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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 31 octobre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiInstitutions & élections

31 octobre : " Il y a un risque de submersion des villes par la périphérie"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Défensif 90 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse directe

    70000 policiers gendarmes mobilisés, des blindés, des unités d'élite. Le ministre parle d'une journée à haut risque. Est-ce que vous partagez son inquiétude ?

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Les réseaux sociaux fonctionnent comme des accélérateurs de trouble. Comment les services de renseignement les analysent-ils ?

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Les forces de l'ordre ont-elles repris l'initiative après le 17 octobre ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Faut-il repenser notre doctrine du maintien de l'ordre au vu des dégâts récents ?

  • 4:24OuverteRéponse directe

    La décision du Conseil d'État évite les centres-villes. Est-ce la solution ?

  • 5:08FerméeRéponse directe

    Êtes-vous inquiet à court et moyen terme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:39Général Bertrand CavalierFait
    « On est toujours sur les grands principes du maintien de l'ordre. Mais là, on est sur une nouvelle donne au travers d'une approche beaucoup plus globale du maintien de l'ordre. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique]

0:03
Locuteur

Allez, c'est à la une ce matin, cet acte 3 des manifestation partout en France. Bonjour général Bertrand Cavalier. Bonjour et soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio. Général de gendarmerie, ancien commandant du centre national d'entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier, vous êtes un expert en sécurité et spécialiste, si vous le permettez, du maintien de l'ordre. Euh ma première question euh générale, 70000 policiers gendarmes mobilisés, des blindés, des unités d'élite. Le ministre Laurent Nunes parle d'une journée à à traire au risque. Est-ce que vous partagez son inquiétude tout simplement ? Euh faut-il craindre le pire aujourd'hui ?

Oui, [grognement] je peux je partage son analyse. Les pouvoirs publics n'ont pas le choix de déployer un dispositif massif de gendarme et de policiers pour encadrer manifestation mais surtout pour prévenir une rédition d'un scénario du du 17 octobre qui avait été calamiteux pour le pays. Euh donc sans sans compter que ce soir, il y a également Halloween qui vient qui vient se télescoper avec les les annonces de manifestation et les possibilités de trouble. Non non, c'est c'est c'est une une journée qui est pour les pouvoirs publics qui qui constitue un rendez-vous. Oui. Étonnant. Étonnant. Ouais. Général, étonnant ce ce mot d'ordre autour d'Halloween.

Les réseaux sociaux fonctionnent désormais comme des accélérateurs de de trouble. Ah oui, ben les réseaux sociaux c'est bon, c'est devenu un élément fondamental aujourd'hui puisque ça permet une mobilisation, ça permet de faire circuler des mots d'ordre et puis ça permet une suen chè. Donc les réseaux sociaux aujourd'hui sont scrutés de façon très attentive par les services de renseignement pour comprendre ce qui peut se passer. Donc là, il y a quand même des alertes qui ont été diffusées au pur niveau. On se souvient des images du 17 octobre qui ont marqué les esprits de ces policiers et gendarmes contraint de reculer face au casseur.

Et le 24 octobre, une semaine plus tard, général Bertrand Cavalier, l'État a considérablement renforcé le dispositif. Les forces de l'ordre ont-elles désormais repris l'initiative ? B je crois que le 17 octobre le président de la République a l'a reconnu c'est que les effectifs étaient nettement insuffisants.

Notamment le le terrain n'était pas couvert, on était resté sur un scénario plutôt classique d'encadrement d'une manifestation qui pouvait de manifestation qui pouvaient dégénérer mais elle n'avait pas été anticipée cette arrivée massive notamment de jeunes venant de la périphérie des banlieux qui sont pour partis agrégé à l'ultra gauche mais surtout qui sont venus commettre des pillages. Donc là là les deux scénarios sont pris en compte mais le scénario le plus critique aujourd'hui c'est bien celui d'une submersion des villes par la périphérie. Il y a cette idée de submersion de effectivement parce que il est question parfois de de jusqu'à alors des chiffres circulent.

Je sais pas ce qu'il val. Général Bertrand Cavalier, on parle de 300000 possibles jeunes casseurs. J'ai envie de vous poser une question ce matin. Est-ce qu'il faut repenser notre doctrine du maintien de l'ordre au vu des dégâts qui ont été constatés ces deux derniers weekends et particulièrement le premier ? Nous savons encadrer une manifestation en France, mais savons-nous encore empêcher ces groupes de casseurs de mettre des villes à sac ? Alors l'encadradement de manifestation ne change pas. On est toujours sur les grands principes du maintien de l'ordre.

Mais là, on est sur une nouvelle donne au travers d'une approche beaucoup plus globale du maintien de l'ordre, c'est-à-dire comment prévenir euh ces pillages, ces submersions. Et là, ce sont des opérations, sont des manœuvres totalement différentes qui imposent le contrôle dans la profondeur, qui impose d'abord du renseignement et qui impose après de quadriller, de couvrir ces zones en tenant les points clés avec un dispositif qui relève de ce qu'on appelle en jamberie le cadrage offensif.

Euh donc mais en toile de fond, ça veut dire qu'il y a quand même là une un phénomène extrêmement préoccupant pour notre pays, hein, qui va au-delà de la simplement de la euh de la d'une conception de manœuvre. Vous avez vu la la décision du du Conseil d'État, hein, euh qui en quelque sorte valide l'appel du du préfet de police de Paris et qui annule la décision du tribunal administratif à Paris. Donc et cette manifestation parisienne n'emprant pas Bastil nation. Donc un parcours de commerce et elle passera des portes de Bagnolet à Charenton.

C'est un peu la la solution aujourd'hui général Bertrand Cavalier, éviter à tout prix les centresilles avec ces commerces qui sont particulièrement visés. B la grande question c'est de savoir que ce que l'on veut est-ce que est-ce que l'on veut véritablement préserver la pied publique et puis préserver tous ces milliers de commerçants dont beaucoup sont aujourd'hui dans une véritable détresse ? que l'État doit protéger la fonction égalienne par excellence, c'est quand même de garantir l'ordre public et de protéger les personnes et les biens.

Donc, il est il est évident aujourd'hui que il est beaucoup plus aisé d'encadrer une manifestation quand elle est en périphérie, ce qui ce qui est le cas comme d'ailleurs samedi dernier. et puis de ainsi de mieux de mieux assurer la sécurité dans les villes parce que dès lors que vous avez des manifestations qui dégénère à l'intérieur d'une ville, notamment [raclement de gorge] Paris, la la manœuvre est beaucoup plus complexe. Donc ça veut pas dire qu'on doit pas prendre des mesures de contrôle dans la profondeur et de et de contrôle de couvrir de couverture du reste de Paris, mais il est évident que Conseil d'État là a pris une décision qui relève du bon sens et de la sagesse.

Toute dernière question, vous avez 10 secondes he pour répondre. général, vous êtes inquiet tout simplement. Moi, je suis inquiet à court terme et et à moyen terme parce que là, on euh ces menaces vont persister dans avec dans un pays qui qui traverse aujourd'hui une crise profonde. Donc oui, oui, moi je je pense que les forces de l'ordre vont connaître des moments difficiles dans les gendarmes et les policiers vont devoir être très engagés dans les semaines à venir déjà aujourd'hui mais après. Merci. Merci général Bertrand Cavalier pour cet éclairage ce matin.