Attentat à Trappes : "La République doit s'exprimer, elle doit dire stop" (Cyrielle Chatelain)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:15OuverteRéponse directe
Proposerez-vous au président de la République de déclarer un hommage national en honneur des victimes de l'attentat de Trappes et de la Verrière ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueChiffre
« 128 balles ont été retrouvées. »
- 8:41Sébastien LecornuChiffre
« 128 cartouches [...] ça a été rappelé à l'instant par la présidente de l'Assemblée nationale avec un ciblage délibéré d'un profil de victime »
- 8:41Sébastien LecornuFait
« Ça s'appelle du terrorisme »
Temps de parole
- cyrielle-chatelain100 %
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Mesdames et messieurs les membres du gouvernement, mesdames et messieurs les députés, mes chers collègues, monsieur le maire de Trappe, monsieur le maire adjoint de la Verrière, mesdames et messieurs les membres de la famille de monsieur Pingo Bossio Wangi. Vendredi dernier à Trape et à Laav Verrière un attentat terroriste à caractère raciste a frappé notre pays. Selon le dernier bilan, sept personnes ont été blessées, quatre grièvement, trois autres plus légèrement. Hit personnes visées par les tirs n'ont pas été blessées physiquement. Un jeune homme, un jeune homme a perdu la vie. Monsieur Pengo Boso Wangi pas moins de 128 balles ont été retrouvées. 128.
Sans l'intervention rapide des forces de l'ordre, ce bilan aurait été plus dramatique encore. Je salue ici leur sang froid exemplaire. Mes chers collègues, Pengo Bosio Wangi avait 26 ans. Espoir des arts martiaux mixtes, il s'entraînait sans relâche dans son club d'Aubervilier pour concourir au plus haut niveau. Tous ceux qui l'ont côtoyé décrivent un colosse lumineux, généreux, respectueux, animé par un altruisme à nul autre pareil. Il avait des rêves, des projets, une vie à construire. La haine raciste lui a volé cet avenir. Mes chers collègues, cet acte terroriste nous rappelle cette vérité que nous devrions jamais oublier. Le racisme tue, la haine de l'autre tue.
Derrière cet attentat, c'est aussi une certaine idée de la France qui est ciblée. Une France universaliste où chacun peut vivre librement, quelle que soit son origine, sa couleur de peau ou sa religion. Tel est le sens de ce triptique républicain sur le front de nos mairies. Liberté, égalité, fraternité. Cette promesse républicaine, nous devons plus que jamais la faire vivre. Face au racisme, notre République, une et indivisible ne doit donc rien céder et ne cèdera rien. Rien à ceux qui disillent le venant de la haine, rien à ceux qui attent les brasiers de la division. Dans ces moments où le pays tressaille, il nous faut retrouver le chemin de l'unité, du dialogue et de l'apaisement.
Il en va du destin de la nation. Mes chers collègues, en votre nom à tous, je voudrais adresser nos condoléances à la famille et aux proches de monsieur Pingo Bossio Wangi. Nos pensées vont également au blessés, à leur famille ainsi qu'aux habitants de Trappe et de la Verrière. En mémoire de monsieur Pengo Bossio Wangier et en soutien à toutes les victimes, je vous invite à observer une minute de silence. 2 [raclement de gorge] Je vous remercie. Voilà, il y a Elbron Pivet qui a fait donc une minute de silence à l'Assemblée nationale la présidente.
Il sera temps maintenant donc de passer aux questions du gouver au gouvernement et ce sera la présidente du groupe écologiste et social Cyriel Châelin qui la première va poser une question à Sébastien Lecnu. Monsieur le premier ministre, un homme est mort. Pengo Bosangi a été assassin par un terroriste raciste, islamophobe et négrophobe. Septvacu de peu à cet attentat planifié exécuté méthodiquement dont une enfant de 12 ans dont le corps a été cblé criblé de 8 balles. Le groupe écologiste et social exprime sa plus grande solidarité à leurs proches et présente nos plus sincères condoléances à la famille du défin.
Notre groupe salue l'action des personnels soignants et des forces de l'ordre qui ont permis de sauver des vies. Le maire de Trappe à l'IRAB dont je salue le travail et la justesse des propos dénonce.
[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
il dénonce le discours. pour marteler contre les étrangers, les immigrés et les musulmans qui ont contribué à les ériger ennemis de l'intérieur. Pourtant, les dirigeants du RN continuent à fanfaronner dans les médias en qualifiant la ville de Trap de foyer djihadiste. Pourtant, pas un mot de regret d'Aurore Berger qui en tant que ministre chargé de la lutte contre les discriminations a déclaré la théorie du grand remplacement comme un élément du débat public. [applaudissements] pas une condamnation de la part [acclamation] du président de la République après que Bruno Retaillot, alors ministre de l'intérieur et crié à le voile.
Pas un mot d'excuse, monsieur le Premier ministre, de votre part alors que mardi dernier en ces lieux vous n'avez pas dénoncé les amalgames entre immigration et pilleur. Rien ne change. [applaudissements] Nous refusons que Pengo Boss Wangi soit une victime de plus en attendant la suivante. Au mots qui tuent, nous devons opposer les mots qui font vivre respect, dignité et justice. La République doit s'exprimer, elle doit dire stop. Elle doit dire à celles et ceux qui sont terrifiés à l'idée d'être devenu des cibles, "Nous vous protégerons, monsieur le Premier ministre.
Proposerez-vous au président de la République de déclarer un hommage national en honneur des victimes, des attentats, de Trappe et de la Verrière."
[applaudissements]
Merci beaucoup madame la présidente de groupe. La parole est à monsieur le Premier ministre.
[applaudissements]
Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, madame la présidente Châtelin, chères famillees, monsieur le maire de Trap, euh permettez-moi avec la même gravité les mots que vous avez employés, les mots que la présidente de l'Assemblée nationale a a employé très justement en ce début de de séance de redire l'ensemble de l'émotion profonde qui traverse Le pays, on le sent tous et on le sait tous depuis plusieurs jours face à ce drame absolument épouvantable avec une pensée évidemment et des condoléance pour la famille de la victime, une pensée pour les familles éprouvées par le nombre de blessés, y compris les blessés psychologiques avec un suivi important que nous devons que la nation et les pouvoirs publics doivent à ses blessés, mais également pour votre territoire, monsieur le maire, et plus corps pour tous nos compatriotes qui au moment où on se parle ont peur.
Peur pour leur intégrité physique, peur d'être pris pour cible par une violence aveugle, par une haine aveugle. Et au fond, et je vais redémarrer par là, madame la présidente, quand les choses sont peut-être confuses dans l'esprit de certains, je pense qu'il faut faire preuve de clarté. Et au fond, un acte qui a été minutieusement préparé et planifié dans lequel des armes de guerre, une arme de guerre a été employée 128 cartouches, ça a été rappelé à l'instant par la présidente de l'Assemblée nationale avec un ciblage délibéré d'un profil de victime. Ça s'appelle du terrorisme.
et l'enquête le montre déjà dans l'expression du procureur national antiterroriste, la nature même de cette planification, les premiers propos qui ont été recueillis par les forces de l'ordre sur le procès verbal d'interpellation et évidemment le profil des victimes, ça porte un mot et il faut qu'on l'assume tous ensemble dans la plus grande déclarté, c'est non seulement un attentat terroriste, mais c'est un attentat terroriste raciste. Et si on ne s'accorde pas sur les mots, si on ne met pas les mots sur ce qui s'est passé, on rentre évidemment dans une confusion qui est à mon avis dangereuse pour la République.
La deuxième des choses, et vous l'avez fait, c'est saluer le sang froid de la brigade anticriminalité, des forces de l'ordre. Le bilan est lourd, il est épouvantable mais de ce qu'a dit le procureur national antiterroriste, on le sait bien. Il aurait pu être encore beaucoup plus grave qu'il ne l'est déjà. et salue aussi l'action de la justice sur laquelle beaucoup trop de personnes malheureusement la remettent en cause. Et regardez la rapidité avec laquelle le procureur est en train de mener cette enquête est en train de faire la transparence, y compris parce que les familles, les élus du territoire réclament cette vérité et cette transparence.
La troisième chose, c'est quand les choses sont confuses, c'est aussi d'être clair sur le rejet de toute forme de violence. Le maire de Trapp a répété de nombreuses reprises depuis plusieurs jours une phrase que je trouve juste et monsieur le maire, je me permets de la reprendre à mon compte, c'est il y a des discours, en tout cas, il y a des gens qui portent des discours et des mots qui finissent par armer d'autres qui eux passent à l'acte.
Je je fémienne complètement cette phrase et ça nous rappelle donc aussi qu'il faut lutter de la manière la plus claire qu'il soit devant toute forme de recours à la violence, devant toute forme de racisme, devant toute forme d'antisémitisme, devant toute forme de discrimination, d'homophobie. Bref, dans la République, le combat pour ses valeurs, il ne se fait pas à la carte.
Et c'est le message que j'essaie de déployer depuis que je suis premier ministre, y compris dans cette assemblée lorsque on était tous bouleversé par euh cet affrontement entre ultra gauche et ultra droite avec la mort de Quentin et dans laquelle nous avons pardon et dans lequel j'avais rappelé et dans lequel j'avais rappelé ici qu'on ne pouvait pas opposer [grognement] un mort à un autre mort. Et cette réalité, je le redis, dans la République, on ne peut pas opposer un mort à un autre mort. Et donc le rejet de cette violence, le rejet de cette ambiguïé dont je vois quelques remou ici ou là n'est pas supportable et n'est pas tolérable. Je le dis aussi.
Enfin, puisque la lutte contre le racisme et l'antisémitisme de nous mobiliser, vous le savez que le gouvernement a proposé un projet de loi qui vient durcir justement un certain nombre de choses en matière de racisme. Ce projet de loi, il n'a rien à voir avec le terrorisme, mais il participe très clairement au combat politique et culturel qu'il faut mener contre l'antisémitisme et contre le racisme.
Et donc il a été présenté en conseil des ministres au mois de juillet dernier et donc nous aurons l'occasion de l'inscrire rapidement à l'ordre du jour du parlement parce que là aussi ce combat culturel et politique, il doit être mené au-delà des paroles et doit aussi être mené dans les actes et notamment dans les votes. Merci madame la présidente. Merci beaucoup monsieur le premier ministre. Ah.