Déclaration du Président Emmanuel Macron depuis Trappes.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:56OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez un lien entre les tensions qui s'accumulent dans la société, les violences aussi du week-end dernier, et plus généralement la montée des extrêmes ?
- 6:16RelanceRéponse directe
Vous ne pensez pas que c'est déjà un peu tard ?
- 7:33OuverteRéponse partielle
En réélection, vous avez dit, ce vote m'oblige. S'il y a entendu qu'une partie des Français avait voté pour vous, pour faire barrage au Front national ou au Rassemblement national, on voit que 5 ans plus tard, le barrage est...
- 8:48OuverteRéponse directe
Monsieur le Président, est-ce que vous craignez des réactions de colère dans le secteur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19PrésentateurFait
« Ce qui s'est passé aujourd'hui, c'est un attentat terroriste raciste, ainsi qualifié par le parquet national antiterroriste, qui a fait six victimes. »
- 0:30PrésentateurFait
« Un homme a été tué ce matin par un de nos compatriotes sur la base d'une idéologie raciste. »
- 0:43PrésentateurFait
« Ces personnes, elles ont été visées à raison de leur couleur ou de la religion supposée, et pour rien d'autre. »
- 1:13PrésentateurFait
« La BAC qui, à Vérir, est tout de suite intervenue et a pu neutraliser l'assaillant et éviter d'autres victimes. »
- 3:33PrésentateurFait
« La République, elle est une et indivisible. La République, elle n'a que des citoyennes et des citoyens. Elle ne les discrimine jamais, ni à raison de leur couleur de peau, ni à raison de leur religion, ni à raison de leurs opinions politiques. »
- 5:15PrésentateurFait
« Il y a un acte terroriste aujourd'hui qui est un attentat terroriste raciste. Il a été ainsi qualifié par le service de justice qui s'est produit. »
- 5:47PrésentateurFait
« Il a épargné des gens en raison de leur peau, en tout cas de ce qu'il croyait être, et il a assumé son acte. »
- 6:51PrésentateurFait
« Il est raciste, cet acte terroriste. Et donc, qu'un racisme se soit installé dans le discours public ambiant, c'est un fait. »
- 8:22PrésentateurFait
« Les conflits internationaux et l'importation de la géopolitique dans le débat au sein de la nation. Et j'ai toujours essayé de faire très attention à ça, mais l'a accéléré. »
- 10:42PrésentateurFait
« Moi, chaque jour, on me demande si je suis française, en raison de ma peau, j'aurais pu mourir, parce que ma peau est noire. »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- ?17 %
- Invité4 %
≈ 195,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je voulais dire quelques mots et je suis aujourd'hui
à
trappe aux côtés de nos élus et des populations parce que ce qui s'est passé aujourd'hui est
un
tournant dans la vie
de
notre République et de notre nation.
Ce
qui s'est passé aujourd'hui, c'est un attentat terroriste raciste,
ainsi
qualifié par
le
parquet national antiterroriste,
qui
a fait six victimes.
Un
homme a été tué
ce
matin
par
un de
nos
compatriotes sur la base d'une idéologie raciste.
On
a cinq victimes par ailleurs, dont une petite fille de 12 ans qui est en train de
se
battre à l'hôpital au moment où on se parle.
Ces
personnes, elles ont été visées
à
raison de leur couleur
ou
de la religion supposée,
et
pour rien d'autre.
C
'est ça ce qui s'est passé aujourd'hui.
Et
donc je remercie l'ensemble
des
forces de sécurité, et en particulier la BAC,
ici,
dans le département.
La
BAC qui, à Vérir, est tout de suite intervenue et a pu neutraliser l'assaillant
et
éviter d'autres victimes.
Merci
à notre police pour ce qu'elle a fait.
Je
veux évidemment, avant toute chose, avoir une pensée pour
les
familles des victimes. Certaines sont en train d'être prévenues, et donc les noms seront
dits
en temps voulu.
Dire
combien on soutient évidemment les victimes et leurs familles qui sont en train de se battre entre la vie et la mort,
et
apporter plus largement
le
soutien, le réconfort de la nation
à
l'ensemble des populations.
Et
dire ici aux élus qui sont à mes côtés, maire de Trappes, maire de la Verrière, et députés, dire à monsieur le préfet combien la France toute entière est à leur côté, aux côtés de leurs équipes, de leurs habitants,
pour
dire notre soutien.
Mais
je vais vous dire aussi que nous ne cèderons rien,
et
nous n'avons
rien
à céder.
Ce
qui s'est passé aujourd'hui, je le dis, c'est un tournant, parce que c'est la 1re fois
qu
'il y a un acte terroriste planifié
pour
tuer
nos
compatriotes,
nos
enfants,
à
raison de leur couleur de peau
ou
de la religion qu'on leur donne.
On
a vu une maman à l'instant
qui
était avec sa fille de 12 ans, dont la voiture a été criblée de balles
par
ce terroriste aussi.
Et
donc le message très clair, au-delà évidemment du soutien, en remerciant les forces de sécurité intérieure, en remerciant les magistrats qui se sont tout de suite mobilisés, le parquet national antiterroriste qui s
'est
tout de suite saisi aux côtés du procureur, et merci aussi à nos magistrats tout de suite et qui vont faire le travail pour élucider la totalité de cet attentat terroriste et qui reviendront et qui donneront les détails. Moi, j'ai une chose à vous dire. Cela n'a pas sa place dans la République, ça n'a pas sa place en France.
Et
donc nous devons tous combattre,
pas
simplement cet acte qui s'est tenu aujourd'hui,
mais
comprendre ce qui est en train de se passer.
Nous
n'avons rien à céder
aux
idées qui s'installent dans la République
et
qui peuvent justifier ce genre de comportement ou qui créent une atmosphère qui pourrait les justifier. et la République, elle est une et indivisible.
La
République, elle n'a que des citoyennes et des citoyens.
Elle
ne les discrimine jamais, ni à raison de leur couleur de peau, ni à raison de leur religion, ni à raison de leurs opinions politiques.
Et
je le dis en particulier
aux
habitants des communes qui ont été touchées.
Mais
plus largement,
dans
tout notre pays, ne baissez pas la tête.
Vous
êtes Françaises et Français.
Et
cette jeunesse de France, c'est notre chance.
Ne
baissez pas la tête,
parce
que la République tiendra.
Et
n'ayez pas peur, parce que la République tiendra.
Et
il n'y a pas un camp contre l'autre dans cette République.
Elle
est une et indivisible.
Et
je veux remercier les élus de la République,
les
associations,
nos
enseignants, toutes celles et ceux qui forgent cette unité.
Plus
que jamais,
c
'est notre trésor.
Et
donc ne laissons rien nous diviser. Rien.
Voilà
ce que je voulais vous dire aujourd'hui,
en
disant le soutien à l'affection de la nation, évidemment aux victimes, à leur famille,
toutes
celles et tous ceux qui ont été confrontés
à
cet attentat terroriste, raciste, aujourd'hui.
Et
vous dire que la République tiendra, parce que nous venons tous
de
bien plus loin et de valeurs qui nous portent et qui nous tiennent. Je vais répondre à vos questions, si vous en avez.
Est-ce que vous avez un lien entre les tensions qui s'accumulent dans la société, les violences aussi du week-end dernier, et plus généralement la montée des extrêmes ?
C
'est ce que je crois comprendre de votre déclaration.
Écoutez, d'abord, il y a un acte terroriste aujourd'hui qui est un attentat terroriste raciste. Il a été ainsi qualifié par
le
service de justice qui s'est produit. Je le disais, c'est une première dans notre pays.
Et
donc, ce qui a trait à cet attentat, c'est évidemment
les
investigations qui lui permettront de l'élucider. Et c'est au procureur national antiterroriste de vous le dire.
Ce
que je sais, c'est que tout ça s'appuie sur,
d
'abord, une préméditation de sa part, des propos qu'il a tenus et qui ont été très clairement consignés par les premières heures. Il a épargné des gens en raison de leur peau, en tout cas de
ce
qu'il
croyait
être,
et
il a assumé son acte.
Et
ensuite,
je
dis juste que
le
discours ambiant qui parfois s'installe
crée
une atmosphère.
Dans
ces moments-là, on ne doit faire qu'une chose,
être
unis.
Dans
ces moments-là, on ne doit faire qu'une chose, nous rappeler qui nous sommes.
Monsieur
le Président,
il
ne cèdera rien. Justement, même qu
'on
va mettre les élus, notre part du gouvernement, tenir certains propos, vous ne pensez pas que c
'est
déjà un peu tard
? Vous
m'avez toujours entendu tenir les mêmes propos. Vous m'avez toujours entendu mener les mêmes combats depuis le premier jour.
Et
donc, je ne pense que ça n'est jamais trop tard.
Je
pense qu'on a malheureusement des discours, mais encore une fois,
je
distingue les choses, il faut avoir cet esprit de distinction,
parce
que je ne veux pas
tout
réduire ou donner un sens
courant
à donner les services enquêteurs à ce qui s'est passé aujourd'hui.
Enfin,
il est raciste,
cet
acte terroriste.
Et
donc, qu'un racisme se soit installé dans le discours public ambiant, c'est un fait.
Et
je l'ai toujours combattu avec la plus grande force. Et ce n
'est
jamais trop tard.
Et
ce n
'est
jamais trop
tard. Et
donc, il y a aujourd'hui une montée des tensions, vous avez raison.
C
'est installé ces dernières années pour des tas de raisons parce qu'on
a
importé, monté les tensions, parce qu'il y a beaucoup de choses qui ont bousculé notre République ces dernières années, d'autres attentats qui ont conduit à stigmatiser des religions. Et donc, je pense qu'aujourd'hui, la clé, c'est de ne pas tout confondre.
Et
surtout, c'est de ne pas tomber dans le piège
d
'un camp contre l'autre.
Et
donc, il n
'est
jamais trop tard. Mais je veux rappeler ici que la République, c'est l'unité et la concorde.
En
réélection, vous avez dit, ce vote m'oblige. S
'il y a
entendu qu'une partie des Français avait voté pour vous,
pour
faire barrage au Front national ou au Rassemblement national, on voit que 5 ans plus tard, le barrage est...
Je
l'ai même dit il y a 9 ans. Mais d'abord, je ne
ferai
pas de commentaire politique ici.
Et je
ne ferai pas de raccourci en parlant de ce pour quoi nous sommes aujourd'hui
et
du débat politique. Donc ça, sachons raison garder.
Je
dis, et je mets en dehors même des partis politiques,
il
y a des discours racistes, il y a une tension qui s'installe dans la société.
Et
cela depuis plusieurs années. Et elle avait commencé à s'installer. Le terrorisme qu'on a vécu, certainement, l
'a
accéléré. Les conflits internationaux et l'importation de la géopolitique dans le débat
au
sein de la nation. Et j'ai toujours essayé de faire très attention à ça, mais l'a accéléré.
Et
ça, nous en sommes tous, les codépositaires. Moi, j'ai ma responsabilité. Là aussi, j'ai essayé de faire le maximum. Peut-être que je fais des erreurs. Peut-être que d'autres jours, je fais mieux.
Je
pense qu'il n
'est
en tout cas jamais trop tard. Mais ce que je suis venu, au-delà du soutien de la nation et du message très clair que je viens de passer,
je
vous dis simplement un message de concordialité. Ni la peur, ni la colère. Ni la peur, ni la colère.
Monsieur le Président, est-ce que vous craignez des réactions de colère dans le secteur ? On a vu notamment que la CRS8 avait été déployée.
Non,
je pense que ça, c'est pour qu'il n
'y
ait pas de trouble à l'ordre public. Mais moi aussi,
j
'appelle... Je pense que d'abord, tout le monde est traumatisé. Tout le monde est bouleversé, touché.
La
trappe, la verrière, le département. Et je pense que
la
France entière est touchée par ce qui vient de se passer.
Et
donc, c'est aussi pour ça qu'on doit tous d'abord mettre les bons mots sur ce qui s'est passé.
Il
faut ensuite élucider la totalité et comprendre,
et
ça,
ce
sera dans les magistrats. Mais nous, il faut aussi que derrière ça, il y
ait
un sursaut.
Il
y
ait
un sursaut collectif. Et ce sursaut, c'est un sursaut d'unité.
Et,
pour reprendre la formule, il n'est jamais trop tard. Jamais trop tard.
Et
donc, ce à quoi j'appelle chacune et chacun,
c
'est au respect.
C
'est à l'unité.
Et
c'est aussi que
beaucoup
de nos compatriotes, je le sais, vont avoir peur demain en se disant ça peut m'arriver à moi.
Et
ça, c'est non.
La
police, elle sera là aussi pour les protéger.
Je
le dis aussi pour beaucoup de jeunes parfois qui pensent que, on a entendu des discours sur la police, c'est aussi pour ça que chacun doit aussi réfléchir après ce qui s'est passé aujourd'hui.
C
'est nos fonctionnaires de là-bas qui ont arrêté, qui ont protégé, qui ont sauvé des vies. C'est des policières et des policiers municipaux qui, dans les deux communes, sont allés au contact, ont sauvé d'autres vies.
C
'est ça, ce qui s'est passé aussi. Et c'est ce fil républicain qu'il faut tirer.
Mais
ne laissons pas
cet
attentat terroriste
nous
diviser. Unité, concorde. Mais aussi, regardons-nous les yeux dans les yeux, tels que nous sommes tous français, compatriotes, concitoyens, enfants de cette République. Et notre responsabilité, c'est de la rendre plus belle, plus grande.
Et
je le disais à cette maman qui pleurait tout à l'heure, qui nous a bouleversés en disant,
moi,
chaque jour, on me demande si je suis française, en raison de ma peau, j'aurais pu mourir, parce que ma peau est noire. Ça, ce n
'est
pas la République et ça,
ce
n
'est
pas la France. Parce qu'elle est française, cette maman.
Et
qu'elle a sa place ici. Et qu'elle est dans la France, dans la République. Et qu'elle n'a pas à se justifier, mais qu'elle a à pouvoir vivre en paix et élever ses enfants. C'est ça, la France. Et rien d'autre.
Je
vous remercie.