Marine Le Pen fait son premier déplacement de campagne dans la Sarthe avec Jordan Bardella
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Oui effectivement on voit le cortège qui est en train d'arriver, les voitures sous vos yeux avec l'arrivée de Marine Le Pen qui salue ses supporters et la presse. On la regarde. Avec donc cette arrivée de Marine Le Pen, d'un côté vous avez compris il y a des manifestants qui se trouvent à quelques dizaines de mètres.
Et ici elle salue sa soeur Marie-Caroline Le Pen qui est donc présente Guillaume Daré, un peu de confusion nous disait Sophie Dupont parce que ce rendez-vous il a été organisé rapidement forcément pour tourner au plus vite la page judiciaire. Oui et puis pour réinstaurer cette image de candidate naturelle à l'élection présidentielle, on le disait pendant un an. D'ailleurs on ne voit pas Jordan Bardella sur cette première image.
Effectivement, on le disait pendant un an il y a eu l'idée que Jordan Bardella pourrait se substituer à Marine Le Pen en tant que candidat à l'élection présidentielle et donc même aux yeux des français, pour beaucoup il était presque déjà le candidat à l'élection présidentielle. Et donc ce déplacement ça va aussi servir à bien réaffirmer, y compris dans l'image, que la numéro 1 c'est Marine Le Pen, la candidate à l réélection présidentielle et qui a à ses côtés Jordan Bardella, candidat comme il le dit au poste de Premier ministre mais qu'il y a un retour si j'ose dire de l'ordre de préséance au Rassemblement National. Alors c'est sûr on interprète évidemment les images, mais ils ne sont pas sortis de la voiture ensemble.
Marine Le Pen dans un premier temps, puis Jordan Bardella dans un second temps. Évidemment, Marie, tout ça a un sens. Oui, absolument.
Et il n'est pas inhabituel, loin de là, qu'il voyage et qu'il se transporte dans des voitures différentes, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité. On les a vus ensemble. Et c'est très rare.
Ils vont peut-être s'exprimer et on va peut-être les entendre. Uniquement hier, quand ils se sont rendus sur un plateau de télévision et ça avait un sens politique important...
On l'écoute. Bien sûr que c'est important. Ça lance le signal que nous entrons tous les pour cette campagne présidentielle, dans un lieu d'ailleurs qui est un lieu somme toute symbolique, parce qu'ici c'était un territoire où les électeurs ne votaient pas rassemblement national et au fur et à mesure et bien ils se sont tournés vers nous jusqu'à accorder à romain le moine une très belle victoire aux dernières municipales donc ce Ce territoire qui était une terre de mission est le symbole de notre engagement auprès des électeurs, accordé à Romain Lemoyne une très belle victoire aux dernières municipal, donc ce territoire qui était une terre de mission est le symbole de notre engagement auprès des électeurs.
Non plus je ne vous entends pas non je ne joue pas la montre je Je suis une citoyenne qui use de ses droits, des droits que l'état de droit, que mes adversaires ont souvent à la bouche, offre à tout justiciable. Et par conséquent, j'effectue un pourvoi car je suis innocent des faits qui me sont reprochés et que je saisis l'accord de cassation pour lui soumettre un problème juridique qui est un problème juridique extrêmement sérieux. Mais je vous rappelle que la La cour d'appel m'a rendu mon éligibilité, elle m'a rendu mon éligibilité.
Je suis donc aujourd'hui éligible. Vous avez mis la renaissance sur votre affiche, on l'a vu sur les réseaux sociaux, la frontière, à la renaissance de notre souveraineté, voilà c'est ce que ça veut dire, est-ce que c'est ce que ça veut dire, est-ce qu'il s'en soit au dégâts de soi, je veux dire, est-ce que c'était juste avant de me dire une amie, on l'a écrit un décalage pour nous demander, moi j'ai mis ta vie pour les élus fonds d'anglais, j'entends rien, j'ai voulu dire Je dis que je suis innocente et que j'effectue un pourvoi en cassation pour démontrer mon innocence. est-ce que vous attendez à ce type d'accueil partout je veux dire ça me pose parce que vous la question de vous poser est une vraie question parce que je pense que vous avez vu comme moi, les images absolument déplorables de l'Assemblée nationale hier.
La France insoumise se comporte aujourd'hui comme un véritable pourrisseur de notre démocratie. Ça n'est pas admissible. Je veux dire, on peut combattre sur le fond des adversaires politiques.
On ne peut pas tenter de les empêcher physiquement d'aller à la rencontre des électeurs comme ils cherchent à le faire aujourd'hui. On ne peut pas brutaliser l'Assemblée national hurlé au risque d'ailleurs de blesser un huissier car il ya un huissier qui a même failli chuter avec le comportement absolument inadmissible et condamnable du camp traoré soutenu par La France insoumise doit aujourd'hui retrouver la raison et le sens du fonctionnement démocratique de notre pays. C'est extrêmement important.
Maintenant, je vais vous dire une chose extrêmement claire. Jordan Bardella et moi-même, on est ici parce qu'on démarre la campagne présidentielle. Je ne vais pas passer la campagne présidentielle à vous faire des analyses juridiques.
La Cour m'a rendu mon éligibilité. la suite suivra en quelque sorte son cours moi ce que je souhaite c'est que l'on parle maintenant de politique parce qu'il en va de l'avenir des français qu'ils attendent des réponses à leurs problèmes quotidiens le pouvoir d'achat, l l'insécurité, la désindustrialisation, le niveau très bas des salaires. C'est cela qu'ils attendent.
Ce n'est pas les analyses juridiques permanentes. Mais si la Cour de cassation vous Nous l'avons très bien vécu et je suis extrêmement heureux que nous puissions rentrer en campagne avec Marine parce que des millions de Français attendent aujourd'hui le changement. Ils attendent un sursaut après dix années d'Emmanuel Macron qui ont fait un mal considérable à notre pays et donc je me réjouis qu'on puisse ensemble entrer en campagne pour offrir aux Français et offrir au pays l'alternance que le pays mérite et que les Français attendent.
Je ne l'ai jamais quitté. Si la cour vous condamne, vous faites croire ? D'ici, vous savez ce qu'on dit.
On met Paris, on bouteille. Non, mais je vais vous dire, si mes adversaires politiques n'ont pas d'autre argument que ça, ça veut dire que sur le fond, ils n'ont strictement rien à proposer aux Français. Voilà.
Par définition, à partir du moment où vous ne savez pas ce que la cour va décider, tout est une surprise. Mais une surprise est toujours prévu mais que c'est aux électeurs d'en juger voilà c'est d'ailleurs le sens de ce que la cour La cour d'appel a dit, la cour d'appel a dit, je rends aux électeurs leur liberté de vote. Je n'en attendais pas moins.
Pour le reste, ça fait 10 ans que les Français entendent parler de cette affaire. Je pense qu'ils sont au courant des tenants et des aboutissants je pense qu'ils savent pertinemment que les faits qui nous sont reprochés ne méritent en aucun cas une condamnation pénale et c'est ce que j'irais défendre devant la cour de cassation le moment venu oui c'est là ça s'appelle ça s'appelle la france insoumise voilà mais est la france insoumise use régulièrement de ce genre de méthode c'est une méthode qui entrave la démocratie comprenez cherche pas s'habituer à l'insupportable l'insupportable c'est que dans une présidentielle les candidats doivent pouvoir avoir la possibilité d'aller à la rencontre de leurs électeurs nous ne faisons jamais de contre-manifestation pour empêcher nos adversaires politiques d'aller à la rencontre de leurs électeurs. Donc je considère que ces comportements-là, qui parfois sont extrêmement violents, sont inadmissibles.
J'espère d'ailleurs Je crois que c'est le cas aujourd'hui. Le ministère de l'Intérieur mettra en place les conditions pour que les candidats puissent faire campagne, normalement, et que nous ne serons pas confrontés à encore une fois, à cela. Qu'ils aillent donc convaincre leurs électeurs plutôt que de tenter d'empêcher nous de les convaincre.
Le sujet que vous allez pas l'adversaire, c'est...
Qu'est-ce que vous allez leur dire aux électeurs qui vous confrontent sur la question Non mais ce n'est pas ni du soulagement ni de la déception, la campagne démarre et nous affrontons maintenant une échéance qui est une échéance électorale. Et donc moi je me réjouis que Marine puisse porter nos couleurs et que d'abord l'innocence partielle quand même du Rassemblement National soit reconnue face à ce qui apparaissait en première instance comme une décision évidemment politique. Et donc nous nous réjouissons de cela et nous allons continuer de travailler naturellement main dans la main comme nous l'avons toujours fait.
C'est qui votre principal adversaire ? C'est LSI ou c'est ? Merci à tous !
Merci de vous. Madame Le Pen est-ce que vous aviez hésité parce qu'on a y allé ? J'avais dit si je peux être candidate, je serai candidate, j'ai pu être candidat, je suis candidat.
Présidente, Marine ! Reculez s'il vous plaît ! Marine !
Présidente, Marine ! Voilà donc pour cette conférence de presse improvisée à la Flèche, dans la Sarthe, pour ce premier déplacement de Marine Le Pen au lendemain du jugement et ce qu'on vient de voir est très riche d'enseignements sur le plan politique évidemment avec d'abord Marie Chantret, Marine Le Pen qui reprend clairement le leadership dans cette campagne au sein du rassemblement national avec Jordan Bardella qui se met, le ticket s'affiche mais c'est tout de même elle qui parle en premier. Oui, absolument.
Et qui répond d'ailleurs à plusieurs des questions qui sont posées directement à Jordan Bardella. Donc c'est vrai qu'on ne va pas faire de l'analyse et de la psychologie. Mais on voit un Jordan Bardella pas forcément ultra ouverts en tout cas dans son visage assez grave.
Ce que dit Marine Le Pen, c'est ce qu'elle a dit sensiblement hier soir. Elle ne joue pas la montre sur le plan judiciaire, en tout cas elle s'en défend. Elle rappelle que la cour d'appel hier lui a rendu son éligibilité, ça en l'occurrence et Alexandra Gonzales ne me contredira pas, c'est un fait.
Elle a également reconnu sa culpabilité encore une fois et elle dit aujourd'hui elle est présumée innocente ce qui justifie sa sa candidature. A la question de savoir avec ce pourvoi en cassation si la cassation ne devait pas aller dans son sens, on est sur une réponse un peu comme hier. Elle dit hier soir nous verrons et les français seront juges.
Là elle dit ce matin avec des scies, on met Paris en bouteille. Et on va vous expliquer effectivement les tenants et les aboutissants juridiques. D'abord toujours sur le plan politique Guillaume Daré, on voit que d'emblée le message qu'elle vient porter ici, c'est qu'on ne va pas faire toute la campagne sur l'analyse juridique.
Elle veut qu'on passe à autre chose. Elle veut elle-même tourner la page. Elle voit bien que le piège de cette campagne, mais dans lequel elle s'est un peu mis en faisant finalement ce recours devant la Cour de cassation, c'est qu'on va lui demander en permanence comment ça va se passer si jamais elle est condamnée à porter ce bracelet électronique.
Comment ça va se dérouler ? Très vite, elle dit « Je ne veux pas passer la campagne présidentielle. à faire des analyses juridiques et très vite elle veut parler politique disant même que si ses adversaires n'ont que ce seul argument c'est qu'ils n'ont pas grand chose à dire sur le fond et Marie évoquait Jordan Bardella il y a un instant moi ce qui me marque chez C'est qu'on se posait la question parfois de savoir si elle avait envie d'être candidate et de faire campagne.
Franchement, dans ce qu'on voit ce matin, le doute n'est plus permis. C'est-à-dire qu'elle met peu de temps à remonter sur le cheval et à se relancer dans la la campagne présidentielle. Là, on voit quelqu'un qui a envie et qui a envie de faire campagne, très clairement.
Quitte à faire ça dans des conditions un petit peu difficiles, on voit ici que ça se bouscule manifestement et il y a déjà des manifestants qui sont là. Alors Alexandra González, évidemment on se tourne vers vous parce qu'elle dit aujourd'hui je suis éligible. Est-ce qu'elle a raison de le dire et est-ce qu'elle est présumée innocente ? – Alors oui et c'est Marie-Suzanne Lequéo qui le dit ce matin chez nos confrères de TF1.
Elle est la procureure générale de la cour d'appel de Paris et elle indique que comme Marine Le Pen a formé un pourvoi en cassation, elle est présumée innocente. En clair, la cour de cassation va juger sur le droit et pas sur les faits. Elle va dire si l'arrêt rendu par la cour d'appel a respecté toutes les règles de droit.
Si elle estime qu'une règle de droit n'a pas été respectée, alors elle casse le jugement, elle renvoie vers une cour d'appel et le procès recommence à zéro en cour d'appel. Et dans ce cas-là, comme c'était le cas pour les deux précédents procès, à l'issue peut y avoir une relax ou une condamnation. C'est pour cela qu'il est juste de considérer qu'elle est présumée innocente, même si elle a été reconnue coupable à deux reprises de détournement de fonds publics.
Ludovic Friat est également avec nous le président de l'Union syndicale des magistrats pour nous aider à y voir clair là-dessus. D'abord une précision qui paraît d'évidence pour vous mais qu'il faut quand même rappeler, la Cour de cassation elle juge sur la forme et non pas le fond et ça c'est pas spécifique à Marine Le Pen, c'est ça sa fonction ? Absolument, le rôle de la Cour de cassation c'est pas comme une Cour d'appel de, on va dire, revoir tous les éléments du dossier et de voir la défense de chacun.
C'est de voir effectivement si une règle de droit ou un fondement juridique a été ou non pas respecté. Et on va rentrer dans le détail pour vous expliquer le point précis du droit qui est concerné ici. Mais ce qu'on regarde de très près aussi, Ludovic Friat, c'est le calendrier.
Parce que dans un premier temps, la Cour de cassation avait dit si on est saisi, on pourra se mettre en ordre de bataille pour répondre dès janvier. Et ça, ce ne serait pas forcément une bonne nouvelle pour Marine Le Pen. On est clairement dans un problème de temporalité.
Si j'osais cette métaphore automobile, je dirais que Mme Le Pen fait un espèce de drift institutionnel. À la fois, elle a le pied sur le frein en ce qui concerne la partie judiciaire et le prévier sur l'accélérateur en ce qui concerne la partie politique. Elle a intérêt à aller le plus vite possible aux politiques.
Elle a intérêt à ce que le judiciaire attende le plus longtemps possible. Ce qui est un peu contradictoire avec ce qui s'est passé pour la cour d'appel. Au départ, le RN avait demandé un jugement en appel très rapide.
Et là, ils espèrent que la cour de cassation se prononcera après. Ce sont des stratégies d'audience qu'on connaît tous en matière judiciaire, à savoir il y a des moments donnés où il faut être le mettre quelque part du temps, que ce soit le juge, les avocats ou les partis. Et il y a des moments d'intérêt que ça dure longtemps, à des moments donnés où il faut un intérêt que ça aille rapidement. – Et que va dire la cour de cassation ? – Là, la cour de cassation a indiqué clairement qu'elle pouvait être en état de juger ceci début 2027.
Est-ce que ça sera ? Elle peut, mais sous-entendu, si on nous le demande, comment ça se passe ? Parce que normalement, le délai, c'est pas ça.
Non, normalement, le délai, c'est pas ça. Le délai est plutôt de l'ordre, on va dire, aux alentours d'une année. Mais ceci étant, sur une affaire qui présente un intérêt légitime, et nul ne peut douter que cette affaire présente un intérêt légitime pour nos concitoyens à l'aube d'une consultation présidentielle nationale, la Cour de cassation peut aller plus vite.
Alors après, reste à savoir quelle sera la stratégie des avocats de Marine Le Pen ? Est-ce que ceux-ci, devant la cour de cassation, essaieront de ralentir la marche pour que la cour de cassation ait décidé d'aller vite ? Mais qui décide du calendrier C'est la cour de cassation En fonction de quels critères ?
Normalement ils ont alors deux mémoires, je ne suis pas un spécialiste de cour de cassation mais je pense que lorsqu'on fait un pourvoi je crois qu'on a environ deux mois ou deux mois et demi pour déposer son mémoire sur le pourvoir. On est déjà sur ce délai-là. Après, la Cour de cassation peut décider de l'audiencer plus ou moins rapidement.
Après, il y a des stratégies d'audience qui peuvent se mettre en place. Les avocats de Marine Le Pen peuvent décider, par exemple, de déposer une question prioritaire de constitutionnalité, ce qui On l'est faite un peu. Il y a nécessairement, on va dire, le regard sur la monde judiciaire, bien évidemment qu'elle regarde sur le monde judiciaire.
Elle sait très bien que si une décision définitive est rendue avant l'élection, présidentielle, cela compliquera singulièrement sa tâche. Aux difficultés, à un moment donné, il faudra que le Conseil constitutionnel se prononce sur la recevabilité des candidatures de ceux qui vont concourir à cette élection. La question peut se poser de savoir si la cour de cassation n'a pas statué, il y a une jurisprudence ancienne mais qui n'a pas été jusqu'à présent contredite qui dit que lorsque vous avez fait un pourvoi, et qu'il y a eu l'exécution provisoire qui a été prononcée en première instance, cette exécution provisoire reste quelque part vivante.
Donc on ne peut pas se présenter. C'est ce que peut dire le Conseil constitutionnel in S'il suit cette jurisprudence-là, ce sera intéressant. Pour le coup, la pierre sera dans le jardin du Conseil constitutionnel.
Est-ce que le Conseil constitutionnel prendra en compte cette jurisprudence judiciaire ancienne, mais qui existe toujours ? Je n'en sais rien. Mais on voit bien que le champ des questions est quasiment infini.
Oui, c'est des précisions passionnantes et très éclairantes que vous nous donnez et qui montrent...
Oui, Barry Chantret ? Non, juste relevé par les reporters du service politique de BFM On ne l'a peut-être pas entendu, mais Jordan Bardella, dans ses réponses, parle d'innocence partielle du Rassemblement national, reconnu hier par la Cour d'appel. Ce qui peut laisser entendre d une forme de lecture peut-être un peu différente, ou en tout cas c'est vrai que dans les mots, on s'interroge sur cette formule de la part du président du RN ce matin.
Alors même si Alexandre Gonzales lors du procès en appel, c'était déjà un petit peu ce que disait Maître Bosselou notamment, les avocats de Marine Le Pen, de dire que bon peut-être qu'il y a des choses qui se sont passées mais comment dirais-je, ça n'était pas délectuel, ça s'est pas fait de façon C'était pas du tout la même posture que lors de la première instance ? Oui, en première instance les prévenus disaient qu'il n'y avait absolument jamais eu de détournement, d'émission des assistants parlementaires européens et qu'ils avaient bien travaillé pour l'Europe et pas pour le parti. En appel, effectivement la posture était différente puisque les prévenus dont Marine Le Pen et leurs avocats ont admis des négligences, le mot n'est pas de moi mais d'eux, des négligences sur la fonction particulière occupée par les assistants parlementaires qui auraient dû travailler uniquement, exclusivement pour l'Europe parce qu'ils étaient payés par des fonds publics européens et qu'ils n'auraient pas dû travailler pour le parti.
Mais Marine Le Pen et les prévenus avaient plaidé la non-intentionnalité en disant que jamais ils n'avaient eu la volonté officielle de détourner de l'argent du public européen, mais que peut-être il y avait eu un flou des négligences. Et ça a conduit donc à cette condamnation et en première instance et en appel. Les réactions politiques sur ce plateau.
Alexandre Nicoli qui est avec nous pour le RN et Benjamin-Luc Alundi, député Génération. D'abord Alexandre Nicoli que vous inspire les images qu'on est en train de voir. Est-ce que vous dites ça y est voilà la page est tournée on passe maintenant dans autre chose Oui mais c'était tout ce que disait Marine Le Pen justement d'enfin parler de politique.
C'est ce qu'elle dit mais vous voyez bien que le judiciaire est dans tous les esprits. Moi ce que je vois encore une fois c'est une femme d'un courage incroyable par rapport à ce qui s'est passé hier, les doutes qu'il pouvait y avoir. Tout de suite, elle va sur le terrain et je rappelle juste l'histoire de Marine Le Pen qui, dès 8 ans, subit un attentat avec l'appartement qui explose, ensuite qui subit un harcèlement scolaire à cause de son nom, qui a dû faire face à de multiples oppositions mais qui a toujours combattu qui a été même jusqu'à exclure son propre père.
En 2017, beaucoup disaient que Marine Le Pen est enterrée, Marine Le Pen ne se relèvera pas du débat. Elle est tout de suite repartie en étant très haute dans les sondages, elle s'est toujours relevé de tout avec un courage incroyable. Et je pense que la France a besoin d'une femme d'État courageuse, prête justement à enfin assumer les idées que nous on peut portées, mais qui ont parfois été trahies par d'autres qui ont été au pouvoir.
Cette résilience, ce courage, ce courage de femme d'État, je pense que c'est ce qui va faire que les Français aussi vont se dire « enfin on va avoir quelqu'un à la hauteur ». Vous dites « faites évidemment Non, réagir à Benjamin Lucas Lundi qui est en face de vous. Mais qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ?
Courage, résilience, femme d'État ? Enfin, pardon, Mme Le Pen n'est pas candidate à l'élection présidentielle. Mme Le Pen est candidate à l'immunité présidentielle.
Mme Le Pen a été reconnue, je vous ai pas interrompue, a été interrompue, a été reconnue par l'autorité judiciaire comme ayant détourné des fonds publics. Mme Le Pen est une délinquante, c'est une voleuse. Elle a menti, elle a trichée. — Pardon, elle est présumée innocente.
Ça a été rappelé ce matin... — Si vous voulez, je note que Mme Le Pen, qui a passé 30 ans de sa vie à dire fermeté, fin du laxisme, quand il s'agit de taper dans la caisse du Parlement européen, là, il n'y a plus de problème de manque de fermeté avec les délinquants.
Et on nous parle — Alors pourquoi ? Mais pardon, mais tout ça est grotesque quand même. Il y a une opération de communication, effectivement.
Ils ont un intérêt à ce qu'on tourne vite la page, à ce que les Françaises et les Français ne s'intéressent pas à ce qu'a dit la cour d'appel hier. D'ailleurs, même M. Bardella dit « innocence partielle ».
Lui-même reconnaît donc ce matin qu'il y a de la culpabilité partielle, parce que s'il y a de l'innocence partielle, il y a de la culpabilité partielle. Le Rassemblement national, c'est pas que Mme Le Pen, a mis en place un système de détournement de fonds publics, d'un coup à fictif. Ils ont payé le majordome, là c'est bien, elle s'affiche avec la soeur et ils ont payé le majordome de Jean-Marie Le Pen pardon, Marie Le Pen courageuse et résiliente alors qu'elle est à la tête d'un parti je termine la partie fondée par Danseinko Labo et qu'elle porte un projet d'apartheid raciste avec la préférence nationale pardon mais c'est un peu gonflé un mot avant de retrouver Sophie Dupont sur place je vais parler du fond mais mais qui est raciste monsieur monsieur lucas votre leader c'est sandrine rousseau qui prône une de vos leaders une de vos représentantes sandrine rousseau qui prône des réunions non mixtes selon la couleur de peau dans le statut il est dit qu'on ne fait jamais la distinction selon la couleur de peau ou l'origine votre mouvement aujourd'hui que ce soit la france insoumise ou élevé est obsédé aujourd'hui par les questions racialistes mais je vais répondre juste sur les accusations elle est évidemment présumée innocente ensuite il y a un débat aujourd'hui de différence de points de vue sur l'utilisation de collaborateurs à la différence d'un Jean-Luc Mélenchon par exemple qui a été condamné, qui a été condamné pour intimidation sur des forces de l'ordre, qui a été condamné pour diffamation contre un journaliste du monde et ça ce sont des faits avérés.
Aujourd'hui Marine Le Pen est présumée innocente et on va pouvoir en campagne, elle est en campagne à la flèche dans la Sarse. On va vous entendre mais d'abord Sophie Dupont qui est sur place et qui nous raconte ce qui est en train de se passer sous vos yeux Sophie. Oui, avec ce premier déplacement de Marine Le Pen, officiellement candidate pour le Rassemblement National désormais pour 2027.
Et cette affiche importante aujourd'hui, Marine Le Pen aux côtés de Jordan Bardella, le duo qui veut affirmer le ticket, le binôme avec une affiche vraiment importante, toutes les caméras qui sont désormais braquées presque uniquement sur Marine Le Pen parce que c'est elle la candidate. Il faut rappeler qu'il y a 5 jours, c'était vraiment pas plus tard, qu'il y a 5 jours à les deux candidats s'étaient affichés ensemble aussi dans cette municipalité du Pas-de-Calais et ils étaient apparus interchangeables. Là désormais, c'est vraiment elle la candidate à l'Elysée et Jordan Bardella le candidat à Matignon, Jordan Bardella qui s'est exprimé pour la première fois sur cette décision.
Il n'avait pas réagi hier, on ne l'avait pas entendu, uniquement Marine Le Pen avait pris la parole hier soir et Jordan Bardella qui confie que ce n'est ni un soulagement ni une déception qu'il n'a jamais quitté son rôle de candidat à Matignon, mais aujourd'hui les caméras qui sont donc braquées sur Marine Le Pen. Marine Le Pen qui a certifié à son arrivée qu'elle ne jouait pas la montre, qu'elle usait seulement de ses droits parce qu'il faut rappeler que Marine Le Pen elle a été condamnée à porter un bracelet électronique, mais qu'elle a décidé de se pourvoir en cassation et ce recours fait qu'elle n'aura pas à porter un bracelet électronique. Reste à savoir quand la cour de cassation se prononcera, le RN en Coulisse pense qu'elle se prononcera après l'élection, donc que Marine Le Pen pourrait ne pas avoir apporté un bracelet pendant toute la durée de l'élection.
Donc là vous le voyez sur les images, Marine Le Pen qui s'affiche tout sourire dans cette municipalité qui n'a pas été choisie Au hasard, vive gagnée par le RN lors des dernières élections pour réaffirmer la dynamique du parti Et elle est aussi aux côtés de sa soeur aînée Marie-Caroline qui tente de s'implanter aussi dans cette circonscription donc de la Sarthe. Marine Le Pen qui pense aussi que cette condamnation en appel et aussi en première instance n'aura pas d'influence sur les électeurs, que les sondages les confortent actuellement. Un cadre me confier si on ne gagne pas là, on ne gagnera jamais.
Cette déambulation qui se poursuit un petit peu dans le chaos parce qu'il y a énormément aussi de manifestants. Pour tout vous dire, le point de rendez-vous a été décalé par l'équipe de campagne de Marine Le Pen parce qu'il y avait trop de manifestants pour son arrivée. Les journalistes ont eu un autre lieu de rendez-vous.
Donc ce détassement qui se poursuit un petit peu dans le chaos, ils ont prévu normalement de partir à 12h30 et cet après-midi, il y aura des réunions au siège du parti avec les instances dirigeantes. Et on l'écoute. C'est écouter leurs espoirs, c'est écouter leurs inquiétudes, c'est y répondre et c'est mettre en place un changement de politique avec tout ce qu'on vit depuis 10 ans.
Je ne sais pas quel bonheur il rate. Est-ce qu'hier vous avez hésité ? Non, je n'ai pas hésité.
Et pourquoi l'importance de faire votre premier déplacement en tuyau ? Vous risquez d'eau. Vous risquez d'eau.
Vous risquez donc de tomber. Je le sens tout à l'heure, mais je ne vois pas le nombre de journalistes qui ont marché dessus tout à l'heure. Mais qu'un petit homme, Marine !
Vous risquez d'eau de tomber. Allez, on est derrière toi ! Marine, ils l'ont en mission !
Il y a deux Voilà, on entend. Il y a des gens qui disent on est derrière toi. Il y en a d'autres qui disent voleuse.
Il y a de la bousculade, il y a de la tension. Mais ce qui frappe par rapport à hier, c'est que Marie Chantret veut afficher un visage souriant. Hier, on a vu un visage fermé et ces dernières semaines, c'était un visage particulièrement fermé chez Marine Le Pen quand elle s'exprimait, ce qui était assez rare.
Là, elle veut montrer autre chose et enclencher une nouvelle dynamique manifestement. Oui, il y avait cette volonté, Guillaume le soulignait tout à l'heure, de tourner et de passer à une autre séquence, de rentrer véritablement dans la phase de la campagne présidentielle. Il y a eu cette journée suspendue.
Un déplacement court, d'ailleurs, puisqu'elle est déjà en train de partir, visiblement. Oui, visiblement, au vu de l'ambiance et l'atmosphère, il y a beaucoup de militants et de sympathisants. On entend des marines présidente, mais on entend et ne voulait pas vous en parler des marines voleuses ou encore des critiques ou des huées de la part de militants écologistes, visiblement, et de militants insoumis qui ont, semble-t-il, un peu perturbé ce déplacement qui qui devait durer un peu plus longtemps.
Vont-ils ailleurs ? Vont-ils à un autre rendez-vous ?
Jordan Bardella