Sébastien Chenu | LCP, Lundi C'est Politique - 16/06/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelle est la situation géopolitique actuelle entre Israël et l'Iran ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Donald Trump propose Vladimir Poutine comme médiateur. Vous y croyez ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron appelle au cessez-le-feu. Partagez-vous cette position ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous du conclave sur les retraites ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Si un texte maintient les 64 ans mais avec des avancées sur la pénibilité, resterez-vous contre ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Jordan Bardella a dit ne pas signer de censure sur les retraites. Cela vous enlève un outil ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:00Sébastien ChenuFait
« La réforme actuelle d'Emmanuel Macron est non seulement injuste mais coûteuse. Elle déplace le problème sur la dépense sociale. »
- 27:00Sébastien ChenuFait
« Caroline Parmentier a rompu avec une ligne, probablement avec une idéologie et des propos. »
- 33:00Sébastien ChenuFait
« La proportionnelle départementale, si possible avec une prime majoritaire façon 86-88. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il y a un an, après des législatives anticipées, il a rejoint le RN avec Marine Le Pen. Vice-président du parti, la situation politique n'est pourtant pas clarifiée. La réforme des retraites est toujours mise en cause, le budget de l'année prochaine, autant de choses qui pourraient bousculer le paysage politique.
Sébastien Chenu est notre invité. Bonsoir et merci de votre fidélité. - Bonsoir. - Pour vous interroger, Stéphanie Despierres de LCP, Laurent Fargues de "Challenges" et Audrey Tison.
Sans oublier Hugo Couturier qui nous fera passer questions et commentaires. Avec vous, on va parler du débat sur les retraites, le résultat du conclave est attendu d'ici peu, les ZFE que vous avez contribué à supprimer, de MaPrimeRénov' et de la prochaine présidentielle. Ce matin, Jordan Bardella a dit préférer une nouvelle présidentielle anticipée plutôt qu'une dissolution de l'Assemblée nationale.
Enfin, nous parlerons des débats publics. Ca fait quatre jours qu'Israël a lancé une offensive sur les rangs. -- l'Iran.
L'armée israélienne a tué plusieurs hauts dirigeants israéliens. Le but de ces opérations étant de réduire à néant toute possibilité de posséder la bombe atomique pour l'Iran. En retour, l'Iran attaque Israël faisant 24 morts depuis vendredi.
Les appels au cessez-le-feu se multiplient. Donald Trump a proposé à Vladimir Poutine d'être le médiateur. Est-ce imaginable ? - D'abord, quelle est la situation ?
Le régime iranien, car je ne confonds pas l'Iran, un grand peuple et un régime de la mollah arriérée. Ainsi que la possibilité qu'ils auraient d'empêcher l'accès au pétrole. Il y aurait une menace.
Israël a décidé d'agir contre cette menace. L'Iran est aussi une menace pour les grandes puissances. Israël fait le travail pour les autres. - Donald Trump dit que Vladimir devrait être le médiateur.
Vous y croyez ? -Il parle à qui ? Il parle à l'Iran et aussi à l'Occident, aux Etats-Unis.
Il parle à beaucoup de monde. Il parle à Israël. Est-ce qu'il ne pourrait pas être un intermédiaire utile, même si le personnage est assez rédhibitoire.
En politique internationale, lorsqu'on veut éviter des grands conflits, on est obligé de faire avec des gens qui ne sont pas très... -Vous diriez qu'il est mieux placé que Donald Trump lui-mêmes ? - Les Etats-Unis sont souvent alignés à Israël.
Ce sont des partenaires historiques. C'est vrai que Poutine a l'avantage de parler et à Netanyahu et à l'Iran. Est-ce que ceux égalitaires ou dans les mêmes termes, je n'en sais rien. - Même Emmanuel Macron appelle au cessez-le-feu.
Il n'y a pas d'autres positions possibles. C'est d'abord le cessez-le-feu qu'il faut parvenir à aboutir. - D'abord, il faut soutenir Israël.
Je pense que ce soutien ne doit pas être inconditionnel, je n'utilise pas ce mot-là, le seul pays qu'on soutient de façon inconditionnelle, c'est le nôtre, la France. Pour les autres pays, il y a des conditions mais l'idée de soutenir Israël est nécessaire. Maintenant, on doit être des facteurs de paix.
On devrait prendre des initiatives comme celle de demander un sommet européen, de prendre des initiatives qui viseraient à empêcher des dégradations de la situation. On attend ça de la France. La France qui plaide pour des états depuis toujours, elle peut être un acteur de paix.
J'attends des initiatives de paix de la France. - A propos d'Israël, il y a eu un épisode ce matin au salon du Bourget ou des Israéliens devaient présenter des armes qui ne devaient pas être exposées. Des armes offensives.
François Bayrou a demandé aux deux autorités de cacher ces armes et il s'en est expliqué : . -L'Iran a constamment indiqué que pour lui, Israël était une cible et qu'il fallait détruire Israël. Et que donc la préparation de ce type d'armement nucléaire était évidemment un danger immédiat.
Pour autant, et en fonction de la situation à Gaza ou tout le monde sait que... la France considère qu'il y a là une situation terrible pour les habitants de Gaza, la France a tenu à faire en sorte que les armes offensives ne soient pas dans ce salon. -C'est grotesque.
Un voile noir sur des armes. C'est puéril. Je trouve ça... - Puéril lorsqu'il s'agit d'armes... - Oui.
Il fallait le faire avant alors, mettre un voile alors qu'on n'a pas envie de voir quelque chose, c'est d'une hypocrisie totale. - Vous dites que le contrôle aurait dû être fait en amont. -Je trouve que tout ça est grotesque.
On devrait aider Israël grâce à notre base en Jordanie. La France aurait dû faire respecter son règlement avant. Je trouve ça pas du tout au niveau de la France. - Les retraites, François Bayrou avait donné trois mois pour étudier des pistes de financement nouvelles.
Sans toucher aux 64 ans. Or les 64 ans sont la ligne rouge. - Qu'attendez-vous du conclave ?
Vous souhaitez abandonner les 64 ans ? - Oui. Je crois que c'est une technique pour gagner du temps.
François Bayrou ne cherche pas à changer les choses, il cherche à durer et à gagner du temps. On le voit dans toutes les politiques qu'il peut faire, dans toutes les initiatives qu'il peut prendre. Il ne faut jamais trouver des solutions Il veut rester le plus longtemps possible. - Vous demandez bien l'abandon de 64 ans. - Oui.
La réforme actuelle d'Emmanuel Macron est non seulement injuste mais coûteuse. Elle déplace le problème sur la dépense sociale. - Si un texte maintient les 64 ans mais avec des avancées sur la pénibilité, vous resterez contre ? - Oui.
Je vois bien la fin de ce conclave. On va se coucher sur des mesures sur la pénibilité. Je rappelle qu'une partie des syndicats qui sont sur cette position de l'abandon des 64, ça veut dire que ce conclave se fait entre gens qui ont décidé d'accepter les 64 ans.
Ce qui est inacceptable car c'est injuste et coûteux. Sur les deux plans, cette réforme ne fonctionne pas. - Jordan Bardella a dit ce matin qu'on ne se surpasse sur les retraites.
La retraite n'est plus un motif de censure ? Est-ce qu'il ne vous a pas enlevé, aux députés, un moyen de pression ? -La censure n'est pas une fin en soi, un objectif.
On n'arrive pas à l'Assemblée nationale en ayant cet objectif. On se dit : "A quel moment la censure est utile pour changer le cap de la vie politique ?" Le gros point, c'est le budget.
Croyez bien qu'il y aura un impact dans le budget du pays. C'est au moment du budget que nous déterminerons notre volonté de censurer ou pas. Je peux vous dire que chaque jour qui passe, François Bayrou se rapproche de la censure. -Quand Jordan Bardella qui est président du parti mais pas députés à l'Assemblée nationale dit qu'il ne signera pas la censure là-dessus, il vous enlève un outil. - Non, il me dit que le rendez-vous est celui en octobre pour le budget.
Je l'ai dit au Premier ministre il y a peu, : " Votre rendez-vous viendra. " - Vous ne voterez pas si il y a les 64 ans dedans. - Exactement. - On poursuit sur les retraites.
Votre ligne est le retour aux 62 ans alors que presque tous les pays européens sont en train d'augmenter l'âge de départ à la retraite. La droite propose 65,67. Vous ne vous dites pas que vous doublez -- devez à un moment changer votre logiciel ? -L'âge moyen de départ en retraite et 64 ans.
Les pays oø on part avant, je pense à l'Allemagne, il y a une décote. Leurs jeunes entrent beaucoup plus tôt. Ce n'est pas comparable.
Oui, nous avons toujours la même chose. Lorsque vous avez vos 40 annuités et que vous êtes entrés dans la force de travail à 24 ans, vous pouvez partir avant. - Une nouvelle idée a été mise sur la table, une prime senior pour encourager ceux qui sont en âge de pouvoir partir à la retraite à maintenir une activité.
On cumule sa retraite avec une partie de son salaire ou inversement. Vous pensez que c'est une bonne idée ? - Ca ne résout rien, les seniors qui travaillent, il y a beaucoup plus d'arrêt maladie.
On veut que les jeunes entrent plus tôt. En tous les cas, on veut que les gens rentrent plutôt sur le marché du travail. Il y a toute une palette de leviers à activer.
On part de la natalité, de la productivité. - Il y a beaucoup de chômage chez les jeunes. -Ca passe par une réforme de l'éducation nationale qui fasse qu'on puisse faire entrer les jeunes plus tôt à travers l'apprentissage et la réorientation dès le plus jeune âge. - On ne peut pas les orienter dès trois ans. - A partir de quel âge ? - Le plus tôt possible. - A 14 ans ? -Il y a des pays qui le font.
La capacité à prendre son destin, le chemin d'une voie professionnelle le plus tôt possible. Mais ce n'est pas la seule chose. Quand on plaide pour une hausse de salaire de 10 %, c'est aussi pour avoir des emplois qui puissent ramener plus de cotisations.
Quand on pose le principe d'avoir des emplois industriels avec une valeur ajoutée plus importante, c'est mieux que des emplois de chauffeur de taxi ou de Deliveroo qui ne sont pas attractifs. Il y a beaucoup de leviers à actionner si on veut arriver à un dispositif de retraite qu'on veut avoir. - Les leviers que vous donnez, personne n'est contre, industrialiser le pays, augmenter le taux d'emploi etc. mais quand on regarde l'équation budgétaire de votre réforme, ce n'est pas possible.
On ne voit pas comment vous allez rééquilibrer le système. - On n'a pas du tout le même chiffrage. Vous citez l'institut Montaigne qui est l'institut qui a fait -Bien sûr qu'il y a des financements à trouver.
Mais il faut arrêter de croire les mains communistes quand on voit les milliards de dettes supplémentaires. Ce qu'ils racontent ne vaut rien. -Ce sont les chiffres de la cour des comptes. - Ce ne sont ce n'est pas nous qui avons mis la France dans cet état. -Il va falloir trouver 20 milliards.
Ce sont les chiffres de la cour des comptes. - La réforme Macron a déjà coûté beaucoup plus cher. Il y a 3,5 milliards de dépenses sociales en plus ce point les indemnités journalières, les pensions, et vous ajoutez 1,5 milliards d'assurances-chômage. - Il y a 5 milliards supplémentaires dus à la réforme Macron.
Mais il y a aussi un problème de cotisants. -Ce que l'on souhaite, c'est garder un système de retraite par répartition. Cela coûte.
C'est un choix de société. On pourrait en avoir un autre et dire qu'on abandonne la répartition, que chacun cotise à des fonds privés. Mais nous souhaitons ce choix de société et nous souhaitons mobiliser des dépenses publiques. -Pour vous, c'est zéro capitalisation ? - La capitalisation ne doit jamais être obligatoire.
Ca peut être une option. On peut en ouvrir pour les gens qui le peuvent, mais ça ne doit jamais être obligatoire. Et ça ne doit pas être au détriment de ceux qui ne peuvent pas. -Ceux qui peuvent, ce sont ceux qui ont le plus de revenus. - A travers le choix de société que nous proposons, nous voulons garantir aux plus pauvres un accès à une retraite pleine et entière. - A l'Assemblée nationale, les jours qui viennent vont être chargés.
D'autres sujets sensibles vont venir en débat ou revenir. Il y a les ZFE, les 40 milliards d'économies à trouver l'an prochain, même si on n'aura pas forcément le temps d'y revenir. On va aussi parler de l'énergie.
C'est un sujet en débat. - La loi va revenir à l'assemblée. C'est une loi qui renforce la priorité mise au nucléaire.
C'est une loi qui vous convie ? - Elle ne renforce pas la priorité au nucléaire. Le député de la Meuse suit ce dossier pour notre groupe.
Il y a un peu de tout et de rien dans cette loi. -Huit paires... -Il faut aller plus loin.
Il y a des objectifs en matière d'énergie comme l'éolien, le solaire, etc. qui sont inatteignables, mais qui aussi nous amène sur une espèce de brouillon... dans la pratique, ils renforcent toutes ses énergies intermittentes, mais ils nous font perdre du temps et de l'argent.
Nous considérons que ces énergies intermittentes sont un gouffre financier et qu'il y a peu de résultats alors qu'on devrait mettre beaucoup plus sur le nucléaire. - Il y a une forme de consensus des experts qui disent qu'on aura besoin du nucléaire mais aussi de l'éolien et du solaire. Le programme d'I.R.M., c'est toujours de démonter toutes les éoliennes en France ? - Le rapport Pisani dit que tout cela va aussi alourdir la dette. - Il n'a pas roulé pour nous.
Il a roulé pour Emmanuel Macron. - Mais sur l'éolien ? - Le développement de l'éolien va alourdir la dette.
Nous considérons que cela affaiblit les objectifs nucléaires, que cela coûte cher aux Français et que ce n'est pas la réponse adéquate. On pourrait aussi aller plutôt vers l'hydrogène. Mais il y a très peu de choses.
Des pays comme la Chine ont mis beaucoup d'argent dans le développement de l'hydrogène. Nous portons ce développement depuis longtemps avec Marine Le Pen. Il n'est pas au rendez-vous. - Cela peut être utile d'avoir plusieurs sources d'énergie.
Avec vous, il n'y aurait plus d'éoliennes en France ? -L'éolien terrestre qui défigure nos paysages et qui est une énergie intermittente qui ne ramène rien, l'éolien en mer quittait défigure nos paysages saufs ceux du Touquet, parce qu'il ne fallait pas que Monsieur et Madame Macron voit des éoliennes depuis leur maison... - Donc ça veut dire qu'il n'y aurait plus d'éoliennes.
Vous ne vous tueriez pas la loi de programmation pluriannuelle sur l'énergie ? - On est en débat. -Qu'attendez-vous pour la beauté ? - Un geste fort en matière de nucléaire de la part de gens qui ont fermé Fessenheim.
On attend une logique qui ne soit pas celle de la décroissance. La logique qui sous-tend tout cela est poussée par l'Union européenne. C'est une logique de décroissance.
Nous considérons que cette logique amène de très mauvais résultats. -Que voulez-vous voir écrit noir sur blanc ? la priorité au nucléaire ? - Pas seulement.
Nous voulons des objectifs atteignables avec la fin de l'éolien, la priorité au nucléaire... - La fin de l'éolien définitivement ? vous voulait le voir écrit ? - En tout cas, on soit que ce soit la direction qui soit prise.
Les champs d'éoliennes ne se démontent pas en une journée. Nous souhaitons changer l'orientation. -Vous voulez que le début de la fin de l'éolien soit écrit dans la loi. - On souhaite que ce soit acté. -Un autre sujet lié à l'environnement, Marime rénove qui a été suspendue à cause de fraude massive.
La suspension est peut-être en partie suspendue. De manière générale, estimez-vous qu'il faut maintenir ce dispositif ou qu'il y a des choses à changer ? - Il y a des choses à changer.
Cela coûte 4 milliards d'euros par an. - Que faut-il changer ? - Tout le volet fraude : Il y a quelque chose qui ne va pas.
Il y a beaucoup de fraude sur les devis et sur la réalisation. La logique de cette prime qui fonctionne bien et qui est sollicitée par les Français est à maintenir. J'ai interpellé le président de la République lorsqu'il est venu dans le Nord.
Je lui ai dit qu'il y avait un problème avec cette prime. Que la logique était intéressante mais qu'il y avait de la fraude. Il m'a dit : " Pas de problème.
On ne touchera pas cette prime. Je sais que les Français y sont attachés. " Il n'a pas pris d'engagement public, mais je vois maintenant qu'ils sont en train de la tuer, de la déconstruire au prétexte de quelques aménagements.
La politique du coup de rabot sur cette prime, ce n'est pas une bonne logique. Vous ne changerez pas et vous ne réparerez pas les comptes publics à périmètre constant en faisant juste des coups de rabot. -Monsieur Sébastien Chenu, on a évoqué en live avec ma communauté un article de Mediapart qui vient de de sortir sur votre vice-présidente de groupe, Caroline Parmentier.
Elle a écrit au sujet de " la vie d'Adèle ", " une saloperie ambiante qui normalise l'homosexualité ", elle parle de " lobby juif ", elle qualifie Simone Weil de " la grosse " qui porterait une loi qui génocide des petits tous les ans. Est-ce que cette députée doit être exclu du Rassemblement national ? - Ces propos sont très anciens. - Elle les a tenus et elle ne les retire pas. - Caroline Parmentier combattait le Rassemblement national avec des propos, des propositions ou des analyses qui n'étaient pas les nôtres.
Lorsqu'elle a quitté le journal dans lequel elle travaillait il y a déjà très longtemps... - Ce n'est pas si vieux.
Elle continue du d'employer le terme " génocide ". - Non. Elle a rompu avec cette ligne.
Tous les gens qui ont pu être sensibles à tout cela, je trouve que c'est mieux de les voir rompre que de les voir continuer. Caroline Parmentier a rompu avec une ligne, probablement avec une idéologie et des propos. Il faut plutôt se féliciter. - Selon Mediapart, elle ne retire pas ses propos. - On n'a pas à se justifier auprès de Mediapart.
Mediapart est un média militant contre le Rassemblement national. Je me fous de ce que raconte Mediapart. - On va revenir sur le sujet de l'environnement et les ZFE. - Coup de théâtre à l'assemblée.
Les députés macronnistes vont voter contre la loi de simplification pour éviter la suppression des ZFE. Vous vous y attendiez ? - On peut s'attendre à tout de la part des députés ma chronique, surtout lorsqu'ils n'ont aucune logique sur grand-chose.
Chez les macronnistes, il y a des gens qui considèrent que les ZFE sont des zones à forte exclusion, qui ne sont pas d'accord avec ça. D'autres sont d'accord. C'est les mêmes qui continuent.
Notre député Pierre Meurin à mener le combat contre ces zones à forte exclusion. Ce que les mercredis se font, c'est une manoeuvre. Cela fait partie de la vie parlementaire.
Je ne dis pas que c'est illégal, mais ils seraient grandis à laisser les députés voter ce qu'ils ont voté. Il y a une majorité de Français qui ne veulent pas des ZFE. - La prochaine étape, c'est la commission mixte paritaire.
Les discussions partiront du Sénat qui ne comprenait pas cette suppression. Demandez-vous aux sénateurs les républicains d'intégrer la suppression des ZFE dans le texte ? - Encore faudrait-il que les sénateurs les républicains viennent.
On ne les voit pas beaucoup, tous ces gens, lorsqu'il s'agit de discuter de l'avenir des Français. Les sénateurs, j'espère qu'ils viendront. Les députés républicains, on n'a pas pu compter beaucoup sur eux.
Je sais que certains et peut-être même tous ils sont hostiles. Nous leur demandons de revenir en commission mixte paritaire sur les ZFE. Il faut se débarrasser de ça. - Pensez-vous être entendu ? vous dites qu'ils ne sont pas là la plupart du temps.
Qu'est-ce qu'il ferait - Ce sont des contraintes excessives qu'on fait supporter aux populations qui travaillent, aux populations plus modestes. Il faut écouter les Français qui sont impactés par les ZFE. - Vous dîtes que si les républicains ne le font pas, ils sont à côté de la plaque ? - Ce ne sera pas nouveau. -Actualité parlementaire, la semaine prochaine, c'est la semaine de niche pour les députés EDR, le groupe de votre allié Eric Ciotti.
Il propose l'interdiction des mariages avec les personnes qui sont en situation irrégulière. Vous soutenez cette mesure ? - Oui.
C'est une mesure de bon sens. Quand vous êtes accueillis dans un pays et que vous ne disposez pas des droits et titres pour y demeurer, c'est-à-dire que vous entraînez sa loi... vous choisissez sciemment d'enfreindre la loi et de vous maintenir dans ce pays.
Ensuite, vous allez vous marier. Je pense que cela ne devrait pas être ma permis. - Vous allez voter une loi qui va à l'encontre de la constitution ? - Non.
Nous allons envoyer un signal. C'est une prise de conscience qui doit être faite dans notre pays. - A quoi bon voter un texte qui va être censuré par le conseil constitutionnel ? - Parce que ça envoie un signal.
Et ça valide ce que nous défendons, c'est-à-dire qu'en matière d'immigration, de droit des étrangers, il faut constitutionnelle zélée chose, c'est-à-dire faire entrer le droit des étrangers dans la constitution : Qui a le droit de se maintenir, d'entrer sur notre sol, pour combien de temps. Nous portons toutes ces propositions dans la proposition de référendum rédigé par Marine Le Pen. -Vous dîtes que la proposition de loi d'Eric Ciotti, c'est l'occasion de tirer la sonnette d'alarme.
C'est juste un symbole ? - Pas seulement. C'est aussi une manière de dire aux élus locaux que nous sommes avec eux.
Quand vous êtes un groupe d'oppositions, il y a peu de chances que vous arriviez à avoir un résultat et que vous fassiez passer une proposition de loi dans une assemblée dans laquelle vous êtes minoritaires. Nous allons aider Eric Ciotti sur cette proposition. Il y a peu de chances qu'elle passe.
On verra ce que font les républicains. On verra si ils sont au rendez-vous du courage, parce qu'il en faut. Les biens que la représentation nationale dise aux élus locaux : " Nous sommes avec vous. " Lorsqu'on se permet de frauder la loi française, il faut qu'on soit sanctionné. -Eric Ciotti vous propose aussi des coups de main de temps en temps. -Il propose un texte cocasse.
Il veut l'illégitimité pour quelqu'un qui est condamné à cela, il veut que ce ne soit pas adopté dès la première instance, On voit que l'UDR propose un texte et joue le rôle de votre allié utile. -C'est l'allié utile de 2 millions de Français. Il y a des millions de Français qui sont scandalisés que Marine Le Pen ne puisse pas être candidate.
Il faut les entendre. Eric Ciotti est la voix de ces millions de Français. La position d'Eric Ciotti, c'est la même que de très nombreux juristes qui sont très éloignés de nous.
Il y a des gens qui ne sont vraiment pas les élites du RN qui ont eu les mêmes analyses. Il se dit que cette exécution provisoire n'avait aucun sens. -Parmi les autres groupes d'oppositions, vous pensez avoir des soutiens ? -LFI, on a entendu Jean-Luc Mélenchon s'exprimer là-dessus.
François Bayrou également. -Il faut une autorité extérieure pour voter des lois portées par les adversaires politiques. Nous, nous l'avons.
Nous espérons que les autres ont cette liberté intérieure qui grandit. - Vous imaginez les Insoumis voter pour cette loi ? - Ce qui arrive à Marine Le Pen peut arriver à d'autres demain.
Quand on a des principes, ils doivent être suivis même s'ils favorisent vos adversaires. - Vous ne croyez pas que pour les Français ce sera vu comme une magouille parlementaire ? Une loi qui va affecter directement Marine Le Pen.
Vous qui votez et plaidez pour plus de fermeté, ... - On est en appel.
Marine Le Pen est présumée innocente. - La moitié n'a pas fait appel donc ils sont reconnus coupables. - Ce n'est pas le cas de Marine Le Pen. -L'inéligibilité avec l'exécution provisoire, ça existe dans le droit. - Mais ça peut en concerner d'autres et ça a concerné d'autres personnes qui ne sont pas des personnes politiques.
L'inéligibilité avec exécution provisoire, c'est exécuté en particulier pour des personnes politiques. Il y a aussi 4,5 millions d'euros d'argent public détournés. - Le trouble à l'ordre public démocratique n'existe dans aucun texte politique.
C'est une invention. C'est une motivation politique. Nous considérons que cette motivation amène à une exécution provisoire qui n'est pas saine. -Hubert Falco n'a pas déposé de loi pour annuler cela. - Il n'était pas parlementaire. - Vous insistez fortement sur la probité des élus.
Là ça empêche quelqu'un de se présenter. On peut se dire que quelqu'un qui est soupçonné de détournement de fonds, qui est condamné en première instance, ne puisse pas se présenter. - Si c'est le cas, il n'y a plus d'Etat de droit.
Quelqu'un qui est soupçonné et condamné en première instance. On respecte l'Etat de droit. S'il y a un deuxième degré de juridiction c'est parce que le premier degré de juridiction a pu se tromper. - Il y a un an, l'Assemblée nationale a été dissoute.
Dans un mois, Emmanuel Macron aura la possibilité de dissoudre. Jordan Bardella fait monter la pression d'un cran. Il envisage une présidentielle anticipée plutôt que des législatives. - Oui, ça semble être pour lui le scénario parfait pour pouvoir sortir par le haut de cette crise démocratique.
Vous le suivez ? - Rendre la parole aux Français est nécessaire On défend l'idée d'une législative anticipée. Si demain, Emmanuel Macron, devait considérer qu'il était responsable de ce blocage et que sa seule solution était de démissionner, nous en prendrions acte et nous agirions. - Ce n'est pas la même chose.
Vous, vous dites qu'il doit d'abord y avoir la dissolution ? - Oui, c'est l'ordre des choses, lorsque les Français se présentaient, la dissolution va redevenir possible. - On va se demander pourquoi Jordan Bardella maet la présidentielle sur la table lorsque Marine Le Pen est illégitime inéligible.
Est-ce que Jordan Bardella ne veut pas griller la politesse à Marine Le Pen ? . - C'est le Story telling que vous essayez d'entretenir.
Mais il y a d'autres choses à écrire et il y aura d'autres choses écrire dans les deux ans qui nous séparent de la présentiels. La vérité est que Jordan Bardella dit que les Français ne peuvent plus voir Emmanuel Macron en peinture. - Vous dites dissolution, il dit présidentielle. - Beaucoup disent qu'on ne veut plus d'Emmanuel Macron.
Il n'est pas allé trop vite ? Non. - Non.
Il a envie de se débarrasser d'Emmanuel Macron maintenant. - En résumé, Jordan Bardella, est-ce que c'est aussi le plan B pour vous ? Vous qui êtes très proche de Marine Le Pen ? - Ma candidate est Marine Le Pen parce que c'est la mieux préparée, c'est celle qui a un rendez-vous avec les Français depuis longtemps, c'est celle qui porte une voix, elle est passée de femme politique française la plus détestée à la préférée des Français.
L'adhésion des Français... les idées nous dépassent.
Elles doivent être représentée. Evidemment, si Jordan Bardella peut le faire à sa place, il le fera. Il y a un rapport de filiation.
Elle considère que chacun est majeur, responsable. Elle n'entretient pas ce type de rapport. Nous, on voit que nos idées arrivent au pouvoir.
Marine Le Pen et Jordan Bardella ne sont pas interchangeables. La campagne serait différente. Ils ont leur parcours, leurs expériences.
Mais nos idées seraient défendues de la meilleure façon qui soit. - Je reviens toujours, quand Jordan Bardella dit une présidentielle plutôt qu'une dissolution, est-ce que vous pensez que Marine Le Pen pense la même chose ? - Vous lui demanderez.
L'idée que Marine Le Pen soit prête à être candidate dès qu'elle pourra, cela... - Mais elle ne le peut pas maintenant.
Alors que Jordan Bardella peut. -N'ayez aucun doute, nos idées seront représentées. Dans la majorité des cas que nous pouvons imaginer, c'est Marine Le Pen qui représenterait nos espoirs et nos idées.
Mais dans le cas oø elle ne peut pas, c'est Jordan Bardella qui le fera. - Le RN a fait beaucoup appel à l'épargne des Français ces dernières années. Quasiment 16 millions d'euros sur longue période.
Ce qu'on a compris, c'est qu'il y a une partie de ces prêts qui étaient suspectés d'être illégaux car ce sont des prêteurs qui ont prêté beaucoup d'argent plusieurs années de suite alors que c'était interdit. Est-ce que vous avez des informations là-dessus ? - Je n'ai pas beaucoup d'informations.
Mais il y a plusieurs choses, on a compris que la technique du harcèlement mené contre nous dépasse le politique. On ne nous combat pas sous -- sur nos idées mais on veut nous faire plier. On veut nous écrouler.
Vous nous piquez notre subvention. - C'est une loi qui s'applique à tout parti. Les Français ont voté pour nous, nous avons le plus de voix.
Vous nous l'appliquez. Ce sont nos adversaires politiques. On veut nous faire plier à travers des actions judiciaires.
On nous réclame de l'argent dans des procès inventés. Si ça nous touche à nous, ça risque d'en toucher d'autres. Nous avons respecté la loi, nous avons des prêteurs qui ont prêté et qui ont été dûment remboursé.
Si ça nous touche, ça touchera beaucoup d'autres partis politiques. - On va parler de la proportionnelle. C'est un autre jeu car François Bayrou s'y était engagé.
Mais faisons le point. - A priori, il devrait y avoir un texte en septembre à l'Assemblée nationale. Aujourd'hui, au RN, quelle est la formule de proportionnelle que vous défendez ? - La proportionnelle départementale, si possible avec une prime majoritaire façon 86-88 pour ceux qui s'en souviennent.
C'est-à-dire une liste paritaire. Stigmatiser cette formule-là mais sans prime majoritaire, vous êtes prêts à soutenir ? - Oui, pour faire entrer la proportionnelle dans le spectre politique français.
Ensuite, on essaiera de la faire évoluer. La prime majoritaire permet de donner de la stabilité. - C'est une exigence forte de Marine Le Pen. -Ce serait bienvenu.
Mais que François Bayrou ne pense pas qu'il puisse nous acheter comme il pense acheter des socialistes avec la proportionnelle. Nous, on porte cela depuis toujours. On votera un texte qui nous est présenté. - Quel que soit le contenu ?
Nous aurons envie de le voir le plus tôt possible. A partir du moment oø c'est le format régional. On veut un format départemental quel que soit le contenu.
Le principe, on le défend. - Vous savez que chaque fois qu'on touche au mode de scrutin, on regarde si le nombre de députés correspond à la démographie. Est-ce que vous ne craignez pas de perdre quelques députés même si vous pourriez être gagnants ?
Si on en gagne dans certains départements, on en perdra dans d'autres. Le système se serre les coudes. Il est fait pour contourner le souhait des Français.
La proportionnelle, ce sera plus compliqué. - Vous posez une date limite pour mettre en place cette proportionnelle ? François Bayrou dit que ça peut attendre jusque 2027. - Il connaît notre souhait.
On souhaite que la proportionnelle soit inscrite le plus tôt possible. C'est ce que nous défendons. - François Bayrou... - S'il y a une dissolution, vous imaginez que les élections puissent se faire sans proportionnelle. - On verra bien ce qu'on décide.
Mais on souhaite que le scrutin soit modifié pour les prochaines élections législatives. Même en cas de dissolution. -La Commission nationale des droits de l'homme sortira son baromètre sur la lutte contre le racisme. 54 % des électeurs RN se disaient plus tôt -- plutôt un peu raciste et 51 % considéraient que les citoyens français de confession musulmane n'étaient pas des citoyens français comme les autres. 21 % considéraient qu'il existait des races supérieures aux autres.
Que pensez-vous de votre électorat qui dit ces choses-là ? -Que pensez-vous de ceux qui ont mis les la France dans cet état et qui ont fait en sorte que des Français puissent penser ça ? - Je pense à nos compatriotes qui sont musulmans et qui sont pleinement dans la République.
Donc je ne suis pas d'accord avec ce qui est dit là mais il faut se poser la question d'avoir une société dans laquelle il y a tant de tension. -Vous allez faire comment pour que ces 50 % diminuent ? -Expliquer d'abord que lorsque vous êtes en France, lorsque vous êtes un citoyen national, quelle que soit votre couleur, votre religion, votre origine sociale géographique, vous avez plus de droits que quelqu'un qui est étranger.
On peut revenir sur un certain nombre de droits sociaux que l'on veut réserver aux Français ou aux personnes qui sont établies en France depuis quelques années. Nous considérons que lorsqu'on est un citoyen français, on a plus de droits chez soi. Les Français sont attachés à l'équité. - Vous parliez tout à l'heure de l'islam.
Vous oubliez tous ceux qui sont issus de l'immigration. C'est aussi compatible. - Je viens de vous le dire.
Je vous ai donné des exemples très parlants. - Il y a des millions d'autres musulmans en France que les harkis et les Mahorais. - Je pense que les religions sont compatibles avec la République à La République a des valeurs.
C'est ça que nous disions. Les valeurs, ce n'est pas votre race, votre couleur, votre origine. C'est si vous adhérez à un système de valeurs.
Que vous ne veniez pas avec la volonté de décrypter détricoter ce que les Français ont construit. - Il y a une question que Stéphanie voulait poser sur ce que proposait Laurent Wauquiez. - Il veut une commission d'enquête pour enquêter sur les liens qui peuvent exister entre mouvements politiques et réseaux soutenant l'action terroriste islamiste.
Il visait très clairement La France Insoumise. Cette proposition proposition en commission d'enquête a été revotée et va revenir. Est-ce la vôtre ?
La dernière fois, il n'y avait que quatre députés du RN sur la commission. Est-ce que vous allez l'aider la prochaine fois ? - Tout ce que Laurent Wauquiez touche, il le transforme...
C'est le Chat Noir de LR. Nous ne sommes pas là pour faire la communication de Laurent Wauquiez. Est-ce que derrière, il n'y a pas un problème de fond. - Vous ne voterez pas pour cette commission d'enquête ? -On peut le voter car on considère qu'il y a un problème de fond.
Le lien entre la France insoumise et des organisations islamistes, les revendications de LFI et leur absence de condamnation dans la masse, montre qu'il y a des liens... -Là, il n'est plus question de LFI. - Oui car Laurent Wauquiez ne doit plus avoir le courage... - Est-ce que le RN votera pour cette commission d'enquête ?
On peut voter pour cela car c'est intéressant de les voir ce qui au fond de ces mouvements d'extrême gauche. Je suis favorable. Mais c'est un petit coup de com de Laurent Wauquiez qui cherche exister. - Vous n'allez pas laisser l'aider à faire ce coup de com. - Laurent Wauquiez n'est pas quelqu'un qu'on n'aide ou qu'on combat sur ce sujet-là.
Il ne compte pas vraiment dans ce dispositif. - On va recevoir l'invité qui va débattre face à vous. Il s'intéresse aux questions de sécurité. - Face à vous, un médecin qui s'interroge sur le phénomène qui n'est pas une maladie, la violence.
Docteur en médecine et en épidémiologique clinique, il explique les causes de cette violence qu'il appelle normale, la violence physique et personnelle avec un premier constat : - Les individus ne naissent pas violents. Ils peuvent être amenés à mal se comporter, y compris de façon très grave et très sévère. Les individus violents, en raison des circonstances, piégés par la combinaison de trois causes, un triangle vicieux : La culture de la société, les expériences négatives de la vie ou encore les facteurs physiques et environnementaux comme l'alcool, la drogue et, plus étonnamment, les pics de chaleur.
Deuxième constat : les meurtres sont en légère hausse en France depuis 2021. Mais le phénomène reste rare avec un taux d'homicide de 0,6 pour 1000 habitants. Si la réponse pénale est nécessaire, notre invité plaide pour une autre politique, punir plutôt que réprimer. - Nous recevons Jean-David Zeitoun.
Bonsoir, docteur. Vous vous intéressez aux maux de la société française comme la violence. Vous ne croyez pas aux faux remèdes.
On va d'abord parler des homicides. -J'ai étudié les homicides parce que c'est possible de les étudier du point de vue scientifique. Cela ressemble aux études épidémiologiques qu'on a pour étudier les causes de problèmes de santé.
Là, on étudie les causes de comportements qui peuvent entraîner la mort. On a des données qui sont plus fiables que pour les autres types de violence ou de criminalité. - Quand on regarde toutes les études que j'ai essayées de synthétiser, de compiler dans mon livre, il y a des choses qui sont attendues.
Je n'ai pas trouvé une seule étude qui montrait un lien scientifique entre l'immigration ou le taux d'étrangers dans une société et les homicides. Par ailleurs, en France, la majorité des homicides, qui représente environ 1000 parents actuellement, sont commis par des Français contre des Français. Quand on regarde l'histoire de France, les homicides ont baissé depuis la fin du Moyen Age.
Ils ont même baissé depuis les années 90. Ils ont été divisés par deux ou 2,5 selon les années. Ils ont baissé lorsque l'immigration a augmenté.
Pourtant, les leaders du RN font souvent un lien entre la violence et le taux d'étrangers. Je me demande pourquoi. -Cette cause n'est pas fausse.
Les étrangers dans notre société représentent 8 % de la population. Ils sont surreprésentés dans tous les actes de délinquance, dont les homicides. Dans les homicides, ils sont représentés à hauteur de 20 %.
Il y a plusieurs causes : Les insécurités, les violences. Il y a les agressions sexuelles, les agressions avec arme blanche. Les violences sont multiformes.
Mais elles ont un point commun : il y a une surreprésentation des étrangers et des mineurs. - Vous n'êtes pas sur la même longueur d'onde. - C'est une réalité.
Ce sont les chiffres du ministère de l'intérieur. - Pas pour les violences graves et les homicides. -C'est 20 % des homicides. - Vous avez des chiffres bruts et Sébastien Chenu fait des proportions. -Environ 25 % des détenus en France sont de nationalité étrangère. - Parce qu'ils font plus de détention provisoire. - Il y a donc un problème avec l'immigration dans l'insécurité.
Les mineurs sont aussi surreprésentés dans la délinquance et les violences. Les étrangers et les mineurs sont surreprésentés. Si vous ne traitez pas le problème, vous pouvez retourner les choses dans tous les sens, vous ne résoudrez rien dans notre société. -Selon les chiffres de l'INSEE, pour les violences graves, il n'y a pas de surreprésentation des étrangers.
Et pour les homicides, ce n'est pas le cas. Quand il y a une surreprésentation des étrangers dans la criminalité en général, mais je ne suis pas un expert, c'est ce qu'on appelle des crimes de pauvres. Ce sont des comportements liés aux conditions sociales.
Même chose pour la prison. Ils font plus de détention provisoire. Mais je n'étudie je n'étudie que les homicides.
Pourquoi ne parlez-vous jamais des autres causes ? - On parle des autres causes. J'ai les chiffres du ministère intérieur.
Dans 17 % des faits, dans les faits, 7 % des mis en cause sont des étrangers. Ils sont 20 % dans les homicides. Il y a donc une surreprésentation des étrangers.
Ce sont des chiffres qui parlent et qui disent la réalité des choses. Qu'il y ait d'autres causes, bien entendu. Il y a la consommation de stupéfiants qui entraînent la violence.
On a un Himalaya devant nous avec la lutte contre la drogue. - Jean-David Zeitoun parlait aussi des conditions sociales et de la pauvreté. - Je trouve cela presque insultant.
Je suis dépité de l'une des circonscriptions les plus pauvres de France. Heureusement que tous ces gens modestes et parfois même pauvres savent éduquer leurs gamins est ils ne sombrent pas dans la violence, parce qu'il y a des milliers de gens pauvres qui ne tombent pas dans la délinquance. - Ca n'explique pas...
ça n'excuse pas. -Il y a un lien, mais ce n'est pas le seul. Je crois qu'il y a aussi le fait de n'avoir aucun repère pas face à l'autorité.
Vous ne respectez pas un repère d'autorité lorsque vous n'y êtes pas habitués. Quand vous êtes déracinés, que vous venez du bout du monde et que vous n'avez pas de rapport à l'autorité, que vous ne respectez pas l'autorité du pays qui vous accueille, c'est un facteur supplémentaire de sombrer dans la délinquance. - La prison n'est pas une réponse à tout. - On peut parler de la réponse.
C'est autre chose. Mais sur les causes, on voit bien qu'il y a une surreprésentation des mineurs et des étrangers. - L'arrêt prison est-elle la réponse à tout ? -Pour les mineurs, ça a toujours été le cas.
Toutes les données historiques montrent compte que les violences commises par des gens qui ont entre 15 et 30 ans. C'est encore le cas aujourd'hui. Je maintiens ce que j'ai dit sur les homicides et la non surreprésentation des étrangers.
Mais on va avancer. Concernant la réponse, celle qui est en général avancé par tous les politiques, elle est pénale. Cela nous paraît moralement indispensable, mais cela n'a pas fait preuve de son efficacité.
Les Etats-Unis sont un pays très répressif. Ils sont six à sept fois plus de taux d'homicides par habitant par rapport à nous. Alors que leur niveau de répression... - Et il y a même la peine de mort dans certains états. -Si les causes sont multifactorielles, et je maintiens l'immigration en tête, la réponse a aussi plusieurs aspects.
Elle doit avoir plusieurs aspects. C'est l'absence d'une réponse particulièrement adaptée qui nous fait manquer le virage de certaines réponses. Vous ne devez pas pouvoir répondre de la même façon par l'enfermement à un mineur qui n'a pas de passer, à quelqu'un qui est récidiviste, à quelqu'un qui a un problème psychiatrique.
Dans les prisons, on trouve des gens qui sont parfois enfermés pour la première fois, parfois parce qu'ils ont commis déjà des actes auparavant et parfois parce qu'ils ont des problèmes psychiatriques. Si vous enfermez tout le monde au même endroit sans individualiser la peine, vous passez à côté de la réponse. - Si vous mélangez tout le monde. -Il y a des peines qui doivent tomber très rapidement, des peines qui soient brèves et dans des endroits adaptés pour les mineurs.
Il doit y avoir des peines dans des institutions spécialisées en psychiatrie. Le problème de la santé mentale est aussi une partie de la réponse. On doit mettre beaucoup plus d'argent dans la santé mentale dans notre pays, ne serait-ce que pour dégorger les prisons. -Et pour prévenir, peut-être. - Probablement.
Il faut des réponses adaptées. L'enfermement , y compris l'enfermement individuel, parce qu'il est prévu dans la loi, permet à la société de se protéger de gens violents. C'est nécessaire. -Jean-David Zeitoun, pour conclure ? - J'entends ce que vous dîtes.
Ce que je déplore, et cela ne s'adresse pas seulement O.R.L., c'est que les politiques... dans l'autre sujet que je connais, la santé, les politiques ne font pas de propositions ou alors, ils ne font que des propositions curatives.
Ils ne sont pas préoccupés par les problèmes de santé montant comme les problèmes liés à l'environnement ou à l'obésité. Mais la sécurité, c'est politiquement rentable. Donc ça les préoccupe.
Le quatre le cancer tu 400 personnes par jour. C'est beaucoup plus que les homicides. Je regarde le paysage politique.
Je n'entends jamais les politiques dire qu'ils veulent qu'il y ait moins de violence et que donc, ils vont traiter les causes de la violence. -Revoir notre politique migratoire fait partie de la réponse selon moi. - C'est encore autre chose.
Mais on ne va pas ouvrir le débat là-dessus. On n'en revient aux débats du début. - Même avec vos chiffres que je n'ai pas trouvés lorsque je les ai cherchés, cela veut dire que 80 % des perpètes acteurs ne sont pas des étrangers. - Il y a plusieurs formes de violence.
Il y a les violences intra familiales, les violences sur les femmes qui sont des Himalaya. Elles ont d'autres causes émérites d'autres réponses. - Merci, Jean-David Zeitoun.
Vous avez écrit " Les causes de la violence " qui est disponible. Merci, Sébastien Chenu, d'avoir été avec nous. Bonne soirée sur LCP.
A lundi prochain.
Sébastien Chenu