Programme du RN à une semaine des législatives, Thomas Ménagé est l’invité du 22 juin 2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 59 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28FerméeRéponse partielle
Que ferez-vous si aucune formation n'est majoritaire le 7 juillet prochain ?
- 0:52OuverteRéponse partielle
La majorité des sondages donne 200-250 députés pour votre formation, que ferez-vous ?
- 1:27RelanceRéponse directe
Vous ne participerez pas à un gouvernement autre que celui dont vous auriez la tête ?
- 1:50OuverteRéponse partielle
Les ajustements dans votre programme ont marqué la semaine politique, est-ce qu'il n'y a pas un flou ?
- 2:13RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'il n'y a pas un petit peu de flou finalement sur ce que vous feriez si vous arriviez aux affaires ?
- 2:52FerméeRéponse directe
Vous le ferez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueFait
« il y a d'autres avancements de vote qui nous donnent une majorité absolue et nous, pour le moment, on ne se met absolument pas dans cet état d'esprit. »
- 1:00Invité politiqueFait
« la Constitution, il faut poser la question à Emmanuel Macron, parce que vous le savez, la Constitution dit que c'est le président de la République qui nomme le Premier ministre. »
- 2:32Invité politiqueChiffre
« un temps de l'urgence, dès le mois de juillet, avec des mesures sur le pouvoir d'achat, notamment la baisse de la TVA de 25,5% sur l'énergie »
- 2:47Invité politiquePromesse
« la suppression de la TVA sur 100 produits de première nécessité, et une réforme de retraite. »
- 3:37Invité politiqueChiffre
« il y a 3 000 milliards de dettes, qu'en 2 ans, encore en 2 ans, c'est-à-dire depuis l'élection présidentielle, il y a eu 200 000, 300 000 milliards de dettes supplémentaires sous le gouvernement Attal. »
- 4:12Invité politiqueFait
« L'objectif d'âge légal sera toujours 42 annuités et 62 ans. »
- 4:23Invité politiqueFait
« nous ne sommes pas Jean-Luc Mélenchon qui promet que l'on peut raser gratis, que l'on peut faire très rapidement cette réforme des retraites à 60 ans pour tous. C'est un mensonge. »
- 5:19Invité politiqueFait
« Nous nous appelons à l'appellement. »
- 6:13Invité politiqueFait
« Il y a un sursaut puisqu'il y a un certain nombre d'électeurs du Rassemblement National qui nous appellent et qui demandent des procurations et qui veulent éviter ce chaos que serait l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon »
- 7:12Invité politiqueFait
« s'il y a des propos racistes, nous les condamnons avec Jordan Bardella et Marine Le Pen, nous avons toujours été intransigeants et nous condamnons le raciste puisqu'il est à l'opposé du projet républicain que nous défendons. »
Temps de parole
- Thomas Ménagé60 %
- Présentateur30 %
- Présentateur 28 %
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Bonjour, je suis Thomas Soto et vous écoutez les 4V, un podcast de France Télévisions. Bonne écoute. Place à la politique et au 4V, Javie Thambert, vous recevez ce matin Thomas Ménager, député Rassemblement National sortant du Loiret. Messieurs, bonjour. Bonjour Thomas Ménager. Bonjour Javie Thambert, merci de votre invitation. Merci d'être avec nous. Les dernières enquêtes d'opinion montrent qu'il pourrait y avoir une simple majorité relative pour votre parti, pour le Rassemblement National. Or, Jordan Bardella a dit qu'il ne rentrerait à Matignon que s'il avait une majorité absolue. Donc la question est simple. Que ferez-vous si aucune formation n'est majoritaire le 7 juillet prochain ?
Alors, il y a d'autres avancements de vote qui nous donnent une majorité absolue et nous, pour le moment, on ne se met absolument pas dans cet état d'esprit. On appelle les Français à se mobiliser le 30 juin et le 7 juillet pour donner cette majorité absolue qui permettrait au final à Jordan Bardella, Premier ministre, de mettre en place son projet et ses salles sujets.
Vous avez évoqué l'autre hypothèse que quand même la majorité des sondages donne, c'est-à-dire entre 200 et 250 députés, 210, 250 députés pour votre formation et ses alliés ?
Alors, même si on ne se met pas dans cet état d'esprit, vous savez, la Constitution, il faut poser la question à Emmanuel Macron, parce que vous le savez, la Constitution dit que c'est le président de la République qui nomme le Premier ministre. Donc, ça sera Emmanuel Macron de prendre les décisions qui s'imposeront. Nous, nous ne souhaitons pas, et Jordan Bardella ne souhaite pas être Premier ministre pour être Premier ministre, pour des postes, pour des égaux. Ils souhaitent pour pouvoir mettre en place le projet et les mesures qui sont plébiscitées par les Français. Et pour ça, il faut une majorité absolue. Et attention au sondage sur le terrain, je peux vous le dire.
Les gens attendent Jordan Bardella, Premier ministre, et on les appelle à se mobiliser.
Mais ça veut dire quand même que vous ne participeriez pas à un gouvernement autre que celui dont vous auriez la tête avec, encore une fois, une majorité de députés, ce qui n'est pas forcément le scénario le plus probable au jour où nous parlons.
Non, parce que ça serait mauvais pour les Français. Ce que les Français veulent, c'est que l'on mette en place le projet du Rassemblement national, les mesures sur le pouvoir d'achat, sur la sécurité, sur l'immigration. Et pour ça, il faut une majorité claire, absolue, et il faut qu'ils se mobilisent.
Et ce qui a quand même marqué la semaine politique aussi, ce sont les ajustements, les renoncements, disent certains, les refus d'obstacles, c'est l'expression de Gabriel Attal, dans votre programme. Alors il y a par exemple la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité que vous avez renvoyé à plus tard, même si vous gagnez. Il y a cette réforme des retraites dont vous dites qu'il faut vous l'abroger, mais on ne sait pas très bien par quoi vous la remplacez. Est-ce qu'il n'y a pas un petit peu de flou finalement sur ce que vous feriez si vous arriviez aux affaires ?
Non, pas du tout. Il y a un discours de lucidité et d'honnêteté. C'est-à-dire que les Français comprennent bien qu'au mois de juillet, en même 100 jours, on n'arrivera pas à reconstruire tout ce qu'Emmanuel Macron a détruit en 7 ans. Et c'est un discours de vérité. C'est un discours de vérité aussi avant les élections de dire aux Français qu'il y aura deux temps. Un temps de l'urgence, dès le mois de juillet, avec des mesures sur le pouvoir d'achat, notamment la baisse de la TVA de 25,5% sur l'énergie, des mesures sur la sécurité, sur l'immigration, ce que les Français attendent.
Et puis, à l'automne, c'est-à-dire que ce n'était pas au calendre grec, renvoyé au calendre grec, des réformes structurelles, avec, vous l'avez dit, la suppression de la TVA sur 100 produits de première nécessité, et une réforme de retraite. Vous le ferez ? Mais nous le ferons. Nous le ferons. Il n'y a aucun renoncement. Ça a été confirmé par Jordan Bardella, qui en plus le redira lundi, lors de la présentation détaillée de son projet, la réforme des retraites.
Nous ferons cette réforme des retraites et nous abrogerons la réforme d'Emmanuel Macron, pour que ceux qui ont commencé tôt, et j'en parle en connaissance de cause, puisque mon père, excusez-moi, est couvreur et a commencé à 15 ans sur les tours, des personnes comme lui, qui ont commencé avant 20 ans, pourront partir à 60 ans avec 40 ans.
Est-ce que vous reviendrez à l'âge légal de la retraite, qui est aujourd'hui à 64 ans, est-ce qu'il reviendra à 62 ans ? Ça, c'est une question simple. Est-ce que vous reviendrez à l'âge légal à 62 ans ?
Il y aura une abrocation de la réforme et il y aura une diminution de l'âge de départ, qui sera mieux disante que la réforme actuelle, mais nous attendons, parce que c'est un discours de vérité.
Mieux disant, excusez-moi, c'est pas précis. Est-ce que vous reviendrez à 62 ans ?
Parce que, M. Vitamère, vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a 3 000 milliards de dettes, qu'en 2 ans, encore en 2 ans, c'est-à-dire depuis l'élection présidentielle, il y a eu 200 000, 300 000 milliards de dettes supplémentaires sous le gouvernement Attal. Et donc, aujourd'hui, il y aura un audit précis pour savoir concrètement où on peut mettre le curseur. Mais ce qui est certain, c'est que ça sera dans tous les cas mieux disant et mieux socialement pour les Français.
Mais pardon d'insister, au moment où il y a eu la réforme, mais effectivement, vous parliez déjà à l'époque de votre père et de toutes ces personnes qui vont partir à la retraite plus tard. Vous disiez, 64 ans, c'est non. Donc, est-ce que vous reviendrez sur...
Mais ça ne sera plus en 64 ans. Ça ne sera plus 64 ans. L'âge légal. L'objectif d'âge légal sera toujours 42 annuités et 62 ans. Mais il va falloir qu'il y ait une progressivité. Et nous verrons où on peut mettre le curseur en fonction des marges que les finances publiques nous donnent. Parce que, vous savez, nous ne sommes pas Jean-Luc Mélenchon qui promet que l'on peut raser gratis, que l'on peut faire très rapidement cette réforme des retraites à 60 ans pour tous. C'est un mensonge. Et il ne faut pas que le pays soit en faillite. Il ne faut pas que le pays soit sur tutelle. Et c'est un discours de vérité de dire aux Français.
Il y aura une situation qui sera, mieux disant socialement, avec ceux qui ont commencé tôt. Et pour les autres, une progressivité. Et une situation qui ne sera pas celle des 64 ans, aujourd'hui, mis en place par Emmanuel Macron.
Alors, Thomas Mélenchon, il y a aussi une inquiétude qui monte sur le jour d'après. Vous le voyez, vous le lisez. Qu'est-ce qui se passe, y compris parmi vos partisans ? Il y a une inquiétude sur, non pas votre arrivée au pouvoir, mais les conséquences qu'elle pourrait avoir sur les manifestations, les violences, tout cela avant l'organisation des Jeux Olympiques, on sera 15 jours avant. Vous entendez cette petite musique de ce qui pourrait quand même monter dans le pays si vous prenez les rênes du pouvoir ?
Moi, sur le terrain, je vois surtout une inquiétude de la montrer de l'extrême gauche et de l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon qui, lui, appelle au chaos, à l'insurrection. Nous nous appelons à l'appellement. Mais il y aura des manifestations, il y en a déjà, il y en a déjà contre votre éventuelle arrivée. Il y aura toujours quelques black blocs qui se mobiliseront, mais l'État, nos forces de l'ordre, nos forces de sécurité, nos forces intérieures feront en sorte que tout se passe bien. Vous savez, j'ai pris l'exemple quand j'étais élu député. On m'a dit le soir même, la préfecture m'a appelé en disant « Ne bougez pas, on envoie des camions de CRS ». Et au final, il n'y a eu strictement rien.
Ça a été un moment d'apaisement. Ce sera pareil au niveau de la France si Jordan Bardella devient Premier ministre. J'en suis convaincu parce que les Français voient très bien que très loin des préjugés et d'un certain nombre de propos et d'anathèmes qui sont jetés sur le Front National, sur le Rassemblement National, depuis des décennies, il y a une volonté d'apaisement et un projet républicain.
Le boom des demandes de procuration, l'on l'évoquait dans le journal de 7h30, est-ce que vous n'y voyez pas quand même un signe de ce qu'Emmanuel Macron appelle le sursaut possible des électeurs qui ne veulent pas, qui ont peur de votre arrivée au pouvoir ?
Il y a un sursaut puisqu'il y a un certain nombre d'électeurs du Rassemblement National qui nous appellent et qui demandent des procurations et qui veulent éviter ce chaos que serait l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon, de M. Poutou, du NPA, de l'extrême-gauche au pouvoir. Et ils sont nombreux à se mobiliser pour faire en sorte que Jordan Bardella soit Premier ministre.
Est-ce qu'ils se mobilisent pour éviter votre arrivée au pouvoir ? Vous n'êtes pas aveugle par rapport à ça.
Tant que les gens se mobilisent, vous savez, nous sommes des démocrates, tant que les gens vont voter et que l'abstention est la plus faible possible, ça sera un beau résultat pour la démocratie.
Vous constatez, vous comprenez aussi qu'il y ait de l'inquiétude parmi les Français d'origine immigrée ou des immigrés eux-mêmes en situation régulière, qui voient qu'il y a aujourd'hui une libération de la parole raciste. Vous avez vu ce reportage d'Envoyé Spécial où l'on voit une dame à la peau noire insultée par ses voisins avec des insultes racistes telles que « Va à la niche, c'est toi le problème », ça a été diffusé sur notre antenne. Tout vous a inspiré ce reportage ? Alors déjà, les propos que vous donnez, ce sont des partisans de Jordan Bardella, je le précise.
Alors vous savez, s'il y a des propos racistes, nous les condamnons avec Jordan Bardella et Marine Le Pen, nous avons toujours été intransigeants et nous condamnons le raciste puisqu'il est à l'opposé du projet républicain que nous défendons.
Mais sur le sujet d'Envoyé Spécial que vous citez, je suis heureux qu'on y revienne parce que ce qui n'est pas dit, c'est que cette personne qui allègue des attaques racistes, parce que ce que vous citez, ça peut être des injures, mais aujourd'hui il y aura une enquête qui va être lancée et qui dira si c'est à caractère raciste, mais la personne qui se dit victime de racisme n'est pas une citoyenne lambda, c'est une militante du Parti Communiste, du Nouveau Front Populaire, une militante qui aujourd'hui agit contre le Rassemblement d'Assureurs. Et excusez-moi de ne pas prendre pour argent comptant les allégations de racisme qu'elle prétend, parce que cette personne, elle est sursensif.
Mais ce n'est pas qu'elle prétend, on les voit. Non, non, dans le reportage, il n'y a pas de propos racistes en tant que tel, elle relaie des propos racistes. Mais soyons clairs, c'est quand même très gênant qu'en période électorale à une semaine d'une élection, un reportage sur le service public ne dit pas que cette personne est en combat contre le Rassemblement National, milite, diffuse des tracts du Parti Communiste, et c'est la raison pour laquelle, je vous le dis, M.
Vittenberg, j'ai saisi l'ARCOM, le CSA, puisque l'envoyé spécial a déjà été sanctionné pour des manquements déontologiques, et les journalistes et les réalisateurs de l'envoyé spécial ne peuvent pas, une semaine d'élection, M. Vittenberg, faire un reportage contre le Rassemblement National et insulte nos électoraux.
– Excusez-moi, juste la personne qui est le voisin de cette dame dit quand même les Mustapha qui ne respectent pas les coutumes de la France, vous ne trouvez pas que c'est une parole raciste ?
– Ça, c'est absolument des propos qui ne sont pas tolérables, et qui seront sûrement, et je ne vais pas commenter une affaire qui est en cours, une enquête préliminaire est en cours, s'il y a du racisme, cela sera dit, mais je ne veux pas que l'on donne le sentiment avec un cas particulier, une affaire de voisinage, un conflit de voisinage, salir l'ensemble des électeurs du Rassemblement National qui défend un projet républicain, patriote. – Merci Thomas Ménager, député RN sortant du Loiret,
et c'est la suite de Télématin. – Merci beaucoup à tous les deux, merci Fabrice Feneau d'avoir traduit cette interview en l'ambiance. – C'était Les 4 V, un podcast de France Télévisions, s'il vous a plu, n'hésitez surtout pas à vous abonner, vous pouvez également retrouver tous les replays en vidéo sur france.tv. – Sous-titrage Société Radio-Canada
Thomas Ménagé