Mouvement lycéen, victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire... Bally Bagayoko réagit sur LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bally Bagayoko, merci d'être là. Vous avez été sévère dans vos propos sur la victoire de Glucksmann.
- 0:42RelanceRéponse partielle
Est-ce que ça vous gêne qu'il y ait eu deux candidats pour le rapprochement avec LFI et deux contre ?
- 1:24OuverteRéponse directe
Le résultat de Glucksmann est-il une victoire ou une défaite pour la gauche ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Est-ce que cette primaire instaure un rapport de force dont vous allez tirer les conséquences ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que Glucksmann incarne selon vous ?
- 5:09OuverteRéponse directe
Les sondages montrent Édouard Philippe en tête. Mélenchon et Glucksmann proches. Que pensez-vous de cette configuration ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Fait
« Félicitations à Raphaël Gusman, vainqueur de la primaire de la gauche caviar »
- 5:48Fait
« La violence peut être légitime »
- 10:47Fait
« La violence politique fait partie de l'histoire »
Temps de parole
- ?100 %
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Bali Bagayoko, merci beaucoup d'être là, maire de de Saint-Denis, 150000 habitants, c'est la plus grande ville dont un maire est de la France insoumise. Bonsoir. Bonsoir. Merci d'être là. Nous sommes toujours avec Anne Niva. Merci Anne. Toujours avec Guillaume Roquet. Merci Guillaume. Vous avez été peut-être le plus sévère dans vos propos. On lisait tout à l'heure votre tweet quand vous dites euh "Félicitations à Raphaël Gusman, vainqueur de la primaire de la gauche caviar". Oui, je pense que c'est clairement cela. Je pense qu'il vient à la fois incarner une candidature qui vient en rupture d'ailleurs avec le NFP, qui vient en rupture avec la gauche de rupture et donc du coup il assume être plutôt le candidat en réalité du centre droit qui aura l'occasion bien sûr de clarifier sa
sa ligne politique. Donc c'est désormais un adversaire politique et donc il aura énormément de mal à pouvoir rassembler autour de lui. J'espère que et les communistes et les écologistes sauront faire la différence entre quelqu'un qui est plutôt en réalité point d'appui pour la droite et le centre droit plutôt que la réelle gauche de rupture demandé par la population. Mais en fait Bali Bagayoko ça ça vous gêne que dans cette primaire il y ait eu deux candidats qui soient pour le rapprochement avec lesfi et deux qui ne le soient pas et celui qui a gagné et celui qui ne l'est pas et il le crie au effort. C'est gênant tout de même. Non c'est pas c'est pas gênant. Je pense que c'est on est dans une séquence de clarification. Le grand perdant de cela d'ailleurs, c'est Olivier Fort
et ensuite après Olivier Fort, ben c'est finalement l'ensemble de celles et ceux aujourd'hui qui incarnent la réelle gauche en fait au sein du Parti socialiste. C'estàd queon a quelqu'un qui est invité à la table et qui prend en fin de les rèes désormais du Parti socialiste et de l'ensemble de ses militants. que c'est quand même quelque chose qui est assez concernant mais à la limite c'est assez banal en réalité parce que nous nous avions pour ce qui me concerne aucun doute sur le fait que monsieur Glusman allait sortir en tête et donc quand on regarde Oui. parce que quand on regarde le résultat en plus c'est un résultat qui est vraiment faut être voilà faut vraiment le ramener à ce qu'il est c'estàdire 800 voix à peu près. Il fait nettement moins quasiment je
veux dire que ce qui a été fait par les anciennes primaires. Donc c'est c'est quand même une victoire. ou att monde à lui mais enfin 66 % ce soir. Je sais pas si on peut restons un petit peu sur les images qui sont très impressionnantes de leur point de vue quand même. Voilà c'est premier tour premier tour d'une primaire alors que certains disaient il est déconnecté tropintello, il s'occupe trop desigour et cetera. Guillaume Roquet on peut pas nier que de fait en tout cas à ce moment-lagne il est gagnant. Oui, il est gagnant parce qu'il avait en face de lui euh des candidats de poids. Euh Segolen Royal qui était arrivé au second tour de l'élection présidentielle, c'était en en 2007 contre Nicolas Sarkozy, Olivier Fortit le patron du parti qui organisait
cette primaire et pourtant il a été élu dès le premier tour. Il a été clairement sur une ligne anti la anti LFI, c'est-à-dire l'idée de refuser de de faire la moindre alliance avec vous. Est-ce que pour vous, monsieur Bagayoko, ça ça instaure une sorte de rapport de force dont vous allez tirer toutes les conséquences ? C'est-à-dire est-ce que ceux qui vont suivre GXman dans cette campagne, bah si euh ils veulent négocier avec vous pour des circonscriptions législatives après la présidentielle, ce sera niet. Non, je pense que la position de toute manière de de Glusman est assez claire. Il est antiélf et tous celles et ceux qui sont antielfi en réalité, y compris lui, il sera battu. Donc c'est pas ça parce que quand on regarde y compris l'ensemble de l'écosystème aujourd'hui
et politique et ce qui transpire dans la population, c'est pas du tout ce que les lycéens ont pu dire, c'est pas du tout ce que les gunes ont pu dire et c'est pas du tout d'ailleurs ce que moi j'entends dans les différents quartiers populaires. Qu'est-ce qu'il incarne ? Attendez, d'après vous, qu'est-ce qu'il incarne ? Vous dites "Il n'est pas populaire." Si on vous suit, qu'est-ce qu'incarne Raval ? En fait, je fais une nette distinction entre la légitimité qu'il peut incarner d'une élection. incontestable et en revanche la popularité son programme parce que c'est le seul problème qu'il a c'est un problème pour être antifi avec ça je pense pas qu'il aille très loin en revanche je pense pas d'ailleurs que celles de ceux qui sont déplacés soient majoritairement celles de ceux qui sont
plutôt le tenant de la gauche je pense que la grande majorité de ceux qui sont à la gauche il plutôt à Clermontferrand plutôt que à participer à la primaire caviare que que je viens d'indiquer vous êtes gauche caviar c'est vraiment votre expression là vous êtes le seul à l'utiliser ce soir et d'insister à ce pointl pourquoi gauche caviar mais j'insiste beaucoup dessus D parce que je pense que sauf certains ont la mémoire courte, c'estàd que vous avez un candidat qui d'ailleurs par le passé aurait pu être un candidat y compris de la droite à l'époque de de Sarkozi. La deuxième chose c'est que c'est un candidat qui a une ligne assez en rupture y compris sur la condamnation du génocide en Palestine. Donc voilà et qui a ça c'est un compter pour vous. On se
rappelle, c'était sur LCI ce moment très fort où Royal dit il faut dire génocide et lui refuse d'entrer dans cette polic et donc du coup qu'est-ce qu'il peut rassembler qu'est-ce qu'il peut rassembler réellement ? Oui, il a gagné une primaire mais gagner une primaire c'est pas gagner une élection présidentielle. Je pense qu'on est parfaitement conscient et très rapidement je pense qu'on va rentrer dans les choses sérieuses. Absence de programme total, pas d'équipe en face avec bien sûr à la fois un secrétaire national du PS qui est complètement, je veux dire à genoux, qui a été complètement disqualifié et qui avec sa primaire a créé son propre cercueil. Cela étant est-ce que la surprise est possible ? Je pose la question vous les étudiolis évidemment vous aussi Bali
Bagayoko la le sondage de la tribune est vraiment intéressant ce matin où on voit que Édouard Philippe fait 20 mais par exemple entre votre candidat Jean-Luc Mélenchon et monsieur Gluchman, on n'est pas très loin. Jean-Luc Mélenchon 17, Gluxman 16. Quand on demande aux françaises et aux Français, seriez-vous satisfaits si il était président ? Oui, je pense que le l'élection n n'est pas jouée. Les la présence de Marine Le Pen au second tour semble acquise en tout cas aujourd'hui vu l'avance qu'elle a. En revanche, ça n'est ça n'est pas le cas pour les pour les suivants. Ça n'est pas forcément gagné pour Jean-Luc Mélenchon parce que je pense que dans la dernière séquence, s'il a galvanisé ses troupes, il a aussi inquiété un très grand nombre de Français comme vous avez
pu inquiéter un grand nombre de Français, monsieur Bagayoko, par vos déclarations quand vous expliquiez que la violence pouvait être légitime. C'est vrai que pour un parti qui veut présider la France, Oui. la partie. Oui. Dans certaines circonstances et vous appelz vous appeliez à la désescalade mais après avoir dit vous savez bien que c'est vous êtes suffisamment fin et et et et bon politique pour savoir que c'est la première partie de la phrase qu'on allait retenir. Donc je pense que ce positionnement là de la France insoumise, il peut faire peur au fur et à mesure que l'échéance se rapproche. Quant à Raphaël Glumman, il a un atout, c'est que lui il n'a pas gouverné avec Emmanuel Macron, contrairement à Gabriel Atal ou bien sûr à Édouard Philippe. Attendez, Guillaume Roquet, vous
incarnez le Figaro. Voilà. Est-ce que la est-ce que le lecteur du Figaro, beaucoup sont ont voté Macron, n'est-ce pas, la dernière fois, les deux dernière fois, est-ce qu'ils peuvent se dire tiens, pourquoi pas Gluxman c'est un modéré, social-démocrate mais quand même assez assez raisonnable ? Ce qui bah je sais pas, je ne sonne pas les reins et les cœurs des électeurs du Figaro. Il me semble que son engagement européen, son engagement pour l'Ukraine peut en sé. En revanche, j'ai entendu pendant que cette primaire un certain nombre de de projets fiscaux euh de monsieur Gluxman sur l'augmentation de la fiscalité sur les plus aisés, qu'il s'agisse de la des des revenus du patrimoine de successions. Et là, je pense que dans un pays qui a besoin des riches, je le dis même si monsieur
Bagayuko c'est pas forcément d'accord avec moi parce que très souvent ce sont eux qui créent la richesse parce qu'ils ont ils sont les entrepreneurs, à mon avis c'est un peu compliqué pour les lecteurs du Figaro. La semaine qui s'ouvre. Regardez ces images. Le meilleur et le pire des mobilisations lycéennes. On parlera de tout. Le meilleur c'est évidemment parfois une ambiance festive, mais là c'est le pire. Ce sont les destructions à la faculté de des lettres. Je crois c'est bien la faculté des lettres de de Nantes. Euh tout à l'heure la présidente de la faculté avait les larmes presque les larmes dans la voie. Effectivement, on peut la comprendre. Destruction considérable. Il disait rien que pour effacer tous ces graffitis, ce sera des centaines de milliers d'euros. euh
destruction qu'on fait suite évidemment euh à ce qui s'est passé aussi au lycée Mandela. Écoutez le le policier qui dit de qui il s'agit. Alors des renseignements que nous avons pu obtenir et de ce qu'on a pu constater, c'était un mélange assez hétéroclite d'étudiants, de lycéens aussi pour pour un nombre assez important et d'individus qui étaient totalement extérieurs, on va dire, au monde étudiant et lycéen, mais tous liés à ce qu'on appelle couramment l'ultra gauche, l'extrême gauche. Bagayokot, on reste un instant sur ces images et encore une fois, on montrera aussi les images où les choses se passent bien. Mais il faut montrer les deux, hein. Mais enfin c'est la honte quand même. Non non, c'est la honte. Mais moi, je suis en en désaccord avec ça. C'est pas tant
ça le sujet. La première responsabilité, c'est ceux qui ont laissé en fin de compte la situation s'enquister. Quand il y a une mobilisation lycéenne qui vient revendiquer, il y a d'abord un lycée qui est en mobilisation. C'est parce que l'inertie et l'irresponsabilité du gouvernement du président de la République ont en créé les conditions pour que la situation se propage. C'est ça la réalité. Donc après bien sûr on a des phénomènes de cette nature malheureusement qui sont pas des sujets nouveaux parce que sac mobilisation d'ailleurs lycéenne ou pas d'ailleurs. Mais à ce point là pardon, on comprend même le blocage qui peut être parfois un petit peu poussé et cetera, mais blo bloquer c'est une chose. Même des manifestations d'autorisées c'est une chose mais aller jusque là c'est quand
même un stade bien bien au-dessus. Non non c'est un stade effectivement je veux dire que le sujet c'est que un premièrement c'est une minorité. les 4500 lycéens qui étaient dans la rue, ce sont pas des casseurs, ce sont 4500 personnes qui viennent mobiliser et c'est pas la minorité de celles de ceux aujourd'hui qui agissent de la sorte qui viennent disqualifier. En revanche, derrière cet acte, il y a avant tout un question de message qui est en amende parce que c'est bien la non réponse aux revendications qui amène à ces situations. C'estàd une revendication sur des moyens, des qualités de l'enseignement et surtout la suppression de parcours supons une fois que nous verons responsabilité. Mais je pense que passer ces images c'est très bien mais apporter des réponses c'est
encore mieux. Et le problème aujourd'hui c'est qu'on a des images qui succèdent qui sont bien sûr des images que l'on condamne et on pourrait même y compris aussi présenter les images puisqueon a vu un policier qui eu une analyse que je peux partager sur ce qu'ils appellent mais qui ne dit rien sur les violences auxquelles nous avons été confrontés du point de vue aussi de l'institut policier sans sans sans esprit de polémique. Est-ce que vous vous sentez une responsabilité dans dans ce genre d'événement, dans dans ce genre de de de sacage quand vous avez dit, je je le citais à l'instant, que la violence pouvait parfois être légitime, n'est-ce pas une forme de permis de cassé ? Non, ce que je veux dire par là, c'est que bon, il y a ceux qui retiennent bout
de phrase et ça c'est le royaume des fénézant à ce point-là. Donc c'est la violence peut-être légitime mais elle doit être évité. C'est ça la phrase complète pour deux raisons. Premièrement, c'estd que si vous voulez à un moment donné reconnaître l'histoire de France, l'histoire de France est aussi incarnée par des mobilisations et parfois aussi malheureusement avec des violences. Mais quand on parle de violence subitement, vous avez considéré que c'était une violence physique. Mais la violence, elle est aussi institutionnelle. La première violence en fait qui frappe ces quartiers populaires, c'est d'abord la violence institutionnelle, le déclassement, le mépris, les formes de dise qu'on pou rencontrer. Moi, je suis pas d'accord avec les gens qui cassent parce que je
suis avant tout un éducateur, je suis un père de famille et l'essentiel quasiment, je vais dire, de mon action, il vise à cela. Mais monsieur le maire, pardon, est-ce que vous allez jusqu'à revendiquer une certaine tradition ? Faut pas se voiler la face. Euh monsieur Léoman qui est souvent notre invité euh il aime bien Robespierre par exemple et il y a une tradition à gauche qui dit euh la révolution française avec parfois ses excès, ses violences, couper la tête du roi. Bah oui, ça fait partie de la la Révolution française. Je je je vous accuse pas de vouloir faire ce genre de choses, mais l'idée que la violence, y compris la violence politique fait partie de l'histoire. La violence politique fait partie de l'histoire. Mais les premières personnes qui ont incarné cette notion de violence
politique, c'est pas les gens issus les quartiers populaires. Nous avons nous d'abord été opprimés, nous avons-nous, y compris être discriminé. Donc moi, je suis pas pour agir. Vous vous faites vous faites pense quoi à l'histoire coloniale ? Bien sûr, à la fois l'histoire coloniale c'est une réalité concrète, c'est une violence mais ou y compris, il y a des vies humaines qui ont été y compris prélevées sur une logique de dominant dominé. Et donc cette logique-là, elle s'incarne aujourd'hui avec des formes de violence moderne. Moi, je suis pas d'accord avec tout ce que je vois en terme d'incendie, des des voilà des lieux d'enseignement qui brûle. Ça n'a jamais été euh ma manière de de faire. En revanche, il faut aussi regarder les conséquences de cela parce que les
conséquences de cela, c'est justement l'inertie qui a été fait depuis plusieurs années où quasiment vous avez plusieurs mandat successif où l'État a eu de cesse que de mépriser en fin de compte je dirais le lycéen et plus globalement les quartiers populaires et la ruralité d'air qu'on a tendance souvent à oublier. Mais à LI en fait vous essayez d'occuper deux positions en même temps. D'abord, vous êtes un amplificateur politique de la révolte et en même temps, vous êtes également un défenseur politique désintéressé du mouvement et et vous Bali Bagao, vous incarnez justement à merveille cette contradiction, c'est enfin les deux à la fois, vous êtes les deux à la fois en la fois un instigateur et en même temps un protecteur. Quand vous êtes descendu dans la rue et que
vous êtes allé au devant de ces manifestants et que vous avez retiré une poubelle qui était en train de brûler et que après vous avez dansé avec les manifestants, c'est exactement cela. Vous l'avez vu cette violence ? Je l'ai sur ce je l'ai constaté. La première chose c'est que moi j'invite tous celles et ceux qui sont les grands commentateurs bah voilà de venir sur le terrain et j'invite ça avec grand plaisir et voilà j'ai aucune sans j'écharpe sans rien du tout et j'ai pas de difficulté à accueillir tout le monde y compris sur sur Saint-Denis aucun problème. La deuxième chose c'est que moi je Est-ce qu'elle vous a fait peur cette violence ? Non cette violence là moi elle me fait pas peur parce que je je vis au quotidien et je sais distinguer ce que les médias présentent comme étant une
violence et ce qu'il en est pas en réalité. Parce que moi quand j'interviens, je vous rassure une chose, c'est que normalement si l'on laisse le cours naturel des choses faire, quand je descends et que j'enlève le container, j'aurais dû me faire tabasser en réalité. Ouais. Et et évidemment et donc ça va pas du tout cas. Pourquoi ? Pour une raison simple, c'est la question du respect. Le fait respecté mais pas parce que je suis maire de la ville. Je suis respecté parce que je suis en connaissance parfaite de ce qui se passe dans ces quartiers et que je tiens une position qui est juste. Là où les discours de droit commun considèrent que je suis un grand irresponsable. Mais la réponse en fait de cette jeunesse, c'est de dire non. Le plus grand responsable,
c'est celles et ceux qui les prendent du loin. Ça la réalité. Quand quand quand vous avez à côté de vous, comme on le voit sur ces images, des jeunes gens qui sont cagoulés pour ne pas être reconnus par la police, quand vous avez à côté de vous un jeune homme qui porte un masque de plonger de façon à pouvoir aller affronter la police sans être incommodé par les gazs lacrymogènes, vous ne vous dites pas quelque chose ne va pas. Ce n'est pas là le fonctionnement normal d'une démocratie apaisée puisque vous venez de nous dire que que la violence, il fallait mieux l'éviter. Je veux dire ce que ces jeunes que vous avez vu, ce sont les jeunes qui m'ont euh réceptionné à place de la République et qui m'ont euh affemé jusque nation. Non non, pas excultré. Non non, moi je
m'excultre pas. Non non non, ils m'ont à un moment non, ils m'ont pas expultré. C'estàd qu'à un moment donné, moi je voulais rester, c'estàd qu'à moment donné vous avez une séquence où je suis au milieu, je veux rester au milieu et c'est eux d'ailleurs par mesure à la fois d'inquiétude qui m'ont dit non monsieur le maire, faut sortir. Voilà. Donc voilà. Donc ça veut dire que là vous avez pas des casseurs. Vous avez pas des casseurs. Voilà de ce que c'estd que ce que vous êtes en train de présenter comme casseur ce sont des lycéens. 25 minutes pourquoi est-ce qu'ils ont des des cagoules ? Ils ont vous parlez pas avec une cagoule vous dans la rue mais moi je mais si j'ai envie de parler avec une cagoule, je cagoule. Mais mais c'estd que moi j'ai pas de problème avec
ça en fait. Voyez ce que je veux dire là où vous indignez. Moi je suis indigné par le fait que l'État ne met pas les moyens que l'État perd du temps à répondre que l'État envoie les forces de l'ordre plutôt que d'apporter des réponses politiques et éducatives. Moi c'est ça mon désaccord. Et si je peux me permettre d'y mettre un sourire, il y a même Spider-Man. Il y a Je sais pas si vous avez Spider-Man sur la gauche, mais je suis pas sûr que ce soit le franchement c'est pas c'est pas le sujet le c'est on peut discuter de ça, mais c'est pas le sujet le plus important. Un mot sur la sur la violence puisque il est 22h34, nous suivons à la fois euh les événements à venir, c'est-à-dire la semaine, il peut y avoir beaucoup de blocages, mais aussi ce qui est arrivé à
Raphaël Gusman il y a quelques instants. Regardez qu'on comprenne bien ce qui est il faut toujours être très réservé sur ce genre d'image parce qu'il s'agit pas d'encourager non plus mais comprenons bien ce qui s'est passé. Il y a une tentative d'enfariner le le candidat Glena sacré par ce très beau résultat de leur poid de vue plus de 66 % on voit une fois de plus Guillaume Rocket c'est arrivé à François Hollande c'est arrivé à tant d'autres et c'est toujours un acte de violence qui quoi qu'il arrive parce que parfois certains relativisent ce genre de chos d'abord en bon français c'est très bête et c'est violent oui effectivement je suis heureux que vous vous le décryptiez comme ça parce que moi je pense que c'est une autre manifestation d'une forme d'ensauvagement de notre vie publique.
comme comme l'était les les ces lycéens qui mettent le feu aux poubelles, qui bloquent leur lycée ou qui vont vandaliser des des universités. Je pense que ça c'est une des conséquences de cette espèce d'hystérisation du débat qui je pense est largement voulue par la France insoumise qui a intérêt à antagoniser le plus possible le le débat public. C'est pas la fin du monde de mémoire. C'était arrivé à François Hollande en février 2012. çaavait pas empêché d'être d'être élu euh président de la République, mais je pense que euh il faut pas se réjouir de ce genre d'image, même si c'est pas la fin du monde. Et là, on ne sait pas du tout qui l'a fait. Ça peut être un zo n'a rien à voir dans ça. Nous, on n'est pas à l'initiative de la primaire. C'est ceux qui sont à l'initiative primaire qui
sont responsables de la situation. C'est plutôt un sacre. Ça veut dire justement que Raphaël Luxman dire qu'on devient important quand on est victime de ce genre de chos. En tout cas, voilà, c'est on voit à quel point ça se renouvelle et quand même dès qu'on dès qu'on passe à comment dire à l'opposition physique, même sous une forme comme ça qui n'a pas d'importance he on franchit quand même au seuil he qui est Oui, parce que on débat plus quand on fait ça. Non, nous on débat pas. Bonsoir. Nous notre essentielle démarche est de remplir des salles. C'est ce qu'on a fait à Clermontfer 10000 personnes. Voilà, on fait du proposition suppression de parcours sub demain, le vote à 16 ans. Voilà, donc voilà, on est avant tout des gens sérieux et nous avons des propositions d'ailleurs à
faire sur la question des de les revendications des lycéens. D'ailleurs, le le le candidat désormais candidat pour les éle pour le partis socialistes n'a eu un com aucun mot d'ailleurs sur la question des lycéens puisqu'il dit clairement que sa place est pas être à côté des lycéens. il le dit. Monsieur le maire, votre réponse au préfet de police de Paris. Il était notre invité. Il a parlé de l'article 40 qu'il dépose contre vous. Écoutez ses propos et vous allez pouvoir lui répondre très très directement. Lui considère que vous avez incité à la violence. Écoutez-le dans sa déclaration. Comme vous le savez, j'ai signé un article 40 justement qui dénonce quelques propos et attitudes ou comportements. Ça c'est un premier point de c'estàdire précisez bien la forme de de votre
un article 40 c'est une une dénonciation auprès du procureur de de fait dont vous avez connaissance. Donc je l'ai fait bien évidemment. Et vous visez qui là exactement ? En l'occurrence c'était le maire de Saint-Denis compte tenu des éléments qui étaient portés à ma connaissance. Et qu'est-ce que vous lui reprochez exactement Bali Bagayoko ? et bien en fait euh d'avoir à certains moments euh incité à la violence, ce qui pour le premier deal de la commune n'est pas normal. Monsieur le maire dit il dit premier édal de la violence qui pardon premier deil de la commune qui incite à la violence. Oui, là c'est la diffamation mais j'ai envie de dire moi j'ai eu l'occasion de le rencontrer donc parce que je suis quelqu'un à la fois plutôt haut de contact donc j'ai eu l'occasion
de l'échanger avec lui. Donc je lui ai effectivement précisé l'ensemble des actions qui ont été menées. J'ai envie de dire que l'article 40 qui déclenche contre moi vient clairement être disqualifié par ce que tout le monde et le monde entier d'ailleurs. Heureusement que le monde entier, d'ailleurs les médias extérieurs à la France viennent rétablir les faits parce que quand il montre l'interposition que j'ai y compris vis-à-vis et la protection que j'amène notamment au lycéen à l'égard de la police nationale, chacun comprendra bien sûr qu'on est dans une position d'apaisement plutôt que d'encouragement. Mais bon, je pense que le préfet de police est plutôt dans une opération commandée et donc du coup qu'il le fasse et j'ai encore une totale confiance bien
sûr à l'ensemble des institutions y compris judiciaires. Pourquoi le fait-il le gouvernement ? Il y a eu cette fuite peut-être un peu organisée, parfois les fuites dans la presse, c'est un peu aidé hein, où on dit que les services considèrent que la France insoumise a joué un rôle actif pour non pas seulement exploiter ça, tout le monde exploite en politique mais même pour inciter aux manifestations. Moi, j'incite à rien du tout. Moi, j'accompagne l'ensemble des mobilisations qui sont sur ma ville, mais globalement, je veux dire, sur des mobilisations qui ont cours en France. Donc je suis comme ça et c'est comme ça je suis je suis avant tout un militant et c'est vrai que quand j'interviens j'interviens moi en tant que mère en réalité c'estàd que quand je m'interpose
j'impose en tant que père de famille militant et donc je considère que mon rôle c'était d'être là. Maintenant j'ai envie de dire que la démonstration elle est elle est assez claire. Je veux dire que si euh tout le monde a vu et c'est en ça que je dis que les médias une part de responsabilité tout le monde a vu ce qui s'est passé. Il y a que quelques médias qui continuent en fait àre la vérité, essayer de présenter quelque chose. Mais pour essayer de déerver la LFIM, je pense qu'il y a une grosse erreur qui sera faite. La France insoumise et c été incontestable. Euh le reproche doit venir de tous celles formations qui sont pas sur le terrain. La France, elle est sur le terrain, elle est au contact, il y compris. Je dire c'est parce qu'elle est sur le terrain
que la France insoumise est associée pour une majorité de Français à la violence. Non parce que je pense qu'il y a des gens qui sont des lâches. C'est que la responsabilité est toujours pointée de ceux qui sont sur le terrain. Voilà. ont du courage. Non mais c'est pas une question de courage. C'est ceux qui on ceux qui sont présents. C'est dire que moi je suis présent quand par exemple on voit cette image, je demande pas au au jeunes de de me porter mais je dire mais qui qui pense ça à un moment là il vous porte il y a un moment il vous porte littéralement hein. Alors regardez comme on le dit ici on montre toutes les images. Celles qui vous sont très comment dire favorables. Il faut écouter comme la déclaration celle qui vous a été le plus reproché et vous dites faut
tout écouter. Je crois qu'on écoute écoutez bien cette déclaration et on l'a en entier. Celle où vous dites violence légitime et il est vrai que vous ajoutez après que vous ne le souhaitez pas. Je crois, je vous cite en tout cas, écoutons. Mais ce sont des humains. Mais la violence à un moment donné, elle peut être légitime aussi. Elle peut être légitime. C'est quoi cette affaire ? Bien sûr qu'elle peut être légitime. Le problème que l'on dit à tout ces jeuneslà, c'est oui, elle peut être légitime, mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux. Vous réponse à ceux qui pointent votre ambiguïté parce que vous dites toujours elle peut être légitime et après vous dites chaque fois qu'elle peut être évitée, c'est mieux. Et vous savez ce que vos adversaires vous reprochent. qui
disent assez habilement vous ajoutez le petit adindom mais en fait la la première partie est dangereuse péter quatre fois parce que oui mais parce que ce sont des gens qui sont des grands irresponsables et en fin de compte moi j'ai pas besoin de vent trilogue. Je sais ce que je dis et je suis conscient de ce que je dis et cette séquence quand elle est faite il faut même aller un peu plus loin au bout de la phrase parce que quand je dis elle peut-être évité j'explique pourquoi. J'explique pourquoi. Et ce ce discours-là y compris pour qu'ici audible pour les lycéens. Un lycéen, il faut aussi être capable quand à un moment donné, il a une forme d'indignation de lui dire "Oui, ton indignation, elle est légitime, mais ne bascule pas de ton indignation sur la violence parce que tu seras
quasiment perdant." Et ça, je l'assume j'ai aucune difficulté avec ça parce que c'est le milieu dans lequel moi j'ai grandi et je sais quand je le dis pourquoi il faut que je le dise. Voilà. Et moi, je m'adresse pas au médias quand je le dis. Je m'adresse surtout, je veux dire, au lycéens parce que c'est ceux-là qui m'intéresse. C'est pas les médias. Les médias de toute façon je ils feront ce qu'ils veulent de ça. Mais permettez aux médias de de constater que vous répétez quatre fois quatre fois de suite que la violence peut être légitime et ensuite vous ajoutez juste à chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux. Mais moi je lis en sous-titre cette fois-ci on ne peut pas l'éviter. Parce que quand vous faites ces déclarations là c'est dans un contexte de très grande tension. Comment
vous expliquez par exemple que quand il y a une grosse tension et que je m'interpose ? J'aurais dû pas m'interposer. J'aurais dû charger aussi. Alors effectivement parce que vous avez vous avez essayé de de de mettre fin quand je déplace les containers par exemple qui é en feu, on m'a y compris taxer de mettre le feu au containur. Non, sincèrement, j'ai envie de dire j'ai j'observe et c'est triste à dire plus de hauteur d'esprit et de de position juste de la part de médias extérieur à la France que la France même c'est étonnant mais c'est comme ça. Ouais. un mot peut-être sur le sur le fond de ce de ce dossier et des revendications. Vous vous dites euh la France insoumise soutient la suppression de parcours sup. Donc ça veut dire que pour vous tous les
Bacheliers peuvent avoir accès à à la formation universitaire qu'ils souhaitent sans aucune limite. Vous savez bien que si on fait ça, le taux d'échec en fin de première année va être encore plus grand. Il y a déjà un un étudiant sur deux qui échoue en fin de première année parce que disons les choses un peu brutalement, ils n'était pas au niveau. C'est pas qu'ils n'étaient pas au niveau, c'est que la République a considéré qu'il ne pouvait pas sauver tout le monde et que mandat après mandat, il n'a eu de cesse quasiment de pratiquer des politiques discriminantes. Ce qui fait que vous avez trois rapports parlementaires, c'est pas moi qu'il le dit, qui montrent que sur les trois fonctions égales de l'État, notamment sur l'éducation, elle est quasiment g en
abandon. C'est ça la réalité. Donc à partir du moment où vous créez les conditions d'avoir moins d'enseignants devant l'établissement ou des classes surchargées, bah forcément vous ne donnez pas vous ne tenez pas la promesse républicaine et forcément ça se reproduit ensuite à la boute de la chaîne. C'est tout à vous c'est le principe de la sélection qui est discriminatoire. C'est le non, c'est pas la question de la principe de la sélection, mais c'est le principe de pas l'égalité des chances, l'égalité réelle, de mettre tout de suite des moyens pour que justement des enfants de France aient la même possibilité d'accéder à les études supérieurs. Et puis un dernier aspect que vous observez quand même, c'est que souvent j'emploie la logique en fin de compte où les
quartiers populaires sont plus discriminés que les beaux quartiers. Mais là dans cette séquence qu'on observe c'est que vous avez y compris dans les lycées bourgeois qui viennent soutenir les quarti populairire. Donc il y a quelque chose qui est inédit en fait de ce qui se passe. C'est la raison pour laquelle le gouvernement perdra. Vous avez vous avez plusieurs fois dans cette crise parlé de la dimension raciste. Vous avez dit ça que le regard sur certains lycées plutôt que d'autres est lié à ça. Vous avez dit ça aussi sur la police. Est-ce que vous croyez vraiment que dans cette crise il y a une dimension de racisme ? Non, je pense qu'il y a il y a il y a ce qu'on appelle des pratiques discriminantes qui sont parfois d'ailleurs empreinte de l'approche néocoloniale qui est très
clair. C'estàd que c'est pas les mêmes mesures d'intervention que vous pouvez observer quand la police intervient dans les beaux quartiers. Vous dites néocolonial vous considérez attendez euh soyez précis. Vous considérez qu'en 2026 il y a encore une dimension néocoloniale et je suis en train de vous dire est-ce que vous considérez par exemple qu'en 2026 vous avez autant d'actes racistes ? Il y en a autant. C'est ça la réalité. Y compris du racisme antiblanc. D'ailleurs la la justice a poursuivi sur ce je moi je suis contre moi je suis contre toutes les formes de racisme j'ai pas de souci avec ça y compris mais je je tombe pas le piège d'essayer d'inventer en fait une forme de racisme supposé donc je suis pas sur ça sauf s'il y a des éléments factuels qui le montrent
il y a un racisme antiblanc moi il y a un rac non je suis contre tout les formes de racist vous savez c'est peut-être une discussion un peu théorique mais il y a c'est un sujet de gens qui se déchirent pour savoir si on peut dire racisme anti blanc ou non vous quelle est votre école ? Non, moi mon école est simple, moi c'est toutes les formes de racisme, je les combats. Point bar. Mais vous répondez toujours pas. Vous considérez qu'il y a aussi un racisme antiblanc ou pas ? J'ai pas de Je dis toutes les tous les racismes, je vois pas comment on peut être plus précis parce que une fois que je dis racisme antiblanc, d'accord ? Tu me dirais les racismes petits et puis non on va pas en finir. Donc toutes les formes de racisme y compris celles qui touchent directement je vais dire celles
de ceux qui sont semblables. Moi j'ai pas de difficulté avec ça mais je dis une chose c'est que je suis pas non plus pour me laisser piéger dans une forme de diversement qui consiste qui constatierait de pouvoir regarder ailleurs alors que vous avez des formes de racisme qui sont claires actuelles dans les quartiers populaires. Beaucoup d'ur dans la ruralité hein. Monsieur le maire, on aimerait vous entendre sur cette séquence qui a provoqué beaucoup de réactions aujourd'hui sur les réseaux sociaux. C'est le vote qu'il a eu dans votre conseil à Saint-Denis sur l'excision avec cette délibération où, dites-moi si je me trompe mais à h voix pour 44 abstentions dont la vôtre. Vous êtes abstenu he sur la question de l'excision. C'était un vœu contre l'excision et beaucoup de commentateurs
ce soir disent "Mais comment est-ce que c'est une forme de communautarisme ? Est-ce que vous avez voulu éviter de de froisser une partie de vos concitoyens en refusant de ce vœu clair contre la pratique de l'excision ? Le vœu est pas clair. Moi, j'ai aucun souci sur euh le combat nécessaire contre l'exisition. J'ai pas de problème avec ça. J'ai fait y compris des postes sur le sujet. Il y a pas de sujet de ce point de vue de vous avez un vœu qui est porté par l'opposition euh de donc socialiste et qui bien sûr a trouvé malin d'intégrer dans ce vœu qui faisait sens avec nous sur la le combat nécessaire contre l'exclusion et avec la loi intégrale qui était en discussion. Et donc il y avait un point de désaccord dedans. Nous leur avis demandé de retirer en fin de compte
cette loi intégrale qui était en discussion. Ils n'ont pas voulu parce que derrière il y avait un piège tendu. Donc on n'est pas juste les derniers pladrons l'année. C'est la raison pour laquelle nous sommes et que le veœu est passé quand même. Il faut 44 abstention le vœu est passé quand même. Donc c'est l'essentiel qu'il faut retenir. Il faut réprimer plus sévèrement les les parents qui pratiquent l'excision sur leurs enfants. Plus sévèrement. Il y a déjà les textes de loi qui permettent de le faire. Mais vous savez que cette pratique n'a pas disparu. Mais cette pratique n'a pas disparu. C'est pour ça qu'on la combat et qu'on apporté un vœu. Alors après il y a un vœu que vous n'avez pas voté. Non non non mais j'ai pas besoin de positionner un peu. J'ai eu l'occasion moi de
prendre des positions. Je le dis encore ici, je suis en total désaccord avec cela donc j'ai pas discuté avec cela mais je suis pas non plus pour me laisser piéger par celles et ceux qui ont voulu emmener à la fois le combat nécessaire contre l'exition et la loi intégrale qui était en débat. Bali Bagayoko le phénomène Mélenchant et le phénomène Bali Bagayoko. Regardez les images c'est-être à Clermontferrand de la foule l'ampleur de la foule. Et quand on voit voilà avec un peu de cruauté les les députés de la France insoumise comparent cette foule avec il est vrai, certaines foules de candidat ces derniers jours qui sont pas toujours aussi euh aussi abondantes disons. Euh vous êtes conscient qu'en même temps vous faites peur ? Qu'est-ce que vous dites à cette
partie des Françaises et des Français qui ont peur de vous ? C'est-à-dire qui considèrent que vous êtes aujourd'hui, on voit ça dans un certain nombre de milieux hein, qui considèrent que vous êtes aujourd'hui une forme en réalité de rupture. Vous voulez rompre avec l'ordre démocratique ? Non, moi je en tout cas je sais pas quel Martien vous rencontrez. Après, il y a bien sûr des gens qui sont plutôt des adversaires politiques. Bien sûr qu'une craine. Ils craignent quoi ? Ils craignent bien sûr juste que l'on gagne. Ça c'est leur problématique. Mais la grande majorité de ceux que moi je rencontre pas uniquement les gens des quartiers populaires. C'est pas ce qu'ils disent. C'est pas du tout ce qu'ils disent. Je rencontre beaucoup de personnes et je peux vous garantir que ils ont pas du
tout peur de la France insiste. Au contraire, j'ai plus de réception, de remerciement, de félicitations, d'encouragement même parfois que de gens qui disent "J'ai peur de vous". Ça existe pas ça. À quoi vous comparez ? Il y a eu des moments de rupture dans l'histoire politique française. Il y a eu 1936 Bloom, les congés payés et cetera. À gauche, il y en a pas eu tant que ça. Et il y a eu évidemment en 1981 le François Mitteran allié des communistes. Vous comparez à quoi ? Non, moi je me compare uniquement à la séquence dans laquelle je suis, j'aime pas m'inventer une vie. Je pense que la rupture qu'elle est en train de naître ici, c'est la rupture des lycéens qui sont de plus en plus conscientisés et je vois les interventions à la fois de ces lycéens à la télé. On a euh une hauteur
d'esprit et une profondeur y compris dans les propositions qui me fait dire que j'ai vraiment un espoir en fait à cette jeunesse là. En tout cas, grâce à la séquence où vous êtes interposé entre les lycéens et les CRS, vous êtes devenu connu internationalement avec un article portrait de vous dans le Wall Street Journal, dans le New York Times et cetera et tout le monde pense à vous de tous ces articles. On pense à vous comme successeur de Jean-Luc Mélenchon. Non, moi j'ai pas de En fait, je m'avends pas une vie. Moi, je prends chqu par séquence. Attendez, vous êtes la génération d'après. Quel âge avez-vous ? Bali bagayoko. J'en ai 52. J'ai 52 monsieur M. Oui oui oui oui. Non re en revanche plein de jeunes qui sont là qui eux demain peuvent faire partie de bag.
Quel ministère ? Si si j'en président moi c'est non moi c'est le ministère de la street. C'est le ministère des cartes le ministère de la street. Ouais, moi c'est ça. Moi c'est ça. Non non, j'ai pas non. Mon engagement à moi c'est avant tout de faire en sorte que dans mes quartiers populaires Saint-Nis et Pierref sur scène et plus globalement dans le département, c'est que du coup on vive mieux. Voilà. Et moi je veux qu'on fasse renaître l'espoir. Mais est-ce que vous convenez que cette place centrale à la France insoumise mais aussi votre élection à la tête d'une des plus grandes villes de France relativise vos accusations sur l'existence d'une forme de racisme systémique en France ? Je sais pas, je vois pas pourquoi. Non non, moi mon rôle il est il est ce qu'il est et j'assume
mais je m'av pas une vie. Moi en fait c'est pas le titre qui me change. Faut je pense qu'il faut revoir les logiciels. C'est pas le titre qui me change. Vous me verrez toujours danser, vous me verrez rigoler, vous me ferez m'interposer quand il faut le faire. Et queles que soient les accusations de ceux qui sont des lâches et qui en réalité peuvent préférer commenter plutôt d'être sur le terrain. Et j'invite vraiment tous celles et ceux qui veulent. Un mot sur vos rapports avec Jean-Luc Mélenchon. Comme ça, les journalistes adorent les lieux communs. C'est un de nos une de nos nos charmes. On aime bien les lieux communs. Et un lieu commun des journalistes, c'est de dire "Ah, un jour Jean-Luc Mélenchon se rafroissé de voir que dans l'espace médiatique Bali
Bagayoko prend autant de place." Quel est-ce que vous parlez souvent avec Jean-Luc Mélenchon ? Genre comme on dit chez nous, c'est son pied. Mon pied, donc Jean-Luc Mélenchon et moi, on marche ensemble. Il y a aucune difficulté ce point de vue-là. Vous parlez souvent, on se parle régulièrement, on analise sujet bien sûr qu'on s'appelle, on s'est appelé sur la question de l'avenue du pape. On s'est appelé aussi sur la question de mon analyse sur la situation euh de la mobilisation du lycéen. On se parle aussi sur la question de la campagne présidentielle, comment on organise les choses, comment on vo les choses. Non, il est plutôt dans une logique où euh il est pas dans une logique d'injonction. Ça existe pas en fait. Les gens disent "Ah, il est pas dans une
logique d'injonction." C'est que moi j'ai ma vision sur les choses et j'assume de faire des propositions et d'agir. J'attends pas de consignes de je ne sais qui. Monsieur le maire, merci beaucoup d'avoir été avec nous.
Bally Bagayoko