Procès du 18 JUIN, répression du soutien à la Palestine: Anasse Kazib et Elsa Marcel à la Fête de LO
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:45Locuteur 1Fait
« la répression s'est diversifiée et s'est intensifiée notamment par la poursuite de tout un tas de responsables politiques associatifs ou syndicaux et j'y reviendrai pour la en raison de accuser apologie du terrorisme »
- 4:08Locuteur 1Fait
« une instrumentalisation particulièrementuse de l'accusation d'antisémitisme »
- 6:04Locuteur 1Fait
« le problème de l'apologie du terrorisme qui est une arme en fait absolument redoutable contre la liberté d'expression »
- 6:41Locuteur 1Chiffre
« entre 94 et 2014, vous avez 14 condamnations pour apologie du terrorisme et sur la seule année 2015, vous vous en avez plus de 330 »
- 7:24Locuteur 1Fait
« ils utilisent cette infraction pour réprimer tout type de position qui n'est pas le copiercollé de ce que dit Emmanuel Macron ou de ce que dit le Kedoret »
- 8:01Locuteur 1Fait
« Jean-Paul de l'esco qui a pris 1 an de prison avec les surcis pour un tract de son union départementale »
- 8:36Locuteur 1Fait
« la gauche a une responsabilité en réalité assez importante dans cette restriction »
- 9:20Locuteur 1Fait
« l'accuse d'un tweet dont il parlera lui-même mais l'accuse d'un tweet qui est en fait une réaction à la position du Vlon le 7 octobre »
- 11:19Locuteur 1Fait
« s'il y a une condamnation le 18 juin, ça permet de tester les limites de ce qu'il est possible de faire aujourd'hui »
- 11:55Locuteur 1Fait
« on a lancé en fait une campagne de solidarité depuis plusieurs mois qui a différentes dimensions qui vise déjà à partir du principe que si on est attaqué politiquement, on se défendra politiquement »
- 16:22Locuteur 2Fait
« être révolutionnaire, c'est aussi s'affronter à des moments qui vont être beaucoup plus aigus que ça »
- 17:00Locuteur 2Fait
« nous sommes dans un changement d'époque aujourd'hui »
- 19:55Locuteur 2Fait
« c'est l'extrême droite, c'est une un secteur de l'extrême droite qui utilise et qui instrumentalise la justice et la police pour faire en sorte que ici en France ne puisse pas s'exprimer le soutien au peuple palestinien »
- 20:38Locuteur 2Fait
« si un porte-parole d'une organisation de la gauche révolutionnaire française est condamné pour un tweet, je veux dire c'est une défaite pour l'ensemble de notre camp social »
- 22:43Locuteur 2Fait
« le papier cadeau qu'utilisent les puissances impérialistes, c'est de se battre pour la paix »
- 23:25Locuteur 2Fait
« il faut donner du sens à la violence pour la faire accepter »
- 24:53Locuteur 2Fait
« c'est la défaite du colonialisme israélien »
- 26:22Locuteur 2Fait
« le même jour du procès, c'est le jour où Emmanuel Macron sera à l'ONU pour faire un discours pour la reconnaissance de l'État palestinien »
- 31:18Locuteur 2Fait
« il n'y a même pas la moindre formulation à même petite grève, même une grève de 24 heures ? Rien qui est fait face à ça »
- 36:55Locuteur 2Fait
« est-ce que la parole des marxistes, est-ce que la parole des révolutionnaires, elle a le droit d'exister ? »
- 38:17Locuteur 2Chiffre
« 57 % des ouvriers qui ont mis un bulletin dans l'urne dans ce pays, ils l'ont mis pour le rassemblement national »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour à tous et à toutes. Est-ce que vous nous entendez bien ? Oui. Oui. Très bien. Bah, on va commencer puisque on m'a souffé dans l'oreillette qu'il faut commencer à l'ordre parce que ça s'arrête à 5h pile. Donc, on s'exécute. Euh, bonjour à tous et à toutes. Merci de venir nombreux au top animé par Révolution permanente à la fête de lutère. Je m'appelle Elsa Marcel. Je suis militante à révolution permanente et avocate et avec mon camarade Anas, on va animer un atelier sur le procès dont il fait l'objet au côté d'un autre camarade de révolution permanente qui aura lieu le 18 juin. Mais plus généralement, la répression du solidarité avec la Palestine, son actualité particulière et la raison pour laquelle on pense Vous entendez pas, il y a des gens qui font des signes
bizarres. Tout le monde entend ? Oui. Oui, d'accord. Je continue comme bah il y a une personne qui n'entend pas hein. OK. OK. Euh donc je peux la manière dont on a conçu un peu cette discussion, c'est de discuter à la fois de de l'état du mouvement de solidarité avec la Palestine, de la manière dont il est réprimé depuis plus d'un an et demi maintenant en France mais aussi à l'échelle internationale et de comment est-ce que nous de pure Révolution permanente on conçoit le procès d'Anas mais aussi de l'autre camarade qui est poursuivi avec lui comme une véritable expérience d'affrontement avec le régime et qu'on donc on veut en faire au-delà de son cas particulier une tentative de résistance à la criminalisation du mouvement de
solidarité avec la Palestine. Euh je vais me minuter pour avoir une petite idée. Alors pour commencer effectivement le génocide que subit le peuple palestinien depuis plus d'un an et demi et l'actualité centrale en fait de la situation internationale et aussi du mouvement de solidarité que qu'il a généré depuis au moins un an et demi un génocide ouvert dont donc c'est pas l'objet du topo en tant que tel mais néanmoins insister que la complice des états impérialistes se manifeste notamment par la répression extrêmement brutale qu'elle exerce à l'endroit de différentes manifestations de de solidarité et que çaen est un pilier central que la France c'est un
des pays dans lesquels la répression de la solidarité avec la Palestine a été particulièrement intense mais c'est pas le seul. Je pense qu'on peut citer évidemment les États-Unis et on connaît le cas symptomatique de l'étudiant Marc Motrali, l'étudiant palestinien qui est aujourd'hui en train d'être déporté mais aussi du traitement qui est réservé aux étudiants proalestiniens, aux enseignants proalestiniens qui font l'oblevé de liste en vue de leur exclusion voire de leur déportation. On peut penser à l'Allemagne où il y a des perquisitions répétées d'organisations proalestiniennes, à l'Angleterre où il y a des militants notamment de Palestine Action qui sont incarcérés, ils sont presque une dizaine pour avoir mené des des actions dans des des dans des usines
d'armement. Et on pense effectivement à la France où il y a une répression extrêmement intense qui s'est d'abord manifestée par le fait que à l'automne 2023 la totalité des manifestations ont d'abord été interdites et ça c'était un niveau en fait de de d'interdiction absolue et totale qui était relativement inédit mais qu'ensuite la répression s'est diversifiée et s'est intensifiée notamment par la poursuite de tout un tas de responsables politiques associatifs ou syndicaux et j'y reviendrai pour la en raison de accuser apologie du terrorisme, mais aussi euh l'annonce récente il y a quelques semaines de la dissolution d'urgence palestine qui est l'une des principales organisations du soutien de la Palestine en France qui a la particularité d'être animé par des militants palestiniens en
exil mais aussi de tenir dans ses rangs quelqu'un comme Salah Mouri qui est un ancien prisonnier politique qui a passé quand même 12 ans dans les dans les jaules de l'État israélien. Une chose que je voudrais dire, c'est que je voudrais prendre quelques instants pour savoir quelle est la forme qui a pris la répression et sur quel ressort en fait elle se fonde et avec quels outils elle se met en place. Et ensuite, j'expliquerai comment avec les camarades de révolution permanente, avec l'équipe d'avocate qui l'entoure militant du collectif d'action judiciaire, on a pensé le procès d'anas pour y répondre de façon politique puisqu'on considère qu'on est attaqué politiquement. Deux ressorts fondamentaux. Donc euh d'abord une instrumentalisation particulièrementuse de l'accusation
d'antisémitisme. Il faut savoir que les militants qui sont aujourd'hui poursuivi pour leur soutien à la Palestine, c'est soit parce qu'on les accuse d'apologie du terrorisme, soit parce qu'on les accuse d'antisémitisme ou en d'autres termes de de provocation à la haine. C'est une accusation particulièrement efficace puisqu'elle est non seulement évidemment infamante mais parce qu'elle vise une chose très particulière. vise aussi à empêcher que ce soit visibilisé de manière large et euh et à la hauteur de ce qui ça représente tous les phénomène de contestation très profond qui existe au sein de la communauté juive et notamment dans ces dans dans certains de ces secteurs comme Jewish Voice for Peace ou d'organisations comme ça qui sont non seulement en fait des
secteurs de personnes de militants et de militants juifs et juives mais qui sont aussi des militants antisionistes et qui l'expriment extrêmement fort et c'est une une donnée qui pose un problème fondamental en fait au aux puissances impérialistes et donc les accusations en antisémitisme et l'instrumentalisation en fait de de cette accusation a pour objectif euh de de d'exercer une pression idéologique extrêmement forte à l'enfant de toutes celles et ceux qui qui s'opposent au génocide et qui et qui lèvent la voix à leur rencontre. On voit que de ce point de vue le le le la gauche a joué aussi un rôle important puisque l'actualité des débats aujourd'hui c'est quand même Caroline Gadan accompagné notamment de François Hollande qui propose un projet de loi
pour criminaliser l'antitionnisme et poser un certain nombre de conditions. C'est ce qu'on voit en particulier dans les FA mais qui existe déjà en Allemagne. Par exemple en Allemagne, il y a toute une condition pour obtenir la nationalité qui est la reconnaissance de l'État d'Israël comme entité légitime et existante et cetera. Donc on voit comment est-ce que un des outils forts de la répression de la solidarité avec la Palestine, c'est aussi une instrumentalisation extrêmement grave, extrêmement nocive des accusations d'antisémitisme. Le second ressort qui est celui qui nous intéresse particulièrement, c'est le problème de l'apologie du terrorisme qui est une arme en fait absolument redoutable contre la liberté d'expression qui s'est exprimé et qui a révélé son plein
potentiel en fait depuis le 7 octobre mais qui est un outil qui a été consciemment construit depuis presque 10 ans notamment par le Parti socialiste. Parce que si aujourd'hui ils sont en mesure de criminaliser des personnes qui interviennent dans une manifestation, des personnes qui tweetent, des personnes qui rédigent des articles, c'est parce qu'il y a une loi qui date de 2014 qui a été construite par Bernard Kaznov et par le Parti socialiste qui avait vocation à réprimer extrêmement durement des prises de parole. Je rentre pas dans les détails, mais il faut savoir qu'effectivement cette loi avant, elle relevait du de la loi sur les délit de presse, donc elle était beaucoup moins durement réprimé et qu'en plus c'était beaucoup plus difficile de poursuivre et qu'en fait la bascule,
elle est extrêmement symptomatique puisque avant 2014, entre 94 et 2014, vous avez 14 condamnations pour apologie du terrorisme et sur la seule année 2015, vous vous en avez plus de 330 avec une énorme partie de ces condamnations qui visaient des mineurs et qui avaient peine des peines de prison fermes. Donc en fait, on assite à cette première bascule qui permet de réprimer extrêmement durement des prises de position et des prises de parole. Depuis le 7 octobre, on assiste à un déploiement absolument inédit de cette infraction puisque même si déjà ça portait débat par rapport à la restriction que ça imposé dans le débat public et ça avait été beaucoup critiqué par des personnalités ça voilà Henri Leclerc à poubon en passant par Amnesté international mais aujourd'hui c'est
d'une ampleur différente parce qu'en réalité ils utilisent cette infraction pour réprimer tout type de position qui n'est pas le copiercollé de ce que dit Emmanuel Macron ou de ce que dit le Kedoret parce Parce qu'aujourd'hui l'apologie du terrorisme, ça sert à réprimer des prises de position sur la situation internationale, en l'occurrence le conflit à Gaza. Et ils ont utilisé ça pour attaquer en fait des secteurs de l'opposition politique. Faut savoir quand même que des personnes comme Math Panot qui est quand même président d'un groupe parlementaire s trouvé convoqué à un commissariat pour le communiquer de leur organisation politique au lendemain du 7 octobre. Mais plus généralement qu'il y a tout un tas non seulement de personnes anonymes, donc je veux dire moi j'ai été amené à
défendre des collégiennes de 13 ans quand même mais au-delà de ça des têtes qui dépassent donc que ce soit des personnalités syndicales et on pense à Jean-Paul de l'esco qui a pris 1 an de prison avec les surcis pour un tract de son union départementale. Donc il faut se rendre compte en fait du de du double effet c'est-à-dire c'est un effet sur le contenu puisqu'en fait on lui a reproché une phrase qui contextualisait les attaques du 7 octobre. Donc ça aujourd'hui ça permet de tomber sur le bout de la loi d'expliquer que le 7 octobre en fait c'est pas un éclair dans un ciel serein mais ça s'inscrit dans un contexte de colonisation. Ça maintenant ça peut être pénalement réprimé mais en plus ça permet d'attaquer un secrétaire d'union départementale pour un tract qui
a écrit quelqu'un de de de son organisation. Et de la même manière je pense que il faut voir pourquoi encore une fois la gauche a une responsabilité en réalité assez importante dans cette restriction là. Je le disais, c'est le Parti socialiste qui a été l'architecte de ce dispositif qui aujourd'hui est exploité de manière inédite contre des secteurs entiers du mouvement de solidarité avec la Palestine. Dans le cas d'Anas euh et dans le cas du camarade qui est poursuivi à ses côtés pour un article daté du 7 octobre, je pense qu'il faut prendre la mesure de ce que ça représente. le le procureur l'accuse d'un tweet dont il parlera lui-même mais l'accuse d'un tweet qui
est en fait une réaction à la position du Vlon le 7 octobre lorsqu'il a dit on se tiendra au côté d'Israël à l'heure même où en fait les représailles ignobles dont on avait dont on dont on a don qui se sont déployés par la suite était d'ors et déjà annoncé il est accusé d'avoir retweeté ça et d'avoir dit ils se tiennent au côté du bouchet donc je veux dire ça permet de prendre la mesure mesure aujourd'hui de comment est-ce que cette infraction, elle sert à réprimer le débat le débat public mais aussi à s'attaquer à des secteurs de l'opposition. Et je pense que c'est intéressant de voir la manière dont la répression du mouvement de solidarité avec la Palestine est un véritable catalyseur de la tendance autoritaire à laquelle on assiste depuis 10 ans puisqu'on vit dans un pays où il y a pas
une année qu'on soit adopté une loirée précise qui restreigne en fait les libertés publiques sur tout un tas de terrains différents et qu' à ce jour pour moi le le procès auquel on va devoir faire face le 18 juin il est à l'intersection en fait de plusieurs enjeux et c'est pas à noin. La première chose à dire, c'est que l'initiative de cette de ce procès là, il vient aussi d'une plainte qui a été déposée par une organisation qui s'appelle la jeunesse française juif qui est une organisation qui s'est construite le 7 octobre et qui fait une un véritable travail en fait de diffusion de la propagande de guerre israélienne sur les réseaux sociaux. Mais quel est moyens d'en faire une traduction judiciaire par le biais de plainte qu'elle dépose sur le bureau de procureur en accumulant en fait des
c'est presque une démarche pétitionnaire parce que c'est une plainte qui est signée par 50 avocats qui fait foie en fait d'autorité de ce point de vue et qui a le l'objectif d'exercer un c'est c'est la traduction judiciaire en fait du débat politique qui de fait se mène euh à l'échelle internationale. Et je pense que il faut voir que cette plainte et le le parquet qu'il a poursuit, elle suit plusieurs objectifs parce que d'une part ça permet d'attaquer une personnalité syndicale euh d'autre part une personnalité qui a une influence et un écho dans les quartiers populaires, mais aussi les révolutions permanentes qui est une organisation qui n'a pas en fait de position parlementaire, qui n'a pas d'immunité parlementaire et pour attaquer Jean-Luc Mélenchon, la la
marche était encore un peu haute parce qu'en fait ils ont été convoqués mais à ce jour il y a pas de porte-parole d'organisation politique qui est convoqué pour un tribunal correctionnel, c'est-à-dire que c'est des convocations dans des commissariats mais il y a pas de poursuite pénale et en réalité s'il y a une condamnation le 18 juin, ça permet de tester les limites de ce qu'il est possible de faire aujourd'hui. Euh ça permet de de voir si c'est possible en réalité d'exercer une pression définitive sur les débats publics de telle sorte à ce que des positions classiques en fait de la gauche marxiste révolutionnaire ne puissent plus s'exprimer sans le risque d'une condamnation pénale. C'est la raison pour laquelle on est en train de réfléchir à et on a
lancé en fait une campagne de solidarité depuis plusieurs mois qui a différentes dimensions qui vise déjà à partir du principe que si on est attaqué politiquement, on se défendra politiquement. Je le disais au début mais moi je mite dans un collectif d'avocats qui s'appelle le collectif d'action judiciaire et qui part du principe que la justice est pas neutre mais que c'est le produit de rapport de force qui existe de fait dans la société et entre les classes avec mes camarades Priscion Roman Bartoli et Julie Goniguet on assure la la défense de Anaskaib et de l'autre camarade et on a cherché à construire cette défense de manière un peu particulière déjà en partant du principe qu'on ne s'excusera pas que on ne reculera pas sur les propos qui ont été tenus qu'on considère qui relèvent
non seulement du débat public mais par ailleurs d'une position politique absolument légitime et indispensable dans la séquence celle de pouvoir en réalité soutenir le combat du peuple palestinien indépendamment des directions politiques qu'il anime et des désaccords qu'on peut avoir avec celle-ci et de mener cette discussion jusqu'au bout en utilisant en réalité l'autorité politique de tout un tas d'experts et de spécialistes de la de la région qui témoigneront au côté de nos camarades et on a pu réunir en fait les témoignages que tout un tas de personnalités qui font autorité à la en autorité en la matière qui qui se joindront à l'audience et qui témoigneront à la barre pour essayer de démontrer en fait dans la tradition aussi des des procès de défense
politique qui existent depuis les années 70 de pourquoi euh si même nous attaquer, c'est aussi l'occasion de développer jusqu'au bout une position politique et de défendre sa légitimité de produire aussi une campagne internationale je le disais au début mais en fait les offensives quand la solidarité avec la Palestine se produisent partout dans le monde avec une intensité particulière en France, aux États-Unis et en Allemagne. Et de ce point de vue, on est en train de chercher à organiser une réponse pas seulement de révolution permanente, pas seulement du mouvement de solidarité en France, mais aussi de la totalité de notre organisation dans la continuité d'un grand meeting qu'on a organisé il y a quelques semaines, un meeting internationaliste qui a réuni beaucoup
de monde et par ailleurs de l'ensemble des sections de notre organisation internationale qui sont en train de militer cette campagne, que ce soit en Argentine, en Bolivie, dans l'État espagnol et et un peu partout. Et surtout, je le disais et je laisserai la parole à Anna sur ça de faire de la date du 18 juin, donc la date de son procès où un rassemblement est appelé à midi, un grand rendez-vous du mouvement de solidarité veut voir que la défense qu'on est en train d'essayer de construire, elle dépasse le Cadanas mais elle vise à en réalité transformer ce procès dans le procès de la criminalisation du soutien à la Palestine dans un contexte où la situation change. Par ailleurs, je pense que tout le monde le voit, mais Israël est plus isolé que jamais. Euh on est à
un point où euh en réalité euh même Macron est contraint de reconnaître que il y a des enfants qui meurent à Gaja et que sa position devrait peut-être évoluer. Euh que le mouvement de solidarité redouble d'intensité, des manifestations se remplissent à nouveau. Il y a tout un tas d'actions comme l'action de la la Sootsia Gazar ou encore évidemment comme l'action des dockers non seulement à Marseille mais aussi à Genè qui envoie un message extrêmement fort sur le le la nécessité en fait de de s'organiser très très largement et on veut faire de ce procès-là une étape en fait de de du combat contre le génocide un une démonstration qu'il est possible de s'affronter de s'affronter à la répression et que ce soit un acquis pour l'ensemble du mouvement international. C'est pour ça qu'on vous
invite à venir très nombreux et nombreuses non seulement au rassemblement mais aussi à l'audience pour voir comment on se défend, ce qu'on dit politiquement, comment on utilise les tribunaux pour diffuser nos idées et je vous invite à venir nombreux et
nombreuses. Euh bonjour à toutes et à tous les camarades. peut-être dans la continuité de de ce qu'a dit Elsa et pour donner quelques éléments pour un peu élargir la focale et voir notamment comment on on pense la situation. La réalité c'est qu'on on pense cette attaque de de manière très politique et en tant qu'organisation révolutionnaire. C'est-à-dire que si vous êtes là, je l'espère, ne n'ayez pas de peine pour moi ou quoi que ce soit parce que souvent les gens lorsqueil y a de la répression, il le lit beaucoup à des aspects d'affect, comment tu vas, ta famille et cetera, est-ce que tu es pas trop stressé et cetera et cetera. Moi sincèrement, je le prends comme un un militant révolutionnaire face à ces moments-là parce que être
révolutionnaire, c'est aussi s'affronter à des moments qui vont être beaucoup plus aigus que ça, les amis. Parce que quand on lit l'histoire révolutionnaire, c'est des des militantes et des militants qui ont été emprisonnés, torturés, qui ont été en exil et cetera et cetera et que je pense que c'est important de le dire parce que parfois on peut être encore dans une manière assez romantique de lire l'histoire révolutionnaire mais de pas se l'appliquer à à nous-même. Et je pense que il faut comprendre qu'on est dans un changement d'époque les amis. Nous sommes dans un changement d'époque aujourd'hui. Il y a énormément d'instabilité qui existe à l'échelle internationale et je pense que il y a peut-être deux pointes avancés aujourd'hui qui est euh la situation
entre l'Ukraine et la Russie et le génocide euh euh que vit euh que vit le peuple palestinien. Et il faut comprendre que cette répression, pour dire d'une certaine manière, c'est un continuum du génocide sur le terrain répressif et institutionnel en dehors du territoire de Gaza. Parce que le génocide, pour qu'il puisse exister, pour que on puisse continuer à massacrer le peuple palestinien depuis plus de 18 mois, il y a nécessité de de de d'actionner d'autres leviers qui sont notamment celui de la communication dans les médias, de de tenir la parole dominante dans l'ensemble des médias. Vous voyez comment je veux dire après 18 mois, vous pouvez compter sur le bout des doigts le
nombre de de réfugiés ou de militants palestiniens qui ont pu s'exprimer dans un plateau télé, ce qui est assez incroyable. Je vous parle pas d'historien ou de spécialistes du CNRS spécialisé dans la question du Moyen-Orient. Je vous parle de réfugiés palestiniens qui ont été à Gaza et qui ont pu s'exprimer comme peut s'exprimer le porte-parole de Tshal quasi quotidiennement sur l'ensemble des plateaux télé où on bien on fait des meetings où on ramène des ministres israéliens et cetera à faire de la propagande ici il n'y a pas pareil et euh euh situation que ce que vit le peuple païen. Je veux dire, pour aucun peuple du monde, je pense, on accepte qu'il y ait une telle disproportion de de défense et d'ignominie qui peut qui peut exister pour des un peuple qui est
massacré. C'est quelque chose d'assez extraordinaire. Et donc je parlais de la question de la communication, de la la médiatisation, mais la question de la répression est quelque chose de central pour que l'État d'Israël puisse continuer à massacrer. Parce que pour pouvoir massacrer, il faut un silence assourdissant à l'échelle mondiale. On l'a vu ici notamment en France dès le départ, souvenez-vous, c'était euh les interdictions de manifester les amendes et cetera et cetera. Et puis malgré ça, il y a eu quand même énormément de manifestations en France mais à travers le monde. Et lorsque les facultés elles ont commencé à être occupé en soutien du peuple palestinien, lorsque il y a de plus en plus de de personnalités publiques qui ont commencé à s'exprimer,
il fallait absolument commencer à ombrayer sur comment faire terre ces soutiens du peuple palestinien qui ont de l'influence et qui euh sont dans des sphères d'influence. Et il faut le comprendre notamment dans la dans la plainte, ce qui vise ce que vise la jeunesse française juive, cette organisation d'extrême droite qui nous qui nous attaque dont le porte-parole, un des pores-paroles parmi les 50 avocats et Olivier Pardu qui est ni plus ni moins que l'avocat d'Éric Zemour. D'accord. une deuxième avocate qui est Sarah Saldman qui fait des TikTok pour appeler à donner des dons pour financer l'armée israélienne. Donc c'est l'extrême droite, c'est une un secteur de l'extrême droite qui utilise
et qui instrumentalise la justice et la police pour faire en sorte que ici en France ne puisse pas s'exprimer le soutien au peuple palestinien. Et les amis, cette répression là pour nous, pourquoi on en fait une école de guerre ? Bien sûr, c'est parce qu'on souhaite d'une part la relaxe, je pense parce que je veux dire modestement, mais si un porte-parole d'une organisation de la gauche révolutionnaire française est condamné pour un tweet, je veux dire c'est une défaite pour l'ensemble de notre camp social. dire si on accepte ça c'est même pas pour nous les camarades parce que je veux dire pour tous les militants c'est ça vous savez très bien que les personnalités publiques elles elle ell elle elle donne du moral et elles peuvent aussi participer à
démoraliser les gens contre leur gris parce que moi je reçois beaucoup de messages de gens qui sont inquiets qui disent déjà il faut se barrer de la France parce que c'est foutu la France et cetera et cetera comment nous on pourrait parler s'il y a un Asib qui a une orga qui est militant qui a des relais qui a des réseaux sociaux lui il se fait condamner qu'est-ce que moi le petit prolo Qu'est-ce que moi le jeune de quartier populaire, je vais manger dans la gueule si moi j'osais m'exprimer quand un porte-parole mange quelque chose comme de la condamnation pour un simple tweet. C'est ça ce qu'il vise. Souvenez-vous ce qu'on disait au moment du mouvement des gilets jaunes. Tu peux pas éborgner les les dizaines et les centaines de milliers de gilets jaunes.
Suffit d'en cibler une dizaine et tu leur crèves l'œil et ça envoie un message à tous les autres. Restez chez vous et fermez vos gueules. C'est ça ce qui est en train de se passer les amis. Et c'est au-delà de la question palestinienne. C'est au-delà de la question de l'autodétermination du peuple palestinien. Ce qui est ce qui est en train de de de se jouer aujourd'hui. C'est une partie de l'avenir de l'humanité les amis. C'est une partie de l'avenir de l'humanité qui se joue aujourd'hui. Si on laisse la situation du génocide en Palestine continuer et si on accepte de pouvoir réprimer parce que nous on lit énormément la situation palestinienne et l'instabilité au Moyen-Orient avec la question de l'instabilité du système capitaliste à l'échelle mondiale et de
ce que ça produit actuellement en course à la remilitarisation. Parce qu'aujourd'hui on est des apologues ou des apologistes du terrorisme. Demain les amis ici on sera tous antipatrie. On sera tous des salopards qui empêcheront la jeunesse de prendre les armes pour défendre la France. On sera tous des salopards qui ne voulons pas que nos jeunes prennent les armes pour aller tuer d'autres militaires en Russie ou je ne sais dans quel terrain du monde. Et vous imaginez bien que si déjà pour un tweet, pour un état qui a des milliers de kilomètres d'ici, qu'est-ce que ça sera demain ? quand on va devoir s'affronter en France contre la politique française. Parce que quand on condamne des gens qui dénonce le fait que l'État
d'Israël ait le droit de se défendre, bah demain, comment on peut ne rien avoir si on dénonce le fait que la France dise qu'elle elle a le droit de se défendre aussi ? Parce que c'est ça les amis, le papier cadeau qu'utilisent les puissances impérialistes, c'est de se battre pour la paix. On se bat pas. Il y a il y a aucun il y a aucun bourgeois qui vous disent "Moi, c'est pour les minerais ou c'est pour conquérir des nouveaux territoires." Ils disent jamais ça. Ils disent "C'est le nazisme de Poutine. C'est d'aller défendre la paix, faire rayonner la démocratie." C'est pour ça qu'on se bat. C'est pour ça que vous achetez des drones. C'est pour ça que toi, Jean-Michel, tu dois travailler jusqu'à 70 ans pour que nous on puisse acheter
des drones et des tanks avec. Il faut, il y a un historien qui disait, il faut donner du sens à la violence pour la faire accepter. Il faut donner du sens à la violence pour la faire accepter. Et nous, on considère que cette école de guerre là, en réalité, elle n'est pas juste pour soutenir ou défendre des camarades un temps donné, mais elle doit être une préparation et nous, on en appelle également à l'ensemble de de des révolutionnaires, à l'ensemble même de notre camp, du mouvement ouvrier parce qu'on pense que nous avons la capacité de répondre coup pour coup face à cette répression parce qu'il y a beaucoup de contradictions dans la période. La première, c'est que je pense que même si l'État d'Israël gagne d'un point de vue
superstructurel sur le terrain militaire, parce que c'est de fait, je veux dire, comment les Gazaouis pouvaient faire même face à une armée qui est l'une des armées les plus puissantes au monde qui bénéficie de de renseignement incroyable. Je veux dire, souvenez-vous même le l'histoire des talky walky et cetera. Enfin, je veux dire, c'est l'armée israélienne, ce n'est pas une petite armée, mais qui en plus bénéficie du soutien militaire de des États-Unis, de la France, du soutien financier et cetera et cetera. Donc oui, sur un point de vue militaire et superstructurel, l'État d'Israël gagne la partie. Mais malheureusement pour eux, il y a une contradiction énorme, c'est que
c'est la défaite du colonialisme israélien. Parce que le colonialisme israélien, il était passé sous les radars pendant des décennies et des décennies. Souvenez-vous encore très récemment, il y avait des publicités sur YouTube et cetera pour aller en vacances à Telviv et Jérusalem. C'était normal. C'était le pays des LGBT. C'était le pays euh euh de de toutes celles et ceux qui veulent vivre euh profiter de la démocratie au Moyen-Orient. C'était ça le discours. Aujourd'hui, le massacre à Gaza a créé une nouvelle génération à l'échelle internationale qui est profondément anti-impérialiste et qui aussi n'est pas uniquement contre le colonialisme d'Israël, mais aussi dans chaque État
est devenue une force vivante qui s'oppose à la politique des États. Les gens voient la complicité de Macron. Je veux dire, vous prenez n'importe quel jeune. Il y a aucun jeune qui pense que Trump ou Macron n'a rien à voir avec ce qui est en train de se passer à Gaza et que le pauvre Trump aimerait que ça s'arrête et cetera. Il y a aucun jeune des États-Unis qui pense ça aujourd'hui. Il y a aucun jeune français qui pense que Macron est pro Gaza, pro Palestine et qu'il a qu'une seule euh euh hâte, c'est que ça s'arrête. Tout le monde sait ça. Il y a même une contradiction importante. Je sais plus si Elsa en a parlé, mais c'est que le même jour du procès, c'est le jour où Emmanuel Macron sera à l'ONU pour faire
un discours pour la reconnaissance de l'État palestinien. Voilà, il a reculé là-dessus. Bon, il y a eu un recul entre-temps, hein. Il devait il devait, c'était le processus. Mais c'est pour dire à quel point on vit quelque chose comme un univers parallèle en fait. Et je pense que ça ça dit énormément de ce qui est en train de se passer aujourd'hui, que oui, nous sommes en train de de de créer une nouvelle génération anti-impérialiste, une nouvelle génération internationaliste et nous on veut démontrer que c'est par l'internationalisme ouvrier qu'on arrivera à changer les choses. Et je veux saluer notamment deux initiatives qui sont des des
éclats dans la paix nombre, je veux dire, c'est nos camarades dour à Marseille qui ont empêché la livraison d'armes de l'État d'Israël et qui montre
et qui montre ce que veut dire la force des travailleurs que tu peux être le plus grand bourgeois de la planète Terre, le Elon Musk, le Boloré, de ce que tu veux, tu es qu'une merde à côté des travailleuses, des travailleurs et que lorsque les travailleuses et des travailleurs décident de bloquer l'outil de travail, décide de pas charger des containers, de pas transporter des des choses d'un point A point B. On montre à quel point notre force elle est réelle et elle est concrète. Et les deuxièmes, je disais il y a deux éclats dans la période, c'est aussi les doqueers mais là c'est pas à Marseille, c'est les doqueurs génois en Italie qui ont fouillé de fond encombe un bateau qui venait d'Éthiopie pour voir s'il n'y avait pas
d'armes. Et je pense les amis que c'est vers là en réalité qu'on doit aller depuis le départ. Depuis le départ, nous sommes profondément convaincus que la classe qui peut changer les choses et qui peut faire arrêter le génocide que vit le peuple palestinien, c'est la classe ouvrière. C'est pas le droit international. Et vous voyez à quel point il piétinent le droit international. Je veux dire, c'est pas les prolot qui ont créé le droit international, c'est pas nos institutions, la CPI, l'ONU, c'est à eux. C'est eux qui ont créé tout ça. Et vous voyez que en fait le seul droit international qui respecte, c'est le droit de la domination de classe. C'est lorsque eux sont attaqué, il faut fermer sa gueule. Le droit international
n'existe plus.
Et c'est pour ça que contre toutes ces illusions notamment, je dis au aux camarades et aux personnes qui ici dans cette assistance peuvent parfois tomber sur l'illusion du moindre mal que voter la gauche institutionnelle c'est une poche d'air, ça coûte rien et cetera et cetera. Ça coûte énormément de donner de l'illusion à notre camp. Ça coûte énormément lorsque vous avez déjà l'ensemble des organisations de la gauche politique ici en France et même à l'échelle internationale qui soutiennent les crédits de guerre, qui soutiennent la militarisation, qui disent que l'Union européenne doit se préparer à se défendre. Ce sont les mêmes qui a quelques mois en arrière disaient au départ que oui, l'État d'Israël a le droit de se défendre. Donc il est hors
de question et il est même criminel que nous nous acceptions de considérer cela comme normal et que ça soit la voix demain face aux grandes barbariees aux grandes boucheries que serait l'arrivée d'une troisème guerre mondiale ou même des des guerres entre état impérialistes. Et c'est ça ce qui est en train de se jouer. C'est pour ça que je le dis et je le répète, nous considérons depuis le départ que c'est la classe ouvrière à l'échelle internationale qui a un rôle à jouer. Les Doqueurs nous l'ont montré et je veux envoyer un message clair à Sophie Binet et à tous les dirigeants des confédérations syndicales de ce pays et d'ailleurs. Qu'est-ce que vous faites en fait ? Qu'est-ce que vous attendez depuis 18 mois aujourd'hui ? Pourquoi il n'y a même pas la moindre formulation à même
petite grève, même une grève de 24 heures ? Rien qui est fait face à ça. Alors qu'on est en train de massacrer des gens. Alors oui, moi je suis aussi pour qu'on gagne mieux notre vie. Je suis pour qu'on parte à la retraite plutôt. Oui, le syndicalisme c'est pour aussi essayer d'émanciper les gens qu'ils vivent un peu mieux. On n'est pas contre ça bien évidemment mais il y a quoi de beaucoup plus important quand on est un syndicaliste que la survie de l'être humain ? que la vie tout court que le fait de ne pas accepter en fait que des gens meurent à travers le à travers le monde et notamment dans un territoire comme ça. Comment même on peut espérer faire reculer Bairou sur la retraite quand on narrive même pas à les
empêcher d'être de continuer à être complice et financer l'armée israélienne ? C'est totalement démagogique les amis. Et ça dit quelque chose de cette complicité aussi que joue la bureaucratie syndicale soit par son silence soit par sa complicité active. Je pense notamment en se foutant dans le conclave pour aller discuter de la réforme des retraites, d'aller appeler à des cellules de crise pour lutter dans la guerre économique contre Donald Trump. On a des syndicalistes qui se rangent derrière leur impérialisme et leur bourgeoisie pour faire la guerre à d'autres prolétaires, d'autres ouvriers à travers la planète. C'est ça ce qui est en train de se jouer aujourd'hui et que oui, nous on pense que le rôle des révolutionnaires, il est
partout où nous sommes dans l'ensemble des entreprises où on est, de jouer un rôle, de bouleverser cette subjectivité des travailleuses et travailleurs qui pensent qu' ne peuvent rien faire. Et on a vu comment lorsque des travailleus travailleurs sont capables de dire stop, on transférera plus rien, comment ça joue et ça change les choses et je pense qu'on est beaucoup plus nombreuses et nombreux que des doqueers à Marseille ou à Gen. Je pense que si l'ensemble des raffineurs de ce pays commence à dire il y a plus une goutte de pétrole qui sort d'une raffinerie tant qu'il y a une complicité, tant qu'il y a de l'armement, tant qu'il y a le génocide que si l'ensemble des chemineaux, des traminaux, des agents de l'aérien, les aigueurs du ciel, si tout le monde dit
il y a plus un avion dans ce pays qui décollera ou qui atterrira en France, tant qu'il y a un massacre de l'autre côté, je pense que les Bolor et les Bernards Arnaud et cetera, ils vont commencer à sacrément flipper de ce qui est en train de se passer et que bon courage à qui que ce soit pour aller mettre un travailleur, un syndicaliste ou qui que ce soit devant le tribunal pour lui dire que il a pas le droit de dénoncer le génocide du peuple palestinien. Et c'est avec cette force là, c'est avec cette détermination et cette école de guerre qu'on a envie de commencer à ouvrir cette séquence là. On pense qu'elle ne va pas se refermer, qu'il y ait condamnation ou pas, on pense que ça ne va pas se refermer sur nous et il y a déjà des centaines et des centaines de
personnes qui sont attaquées à travers le monde et que s'il n'y a pas une réponse internationaliste et révolutionnaire dans la période, ça va être très difficile les amis et que le salut ne viendra pas des unions de la gauche du moindre mal ou de je ne sais quoi. Parce que si Donald Trump il se la raconte comme ça aujourd'hui, c'est parce que les gens ils ont pensé qu'en mettant un bulletin dans l'urne pour Biden, c'était le moindre mal. que c'était moins pire que Trump, que le Capitol et cetera. Et ben, regardez comment lorsque les démocrates sont revenus au pouvoir, ils ont donné encore plus de force et plus de vivacité au Trumpis où maintenant il se permet de dire tout est son contraire et parfois même assumer des propos comme dire qu'on va faire la rivière du Moyen-Orient
alors qu'il y a un génocide et qu'on va continuer à appuyer le nettoyage ethnique du peuple palestinien. Euh merci à toutes et à tous et on ouvre la la discussion très rapidement pour conclure deux phrases et après euh et après euh je donnerai la parole à Anas. Mais déjà merci à tous et à toutes pour les interventions et par pour la participation nombreuse. Euh je voudrais dire une chose, on insiste beaucoup sur la date 18, je le rappelle. Donc, il y a un rassemblement à midi qui a vocation à être le plus massif, mais il y a aussi une audience à 9h. Et je le disais un peu mais la bonne nouvelle en fait de toute cette séquence de criminalisation et en particulier de cette infraction là, c'est que c'est ça permet de renouer avec la criminalisation politique au
sens le plus strict. C'est-à-dire qu'on se défend pas sur des faits, on se défend sur des propos, on se défend sur des positions, on se défend sur une identité politique. Et c'est ça aussi qui nous permet en réponse de donner la visibilité la plus importante à ce que nous on pense, à ce qu'on pense qu'on a raison de penser et aussi de renouer avec tout un héritage qui existe en fait depuis toujours dans le mouvement révolutionnaire qui est celui de l'attitude des révolutionnaires devant ces juges. Je le disais au collectif d'action judiciaire mais aussi avec nos camarades, on essaie beaucoup de s'inspirer de la tradition de la défense politique qui a existé bien avant nous de la la tradition que Lenine mettait en en place et qui sur laquelle il travaillait énormément dans lequel il
s'adressait à ses camarades emprisonnés des 1904. vous inviter à lire la lettre et à comment il il explique à ses camarades que la manière de se défendre, c'est avant tout d'exprimer ce qu'on veut politiquement et de s'adresser par-dessus la tête du juge aux masques. Mais c'est aussi celle de la continuité de comment est-ce que Rosa Luxembourg elle répond au procureur devant le tribunal de Fr. Je vous invite vraiment à lire ce texte public sur marcis.org. C'est très très très très drôle et très inspirant. Et puis pour dire que modestement évidemment c'est de cette manière-là qu'on se défendra. C'est de cette manière-là que nous on travaille comme avocat en subordonnant le juridique au politique, en donnant la priorité à ce qu'on veut exprimer politiquement et à montrer que nous
attaquer pour ce qu'on pense, c'est aussi nous donner l'occasion d'accuser les autres et de défendre précisément les positions qu'on continuera d'arborer au effort. Et moi, je suis très très fière avec mes consolors et camarades de faire ça pour Anas et pour notre camarade le 18 juin. Je vous invite à venir nombreux voir ce qu'on va essayer de faire.
Euh non, mais pour pour dire deux de deux trois petites choses, bon euh moi je pense la première c'est que le fait d'être d'être attaqué aujourd'hui par l'État, c'est aussi ça dit d'une certaine manière, je pense du bien de de Révolution permanente et de ce qu'on fait parce que je veux dire l'État bourgeois, il réprime pas ceux qui ne l'intéressent pas et et ceux qui lui paraissent insignifiants et qui peuvent continuer leur Je pense que c'est bien lorsque les révolutionnaires dérangent et que oui, de fait quand des révolutionnaires dérangent quand ils agitent, ils s'agitent et que ils remettent en question l'ordre établi et ben oui, à un moment donné, ils prennent des coûts que ça soit dans les usines lorsqu'on est réprimé pour des des actions de grève ou pour ou pour nos nos
positions politiques. C'est ça ce qui est en train de se jouer aussi aujourd'hui les amis. C'est-à-dire que est-ce que la parole des marxistes, est-ce que la parole des révolutionnaires, elle a le droit d'exister ? Parce que oui, nous ne sommes pas institutionnels. Oui, nous sommes pour le renversement de l'État bourgeois. Voilà. Oui, nous sommes pour le renversement de la 5e République et cetera et de ces institutions. Je veux dire, est-ce que ça ça doit nous envoyer toutes et tous en prison ? Aujourd'hui, c'est un premier test parce que oui, ils ne veulent pas qu'on existe et ils ne veulent pas que dans les moments les plus aigus, ça peut ça peut ça puisse s'exprimer. Donc, il faut comprendre cette chose-là. Et moi, je voulais insister là-dessus. La 2 parce que je
sais qu'il y a beaucoup de camarades syndicalistes dans le mouvement ovrier et cetera qui sont là. Il y en a certains qui se sont exprimés et je les remercie. Mais il faut savoir aussi les amis que le rôle des révolutionnaires dans le mouvement ovrier dans les dans les sections syndicales est primordial notamment celui d'essayer de changer la subjectivité des travauses et traveurs sur les questions d'antiracisme, d'impérialisme et cetera et cetera. Pourquoi je vous dis ça les amis ? Parce que je vous assure et je ferai pas la liste de l'ensemble des organisations syndicales qui ne veulent rien avoir à faire de près ou de loin avec la question palestinienne. Beaucoup parce que lorsque vous voyez qu'aux dernières élections législatives, 57 % des ouvriers qui ont mis un bulletin dans
l'urne dans ce pays, ils l'ont mis pour le rassemblement national. Il y a beaucoup de bureaucrates qui ont pas envie de perdre des pourcentages aux élections prochaines s'il commencent à parler de racisme et s'il commence à parler de la Palestine. Et beaucoup sont opposés à faire la moindre expression publique. Et ça dit quelque chose les amis. Alors on nous sort on nous sort souvent la charte d'Amien. Bah la charte d'Amien elle est que pour les révolutionnaires lorsqu'ils dénoncent l'impérialisme français ou aux États-Unis. Mais la charte d'Amien quand c'est pour tracter pour le nouveau Front populaire pour les gens du PS devant les gares et cetera, il y avait plus de charte d'Amien. On pouvait avoir un logo Sudraille ou CGT et on pouvait aller tracter pour voter pour Lucy Cast et
cetera. Mais lorsque ça il s'agit de la Palestine, c'est beaucoup plus compliqué. On peut pas se mettre à dos. Oh, c'est compliqué. Oh, ça va [ __ ] la merde. Mais comment on peut [ __ ] la merde ? En fait, comment on peut considérer queon peut être au milieu d'un génocide, d'être au milieu des bombes et de ceux qui les reçoivent ? Il y a pas de neutralité les amis. Trotski disait, il n'y a pas de neutralité entre la bourgeoisie et le prolétariat. Il ne peut pas y avoir de neutralité. On ne peut pas être neutre ceux qui oppriment et ceux qui oppressent, entre ceux qui dominent et ceux qui sont dominés. Il ne peut y
avoir aucune neutralité. Et moi, je vous appelle toutes et tous, celles et ceux qui sont militants, faire en sorte bien évidemment que le 18 soit là, mais de batailler cette question là. Je pense qu'il y a un rôle central des révolutionnaires et j'en appelle ici parce que on est très nombreus et très nombreux mais il y a un rôle central à jouer aujourd'hui. Si nous laissons les organisations syndicales aux mains de bureaucrates qui ferment leur gueule sur l'impérialisme français, qui ferment leur gueule sur la complicité et cetera pour être dans les petits papiers, d'être dans les conclaves, d'être dans les cellules de crise pour discuter de la régression sociale et de comment comment on va pouvoir profiter aussi de ces crédits de guerre là pour économ
pour gagner un peu mieux notre salaire. Il faut qu'on soit opposé à ça et je pense qu'à la à la CGT, il faudrait commencer à remuer la tour de Montreuil parce que quand vous avez un camarade Jean-Paul de l'esco, il est pas trotskiste, il est pas chez Lut ouvrière ou chez Révolution permanente, c'est le secrétaire de l'UD la plus importante de France, un bastion parmi les bastions ouvriers. Le 59, le secrétaire, il prend 1 an de prison avec surcis pour un tracte qu'il n'a même pas écrit. parce qu'il a écrit résistance, il prend 1 an. Mais comment la CGT peut encore discuter avec le moins patron en France si ça veut plus rien dire d'être un militant CGT ? Que tu peux prendre de la prison ferme, que
tu peux être menacé de licenciement ou licencié comme Christian Porta, Timothé Espr et tous les autres, si on peut réprimer les militants CGT et que toi tu continues à faire des conclaves. Merci à toutes et à tous.
Le 18 juin, on va faire du procès d'Anas Casi, le procès du génocide et de la criminalisation du soutien à la Palestine. Face à leurs intimidations, il faut faire front. Alors, rendez-vous le 18 juin à midi au Tribunal de Paris, métro porte de Cliché.
Anasse Kazib