Mécanisme de régulation carcérale : j'en parle grâce à Sarkozy ! Ugo Bernalicis invité de BFMTV
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Que dit la loi sur les parloirs pour les prévenus non condamnés ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Nicolas Sarkozy bénéficie-t-il d'un traitement privilégié avec quatre parloirs ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir visité spécifiquement le quartier d'isolement ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Les détenus en quartier d'isolement ont-ils des droits spécifiques ?
- 4:30RelanceRéponse directe
Les deux gardes du corps de Sarkozy en prison sont-ils une dérogation ?
- 5:30RelanceRéponse directe
L'isolement est-il une faveur pour Sarkozy ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Boris CarlamovFait
« Les prévenus peuvent être visités par les membres de leur famille ou d'autres personnes au moins trois fois par semaine. »
- 1:00Boris CarlamovChiffre
« Aucun détenu de la prison de la Santé ne bénéficie de plus de trois parloirs du fait de la surpopulation carcérale. »
- 2:30Hugo BernalicisFait
« La direction de l'établissement ne nous a donné aucune espèce d'information. »
- 3:30Hugo BernalicisFait
« On a fait tous les quartiers dont le quartier d'isolement. »
- 7:30Hugo BernalicisFait
« Il faut trouver d'autres moyens d'encadrer ceux qui sont condamnés à quelque chose. »
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Député France insoumise Hugo Barnalissis. Bonsoir. Bonsoir.
Vous avez été hein avec votre collègue Aonau. Exactement. Oui, tout à fait.
Les deux députés qui sont allés à la maison de l'arrêt de la santé. Nous sommes avec maître Jean-Ive Leborgne, avocat pénaliste au barreau de Paris. Vous avez écrit coupable liberté aux éditions Faillard et puis bons maître et puis nous sommes avec Boris Carlamov, journaliste police justice de BFM TV. et vous avez quelques informations sur les conditions de détention de l'ancien président de la République.
Oui, une semaine de détention et quatre parloirs familiaux pour Nicolas Sarkozy puisque selon nos informations, Carla Bruni, son épouse, a pu le visiter à de nombreuses reprises depuis donc le début de son incarcération, c'était mardi matin. L'ancien chef de l'État qui bénéficie donc de quatre parloirs familiaux. Mais alors, que dit la loi ?
Il y a un texte de 2009 qu'on a retrouvé avec le service pour justice de BFM TV qui indique que les prévenus donc à savoir les prisonniers qui n'ont pas été condamnés de manière définitive, ce qui est le cas de monsieur Sarkozy puisqu'on va l' rappeler, il a fait appel de son jugement dans le dossier libyen. Les prévenus peuvent être visités par les membres de leur famille ou d'autres personnes au moins trois fois par semaine. Les condamner au moins une fois par semaine.
Et dans les faits, selon une source pénitentiaire, aucun détenu de la prison de la santé ne bénéficie de plus de trois parloirs du fait de la surpopulation carcérale puisque le taux d'occupation de cette prison est de 188. Donc il y aurait une dérogation Nicolas Sarkozi ? Alors on ignore pour l'instant s'il y a une dérogation euh mais voilà un prévenu peut bénéficier d'au moins trois parloirs.
C'est le cas pour Nicolas Sarkozi, il en a eu quatre. À côté de ça, il y a certains détenus du fait de la surpopulation qui n'ont pas pu voir leur famille à plus de trois reprises par semaine. C'est difficile de juger si l'ancien chef de l'État bénéficie oui ou non d'un traitement privilégié.
Hugo Bernalis, c'est ce que c'est ce que vous vouliez savoir s'il avait un traitement de faveur le président l'ancien président de la République ou pas. Il pas du tout parce que ça je suis mieux informé par la presse que par la visite que j'ai opérée puisque la direction de l'établissement ne nous a donné aucune espèce d'information. Vous avez fait toutes les demandes spécifiques ?
Pas du tout en fait. On a déjà on on est resté pendant 6 he à la maison d'arrêt de la santé. le le le quartier d'isolement dans lequel nous sommes allés sans journaliste et j'ai pas de témoins confrères à vous à vous présenter mais sans journaliste sans attachés parlementaires et sans téléphone ça duré allez 15 minutes maximum de toute façon c'est un couloir avec des des vous êtes allé à la maison de la santé vous avez vous avez un droit de visite parlementaire du code de exercé à tout moment d'ailleurs à tout moment même maintenant si on le souhaitait ensemble vous pouvez y aller d'accord mais ça peut être ça pourrait être intéressant je pourrais être témoin effectivement du quolant mais Mais est-ce que spécifiquement vous vous y êtes allé parce que il y a Nicolas Sarkozi qui est depuis une semaine ?
Parce que Nicolas SarkoZi y est oui mais pas pour aller voir Nicolas SarkoZi. C'est la différence avec l'information la fausse information qu'a répandu le journal du dimanche avec l'aide du cabinet de Gérald d'Armanain. Il faut le dire très très directement.
Donc vous mettez en cause du ministère de la justice. Ah oui oui oui bien sûr. Bah c'était les seuls informés.
Un moment donné la source elle est assz assez évidente. La fameuse source pénitentiaire s'appelle Géraldmanin. Donc c'est ministère de la justice qui vous a empêché c'est Géraldman d'aller oui le le garde des saut vous empêcher de mener un bien votre missionou.
Oui tout à fait. C'est pour ça que nous serons au tribunal administratif demain audience à à 10h sur les les les entraves qui ont été mises à notre droit de visite parlementaire notamment au quartier au quartier d'isolement. Mais le fond du sujet c'est pas c'est pas celui-là.
Pourquoi spécifiquement pourquoi vous vouliez voir le quartier d'isolement ? Mais en fait, on a on a fait tous les quartiers dont le quartier d'isolement. On a commencé par le quartier arrivant.
C'est par là où arrivent les les personnes détenues quand elles sont incarcérées. Alors pas monsieur Sarkozy pour des raisons à peu près évidentes. Mais ensuite le quartier vulnérable là où était incarcéré à l'époque de mémoire Patrick Balcani mais là où il y aussi d'autres personnes personnalités hein qui sont moins moins visibles, moins exposé et donc ils peuvent être dans quelque chose d'intermédiaire puisque c'est isolé du reste de la détention mais ils peuvent se voir entre eux.
Il y a le quartier d'isolement. On est allé en détention classique au quartier numéro 5 pour être précis à plusieurs étages pour vérifier euh les dir des matelas au sol, la présence de matelas au sol puisque 190 % c'était des chiffres actualisés hein hier quand nous y sommes allés. 190 % de taux d'occupation, croyez-moi que ça a des conséquences qui sont dramatiques pour la gestion de la détention et pour tout le monde que ce soit personne détenu ou personnelle.
Et je vous parle même pas du médical Bru Lamof. Est-ce que on en sait un peu plus sur les conditions de détention de Nicolas Sarkozi ? Quand il conditions de détention, c'est il est au quartier d'isolement.
Est-ce qu'il bénéficie là encore de régime de faveur ou pas ? Il bénéficie les détenus incarcérés dans un quartier d'isolement à savoir en droit de se rendre à la bibliothèque, en droit de se rendre à la salle de sport, en droit avoir un téléphone fixe avec des numéros pré-enregistrés dans sa cellule. S'il en fait la demande, il a le droit également d'avoir un téléviseur ainsi qu'un qu'un réfrigère.
On va rappeler que dans ce quartier d'isolement de la c'est par défaut à la santé dans toutes les cellules isolement ou pas isolement, il y a vous avez frigo de cuisson télé et les téléphones fixes dans la mais il a deux gardes du corps en tant qu'ancien président de la République avec deux officiers du SDLP services de la protection qui sont à ses côtés pendant 24 heures sur 24. se relais ces deux policiers armés toutes les 12h. Là, c'est donc le ministère de l'intérieur qui avait confirmé cette information, ce qui a provoqué un vent de colère chez les agents péniteniaires qui sont censés pouvoir assurer la sécurité de n'importe quel dette puisque il s'agit là de leur cœur de métier et eux ce qu'il reprochent c'est qu'on leur a gentiment fait comprendre qu'ils n'étaient pas en capacité alors que ce sont c'est leur métier de d'assurer la sécurité que par défaut il devait y avoir des policiers armés en détention ce qui est formellement interdit de détenir mettre le bord c'est du tourisme pénitentiaire ce que ce ah écoutez moi je Je ne lis pas dans les je sais pas quelle était l'intention première de l'honorable parlementaire qui est ce soir sur le plateau.
J'aurais tendance à penser, ne m'en veuillez pas, que la présence du président Nicolas Sarkozy à la santé a peut-être été pour quelque chose dans votre visite pour savoir ce qu'il en était. Maintenant, sur les conditions les conditions de l'incarcération de quelqu'un qui a le profil de Nicolas Sarkozy, ancien ministre de l'intérieur, farouchement opposé à la délinquence, enfin, je n'ai pas besoin de rappeler le carcher, euh ce ne sont pas des conditions de faveur, ce sont des conditions d'exception que sa personnalité, son histoire explique. Voilà tout.
Puis vous savez d'abord l'isolement n'a jamais été considéré comme une faveur. C'est parfois une nécessité. En ce qui concerne Nicolas Sarkozi, c'est une nécessité.
C'est une nécessité mais et mais pour tous les gens qui sont à l'isolement, mais je je suis à 100 % d'accord et c'est les propos que j'ai tenu ce matin sur RMC. Je je ne défends pas l'isolement. On appelle ça par certains organismes appellent ça de la torture blanche parce que le problème de l'isolement c'est justement que vous ne croisez jamais personne.
Jamais jamais jamais. Euh donc vous allez à la salle de sport tout seul, vous allez donc vous demandez à ce que Nicolas Sarkozy sorte de l'isolement. Non mais moi je je Non mais je je vais essayer de comprendre votre Non mais ce n'est pas ce n'est pas possible vu sa personnalité mais je dis c'est pas c'est pas c'est pas c'est pas une faveur.
Voilà très clairement et vous me trouverez pas sur ce terrainlà parce que je ne défends pas le fait que ce soit une faveur. Moi je je suis critique de la prison. Je suis critique de ce qu'elle produit que ce soit pour donc la place de Nicolas Sarkozi n la place de monsieur Sarkozy n'est pas en prison selon selon vous monsieur Bernalis mais la place d'un tas de gens ne ne devrait pas être en prison dont monsieur Sarkozy est une exception euh par ailleurs dans au milieu de tout ça mais quand je vois qu'il y a 190 % de taux d'occupation oui je peux vous dire qu'il y a trop de gens en prison et qu'il y a des tas de gens qui ne devraient pas y être et pas que monsieur Sarkozy c'est ça mon propos nous sommes d'accord sur cette surpopulation qui d'ailleurs ne date pas d'aujourd'hui qui faites loudit réfléchir à une solution qui soit autre que la non on n'y arrivera jamais enfin on n'y arrivera jamais je veux dire au niveau du temps du coup c'est pas comme ça qu'il faut réfléchir il faut trouver d'autres moyens d'encadrer ceux qui sont condamnés à quelque chose.
Je dis quelque chose parce que la prison n'est pas l'alpha et l'oméga. Et sur le terrain de Nicolas Sarkozi, vous n'avez pas oublier que le banquier Walid Nasser qui a été libéré cet après-midi par la cour d'appel par la cour d'appel. Alors, est-ce que ce sera la même formation de la cour d'appel qui il est appliqué dans l'affaire du financement ?
Voilà. Oui. Qui jugera le fond de l'affaire ?
Ça c'est un autre débat, c'est pendant plusieurs mois. et qui jugera la demande de mise en liberté de Nicolas Sarkozy. Ça paraît logique, on voit pas pourquoi ce serait quel autre formation qui Et au fond, je dirais que les mêmes raisons qui ont amené la libération de Wid Nasser devrait amener la libération de Nicolas Sarkozy.
à mes yeux, voyez-vous. Et je ne veux pas rentrer dans le dans le fond de l'affaire que je connais un peu pour l'avoir plaidé pour quelqu'un d'autre, mais il me semble que cette précipitation pour faire exécuter en exécution provisoire comme ça en urgence, je n'en vois pas vraiment le sens. Est-ce que Est-ce que vous allez réitérer votre demande pour retourner à la maison de la santé ou pas ?
Ben pas du tout. On a fait notre visite comme c'était prévu. Par contre, j'y retournerai avec journaliste et avec attachés parlementaires si le tribunal administratif me donne raison au quartier d'isolement entre autres.
Et puis il y a il y a il y a certaines choses qu'on a pas pu voir. On n pas eu le temps de faire les ateliers de travail. On n pas eu le temps d'aller au quartier numéro 6.
Enfin bref, il y a un certain nombre de de quartiers qu'on a pas pu visiter parce que même 6h de temps en fait c'est trop court pour je vous dis. Mais vous étiez déjà allé à la maison de santé vous aviez demandé à voir. Oui Patrick Balcan.
Non mais c'est pour ça que moi je je suis assez j'ai j'ai visité plus de 40 établissements madame madame Balc Isabelle Balcani d'ailleurs a salué dans dans sur dans un tweet ce que vous avez fait votre travail justement auprès de auprès de la prison. Elle l'a dit elle l' elle l'a écrit. Je sais pas si on a le temps de de voir le tweet mais elle saluait le le travail parlementaire pour essayer d'améliorer les conditions d'excation.
Voilà elle elle elle le dit. Oui les parlementaires ont le droit de visiter librement les prisons. Oui le député LFI Bernal Isis visite souvent la santé. parmi d'autres Patrice Balcani l'a reçu.
Oui, preuve que les relations humaines doivent dépasser les convictions. C'était une rencontre chaleureuse et elle vous remercie. Elle vous dit merci monsieur.
Oui, ben je et et je je Mais vous savez c'est de monsieur député, c'est d'autant plus important que moi je n'ai jamais fréquenté les prisons que comme visiteur pour aller voir ceux de mes clients qui s'y trouvaient. et et et on sait pas parce qu'on passe de ou 3 heures qu'on a le sentiment de l'incarcération, mais il y a aussi de la part des prisonniers l'idée que cet enfermement n'est pas seulement un enfermement, c'est aussi une manière d'être un peu en dehors du monde, une manière d'être oubliée. Je pense qu'une visite comme la vôtre a son importance parce qu'elle cet oubl je voudrais dire deux choses déjà pour vous répondre en disant il faudrait parlementairement parlant essayer de faire avancer la problématique de la surpopulation carcérale.
Figurez-vous que ça fait plusieurs années que je me déposé des propositions de loi pour le mécanisme de régulation carcérale qu'appelle de SV la contrôleur générale des lieux de privation de liberté avec 27 associations dont un des syndicats de personnel de direction de l'administration pénitentiaire. Moi, j'aimerais que ça avance là-dessus. C'est pour ça que j'y vais cette semaine.
Je profite de la lumière médiatique sur le sujet pour ramener du fond politique. Je vais être au-delà de l'interation politique la visite avec Nicolas Sarkozy sur place. Vous assumez le coup de commetere sinon vous m'e pas invité.
Dites la vérité vous m'z pas invité je ser pas parce qu'on dit les filles en fait ils veulent aller voir précisément une cible Nicolas Sarko après s'il veut qu'on se voit et on peut éch Non plus. Je veux dire en soit faut faire une demande si vous voulez voir une question. Allez la faire la demande pour non j'ai pour l'instant j'ai pas l'intention de la faire.
J'ai l'impression que c'est pas son souhait non plus. Bon bref, mais peu importe à la limite, mais je voudrais dire une deuxième chose, c'est que vous avez raison sur toutes choses doivent être égales par ailleurs sur les demandes de mise en liberté ou sur les incarcération. Moi, j'ai rencontré au quartier numéro 5 un monsieur de 75 ans qui est là en dét
Ugo Bernalicis