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interviewBFM TV (sur YouTube)· 4 février 2026 3 min

Professeure poignardée: la prise de parole du ministre de l'Éducation nationale à Sanary-sur-Mer

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Édouard Geffray

Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation nationale à Sénarie-sur-Mer. C'est une équipe extrêmement unie, c'est une équipe qui a une ancienneté importante, c'est une équipe dont la collègue était non seulement la collègue mais une amie, et j'allais dire avec tout ce que ça signifie en termes de fraternité au sein de notre système éducatif.

C'est une équipe aussi qui est bien sûr au debout, et c'est une équipe qui partage évidemment la nécessité de combattre, comme je le disais hier soir, au niveau social, global, à la fois en termes de sécurité, en termes de réponse judiciaire, en termes de contrôle, mais aussi en termes éducatifs, en termes de parentalité, de combattre donc dans toutes ces dimensions la violence à laquelle elle a été confrontée, à laquelle nous sommes collectivement confrontés. Donc voilà, j'avais à cœur d'être à leur côté ce matin.

J'aurais évidemment à cœur de suivre la situation, et évidemment d'abord de suivre la situation de notre collègue, qui comme vous le savez est toujours dans une situation préoccupante, très préoccupante à l'hôpital, même si son état a été stabilisé. Et donc voilà, nous aurons évidemment dans les prochaines heures, dans les prochains jours, l'occasion de suivre de près cette situation. Vous êtes très émue, très émue, très émue. Vous savez, quand vous rencontrez des gens qui souffrent, et quand vous-même vous êtes le chef d'une administration qui est faite de femmes et d'hommes, vous ne pouvez être qu'émue quand l'un d'entre eux est blessé, et quand en fait une communauté est blessée.

Donc oui, effectivement, je suis très émue, et puis très en colère aussi, parce que ce n'est pas acceptable, et parce qu'il faut vraiment qu'on travaille collectivement, et sans idéologie, sans instrumentalisation, qu'on travaille collectivement à une réponse qui nous permette d'éradiquer ce fléau de la violence interpersonnelle. Voilà, ce sera notre combat pour les prochaines années. Mais le problème, c'est qu'il n'y a pas un nœud du problème. Il y a une situation globale, et il y a un combat global à mener. Donc tout va être décortiqué. Chaque fois, évidemment, tous les leviers seront activés.

Mais pour l'instant, pardonnez-moi, mais pour l'instant, j'ai d'un côté des pensées pour la famille et pour les collègues, et de l'autre, on a collectivement, et je dis bien collectivement, un combat à mener pour éradiquer ça. Voilà. J'ai rien d'autre à ajouter à ce stade. Comment est-ce que tu serais dominée au sein de la communauté ? Je ne sais pas si c'est un sentiment, c'est un état de choc. C'est une immense tristesse. C'est évidemment toutes les questions qui vont avec un phénomène aussi sidérant. Et aussi la colère de se dire comment est-ce que ça, ça a pu être possible, alors qu'on est tout entier dédié à faire progresser nos élèves, à les faire grandir ?

Il y a quelque chose d'incompatible. C'est la protection judiciaire de la violence qui a péché aujourd'hui ? Et pourquoi vous êtes en colère ? Parce que quand un professeur se fait poignarder, madame, je ne vois pas ce que je pourrais être autrement qu'ému en colère. Merci.

Professeure poignardée: la prise de parole du ministre de l'Éducation nationale à Sanary-sur-Mer — Édouard Geffray · Pourquijevote