rapporte de l'aide concrète. Je vous le disais, j'ai vu il y a 2 jours le président Zeninski, on a signé la fourniture de radars supplémentaires, de missiles supplémentaires et donc on continue d'être à leur côté. Vous parliez de la défense de l'Ukraine, la stratégie des Ukrainiens depuis quelques mois et de frapper, de détruire autant que possible les installations pétrolières russes, les raffineries. Est-ce que cela contribue à faire monter le prix des carburants chez nous en France ? C'est ce que disent tous les experts. Mais c'est les c'est factuel. Donc vous dites au président Zelenski, "Trouve d'autres cibles ou continue puisque c'est dans ton intérêt bien compris." Alors la première explication de la montée des carburants, ça n'est pas ça. La première explication, on va y venir,
je l'espère, c'est ce qui se passe à Hormouse. C'est blocage d'ormous parce que ça c'est 20 %. Ce qui se passe aujourd'hui par ces attaques vient aggraver ce problème. Donc c'est factuel. Est-ce qu'on peut en raison dire à l'Ukraine c'est de ta faute. S'il est primondes tu dois arrêter, c'est pas suffisant. Donc qu'est-ce qu'on a proposé ? Et c'est exactement ce que j'ai discuté ce lundi avec et le président Trump et le président Zelinski. C'est un moratoire. C'est-à-dire les Ukrainiens font ça pourquoi ? Parce que les Russes détruisent leur capacité énergétique. L'année dernière, l'Ukraine a vécu dans le froid, dans l'obscurité totale pendant des mois et les Russes sont en train de refaire pareil. Et donc nous, ce qu'on propose, c'est le double moratoire. Russ a dit non, monsieur le
président. C'està-dire, attendez, c'est-à-dire vous n'arrê vous arrêtez de taper les raffineries russes. Les Russes s'engagent à ne pas taper votre système énergétique et vos infrastructures civiles. Et deuxième moratoire, c'est vous arrêtez les combats en mer noire parce qu'on a des dizaines de millions de tonnes de céréales bloqués en mer noire, ce qui est terrible pour beaucoup de pays. Mais Caroline l'a dit. Alors, il y a eu une prise de il y a eu une prise de parole du ministre des affaires étrangères à la Tribune des Nations- Unies qui a dit "On ne veut pas de cesser le feu parce que ça les les Européens l'utiliseraient pour armer plus rapidement l'Ukraine." C'est pas un cesser le feu qu'on propose, c'est d'arrêter de taper sur certaines catégories, mais on ne dit pas qu'il y
aura un cesser le feu sur le front. Donc ça c'est quelque chose qu'on va continuer de pousser dans les prochains jours. Ça fait partie des actions diplomatiques dont la France a l'initiative et que nous continuerons d'avancer. L'autre conflit. et vous en avez dit un mot à l'instant qui explique euh la flambée des prix des carburants qui impacte la vie des Français très durement, c'est le blocage d'Ormous et la situation de tension dans le D3 Babel Mandem en mer rouge. Euh est-ce qu'il faut s'attendre à des pénuries ? Monsieur le président, on fait tout pour les éviter. D'abord, je vais ici dire que on est tous très conscients autour de cette table de ce que vivent nos compatriotes, c'est-à-dire de la montée des prix à la pompe dans le carburant. Et donc c'est
terrible pour beaucoup de familles, terrible pour beaucoup de nos compatriotes qui ont qui sont obligés de d'utiliser leur voiture pour aller travailler, pour aller voir des proches. Je vois que certains sont obligés de renoncer à des choses de la vie les plus intimes et ils ont beaucoup monté ces dernières semaines et ils ont évidemment monté quand on prend depuis février le début de la guerre. Et il y a évidemment aussi ce qui va arriver pour le plein du fioule à la maison et le gaz cet hiver. Face à ça aujourd'hui nous nous voulons agir d'abord diplomatiquement parce que la cause de tout ça, c'est la condition, ce sont les circonstances géopolitiques. Donc sur l'Ukraine, c'est cette proposition de moratoire ce qu'on va continuer de faire, ça dépend pas que de nous.
Ensuite, on a 20 % du gaz, du diesel, du pétrole brut, enfin des produits raffinés du gaz qui sortent de cette région, c'est-à-dire du golfe persique. Et donc le cœur de notre action, ça va être d'essayer de faire baisser la tension pour qu'on ça puisse ressortir le plus facilement possible. Mais la question que je pose les Français, c'est carburant, vous venez d'en parler, fuel domestique avec lequel ils vont se chauffer et le gaz. Et ce que vous dites ce soir aux Français qui vous regardent, il n'y aura pas de pénurie de fu domestique et de gaz cette semaine, la semaine prochaine jusqu'au printemps prochain. Alors cette semaine, la semaine prochaine, dans les semaines et les mois qui viennent, on a tout fait pour février, mars, avril prochain. C'est-à-dire qu'est-ce qu'on a fait ? Et
c'est le cœur de notre activité diplomatique ces dernières semaines en particulier. Vous m'avez vu recevoir, prince héritier d'Arabie Saoudite, le premier ministre d'Irak, les dirigeants jordaniens, libanais qui sont dans cette région pour faire passer les tubes. J'ai vu également le président nigérien beaucoup de nos fournisseurs pour sécuriser nos volumes. Donc je peux vous dire que d'ici à la fin de l'année, on s'est mis en situation d'avoir ce dont on a besoin en diesel, en gaz, en fioule. Donc ça oui, ça c'est ça c'est 90 jours au-delà. Et si la crise devait empirer ou durer, on va continuer d'agir pour ne pas être confronté à ces à ces risques d'approvisionnement. Mais vous n'en êtes pas certain. Non, mais on d'abord on s'est donné toutes les chances par notre action.
Ensuite, on a des stocks et nous on les a reconstitué en gaz. C'est-à-dire que là, on sera dans quelques semaines à 80 % de nos stocks qui sont pleins. Ce qui est l'objectif qu'on s'est donné au niveau européen. Donc nous français, on a fait le travail et on a on a des stocks aussi de pétrole. Et donc qu'est-ce qu'on va faire dans les prochaines semaines ? continuer de sécuriser ses volumes, faire le travail diplomatique et donc tout faire par une discussion avec les Iraniens, les Omanés pour rouvrir ce D3 d'Ormous. Regardez les prix du diesel et et de l'essence, ils étaient à 1, l'été, enfin à la fin du mois d'août. Donc ils ont beaucoup montés parce qu'il y a eu des tensions. Donc on va essayer de rouvrir cette voie. Ensuite, vous l'avez dit, il y a plusieurs millions de barils qui
circulaient à travers l'Arabie Saoudite et qui sortaient en mer rouge dans ce qu'on appelle le site de Yambou. Bon, il a été très abîmé par une attaque des outils. Nous nous engageons pour le sécuriser. Avec quel moyen ? Et donc aujourd'hui, c'est la discussion que nous avons finalisé avec les Saoudiens. Nous allons envoyer des moyens militaires, c'est-à-dire soldats, des radars, des systèmes de défense pour protéger ce site. Pas nous engager dans quelques conflits mais protéger ce site. Pas d'aviation, des rafales, verra l'évolution est selon les besoins, on en a dans la région. Mais en tout cas, on se met en situation de protéger ce site parce que sortait il y a quelques semaines de là chaque jour plus de 5 millions de barils. Bon, donc c'est pas négligeable. Donc ça c'est la
première le premier levier, notre action directe. Dès qu'on détend un de ces endroits, l'impact il est immédiat à la pompe. En 2 jours, vous le voyez à la pompe. Bon, ensuite on essaie de diversifier les sorties. C'est ce qu'on fait à travers l'Irak, la Syrie. Ça prend un peu plus de temps, mais c'est un signal de marché. Et puis qu'est-ce qu'on va faire ? On va utiliser nos stocks. Et donc c'est pour ça que je vais réunir les pays du G7 comme vous savez la France à la présidence et qu'on va regarder pour si le s'il y a besoin à ce moment-là dans quelques jours libérer des stocks à nouveau pour détendre le marché. Mais on a ces stocks, ils existent. Monsieur le président, est-ce que vous avez évoqué le sujet avec Donald Trump Oui. Euh, on a appris que Donald Trump a
menacé de ne plus vendre son diesel aux étrangers pour le réserver aux Américains pour faire baisser les prix du diesel aux États-Unis. La France, elle apporte la moitié euh de son gasoil. Euh, donc s'il met sa menace à exécution, là, c'est catastrophique. Alors, d'abord la France, vous avez raison, en moyenne, on est entre 600 et 700000 baril jour. On en raffine à peu près 60 %. On en raffine 400000 par jour chez nous. C'est une chance et on en importe environ 300000. On a quand même plus ou moins sécurisé ces volumes et nos grands fournisseurs, ce sont les Nigériens, ce sont justement les Saoudiens, c'est sur le marché mondial. Donc on n'est pas directement dépendant. Par contre, une telle décision, elle aura un impact et les
prix monteront sur le diesel modèle. Donc elle est mauvaise. Oui. Et je pense que tous les experts qu'il a autour de lui et tous les raffineurs américains ne peuvent lui dire que la même chose. Cette décision serait mauvaise. Pas simplement pour le reste du monde, pour l'économie américaine aussi. Mais vous n'avez pas obtenu la garantie qu'il ne la prendra pas. Alors on n' jamais de garantie à cet égard avec Donald Trump. Jamais. Par contre je peux vous dire une chose, ce serait pas une bonne décision pour son pays et son économie. Maintenant, qu'est-ce que je vais lui proposer justement entre grands pays, entre grandes économies, ce qu'on appelle le G7, bah de nous mettre autour de la table ou autour d'un écran pour lui dire au lieu de faire ça, si vous voulez
baisser les prix pour chez vous comme pour chez nous, peut-être devons-nous réfléchir à libérer ce qu'on appelle des stocks stratégiques, mais de manière coordonnée, ça mettra un peu plus de volume sur le marché, ça le fera baisser. Et puis après ce que j'ai ce sur quoi j'essaie de l'engager, c'est de dire il y a le conflit avec l'Iran, c'est une chose, il y a les discussions sur le nucléaire iranien qu'il faut avoir parce que il en va de la sécurité mondiale mais il faut essayer de mettre la question d'ormous à part ça que je plaide préc mais revenons au français, ils se demandent ce soir combien de temps ils vont payer le sent 95 le gazol à un prix record. Oui, jamais arrivé ces 50 dernières années. Ça va durer des semaines. Vous voyez la fin de ça
pour les Français vous dites "On verra si on arrive." D'abord, je dis pas on verra, je me bats chaque jour et je suis on est tous ensemble et je suis à leur côté. Et donc moi, ma priorité c'est vraiment de baisser les prix. Et donc pour baisser les prix, on doit régler ces sujets. D'abord éviter les suraccidents. Donc pas de d'interdiction d'export américaine, essayer de libérer des stocks et d'essayer de recréer de la fluidité à Ormous, en mer rouge et cetera. Mais ça peut durer combien de temps ? Ça va durer combien de temps ? Donc si les choses s'améliorent dans les prochains jours, les prix baisseront vite. Regardez, avant qu'il y ait une tension accrue sur Hormous et cet épisode en Arabie Saoudite, on avait des prix du diesel et du Samplomb qui étaient à 90.
Oui, mais vous dites si vous n'êtes pas vous n'avez pas prise totale sur les élèves parce que moi je mets le maximum de poids et je m'engage mais ces décisions ne dépendent pas de nous simplement. Donc c'est pour ça que dans cette période, le gouvernement agit pour pouvoir accompagner et accompagner des filières économique qui en ont le plus besoin ou accompagner les Français qui roulent le plus pour un peu réduire leur f. Certains ont d'autres options. Certains pays européens, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, la Belgique ont décidé simplement et on l'entend ça aussi dans le débat public hein, de baisser les taxes, de plafonner les prix. Pourquoi est-ce que c'est possible ailleurs et que c'est pas possible chez nous ? parce que là pour le coup ça reposerait pas
sur le résultat d'une diplomatie mais sur des décisions. D'abord parce que je pense que notre intérêt c'est plutôt de baisser les prix avant de baisser les taxe parce que sinon on ferait payer au contribuable français les conséquences de la géopolitique. Il faut plutôt essayer de se mobiliser. La France a une grande diplomatie. On pèse et on est présent dans cette région donc on peut avoir des résultats. On a la présidence du G7 donc faut d'abord faire ça. Maintenant le gouvernement ne reste pas les bras balans. Il agit et il a raison et il accompagne. Non mais quand les autres dépensent des milliards, nous on a dépensé 450, on a débloqué 450 millions avanth. C'est pas la même mesure. Regardez parce que leurs caisses à eux ne sont pas vides et nos caisses sont vides.
Mais ça fait des semaines que raison, moi j'entends le débat public, on dit vous français, vous avez beaucoup trop aidé les autres. Il y a pas une matinée où un chroniqueur ne fait pas un bilan en disant "C'est terrible avec ce président, regardez tout ce qu'ils ont dépensé pendant le Covid." Non mais c'est factuel mais donc pendant le Covid, pendant la crise des du gaz et des carburants entre 2022 2024, la France a beaucoup plus aidé que les voisins. Et donc les mêmes qui nous ont dit tout ça, on peut pas me suspecter de ne pas de ne jamais m'être engagé auprès des Français dans l'étendure. On l'a toujours fait. Mais les mêmes qui me disaient "Vous avez beaucoup trop aidé malheureux". Là, ils me disent "Vous aidez pas assez". Mais vous le regrettez par exemple ça aujourd'hui quand vous on
voit que les taux d'intérêt pour la France sont à 4,6 % et qu'on emprunte plus cher que l'ensemble des pays de la zone euro. Est-ce que vous le regrettez ce quoi qu'il en coûte ? Non, je ne regrette pas du tout le quoi qu'il en coûte et d'ailleurs je constate qu'au moment où on l'a fait, il y avait pas un responsable politique pour nous dire il faut baisser ceci ou cela, pour nous dire "N'aidez pas les restaurateurs, ne faites pas du chômage partiel, n'aidez pas ici ou là, pas un." qu'ensuite quand on a aidé les Français à juste titre face à la crise de gaz ou des carburants, les partis d'opposition y compris des responsable aujourd'hui engagé dans la campagne nous disait si vous ne faites pas x centimes de plus on vous censure, on fait tomber le gouvernement pas un.
Ce que je regrette c'est que les réformes que j'avais engagé à côté pour améliorer les finances publiques, elle ils ont bloqué. La réforme de retraite. Mais bien sûr, parce que les pays dont vous parlez, quelle est la grande différence avec la France ? C'est que ce sont des pays qui pour l'Allemagne il y a 25 ans ont fait les grandes réformes sociales pour que leur modèle s'adapte au vieillissement qui quand on parle de l'Espagne ou de l'Italie ont fait en 2010 leur réforme sociale. Nous nous ne les avons pas faites suffisamment. Je le prends pour moi, j'ai pas réussi à convaincre les forces politi président bien sûr mais je me suis présenté en 2022 avec une réforme des retraites. J'ai été élu sur celle-ci. J'ai pas réussi à la faire parce que je n'ai pas
convaincu. Donc je me défausse pas de mes responsabilités. Mais ce que je veux vous dire, juste que je veux vous dire ici, c'est que aujourd'hui la réponse du gouvernement, elle est proportionnée. Est-ce qu'on peut faire plus ? Oui, bien sûr qu' on laissera pas les Français tomber, le gouvernement sera à leur côté, mais il faut le faire en regardant aussi l'évolution des prix. Donc aujourd'hui, le gouvernement a dit on aide un peu plus de 5 millions des des grands rouleurs français et puis on aide les filières. Je crois que le gouvernement c'est bien. Ensuite, ceux qui disent "Faudrait baisser les taxes." Bah sur un mois, baisser 20 centimes, c'est 1 milliard d'euros. Ces taxes là, elles servent à quoi ? Elles servent à financer des dépenses de l'État. Elles servent à financer des
dépenses des collectivités locales, c'estàd financer la dette de vos régions. Non, non, non, non, non, non. Tout dans le budget, tout, notre déficit accroit la dette. Mais aujourd'hui, ces taxes-là, elle financent des dépenses concrètes de l'État, des régions, des départements et des communes et de la sécurité sociale. Et donc ce que je vous dis, c'est que quand on a beaucoup aidé les Français en 2022, et je ne le regrette pas, nos taux d'intérêt étaient quasiment nuls. Aujourd'hui, vous avez une montée des taux d'intérêt partout dans le monde, pas que la France, partout dans le monde. Chez nous ailleurs. Mais parce que nous sommes plus exposés, parce que nous sommes moins vertueux, parce que nous avons moins économisé. Oui, mais donc ne m'incitez pas à à être encore davantage.
Peut-être allez-vous dépensé à mauvaise écience. C'est cela que les français vous disent. Mais non, mais ce que je vous dis, je ne crois pas et je défends ça. Je vais aller au bout du raisonnement sur les taux. Mais ce que je veux bien vous faire comprendre, c'est que les dépenses qu'on a faites sur ces 10 dernières années, ça a été un/ers pour protéger les Français des crises à peu près Covid et énergie. Ça a été un/ers pour préparer la France à l'avenir, c'est-à-dire baisser les impôts. Ça a été doubler le budget des armées, ça a été faire de l'attractivité, financer nos innovations, notre recherche intelligence artificielle et ça a été un/ers parce qu'on a pas assez réformé le modèle social. Bon, je ne regrette rien des deux premiers tiers. Je regrette de ne pas avoir été assez
efficace et rapide sur le dernier. Mais après, c'est simple, j'entends beaucoup les oppositions, c'est on peut faire demain 3 % de déficit en France. revenez au budget des armées comme il était au début de mes 10 ans, vous avez 30 milliards de moins. C'est pas ça qui explique les 1400 milliards de soyons très concret, ça fait un point de moins de déficit. Revenez sur les baisses d'impôts sur les ménages, remettez la taxe d'habitation, remettez les impôts sur le revenu supprimé et la redevance télé, ça fait un autre point de moins. Revenez sur ce qu'on a fait sur l'hôpital et les grands services publics, ça fait même encore plus d'un point. Donc c'est très simple de faire les choses. Donc ce que je veux vous dire, c'est que ne caricaturons pas ce que nous avons fait collectivement.
nos services publics, nos armées, notre recherche le méritait et la protection des français le méritait. On s'est pas assez vite réformé parce qu'il y a pas eu de consensus un instant carburant. Aujourd'hui, ceux qui vous disent de manière démagogique, baissons les taxes parce qu'ils veulent même pas essayer de baisser les prix. Moi je leur dis d'abord essayons de baisser les prix. C'est mon boulot, c'est notre action internationale. Mais baisser les taxes ne peut se faire que si vous m'expliquez comment vous baissez les dépenses. Sinon, c'est de la démagogie et ces baisses de taxes, vous les payez immédiatement par votre crée. Je dis juste que si vous ne savez pas dire comment vous les financez au même moment, ça veut dire que la conséquence et vous le voyez bien, les taux
d'intérêt montent partout dans le monde. C'est une crise mondiale. Hier, les taux d'intérêt ont monté. C'est surtout les États-Unis qui tirent ces taux. Ils sont plus hauts que nous. Et donc si vous êtes dans la démagogie budgétaire, vous le payez au carré. Et donc ceux qui proposent de baisser des taxes sans le financer, ils vous feront payer tout de suite le coût dans vos crédits dans vos crédits consommation, vos crédits automobiles ou vos emprunts. Ils disent qu'ils entendent le désespoir des Français. Mais moi je l'entends aussi. Vous savez nul nul n'a le monopole de cette écoute. La seule question c'est est-ce que vous agissez en responsabilité ? ce que j'ai toujours essayé de faire en étant au côté de nos compatriotes et vous l'aviez dit vous-même, on les a beaucoup aidé
durant ces 10 ans. Je n'ai jamais laissé les Français de côté monsieur monsieur mais est-ce qu'on les est-ce qu'on le fait en responsabilité ou est-ce qu'on le fait en démagogie ? La grande différence avec ce qu'on a pu connaître par le passé comme au moment de la crise des gilets jaunes, c'est qu'aujourd'hui la hausse que nous vivons et que nous avons vécu durant ces derniers mois, elle n'est pas due à une décision gouvernementale ou à une hausse des taxes. Elle est d à des conditions géopolitiques. Je veux d'abord peser sur celle-ci. Vous parliez à l'instant des Français. Ces 10 derniers jours, leur consommation de carburant a baissé enfin s'est effondré plutôt de 30 %. aussi demain des pas entiers de l'économie, le BTP, les infirmières à domicile, les aides à
domicile, les artisans, les agriculteurs font faillite, plonge à cause du coût des carburants. Est-ce que vous ferez malgré tout, malgré ce que vous venez de dire, un geste quitte à vider un peu plus les caisses parce qu'il y aurait alors urgence absolue ? J'aime pas qu'on dise un geste donne le sentiment qu'il y aurait quelqu'un avec sa mais il faut agir et donc est-ce que vous iriez plus loin ? Bien sûr, le gouvernement d'accord sera à côté des Français d'abord de nos compatriotes et de l'économie et agira chaque fois pour pas laisser les prix s'envoler. Par quel moyen ? Et donc on a plusieurs moyens. D'abord, il y a un premier moyen que vous n'avez pas évoqué depuis tout à l'heure quand on parle des plafonnements chez les voisins. Nous on a un opérateur qui est total énergie
et donc on a obtenu de cet opérateur qui plafonne les prix. Donc cet acteur qui est un et c'est une chance pour les Français, c'est le fruit de notre histoire économique industrielle et ben il plafonne les prix. Donc vous avez de l'essence qui a 1,99 plafonné et un diesel à 215 plafonnés dans les stations qui dépendent du réseau total. Donc on a déjà ça. C'est tout ce qu'on demande à Total ou on peut lui demander plus ? Mais déjà continuons à lui demander ça de manière constante et le maximum d'efforts pour pas justement qu'il fasse sur les Français de la marge. Juste monsieur le président un ordre de grandeur. Ce qu'a fait total en limitant le prix du gazol et l'essence sans plomb lui a coûté enfin c'est le PDG de total qui dit monsieur Pouyané à peu près 300
millions d'euros ces 5 derniers mois. C'est beaucoup d'argent. Ces 6 derniers mois Total a réalisé un bénéfice net de 10 milliards d'euros. Mais bien sûr. Et donc peut-on doit-on au nom de l'équité et de l'effort partagé demander à total cert groupes glorieux, vous venez de le dire, ben de donner plus. Ce débat viendra et et il vient chaque année et il est légitime au moment du budget. Bon, mais ce que je dis juste, c'est que si nous n'avions pas Total en France, on aurait même pas ce plafonnement. Mais vous ne répondez pas tout à fait à la question. Je vous dis déjà juste ça. Donc ensuite on va regarder au niveau européen et mondial comme on l'avait fait d'ailleurs au moment de la crise énergétique, les marges excessive. Mais ce que je dis c'est que nous déjà en
France ce qu'on fait qui me semble beaucoup plus pragmatique et pertinent c'est que au lieu de s'empresser à aller taxer Oui. on dit ne faites pas de gras sur nous. Ces milliards que le groupe fait à l'international, il le fait parce que il produit que les prix montent. Donc il gagne plus d'argent parce que il il fait chaque jour des de l'achat de la vente, donc il fait aussi de la marge là-dessus et il raffine et donc les raffineurs font beaucoup de marges. Et donc nous ce qu'on dit c'est vous êtes français, soyez patriotes. Ils sont patriotes, ils font pas de marge chez nous. Et donc ce débat est légitime, il viendra, je je l'écarte pas mais je dis de manière pragmatique si on taxait on aurait pas des prix plus bas à la pompe. Là par le plafond mise
en place on a des prix plus bas. Donc ça c'est la première action. Ensuite, si les prix devaient continuer à monter évidemment le au-delà de 3 € par exemple, mais non, mais n'allz pas, on est à 220 en moyenne en France sur l'essence et à 240 sur le diesel. Bon, c'est très dur déjà pour nos compatriotes, faut pas en plus les les mettre dans des scénarios cauchemardex cauchemares, pardon. Euh donc voilà, il faut la situation est grave, on est à leur côté comme vous le dites. On a beaucoup de nos compatriotes qui qui renoncent à des transport, renonce à aller voir des proches, des membres de leur famille parce que euh le ils arrivent plus à à boucler le mois. Mais donc là, il faut être à leur côté. Donc, vous avez parlé des gilets jaunes, vous avez les gilets jaunes. Vous parliez
d'une première piste, quelle serait la deuxième ? Mais après, aucune piste n'est terminée. Le gouvernement met tout sur la table et s'il faut aller plus loin et y compris ouvrir des chantiers comme celui que vous avez ouvert, il y a pas de tabou. On laissera pas les prix s'envoler pour les Français. Et donc le gouvernement est à la manœuvre, j'ai eu le premier ministre tout à l'heure sur ce sujet et en fonction de l'évolution, il prendra toutes les dispositions jusques et y compris baisser les taxes, chose que vous n'avez pas faites jusqu'à présent. Je pense qu'en fonction de l'évolution, il faut rien exclure. Je vais pas vous dire ça, on ne le fera jamais. H ce que je vous dis c'est que c'est pas la décision la plus vertueuse et on l'avait d'ailleurs pas fait entre 2022
et 2024 parce que cette décision au-delà d'être très coûteuse, elle n'est pas ciblée. C'est-à-dire que quand vous baissez les taxes, vous aidez tout le monde, y compris les gros rouleurs qui ont qui auraient les moyens de se payer le plein. Et donc c'est plus intelligent d'aider les gens qui en ont le plus besoin. Bon maintenant donc rien n'est fermé. Le gouvernement fera tout ce qu'il faut et accompagnera et donc on sera pragmatique parce qu'il faut éviter la colère. et on fera aussi des choses, on essaiera de continuer aussi les choses intelligentes. C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui des Français qui quand même ces dernières années ont beaucoup changé leur pratique et donc ils sont allés, ils ont changé leur contrat d'électricité, je vous le dis aussi parce qu'on parle de l'hiver.
Aujourd'hui, on a 85 % des Français qui sont mis dans des tarifs régulés, des tarifs longs. Donc, ils vont pas être impactés comme à l'hiver 22 sur leur tarif d'électricité. Là, jusqu'à la fin de cette année, on a des Français qui ont changé leurs habitudes et donc par exemple qui ont beaucoup plus acheté des véhicules électriques. Quand j'ai été élu, il y avait quasiment il y avait 1 % de véhicules électriques qui étaient achetés. Aujourd'hui, on est à plus de 45 %. Donc tout ça, c'est des choses intelligentes qu'on a su faire tous ensemble. Et donc ça faut le continuer vendredi et donc aussi on doit continuer le plan d'électrification, l'accompagnement, la mobilisation du parc électrique. Donc c'est un ensemble de mes français et de leur difficultés à à encaisser ce choc.
Vendredi, vous avez dit vous avez appelé les Français à rester unis. Ce sont les mots que vous avez utilisé. Est-ce que dans ce climat là qu'on que vous décrivez ce soir, est-ce que vous craignez, vous avez évoqué les gilets jaunes, une forme de colère sociale, est-ce que c'est ça que vous voulez à tout prix éviter ? Non. Ce que je veux d'abord, moi je veux régler nos problèmes pour que la vie soit meilleure. Bon, ensuite dans ce contexte, c'est normal qu'il y ait de la colère parce que quand ça va mal, les gens se retrouvent confrontés à une vie impossible et donc en effet sont en colère. Ils sont mal dans leur vie parce que ils arrivent pas à boucler la fin du mois parce que même s'ils arrivent à faire le plein, ça retombe sur les courses et cetera. Bon, donc face à ça,
la réponse pour moi, elle est surtout d'améliorer les choses. Ensuite, il y a des mouvements sociaux qui émergent. Bon, il y en a face auxquels on doit enfin auquel le gouvernement apporte une réponse et à juste titre qui est de les accompagner. C'est des réponses sectorielles que j'évoqué. Ensuite, je vois des voix qui s'élèvent pour appeler à un mouvement social généralisé. Je pense que ça ne nous aiderait pas collectivement parce que un mouvement social peut se faire pour demander à un gouvernement de changer quelque chose. Une décision qui vient de prendre quand il y a un mouvement social parce que vous passez une réforme des retraites pour vous dire revenez en arrière peut le comprendre, on peut être en désaccord mais le mouvement social a un déboucher
qui est dans la main de ce face à qui il manifeste. Quand il y avait des taxes carburants qui avaient d'ailleurs été voté avant ma première élection mais qui a impacté le coût de la vie. Les Français sont sortis sur les ronds-points, ont dit "Vous devez nous écouter, faites pas ça. Si là il y a un mouvement, on va pas faire un mouvement contre la guerre qui est lancée par la Russie en Ukraine et hormouse. En tout cas, dans ces cas-là, je je peux y participer parce que moi aussi je suis contre ces guerres. Donc, je pense pas que ce soit une action utile. À l'inverse, on doit rester uni. Et donc, je pense que ce qui est important, c'est d'avoir de la solidarité entre nous dans ce moment, d'avoir des forces politiques qui soient le plus responsables possible. C'est-à-dire être le moins
possible dans la démagogie qui consiste à dire sortez, allez attaquer ce gouvernement parce que c'est pas ce gouvernement qui nous a qui vous a mis dans cette situation. essayer de prendre toutes les décisions qu'on peut responsables pour protéger les Français qui sont en difficulté, pour continuer à préparer le pays à l'avenir parce que c'est, je considère, une priorité, faut pas oublier ça, et pour que ces conflits trouvent une issue. Et donc moi, c'est là-dessus que je continue de me concentrer et mon rôle, c'est d'être sur l'Ukraine, sur Hormous pour essayer de régler les problèmes et la cause première de ce qu'on vit. Les Français précisément, votre gouvernement prépare un budget qui va demander aux Français 54 milliards d'euros d'efforts supplémentaires. Les
APL, euh les retraités, d'autres encore, les arrêts maladies. Est-ce que c'est juste ? Bah d'abord, c'est juste d'avoir un budget qui tient les objectifs, c'est-à-dire le gouvernement. Ça c'est nécessaire. La question est plutôt aussi. Non, c'est juste aussi parce que si le gouvernement laissait filer le déficit, ce ne serait pas juste parce qu'il accroîrait le report qu'on fait sur les générations suivante ou même sur leurs successeurs. Donc la priorité du moment à mes yeux, c'est la stabilité financière et la stabilité politique. Donc le gouvernement a raison de faire un budget solide et le premier ministre en a présenté les équilibres, il a raison. Est-ce que c'est un budget qui est excessif, qui un budget d'austérité ? C'est un budget de responsabilité
et donc les axes qu'il a définis me paraissent juste parce qu'il demande des contribution proportionnée à peu près à tout le monde, au système social, aux collectivités locales, à l'État et aux différentes catégories, un peu aux entreprises, un peu au ménage. Bon et essayer de préserver au maximum ceux qui sont les plus fragiles. Donc oui, je pense que c'est responsable et juste. Et donc le gouvernement aura à présenter 1er octobre ce budget et ensuite il fera son chemin parlementaire. Il fera son chemin parlementaire qui sera pas forcément évident juste pour aller très vite, est-ce que vous excluez ce qu'on a pu lire ici ou là ou entendre ici ou là ? Une dissolution. Je pense que ce serait pas bon pour le pays. La première n'a pas été extraordinaire non plus. Elle a été catastrophique.
La première, elle a été faite en conscience et c'est ma responsabilité et je la prends après 2 ans de majorité relative. et des partis politiques qui me qui disaient haut et fort on fera tomber le gouvernement en septembre et 2 ans durant lesquels je n'avais pas réussi à convaincre les uns et les autres de faire une coalition et on était une majorité relative mais c'était le purgatoire là c'est un peu enfer mais donc j'ai remis j'ai j'ai remis le pouvoir au français je leur ai dit cette situation me paraît trop fragile elle est pas souhaitable vous m'avez donné les clés il y a 2 ans. Je vous redemande de voter pour un parlement. Les français ont fait leur choix. Vous pouvez l'aimer, pas l'aimer. C'est c'est le choix des Français. J'ai pas de jugement
totalement instable et très coûteuse notamment pour les finances publiques. Je pense qu'il faut arrêter de culpabiliser les Français. Les Français, ils ont fait un choix à l'été 2024. Moi, j'ai pris mes responsabilités. Je leur ai donné qu'est-ce qu'il y a de plus démocratique que ça ? Ils ont fait leur choix. Ils ont pris leur responsabilité. Les forces politiques qui en sont sorties n'ont pas voulu faire une coalition totalement majoritaire, mais il y a une coalition qui s'est dessinée d'ailleurs où ceux qui ne voulait pas travailler ensemble avant juillet, ils sont venus, le centre et la droite. Bon, et se sont mis ensemble et ont une majorité relative à nouveau. Donc c'est la situation qu'on choisit les Français et après c'est le choix des forces politiques. Moi j'aurais préféré
que les forces politiques comme là aussi dans chez beaucoup de nos voisins fassent une grande coalition majoritaire. Ça aurait été plus stable. Mais je ne suis pas les forces politiques du pays. Maintenant, on en est là. Là où je pense que c'était souhaitable de demander aux Français de clarifier hm à 3 ans des échéances prochaine, donc à l'été 24, je pense que ce serait mauvais aujourd'hui de faire une dissolution parce qu'aujourd'hui nous sommes à 8 mois d'une présidentielle et donc si on faisait une dissolution aujourd'hui, on ajouterait à la guerre, au problèmes de pouvoir d'achat et un budget à passer l'instabilité politique. On bloquerait le prochain président, la prochaine présidente de d'une la possibilité de faire cette dissolution et de se reconstruire une majorité. Donc ça n'est
pas souhaitable. Mais tout ça implique quoi ? que l'esprit de responsabilité soit partagé par toutes les forces politiques avec le recul et donc que l'ensemble des forces politiques se disent en ce début octobre, bah regardez, notre priorité, ça doit être que le gouvernement puisse aider les nos compatriotes, qui puisse aider les communes et les et les régions qui ont été frappées par les incendies et une sécheresse record, on en a pas parlé mais on a eu une on a eu les plus grands incendies depuis la deuxème guerre mondiale, l'une des plus grandes sécheresses qui puissent céder nos agriculteurs. Tout ça, s'il y a pas de budget, on peut pas le faire. On va se projeter sur la prochaine présidentielle. Quand vous voyez qu'il y a une majorité de Français qui se dit
prêt pour voter pour une candidate ou un candidat qui veut renverser la table, j'imagine que vous regardez les sondages de temps en temps, monsieur le président. Ça peut m'arriver la presse et je regarde les sondag. Ça vous arrive quand vous voyez que certaines dans certaines projections Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon où les deux d'ailleurs sont présents au second tour, est-ce que vous dites que à ce moment-là vous devrez peut-être prendre position à la veille de cette présidentielle ? Mon devoir aujourd'hui, c'est d'agir d'abord. C'est ce que je fais face à la crise qu'on vit. Ensuite, mon devoir, c'est d'éclairer les Français, les forces politiques et de leur faire partager la complexité du réel que je connais. Et je pense c'est très important parce que il y a des
femmes, des hommes qui aspirent aux plus grandes responsabilités. Ils peuvent pas s'affranchir du réel et c'est pour ça que c'est important parce que ça évite la démagogie facile. Et ensuite, vous prendrez position ou pas ? On verra le chemin. Je vais pas dire aujourd'hui ce que je vais faire sur ce sujet dans la dernière ligne droite parce que nous ne sommes pas dans la dernière ligne droite. Est-ce que vous interdisez a priori de soutenir un candidat qui serait le meilleur ou le moins mauvais ou qui à vos yeux serait le plus vertueux pour les prochaines années en France ? Je ferai en responsabilité en fonction de l'évolution de notre situation géopolitique, financière et politique, ce que je dois faire. Mais voyez bien que la situation est grave. C'est pour ça
que nous sommes là. C'est pour ça que j'ai réuni les forces politiques il y a 8 jours. Ce que je veux vous faire comprendre, c'est que il y a la guerre en Europe et que la menace s'acroit sur notre pays. Il y a la guerre au Prochrient et on en paye aujourd'hui, nous qui ne sommes pour rien, on était contre le début de cette guerre. On en paye comme toutes les économies les conséquences dans la vie de nos compatriotes. Donc mon premier devoir c'est d'agir. C'est pas aujourd'hui d'être engagé dans le débat politique. Et je pense que les Français n'attendent pas ça de moi. A raison. Donc moi, je suis dans l'action, je dois me tenir à une place qui est celle que les Français m'ont donné, qui est défendre les intérêts de notre pays à l'international, qui est de demander
davantage aussi à l'Europe. Nous n'avons pas eu le temps d'en parler mais l'échelon européen est aussi un échelon qui doit nous permettre, si on débloque des règles, de produire plus vite et davantage et moins cher nos carburants. Et donc là aussi, je mène une action et d'agir pour continuer de protéger et de préparer l'avenir du pays. Et je le ferai jusqu'au bout. Et c'est cette action qui est attendue de moi. Et le devoir qui est le mien, c'est de défendre les intérêts de la nation aujourd'hui et demain. Pas d'être dans la vie politique. C'est très bien qu'il y ait des débats chaque jour, que vous vous les animiez, que les Français puissent faire un choix en conscience. Ils attendent pas de moi que je m'y engage maintenant. Merci monsieur le président de la
République d'avoir répondu à nos questions. Merci beaucoup Caroline. Merci G. Merci monsieur le président. Très bonne soirée à vous et très bonne soirée à tous. Merci à vous. Et demain, nous accueillons le pape. Le pape. Et c'est aussi un moment important de la vie de la nation. Merci.
Emmanuel Macron